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Mon Sang, Leur Péché : Une Revanche

Mon Sang, Leur Péché : Une Revanche

Auteur:: Zinnia Frost
Genre: Romance
Pour l'homme que j'aimais, j'ai renoncé à mon nom, à ma famille et à un empire valant des milliards. Devenue une simple femme au foyer, j'attendais notre premier enfant, convaincue que notre bonheur était parfait. Mais un jour, mon mari, Marc, m'a demandé de prendre la place de sa maîtresse, Lilia, une starlette des réseaux sociaux, dans un scandale de drogue. Pour protéger la carrière et la « fragilité » de Lilia, il m'a même ordonné d'avorter de notre enfant. J'ai découvert que cette procédure me rendrait stérile à vie, un risque que Marc connaissait parfaitement. J'ai refusé. Mais sa mère, furieuse que je désobéisse à son fils et que je salisse leur nom dans ce scandale, m'a séquestrée et m'a laissée saigner jusqu'à ce que je perde notre bébé. Pendant que je perdais tout, Marc, lui, était au chevet de sa maîtresse. Son seul message fut une excuse vide de sens. « Maman a été trop loin. Je te dédommagerai. » Allongée sur mon lit d'hôpital, le corps et le cœur vides, j'ai ignoré son message. J'ai ouvert mes contacts et, pour la première fois en trois ans, j'ai appelé le numéro enregistré sous le nom de « Papa ».

Chapitre 1

Pour l'homme que j'aimais, j'ai renoncé à mon nom, à ma famille et à un empire valant des milliards. Devenue une simple femme au foyer, j'attendais notre premier enfant, convaincue que notre bonheur était parfait.

Mais un jour, mon mari, Marc, m'a demandé de prendre la place de sa maîtresse, Lilia, une starlette des réseaux sociaux, dans un scandale de drogue. Pour protéger la carrière et la « fragilité » de Lilia, il m'a même ordonné d'avorter de notre enfant.

J'ai découvert que cette procédure me rendrait stérile à vie, un risque que Marc connaissait parfaitement. J'ai refusé. Mais sa mère, furieuse que je désobéisse à son fils et que je salisse leur nom dans ce scandale, m'a séquestrée et m'a laissée saigner jusqu'à ce que je perde notre bébé.

Pendant que je perdais tout, Marc, lui, était au chevet de sa maîtresse. Son seul message fut une excuse vide de sens.

« Maman a été trop loin. Je te dédommagerai. »

Allongée sur mon lit d'hôpital, le corps et le cœur vides, j'ai ignoré son message. J'ai ouvert mes contacts et, pour la première fois en trois ans, j'ai appelé le numéro enregistré sous le nom de « Papa ».

Chapitre 1

Ma voix tremblait, incapable de former un son cohérent.

« Marc, qu'est-ce que tu viens de dire ? »

Mon mari, Marc Oliveira, le génie de la tech que j'aimais plus que ma propre vie, se tenait devant moi, son visage d'habitude si chaleureux était une toile blanche, dénuée de toute émotion.

« Auristelle, j'ai besoin que tu portes le chapeau pour Lilia. »

Son ton était calme, presque chirurgical, comme s'il discutait d'une simple transaction commerciale et non de la destruction de ma vie.

Il a continué, expliquant la situation avec une logique glaçante. Lilia Bertin, son amie d'enfance devenue une starlette des réseaux sociaux, était au cœur d'un scandale. Une vidéo la montrait dans une soirée privée, de la drogue bien visible sur la table.

« La carrière de Lilia est sur le point de décoller. Ce scandale la détruirait. Elle est trop fragile pour supporter ça. »

Il a fait une pause, me jaugeant.

« Toi, par contre... personne ne te connaît. Tu es juste ma femme. Une femme au foyer. Si tu dis que la drogue était à toi, que tu as un problème, l'histoire mourra d'elle-même. Les gens oublient vite ce genre de choses quand ça concerne des inconnus. »

Chaque mot était un coup de poignard. Une inconnue. C'est ce que j'étais devenue pour lui.

« On dira que tu as organisé la soirée, que Lilia n'était qu'une invitée innocente. On trouvera un bon centre de désintoxication, tu y passeras quelques semaines, et tout sera oublié. »

Il avait déjà tout prévu. Le plan, la narration, ma chute.

Je l'ai regardé, l'homme que j'avais rencontré à l'université, celui pour qui j'avais tout abandonné. Mon nom, ma famille, un empire... pour devenir sa simple "femme au foyer".

« Et notre enfant ? » ai-je réussi à articuler, ma main se posant instinctivement sur mon ventre à peine arrondi.

