GIULIA
- QUOI ?! Hurlai-je, c'est une blague putain ?
Mon père souffle, se pince le nez entre son index et son pouce.
- Ton langage Giu, grogne-t-il.
- Père dit moi que c'est une blague.
Mon père relève son visage vers moi et ce que je vois dans ses yeux me dit tout ce que je dois savoir. Merde. Ce n'est pas une blague. Il me le confirme d'ailleurs.
- Non Giu, ce n'est pas une blague. Tu feras ta rentrée à l'académie du crime en compagnie de ton frère, qui soit dit en passant lui ne s'en plain pas.
Je m'effondre sur une chaise devant le bureau de père, je souffle et croise mes bras comme une enfant qui bouderait.
- Bien évidemment qu'il ne se plain pas, Alessandro est celui qui reprendra la mafia derrière toi, c'est son devoir d'apprendre toute ces choses. Mais moi ? Père dis moi pourquoi moi, je dois y aller ?!
Mon père se redresse dans son siège et croise ses mains sur son bureau.
- Principessa, mia figlia. Alessandro reprendra la tête de la mafia, car c'est un homme et seul un homme peut gouverner. Mais toi mia figlia, tu as aussi un devoir à accomplir pour notre mafia.
Allez, c'est reparti ! Je souffle de plus belle, je sais très bien de quel devoir, il parle.
- En tant que princesse de la mafia, tu te dois d'épouser un membre d'une famille avec qui l'on pourra sceller une alliance et...
- Je sais ça, le coupais-je. Et cela fait longtemps déjà que j'ai accepté ma destinée, mais je ne comprends toujours pas pourquoi je dois aller dans cette école. N'est-elle pas réserver aux futurs dirigeant de leur famille ?
Père souffle exaspéré par mes questions, mais il se reprend vite et m'explique de nouveau ce qu'il a tenté de me dire plus tôt.
- Je veux que tu puisses te défendre, que tu connaisse tout les tenants et aboutissant tel que le connaîtrait le futur chef. Je n'ai jamais fait de différence entre ton frère et toi. Vous avez tous les deux grandi dans ce monde en connaissant la noirceur, le mal, le vice que cette vie va vous offrir. Même si tu n'es pas destinée à gouverner, je veux que tu sois formé comme tel. Et quoi de mieux que cette école ? Tu apprendras tout ce que tu dois savoir et puis...
Il se tait, se racle la gorge ne sachant pas s'il doit poursuivre.
- Et puis ? L'encourageai-je à poursuivre .
- Il y aura tous les enfants du crime là-bas, beaucoup de garçon et donc de potentiel allié...
Il n'en dit pas plus, me laissant faire le lien.
- Tu veux que je choisisse un mari parmi ceux-là ?!
Il réajuste sa cravate mal à l'aise. Mon père le grand Tomas De Luca chef de la mafia italienne, n'est jamais mal à l'aise, jamais. Hormis, lorsque je lui pose des questions qu'il préférerait éviter de la part de sa fille. Si ces hommes voyaient que mon père est après tout un humain comme un autre, il ne serait pas assis ici en tant que chef.
- Principessa, tu sais bien qu'il faudra sceller notre alliance avec un autre clan. Et je préférerais que tu choissise ton futur époux de ton plein gré, plutôt que de devoir te l'imposer. Je ne veux que ton bonheur, tu le sais.
C'est vrai. Mon père m'aime, il nous aime tous les trois, mon frère, ma mère et moi. Il ferait tout pour nous. Et il est vrai que j'ai de la chance que mon père veuille bien me laisser choisir, d'autre fille des autres clans n'ont pas ce luxe. Même si ça reste un mec issu d'un clan de la mafia, au moins, je peux le choisir.
- C'est tout à ton honneur père.
Et c'est vrai, je le pense.
- Qu'en ai t-il d'Alessandro ?
Père fronce les sourcils, m'invitant silencieusement à poursuivre.
- Il est déjà formé pour reprendre le clan, pourquoi a-t-il besoin de venir à l'académie ? Et peut-il aussi choisir sa future femme ?
Mon frère étant bien évidemment un mec, il est de ce fait proclamer futur chef depuis sa naissance, il n'est pas obligé comme moi de se marier, mais c'est mal vu un chef qui n'est pas marié. Surtout que son mariage à lui aussi scellera une nouvelle alliance. Par contre, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il vient avec moi dans cette académie, même si mon père n'a jamais fait de différence entre nous, j'ai quand même échapper à la préparation de futurs chefs. Mon frère lui, la suivit depuis, c'est douze ans. Torture, meurtre, interrogatoire, etc., il a déjà tout vu et fait. Alors pourquoi devoir me suivre ?
