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Mon Loup et moi

Mon Loup et moi

Auteur:: NashOcean
Genre: Romance
À l'âge de 22 ans, Julie a perdu foi en l'amour. Trahie par son petit-ami, elle a renoncé à tout espoir, croyant que l'amour était un mirage insaisissable. Cependant, une nuit fatidique, sa rencontre avec un séduisant barman va chambouler son cœur timide. Au fil d'une soirée enivrante, un pacte est scellé, un arrangement mystérieux qui va éveiller en elle des sentiments qu'elle croyait éteints. Sous l'influence de cet homme expérimenté, elle va découvrir l'amour, la passion, et les délices charnels. Mais derrière les apparences envoûtantes, se cache un jeune homme hanté par des secrets obscurs. En réalité, il est un terrifiant tueur à gage, un loup-garou capable de se métamorphoser à volonté. Leur amour naissant est pris dans un étau de mystères et de dangers insoupçonnés.

Chapitre 1 Chapitre 1 : Mon Futur

Je ne savais pas exactement comment je m'étais retrouvé ici. Peut-être était-ce la tristesse et le désespoir qui avaient guidé mes pas jusqu'à ce petit bar. Je voulais me bourrer la gueule, mais je ne pouvais pas.

Je n'avais jamais vraiment aimé ça, l'alcool, que ce soit le goût ou l'effet qu'il avait. J'avais pourtant envie de noyer ma colère sous un torrent d'alcool de manière dramatique, comme le personnage d'une série pour adolescent.

L'endroit où j'avais atterri était assez impressionnant. Le bar, de couleur noire, était illuminé par des néons blancs suspendus au plafond et sur le sol. Les tabourets étaient constitués de pieds dorés, d'un repose-pied noir et d'un coussin en cuir luisant.

Des banquettes noires aux designs élégants, semblant affreusement confortables, trônaient à l'arrière du bar. Je me dirigeai vers l'un des tabourets et m'y assis.

Je n'étais jamais venu dans cet endroit, et pourtant, je n'habitais pas très loin. J'observais les personnes autour de moi, rire et discuter au fur et à mesure que leurs verres d'alcool se vidaient. Dans l'air flottait une odeur enivrante de cannelle. J'avais l'impression que tous mes muscles se détendaient.

Et finalement, il arriva.

Son entrée dans le bar attira tous les regards, y compris le mien. Il était grand, vraiment grand, dépassant probablement les 1,90 mètres. Mon regard se posa sur son visage et l'analysa. J'observais sa mâchoire carrée et ses yeux bruns qui luisaient de manière malicieuse. Mais ce qui me frappa immédiatement fut sa musculature parfaitement définie, mise en valeur par son débardeur noir.

Ses cheveux châtain foncé étaient courts sur les côtés, des petits diamants ornaient ses oreilles, et un pendentif en argent, dont la finition était dissimulée sous son débardeur, peut-être une croix ?

Une musculature parfaitement sculptée qui semblait refléter des années d'efforts et de travail acharné. Je ne pouvais m'empêcher d'observer sa peau et ses abdominaux qui se dessinaient à travers le coton du débardeur, comme de petites bosses parfaitement alignées sur son ventre. Ses pectoraux saillants et ses bras puissants étaient décorés de petits tatouages.

Il passa derrière le bar et s'approcha de la bar woman qu'il prit dans ses bras. Il s'arrêta finalement devant moi, posa ses avant-bras sur le bar devant moi, plongeant son regard dans le mien.

Son sourire était éclatant, un mélange de confiance en soi et d'assurance presque déroutante. Ses yeux ténébreux chatoyaient comme des joyaux en m'observant. Il se tenait là, fermement accoudé, me laissant le dévorer des yeux, comme s'il avait l'habitude d'être admiré.

Je pouvais sentir la chaleur de son corps, tout comme cette étrange chaleur naissante entre mes jambes. Son parfum masculin flottait dans l'air, éveillant mes sens avec son odeur boisée enivrante.

Chaque mouvement qu'il faisait, chaque contraction de ses muscles, faisait palpiter mon cœur.

-"Tu as fini de me reluquer ?" me demanda-t-il, me prenant par surprise.

Je l'avais effectivement dévisagé comme une personne en manque. Je le regardais avec envie, au point de me mordre la lèvre inférieure.

