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Mon Mari, Sa Maîtresse, Ma Vengeance

Mon Mari, Sa Maîtresse, Ma Vengeance

Auteur:: Dragon
Genre: Romance
Huit ans. Huit ans de mariage avec Antoine Fournier, le chef étoilé que tout Paris s' arrachait. Pour notre anniversaire de mariage, il m' offrait une montre de luxe. Ce moment devait être une célébration, mais il est devenu le déclencheur. « Je veux divorcer. » Ces mots ont claqué, brisant le silence de L' Ambroisie, notre restaurant, son temple. Mais avant même qu' Antoine ne puisse réagir, elle est apparue. Manon Lefevre, sa jeune apprentie, ses larmes et son visage de biche. Sa maîtresse. Il a balayé ma "bombe" d' un revers de main, la consolant, ignorant mon existence. C' était comme si je n' avais jamais prononcé ces mots, comme si je n' étais rien. Mon humiliation a atteint son paroxysme quelques jours plus tard. Il m' avait tendu un piège : un dîner de famille pour l' anniversaire de son père, soi-disant pour notre fils. Mais ils étaient tous là, toute la famille Fournier, et elle, Manon, assise avec Louis sur ses genoux, se faisant passer pour la mère parfaite. Ma belle-mère, cette bourgeoise glaciale qui ne m' avait jamais aimée, la couvrait de sourires. Quand Louis s' est blotti contre Manon en me voyant, une douleur physique m' a transpercé. « Tu n' es qu' une apprentie qui couche avec son patron marié. Reste à ta place. » Ma voix était basse, mais chargée de fureur. Antoine a explosé, sa face rouge de colère. « Tu n' es plus sa mère à plein temps ! Manon est plus une mère pour lui que tu ne l' as été ces dernières semaines ! » Chaque mot était un coup de poignard, approuvé par ses parents. « Une petite pâtissière de quartier... On ne peut pas faire d' une oie un cygne. » C' était l' insulte de trop. La goutte d' eau qui a fait déborder le vase. Quelque chose en moi s' est brisé, laissant place à une détermination féroce. Dans un éclair de folie libératrice, j' ai attrapé le magnifique fraisier d' anniversaire. Et je l' ai écrasé en pleine figure de ma belle-mère, sous les yeux horrifiés de tous. « Folle ? Non. Libre. » Je me suis juré de le plumer, lui prendre tout ce qui me revenait. Je suis Camille Dubois et je n' ai plus rien à perdre, mais tout à regagner.

Introduction

Huit ans. Huit ans de mariage avec Antoine Fournier, le chef étoilé que tout Paris s' arrachait.

Pour notre anniversaire de mariage, il m' offrait une montre de luxe.

Ce moment devait être une célébration, mais il est devenu le déclencheur.

« Je veux divorcer. »

Ces mots ont claqué, brisant le silence de L' Ambroisie, notre restaurant, son temple.

Mais avant même qu' Antoine ne puisse réagir, elle est apparue.

Manon Lefevre, sa jeune apprentie, ses larmes et son visage de biche.

Sa maîtresse.

Il a balayé ma "bombe" d' un revers de main, la consolant, ignorant mon existence.

C' était comme si je n' avais jamais prononcé ces mots, comme si je n' étais rien.

Mon humiliation a atteint son paroxysme quelques jours plus tard.

Il m' avait tendu un piège : un dîner de famille pour l' anniversaire de son père, soi-disant pour notre fils.

Mais ils étaient tous là, toute la famille Fournier, et elle, Manon, assise avec Louis sur ses genoux, se faisant passer pour la mère parfaite.

Ma belle-mère, cette bourgeoise glaciale qui ne m' avait jamais aimée, la couvrait de sourires.

Quand Louis s' est blotti contre Manon en me voyant, une douleur physique m' a transpercé.

« Tu n' es qu' une apprentie qui couche avec son patron marié. Reste à ta place. » Ma voix était basse, mais chargée de fureur.

Antoine a explosé, sa face rouge de colère. « Tu n' es plus sa mère à plein temps ! Manon est plus une mère pour lui que tu ne l' as été ces dernières semaines ! »

Chaque mot était un coup de poignard, approuvé par ses parents.

