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Mon Mari, Mon Ennemi Juré

Mon Mari, Mon Ennemi Juré

Auteur:: Dancing Loon
Genre: Moderne
La première chose que j\'ai sentie en me réveillant à l\'hôpital, ce fut la douleur lancinante à l\'arrière de ma tête. Mon ventre, cette protection ultime pour mon bébé de huit mois, était toujours là, avec ses petits coups de pied rassurants. Mais en tendant l\'oreille, j\'ai surpris des murmures derrière la porte, des voix que je connaissais trop bien. Celle de Marc, mon mari, le célèbre chef étoilé, et celle de Sophie Moreau, la critique culinaire la plus en vue de Paris. « Est-ce que c\'est fait ? » a demandé Marc d\'une voix basse et contrôlée. « Presque. Le médecin a dit que la chute était violente, mais le bébé a tenu. Quelle résilience, n\'est-ce pas ? C\'est presque dommage, » a répondu Sophie dans un rire cristallin. Mon sang s\'est glacé. Ils parlaient de moi, de ma chute dans les escaliers. Ce n\'était donc pas un accident. C\'était une tentative de meurtre. Plus tard, Marc, l\'acteur parfait, m\'a tendu un verre, me disant que c\'était pour les complications. J\'ai senti une chaleur étrange et douloureuse se propager dans mon ventre. Ils venaient de me condamner, de me mutiler. Mais ils ne savaient pas qu\'ils venaient de créer leur pire ennemie. Mon empire, tout ce que j\'ai construit, doit rester intact. J\'ai soupiré. Je ne pouvais pas avoir cet enfant.

Introduction

La première chose que j\'ai sentie en me réveillant à l\'hôpital, ce fut la douleur lancinante à l\'arrière de ma tête.

Mon ventre, cette protection ultime pour mon bébé de huit mois, était toujours là, avec ses petits coups de pied rassurants.

Mais en tendant l\'oreille, j\'ai surpris des murmures derrière la porte, des voix que je connaissais trop bien.

Celle de Marc, mon mari, le célèbre chef étoilé, et celle de Sophie Moreau, la critique culinaire la plus en vue de Paris.

« Est-ce que c\'est fait ? » a demandé Marc d\'une voix basse et contrôlée.

« Presque. Le médecin a dit que la chute était violente, mais le bébé a tenu. Quelle résilience, n\'est-ce pas ? C\'est presque dommage, » a répondu Sophie dans un rire cristallin.

Mon sang s\'est glacé.

Ils parlaient de moi, de ma chute dans les escaliers.

Ce n\'était donc pas un accident.

C\'était une tentative de meurtre.

Plus tard, Marc, l\'acteur parfait, m\'a tendu un verre, me disant que c\'était pour les complications.

J\'ai senti une chaleur étrange et douloureuse se propager dans mon ventre.

Ils venaient de me condamner, de me mutiler.

Mais ils ne savaient pas qu\'ils venaient de créer leur pire ennemie.

Mon empire, tout ce que j\'ai construit, doit rester intact.

J\'ai soupiré.

Je ne pouvais pas avoir cet enfant.

Chapitre 1

La première chose que je sentis en me réveillant fut une douleur sourde à l'arrière de ma tête, un martèlement constant qui résonnait dans mon crâne. L'odeur d'antiseptique et de draps propres emplit mes narines, une odeur stérile et impersonnelle qui me confirma que je n'étais pas chez moi. J'ouvris lentement les yeux. Les lumières fluorescentes du plafond me firent grimacer. J'étais dans une chambre d'hôpital, seule. Ma main se posa instinctivement sur mon ventre. Mon bébé. Il était toujours là. Je sentis un léger mouvement, un petit coup de pied rassurant.

Un soupir de soulagement m'échappa. J'étais enceinte de huit mois, et chaque jour était un mélange d'attente joyeuse et d'anxiété.

Je tentai de me souvenir. Les escaliers. J'étais dans notre maison, je descendais pour préparer le dîner. Marc, mon mari, le célèbre chef étoilé Marc Chevalier, était juste derrière moi. J'avais senti une pression dans mon dos. Pas une bousculade violente, juste une poussée, presque désinvolte. Puis le vide. Ma chute dans les escaliers m'apparut en flashs décousus, une image floue et terrifiante. Un accident, m'étais-je dit avant de perdre connaissance. Un stupide accident.

La porte de la chambre était entrouverte, laissant filtrer des murmures. Je reconnus immédiatement la voix de Marc, basse et contrôlée.

« Est-ce que c'est fait ? »

Une autre voix, féminine, douce et mielleuse, lui répondit. Une voix que je connaissais trop bien. Sophie Moreau, la critique culinaire la plus en vogue de Paris, celle qui avait fait et défait des carrières, y compris celle de Marc.