Sa voix était bien plus grave que je ne l'avais imaginé, et un frisson parcourut mon dos à l'instant où il parla. Il était physiquement irréprochable, sans aucun défaut apparent. Son regard puissant plongea dans le mien, et j'avais l'impression qu'il pouvait lire en moi.

-"Je suis désolée", murmurai-je, perturbée par l'intensité de mes sentiments. "Je n'ai pas l'habitude de fréquenter des bars, enfin, en général."

Je parlais sans bégayer, ce qui était un miracle en soi.

-"Une mauvaise journée ?" me demanda-t-il.

-"Plutôt un mauvais mois", je répondis

Ma réponse le fit sourire, dévoilant ses dents blanches d'un sourire radieux. Cet homme, ou plutôt ce garçon, car il devait avoir le même âge que moi, entre 20 et 25 ans, était physiquement divin, digne des dieux grecs.

Et cette odeur... Juste en fermant les yeux, je pouvais imaginer qu'il s'approchait de moi, me serrant contre lui. Non, je l'imaginais faire des choses auxquelles je n'avais jamais pensé auparavant. Mais qu'est-ce qui m'arrivait ? Mon cœur battait violemment, ma gorge était nouée, je sentais la transpiration, et j'étais sûre que le bas de mon ventre...

Mon esprit était submergé par un flot d'images et de scénarios à caractères sexuels basés sur ma faible expérience, pour être honnête. Ma poitrine réagissait étrangement, et j'étais convaincue que si j'avais porté un t-shirt blanc, on aurait pu voir mes seins pointer.

"Qu'est-ce que je peux te servir ?" me demanda-t-il. Rougissante, je lui répondis timidement : "Un coca avec une rondelle de citron."

Oui,j'avais abandonné l'idée de boire de l'alcool.

Un léger rictus envahit à nouveau son visage. Il ne devait pas être habitué à ce genre de demande, surtout dans un bar. Il se retourna, sortit une bouteille de verre de Coca-Cola d'un petit réfrigérateur sous le bar et posa sa main sur le bouchon. Il le tourna rapidement, faisant ressortir une veine saillante sur son bras musclé.

Il ajouta ensuite une rondelle de citron qu'il coupa devant moi et me la tendit sur une soucoupe.

Je pressais le citron dans le coca et le bus doucement. Il plongea son regard dans le mien, encore. Son regard avait une intensité brûlante, comme si j'étais déjà à lui.

Il détourna pourtant le regard quand un couple entra dans la pièce et se dirigea vers eux.

La discussion semblait assez étrange de loin. L'homme tenait fermement sa petite amie et tous deux se dirigèrent vers une banquette. L'homme paraissait en colère.

Le barman revint vers moi et souffla lourdement avant de me sourire.

-"J'ai ça chaque soir, un couple dont le gars se sent menacé et essaie de jouer les gros durs en bombant le torse et en aggravant la voix. J'imagine que c'est normal, je suis sûr que je pourrais la faire finir dans mon lit si j'essayais vraiment."

La modestie...

Il hocha la tête à nouveau en souriant.

-"Désolé, je dois sonner comme un connard arrogant. Ce n'est pas le but, c'est juste que ça me fait un peu chier et que ça me donne envie de faire une connerie, du style d'aller à leur table et de lui rouler une pelle."

J'aurais bien aimé voir ça.

-"Et toi, il continue,qu'est-ce qui t'a poussée à venir dans ce bar un samedi soir pour boire un coca avec une rondelle de citron ?"

-"Et bien, pour faire court, je lui répondis, mon mec m'a trompée avec ma meilleure amie parce que je refusais de coucher avec lui et maintenant, il s'affiche ouvertement sur les réseaux sociaux comme étant le meilleur couple."

Ah...

-"C'était il y a trois mois, et dans quelques jours, il y a la réunion de retrouvailles des anciens élèves et ils vont sûrement venir ensemble. Je voulais trouver quelqu'un pour m'y accompagner, pour leur montrer que j'avais survécu et que je me portais bien, même si c'est complètement faux, mais je n'ai trouvé personne."

Je ne sais pas pourquoi je parlais. Les mots s'échappaient de ma bouche et déferlaient sur mon bel inconnu. Il devait me prendre pour une folle, mais je ne pouvais plus m'arrêter.