« Une petite pâtissière de quartier... On ne peut pas faire d' une oie un cygne. »

C' était l' insulte de trop. La goutte d' eau qui a fait déborder le vase. Quelque chose en moi s' est brisé, laissant place à une détermination féroce.

Dans un éclair de folie libératrice, j' ai attrapé le magnifique fraisier d' anniversaire.

Et je l' ai écrasé en pleine figure de ma belle-mère, sous les yeux horrifiés de tous.

« Folle ? Non. Libre. »

Je me suis juré de le plumer, lui prendre tout ce qui me revenait.

Je suis Camille Dubois et je n' ai plus rien à perdre, mais tout à regagner.

Chapitre 1

Le bruit de la petite boîte en velours bleu posée sur la nappe blanche était à peine audible, mais il a résonné dans ma tête comme un coup de tonnerre. Huit ans. Huit ans de mariage avec Antoine Fournier, le chef étoilé que tout Paris s'arrachait. Pour notre anniversaire, il m'offrait une montre. Magnifique, sans doute. Chère, certainement.

Je l'ai regardé, assis en face de moi dans notre propre restaurant, L'Ambroisie, son temple. Il souriait, ce sourire charismatique qui faisait la une des magazines. Mais ses yeux ne me voyaient plus depuis longtemps.

« Ouvre-la, Camille. »

Sa voix était douce, mais impatiente. Comme s'il cochait une case sur une liste de tâches. J'ai obéi, mes doigts tremblants défaisant le ruban. La montre était en or rose, le cadran serti de diamants discrets. Un bijou de reine. Un bijou pour une femme qu'il n'aimait plus.

J'ai levé les yeux vers lui, la boîte encore ouverte entre mes mains.

« C'est très beau, Antoine. Merci. »

Il a hoché la tête, satisfait, et a porté sa coupe de champagne à ses lèvres. C'était le moment. Je ne pouvais plus reculer.

« Je veux divorcer. »

Le champagne s'est arrêté à mi-chemin. Son sourire s'est figé. Il a reposé sa coupe lentement, très lentement.

« Qu'est-ce que tu as dit ? »

« J'ai dit que je veux divorcer, Antoine. »

Un silence glacial est tombé sur notre table, si épais qu'on aurait pu le couper au couteau. Autour de nous, le service continuait son ballet feutré, les clients riaient, personne ne se doutait du drame qui se jouait.

Juste à ce moment-là, une jeune femme s'est approchée de notre table, le visage en larmes. Manon Lefevre. Sa jeune apprentie, sa protégée. Sa maîtresse.

« Chef... Excusez-moi de vous déranger... C'est la sauce... Je l'ai ratée... Le chef de partie m'a crié dessus... »

Elle sanglotait, regardant Antoine avec des yeux de biche effarouchée. Je la regardais, et je sentais le mépris monter en moi. Pas pour elle, pas vraiment. Pour lui.

Antoine s'est immédiatement tourné vers elle, toute son attention focalisée sur sa détresse. Son visage, si dur une seconde avant, s'est adouci.

« Chut, Manon, ce n'est rien. Viens, on va arranger ça. Ne pleure pas. »

Il s'est levé, a posé une main réconfortante sur son épaule, me tournant complètement le dos. Il ne m'a pas jeté un regard, n'a rien dit à propos de ce que je venais de lâcher. C'était comme si je n'existais pas. Comme si ma bombe n'était qu'un pétard mouillé.

Alors qu'il commençait à s'éloigner avec elle, il s'est retourné à moitié, son visage de nouveau une-expression de marbre.

« On en reparlera. Si c'est ce que tu veux. »

Puis il est parti, la consolant, la guidant vers les cuisines. Il l'avait choisie. Encore une fois. Devant moi.

Je suis restée seule à la table, avec la montre de luxe et le goût amer de l'humiliation.

Ce soir-là, je ne suis pas rentrée tout de suite. J'ai marché le long de la Seine, laissant le vent froid me gifler le visage. Quand je suis finalement rentrée dans notre immense appartement bourgeois du 16ème arrondissement, il était là, dans le salon. Il lisait un magazine de cuisine, comme si de rien n'était.

Il n'a pas levé les yeux quand je suis entrée.

« Tu as pris ton temps. »

Je n'ai pas répondu. Je suis allée dans la cuisine me servir un verre d'eau. Il m'a suivie.

