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Mes choix de vie

Mes choix de vie

Auteur:: Les Ecrits D'Elisa
Genre: Romance
Lisez moi au premier chapitre 😍 RĂ©sumĂ© un peu long .... Elisa ♄

Chapitre 1 Chapitre 01

Chapter 1 : Cassandra Mbina

** Cassie **

[Toc Toc]

J'ai soupiré longuement dans mes draps en essayant de continuer mon sommeil. Dans cette maison, impossible de faire un semblant de grùce matinée ! Si ce ne sont pas les bruits émis par les gosses des uns et des autres, ce sont les gens qui viennent te demander tel ou tel service [soupirant] J'ai fait la sourde oreille en essayant de faire abstraction à tous les bruits autour. Mais c'était peine perdue vu que malgré le fait que je ne répondais pas, la personne a continué à cogner à ma porte.

J'ai poussé un grognement, puis je me suis levée du lit d'un bond. J'ai tourné la clé dans la serrure puis j'ai ouvert la porte avec fracas.

Moi (la mine attachée) : Quoi !?

Bichette (11 ans) : Bonjour Ya* [Formule de politesse envers les aßnés] Cassie.

Moi (lasse) : Tu veux quoi Bichette ?

Bichette (petite voix) : Maman a dit que tu nous donnes l'argent pour aller acheter le pain et le sachet de lait chez le boutiquier.

Moi (la fixant) : C'est tantine Clarisse qui t'a dit ça ? C'est elle qui t'a dit de venir me demander [touchant ma poitrine] à Moi Cassandra ?

Bichette (hochant la tĂȘte) : Oui...

J'ai senti la colĂšre monter de plein fouet. Elle envoie sa fille me demander de l'argent comme si je gagnais un million ? Lorsqu'il faut faire les enfants, elles sont prĂȘtes, maintenant pour les assumer, il n'y a plus personne ! Et c'est moi Cassandra qui doit les porter sur mon dos comme si j'Ă©tais lĂ  Ă  la conception ! Tchuips !

J'ai voulu serrer le cƓur, j'ai voulu ne pas lui donner un rond ! Juste pour que sa mĂšre sache que je ne travaille pas pour elle et que je n'ai donc aucune obligation envers ses enfants. Mais je sais pertinemment que si je ne le fais pas, ils ne mangeront rien ce matin [soupire] En plus, Bichette est vraiment une petite trĂšs respectueuses. [Cette Ɠuvre soumise Ă  des droits d'auteur, est la propriĂ©tĂ© intellectuelle de « Les Ă©crits d'Elisa ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par consĂ©quent admise sous peine de poursuites judiciaires] J'ai fini par prendre mon sac et me poser sur le lit avec afin de mieux le fouiller. J'ai ouvert l'une des poches externes et j'y ai sorti un billet de cinq mille franc que je lui ai passĂ©.

Moi (soutenant son regard) : Avec ça, tu vas chez le mauritanien et tu prends deux boites de lait bonnet rouge, un paquet de sucre et le pain avec ce qui reste. Mais tu leur diras que lorsque les boites de lait termineront, je ne donnerais plus un seul rond !

Bichette (hochant la tĂȘte) : D'accord ! Merci Ya Cassie. [Sortant de la chambre]

Moi (soupirant) : Mouais !

J'ai reposé mon sac sur l'étagÚre avant de m'affaler sur le lit en soupirant. Comment tu peux économiser le moindre sous dans une maison pareille ? Le moindre problÚme, elles les envoient tous chez moi comme si mon maigre salaire de serveuse et les quelques sous que je gagne ici et là valaient quelque chose ! A peine tu caches un petit quelque chose qu'on vient déjà t'acculer. Et c'est tous les jours comme ça ! Je suis obligée de vivre comme un Bernard Lhermitte dans cette maison.

A Vingt-quatre ans, je me retrouve Ă  nourrir mes tantes et leurs enfants juste parce que j'habite encore avec eux. S'il s'agissait seulement de prendre quelques charges Ă  mon compte, mais non ! A moi seul je me retrouve avec toutes les charges de la maison y compris celles de mes tantes et leurs enfants.

Heureusement que cette maison est celle familiale, parce que si ce n'était pas le cas, je me serais retrouvée à payer le loyer [soupire] Je suis dans un bourbier que mes tantes ne cessent de remuer à chaque fois.

Lorsque maman est morte, le deuil n'a durĂ© qu'une fraction de seconde avant que tous ne commencent Ă  se partager la part de maman. Vu qu'il n'y avait que cette grande maison de quatre chambres, la question ne s'est pas posĂ©e ! D'autant plus que bien avant la mort de maman, elle avait dĂ©cidĂ© d'hĂ©berger l'une de ses sƓurs ! J'ai vu mes tantes venir s'y installer les unes aprĂšs les autres avec leurs enfants pour « s'occuper de nous » [pouffant de rire] S'occuper de nous ? Laisse-moi rire ! Elles avaient juste besoin d'un endroit ou vivre gratuitement donc elles ont sautĂ© sur l'occasion. Bien sĂ»re en tant qu'ainĂ©e, je ne me suis pas laissĂ©e faire, j'ai refusĂ© qu'elles viennent s'y installer ! Mais en un rien de temps, j'ai vu toute la famille me tomber dessus. Jusqu'Ă  me dire que moi Mbina, je suis une sorciĂšre ! [Rire]

J'Ă©tais encore jeune, je devais avoir quinze ou seize ans par lĂ  et comme ils s'y attendaient, je n'ai pas pu supporter la pression qu'ils me mettaient donc j'ai cĂ©dĂ© ! Au dĂ©but, elles voulaient sauver les apparences en essayant de s'occuper de nous...Mais aprĂšs quelques mois c'Ă©tait chacun pour soi, Dieu nous pousse ! J'ai dĂ» laisser tomber le banc de l'Ă©cole pour chercher du boulot. C'est comme ça que j'ai commencĂ© Ă  accumuler les petits boulots par ci et lĂ  Ă  seulement dix-sept ans. Je n'avais pas le choix, j'avais ma petite sƓur qui Ă©tait encore toute jeune dont je devais m'occuper ! J'aurais trĂšs bien pu laisser mes tantes gĂ©rer, mais lorsque je vois comment elles dĂ©laissent leurs propres enfants, je n'aurais pas donnĂ© cher la peau de Soraya.

-

AprĂšs quelques minutes passĂ©es sur le lit Ă  fixer le plafond, je me suis levĂ©e puis j'ai retirĂ© le dĂ©bardeur que je portais. Je l'ai balancĂ© dans le panier avant de prendre ma serviette et de me la nouer au-dessus de la poitrine. J'ai fermĂ© la porte Ă  clĂ© puis je me suis rendue dans la douche de la chambre. J'ai pris mon temps afin d'essayer de faire sortir la mauvaise humeur qui voulait dĂ©jĂ  me gagner ce matin, avant d'en sortir et d'enfiler des vĂȘtements.

J'ai pris mon sac, puis j'ai fermĂ© la fenĂȘtre avant de sortir de la chambre en prenant le soin de fermer la porte Ă  clĂ© derriĂšre moi. Vu que Soraya Ă  sa clĂ©, j'ai mis la mienne dans mon sac, puis je me suis dirigĂ©e dans la cuisine. J'ai ouvert le frigo Ă  la recherche d'une eau bien fraĂźche que j'ai bu au clairon avant de refermer le frigo et de tomber sur Tatie Marina [Soupirant]

Tatie Marina (me fixant) : Bonjour Cassie ! Tu ne seras pas en retard au boulot aujourd'hui ?

Moi : Non ! Je ne commence pas avant douze heures.

Tatie Marina (rire jaune) : Ok ! Donc tu as le temps de faire les courses et revenir n'est-ce pas ? [Grattant la tĂȘte] Il n'y a plus rien au congĂ©lateur.

Moi (croisant les bras) : Donnes l'argent !

Tatie Marina : Oh...

Moi (soutenant son regard) : Oui ! Parce que moi je n'ai plus d'argent ! Le dernier billet que j'avais, je l'ai donné à Bichette ce matin pour prendre le lait et le pain !

Tatie Marina (levant les yeux) : Mais je n'ai plus rien non plus ! Clarisse et moi avons déjà mis le courant...on ne peut pas tout porter seul Cassandra toi aussi ! On n'est pas les seuls à vivre ici.