-"J'avais pensé à demander à quelqu'un de se faire passer pour mon copain, mais je n'ai trouvé personne. Je vais me faire ridiculiser encore..."

Je levais le regard, il m'observait en souriant.

-"Oh... désolée, je ne voulais pas t'ennuyer."

-"T'inquiète, princesse, il réponds, je trouve ton histoire vachement intéressante."

Princesse ?

PRINCESSE ?

Mon cœur allait lâcher.

Le temps passait et les clients disparaissaient les uns après les autres. Les barmans travaillaient tous, sauf lui, chose que je lui fis remarquer.

_"C'est surtout que je suis le patron en fait, je viens filer un coup de main parce que j'ai du temps et que je ne veux pas rester affalé sur mon canapé."

-"Mais tu es jeune, tu dois avoir mon âge, tu..."

-"Des placements judicieux, il m'explique,les bonnes fréquentations, un travail acharné, des économies, et un peu de chance..."

Il me regardait avec une telle intensité, ses yeux me dévoraient. Il passa rapidement sa main dans ses cheveux et attrapa une bière qu'il ouvrit pour lui. Toutes ses actions, aussi minuscule soit-elle, étaient affreusement séduisantes. J'observais le liquide disparaître entre ses lèvres, me mordant à nouveau la lèvre inférieure. Je ne savais pas comment faire pour communiqué avec lui. Il semblait beaucoup trop bien pour moi, d'un point de vue physique tout du moins.

- "Tu sais, c'est probablement la plus longue discussion que j'ai eue avec une personne autre qu'un membre de ma famille depuis que je me suis fait tromper. "

- "Heureux de pouvoir de servir de psy. Martha; tu peux fermer?"

La barwomen situé à l'autre bout de pièce hôcha la tête. Le jeune homme enfila alors sa veste et se dirigea vers la porte.

- "Tu viens ?"

Un peu surprise, je me levais déjà et me dirigerais vers la porte avec lui. Il me la tenait et je passa devant lui. La rue était plongée dans un froid glacial qui vint embrasser mon visage. Le ciel était dégagé et l'on pouvait observer les étoiles brillant dans le ciel noir. La lune était pleine et scintillait. La rue, quant à elle, était éclairé par des lampadaires qui émettaient des lumières blanchâtres.Cet océan d'étoile captiva mon regard. Je sentais l'immensité de l'univers et à quel point j'étais minuscule. Il se dirigea finalement vers une Jeep noire assez énorme.

- "Tu veux que je te raccompagne chez toi ?"

Je ne rétorquais rien, j'avais besoin d'y réfléchir.

- "Oui, c'est vrai que monter dans la voiture d'un inconnu, ce n'est pas la meilleure des idées. Mais te laissez rentre chez toi à pieds, alors qu'il est environ 2h du matin, c'est pas non plus une super idée."

Il avait raison, surtout que je devais prendre le Rer et qu'à cette heure; il était fort possible qu'un groupe me siffle dans la rue ou me poursuivent de manière insistante.

- "D'accord, mais alors, tu me dis ton prénom au moins ?"

- "Liam."

Chapitre 2 Chapitre 2 : Pacte

En ouvrant les yeux, je remarquai d'abord le plafond blanc. Ce n'était pas le mien. La peur m'envahit d'abord.

Le barman... Liam...

Le lit était gigantesque, probablement de taille king. Les draps étaient d'un satin soyeux noir, et la couverture blanche dans laquelle j'avais été enroulée comme un taco caressait ma peau à chacun de mes mouvements.

Je me libérai et posai mes pieds sur le tapis noir qui recouvrait le sol. J'observai la pièce : deux tableaux représentant des lions étaient posés contre les murs également noirs. Une lampe, quant à elle, était entourée d'un abat-jour circulaire de couleur dorée, décorant le fond de la pièce. Le noir et le doré devaient être ses couleurs préférées, car les deux s'harmonisaient dans cet espace.

Je me levai difficilement et me dirigeai vers la porte.

C'était un appartement sur deux étages. À cet étage, il y avait deux grandes chambres, une salle de bain ainsi que des toilettes de taille conséquente.

