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Mon Sauveur Silencieux

Mon Sauveur Silencieux

Auteur:: Echo Gray
Genre: Romance
Élise, étudiante fière et affamée, luttait contre la misère, incomprise par sa mère et menacée par son père. Seuls les déjeuners silencieux d'Antoine, un riche camarade, apaisaient sa faim. Un soir de Toussaint, ma mère m'a jetée dehors, mes rêves brisés. Gelée, j'ai croisé Antoine à la Gare de Lyon. Il m'a offert un refuge inattendu, une parenthèse de luxe dans mon chaos. La lutte a continué. Fuyant mon père, je survivais, aidée des colis anonymes d'Antoine. Mais à Londres, lors de retrouvailles, son ex m'a désignée comme une « œuvre de charité ». Paniquée, j'ai fui sur un balcon étroit, suspendue au-dessus du vide. L'humiliation était insoutenable. Son aide, n'était-ce que pitié ? Cette question rongeait mon cœur, renforçant ma honte et ma confusion. Alors, il a brisé le silence : « Ce n'est pas de la pitié, Élise. J'ai juste voulu prendre soin de toi. Tu es la seule. » Cette déclaration a tout changé. Libérée du passé, j'ai construit ma vie, gagné mon indépendance et embrassé l'amour que faim et doute avaient si longtemps dissimulé.

Introduction

Élise, étudiante fière et affamée, luttait contre la misère, incomprise par sa mère et menacée par son père. Seuls les déjeuners silencieux d'Antoine, un riche camarade, apaisaient sa faim.

Un soir de Toussaint, ma mère m'a jetée dehors, mes rêves brisés. Gelée, j'ai croisé Antoine à la Gare de Lyon. Il m'a offert un refuge inattendu, une parenthèse de luxe dans mon chaos.

La lutte a continué. Fuyant mon père, je survivais, aidée des colis anonymes d'Antoine. Mais à Londres, lors de retrouvailles, son ex m'a désignée comme une « œuvre de charité ». Paniquée, j'ai fui sur un balcon étroit, suspendue au-dessus du vide.

L'humiliation était insoutenable. Son aide, n'était-ce que pitié ? Cette question rongeait mon cœur, renforçant ma honte et ma confusion.

Alors, il a brisé le silence : « Ce n'est pas de la pitié, Élise. J'ai juste voulu prendre soin de toi. Tu es la seule. » Cette déclaration a tout changé. Libérée du passé, j'ai construit ma vie, gagné mon indépendance et embrassé l'amour que faim et doute avaient si longtemps dissimulé.

Chapitre 1

Je me souviens encore de la faim qui me tordait l'estomac au lycée. C'était une douleur constante, une compagne silencieuse pendant les cours.

Mon ventre gargouillait si fort que je devais me pencher en avant, espérant que personne n'entende.

Ce jour-là, le cours de maths semblait interminable. Le professeur parlait, mais je ne voyais que des chiffres flous. Ma tête tournait. Je n'avais rien mangé depuis le dîner de la veille, un simple bol de riz.

La sonnerie du déjeuner a retenti comme une libération. Tout le monde s'est précipité hors de la salle. Je suis restée, la tête posée sur mon bureau, essayant de rassembler mes forces.

« Tu ne vas pas manger ? »

J'ai levé la tête. C'était Antoine. Il se tenait devant moi, son sac de déjeuner à la main. Il était dans ma classe, mais on ne se parlait jamais. Il venait du 16ème arrondissement, un autre monde. Il avait toujours l'air de s'ennuyer, les yeux perdus dans le vague.

J'ai secoué la tête.

« Je n'ai pas faim. »

Mon estomac a gargouillé à ce moment-là, me trahissant. Un rouge de honte m'est monté aux joues.

Il n'a rien dit. Il a juste ouvert son sac et en a sorti un sandwich emballé dans du papier de luxe. Il l'a posé sur ma table.

« Tiens. Ma mère m'oblige à manger ce que la cuisinière prépare. Il y en a toujours trop. »

Le sandwich était épais, rempli de jambon de Parme et de fromage. L'odeur m'a presque fait pleurer. J'ai hésité. Ma fierté luttait contre ma faim.

« Je ne peux pas accepter. »

« Alors jette-le. Je le ferai de toute façon. »

Il s'est assis à la table d'à côté, a sorti ses propres affaires et a commencé à manger. Il ne me regardait pas.