Moi (rire nerveux) : Tatie Clarisse et toi avez pris en charge le courant ? [La fixant] lorsqu'on vit Ă  plus de huit dans une maison c'est dix mille francs que vous trouvez Ă  mettre sachant que ce sont vos enfants et vous qui restez ici toute la journĂ©e ? Dix mille franc de courant c'est quoi Tatie Marina ? Hein ? Ça fait combien de jours ? Avec les nombreux ventilateurs Ă  toute heure de la journĂ©e ? Tu crois que ça va faire combien de jours ?

Tatie Marina (me fixant) : Mais on ne travaille pas ! On va trouver cet argent ou ? On ne fait que ce qu'on peut Cassandra, il faut comprendre.

Moi (lasse) : Je n'ai pas envie de me disputer avec l'une d'entre vous aujourd'hui ! Moi je n'ai pas d'argent. S'il n'y a plus de courant ou de nourriture d'ici là on va tous rester comme ça ! [M'en allant]

Tatie Marina (me suivant en soupirant) : Cassandra ne réagit pas comme ça toi aussi ! On est une famille et en tant que famille on doit s'entraider.

Je ne me suis mĂȘme pas donnĂ©e la peine de m'arrĂȘter pour continuer Ă  l'Ă©couter dĂ©blatĂ©rer ses bĂȘtises. A chaque fois c'est comme ça ! [Cette Ɠuvre soumise Ă  des droits d'auteur, est la propriĂ©tĂ© intellectuelle de « Les Ă©crits d'Elisa ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par consĂ©quent admise sous peine de poursuites judiciaires] Elles sont trois adultes dans cette maison, avec deux ou trois enfants chacune.

Personne n'a eu la bonne idée de chercher la moindre activité pour s'occuper de ses enfants. C'est le courant de dix mille qu'elle met [pouf] laisse-moi rire ! J'attends dans deux jours lorsque le courant va se couper on va bien se regarder dans cette maison ! Je ne sortirais pas un seul rond pour ça ! Pas question...c'est quoi ces foutaises ?

Je me suis mise en route, le visage bien froissĂ©, en quĂȘte d'un taxi. AprĂšs quelques minutes Ă  attendre sous le soleil, l'un d'entre eux a enfin acceptĂ© ma mise. J'ai ouvert la portiĂšre puis je me suis installĂ©e avant de la refermer et de lancer un « bonjour » au conducteur. Il a rĂ©pondu en me regardant furtivement par le rĂ©troviseur, puis s'est remis en route. J'ai posĂ© mon bras sur l'accoudoir en y tapotant mes doigts successivement histoire de faire passer le temps.

Une fois à bon port, j'ai sorti un billet rose au j'ai tendu au conducteur avant de descendre du véhicule. Je me suis approchée de la portiÚre avant, en faisant passer ma main par la vitre afin de récupérer ma monnaie. Je lui ai dit merci avant de continuer mon chemin à pied. J'ai salué le vigile, puis j'ai tourné le bùtiment jusqu'à l'entrée de service. Je fais sortir ma carte d'accÚs de mon sac, je la passe dans la machine et les portes s'ouvrent directement. Je me dirige vers les vestiaires, j'ouvre mon casier et y range mon sac et autre objet de valeur. Je le referme, range ma clé dans l'une des poches de ma tenue avant de rejoindre les autres.

Moi (rentrant dans la salle) : Bonjour !

Eux (en chƓur) : Bonjour...

Je me suis mise dans un coin en attendant l'heure pour prendre mon service. Je n'Ă©tais pas dans mon assiette et je ne voulais parler Ă  personne. Donc Ă  quoi bon me mettre avec eux ? Pardon, j'ai mes propres problĂšmes. [Cette Ɠuvre soumise Ă  des droits d'auteur, est la propriĂ©tĂ© intellectuelle de « Les Ă©crits d'Elisa ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par consĂ©quent admise sous peine de poursuites judiciaires] J'ai passĂ© un moment assise avant qu'on ne change d'Ă©quipe et que je ne prenne mon service.

...

A dix-sept heures j'avais terminé. J'ai pris une douche puis récupérer mes affaires dans les vestiaires avant de sortir du bùtiment. J'ai pris mon téléphone, composé le numéro de Soraya et j'ai attendu qu'elle réponde.

Soraya : AllĂŽ ?

Moi : Bonsoir ! Tu es déjà à la maison ?

Soraya : Oui. Depuis quatorze heures trente !

Moi : Ok ! Tu as mangé ?

Soraya (soupirant) : Non...

Moi (soupirant) : Soraya je t'ai dĂ©jĂ  dit que s'il n'y a pas la nourriture, tu sais oĂč je laisse les sous dans la chambre ! Tu prends un peu et tu vas te prendre quelque chose Ă  manger ! Il est dĂ©jĂ  dix-sept heures, depuis quatorze heures que tu es rentrĂ©e.

Soraya : ...

Moi (roulant les yeux) : Je vais prendre quelque chose sur le chemin, je viens de finir ! Je serais lĂ  dans une heure Ă  tout peter. En attendant, prends-toi quelque chose Ă  manger Soraya !

Soraya : Ok !

CLIC

J'ai rangĂ© mon tĂ©lĂ©phone dans mon sac en soupirant longuement, puis je me mets en quĂȘte d'un taxi. J'attends plusieurs heures sans jamais qu'un seul ne s'arrĂȘte devant moi. Je fini donc par longer le chemin Ă  pied pour maximiser mes chances d'en avoir un. Le ciel s'assombrit Ă  vue d'Ɠil et je n'ai toujours pas de taxi [soupire] Je me mets sur le trottoir en attrapant mon sac de toutes mes forces ! Je suis dĂ©jĂ  fauchĂ©e, je ne peux pas me permettre de me faire agressĂ©e et de perdre le peu que j'ai dĂ©jĂ  !

J'ai dĂ» augmenter ma mise de quelques piĂšces afin de partir de lĂ  au plus vite. AprĂšs deux propositions, un taxi fini par me prendre. Je m'installe sur le siĂšge avant en mettant ma ceinture puis je pose mon sac au niveau de mes pieds. Il y reste tout le trajet avant de remettre son dĂ» au conducteur une fois Ă  destination. Je continue le chemin Ă  pied en m'arrĂȘtant chez le vendeur de poisson Ă  la braise. J'ai pris deux poissons, deux portions de beignets et de riz puis j'ai continuĂ© jusqu'Ă  la maison.

Tatie Marina (souriante) : Bonsoir Cassandra, tu vas bien ? [Regardant dans tous les sens]

Moi (levant les yeux) : Ça va merci ! Tu cherches quelque chose ?

Tatie Clarisse (se levant) : Mais tu reviens sans rien ? Marina ne t'a pas fait comprendre qu'il n'y avait plus rien au congelo ?

Moi (les fixant) : Si !

Tatie Clarisse (soutenant mon regard) : Et tu n'as pas jugé nécessaire de faire les courses ?

Moi (levant les yeux) : De mĂȘme que tatie Marina m'a fait comprendre le matin qu'il n'y avait plus rien au congelo, je lui ai fait comprendre que je n'avais pas d'argent ! S'il faille qu'on reste faim dans cette maison parce que certaines ne se rendent pas comptent qu'elles ont dĂ©jĂ  des enfants, ce n'est pas mon problĂšme ! Je m'occupe de ma petite sƓur point barre !

Tatie Clarisse (les mains aux hanches) : Tu dis que tu ne t'occupes que de ta sƓur comme si les autres n'Ă©taient pas de ta famille ! Et mĂȘme, ta sƓur ne vit pas dans cette maison ? Elle ne mange pas cette nourriture au mĂȘme titre que nous tous ? Elle ne profite pas non plus de l'eau et de l'Ă©lectricitĂ© ?

Tatie Marina (soupirant) : Clarisse...

Tatie Clarisse (haussant le ton) : Clarisse rien du tout ! Donc nous rendre service, service qui profitera à tout le monde c'est devenu un péché ?

