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Mon Ex-Bourreau me Traque

Mon Ex-Bourreau me Traque

Auteur:: Seraphina Vale
Genre: Moderne
Amélie Dubois, élevée comme une princesse par les riches Chevalier, vivait un rêve de haute couture. Vingt ans de bonheur s'effondrèrent quand Chloé, la véritable héritière, révéla qu'Amélie n'était qu'une usurpatrice. Son monde s'écroula. Victor, son frère adoptif obsédé, la séquestra, la réduisant à sa prisonnière, son jouet. Le manoir devint une geôle dorée, chaque évasion se soldant par un échec brutal. Suite à un accident, Victor perdit la mémoire. Amélie, rejetée brutalement par les Chevalier, devint une humble domestique. Humiliée sans cesse par Chloé et Isabelle, la nouvelle fiancée de Victor, faussement accusée de vol et échappant de peu au pire, elle fut forcée de donner son sang pour Isabelle en échange d'une liberté amère. Comment supporter tant de trahison, d'abus, de haine insatiable ? Anéantie, elle ne rêvait que de disparaître, de trouver la paix absolue, loin de ce cauchemar parisien. Avec l'aide inconditionnelle de Léo, elle s'envola pour le Canada, reconstruisant une vie sereine et trouvant l'amour. Mais le bonheur fut de courte durée. Victor recouvrait la mémoire, et sa rage, terrible, le poussa à une vengeance implacable contre tous. Il la traqua jusqu'au Québec, bien décidé à la reprendre. Mais cette fois, Amélie, armée d'une nouvelle force, était prête à briser ses chaînes pour de bon.

Introduction

Amélie Dubois, élevée comme une princesse par les riches Chevalier, vivait un rêve de haute couture. Vingt ans de bonheur s'effondrèrent quand Chloé, la véritable héritière, révéla qu'Amélie n'était qu'une usurpatrice.

Son monde s'écroula. Victor, son frère adoptif obsédé, la séquestra, la réduisant à sa prisonnière, son jouet. Le manoir devint une geôle dorée, chaque évasion se soldant par un échec brutal.

Suite à un accident, Victor perdit la mémoire. Amélie, rejetée brutalement par les Chevalier, devint une humble domestique. Humiliée sans cesse par Chloé et Isabelle, la nouvelle fiancée de Victor, faussement accusée de vol et échappant de peu au pire, elle fut forcée de donner son sang pour Isabelle en échange d'une liberté amère.

Comment supporter tant de trahison, d'abus, de haine insatiable ? Anéantie, elle ne rêvait que de disparaître, de trouver la paix absolue, loin de ce cauchemar parisien.

Avec l'aide inconditionnelle de Léo, elle s'envola pour le Canada, reconstruisant une vie sereine et trouvant l'amour. Mais le bonheur fut de courte durée. Victor recouvrait la mémoire, et sa rage, terrible, le poussa à une vengeance implacable contre tous.

Il la traqua jusqu'au Québec, bien décidé à la reprendre. Mais cette fois, Amélie, armée d'une nouvelle force, était prête à briser ses chaînes pour de bon.

Chapitre 1

Amélie Dubois a vécu vingt ans comme une princesse. La famille Chevalier, riche et puissante, l'avait adoptée. Elle était leur fille, leur héritière. Elle avait tout : l'amour, l'argent, un avenir brillant dans leur empire de haute couture. Chaque matin, elle se réveillait dans son immense chambre de l'hôtel particulier parisien, servie par un personnel dévoué. Sa vie était un rêve.

Un jour, ce rêve s'est brisé. Une jeune femme, Chloé, s'est présentée. Elle avait des documents, un acte de naissance, un testament ancien. Des preuves irréfutables. Chloé était la véritable fille des Chevalier, leur héritière biologique. Amélie n'était qu'une usurpatrice. Le choc a été brutal. Son monde s'est écroulé. Vingt ans de sa vie, un mensonge. Elle se sentait vide, perdue.

Humiliée, Amélie a commencé à faire ses valises. Elle voulait partir, disparaître. Mais Victor, son frère adoptif, l'héritier officiel, ne l'entendait pas ainsi. Il est entré dans sa chambre sans frapper. Grand, charismatique en public, il la fixait maintenant avec une intensité nouvelle, effrayante.