J'étais enceinte de deux mois. Notre enfant. Un secret que nous chérissions, un bonheur que je pensais pur.

Je revoyais en un éclair tous les sacrifices que j'avais faits. Cacher mon identité, couper les ponts avec ma famille qui s'opposait à notre union, apprendre à cuisiner, à tenir une maison, moi qui n'avais jamais eu à lever le petit doigt. J'avais renoncé à une vie de privilèges que personne ne pouvait imaginer, juste pour être avec lui, pour construire notre propre petit monde.

« Et maintenant, tu me demandes de salir mon nom, de me faire passer pour une toxicomane... pour elle ? Pour ta maîtresse ? »

Le mot lui a échappé, amer et venimeux.

Marc a baissé les yeux, une lueur de culpabilité traversant enfin son regard. Mais elle a disparu aussi vite qu'elle était apparue.

« S'il te plaît, Auristelle. Fais-le pour moi. Pour nous. »

Sa supplique sonnait faux, comme une ligne de dialogue mal apprise.

Un rire sec et douloureux m'a échappé.

Des larmes ont commencé à couler sur mes joues, mais je ne les ai pas essuyées. Je voulais qu'il les voie. Je voulais qu'il voie ce qu'il était en train de me faire.

« Et ma réputation ? Mon honneur ? Ça ne compte pas ? »

« Lilia est fragile, Auristelle. Tu ne comprends pas. Elle a déjà fait plusieurs dépressions. Une tentative de suicide. Je ne peux pas la laisser tomber. »

Il parlait d'elle avec une tendresse angoissée, une protection féroce que je n'avais jamais reçue.

« Tu es forte, toi. Tu t'en remettras. »

Cette phrase. Cette justification ultime. Parce que j'étais forte, je devais tout endurer.

« Donc parce que je suis forte, je mérite d'être sacrifiée ? C'est ça ta logique ? » ma voix est montée, chargée de toute la rage et la douleur que je contenais.

« Ce n'est pas un sacrifice ! C'est une solution temporaire ! »

Il a fait un pas vers moi, sa voix s'adoucissant de nouveau, mielleuse et manipulatrice.

« Écoute... il y a autre chose. »

Je l'ai regardé, le cœur battant à tout rompre, redoutant ce qui allait suivre.

Il a pris une profonde inspiration, incapable de me regarder dans les yeux.

« Pour que l'histoire soit crédible... et pour que Lilia... pour qu'elle ne fasse pas une autre crise en apprenant que tu es enceinte... Il faut que tu avortes. »

Chapitre 2

Le monde s'est effondré autour de moi. Le son s'est éteint, les couleurs ont disparu. Il ne restait que ses mots, tournoyant dans le vide.

« Aborter... »

Ma voix n'était plus qu'un murmure rauque.

« C'est ton enfant, Marc. Ton sang. »

« Je sais ! » a-t-il crié, la frustration perçant enfin son masque de calme. « Mais Lilia ne le supporterait pas ! Apprendre que nous avons un enfant alors qu'elle... elle est si instable. Ça la tuerait ! »

Je pouvais à peine respirer.

Un rire hystérique, mêlé de larmes, m'a secouée. C'était donc ça. La vie de mon enfant contre la prétendue santé mentale de sa maîtresse.

Les larmes coulaient sans fin, un torrent salé qui marquait la fin de mon amour, la mort de mes illusions.

Épuisée, vidée, j'ai acquiescé d'un signe de tête. Je n'avais plus la force de me battre.

Il a semblé soulagé, mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, son téléphone a sonné.

Le nom de "Lilia" s'est affiché sur l'écran.

Il a décroché immédiatement, son visage se transformant. La froideur a laissé place à une inquiétude palpable.

« Lilia ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu pleures ? »

Sa voix, qui était si dure avec moi, était maintenant un baume apaisant.

« Non, non, ne dis pas ça... Je suis là... Reste calme, j'arrive tout de suite. Ne fais rien de stupide. »

Il a raccroché et s'est tourné vers la porte, sans un regard pour moi.

« Je dois y aller. »

Et il est parti. Me laissant seule avec les ruines de notre mariage et la sentence de mort de notre enfant.

Je me suis rendue à la clinique privée qu'il m'avait indiquée. L'air sentait l'antiseptique et le désespoir.

Une infirmière m'a tendu une liasse de papiers. Son regard était plein de pitié.

En bas du formulaire de consentement, je l'ai vue. La signature de Marc. Nette, assurée. Il avait tout préparé.

J'ai hoché la tête, engourdie.

Le médecin, un homme d'âge mûr avec des lunettes cerclées d'or, a ajusté ses montures.

« Madame Oliveira, je dois vous informer de quelque chose. »

Son ton était neutre, professionnel.

