J'étais follement amoureuse d'Alan, et nos noces secrètes devaient marquer le début de notre conte de fées.
Mais Carole Coleman, la maîtresse de son père et son premier amour, a fait irruption le jour de notre mariage, me lançant un défi cruel : 19 opportunités pour coucher avec mon propre mari, ou elle me chasserait de sa vie pour toujours.
J'ai accepté, confiante, mais la réalité fut un coup brutal.
Dix-huit tentatives, dix-huit échecs humiliants ; Alan me repoussait, toujours plus froid et distant, ne voyant qu'elle, ignorant mes blessures, me laissant seule face à ma chute.
Pourquoi m'avait-il même épousée, si ce n'était pour me jeter aux loups ?
Désespérée, humiliée, trahie, j'ai tout laissé derrière moi pour renaître de mes cendres.
Jusqu'à ce qu'il se dresse, le visage défait, au seuil de mes nouvelles fiançailles : "Tu ne peux pas ! Tu es ma femme !"
L'heure de ma vengeance avait sonné.
Carole Coleman, la maîtresse de mon beau-père et le premier amour de mon mari, m'a lancé un défi le jour de mon mariage secret avec Alan Larson.
« Tu as 19 opportunités de coucher avec Alan. Si tu réussis une seule fois, je disparais de votre vie pour toujours. »
Sa voix était pleine de mépris, mais je n'y ai pas prêté attention. J'étais folle amoureuse d'Alan, et j'étais convaincue que notre amour triompherait de tout.
« J'accepte, » ai-je répondu avec confiance, en signant le stupide accord qu'elle avait préparé.
Cependant, la réalité a été un coup brutal. Pendant un mois, j'ai tout essayé. Des dîners romantiques, des tenues séduisantes, des gestes tendres. Dix-huit tentatives, dix-huit échecs humiliants. Alan me repoussait toujours, son regard froid et distant.
Ce soir, c'était ma dernière chance. Désespérée, j'ai versé un puissant somnifère, acheté illégalement, dans son verre de vin. Il l'a bu sans se méfier.
Plus tard dans la chambre, je me suis approchée de lui. Il semblait groggy, ses mouvements étaient lents, mais ses yeux étaient clairs et pleins de dégoût.
« Ne me touche pas, » a-t-il sifflé, me repoussant avec une force inattendue.
Je suis tombée sur le sol, le cœur en miettes.
Il s'est levé, a attrapé sa veste et s'est dirigé vers la porte. « Je ne peux pas supporter ça. J'ai besoin de Carole. Elle seule peut m'aider. »
La porte a claqué, me laissant seule dans le silence glacial de la maison. Il allait la retrouver, elle, la femme qui était aussi la compagne de son père. La nausée m'a envahie.
Je me suis recroquevillée sur le sol, tremblante. Je me suis souvenue de ses promesses avant notre mariage. Il m'avait juré qu'il oublierait Carole, que nous construirions une vie heureuse ensemble, loin des querelles de nos familles. J'y avais cru. J'avais cru à chaque mot.
Le lendemain matin, Carole est apparue à ma porte, un sourire triomphant aux lèvres. Elle a jeté des papiers sur la table basse.
« Les papiers du divorce. Signe-les. Tu as perdu, Juliette. »
Sa voix était douce, mais chaque mot était un coup de poignard.
Je l'ai regardée, impuissante. « Il t'aime vraiment, n'est-ce pas ? »
Elle a ri. « Bien sûr qu'il m'aime. Il m'aimera toujours. Tu n'as jamais eu la moindre chance. »
Je me suis souvenue de ma première rencontre avec Alan, lors d'une dégustation de vin. Il se tenait à l'écart de la foule, son allure noble et stoïque le distinguant des autres. Il portait un pendentif en améthyste autour du cou. Plus tard, j'ai appris que c'était un cadeau de Carole. Ce bijou était le symbole de leur lien indestructible.
Quelques semaines avant notre mariage, je les avais surpris ensemble dans un chai. Ils ne s'embrassaient pas, mais l'intensité de leur regard, la tension entre eux, tout criait une intimité profonde et interdite. J'avais choisi de l'ignorer, de croire en mon amour. Quelle idiote j'avais été.
J'ai signé les papiers du divorce sans un mot. Carole m'a accordé dix jours pour quitter la maison et la région. Dix jours pour disparaître de leur vie.
Pendant les premiers jours, Alan n'est pas rentré. La grande maison était silencieuse, vide. J'ai commencé à faire mes valises, un sentiment étrange de résignation et de libération m'envahissant.
Puis, au septième jour, il est rentré. Il semblait surpris de me trouver dans le salon, entourée de cartons.
« Qu'est-ce que tu fais ? » a-t-il demandé, une lueur d'incompréhension dans les yeux.
« Je prépare ton cadeau surprise, » ai-je répondu d'une voix neutre. « Tu le recevras dans trois jours. »
Il a froncé les sourcils, perplexe, mais n'a pas insisté. Il a semblé remarquer le silence inhabituel de la maison, mon absence de tentatives pour attirer son attention.
Le lendemain, il est venu me trouver dans le jardin. Il semblait presque coupable.
« Juliette, je suis désolé pour... tout. Que dirais-tu d'un week-end en Provence ? Pour compenser notre lune de miel ratée. »
Un bref espoir a vacillé en moi, une étincelle stupide que j'ai immédiatement éteinte. C'était trop tard.
Juste à ce moment-là, son téléphone a sonné. C'était Carole. Son visage s'est adouci en entendant sa voix.
« Un gala ? Ce soir ? Oui, bien sûr, je serai là. »
Il a raccroché et m'a regardée, un peu gêné. « Je dois y aller. C'est important pour Carole. »
« Je viens avec toi, » ai-je déclaré, le défiant du regard.
Il a hésité, visiblement mal à l'aise. « Ce n'est pas une bonne idée. Tu sais que notre mariage est secret... »
« Je suis ta femme, Alan. Du moins, pour encore quelques jours. Je viens avec toi. »
Il a soupiré, vaincu. « Fais comme tu veux. »
Ce soir-là, j'ai mis la plus belle robe que je possédais. Je voulais lui montrer ce qu'il était sur le point de perdre. Mais au gala, il m'a ignorée, ses yeux ne quittant jamais Carole. Elle était resplendissante, collée à son bras, jouant parfaitement son rôle. Je les observais de loin, un verre de champagne à la main, le cœur lourd.