L'escalier donnait, par ailleurs, sur une baie vitrée menant à un balcon où trônaient plusieurs plantes différentes. Le salon, quant à lui, était meublé de deux gigantesques canapés noirs placés perpendiculairement l'un à l'autre, en face d'une grande télévision. La cuisine était proche de l'entrée, mais on aurait pu la confondre avec le salon. Il y avait une gigantesque table au milieu de celle-ci, une banquette collée près du mur donnant sur un autre balcon.

C'était un appartement vraiment impressionnant. Il était magnifique.

Le barman, ou plutôt Liam, était près de la cuisinière en train de préparer quelque chose. Il était torse nu, ne portant qu'un short de sport vert qui laissait légèrement apparaître son boxer. J'observais son dos musclé que je découvrais pour la première fois. Il était parfait.

Ses trapèzes, en particulier, lui donnaient une certaine largeur au dos.

-"Tu peux arrêter de me mater ?", demanda-t-il, comme s'il avait des yeux derrière la tête. Il se tourna et plongea de nouveau ses yeux dans les miens avec une telle intensité que je crus que mes jambes allaient lâcher.

Mes yeux descendirent pour admirer les tatouages qui ornaient son torse que je découvrais, deux chiens, l'un calme, l'autre aboyant, et d'autres tatouages décoraient ses bras et épaules. J'avais envie de le toucher.

"Tu sais, t'endormir dans la voiture d'un inconnu, c'est vraiment incroyablement imprudent."

Il avait raison, j'avais été imprudente et cette soirée aurait pu très mal se terminer.

Mais c'était aussi la première fois que je rentrais chez un homme, autre que mon ex, et malgré ses paroles, mon regard se focalisait sur ses muscles, ses lèvres et ses yeux brillants d'une manière étrange. Je l'imaginais me prendre sauvagement contre la cuisinière.

Non.

Je ne pouvais pas.

Des souvenirs de ma famille me revinrent en mémoire et je ressentis un certain dégoût envers moi-même. Sans pouvoir le contrôler, une larme roula sur mes joues. Puis une seconde, et un torrent.

-"Putain, je t'ai vraiment fait chialer là ?"

-"Non, je suis désolée, ce n'est pas ta faute."

Ma voix était étouffée et essoufflée, les larmes continuaient de couler et ma gorge était serrée. Il s'approcha de moi et essuya mes larmes d'un revers de pouce. Le contact de sa main sur ma peau me fit frissonner. Son toucher était doux et je crus réellement m'effondrer. Il enroula ses bras autour de mes épaules et me serra près de lui, avant de poser un baiser sur mon crâne.

-"Tu vas arrêter de chialer maintenant ?", demanda-t-il.

J'avais l'impression d'avoir raté un épisode. Ma tête se posa sur le haut de sa poitrine musclée. Sa peau était douce et brûlante, une odeur incroyablement sexy s'en dégageait.

Ses muscles m'enlaçaient avec douceur et finalement, mes larmes cessèrent. Il devait croire que j'étais complètement folle. Il recula finalement et prit entre ses doigts une tartine de pain grillé recouverte d'un œuf au plat qu'il avait déjà entamée.

-"Je ne veux pas que tu me prennes pour une folle, c'est juste que... enfin, je ne sais pas si raconter ma vie à un inconnu soit une bonne idée, mais j'en ai envie..."

-"À quel point en as-tu envie ?"

Je m'assis près de lui. Il me tendit un panier rempli de pâtisseries chaudes. Je saisis l'un des croissants que j'enfournai dans ma bouche pour calmer ma faim.

-"C'est étrange pour moi de parler ouvertement de mes sentiments, mais vu que tu restes un inconnu, peut-être ai-je moins peur des répercussions."

Il haussa les épaules.

-"J'ai été élevée dans une famille très religieuse, où la vision du rôle de la femme était extrêmement conservatrice. Le sexe était considéré comme quelque chose de profondément mauvais pour les femmes. Il fallait rester prude pour préserver son honneur et celui de sa famille."

Il parut surpris, mais ne répondit rien.