« Tiens. »

Il a posé une carte de crédit noire sur le comptoir.

« Prends ça. Achète-toi ce que tu veux. Une voiture, des bijoux... Ça te calmera peut-être les nerfs. »

J'ai regardé la carte. Une American Express Centurion. Illimitée. Sa façon de tout régler. L'argent. Toujours l'argent. Pour acheter mon silence, ma complaisance.

« Je ne veux pas de ton argent, Antoine. Je veux ma liberté. »

Il a soupiré, exaspéré, comme si j'étais une enfant capricieuse.

« Arrête ton cinéma, Camille. On a une vie parfaite. Une belle maison, un fils, un empire. Tu as tout ce dont une femme peut rêver. Qu'est-ce que tu veux de plus ? »

« Toi. Je te voulais, toi. Mais tu n'es plus là. Tu as été remplacé par ce... ce monstre d'ego qui ne pense qu'à ses étoiles et à sa prochaine conquête. »

Il a ri. Un rire sec, méprisant.

« Ne sois pas ridicule. »

« Ridicule ? Tu sais seulement que Louis a un spectacle à l'école demain ? Que c'est le rôle principal ? Non, bien sûr que non. Tu étais trop occupé à... consoler ton apprentie. »

Son visage s'est durci.

« Ne mêle pas Louis à ça. »

« Je ne le mêle à rien ! C'est toi qui l'ignores ! Tu sais qui m'a parlé du spectacle ? Manon. Elle est venue me voir cet après-midi, toute mielleuse. "Oh, Camille, j'espère qu'Antoine pourra se libérer pour le petit Louis, ce serait si important pour lui." Elle s'est installée dans ta vie, dans ton lit, et maintenant elle essaie de s'installer dans la vie de mon fils ! »

La colère montait en moi, une vague brûlante que j'avais contenue pendant des mois, des années.

Il m'a attrapée par le bras, sa poigne était forte.

« Tu vas te calmer. Tout de suite. »

J'ai regardé sa main sur mon bras, puis j'ai levé les yeux vers lui. Pour la première fois, je n'ai pas vu de la peur dans mon propre reflet dans ses yeux. J'ai vu une flamme.

D'un geste brusque, je me suis dégagée. J'ai sorti la montre de mon sac à main, celle qu'il m'avait offerte quelques heures plus tôt. Je ne l'ai pas ouverte. Je lui ai jeté la boîte en velours à la figure.

Elle l'a heurté en pleine poitrine, avec un bruit sourd.

« Garde-la. Offre-la à Manon pour votre premier anniversaire officiel. Moi, pour le mien, je m'offrirai des papiers de divorce. »

Et sur ces mots, je lui ai tourné le dos, et je suis partie dans notre chambre, claquant la porte derrière moi. Le silence qui a suivi était plus assourdissant que n'importe quel cri.

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Chapitre 2

Le lendemain matin, je me suis réveillée avec une sensation étrange. Pas de tristesse. Pas de larmes. Juste un vide immense et, curieusement, un sentiment de soulagement. C'était fini. La comédie était terminée. Je n'avais plus à prétendre, à sourire, à avaler les couleuvres. La nuit avait été un cauchemar éveillé. J'avais fait et refait la scène dans ma tête, chaque mot, chaque geste. Mais en me levant, en voyant le soleil filtrer à travers les rideaux, je me sentais plus légère.

Il n'était pas dans le lit. Il n'était pas rentré de la nuit. Ou peut-être était-il parti avant mon réveil. Peu importe. J'ai pris une longue douche, laissant l'eau chaude couler sur moi, comme pour laver les huit dernières années. J'ai enfilé un jean et un simple t-shirt, des vêtements que je ne portais jamais, lui qui aimait me voir en robes de créateurs.

Quand je suis sortie de la chambre, il était dans le salon, une valise à ses pieds. Il était habillé impeccablement, comme toujours. Prêt à partir.

« Je pars quelques jours à Lyon. Pour une conférence. »

Je n'ai rien dit. J'ai hoché la tête.

Il m'a regardée, attendant une réaction. Une crise, des pleurs, des supplications. Il n'a rien eu de tout ça. Juste mon silence. Ça l'a déstabilisé.

« Camille, ce que tu as dit hier soir... »

« C'était la vérité, Antoine. Chaque mot. »

Il a passé une main dans ses cheveux, un geste de frustration.