« Presque. Le médecin a dit que la chute était violente, mais le bébé a tenu. Quelle résilience, n'est-ce pas ? C'est presque dommage. »

Un rire léger et cristallin suivit ses paroles. Un frisson glacé parcourut mon échine.

Marc soupira, un son empreint d'impatience.

« Il faut que ça s'arrête, Sophie. Je ne peux pas avoir cet enfant. Il ne peut pas être mon héritier. Mon empire, tout ce que j'ai construit, doit rester intact, sans la moindre tache. Une femme comme Claire, la fille d'un simple boulanger, et son enfant... Ça diluerait tout. »

Le choc me coupa le souffle. Chaque mot était une gifle. Mon cœur se serra si fort que j'eus l'impression qu'il allait éclater dans ma poitrine.

Sophie reprit, sa voix maintenant un murmure conspirateur.

« Ne t'inquiète pas, mon amour. Nous avons un autre plan. Le médecin est de notre côté. Il va lui administrer un traitement. Officiellement, c'est pour éviter les complications après la chute. Officieusement... disons simplement qu'elle ne pourra plus jamais avoir d'enfant. Le problème sera réglé à la source. Et pour le restaurant, j'ai déjà commencé à préparer le terrain. Quelques rumeurs bien placées sur l'hygiène, un ou deux articles assassins... d'ici quelques mois, sa réputation sera en ruines. Elle n'aura plus rien. Ni l'enfant, ni l'argent, ni l'honneur. »

Je restai pétrifiée, les yeux fixés sur le plafond blanc. Mon mariage. Notre amour. Tout n'était qu'une mise en scène, une illusion soigneusement entretenue. Marc ne m'avait jamais aimée. Il s'était servi de moi, de mon soutien, de mon amour inconditionnel pour bâtir son empire, et maintenant que j'étais sur le point de lui donner un héritier, il me jetait comme un déchet. Lui et sa maîtresse, cette femme ambitieuse et cruelle, avaient planifié ma destruction.

La poussée dans les escaliers. Ce n'était pas un accident. C'était une tentative de meurtre. Ils avaient essayé de tuer mon enfant. Une rage sourde et puissante monta en moi, brûlant mes larmes avant même qu'elles ne puissent couler. Je sentis une nouvelle douleur dans mon ventre, une crampe aiguë. Je me mordis la lèvre pour ne pas crier, pour ne pas trahir le fait que j'avais tout entendu.

Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit complètement. Marc entra, son visage affichant une expression d'inquiétude parfaitement jouée. Sophie se tenait derrière lui, l'air contrit et désolé.

« Ma chérie, tu es réveillée, » dit Marc en s'approchant du lit. « Mon Dieu, j'ai eu si peur. Comment te sens-tu ? »

Il prit ma main. Son contact me brûla. Je le regardai, cherchant une fissure dans son masque, une lueur de la vérité monstrueuse que je venais d'entendre. Il n'y en avait aucune. Il était l'acteur parfait.

Sophie s'avança à son tour.

« Claire, je suis tellement désolée. Quand Marc m'a appelée, j'étais effondrée. Si tu as besoin de quoi que ce soit... »

Je détournai le regard, incapable de supporter sa fausse compassion.

Marc se tourna vers la table de chevet où se trouvait un verre d'eau et un petit sachet de poudre.

« Le médecin a dit que tu devais prendre ça. C'est pour la douleur et pour éviter les contractions. »

Il déchira le sachet et versa la poudre blanche dans l'eau. Le liquide devint légèrement trouble. Il me tendit le verre. Nos regards se croisèrent. Le sien était insistant, presque menaçant sous son vernis de sollicitude. Je savais ce qu'il y avait dans ce verre. C'était le poison qui allait détruire une partie de moi pour toujours. J'étais prise au piège. Si je refusais, il trouverait un autre moyen. J'étais affaiblie, seule. Pour l'instant, je devais jouer leur jeu.

Mes mains tremblaient en prenant le verre. Je le portai à mes lèvres et bus le contenu d'un trait, sans respirer. Le liquide avait un goût amer, métallique. Quelques instants plus tard, une chaleur étrange et douloureuse se propagea dans mon bas-ventre, une brûlure chimique qui n'avait rien à voir avec la chute. C'était la sentence. Ils venaient de me condamner, de me mutiler de l'intérieur.

Marc sourit, un sourire satisfait qui ne dura qu'une fraction de seconde, mais que je vis.

« Voilà, ma chérie. Repose-toi maintenant. Tout va bien se passer. Je suis là pour toi. »

Il se pencha pour m'embrasser sur le front. Son baiser me fit l'effet d'une braise ardente sur la peau. Je fermai les yeux, cachant la haine qui bouillonnait en moi. Ils pensaient m'avoir détruite. Ils ne savaient pas encore qu'ils venaient de créer leur pire ennemie.