« Votre utérus présente une particularité. Une cloison. C'est pour cela que vous avez eu du mal à tomber enceinte. »

Il a marqué une pause.

« Cette intervention, bien que courante, présente pour vous un risque élevé. Un risque de ne plus jamais pouvoir concevoir. »

Le monde a cessé de tourner.

J'ai relevé la tête brusquement.

« Quoi ? »

Le mot est sorti comme un cri étranglé.

« Vous voulez dire... que ce pourrait être ma seule chance d'avoir un enfant ? »

« Le risque est significatif, oui. La paroi de votre utérus est fine. Une procédure d'avortement pourrait causer des dommages irréversibles. »

Mes doigts se sont mis à trembler.

Marc le savait-il ?

Bien sûr qu'il le savait. Nous avions consulté des spécialistes ensemble. C'était notre secret, notre lutte commune.

Il le savait.

Et il m'avait quand même demandé de le faire.

Pour Lilia.

J'ai serré la mâchoire si fort que j'ai senti le goût du sang dans ma bouche. La douleur physique n'était rien comparée à celle qui déchirait mon âme.

À cet instant précis, j'ai senti une petite secousse dans mon ventre. Un léger flottement.

Mon bébé.

Mon bébé bougeait. Une minuscule étincelle de vie qui s'accrochait.

Une force que je ne me connaissais pas a déferlé en moi.

J'ai attrapé le poignet du médecin.

« Arrêtez tout. »

Il a froncé les sourcils.

« Mais, Madame... votre mari a été très clair. »

« Je m'en fiche de ce que mon mari a dit ! » ai-je crié, ma voix retrouvant soudain sa puissance.

Je me suis redressée sur la table d'opération.

J'ai arraché la blouse en papier.

« Je garde mon enfant. »

Je suis sortie de la clinique, l'air frais me fouettant le visage. Le soleil m'a aveuglée un instant.

J'ai sorti mon téléphone.

Une notification a attiré mon attention. Un article d'un magazine people.

Le titre était énorme, brutal : "Le magnat de la tech Marc Oliveira et sa muse Lilia Bertin, plus amoureux que jamais, aperçus en train de faire des achats pour leur futur bébé !"

La photo était une torture. Marc, le visage rayonnant, soutenait Lilia par la taille. Elle, la main posée sur son ventre bien rond, souriait aux photographes.

Ils sortaient d'une boutique de luxe pour bébés.

Les commentaires étaient un déferlement de haine à mon égard.

"Mais il n'est pas marié, lui ? À une certaine Auristelle ?"

"C'est qui, ça ? Lilia est sa véritable âme sœur ! Elle est enceinte de lui, c'est évident !"

"J'ai entendu dire que sa femme est une folle jalouse qui refuse le divorce."

"Quelqu'un m'a dit qu'elle l'avait piégé pour l'épouser. C'est une profiteuse."

Mes ongles se sont enfoncés dans la paume de ma main. Je ne sentais pas la douleur. Seulement un froid polaire qui envahissait mon cœur.

J'ai posé une main protectrice sur mon ventre.

« Ne t'inquiète pas, mon bébé. Maman va te protéger. »

J'ai fait demi-tour et je me suis dirigée d'un pas décidé vers le cabinet d'avocats le plus réputé de Paris.

J'allais préparer les papiers du divorce.

Chapitre 3

Quand je suis rentrée à la villa, notre maison, la porte d'entrée était entrouverte. Une prémonition glaciale m'a parcourue.

Je suis entrée sans un bruit.

Ils étaient là, dans le salon. Lilia était allongée sur le canapé, sa tête reposant sur les genoux de Marc.

Sa main à lui était posée sur le ventre proéminent de Lilia.

Elle a gloussé, attrapant sa main pour la presser plus fort contre son ventre.

« Tu as senti, Marc ? Il a bougé ! Notre petit trésor dit bonjour à son papa ! »

Le visage de Marc s'est illuminé d'un sourire tendre, un sourire que je ne lui avais jamais vu.

Je suis restée dans l'embrasure de la porte, une statue de glace contemplant la scène. Mes poings étaient serrés à m'en faire mal.

Marc m'a aperçue. Son sourire s'est figé.

Il s'est levé et s'est approché de moi rapidement, me tirant à l'écart.

« Auristelle, qu'est-ce que tu fais là ? » a-t-il chuchoté, sa voix pressante.

« Lilia a essayé de se jeter par la fenêtre de l'hôpital tout à l'heure. Elle a une dépression prénatale sévère. Je l'ai ramenée ici. S'il te plaît, ne fais pas de scène. Monte dans la chambre. »

J'ai eu un rire sans joie.