Finalement, j'ai cédé. Mes doigts tremblaient en déballant le sandwich. La première bouchée était le paradis. J'ai mangé vite, sans lever les yeux, la honte et le soulagement se mélangeant dans ma poitrine.

Quand j'ai fini, il a poussé une petite pâtisserie vers moi. Un macaron de chez Ladurée.

« Il y a ça aussi. »

J'ai avalé ma salive. J'ai pris le macaron.

Le lendemain, il a fait la même chose. Et le jour d'après. C'est devenu notre rituel silencieux. Il me donnait son déjeuner, et en échange, je glissais discrètement ses devoirs corrigés dans son casier. Il ne me l'a jamais demandé, mais je savais que c'était un échange juste.

On ne parlait presque pas, mais ce lien secret était la chose la plus stable de ma vie.

Des années plus tard, sur un balcon étroit à Paris, il me dirait que ces déjeuners n'ont jamais été une question de pitié. Mais à ce moment-là, au lycée, j'étais juste une fille affamée, et il était mon sauveur silencieux.

Chapitre 2

Ma mère n'a jamais compris pourquoi les études étaient si importantes pour moi. Pour elle, c'était une perte de temps.

« Les livres ne rempliront pas nos assiettes, Élise. »

Elle me le répétait tous les jours. Sa vie était une lutte constante. Elle travaillait comme femme de ménage, ses mains étaient abîmées par les produits chimiques, son dos courbé par la fatigue. Elle voyait mon ambition comme une insulte à ses sacrifices.

« Tu te crois meilleure que nous ? Tu penses que tu vas t'échapper ? »

La veille des vacances de la Toussaint, la dispute a été plus violente que d'habitude. Le propriétaire menaçait de nous expulser. Il n'y avait plus d'argent.

« Demain, tu ne vas pas à l'école. Tu viens avec moi. J'ai trouvé un travail pour toi dans un restaurant. Tu feras la plonge. »

Mon sang s'est glacé.

« Non. Je ne le ferai pas. J'ai des examens. »

« Les examens ne paieront pas le loyer ! »

Elle a crié, son visage déformé par la colère et le désespoir. Elle a attrapé mon sac à dos, l'a vidé par terre. Mes livres, mes cahiers, tout mon avenir s'est répandu sur le sol sale.

« Tu choisis ? Alors va-t'en ! Va vivre avec tes livres ! »

Elle a ouvert la porte et m'a poussée dehors. La porte s'est refermée dans un claquement sec.

Je suis restée là, dans le couloir sombre et froid de notre HLM, sans rien. Juste les vêtements que je portais.

Je n'avais nulle part où aller. J'ai marché sans but, et mes pieds m'ont menée à la Gare de Lyon. C'était un endroit où les gens partaient vers une autre vie. Je me suis assise sur un banc, grelottant. La nuit tombait. Les gens passaient, heureux, avec leurs valises, en route pour les vacances.

J'ai fermé les yeux, essayant d'ignorer le froid qui me pénétrait jusqu'aux os.

« Élise ? »

J'ai ouvert les yeux. Antoine était là, devant moi. Il portait une doudoune de marque et tirait une valise de luxe. Il avait l'air surpris.

« Qu'est-ce que tu fais ici ? Il fait un froid de canard. »

Je n'ai pas pu répondre. Les larmes que j'avais retenues ont commencé à couler. Je n'ai pas pu m'arrêter de trembler.

Il a froncé les sourcils, son regard passant de mon visage à mes vêtements fins. Il a compris. Son expression a changé. La nonchalance a disparu, remplacée par une colère froide.

Il a sorti son téléphone, a composé un numéro.

« Allô, Maman ? Je ne peux pas venir. J'ai attrapé une grippe terrible, je ne veux pas contaminer tout le monde... Oui, je suis désolé. Profitez bien. Je vous aime. »

Il a raccroché. Il a attrapé mon bras.

« Viens. »

« Où ? »

« Chez moi. Il n'y a personne. Ils sont partis au ski pour la semaine. »

Il ne m'a pas laissé le temps de protester. Il m'a tirée derrière lui, a jeté sa valise dans une consigne et nous a fait monter dans un taxi. Pour la première fois de ma vie, j'entrais dans son monde.

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