Moi (la fixant) : Hausse le ton aussi fort que tu veux ! On connait la vĂ©ritĂ© ! Les autres sont aussi membre de la famille raison pour laquelle lorsque j'ai, je donne ! Mais je ne vois pas pourquoi je devrais vous porter tous sur mes Ă©paules comme si j'Ă©tais votre mĂšre ! Chacun est responsable de son enfant dans cette maison ! [Cette Ɠuvre soumise Ă  des droits d'auteur, est la propriĂ©tĂ© intellectuelle de « Les Ă©crits d'Elisa ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par consĂ©quent admise sous peine de poursuites judiciaires] Lorsqu'on estime ĂȘtre apte Ă  en avoir ce n'est pas pour venir attribuer aux autres leurs charges ! Tu veux comparer Soraya Ă  tes enfants ? [Rire nerveux] n'oublie pas que toi la mĂšre, tu es toujours envie et bien portante ! ComparĂ© Ă  la nĂŽtre qui est six pieds sous terre ! Je fais de mon mieux pour ma sƓur, fais de mĂȘme pour tes enfants. Point !

Tatie Clarisse (applaudissant) : Merci Cassandra ! Enfin, on voit les masques tomber.

Moi (lasse) : Je n'ai jamais porté de masque avec qui que ce soit ! Mes choix je les ai toujours assumés pas comme d'autres ! Bref, bonne soirée [Tournant les talons]

Je me suis rendue dans ma chambre en fermant la porte derriĂšre moi.

Soraya (levant les yeux) : Vous vous ĂȘtes encore disputĂ©es ?

Moi (vénÚre) : Comme toujours ! Bref, j'ai dit que je ne ferais pas le marché ce mois ni les autres à venir ! Lorsque j'aurais un peu de sous, j'achÚterais un petit frigo qu'on mettra dans notre chambre.

Soraya (me fixant) : Elles ne vont pas mal le prendre ?

Moi (haussant les épaules) : Je m'en fou ! Je leur ai dit que la seule personne dont je suis responsable dans cette maison c'est toi et personne d'autre ! Si ça pique, qu'elles boivent de l'eau.

Soraya (soupirant) : D'accord !

Moi (la fixant) : Tu n'as pas les leçons à réviser aujourd'hui ?

Soraya : Si !

Moi (soutenant son regard) : J'ai pris le poisson en route. On mange ensuite tu passes réviser parce que tu sais que je n'accepte pas les moyennes minables ici ! Dix, onze ou douze c'est pour le commun des mortels et tu n'en fais pas partie. Tu comprends ce que je te dis ?

Soraya (hochant la tĂȘte) : Oui.

Moi (sortant les paquets de mon sac) : Sers-toi ! Moi je vais sous la douche.

Soraya (ouvrant les sachets) : D'accord !

J'ai retirĂ© mes vĂȘtements avant de passer sous la douche. Je suis sortie avec la serviette nouĂ©e autour de la poitrine. Vu qu'il faisait chaud, j'ai pris mon tĂ©lĂ©phone et je suis allĂ©e me mettre sur la barriĂšre. J'Ă©tais perdue dans mes pensĂ©es lorsque mon tĂ©lĂ©phone s'est mis Ă  vibrer entre mes mains. J'ai regardĂ© qui appelait avant de dĂ©crocher.

LoĂŻc (voix roque) : Bonsoir mon amour !

J'ai senti un frisson parcourir mon corps depuis mes orteils jusqu'aux extrémités de ma chevelure.

Moi (soupirant d'aise) : Bonsoir mon cƓur ! Tu vas bien ?

Loïc : Ça va un peu merci et toi ?

Moi (roulant les yeux) : Mouais...

LoĂŻc : Vous vous ĂȘtes encore disputĂ© c'est ça ?

Moi : C'est une question ou c'est une réponse ! Bref, je les supporte de moins en moins ! Tout ce que je veux c'est m'en aller vite fait d'ici. Un jour on en viendra aux mains à cette allure [soupire]

LoĂŻc (soupirant longuement) : Je sais que ce n'est pas facile ! Mais pour le moment tu n'as nulle part oĂč aller Cassie. Tu es obligĂ©e de prendre sur toi et les ignorer au maximum ! En venir aux mains avec tes tantes n'arrangera rien du tout si ce n'est te crĂ©er plus de problĂšmes avec les autres membres de ta famille.

Moi (dégoutée) : Eux aussi je m'en branle franchement !

LoĂŻc : Cassie...

Moi (les yeux rouges) : Je sais que toi tu es trop gentil et que dans ta famille on respecte les ainĂ©es ! Mais ici ce n'est pas la mĂȘme chose ! Elles me poussent Ă  bout chaque jours un peu plus ! Je suis obligĂ© de passer la journĂ©e dehors juste pour ne pas les croiser. [Reniflant] Je veux partir LoĂŻc...je veux me casser de cette maison, de ce quartier pourri !

Loïc : Ecoute ne pleure pas pour ça d'accord ! Personne ne mérite que tu pleures et surtout pas tes tantes quoi qu'elles font ! On va trouver une solution, ensemble...

Moi (reniflant) : Mouais...

LoĂŻc : J'arrive !

Moi (rire) : Tu arrives ? Tu es au courant que tu es Ă  l'autre bout de la ville ? [Rire]

LoĂŻc : Je m'en fiche ! MĂȘme si c'est pour rester ne serait-ce que trente minutes !

Moi : Je t'attends alors !

LoĂŻc : Ok !

CLIC

J'ai sĂ©chĂ© mes larmes puis je suis rentrĂ©e dans la maison troquer ma serviette contre un vĂȘtement de nuit. J'ai aidĂ© Soraya avec ces cours en attendant que LoĂŻc n'arrive. Une fois qu'il m'a fait signe, j'ai laissĂ© Soraya pour le rejoindre. On a fait un tour dans le quartier histoire de me changer les idĂ©es avant qu'il ne me laisse devant la maison. On s'est changĂ© un long baiser avant qu'il ne s'en aille.

Il m'a fait signe lorsqu'il est arrivĂ© chez lui. On n'a pas pu discuter longtemps vu que Soraya Ă©tait en train de rĂ©viser. Je n'ai pas envie qu'elle me dise qu'elle n'a pas eu la moyenne parce que je discutais tous le temps au tĂ©lĂ©phone avec mon copain. Ses Ă©tudes j'y veille au grain parce que moi-mĂȘme n'ayant pas eu la chance de les terminer.

...

AprĂšs une rude journĂ©e de boulot, je suis rentrĂ©e Ă  la maison lessivĂ©e [soupirant] Je n'avais qu'une seule envie, prendre une bonne douche et dormir ! Je suis donc passĂ©e sous le pommeau d'eau lorsque la lumiĂšre et l'eau s'est coupĂ©e ! Ça doit encore ĂȘtre l'une des coupures de notre belle sociĂ©tĂ© d'eau et d'Ă©nergie du Gabon [soupirant] J'ai dĂ» terminer de prendre ma douche avec les rĂ©serves d'eau qu'on met dans des bidons de vingt litres.

En sortant de la salle de bain, Soraya était en train de réviser avec une bougie allumée [soupire] Juste par simple curiosité, je me suis rendue au compteur et quelle ne fut pas ma surprise de me rendre compte que le courant était fini ! Et qu'il ne s'agissait donc pas d'une éniÚme coupure d'électricité. Je savais que ça ne devait pas mettre du temps ! De nos jours on survit encore avec dix mille francs d'unités dans une maison avec plus de sept personnes ? [Soupirant]

Soraya ne peux pas rĂ©viser toute la nuit avec une bougie ! Ça rime Ă  quoi ? En plus on ne peut mĂȘme pas rejoindre LoĂŻc dans la chambre dans laquelle il vit ! Ca suffit Ă  peine pour lui, lorsque je vais en week-end, c'est limite si je me sens Ă  l'aise ! Combien de fois si j'y vais avec Soraya ? Est-ce qu'on pourra tenir Ă  trois dans cette minuscule chambre d'Ă©tudiant ! Pouf !

C'est Ă  contre cƓur que j'ai pris vingt-cinq mille dans mon compte airtel money afin de prendre les unitĂ©s edan. Une fois j'ai introduit le code, la maison s'est illuminĂ©e d'un seul coup. Dans les secondes qui ont suivies, les ventilateurs ont commencĂ©s Ă  tourner [soupirant] Vivement que ça s'arrĂȘte !