- Ton frère est certes formé, mais je souhaite qu'il aille effectuer sa dernière année avec toi, pour pouvoir améliorer son apprentissage et aussi pour te tenir compagnie. Je sais bien que de se retrouver dans un endroit que l'on ne connaît pas peut-être malaisant. Concernant, sa future épouse, ton frère à le choix tout comme toi, de choisir qui sera l'heureuse élue.
- Et si personne ne nous plaît là-bas ? Ou que la personne que nous souhaitons, ne fait pas partie de nos futurs alliés ?
Mon père fait mine de ranger des papiers sur son bureau, déjà ranger au millimètre prés.
- Et bien dans ce cas, je choisirai parmi mes connaissances.
Je hoche la tête, bien sûr, aucune chance d'y couper. Enfin, bon, on va être sûrement plus d'une centaine dans cette école. Si on ne trouve pas au moins une personne qui nous plaît, c'est vraiment qu'on n'a pas de chance.
- Bien. Autre chose père ?
Il acquiesce et me tend un document.
- Tu dois choisir tes matières principales, j'ai déjà coché les trois que j'estime indispensable, tu as le choix pour les trois autres.
Je parcours le document des yeux, c'est une liste avec divers intitulés de cours. Mon père à cocher les matières suivantes : Interrogatoire, combat rapproché et planification stratégique.
Je parcours les autres matières du regard et choisis les trois matières suivantes : anatomie, droit et blanchiment d'argent.
Ce sont les trois matières les plus soft qui font partie de la liste. Une fois cocher, je rends la feuille à père. Il observe mes choix et approuve d'un hochement de tête.
- Quand les cours commencent-ils ?
- Dès la semaine prochaine, je vous y amènerais dès ce week-end.
Je hoche la tête et demande s'il y avait autre chose à me dire, il me dit que non et je sors de son bureau, complétement chamboulée à l'idée de dire adieu à ma maison et à mes parents.
GIULIA
Il est 6 h du matin. C'est le jour J.
Le jour où mon frère et moi quittons notre famille pour aller étudier dans l'école qui regroupe tous les enfants des criminels de la planète. Pas de quoi paniquée, non ! Après tout, j'ai grandi dans ce monde.
Mes valises sont prêtes, pas faciles de se mettre d'accord sur ce qu'on amène, alors qu'on ne sait même pas où se situe cette école. Elle est gardée secrète, afin de protéger les élèves contre une attaque de l'extérieur. Il y a aussi à ce qu'il paraît tout un tas de système de sécurité dernier cri.
Bref, raison pour laquelle je me retrouve avec trois valises pleines de vêtements différents pour différents temps possibles.
Je me regarde dans le miroir, j'ai mis un legging noir North Face et un sweat à capuche rose poudré Adidas, des socquettes blanche et des baskets Nike. J'attache mes cheveux en une queue-de-cheval haute, mes cheveux sont tellement long que même attacher, les pointes caresse le bas de mon dos.
- Tu es prête ? Me demande mon frère.
- Oui, j'arrive !
Je regarde une dernière fois ma chambre, je sais que je reviendrai pour les vacances, mais mon espace va me manquer. Je rejoins mon frère qui m'attend en bas des escaliers. Alessandro et moi sommes jumeaux, il est né cinq minutes avant moi, ce qui fait de lui mon grand frère comme il aime me le rappeler. On se ressemble beaucoup, sur le point physique uniquement. Nous avons tous les deux les cheveux châtains, les yeux gris, la peau dorée. Mon frère mesure un mètre quatre-vingts et moi un mètre soixante. Niveau caractère, c'est autre chose, mon frère est autoritaire, protecteur à en crever, froid, insensible et calculateur. Tout ce qu'il faut pour être chef de la mafia quoi. Pour ma part, je suis douce, avenante, souriante, amicale et un peu manipulatrice. Je l'avoue oui, faut bien que je tire parti de mes atouts. Une paire de seins et un joli fessier peuvent pas mal aider à avoir ce que l'on veut. Je ne l'utilise pas sur mon frère ou mon père, non, argh dégueu ! Mais sur les autres personnes de sexe masculin, je n'ai aucun scrupule. Cela me sera sûrement utile dans notre future école.