"Tu ne vas nulle part, Amélie."

Sa voix était basse, menaçante. Il a fermé la porte à clé. La peur a saisi Amélie. Elle était piégée.

Victor s'est approché d'elle, lentement. Son regard brûlait. Ce n'était plus le regard d'un frère. C'était autre chose, quelque chose de sombre et de possessif.

"Tu crois que je vais te laisser partir ? Après toutes ces années ?"

Il a souri, un sourire qui n'atteignait pas ses yeux.

"Bien avant, je voulais te faire ça."

Ces mots, chuchotés, ont glacé le sang d'Amélie. Elle a compris. L'affection fraternelle n'avait été qu'un masque. Dessous, il y avait une obsession.

Victor l'a attrapée par le bras, sa poigne était de fer. Il l'a forcée à s'asseoir sur le lit. Il lui a dit qu'elle lui appartenait, qu'elle l'avait toujours été. Il a menacé de détruire sa vie si elle résistait, de la traîner dans la boue. Il était puissant, il pouvait le faire. Amélie, terrassée, a senti le désespoir l'envahir. Elle était sa prisonnière, son jouet. Il l'a contrainte à devenir son amante cette nuit-là, dans la chambre où elle avait grandi.

Les jours suivants ont été un cauchemar. Amélie a tenté de fuir plusieurs fois. Une fois par la porte de service, une autre en se cachant dans la voiture du livreur. Victor la rattrapait toujours. Ses gardes étaient partout. L'hôtel particulier était devenu une prison dorée. Chaque échec la laissait plus brisée, plus résignée. L'enfermement était total.

Un soir, Victor a annoncé leurs fiançailles lors d'un dîner. Amélie était à côté de lui, pâle, silencieuse. Les Chevalier, ses parents adoptifs, se sont opposés. Ils étaient choqués par la tournure des événements, par la brutalité de Victor. Mais Victor les a rapidement écartés du pouvoir familial, les menaçant de révéler leurs propres secrets. Chloé, la véritable héritière, était furieuse de cette nouvelle alliance. Elle voyait Amélie lui voler encore une fois sa place.

Pendant ce dîner, Amélie a eu une envie soudaine, un caprice désespéré : un Paris-Brest d'un artisan réputé, de l'autre côté de la ville. Une pâtisserie rare, difficile à trouver. Peut-être espérait-elle un instant de répit, un souvenir de sa vie d'avant.

Victor, toujours obsédé, a voulu satisfaire ce désir. Il est parti lui-même, sous une pluie battante, pour chercher cette pâtisserie. Il conduisait vite, trop vite, sur le Quai de Valmy. La voiture a dérapé. Un accident terrible.

Victor a survécu, mais il était amnésique. Il avait oublié Amélie. Il avait oublié son obsession, ses menaces, leur relation forcée. Pour lui, elle n'existait plus. Ce fut un coup de théâtre inattendu, un espoir fou pour Amélie.

Les Chevalier ont repris le contrôle de la situation. Ils ont vu une opportunité. Ils ont présenté Amélie comme une simple employée de maison, une gouvernante. Ils ont préparé activement le mariage de Victor avec Isabelle de Valois, une jeune femme d'une famille aristocratique, une alliance de convenance parfaite pour leur image.

Un jour, Monsieur et Madame Chevalier ont convoqué Amélie dans le bureau. Ils lui ont offert une somme considérable, plusieurs millions d'euros.

"Prends cet argent, Amélie," a dit Monsieur Chevalier, le regard fuyant. "Pars loin. Refais ta vie. Nous espérons que Victor ne se souviendra jamais de toi."

Ils voulaient l'effacer, la faire disparaître pour de bon. Amélie a regardé le chèque. C'était le prix de sa liberté.

Amélie a accepté. L'argent lui importait peu. Ce qui comptait, c'était d'échapper à Victor, à cette famille, à cette vie de servitude. Elle a pensé au Canada, un pays lointain où personne ne la connaîtrait. Elle avait deux semaines pour obtenir un visa et partir. C'était sa seule chance. Elle a caché le chèque, son cœur battant d'un mélange de peur et d'espoir.

