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Mon Nom, Son Mensonge

Mon Nom, Son Mensonge

Auteur:: Felix Drake
Genre: Romance
Cinq ans à la campagne, loin du faste parisien, m' avaient rendue sauvage. Je revenais enfin, le cœur plein d' une promesse, épouser Antoine Mercier, l' héritier de la joaillerie. Mais au vernissage du Marais, mon souffle s' est coupé : une étrangère, bras dessus bras dessous avec mon fiancé, riait. Un critique l' appelait "Léa Dubois" . Mon nom. Cette femme, cette imposture, portait mon nom. Le cœur brisé, j' ai murmuré son nom, mais il ne m' a pas reconnue. Sa mère, dédaigneuse, m' a traitée de « dérangée », et Antoine, mon fiancé, n' a rien dit, me tournant le dos. Humiliée, rejetée, traitée de folle devant le tout-Paris de l' art. La rage a remplacé le choc. Je ne pouvais pas prouver mon identité ici et maintenant, mais je n' allais pas ramper. Qui était cette femme qui osait usurper mon identité et voler ma vie ? Et pourquoi Antoine, l'homme que j'avais aimé, était-il complice de cette mascarade ignoble ? Une idée, cruelle et simple, a germé dans mon esprit : ils allaient payer.

Introduction

Cinq ans à la campagne, loin du faste parisien, m' avaient rendue sauvage.

Je revenais enfin, le cœur plein d' une promesse, épouser Antoine Mercier, l' héritier de la joaillerie.

Mais au vernissage du Marais, mon souffle s' est coupé : une étrangère, bras dessus bras dessous avec mon fiancé, riait.

Un critique l' appelait "Léa Dubois" .

Mon nom. Cette femme, cette imposture, portait mon nom.

Le cœur brisé, j' ai murmuré son nom, mais il ne m' a pas reconnue.

Sa mère, dédaigneuse, m' a traitée de « dérangée », et Antoine, mon fiancé, n' a rien dit, me tournant le dos.

Humiliée, rejetée, traitée de folle devant le tout-Paris de l' art.

La rage a remplacé le choc. Je ne pouvais pas prouver mon identité ici et maintenant, mais je n' allais pas ramper.

Qui était cette femme qui osait usurper mon identité et voler ma vie ? Et pourquoi Antoine, l'homme que j'avais aimé, était-il complice de cette mascarade ignoble ?

Une idée, cruelle et simple, a germé dans mon esprit : ils allaient payer.

Chapitre 1

Le vernissage battait son plein dans l'une des galeries les plus en vue du Marais, l'air vibrant du murmure des conversations, du tintement des coupes de champagne et d'une prétention si épaisse qu'on aurait pu la couper au couteau. Je suis restée près de l'entrée, un peu à l'écart, le temps de m'acclimater au bruit et à la foule. Cinq ans à la campagne, au chevet de ma grand-mère, m'avaient rendue presque sauvage. Paris me semblait maintenant une bête hurlante et étincelante.

Mon regard cherchait Antoine. Antoine Mercier, mon fiancé. L'héritier de la maison de joaillerie Mercier, l'homme que j'avais quitté avec une promesse au cœur et que je revenais enfin épouser.

Et puis, je l'ai vu.

Il était près d'une sculpture monumentale, impeccable dans son costume sur mesure, son sourire charismatique illuminant son visage. Mais il n'était pas seul. Une femme se tenait à son bras, sa main possessive sur son avant-bras. Elle riait, la tête légèrement penchée en arrière, et sa robe scintillante captait toute la lumière.

Un critique d'art bien connu s'est approché d'eux, un large sourire aux lèvres.

« Antoine, mon cher ! Et la ravissante Léa Dubois ! Vous êtes plus radieuse que jamais. »

Mon souffle s'est coupé dans ma poitrine, le son s'est éteint autour de moi. Léa Dubois. Il l'avait appelée Léa Dubois. Cette femme, cette inconnue, portait mon nom.

Je me suis sentie vide, comme si on m'avait volé l'air de mes poumons. J'ai avancé, mes jambes tremblantes, fendant la foule qui semblait soudain hostile. Chaque pas était un effort. J'ai atteint leur petit groupe, mon cœur battant à tout rompre.

« Antoine. »

Ma voix était faible, un simple murmure. Il s'est tourné vers moi, son sourire s'est figé. Une lueur de confusion a traversé son regard, rapidement remplacée par une froideur calculée.

« Pardon, on se connaît ? »

L'imposture à son bras m'a regardée de haut en bas, un air de pitié dédaigneuse sur le visage.