Nous montons dans le SUV, accompagner de nos parents à l'avant et de deux autres SUV pour notre protection.
Nous sillonnons les routes pendant plus de cinq heures, avant de nous arrêter à un aéroport privé. Nous prenons place à bord du jet privé de mon père et nous envolons. Le voyage en avion à durer quatre heures. Putain, je n'en peux plus ! J'ai juste envie de m'allonger sur mon lit et de dormir. Et si je croyais qu'une fois atterrit nous serions arrivés, je me trompais lourdement. Une voiture nous attend sur le tarmac. Une limousine, rien que cela. Nous montons tous à l'intérieur et repartons sur la route. Cette fois, nous roulons encore cinq heures, nous jalonnons les collines, traversons des forêts, empruntons des routes à peine assez grandes pour la voiture. Je suis fatiguée, j'ai faim et j'ai mal aux fesses à force d'être assise en voiture. Mes parents et Alessandro discutent, ils n'ont pas l'air d'être épuisé par le voyage. Mais comment font-ils ?!
Après ce qui me semble être un laps de temps interminable, nous finissons enfin par nous arrêter devant un immense portail. Nous ne pouvons pas voir de l'autre côté, il est tellement haut et opaque. Le chauffeur scanne une carte sur la tablette accrochée au mur et le portail s'ouvre. J'ouvre la bouche en un O immense. Un château se dresse devant nous, immense avec plein de fenêtre, d'immense escalier. La limousine s'arrête en bas des escaliers et nous descendons tous.
Mes parents marchent main dans la main en direction des portes devant laquelle se tient un homme habillé en costume. On dirait un videur de boîte de nuit. Mon frère et moi les suivons de près. Du personnels se charge de récupérer nos valises.
- Bonjour, puis-je vois les papiers d'admission et les pièces d'identité s'il vous plaît ? Demande le vigile.
Mon père lui tend les papiers, le vigile vérifie et hoche la tête avant de les rendre à mon père.
- Alessandro De Luca . L'appel le vigile.
Mon frère s'avance et le vigile lui tend une tablette.
- Signature, empreinte de la paume de la main et du pouce droit s'il vous plaît.
Mon frère s'exécute sous nos regards attentifs. Puis viens mon tour.
- Giulia De Luca, m'appelle-t-il.
Je m'avance et il me tend la tablette.
- Signature, empreinte de la paume de la main et du pouce droit s'il vous plaît.
Je regarde la tablette, il y a ma photo avec toutes mes informations personnelles, je signe dans le cadre en bas à droite, puis la page bascule pour m'indiquer d'appuyer ma paume droite. Je m'exécute et une nouvelle page m'indique d'appuyer mon pouce droit et je m'exécute de nouveau. Une fois fini, je rends la tablette au vigile.
- Notre école est sécurisée à un niveau de haute importance, pour accéder à certaines salles, il vous sera demandé de scanner votre main droite. Pour pouvoir accéder à votre chambre, il faudra déverrouiller la poignée à l'aide de l'empreinte de votre pouce. Tout le fonctionnement de l'école vous sera expliqué lors d'une réunion d'information qui aura lieu demain matin. En attendant, je vous prie de bien vouloir suivre ma collègue qui va vous conduire à l'appartement des visiteurs.
La vache ! Je me doutais que c'était sécurisé, mais je n'imaginais pas à ce point. Et encore, je n'ai pas encore tout vu. N'empêche que je me sens rassuré ! Même si je suis issue d'une famille mafieuse comme tout les jeunes ici présents, je sais à quel point cela peut vite devenir dangereux. Je ne doute pas un instant que parmi tout ce beau monde, nous n'avons pas un seul ennemi. Ça serait vraiment trop beau.
Mes parents passent la porte suivie d'Alessandro, je m'apprête à passer la porte également lorsqu'un bruit de moteur attire mon attention. C'est une Audi e-tron GT noir qui fait son arrivée. Curieuse, je reste sur le devant de la porte pour découvrir qui arrive.
Un garçon qui doit avoir notre âge en sort. Un grand brun, magnifique. Il porte un jean bleu foncé troué au genou gauche, avec un polo blanc Lacoste, des baskets blanches d'où je ne vois pas la marque depuis ma place. Ses cheveux sont courts, mais un peu longs pour tomber sur son front. Il lance sa clé à un employé et lui fait un clin d'œil, puis il se dirige vers l'entrée. Plus il avance, plus je suis bouche bée devant cet apollon. Est-ce que c'est un élève ? Sûrement.