[Cette Ɠuvre soumise Ă  des droits d'auteur, est la propriĂ©tĂ© intellectuelle de « Les Ă©crits d'Elisa ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par consĂ©quent admise sous peine de poursuites judiciaires]

Les écrits d'Elisa, Production Originale, 2020, Copyright ©

Chapitre 2 Chapitre 02

Chapter 2 : LoĂŻc

** LoĂŻc **

C'est Ă  trois heures du matin que je suis rentrĂ© chez moi. J'ai allumĂ© la lumiĂšre avant de fermer la porte Ă  clĂ© derriĂšre moi. Il n'y a pas grand-chose Ă  voler dans cette modeste chambre, mais je prĂ©fĂšre me sentir en sĂ©curitĂ©. J'ai retirĂ© mes vĂȘtements, que j'ai ensuite accrochĂ© sur une pointe derriĂšre la porte, puis je me suis jetĂ© sur le lit en soupirant longuement. Je suis restĂ© allongĂ© un moment avant de prendre mon tĂ©lĂ©phone et de passer un coup de fil Ă  Cassandra.

J'ai dû attendre qu'elle sorte de la maison afin qu'on puisse bien discuter, vu que Soraya dormais juste à cÎté.

Cassie : Tu n'es pas trop fatigué ? Je suis désolé de t'avoir fait traverser toute la ville comme ça [rire]

Moi (soupirant) : Mais non ! Ça m'a aussi fait plaisir de passer quelques heures avec toi. D'autant plus que je sais pertinemment que ça ne se passe pas trùs bien avec tes tantes. Bref.

Cassie : Mouais !

Moi : J'espĂšre que tu n'as pas oubliĂ© que tu passes ce week-end Ă  la maison hein ! Parce que toi et ta tĂȘte en l'air, on te connait !

Cassie (rire) : Mais non ! Il faut juste que j'appelle Yessie afin de lui demander si Soraya peut passer le week-end chez elle. Une fois qu'elle me le confirme, vendredi dans la soirée je suis avec toi.

Moi (soupirant d'aise) : D'accord ! Je ferais quelques courses alors.

Cassie : D'accord ! Et maintenant que j'y pense...Je vais devoir me prendre un rĂ©chaud, du gaz et un petit frigo de chambre...Parce que comme je te l'ai dit, ça devient invivable ! Au moins Soraya pourra se faire Ă  manger quand elle voudra sans ĂȘtre obligĂ© de le faire pour ses tantes.

Moi (soupirant) : D'accord ! Je verrais d'ici lĂ  que j'ai un peu de sous afin de t'aider un peu !

On est resté à discuter un petit moment avant que je ne la laisse. J'ai posé mon téléphone sur la table de chevet, puis je me suis endormi un peu soucieux. Je sais qu'une longue et dure journée m'attend demain, donc il est préférable que je ne m'attarde pas trop à réfléchir [soupire] Réfléchir, c'est perdre du temps et comme le temps c'est de l'argent, je ne peux pas me permettre de le perdre.

C'est au premier chant du coq que j'ai ouvert les yeux. Je suis restĂ© allongĂ© quelques secondes avant de sortir de mon lit d'un bond. J'ai arrĂȘtĂ© la lumiĂšre de la chambre, puis j'ai lĂ©gĂšrement ouvert la fenĂȘtre. Je ne pouvais pas faire plus vu l'heure. J'ai pris ma bible sur le chevet du lit, puis je me suis assis sur la chaise du bureau et j'ai commencĂ© Ă  lire quelques versets.

Lorsque le ciel s'est un peu éclairé, j'ai reposé ma bible à sa place puis j'ai pris ma serviette que j'ai nouée autour de la taille. J'ai mis un peu de Colgate sur le long des fibres de ma brosse à dent, puis je l'ai mise à la bouche. En sortant de ma chambre, je suis tombé sur Dan entrain de bosser. Vu que ma bouche était pleine de Colgate, je lui ai fait un signe de la main avant de complÚtement sortir de la maison.

J'ai continuĂ© jusqu'Ă  la pompe ou j'ai terminĂ© de brosser mes dents et me suis rincĂ© la bouche. J'ai pris un sceau que j'ai posĂ© sur la plateforme, ouvert le robinet puis j'ai attendu qu'il se remplisse. J'ai eu le temps d'aller dans ma chambre, laisser ma brosse Ă  dent, envoyer un message Ă  Cassie, puis revenir dehors qu'il n'Ă©tait mĂȘme pas encore plein ! Avec un dĂ©bit de merde je peux mĂȘme aller en chine et revenir qu'il ne sera toujours pas plein ! [Soupire]

AprÚs plusieurs minutes d'attente, j'ai enlevé mon sceau de la plateforme pour aller le mettre dans la douche externe. J'ai fermé la porte avec le loquet puis j'ai pris ma douche et en un rien de temps, j'avais terminé. Il faut dire que ce n'est pas le genre de douche qui te donne l'envie de rester toute la journée. C'est une bùtisse assez simpliste avec uniquement de la dalle. C'est comme ça que font la majorité des bailleurs de Libreville. Pour espérer vivre dans un endroit descend, il faut prévoir au moins 200.000 FCFA. Et ce, pour une chambre américaine plus ou moins bien située. En deçà, c'est la chance de ta vie.

...

Je suis sortie de la douche en laissant le sceau à l'endroit habituel. La maison qui était encore endormie jusque-là, s'est soudainement éveillée.

Pipé (levant les yeux) : Bonjour Bro' ! [Souriant]

Moi (lui faisant signe) : Bonjour...toi tu as bien dormi hein ! J'ai vu un teint que je ne connaissais pas renter dans la maison hier.

[Rire général]

Dan (rire) : Je te dis oh ! C'était une jauna jauna ! Heureusement que les murs sont épais ici hein...

PipĂ© (secouant la tĂȘte) : Vous ĂȘtes bien malades ! Pardon, c'est le matin moi j'ai faim !

Romaric (sortant de sa chambre) : Bonjour les gars !

La fille avec lui (gĂȘnĂ©e) : Heu...bonjour [baissant les yeux]

Nous : Bonjour !

Romaric (fixant la fille) : Tu viens ? [Elle l'a suivi]

Il l'a laissĂ© Ă  la porte en lui glissant quelques billets de banque pendant que nous on observait la scĂšne en silence. Il ne faut pas quand-mĂȘme faire les sauvages ! AprĂšs Romaric va dire qu'on est lĂ  pour gaspiller ses pĂ©piniĂšres [rire] Il nous a rejoint dans la piĂšce principale en souriant.

Pipé (venant le saluer) : Humm Champion [éclatant de rire] C'est ça là qu'on appelle jouer 10 ! Regarde les formes de la fille ! [Applaudissant] Non Romaric tu es ma star !

Dan (faisant la révérence) : Maitre !

Romaric (éclatant de rire) : Plus maudit que vous je meurs !

Moi (éclatant de rire) : Il joue 10 en puissance [rire]

Pipé (me fixant) : Mais c'est toi qui dors Loïc ! Regarde le genre de fille que ce vilain de Romaric gÚre ! Toi le beau gosse, tu peux gérer des méchantes frappes !

Dan : Ha ha ! Laissez le frangin, il est trÚs marié [éclatant de rire] Tu fais comme si tu ignorais Cassandra.

Pipé (grimaçant) : C'est vrai qu'elle est top aussi hein...C'est un petit 8/10 !

Romaric (rire) : Non mais la petite est fraiche ! En tout cas, le jour oĂč tu la dĂ©charges, je la rĂ©cupĂšre au portail lĂ  devant

[Rire général]

Moi (secouant la tĂȘte) : Je vais te castrer petit chien ! [Rire] Bon je vais m'habiller !

Je les ai laissĂ©s au salon pour aller m'habiller dans la chambre. J'ai pris un caleçon propre dans mes affaires que j'ai enfilĂ©, puis un t-shirt propre et un jeans. J'ai enfilĂ© mon blouson, la saison sĂšche a commencĂ© avec sa fraicheur, puis les chaussures avant de prendre mon appareil photo et autres choses importantes. [Cette Ɠuvre soumise Ă  des droits d'auteur, est la propriĂ©tĂ© intellectuelle de « Les Ă©crits d'Elisa ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par consĂ©quent admise sous peine de poursuites judiciaires] J'ai fermĂ© la fenĂȘtre, puis je suis sorti de la chambre.

Pipé (levant les yeux) : Tu ne manges pas d'abord ? Ya les croissants de Blé Doré que la grande Estelle est venue déposer.