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Chapitre 2

Le lendemain, Marc me ramena à la maison. L'appartement, qui avait été mon havre de paix, me semblait maintenant froid et hostile, chaque objet me rappelant le mensonge dans lequel j'avais vécu. Il s'occupait de moi avec une attention théâtrale, me préparant des repas, s'assurant que j'étais confortablement installée dans le canapé, me couvrant de mots doux qui sonnaient désormais comme des insultes. Je jouais le rôle de la femme convalescente et reconnaissante, mon visage un masque de tranquillité alors qu'à l'intérieur, une tempête faisait rage.

La douleur dans mon ventre était un rappel constant de leur trahison.

Ce soir-là, Marc annonça qu'il devait se rendre à son restaurant principal pour une urgence. Une excuse bidon, je le savais. Il allait retrouver Sophie. Dès que la porte se ferma derrière lui, je me levai. Ma mission était claire : trouver des preuves. Des preuves tangibles de leur liaison et de leur complot.

Je commençai par son bureau. Marc était méticuleux, presque obsessionnel. Mais l'arrogance le rendait négligent. Je fouillai ses tiroirs, ses dossiers, sans succès. Puis mon regard se posa sur sa mallette. À l'intérieur, caché sous une pile de documents, se trouvait un deuxième téléphone. Un modèle récent, différent de celui qu'il utilisait officiellement. Mon cœur se mit à battre la chamade. Je l'allumai. Il n'y avait pas de code de verrouillage. L'arrogance, encore.

L'écran d'accueil s'illumina, affichant une photo de lui et Sophie, enlacés sur une plage de sable blanc, le soleil couchant en arrière-plan. Ils riaient, heureux et insouciants. Je sentis une nausée monter. J'ouvris la galerie de photos. Il y en avait des centaines. Des dîners romantiques, des week-ends à la campagne, des voyages exotiques. Des moments volés, des souvenirs d'une vie parallèle qu'il avait menée dans mon dos. Une vie où j'étais l'obstacle, l'inconvénient.

Puis, j'ouvris les messages. La conversation avec Sophie était épinglée en haut de la liste. Je fis défiler des mois, des années de messages. Des déclarations d'amour enflammées, des promesses d'un avenir commun, des plans détaillés pour se débarrasser de moi.

« Quand est-ce que tu la quittes enfin ? » demandait Sophie dans un message datant de six mois.

« Bientôt, mon amour. Il faut que je sois prudent. Elle est naïve, mais pas stupide. Je dois m'assurer qu'elle parte sans rien. L'empire d'abord. »

Un autre message, plus récent, me glaça le sang.

« Le plan pour le restaurant de son père est en marche. Les critiques que j'ai payées vont le démolir. Et le sabotage de l'hygiène sera la touche finale. Il fermera boutique, et elle n'aura plus aucun filet de sécurité. »

Je continuai à lire, chaque mot creusant un peu plus le gouffre dans ma poitrine. Il y avait des détails sur leurs transactions financières, des virements d'argent vers des comptes secrets, des investissements faits au nom de Sophie. Il la couvrait de cadeaux luxueux, lui offrait la vie de reine que je croyais être la mienne. Pour mon anniversaire, il m'avait offert un simple bouquet de fleurs, prétextant être trop occupé. Pour celui de Sophie, il lui avait acheté un appartement avec vue sur la Seine. Le contraste était brutal, humiliant. Il me traitait comme une obligation, elle comme un trésor.

La vérité était là, crue et indiscutable, sur cet écran lumineux. J'avais été une idiote. Une idiote amoureuse et aveugle. La douleur laissa place à une froide résolution. Je ne pleurerais pas. Pas pour lui. Je pris mon propre téléphone et, méthodiquement, je photographiai chaque conversation, chaque photo compromettante, chaque relevé bancaire. Je sauvegardai tout sur un cloud sécurisé. C'étaient mes armes.

Une fois ma tâche terminée, je reposai le téléphone exactement où je l'avais trouvé et retournai m'allonger sur le canapé, juste avant que Marc ne rentre. Il sentait le parfum de Sophie.

« Tout s'est bien passé ? » lui demandai-je d'une voix neutre.

« Oui, juste un petit problème avec un fournisseur. Rien de grave. »

Il mentait en me regardant droit dans les yeux. Je hochai la tête, le cœur lourd mais l'esprit clair. La décision était prise. Je n'allais pas seulement le quitter. J'allais le détruire avec les mêmes armes qu'il avait utilisées contre moi : la planification, la précision et l'absence totale de pitié.

Cette nuit-là, je ne dormis pas. Allongée à côté de cet homme qui était devenu un étranger, un monstre, je planifiai ma fuite et ma vengeance. Je pensai à mon père, à sa boulangerie, à l'odeur du pain chaud qui avait bercé mon enfance. Il m'avait transmis sa passion, son savoir-faire, et une recette de pain secrète, un héritage familial qui se transmettait de génération en génération. C'était tout ce qu'il me restait. Ce serait ma fondation. Je renaîtrais de mes cendres, et je les brûlerais avec mon feu.

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