-" Je n'ai pas reçu la même éducation que mon frère. Lui était connu pour coucher avec toutes les filles, et pourtant, jamais une remarque lui fit faite. Mais moi, il m'aurait chassé de la maison si jamais j'avais cédé au plaisir charnel. À l'âge de mes 18 ans, je suis parti, mais toutes ces leçons me sont restées. Et maintenant, j'ai 23 ans, et j'ai toujours pas eu le courage de partager une nuit avec un homme. C'est après cela que j'ai rencontré Nathan à l'université, il était gentil et séduisant, et je suis tombée amoureuse. Et puis, je me suis faite une amie, Amy. Elle était bien plus extravertie que moi, elle faisait la fête, se foutait des règles, couchait avec des garçons comme elles le souhaitaient. Et je crois que j'étais un peu jalouse, je voulais lui ressembler. Et finalement, j'ai découvert que depuis des mois, ces deux-là se tapaient dans mon dos. Et depuis, ils vivent leurs meilleures vies ensemble, s'affichent sur les réseaux et tout le monde est au courant de cette humiliation. Et cette réunion... Ils seront là, et il y aura aussi ma famille, mon frère arrogant, mon enfoiré de père, et je veux juste leurs montrés que j'ai survécu, que je vais bien, que je suis heureuse. Je ne veux plus que me venger, je veux aussi finalement céder mon corps à quelqu'un qui pourra me libérer de ces chaînes."

- "Et cette personne, c'est moi ?"

Je devins rouge et détourna le regard.

- Peut-être, je répondis honteusement.

- "Écoute, tu es une fille gentille, ça se voit, mais ce n'est pas mon cas. Je t'ai fait bonne impression, ok, mais je suis loin d'être quelqu'un de bien, au contraire."

Ces mots-là, ils les avaient prononcés avec une gravité effrayante. C'était une sorte de mise en garde que j'avais du mal à saisir. Il avait vraiment été plutôt gentil avec moi. Mais c'était vrai, que je ne le connaissais pas.

- "La réunion est dans moins d'une semaine, je n'aurai jamais le temps de trouver quelqu'un d'autre aussi séduisant que toi. De plus, j'ai déjà annoncé que je viendrais accompagné. Si tu ne viens pas avec moi, je risque de me ridiculiser, que j'y aille ou non. S'il te plaît, je t'en prie."

Il posa ses doigts sur mon menton et me sourit doucement.

- "Et qu'est-ce que j'y gagne ?"

Il me regardais avec un regard bien plus sombre.

- "Je ne sais pas ce que je pourrais t'offrir, l'argent ne semble pas être un problème pour toi. Et je ne pourrais pas te donner beaucoup. Et je n'ai pas grand-chose à t'offrir."

- "Si justement, dit-il en acquiesçant la tête, ta virginité."

Je retenais un cri de surprise, je ne m'attendais pas à ce que ces mots sortent de sa bouche, tout se passait tellement vite...

-" Non, ça ne me suffit pas, chaque nuit, pendant un mois, on passera la nuit ensemble, et on fera l'amour encore, et encore, tu seras à moi, complètement, est-ce que tu comprends ?"

Je sentis son souffle s'accélérer. Mon cœur battait tellement fort que je l'entendais résonner dans ma tête. Et voilà que mes jambes tremblaient.

- "Mais ce n'est pas du tout équitable, je lui rétorquais, une seule soirée contre un mois."

-"Non, je ne me limiterai pas à une seule soirée, je jouerai le rôle de ton petit-ami pendant l'entièreté du mois, et même plus si tu le souhaites. Et la nuit, tu seras avec moi, c'est tout."

Comment en étions-nous arrivés là ? Une seule soirée et voilà que je me retrouvais dans cette situation.

- "Un problème, il demanda"

- "Je... je ne sais pas, je balbutiai".

- "J'ai vu comment tu me dévorais du regard, j'ai bien vu que tu n'arrêtais pas de me mater, et je suis sûr que ta culotte..."

- "Arrête, je le coupai".

Il sourit et s'approcha de moi et maintenant sa bouche se trouvait près de mon oreille, son souffle brûlant caressant le lobe de mon oreille.

- "Je sais que tu as peur, mais je ne te ferais pas de mal, au contraire, je vais m'assurer que tu te sentes mieux que tu ne t'es jamais senti. Te faire jouir, te faire hurler mon prénom, encore et encore, et puis, je te promets que tu oublieras bien vite tout ce que tes parents t'ont appris."

Ses mots avaient été prononcés avec une lenteur telle que j'avais eu l'impression de m'accrocher à chacun de ses mots, attendant le prochain.