« Mon amour, qui est cette femme ? Elle a l'air perdue. »

« Je... C'est moi, Antoine. C'est Léa. »

Mes mots flottaient dans l'air, absurdes et impuissants. La mère d'Antoine, Madame Mercier, une femme dont la posture rigide criait la haute société, s'est approchée, son visage un masque de mépris.

« Antoine, ne perds pas ton temps avec des dérangées. La sécurité devrait faire son travail. »

Elle m'a jetée un regard glacial, comme si j'étais une ordure traînant sur son tapis persan. Antoine n'a pas dit un mot pour me défendre, il a simplement resserré son étreinte autour du bras de l'autre femme, me tournant le dos. Rejetée. Humiliée. Traitée de folle devant le tout-Paris de l'art et du luxe.

La rage a remplacé le choc, une colère froide et pure. Je ne pouvais pas prouver mon identité ici et maintenant, pas sans mes papiers, pas face à leur front uni. Mais je n'allais pas partir en rampant.

Je me suis éloignée, me fondant à nouveau dans la foule. Mes yeux scannaient la salle, cherchant une faille. J'ai repéré l'imposture, que j'appellerais Chloé dans ma tête, en grande conversation avec la propriétaire d'une boutique de luxe de l'avenue Montaigne. Elle papotait, désignant des pièces dans un catalogue, son visage rayonnant de cupidité.

Une idée a germé dans mon esprit. Une idée simple et cruelle.

J'ai attendu que Chloé s'éloigne, puis je me suis approchée de la propriétaire de la boutique, une femme que je connaissais de nom grâce à ma mère.

J'ai pris un air confiant, celui d'une personne habituée à donner des ordres.

« Bonsoir, Madame Vasseur. Je suis une amie très proche de la famille Mercier. »

Elle m'a souri, reconnaissant une cliente potentielle.

« La nouvelle Madame Mercier, Léa Dubois, admire énormément vos créations. Elle est un peu timide pour demander, mais Antoine m'a chargée de vous dire de mettre tout ce qu'elle choisira ce soir, et dans les jours à venir, directement sur le compte de la maison Mercier. Considérez cela comme une carte blanche. Il veut lui faire une surprise. »

Le visage de Madame Vasseur s'est illuminé. La perspective de ventes illimitées était trop belle pour être ignorée.

« Mais bien sûr ! Quelle délicate attention de la part de Monsieur Mercier. Transmettez-lui mes remerciements. »

J'ai hoché la tête avec un petit sourire et je suis partie. Le piège était tendu.

Quelques jours plus tard, j'étais dans le petit café en face des bureaux de la joaillerie Mercier, sirotant un expresso. Ma cousine Sophie était avec moi, son visage crispé par l'indignation depuis que je lui avais tout raconté.

« C'est immonde, Léa. Comment a-t-il pu te faire ça ? »

« Je ne sais pas encore, Sophie. Mais je vais le découvrir. Et ils vont payer. »

À ce moment précis, une voiture de luxe s'est arrêtée brutalement devant l'immeuble. Antoine en est sorti, le visage rouge de fureur. Il tenait une liasse de factures à la main. Quelques instants plus tard, Chloé est arrivée, l'air paniqué.

Il l'a attrapée par le bras, sans se soucier des passants.

« Chloé ! Qu'est-ce que c'est que ça ? Des dizaines de milliers d'euros de dépenses en trois jours ! Tu es folle ? »

Sa voix portait jusqu'à notre table.

Chloé le regardait, les yeux écarquillés.

« Mais... je ne comprends pas... Je pensais que tu voulais me faire plaisir... La vendeuse a dit que tu avais donné ton accord ! »

« Mon accord ? Je n'ai jamais parlé à cette femme ! »

Leur dispute en pleine rue attirait les regards. Les gens s'arrêtaient, chuchotaient. Le nom "Mercier" était sur toutes les lèvres. L'image parfaite commençait à se fissurer.

Je me suis levée, laissant quelques pièces sur la table. Sophie m'a suivie. C'était le moment.

Je me suis approchée d'eux, mon visage calme contrastant avec leur agitation.

« Il y a un problème, Antoine ? »

Il s'est tourné vers moi, la haine dans les yeux.

« Vous encore ! C'est vous qui avez fait ça, n'est-ce pas ? »

J'ai haussé un sourcil.

« Fait quoi ? J'ai simplement cru comprendre que vous étiez un mari généreux. Apparemment, je me suis trompée. »

Je me suis tournée vers Chloé, qui me fusillait du regard.