Romaric (prenant sa tasse) : Mec passe-moi le lait s'il te plait [ce qu'il fait]

Moi (me posant prĂšs de lui) : Si ! Je n'ai pas envie que l'a faim m'empĂȘche de bosser toute la journĂ©e.

Je me suis attablé comme les autres et j'ai mangé à ma faim vu qu'on a eu chacun trois croissants. J'ai pris un verre d'eau frais que j'ai bu d'une gorgée, puis j'ai levé les voiles. Je vais commencer par l'Université Omar Bongo puis, je vais descendre vers la plage pour maximiser mes chances et faire plus de profit toute cette journée.

Je fais des photos un peu comme la majoritĂ© des jeunes de Libreville. Il faut dire que c'est une activitĂ© qui me permet de me faire un peu d'argent en plus qui ne demande aucune qualification particuliĂšre si ce n'est de savoir utiliser un appareil photo. Au dĂ©part, je n'Ă©tais pas trĂšs habile avec, mais je me suis amĂ©liorĂ© et j'ai pu me faire une certaine clientĂšle ce qui me facilite grandement la tĂąche. Ça ne paie pas des millions de francs, mais je me gĂšre avec ça et ce que me rapportent les autres petits boulots que je fais.

Je suis étudiant de médecine à l'université des sciences et de la santé, plus connu sous le nom de l'USS ou du CUSS pour certains ! Je ne vais pas vous faire un dessin, parce qu'on connait trÚs bien les réalités de nos universités au Gabon. En gros, c'est la version 2.0 de l'UOB ! Chacun tire la couverture de son cÎté afin de gravir les échelons. Une université ou les filles sortent avec les enseignants, c'est bien connu, et les hommes c'est selon les visages ! Enfin de compte, on ne peut en vouloir à personne. Le systÚme est pourri depuis les fondations et ce qu'on voit dans nos universités, lycées et collÚges, n'en sont que les conséquences.

Mais lorsque tu n'as pas de moyens dans ce pays qui es-tu ? Personne ! Ta voix ne compte que pour du beurre ! Dans un pays ou les billets de banque conditionnent tout !? Dans un pays oĂč on fait passer l'argent Ă  la connaissance ? Et on s'Ă©tonne que rien ne marche [roulant les yeux] Enfin, je ne vais pas rĂ©soudre tous les problĂšmes de ce pays.

En sortant du lycĂ©e, je ne me faisais pas trop d'illusion. Etant issue moi-mĂȘme d'une famille dĂ©munie, je savais que je devais me battre pour atteindre mes objectifs. Mais entre le penser et le vivre...il y a un faussĂ© ! Maintenant que je le vis, c'est une toute autre chose [soupire] Mais je me bats comme je peux ! J'alterne entre les cours et d'autres activitĂ©s tels que la photographie, la maçonnerie, la plomberie etc...je fais tout en gros ! Je paie ma scolaritĂ©, la chambre que je loue en collocation avec des frangins sans compter les quelques sous que j'envoie Ă  la famille et l'aide que j'apporte Ă  Cassandra.

Je ne vous apprends rien en vous disant que ce n'est pas facile tous les jours. Il y'a des jours ou je me retrouve juste avec des piĂšces sur moi ! Je suis obligĂ© de gratter quelques petits boulots par-ci et lĂ  [soupirant] Et Ă  vrai dire ça me met mal Ă  l'aise vis-Ă -vis de Cassie ! Ça me gĂȘne de la voir dans des problĂšmes et de ne pas pouvoir les rĂ©gler parce que je n'ai pas d'argent. MĂȘme lorsqu'elle vient passer la nuit ici, je sais qu'elle n'ait pas Ă  l'aise avec le fait d'aller puiser de l'eau Ă  la pompe par exemple, avec le fait que je vive en collocation avec d'autres personnes ! Je lis dans ses yeux que la modeste chambre que je loue est beaucoup trop petite pour elle...je le sais et c'est comprĂ©hensible [soupire] Je fais de mon mieux pour combler tous ses besoins, mais je sais que c'est insuffisant.

-

J'ai eu des derniers clients vers dix-huit heures trente pour quelques clichés avec le couché de soleil. J'ai sillonné le long de la plage du lycée national Léon Mba quelques minutes de plus avant de me décider à rentrer. La journée était plutÎt bonne je me suis fait un peu plus de vingt-cinq mille franc. Je verrais comment repartir cet argent une fois que je serais à la maison.

C'est avec un sentiment de satisfaction que je suis rentrĂ© Ă  la maison. J'ai rangĂ© mes affaires, puis j'ai retirĂ© mes vĂȘtement pour ensuite enfilĂ© un short.

[Sonnerie de Téléphone]

J'ai balayé la piÚce du regard et une fois que je l'ai trouvé, j'ai directement répondu.

Moi : AllĂŽ ?

Voix : AllĂŽ LoĂŻc ? C'est maman Natasha.

Moi (suspicieux) : Bonsoir maman Nath. Tu vas bien ?

Elle (soupirant) : Ha...

Moi : Qu'est-ce qui se passe ?

Elle (soupirant longuement) : Excuse-moi de te dĂ©ranger mon fils, ici lĂ  ça ne va pas ! C'est ta mĂšre. Depuis quelques jours elle se plaignait de ses mĂȘmes douleurs au niveau de la jambe. Donc on a fini par aller Ă  l'hĂŽpital, mais ils n'avaient pas le matĂ©riel adĂ©quat donc ils nous ont orientĂ©s Ă  Bongolo [ville de la province de la NgouniĂ©] Une fois sur place, Ils lui ont mis sous perfusion et elle y a passĂ© nuit. Au moment de sortir, ils disent qu'il faut payer l'hospitalisation. Comme on n'avait pas les sous avec nous, ils l'ont gardĂ© deux jours le temps pour nous d'avoir la somme. On revient aujourd'hui, ils disent maintenant que la facture a augmentĂ©.

Moi : Mais comment maman ne se sent pas bien, on va mĂȘme jusqu'Ă  l'hospitaliser et je ne suis pas au courant !? Est-ce c'est sĂ©rieux ce qui se passe !? Je ne suis pas un Ă©tranger quand-mĂȘme ! Je suis son fils...

Elle (soupirant) : On a voulu t'appeler Loïc ! Mais ta mÚre a refusé sous prétexte qu'elle ne voulait pas t'inquiéter parce que tu as déjà trop de problÚmes à Libreville...

Moi (haussant le ton) : Mais ça c'est quel raisonnement !? Donc elle pouvait mĂȘme partir que vous ne m'auriez appelĂ© qu'une fois entre quatre bouts de bois ? Pourquoi vous faites ça !?

Elle : ...

Moi (d'un ton sec) : La facture s'élÚve à combien !?

Elle : 52.500

Moi (serrant les mùchoires) : Vous l'avez enregistré avec la CNAMGS !?

Elle (soupirant) : Oui...c'est ce qui fait 52.500 ! Sans l'assurance on était à cent et quelque mille. J'ai seulement pu avoir 15.000 francs

Moi (soupirant longuement) : Tu as airtel money ?

Elle : Oui !

Moi : Ok, je te fais un dépÎt tout de suite.

CLIC

Je me suis laissĂ© tomber sur le lit en soupirant longuement. Le fait que je ne sois au courant de l'hospitalisation de maman que parce qu'ils sont dans l'incapacitĂ© de rĂ©gler la facture me contrarie Ă©normĂ©ment. Mais pour connaitre assez maman, je peux dire qu'ils n'ont fait qu'exĂ©cuter son ordre Ă  savoir « ne pas me le dire » [soupire] Je ne comprends pas cette femme ! Oui, j'ai aussi des problĂšmes ici, mais il s'agit de ma mĂšre ! J'estime devoir ĂȘtre informĂ© de tout ce qui se passe avec elle. Surtout concernant son Ă©tat de santĂ© ! Et si ce problĂšme d'argent ne s'Ă©tait pas posĂ©, je ne devais jamais savoir ce qui lui Ă©tait arrivĂ© [soupire]