« Tu es en train de tout gâcher. Pour une crise de jalousie stupide. »

« Stupide ? Tu appelles ça stupide ? »

J'ai ri, un rire sans joie.

« Pars, Antoine. Va à ta conférence. Va retrouver Manon, elle doit sûrement t'accompagner. Fais ce que tu as à faire. Quand tu reviendras, je ne serai plus là. »

Son visage est devenu blême. Il a compris que je ne bluffais pas. Mais l'arrogance a vite repris le dessus.

« Très bien. Fais comme tu veux. Mais ne viens pas pleurer quand tu n'auras plus rien. »

Il a attrapé sa valise et est parti sans un regard en arrière. La porte s'est refermée derrière lui. Et je me suis sentie libre.

Je me suis assise sur le canapé en cuir hors de prix, et les souvenirs ont afflué. Comment en étions-nous arrivés là ? Je me suis souvenue de notre rencontre. J'étais cheffe pâtissière dans un petit bistrot de quartier qui commençait à faire parler de lui. Lui était déjà une étoile montante, arrogant, sûr de lui. Il était venu dîner un soir avec des critiques gastronomiques.

Il avait détesté tout le repas, mais il avait commandé mon dessert signature, une simple tarte au citron meringuée, déstructurée. Après le service, il avait débarqué dans ma cuisine.

« C'est vous qui avez fait ça ? »

Il avait pointé l'assiette vide. J'avais hoché la tête, sur la défensive.

« C'est la seule chose de potable que j'ai mangée ce soir. C'est même génial. »

Je l'avais dévisagé, surprise.

« Vous devriez travailler pour moi. »

« Non merci. J'aime bien mon poste ici. »

« Je vous paierai le double. »

« L'argent ne m'intéresse pas. »

Il avait ri, charmé par mon audace. Il n'avait pas l'habitude qu'on lui dise non. Pendant des semaines, il m'a harcelée. Il venait dîner tous les soirs. Il m'envoyait des fleurs, des invitations. Je refusais tout. Il m'agaçait autant qu'il m'intriguait. Sa passion pour la cuisine était dévorante, absolue. C'était la seule chose que nous avions en commun.

Puis, un soir, mon monde s'est effondré. Mon père, qui m'avait élevée seul et m'avait transmis l'amour de la pâtisserie, est décédé subitement d'une crise cardiaque. J'étais anéantie. J'ai fermé mon restaurant, je ne sortais plus de mon appartement. Je ne répondais plus à personne.

Un jour, on a sonné à ma porte. C'était Antoine. Je ne sais pas comment il avait eu mon adresse. Je lui ai dit de partir. Il a refusé. Il a forcé le passage, a vu l'état de mon appartement, le chaos dans lequel je vivais. Il n'a rien dit. Il est allé dans ma cuisine, a ouvert le frigo vide, les placards. Il est ressorti. Il est revenu une heure plus tard avec des sacs de courses.

Pendant une semaine, il a vécu chez moi. Il a nettoyé, rangé. Il m'a cuisiné des plats simples et réconfortants. Il me forçait à manger. Il me parlait, pas de mon deuil, mais de cuisine, de projets, de saveurs. Il m'a ramenée à la vie, petit à petit. Il a été mon ancre, mon sauveur.

Un soir, alors que nous étions assis en silence dans le salon, il a pris ma main.

« Je ne te laisserai jamais tomber, Camille. Jamais. »

Je me suis mise à pleurer, toutes les larmes que j'avais retenues depuis des semaines. Il m'a prise dans ses bras. Et ce soir-là, je suis tombée amoureuse de lui.

Je me suis mariée avec l'homme qui m'avait sauvée. J'ai abandonné ma carrière pour soutenir la sienne, pour construire notre famille, notre empire. J'étais heureuse de le faire. Pour lui.

Debout dans le salon vide, je me suis souvenue d'une promesse que je m'étais faite, juste après la mort de mon père. Je m'étais juré que plus jamais je ne ferais de tarte au citron. C'était le dessert de mon père, notre lien. Le jour où je referais cette tarte, ce serait le jour où je serais enfin guérie de mon chagrin.

Je n'en avais jamais refait. Pas en huit ans.

J'ai regardé mes mains. Il était peut-être temps de se remettre aux fourneaux.

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