« Ma chambre ? C'est ma maison, Marc. C'est elle qui n'a rien à faire ici. »

« C'est Lilia, » a-t-il plaidé, sa voix se radoucissant. « On a grandi ensemble. Je ne peux pas l'abandonner. Laisse-moi juste gérer ça. Une fois qu'elle aura accouché, je l'enverrai à l'étranger avec l'enfant. Je lui achèterai une maison, je m'assurerai qu'ils ne manquent de rien. Personne ne saura jamais. »

Je n'ai rien répondu.

Je l'ai regardé, et pour la première fois, je n'ai vu qu'un étranger.

Je me suis détournée et j'ai monté les escaliers.

Dans notre chambre, j'entendais encore leurs rires étouffés venant du salon. La voix de Lilia, douce et mielleuse, me parvenait par bribes.

Je me suis allongée sur le lit, recroquevillée, et j'ai laissé les larmes silencieuses imbiber l'oreiller.

Cette nuit-là, Marc est venu se glisser dans le lit, tard.

Il m'a enlacée par-derrière, son souffle chaud dans mon cou.

« Je suis désolé, » a-t-il murmuré d'une voix rauque. « Je sais que c'est dur pour toi. Quand tout ça sera fini... on aura notre enfant à nous. Un beau bébé. Je te le promets. »

Je me suis raidie.

Il ne savait pas. Il pensait que j'avais obéi. Que j'avais tué notre enfant.

Soudain, un cri perçant a déchiré le silence de la maison.

C'était Lilia.

« Ne me touchez pas ! Laissez-moi ! »

Marc a bondi hors du lit comme s'il avait été piqué par un scorpion.

Il a couru hors de la chambre sans un regard en arrière.

Toute la nuit, le couloir a résonné de ses murmures apaisants et des sanglots de Lilia.

Au petit matin, je suis descendue, épuisée.

Une odeur d'œufs grillés flottait dans la cuisine.

Marc se tenait devant la cuisinière. Lilia est arrivée derrière lui sur la pointe des pieds et a enlacé sa taille.

Elle a posé sa joue contre son dos, souriant d'un air béat.

Puis elle m'a vue. Elle a immédiatement lâché Marc, son visage prenant une expression craintive.

« Auristelle... je... j'ai mal à la tête. Marc, tu peux aller me chercher mon chapeau de paille dans le dressing ? Le soleil me fait mal aux yeux. »

« Bien sûr, » a dit Marc sans hésiter, et il a tourné les talons pour monter.

Dès qu'il a disparu, le visage de Lilia a changé. La fragilité a laissé place à un mépris glacial.

Elle s'est approchée de moi, ses lèvres rouges étirées en un sourire cruel.

« Marc m'a tout dit, » a-t-elle susurré. « Il a dit qu'un enfant né de toi ne ferait que nous apporter des problèmes. »

J'ai relevé la tête, mon regard la foudroyant.

Mes doigts tremblaient de manière incontrôlable.

Elle a ri doucement, un son venimeux.

« Tu sais, il faut savoir choisir ses combats. Mon parrain est l'un des plus gros investisseurs des médias en France. Il peut faire et défaire une réputation en un claquement de doigts. »

Elle a fait une pause, savourant mon expression.

« Tu crois vraiment que tu peux te battre contre moi, une simple orpheline sans le sou ? »

J'ai serré les poings, mes ongles s'enfonçant dans ma chair.

Soudain, Lilia a fait un pas en arrière, chancelant.

Elle s'est effondrée sur le sol avec un cri strident.

« Auristelle ! Je sais que tu me détestes ! Je sais que tu veux me reprendre Marc, mais ne me fais pas de mal ! Si tu me pousses encore, je me tue ! »

Marc a dévalé les escaliers.

Il m'a vue, puis Lilia, en larmes sur le sol.

Sans une seconde de réflexion, il m'a poussée violemment.

« Auristelle ! »

J'ai perdu l'équilibre et mon dos a heurté le coin de la table basse.

Une douleur fulgurante m'a transpercé les reins.

Marc s'est précipité vers Lilia, la prenant dans ses bras, la protégeant de son corps.

Son regard vers moi était glacial.

« Pourquoi es-tu si méchante ? »

« Je ne l'ai pas touchée, » ai-je dit, la voix brisée par la douleur et la trahison.

« Ça suffit ! Si tu touches encore à un seul de ses cheveux, je te le ferai regretter ! »

Il a soulevé Lilia dans ses bras et est sorti de la maison sans se retourner.

Je suis restée seule au milieu du salon, tremblante. Ma main a glissé sur mon ventre, une prière silencieuse sur mes lèvres.

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