Il avance en me regardant de la tête aux pieds, affubler d'un sourire en coin. Maintenant, il est assez près pour que je puisse distinguer la couleur de ses yeux. Vert. Vert d'eau. Sublime. Je suis littéralement bouche bée devant la beauté de ce mec. Il s'en aperçoit et ricane en secouant la tête. Une fois arrivé à ma hauteur, ce qui est bien sûr une façon de parler ce mec doit faire dans les un mètre quatre-vingt-dix, il tapote mon menton et me dit.
- Ferme la bouche, tu va cober des mouches.
Puis, il se penche et chuchote à mon oreille.
- Mais, si tu veux, tu me rejoins dans ma chambre tout à l'heure et tu pourras refermer cette jolie bouche sur ma queue.
Il se redresse et ricane de plus belle devant mon visage énervé.
Bordel. De. Merde !
Est-il sérieux ?!!
Je m'apprête à lui dire d'aller se faire mettre lorsque mon père m'appelle depuis l'intérieur. Énervée, par ce mec qui se croit irrésistible, je tourne les talons et rejoins mes parents.
Putain de connard !
GIULIA
Je rejoins ma famille en marmonnant de colère contre ce mec et nous suivons la collègue du videur. Elle nous conduit à travers des dédales de couloirs, puis nous prenons un ascenseur afin de rejoindre un appartement pour les élèves et leurs parents. Bien évidemment, c'est un appartement par famille, manquerait plus que nos parents s'entretuent au sein de l'école. Tout est tellement chic dans cette école. Tout du sol au plafond respire le luxe et la technologie. Après tout, nous sommes tous riches ici et vu la somme que dépensent nos parents pour qu'on soit ici, cela ne m'étonne pas qu'ils puissent faire un établissement comme celui-ci.
Nous dînons dans notre appartement, des employés de l'école se charge de nous servir. Une fois rassasiés, nous filons tous dans nos chambres pour la soirée et nous couchons épuisé par cette journée de voyage. Je suis dans mon lit, mon regard rivé au plafond. Je repense au mec de tout à l'heure, au culot qu'il a eu. Ce mec ne se prend vraiment pas pour de la merde. C'est vrai que je le matais, on ne peut pas dire qu'il a un physique désagréable à regarder. Mais sérieusement ? En quelques secondes à peine me proposer de lui tailler une pipe ?! Ce mec ne manque pas d'air !
Est-ce que j'ai l'air d'une nana facile ? Clairement non ! J'ai même jamais embrassé de garçons ! Alors sucer un mec, encore moins ! Si mon frère ou mon père l'avait entendu, il lui aurait refait le portrait. Cette espèce de goujat !
Argh !! Il m'agace !! Alors pourquoi je pense encore à lui ? À ses yeux vert d'eau ? À son sourire magnifique, avec ses jolies fossettes sur chaque joue ? Pfff, je suis vraiment pathétique !
La nuit a été courte, j'ai fait pour la première fois un rêve érotique avec... Je vous le mets dans le mille... Le goujat !
Je me suis réveillée trempée de partout. DE PARTOUT ! Si vous voyez ce que je veux dire !
Après une bonne douche froide histoire de me remettre les idées en place, nous rejoignions les salles de réunions, que la dame nous à montrer hier. Une salle réservée aux élèves et une salle réserver aux parents. Ils ne nous mélangent pas, je ne comprends pas vraiment pourquoi. Peut-être qu'il est plus facile de reconnaître de quelle famille, nous venons, si nous sommes à côtés de nos parents ? Aucune foutue idée.
Je suis mon frère en direction de notre salle de réunions, nous entrons et prenons place au fond de l'amphi. La salle est déjà pleine à craquer. Je m'assois sur un siège libre entouré de mon frère sur ma gauche et d'une fille sur ma droite. J'observe les élèves, essayant de reconnaître un visage familier parmi cette foule. Aucun, ne me dis rien. Si ce n'est peut-être un. Le goujat ! Il se tient debout contre le mur de droite, bras croisés sur son torse. Aujourd'hui, il porte un bas de jogging noir Nike avec un tee-shirt assorti de la même marque, des baskets blanches Tommy Hilfiger. Il a la tête adossée au mur et le regard porté sur le plafond. J'observe sa pomme d'adam monté et descendre à chaque déglutition et j'en viens à me demander quel goût il aurait si je lui lécher la gorge ? Je secoue la tête pour chasser cette pensée et reporte mon attention sur le devant de l'amphi.
