Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Mes Tourments De Martyr
Mes Tourments De Martyr

Mes Tourments De Martyr

Auteur:: Didi-Louisienne
Genre: Romance
Il est difficile de passer d'une fille égarée et bercée par la jeunesse à une fille voilée et cherchant à devenir meilleure. Il est tout aussi difficile de passer d'une fille de boîte de nuit à une fille de mosquée. Mais ne dit-on pas qu'à côté de la difficulté se trouve certes une facilité ?

Chapitre 1 Chapitre 01

Comme toute fille de mon âge, j'ai été celle que la mode a dicté et celle que la jeunesse a bercé d'illusions à un tel point que je passais plusieurs jours sans penser à Allah SWT, je n'ai jamais pensé que du jour au lendemain tout pouvait s'arrêter pour moi, je n'ai jamais pensé que partout où je puisse être, j'étais sous la surveillance du Tout Puissant. Non moi j'y pensais pas et d'ailleurs cela ne m'importait pas Soubhan'Allah, je me disais que j'avais le temps et que j'étais trop jeune pour me consacrer à l'islam.

J'ai été cette fille d'autres fois qui ne vivait que pour son corps en oubliant son âme, j'étais cette fille égaré me fichant complétement des conséquences de mes erreurs soit disant Qu'Allah pardonne tout, j'étais cette fille qu'on a tous été d'une manière ou d'une autre et j'étais cette fille que certaines personnes continue à être encore de nos jours.

-Quand je serais grande et que j'aurais un mari, je me voilerais In Sha Allah mais en ce moment je ne peux pas me voiler sinon personne me regardera et je ne pourrais pas non plus faire tout ce que je veux car la religion implique des règles à respecter. Bref tout de façon, j'ai le temps.

Voilà ce que je disais. Comme si j'étais maître du temps.

Ainsi donc tout ce qui occupait ma tête c'était les derniers trucs à la mode, le dernier portable, les derniers chaussures, les dernières perruques.... Je faisais tout pour me faire voir par le maximum de personnes: eih oui j'aimais la séduction. Le seul fait de savoir que telle ou telle personne chercher à m'avoir, me faisait très plaisir. J'aimais avoir le regard sur moi, j'aimais que l'on me dise ''Tu t'habilles trop bien''

De mon point de vue personnel : j'ai été parmis l'une des pires filles de ce bas monde.

Une fille qui se drogue, qui boit de l'alcool, qui fume, qui manque de respect aux adultes, qui se bagarre pour tout et rien, qui fréquente les boîtes de nuits, les appartements, qui a de mauvaises fréquentations, qui a choisi le mauvais chemin de la vie, qui embrasse des filles quand ça lui chante et la cerise sur le gâteau, une fille qui sort avec plusieurs gars et qui couche à gauche et à droite n'est-elle pas parmis les pires créations de cette vie ? Si, bien-sûr me diriez vous !

Cela est bien évidemment que je suis mauvaise ou plutôt que je l'étais. J'avais choisi cette voie, personne ne m'y a forcé, c'est moi qui est décidé d'être comme ça, j'aimais cela et j'en profitais car je comptais constamment sur la bonté d'Allah de façon à ce que je me disais qu'une fois que je deviendrais beaucoup plus grande et que je me vouerais à ma religion, Il me pardonnera mais Soubkhanallah, quelle idiote j'ai été de penser de cette façon la.

Bien qu'aujourd'hui Alhamdoulilah, je me suis repentit et que je continue de me repentir, je n'ai jamais la conscience tranquille par rapport à mon passé et encore moins en pensant que d'autres frères et sœurs continue d'avoir cette mentalité là.

Aujourd'hui l'Imam m'a dit une chose qui m'a glacé le sang et qui m'a fait réagir vite. Vous savez ce qu'a dit l'imam ? Il a demandé ''Que feriez vous si au jour de la résurrection, une personne sera destiné à aller en enfer,et qu'il dira : Ya Rabbi, untel m'a vu commettre une erreur pourquoi n'a t'il pas essayé de me remettre sur le droit chemin ? Pourquoi ne m'a t'il pas dit que c'était mauvais ?''

C'est pour cela, qu'aujourd'hui je décide de partager l'histoire de ma vie tant que j'en ai la possibilité et tant que je suis encore sur cette dunya. Je pars du principe que si moi aussi je commettais une erreur, j'aurais aimé qu'une personne me remette sur la droiture alors j'ai décidé de partager l'histoire de mon égarement jusqu'à ma guidée, en espérant que par Allah Le Majestueux, ce récit puisse changer ne serait que la vie d'une seule personne, lui faire ouvrir les yeux sur les insufflations de Sheytan ainsi que de comprendre que si nous agissons bien, la vie dernière nous sera certes meilleure que la vie présente.

Bref,

Voici

Donc

Le

Récit

De Mes Tourments De Martyre....

Chapitre 2 Chapitre 02

Je réponds au prénom de Soukeyna et j'habite dans une maison plutôt grande avec ma petite famille composé de mon père, de ma mère, de ma grande sœur et de moi.