Quelques jours plus tard, Amélie préparait discrètement son départ dans sa petite chambre de bonne. Soudain, Victor est entré, suivi de ses parents. Il était pâle, encore faible, mais son regard était froid, distant. Il ne la reconnaissait pas.

"Mère, Père, que fait cette femme ici ?" a-t-il demandé, la voix lasse.

Madame Chevalier a souri nerveusement. "Victor, mon chéri, c'est juste la nouvelle gouvernante. Nous lui donnions des instructions."

L'atmosphère était tendue. Amélie baissait la tête, priant pour qu'il ne la regarde pas trop longtemps.

Victor l'a dévisagée avec mépris.

"Une domestique doit rester à sa place," a-t-il dit sèchement. "Et son parfum est trop fort. Ça me dérange."

Amélie portait un parfum discret, celui qu'il lui avait offert autrefois, disant qu'il adorait cette odeur sur elle. L'ironie était cruelle. L'humiliation la brûlait. Elle a senti les larmes monter mais les a retenues.

Chloé est apparue à ce moment-là, un sourire mauvais aux lèvres. Enhardie par la nouvelle situation, par l'amnésie de Victor, elle s'est approchée d'Amélie.

"Tu n'as pas entendu ce que mon frère a dit, la souillon ?"

Elle l'a giflée violemment. La joue d'Amélie a brûlé.

"Tu oses encore te pavaner ici ?" a sifflé Chloé.

Chloé s'est tournée vers les gardes du corps présents dans le couloir.

"Emmenez-la à la cave à vin ! Qu'elle refroidisse un peu ses ardeurs !"

Elle a ajouté, triomphante, en regardant Amélie : "Victor va bientôt épouser Isabelle de Valois. Tu n'es plus rien ici."

La mention d'Isabelle a confirmé les pires craintes d'Amélie. La nouvelle réalité était implacable.

Les gardes du corps ont hésité. Ils se souvenaient du temps où Amélie était la favorite, où Victor la protégeait férocement. Ils craignaient sa réaction s'il recouvrait la mémoire. Cette hésitation a duré une fraction de seconde, mais Chloé l'a remarquée.

"Qu'attendez-vous ? Vous êtes sourds ?"

Victor, agacé par le bruit, par cette scène qu'il ne comprenait pas, a froncé les sourcils.

"Faites ce qu'elle dit. Emmenez-la. Je veux du calme."

Son ton était froid, autoritaire. Il ne la regardait même plus. Pour lui, elle n'était qu'une nuisance. Ce fut le coup de grâce. Le dernier lien, même ténu, était rompu.

Amélie a été traînée vers la cave à vin. C'était un endroit glacial, humide. Elle a été poussée à l'intérieur, la porte refermée à clé derrière elle. Le froid l'a saisie immédiatement. Mais au fond de son désespoir, une petite flamme persistait. Son visa. Sa liberté prochaine. Elle s'est recroquevillée contre un mur, tremblante, mais se raccrochant à cet espoir.

Elle a sorti son téléphone, celui que Chloé n'avait pas pensé à lui prendre. Ses doigts étaient gourds, mais elle a réussi à composer un numéro. Léo Martin. Son ancien camarade de l'École Boulle, un architecte talentueux issu d'un milieu modeste. Son seul ami véritable. Elle avait essayé de le joindre plusieurs fois ces derniers jours, sans succès. Cette fois, il a répondu. Sa voix chaude a été comme un baume. Elle lui a expliqué la situation en quelques mots étranglés par le froid et la peur. Il a promis d'arriver au plus vite.

Chapitre 2

Amélie s'est réveillée dans un lit chaud et propre. La lumière douce filtrait à travers les stores. Elle a reconnu l'odeur aseptisée d'un hôpital. Léo était assis à côté d'elle, le visage fatigué mais souriant.

"Tu es réveillée," a-t-il dit doucement. "Tu es à l'hôpital américain de Neuilly. Tu as eu très froid."

Elle s'est sentie submergée par la gratitude. Il l'avait sauvée. Encore une fois.

Une télévision était allumée dans un coin de la chambre, le son coupé. Les images montraient Victor, souriant, aux côtés d'une femme élégante et inconnue. Le bandeau en bas de l'écran annonçait : "Fiançailles surprises : Victor Chevalier épousera Isabelle de Valois le mois prochain."