Je suis sorti de la chambre torse nu, puis de la maison complĂštement pour me rendre chez le boutiquier. J'ai envoyĂ© la somme qui manquait y compris les frais sur le numĂ©ro de maman Natacha en y ajoutant un petit plus pour les extras. On ne sait jamais ce qui peut arriver. [Cette Ɠuvre soumise Ă  des droits d'auteur, est la propriĂ©tĂ© intellectuelle de « Les Ă©crits d'Elisa ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par consĂ©quent admise sous peine de poursuites judiciaires] Elle m'a de suite rappelĂ© afin de me dire qu'elle a reçu les sous et qu'elle me ferait signe une fois qu'elles seraient rentrĂ©es sur Mouila. C'est la mine dĂ©confite que je suis rentrĂ© Ă  la maison. Avec cette dĂ©pense imprĂ©vue, j'ai dĂ» toucher Ă  l'argent du loyer et je sais que je me trouve sur la chaise raide ! Il faut que je le rembourse avant que le bailleur ne vienne cogner Ă  ma porte pour rĂ©clamer son dĂ» [soupire]

-

Les jours qui ont suivis, j'ai travaillé comme un forcené afin de combler le trou financier que j'avais fait à cause de la jambe de maman. Ce qui n'est pas évident dans les petits boulots que je fais est le fait qu'aujourd'hui tu peux avoir beaucoup de clients, mais qu'au contraire, ne faire qu'une ou deux photos le lendemain. Tu es obligé d'arpenter les rues et de presqu'harceler les gens ou de faire certaines réductions ce qui n'est pas forcément aisé pour les affaires. Quatre photos à cinq cent francs, descendre encore plus bas au niveau du tarif est vraiment compliqué [soupire] Mais que faire ? Il faut vendre ! C'est éreinté que je suis rentré à la maison vendredi soir en oubliant complÚtement que Cassandra devait passer.

Pipé (adossé contre le cadrant de la porte) : Ta petite était là en journée ! Elle t'a attendue assez longtemps avant de partir trÚs remontée

Moi (passant ma main sur mon visage) : J'ai oublié de laisser la clé !

Pipé (rire) : Mais pourquoi ne pas lui donner le double des clés ? Genre chacun sa clé et elle passe quand elle veut.

Moi (levant les yeux) : C'est la flemme ! Tous les jours je pense à ça au lieu de laisser la clé à un endroit.

J'ai continuĂ© mon chemin jusqu'Ă  la chambre. J'ai posĂ© mes affaires, puis retirĂ© mes vĂȘtements avant de prendre mon tĂ©lĂ©phone et de me rendre compte que j'avais sept appels en absence de Cassie. [Soupirant] J'ai de suite rappelĂ©. Ca a sonnĂ© plusieurs fois avant que son tĂ©lĂ©phone arrĂȘte simplement de sonner [soupire]

[Cette Ɠuvre soumise Ă  des droits d'auteur, est la propriĂ©tĂ© intellectuelle de « Les Ă©crits d'Elisa ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par consĂ©quent admise sous peine de poursuites judiciaires]

Les écrits d'Elisa, Production Originale, 2020, Copyright ©

Chapitre 3 Chapitre 03

Chapter 3 : Le chat et la souris.

[.....]

** Cassie **

Toute cette semaine Soraya Ă  des examens en matinĂ©e donc elle est toujours sur ces cahiers pour mon plus grand bonheur. MĂȘme si ça m'oblige Ă  encore une fois Ă  prendre les charges de la maison notamment celle de l'Ă©lectricitĂ© Ă  mon compte, le jeu en vaut la chandelle. Je ferais tout pour le bien-ĂȘtre de Soraya quand bien mĂȘme il faille me sacrifier moi-mĂȘme ! Cependant, il faudrait dĂ©jĂ  qu'on s'entende avec les autres habitants de cette maison. Parce que je ne vais pas cautionner que des personnes qui ne paient pas les factures vivent pleinement des sacrifices que j'ai fait...de mes sacrifices !

Encore si c'était utilisé avec parcimonie, ça devait passer ! Mais lorsque je vois bien que c'est du gaspillage ! Que dans une chambre il peut avoir jusqu'à trois ventilateurs parce que selon certains « il faut chaud au Gabon ces derniers temps » Je ne peux pas laisser passer ça sans parler ! Déjà avec ma bouche qui ne peux pas fermer, combien de fois lorsque j'ai raison ? En plus mon argent ? Des sous durement gagnés ? Non !

...

Lorsque le réveil a affiché cinq heures trente, je me suis levée d'un bond du lit. Je me suis assise sur le rebord du lit et je suis restée dans cette position pendant quelques minutes le temps pour moi de bien me réveiller. Une fois que c'était le cas, j'ai mis mes pieds dans mes chaussons puis je suis sortie de la chambre pour aller éteindre les lumiÚres du dehors. Je suis revenue dans la chambre afin de réveiller la marmotte.

Soraya (enroulée dans les draps) : C'est bon, je suis déjà réveillée !

Moi (rire) : Ça c'est quel rĂ©veil ou tu es encore bien au chaud dans les draps ? [Tirant le drap] debout ma petite tu vas tomber dans les embouteillages.

Soraya (soupirant longuement) : D'accord...

Moi (les mains aux hanches) : Allez debout !

Elle s'est retournée dans tous les sens comme un vers de terre lorsqu'il est en contact avec du sel, avant de se lever d'un bond et de sortir du lit.

Soraya (me faisant un bisou) : Bonjour Cassie.

Moi (lui rendant son bisou au niveau du front) : Bonjour Chouquette ! Tu as bien dormi ?

Soraya (prenant sa serviette) : Un peu ! Comme j'ai dormi super tard à cause des cours que je devais réviser...

Moi (levant les yeux) : Mais c'est bon tu es prĂȘte ? Ou bien tu as des doutes ?

Soraya (grimaçant) : Disons que je me suis préparée sur tous les plans. Maintenant je ne peux pas savoir à l'avance sans avoir vu le devoir.

Moi (hochant la tĂȘte) : D'accord, je comprends ! Mais bon, moi j'ai confiance. Tu es une tueuse ! [Souriante]

Soraya : Merci ! Bon je vais sous la douche !

Moi (arrangeant le lit) : D'accord !

J'ai préparé mes affaires pour ne rien oublier en partant, puis je me suis rendu dans la cuisine afin de me faire des céréales. Il n'y a que le lait à la cuisine, le reste est dans la chambre parce que bien sûr, je n'ai pas envie de partager mes courses. Donc lorsque je les fais, je les mets dans ma chambre et comme elle est toujours fermée à clé je peux partir sans m'inquiéter. Donc j'ai pris deux tasses dans lequel j'y ai versé le lait froid avant de revenir dans la chambre. J'ai posé la tasse de Soraya sur la table, puis je me suis installée sur le lit avec ma tasse devant une série Netflix.

Soraya est sortie de la douche, a enfilé sa tenue avant de commencer à manger ses céréales à la vitesse de l'éclair. En moins de cinq minutes elle avait terminée. Elle a pris son sac et je l'ai suivi avec nos tasses en main. J'ai tout mis dans l'évier avant de me m'adosser sur le cadrant de la porte centrale.

Soraya : Bon, passe une bonne journée Cassie.

Moi (souriante) : Merci ! Bonne journée à toi aussi ma chérie. [La fixant] Tu as encore les sous du taxi n'est-ce pas ? Tu sais que le billet était pour toute la semaine non ?

Soraya (hochant la tĂȘte) : Oui ! Je gĂšre comme tu m'as dit ne t'inquiĂšte pas. [S'en allant]

Moi (la regardant partir) : D'accord.

Je suis restĂ© sur le cadrant de la porte un moment jusqu'Ă  ce qu'elle disparaisse complĂštement de mon champ de vision. J'ai tirĂ© les rideaux, refermĂ© la porte centrale puis je suis retournĂ©e m'allonger dans la chambre. J'ai encore le temps, je quitterais la maison Ă  huit heure donc je peux prendre mon temps...mais pas trop quand-mĂȘme ! J'ai pris mon tĂ©lĂ©phone et je suis tombĂ©e sur un message de LoĂŻc [sourire]

Mon visage s'est automatiquement illuminé. Je crois bien que j'ai lu ce message plusieurs fois avant d'y répondre. Je sais bien qu'on dirait une gamine, mais bon ne soyez pas jaloux. C'est l'amour ! J'ai répondu avant de me prélasser sur le lit jusqu'à ce que mon heure arrive. Je suis passée à la douche puis je me suis habillée avant de prendre mes affaires et fermer la porte de la chambre et me rendre au boulot.