Toute cette salle pue le luxe, du marbre, du parquet, des lustres, des moulures, de l'or incruster. Sérieusement ?! Comme si c'était nécessaire pour apprendre correctement. Il suffit d'avoir des bons professeurs pour cela, des professeurs qui vous entraînent dans leur récit, qui vous donne envie d'écouter et d'apprendre. Je ne sais pas ce que me réserve cette année, niveau cours et enseignement. Je ne comprends toujours pas pourquoi j'ai besoin d'être ici, mais je l'accepte. Et à la vue de tous ces beaux garçons, je me dis que peut-être, j'aurai la chance de rencontrer l'homme de ma vie. Il sera forcément issu d'une famille mafieuse, mais cela n'empêche pas qu'il puisse être un mec bien. Comme mon père l'ai avec ma mère. Jamais, au grand jamais il n'a été violent avec elle, il n'a même jamais haussé le ton sur elle.
Un homme d'une quarantaine d'années entre dans la salle et se place sur l'estrade devant un pupitre muni d'un micro. Tous les bavardages cessent immédiatement, faut dire que le mec en impose. Grand brun, cheveux court, musclé de partout, regard froid et meurtrier. Ouais, il fait flipper à mort.
- Bonjour à tous.
Une horde de bonjour fuse en retour.
- Je me présente pour ceux que ne me connaisse pas, je suis Calvin Semaq, directeur adjoint et professeur de combat rapproché, ceux qui ont choisi cette option auront le plaisir de me côtoyer 6 heures par semaine.
Oh la vache ! Sérieusement ? Père pourquoi avoir choisi cette matière ? Grrr.
- Notre directeur étant en train de présenter l'école à vos parents, c'est donc moi qui ai l'honneur de vous faire un rapide débriefe avant la visite pour les nouveaux. D'abord les règles de cette école, même si la plupart d'entre vous sont déjà adepte de cette école, cela ne vous fait pas de mal de les réentendre. Comme vous le savez, nous sommes une école pas comme les autres. Ici, vous allez apprendre les vices et les faces cachés de notre monde. Nous sommes tous ici issues de famille mafieuse, qu'elle soit Italienne, Russe, Espagnol et j'en passe, nous sommes tous unis par le même destin. Si vous êtes ici, c'est que vos parents estiment que vous êtes à la hauteur pour suivre ces formations. Suivant vos options choisies, vous allez apprendre à vous défendre, à torturer, à blanchir de l'argent, à interroger à obtenir ce que vous voulez de votre ou vos adversaires, a tirer avec des armes à feu, à poignarder au bon endroit avec des armes blanches et encore plein d'autres . Cependant, et j'insiste sur cette première règle, aucun meurtre au sein de cet établissement ne sera toléré.
Meurtre ? Il a bien dit meurtre ?! On risque notre vie ici ??!
- Je me doute bien que vous ne pourrez pas tous être amis, que ce soit à cause des tensions qui règne entre vos famille, entre vos clans ou entre vous tout simplement. Mais sachez, que cet acte ne sera, en aucun cas, toléré ici. Vous pouvez vous battres, avoir des coups bas, même bléssé vos rivales, mais en aucun cas cela ne doit aller jusqu'à la mort. Sous peine bien évidemment de perdre votre vie. Vos parents en acceptant de vous laisser ici, vont devoir signer une décharge qui nous autorise à prendre toutes les mesures nécessaires à votre éducation criminelle. Si par malheur l'un d'entre vous venez à abattre un de ces camarades, il est stipulé dans le règlement que Monsieur Lenach ou moi-même sommes autoriser à abattre le criminel en question. Est-ce bien compris ?
Un "oui" groupé lui répond, moi, je suis trop abasourdie pour sortir le moindre son .
- Bien. Des questions sur cette règle ?
Je regarde autour de moi pour voir si quelqu'un en a une. Mon regard se pose sur une petite blonde assie vers l'avant qui léve la main. Monsieur Semaq lui donne la parole.
- Avez-vous déjà eu à supprimer un élève pour cet acte Monsieur ? demande t-elle.
Monsieur Semaq, sourit, s'attendant vraisemblablement à cette question.
- Oh oui, plus que tu ne le crois, sourit-il.
Bordel, mais où ai-je atterri ?!