- "Alors ? me demanda-t-il. "

Il posait sa main sur mon cou et après un souffle brulant, posa ses lèvres contre les miennes. Sa langue s'enfonça dans ma bouche et je sentis tout mon corps trembler.

C'était tellement rapide et pourtant, je ne voulais pas que ça cesse.

Lorsqu'il sépara ses lèvres des miennes, j'eus l'impression que mon corps allait céder. J'attrapais ses joues pour l'embrasser à mon tour et il recula.

- "Tu devras attendre la fin de la soirée, princesse, je te promets que ton attente sera récompensée."

- "T'es un connard, je lâchais finalement en laissant ma frustration explosée".

- "Un connard qui va te baiser pendant un mois."

Il posa sa main sur ma joue.

- "Et, je me rends compte que je ne sais toujours pas ton prénom, princesse."

Nous avions déjà prévu de coucher ensemble, mais il ne connaissait même pas mon prénom.

- Je m'appelle Julie, Julie Fleur.

Il sourit.

- Ouais, je vais quand même continuer à t'appeler Princesse.

Chapitre 3 Chapitre 3 : Un peu d'avance

J'avais sonné à sa porte avec quelques minutes d'avance. Je me tenais dans le couloir, ma veste en cuir recouvrant ma robe noir imprimée de fleur ample et multicolore. Un petit sac marron et des escarpins rouges ouverts concluaient ma tenue.

Mes cheveux coiffés d'une queue de cheval, un collier formant un papillon sur ma robe. Des boucles d'oreilles dorées également, j'étais prête.

J'avais fait une simple queue de cheval, avait enfilé autour de mon cou un pendentif en forme de papillon. Des boucles d'oreilles ornaient mes oreilles, venant finaliser ma tenue.

La porte s'ouvrit sur lui et j'eus l'impression de rater un battement de cœur.

Il portait une chemise noire ouverte. La chemise moulait parfaitement ses muscles, notamment ses bras. Il portait un collier en or autour du cou et un pendentif en or superposé qui descendait jusqu'au centre de sa poitrine visible.Son jean, tout aussi noir, lui allait aussi à la perfection.

Il posa sa main sur ma tête et me sourit. Il me saisit alors par la taille et me rapprocha de lui, me faisant sursauter.

Il posa ses lèvres sur les miennes d'une manière terriblement romantique. Et je ne pus contenir un large sourire.

- "Je crois que je pourrais m'y faire, lui avouais-je timidement.

Il me fit un simple signe de tête et referma la porte derrière lui.

- "Allez, on-y va ?"

Nous prîmes l'ascenseur ensemble jusqu'au garage sous-terrain où trônaient plusieurs magnifiques voitures.

Je reconnus son 4x4 noire placé au fond de la pièce. Et derrière une moto noire assez magnifique.

Il s'arrêta près de la moto et souris doucement.

- Je l'ai acheté, il n'y a pas longtemps, plutôt belle non ?

Je hochais la tête avec entrain.

- On fera un tour un autre jour, il continua jusqu'à la voiture dont il ouvrit la porte, allez monte.

Le siège de sa voiture portai toujours mon odeur, cette fois-ci mélangée avec la mienne, sur le siège avant, à ses côtés.

Il démarra calmement en jetant un rapide coup d'œil dans les rétroviseurs.

La route plongée dans les ténèbres avait quelques choses d'assez apaisante. Les fenêtres de la voiture ouverte, le vent glaciale vint caresser mon échine. Au fur et à mesure que nous nous dirigions vers l'adresse de mon lycée, le stress et l'appréhension m'envahissait.

La lune était pleine et d'une beauté surprenante. Les lumières tamisées des réverbères éclairaient les rues vides. Le moteur de la voiture vrombissant était le seul bruit qui rompait le silence reposant qui accompagnait notre voyage, ça et le bruit des pneus sur le bitume. La ville défilait sous mes yeux, les lumières se déformaient quand la voiture accéléraient assez. L'apparence des lieux avait été transformé par l'obscurité et les lumières nocturnes.

Finalement, la voiture arriva à destination, devant un immeuble imposant. Liam coupa le moteur et sortit de la voiture avant de jeter un dernier coup d'œil à la ville. Comme dernier souvenir de cette paix, qui disparaîtrait au matin.