Comme toujours, j'ai empruntĂ© l'entrĂ©e de service puis je me suis changĂ©e illico presto avant d'aller regarder sur le tableau d'affichage ce qu'il y avait Ă  faire. Sans attendre, je me suis mise au boulot. A la pause j'ai juste eu le temps d'appeler Soraya pour lui demander comment est-ce que son devoir s'Ă©tait passĂ©. Elle m'a dit que c'Ă©tait justement ce qu'elle avait rĂ©visĂ© donc elle est confiante ! C'est le cƓur lĂ©ger que j'ai continuĂ© mon service jusqu'Ă  l'heure habituelle.

J'ai retiré ma tenue de service puis j'ai pris mes affaires et je suis sortie du bùtiment. Mon premier réflexe a été de regarder mon téléphone mais je n'avais aucun message ni appel de Loïc [soupirant] Depuis ma réponse ce matin, rien ! Silence radio. J'ai rangé mon téléphone dans mon sac puis j'ai continué ma route.

-

Depuis la derniĂšre fois que j'ai eu LoĂŻc au tĂ©lĂ©phone, on ne s'est quasi plus parlĂ© de la semaine. [Soupire] Je sais bien qu'il bosse, comme tout le monde d'ailleurs, mais bon pour moi ĂȘtre en contact avec la personne qu'on aime est important ! Enfin, je ne m'en fais pas trop, on aura l'occasion d'en parler ce week-end lorsqu'on sera ensemble. MĂȘme si habituellement, il suffit simplement que j'entende sa voix pour fondre comme du sucre dans de l'eau [rire] Ce n'est pas de ma faute...j'aime cet homme !

Enfin, je ne vais pas trop l'embĂȘter parce que justement, je compte lui pomper les oreilles tous le week-end ! Parce qu'il sait trĂšs bien que je n'oublie jamais rien ! Le silence radio qu'il fait aujourd'hui, il va en subir les consĂ©quences dans quelques jours.

...

Aujourd'hui j'ai terminé le boulot plus tÎt que les autres jours. J'ai beau eu trainé dans les couloirs, il n'y avait plus rien à faire. Donc je me suis rendue dans les vestiaires troquer ma tenue de service contre celle que j'avais avant, puis j'ai rangé mes affaires. J'ai pris mon sac et je me suis dirigée vers la sortie.

Chancie (me fixant) : Cassandra, tu rentres déjà ?

Moi (Levant les yeux) : Oui.

Chancie (fronçant les sourcils) : Oh ! Mais pour une fois qu'on a terminé plus tÎt allons faire un tour ! On est tous en train d'y aller.

Moi (grimaçant) : Merci, c'est vraiment gentil...mais non ! Je préfÚre rentrer.

Leslie (me fixant) : On va juste se prendre un verre et manger quelque part histoire de décompresser un peux. C'est Marvin qui nous invite.

Joséphine (insistant) : C'est vrai ! Viens Cassie toi aussi...Tu sais que ce n'est pas tous les jours qu'on peut se retrouver entre nous. Allez viens s'il te plait.

Chancie (me faisant les yeux doux) : Cassandra...

Moi (éclatant de rire) : Tu fais trÚs mal les yeux doux ! [Levant les yeux] C'est dans quel genre d'endroit d'abord ?

Leslie (me fixant) : On va chez Jeannot. Ce qui est Ă  Louis.

Moi (levant les yeux) : Bon d'accord !

Joséphine (souriante) : Cool !

A vrai dire je n'Ă©tais pas trop chaude, mais Ă  quoi bon ? En plus ce n'est pas moi qui paie, pourquoi je vais me laisser mourir Ă  la maison ? On a attendu que tout le monde soit prĂȘt avant de nous en aller. On s'est reparti dans deux voitures diffĂ©rentes pour nous y rendre. Et comme par hasard, je me suis retrouvĂ© dans celle de Thomas, heureusement qu'il y avait d'autres personnes. Parce que je ne me voyais pas faire tous le trajet avec lui et les regards qu'il me lance toujours [roulant les yeux]

On est arrivé sur place et on s'est mis autour de deux tables qu'on a collées l'une à l'autre. On a commandé, mangé et bu tout en racontant de toute et de rien. Lorsque le ciel a commencé à s'assombrir, j'ai leur ai dit que je devais prendre songé d'eux.

Chancie (me fixant) : Déjà !? A croire que tu as un enfant que tu nous caches chez toi hein [rire]

Moi (souriante) : MĂȘme pas...Mais j'ai des obligations ! Enfin, merci beaucoup pour l'invitation.

Mila (levant les yeux) : C'est toi qu'on doit remercier de nous honorer de ta présence ! Pour une fois qu'on te voit dans nos sorties. [Levant son verre] bonne année !

[Rire général]

Lesli (secouant la tĂȘte) : Les boosters lĂ  l'ont dĂ©jĂ  lavĂ© le cerveau ! Passe une bonne soirĂ©e et rentre bien.

Moi (souriante) : Merci !

Joséphine : Tu vas rentrer toute seule ? Ce n'est pas mieux qu'on rentre en groupe et tout ?

Moi (rire) : On ne va pas me kidnapper t'inquiĂšte pas [rire] Ca va aller.

Thomas (buvant son verre d'un trait) : Je vais te raccompagner [se levant]

Chancie : C'est mieux !

Je n'ai mĂȘme pas eu le temps de rĂ©pondre qu'il avait dĂ©jĂ  dĂ©verrouillĂ© la voiture en m'attendant prĂšs de la portiĂšre. J'ai longuement soupirĂ©, puis je l'ai rejoint. Il m'a ouvert la portiĂšre, je me suis installĂ©e puis j'ai mis ma ceinture, avant de faire de mĂȘme du cĂŽtĂ© conducteur.

Thomas (démarrant) : Ok, Let's go !

Dans la voiture personne ne parlait. Mon visage était tourné de sorte à regarder le paysage qui défilait à travers la vitre de mon cÎté. On a fait un bon bout de chemin comme ça. Je sentais bien son regard sur moi, mais j'y ai fait abstraction. AprÚs quelques minutes de trajet, il a garé pas trÚs loin de la maison.

Moi (retirant ma ceinture) : Merci beaucoup ! [Voulant ouvrir la portiĂšre]

Thomas (m'attrapant la main) : Cassandra ?

Moi (levant les yeux) : Oui ?

Thomas (soupirant) : Je sais qu'on en a déjà parlé plusieurs fois mais il faut admettre que je ne...

Moi (le coupant) : Mon raisonnement est toujours le mĂȘme ! Hier dĂ©jĂ , je n'Ă©tais pas intĂ©ressĂ©e, aujourd'hui encore moins. Maintenant si tu es du genre Ă  gratter la moindre ouverture pour remettre le sujet sur le tapis, tu me le fait savoir et de mon cĂŽtĂ© je prendrais les mesures adĂ©quates ! Je n'ai pas changĂ© d'avis et je ne compte pas le faire un jour, fais-toi une raison ! Tu m'as raccompagnĂ© chez moi, je t'en remercie beaucoup ! Si tu pensais que ça devait aller plus loin, laisse-moi te dire que ce n'est pas le cas. Tout est parfaitement claire pour moi.

Thomas : ...

Moi (prenant mon sac) : Je suppose que tu n'as plus rien à dire [ouvrant la portiÚre] Passe une bonne soirée !

Je suis descendue du véhicule, j'ai refermé la portiÚre derriÚre moi puis je continué le chemin à pied jusqu'à la maison. Il était toujours garé [haussant les épaules] je ne lui ai rien dit qu'il ne savait pas déjà ! Et s'il pense que c'est parce qu'il a la voiture que je vais fondre comme du beurre [roulant les yeux] il est loin du compte ! Et quelle voiture d'abord ? Tchuips. Connerie !

Je me suis arrĂȘtĂ©e devant le compteur d'unitĂ©s Edan afin de regarder combien il restait, puis j'ai continuĂ© dans la maison. J'ai retirĂ© mes chaussures devant la porte et les prenant en main avant de longer jusqu'Ă  la chambre. J'ai juste posĂ© mes affaires puis je me suis revenue dans le sĂ©jour.

Moi (les fixant) : Bonsoir ! Tantine Mariana n'est pas lĂ  ?

Tatie Eugénie : Bonsoir ! Non...

Moi (soupirant) : Ok ! Donc je vais juste parler avec vous.

Tatie Clarisse : Hm !