La nouvelle l'a frappée comme un coup de poing, même si elle s'y attendait. Voir ces images, cette confirmation publique, ravivait la douleur. Léo a vu son expression et a éteint la télévision.

"Amélie," a commencé Léo, hésitant. "Je sais que ce n'est peut-être pas le moment, mais... je peux t'aider. Si tu veux partir, vraiment partir, je peux t'aider à organiser ça."

Son offre était sincère, son regard plein de sollicitude. Il lui proposait une issue, une nouvelle voie.

Amélie a secoué la tête, un faible sourire aux lèvres.

"Merci, Léo. C'est déjà en cours. J'ai... j'ai obtenu une somme d'argent. J'ai commencé les démarches pour un visa pour le Canada. Je veux juste... disparaître."

Elle avait besoin de le dire à voix haute, d'affirmer sa détermination. Elle voulait la liberté plus que tout.

Le visage de Léo s'est illuminé.

"Le Canada ! C'est une excellente idée ! Je connais quelqu'un à l'ambassade, je peux peut-être accélérer les choses pour toi."

Il s'est levé, plein d'enthousiasme. Son soutien inconditionnel la touchait profondément.

"On ira ensemble dès que tu seras sortie d'ici."

Amélie a senti une bouffée de chaleur. L'idée de Léo l'accompagnant était réconfortante. Mais une vieille peur l'a saisie. Victor. S'il la retrouvait, s'il apprenait que Léo l'aidait... Elle s'est légèrement reculée dans le lit, un geste presque imperceptible. Elle ne voulait pas l'entraîner dans ses problèmes.

Léo a remarqué son hésitation, son retrait. Il a compris.

"Amélie," a-t-il dit, sa voix douce. "Je tiens à toi. Depuis longtemps. Je ne te demande rien. Laisse-moi juste être là pour toi, comme un ami. Je respecterai tes limites."

Sa déclaration était tendre, sincère. Il ne lui mettait aucune pression. C'était précieux.

Amélie a pensé aux fois précédentes où elle avait tenté de fuir. Aux conséquences pour ceux qui avaient essayé de l'aider. Une ancienne femme de chambre, renvoyée sans ménagement. Un chauffeur, menacé. Victor était impitoyable. La peur était ancrée en elle. Elle ne voulait pas que Léo souffre à cause d'elle.

"Je veux juste... une vie normale, Léo," a-t-elle murmuré. "Une vie paisible, loin de tout ça. Loin de Paris, loin des Chevalier."

Elle aspirait à la simplicité, à l'anonymat. Un petit appartement, un travail ordinaire, des jours sans angoisse.

Quelques jours plus tard, Amélie est sortie de l'hôpital. Léo était là, fidèle au poste. Il l'a accompagnée à l'ambassade du Canada. Il avait utilisé ses contacts, et le processus de visa était en bonne voie. Obtenir les derniers documents était une formalité. Chaque étape la rapprochait de la liberté.

Quand ils sont sortis de l'ambassade, le soleil brillait. Amélie a inspiré profondément l'air frais. Un poids énorme semblait s'être levé de ses épaules. Elle avait son visa. Elle pouvait partir.

"On dirait que la chance te sourit enfin," a dit Léo, un grand sourire illuminant son visage.

Léo parlait de l'avenir, de Montréal, des possibilités qui s'offraient à elle. Il parlait comme s'il était naturel qu'il fasse partie de cet avenir, mais avec une subtilité qui ne la mettait pas mal à l'aise. Il lui donnait de l'espace, tout en étant présent.

"Il y a de très bons cabinets d'architectes là-bas," a-t-il dit, l'air de rien. "J'ai toujours voulu voir le biodôme."

Une mèche de cheveux d'Amélie s'était échappée de son chignon. Tendrement, Léo l'a remise en place. Un geste simple, affectueux. Amélie a senti son cœur s'emballer légèrement.

Soudain, elle a senti un regard sur eux. Un regard froid, perçant. Elle a levé les yeux. De l'autre côté de la rue, sur les marches d'un immeuble de bureaux imposant, se tenait Victor. Il les observait, le visage impassible, mais son regard était celui d'un prédateur. La peur l'a saisie, la glaçant sur place. Il était là. Comment ?

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