- "Tu as des demandes spécifiques ? il demanda. Est-ce que je dois faire subtilement sous-entendre à ta famille qu'on couche ensemble ou... "

- "Fais le comme tu le sens, je lui dis, je te laisse mener la danse."

Rien qu'en posant les yeux sur l'immeuble, j'eus l'impression d'avoir le souffle coupé. La tristesse envahit mon cœur et mes membres se mirent à trembler. Je ne voulais déjà plus y aller...

Liam posa sa main sur ma cuisse, pour stopper mes tremblements. La sensation de sa main brulante contre ma peau ne fit que me faire paniquer encore plus.

- "Je ne vais pas y arriver, je lui dis, on n'a qu'à rentrer."

Il s'approcha de moi et me poussa contre la porte de la voiture, me coinçant entre elle et lui.

- "Atte..qu'est-ce que tu fais, paniquais-je."

- "Je vais te forcer à te détendre, allez, respire doucement."

J'eus à peine le temps de prendre une inspiration que je sentis ses doigts brulant se glisser dans ma culotte.

Il approcha son visage du mien et m'embrassa avec passion.

- "Ta culotte est trempée, me murmura-t-il dans l'oreille, ton corps ne ment pas."

Deux de ses doigts se glissèrent alors en moi et j'entourais son biceps musclé de mes mains pour me tenir à lui. J'aurais pu lui dire non, mais je ne voulais pas.

Il m'était impossible de garder mon calme. Mon souffle était saccadé et à chacune de ses caresses, j'avais l'impression que mon cerveau allait s'endormir.

- "Laisse-toi faire, respire lentement, je te promet que ça va aller."

Son pouce caressa alors mon clitoris et je ne pus contenir un lourd gémissement. Son regard était plongé dans le mien. Et même si originellement, j'aurais baissé les yeux, car maintenir le regard avec les autres étaient une épreuve, cette fois-ci, mon regard était plongé dans le sien qui m'observait, me dominant totalement.

Il attrapas brutalement un de mes seins qui s'était mis à pointer et le malaxa entre sa paume, brutalement, sauvagement. Mes gémissements étouffés par sa langue parcourant ma bouche et ses doigts accélérant les mouvements.

Je sentais mes muscles se contacter au fur et à mesure que ses mouvements accéléraient. J'étais en feu, je brûlais, jamais je n'avais senti ça. Accroché à son bras, haletant comme si ma vie en dépendait, les jambes tremblantes luttant pour me maintenir debout, j'étais à sa merci.

- "Tu vas jouir pour moi, m'ordonna-t-il."

Les mouvements accéléraient encore ses doigts dansant en moi, son pouce s'amusant sur mon clitoris hurlant de plaisir, et finalement, j'eus l'impression d'être envahi par un sentiment violent de plaisir. Mon corps tout entier se mit à se mouvoir contre ma volonté et mes gémissements devinrent incontrôlables.

Il posa alors sa main contre ma bouche pour contenir ses hurlements, signe qu'il m'avait fait atteindre l'extase pour m'empêcher de faire autant de bruit. Un léger sourire vainqueur apparut à ce moment-là sur ses lèvres.

- "T'es une bruyante toi, il lâcha, je te ferai hurler encore plus fort ce soir."

Il s'arrêta finalement et me montra ses doigts trempés. Mon corps était essoufflé, la sueur avait envahi mon front et mon cœur commençait se calmer. Je ne m'étais jamais sentis son bien, comme si j'avais atterri sur un nuage brulant. Je lui lança un regard plein de reconnaissance ce qui le fit sourire.

- "Tu sais, commença-t-il, quand je t'ai vu à mon bar, je n'aurais pas imaginé que les choses allaient continuer comme ça."

Je tournais les yeux. J'avais complètement oublié où je me trouvais, et c'est vrai que je me sentais complètement détendu. J'attrapais impétueusement son visage et l'embrassai. Ses lèvres formèrent un sourire que je me surpris à reproduire.

C'était la première fois que je l'embrassais, la première que j'avais ressentis ce besoin irrésistible d'embrasser la personne en face de moi.

- "Princesse, j'aime quand tu prends ce genre d'initiative, allez, on doit y aller, ça a l'air d'avoir commencé.

Il descendit de la voiture et je fis de même."

Je glissais mon bras dans le creux du sien.

- "Respire, me dit-il."

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