Moi (roulant les yeux) : Je ne vais pas passer par quatre chemins ! Tantine marina a mis le courant de dix mille ici, ça n'a mĂȘme pas fait trois jours, c'Ă©tait dĂ©jĂ  terminĂ© ! J'ai pris mon argent pour recharger le compteur ce n'Ă©tait pas de gaitĂ© de cƓur, mais parce que Soraya a des examens toute cette semaine. Cependant, ce n'est pas parce que j'ai mis les unitĂ©s que vous allez vous permettre de faire du gaspillage en passant la journĂ©e et la nuit Ă  vous ventiler ! Je ne travaille pour aucune d'entre vous ! Si je fais, c'est parce que moi-mĂȘme je vis encore ici.

Tatie Clarisse (pouffant) : Mais quel culot Cassandra ! Franchement de jours en jours tu m'épates !

Moi (la fixant) : Ce n'était pas mon intention, mais ça me fait plaisir que tu sois épatée !

Tatie EugĂ©nie (me fixant) : Ce n'est mĂȘme pas toi ! Tout ça c'est parce qu'on Ă©duque les enfants comme les blancs, ils se croient tout permis ! C'est toi qui viendra maintenant me dire si oui ou non je gaspille le courant [rire nerveux] C'est toi Cassandra !

Moi (acquiesçant) : Oui ! Etant donné le courant en question, c'est moi qui le paie ! Quand tu iras à la seeg pour payer le courant pour TOUTE la maison avec ton argent, je n'ouvrirais plus ma bouche ! Mais tant que c'est moi qui le fais, je parle ! Parce que je ne conçois pas que vous passez la journée et la nuit les ventilateurs sont branchés dans toutes les piÚces de la maison. Ca là non !

Tatie Clarisse (bondissant de son siĂšge) : Mais Cassandra tu es malade !? Il n'y a pas une vice qui a sautĂ© dans ta tĂȘte ?

Moi (croisant les bras) : Désolé de te décevoir, mais je vais trÚs bien ! Parfaitement bien. J'ai fait une radio il y a quelques mois et aux derniÚres nouvelles, tout est bien en place !

Tatie Clarisse (me fixant face) : ArrĂȘte ton ironie avec moi Cassandra ! Je n'ai pas ton Ăąge ! Ce n'est pas parce qu'on vit tous ici que tu vas te permettre de me manquer de respect ! Je n'accepte pas ça ! Tu comprends non ?

Tatie EugĂ©nie (me fixant) : Non tu ne vas pas bien ! Tu es consciente que tu es en train de parler Ă  tes mamans ? Tu crois que tu t'adresses Ă  qui de cette maniĂšre ? On Ă  l'Ăąge de tes enfants ? Donc mĂȘme rendre service aux membres de ta propre famille te fait mal ? Comment tu peux ĂȘtre mauvaise comme ça Cassandra ? Comment est-ce que tu peux avoir un mauvais cƓur comme ça ? Nous parler comme s'il s'agissait de vĂ©ritables chiens.

Moi (lasse) : Je ne suis pas venue pour me disputer avec qui que ce soit ! Mais simplement vous dire ce qu'il en est !

Tatie Clarisse : Ce n'est pas toi qui va rĂ©guler notre consommation d'Ă©lectricitĂ© ! Si je veux me ventiler en journĂ©e jusqu'Ă  pas d'heure je vais le faire et ce n'est pas toi qui va m'en empĂȘcher.

Moi (la fixant) : C'est ce qu'on verra. Moi en tous cas, j'ai déjà parlé à vous de faire vos choix ! Mais que personne ne plaigne lorsque je prendrais des mesures [m'en allant]

Je suis retournée dans la chambre en fermant la porte derriÚre moi. J'ai essayé de joindre Loïc, mais je n'ai encore une fois eu aucune réponse [soupire] Je me suis endormie presqu'aussitÎt.

En me levant ce matin, j'ai demandé à Soraya de prendre quelques affaires pour aller passer le week-end chez Yessie vu que moi je vais chez Loïc. Donc je suis allé au boulot trÚs tÎt le matin et à douze heures j'étais rentrée. J'ai fait mon sac, puis je me suis rendue chez le boutiquier afin de prendre un cadenas. J'ai patiemment attendu que Soraya rentre, prenne sa douche et mange quelque chose avant de nous en aller. Avant de partir, j'ai disjoncté le compteur avant de fermer la grille avec le cadenas que j'avais acheté quelques heures plutÎt. On dira que je suis une sorciÚre, une vampireuse [haussant les épaules] je m'en fiche ! Quand on fait son lit, on se couche...lorsqu'on sait qu'on ne contribue à rien dans une maison, on fait au moins semblant de bien se comporter. Bref !

On a pris un taxi pour le bas de guĂ©-guĂ© ou se trouve la maison de Yessie. Je lui ai demandĂ© de m'attendre le temps que j'accompagne Soraya. [Cette Ɠuvre soumise Ă  des droits d'auteur, est la propriĂ©tĂ© intellectuelle de « Les Ă©crits d'Elisa ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par consĂ©quent admise sous peine de poursuites judiciaires] C'est Yessie qui m'a ouvert le portail

Moi (lui faisant les bises) : Bonjour ma chérie. Et merci de la garder.

Yessie (souriante) : Ya pas de quoi ! En plus, maman l'aime bien ! Elle la gùte comme si c'était sa petite fille [rire]

Moi (souriante) : Vraiment ! Enfin, j'y vais. Le taxi m'attend à la sortie. Tu passes le bonjour à tantine Charlotte [fixant Soraya] Sois sage je t'appelle en soirée.

Yessie : Le premier coup c'est pour moi ! [Rire]

Moi (m'en allant) : Tu dois ĂȘtre bien malade ! Genre y a une vice qui doit avoir sautĂ©.Tchrrr

Je suis remontĂ© dans le taxi en lui donnant le nom du quartier ou j'allais. AprĂšs quelques minutes de trajet, on est arrivĂ©. Je lui ai donnĂ© son dĂ» en le remerciant avec le sourire. Sur le chemin, j'ai pris quelques lĂ©gumes et le manioc avant de descendre chez lui. Comme toujours, c'est une atmosphĂšre sinistre que j'ai trouvĂ©e [soupire] Je trouve cet endroit tellement [grimaçant] maussade ! Je fais vraiment des efforts surhumains pour arriver ici. La douche et les vestiaires sont communs, je ne vous dis mĂȘme pas combien de fois je n'aime pas les utiliser [soupire]

Ce qui m'apaise un peu le cƓur, c'est le fait que la chambre bien qu'Ă©tant petite est plus ou moins rangĂ©e et propre. Je fais de mon mieux pour entretenir mais la solution est de dĂ©mĂ©nager ! Mais aller louer ? Une dĂ©pense en plus alors que les sous se font rares !? Qu'on compte l'argent qui rentre sur le bout des doigts ? [Soupire]

Enfin, je suis rentrĂ© en saluant tout le monde, puis je me suis dirigĂ©e vers la chambre de LoĂŻc, mais elle Ă©tait fermĂ©e ! [Soupire] J'ai regardĂ© sous l'une des pierres dehors, ou il laisse les clĂ©s d'habitude, mais elles n'y Ă©taient pas ! Je me suis donc assise au salon en discutant avec les garçons pendant plusieurs heures. A un moment je voyais mĂȘme dĂ©jĂ  la gĂȘne dans le regard de certains d'entre eux. Et LoĂŻc qui n'est toujours pas lĂ  et qui ne rĂ©pond mĂȘme pas au tĂ©lĂ©phone !

C'est à vingt et une heure que je me suis décidée à rentrer chez moi. J'ai laissé les courses en remerciant les garçons qui m'ont demandés de ne pas m'en aller et d'attendre encore un peu. Mais non ! Je l'avais en travers la gorge...et je ne comptais pas laisser couler encore une fois ! J'ai pris mes effets et je suis partie chez Yessie. Façon je n'ai pas envie d'entendre le bruit aujourd'hui ou tout le week-end d'ailleurs ! Donc mieux je ne rentre pas à la maison et en plus le coup du compteur, c'est le bruit qui m'attend ! Une fois chez Yessie, j'ai pris une douche avant d'aller me coucher. Loïc m'a appelé plusieurs fois sans que je ne réponde. Lorsque j'en ai eu marre, j'ai simplement fermé mon téléphone.

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Les écrits d'Elisa, Production Originale, 2020, Copyright ©

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