« D'ailleurs, "Léa Dubois", j'ai une question pour vous. Vous qui êtes censée être la fille du célèbre critique d'art Monsieur Duval, dont ma mère est une grande amie, vous devez avoir une connaissance approfondie de l'art. Et surtout, une signature digne d'une artiste. »

J'ai sorti un carnet et un stylo de mon sac. Je les ai tendus vers elle.

« Alors, montrez-nous. Montrez à tout le monde la magnifique signature de Léa Dubois. Signez votre nom. Ici. Maintenant. »

Chapitre 2

Le défi flottait dans l'air, lourd de sous-entendus. Le silence s'était fait autour de nous. Les quelques passants s'étaient transformés en un public captivé par ce drame de rue inattendu. Le visage de Chloé a perdu toute couleur, ses lèvres tremblaient légèrement. Antoine la regardait, un mélange de colère et d'incertitude dans les yeux. Il savait, au fond de lui, qu'elle était piégée.

« Allons, n'hésitez pas, » ai-je insisté, ma voix douce mais implacable. « C'est votre nom, après tout. Ça ne devrait pas être si difficile. »

Avant qu'elle ne puisse réagir, j'ai ajouté un détail, une petite bombe que je gardais en réserve.

« Ah, et faites bien attention. Tout le monde dans le milieu de l'art sait que la véritable Léa Dubois est droitière. J'espère pour vous que vous n'allez pas prendre ce stylo de la main gauche. Ce serait vraiment... embarrassant. »

Un murmure a parcouru la petite foule. J'ai vu la panique pure dans les yeux de Chloé. Elle était gauchère. Je l'avais remarqué au vernissage, la façon dont elle tenait sa coupe de champagne, son sac. Un détail insignifiant pour la plupart, mais une faille béante dans son mensonge.

Poussée par le regard d'Antoine et la pression de la foule, elle a tendu une main tremblante, sa main droite, et a saisi le stylo. Sa prise était maladroite, forcée. Elle a posé la pointe sur le papier, hésitante.

Puis, elle a commencé à écrire.

Le résultat était pathétique. Des lettres informes, tremblées, qui ressemblaient plus à un gribouillage d'enfant qu'à la signature d'une femme adulte, et encore moins à celle d'une artiste. Le nom "Léa Dubois" s'étalait sur la page, un témoignage grotesque de son imposture.

Un petit rire a éclaté dans la foule, rapidement étouffé. Le visage d'Antoine s'est décomposé. C'était une humiliation publique, crue et indéniable.

« Ce n'est... ce n'est pas ce que vous croyez, » a balbutié Chloé. « Ma main... je me suis blessée... »

Personne ne la croyait. Le mensonge était trop gros, trop visible.

Sophie, ma cousine, s'est approchée, le mépris clair sur son visage.

« Blessée ? Vraiment ? Vous n'aviez pas l'air blessée en dépensant des fortunes hier. »

Cette remarque a été la goutte d'eau. La peur de Chloé s'est transformée en une fureur aveugle. Son masque de sophistication est tombé, révélant la créature calculatrice et violente qu'elle était vraiment.

Avec un cri rauque, elle a levé la main et a giflé Sophie en plein visage.

Le son a claqué dans le silence. Sophie a titubé en arrière, une main sur sa joue, le choc et la douleur dans ses yeux.

« Comment osez-vous ! » ai-je crié, me plaçant entre Chloé et ma cousine.

La rage de Chloé s'est alors tournée vers moi. Ses yeux étaient injectés de sang. Elle s'est jetée sur moi, les ongles en avant, comme une bête sauvage.

« C'est de ta faute ! Espèce de garce ! Je vais te tuer ! »

J'ai reculé, évitant de justesse ses griffes. Antoine est resté figé, incapable de réagir, son visage un masque de stupeur. Il regardait le monstre qu'il avait créé se déchaîner.

La foule a reculé, effrayée. Personne n'intervenait.

J'ai sorti mon portefeuille de mon sac, l'ouvrant d'un geste rapide. J'ai brandi ma carte d'identité, la photo et le nom bien visibles.

« REGARDEZ ! » Ma voix a porté, forte et claire, dominant le chaos. « JE SUIS LÉA DUBOIS ! C'est mon nom ! C'est mon visage ! Cette femme est une usurpatrice ! »

Mon regard s'est ancré dans celui de Chloé, qui s'était arrêtée net, surprise par ma soudaine assurance.

« Et je vous préviens, » ai-je continué, ma voix baissant d'un ton, devenant glaciale et menaçante. « Chaque mensonge, chaque acte de violence, chaque euro que vous avez volé... tout cela aura des conséquences. Je vais porter plainte. Pour usurpation d'identité, pour fraude, pour coups et blessures. Votre petit jeu est terminé. »

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