Ma mère est une très grande styliste renommée de la mode, elle tient aussi en plus de cela une grande salon esthétique de la place grâce à la communauté de bien qu'elle avait fait signé par mon père. Ainsi donc, ma mère se fait démarquer au sein de la société et du marché par ses ventes de produits originaux et de ses très beaux habits modernes et traditionnels. Ceci a finalement fait d'elle une personne avec de grande revenus financières. Voilà pourquoi ma sœur et moi ne manquons absolument de rien concernant les produits cosmétiques, les perruques, les mèches et autres choses artificiel cependant en échange nous lui avons proposé d'être ses mannequins si nous étions disponibles car cette dernière prépare pour nous une vie de reine de beauté à l'avenir. Elle nous a clairement fait savoir qu'après les études, nous occuperons une place pareille à la sienne, étant donné que ma sœur a eut son bac il y a 2 ans, elle est actuellement en la deuxième dirigeante dans son entreprise esthétique et se prépare à être l'assistante de la vente en ligne.

Quant à moi, contrairement à ma sœur qui est très élancé, je suis toute petite de taille c'est parfois ce qui me fait défaut dans le mannequinat mais heureusement que grâce aux escarpins je mène la danse et je me débrouille super bien sur scène.

Du côté de mon père, malheureusement les choses ont viré au drame depuis qu'il a eut un accident et qu'il s'est fait amputé des deux jambes. En plus d'avoir perdu son poste de pilote, il se fait constamment ignoré par ma mère qui a toujours quelque chose à faire que de pousser une chaise roulante et cela est pareille pour ma grande sœur et moi aussi d'ailleurs. À vrai dire depuis qu'il a perdu ses jambes, mon père s'est d'avantage tourné vers Allah et on dirait même que c'est ce qui a fait augmenté sa foi. Au début nous l'avons très mal vécu mais pas lui, il disait toujours qu'Alhamdoulilah c'était la volonté de Dieu et que d'une façon ou d'une autre cela lui permettrait de passer plus de temps à adorer son Seigneur et c'est ce qu'il a fait. Il passe la longueur de ses journées à la mosquée, à lire le Coran, à faire des Dikhrs, à organiser des conférences islamiques et à prier sans cesse. Il a beau essayé de nous dissuader que notre mère et nous étions dans le mauvais chemin mais c'était sans compter sur les réponses et les répliques de cette dernière.

-L'essentiel c'est que je prie et je fais l'aumône, au moins je suis mieux que bons nombres de femmes musulmanes. Quant aux enfants je veux que tu les laisse profiter tranquillement de cette belle vie, Soukey n'a que 17 ans et Kiné, sa grande sœur n'en a que 19. Elles sont à la fleur de l'âge Ousmane, on peut pas les forcer à prier, porter le voile et autres.... Elles le feront une fois qu'ils auront un mari riche, beau et qui est à la mode In Sha Allah. Elles ont tout le temps donc ne les précipitent pas s'il te plaît. Ce sont des mannequins. Disait elle à mon père quand ce dernier essayait de l'initier à faire bien plus que cela afin de nous montrer le bon exemple.

-Le problème Awa, c'est que c'est toi qui les influencent. Comment veux-tu qu'elle soit pieuse si toi tu ne leur montre pas le bon exemple et que tu ne te voiles pas ?

-Me voiler ? N'importe quoi. J'assure mes 5 prières, c'est l'essentiel et c'est tout ce que je peux faire. J'ai une réputation à garder propre et ce n'est sûrement pas moi qui vais m'habiller comme une veille femme alors ça pas du tout, je suis bien trop belle.

-Ya Allah guide ma femme ou sinon je.....

-Tu vas quoi ? Dois-je te rappeler que tu es sur une chaise roulante et que tu n'as que tes mots ?

-C'est comme ça que tu me parles Awa ?

-Oui si tu ne veux pas que je te parle sur ce ton alors pries et fiche nous la paix à moi et à mes enfants parce que tes rappels commencent vraiment à peser lourd sur mes épaules.

-Je te pardonne ! Dit simplement mon père. Te rends tu au moins compte que les filles ne savent plus me respecter comme avant quand j'étais debout sur pieds à cause de ton manque de respect vis à vis de moi qui suit ton mari ? Et tu savais, tu savais que si j'avais encore mes jambes rien de tout cela ne se serait passé ni ton insolence ni celui des enfants ni ton salon d'esthétique et encore moins les habits vulgaires que tu vends. Je ne l'aurais pas accepter.

-Je le sais c'est pourquoi j'ai profité de l'occasion et malheureusement pour toi, désormais c'est moi qui donne des ordres et c'est moi qu'on écoute au sein de cette maison. Toi tu n'es qu'un mort vivant.

-Si je ne te repudies pas c'est à cause de la promesse que j'avais fait à tes défunts parents.

-Alors respecte ta promesse. Et sache aussi que si je ne te demande pas le divorce c'est parce qu'on a fait une communauté de bien, si ce n'était pas le cas, je ne serais pas encore dans cette maison avec un handicapé.

-On m'avait dit que tu n'étais pas celle que je croyais mais j'ai fait la sourde oreille. Voilà que maintenant je suis confronté à la réalité qu'ils m'avaient tous prédit. Pendant toute ces années, tu n'en avais que pour ma fortune n'est-ce pas,?

-Tu veux pas voir ailleurs si j'y suis ?

-Bien-sûr c'est comme tu veux. Je serais à la mosquée si tu as besoin de moi.

-Que ferais je de toi ?

-Rien. Répond t'il.

Chaque jour on entendait la même discussion, les mêmes mots, la même dispute et les mêmes conclusions : mon père à la mosquée et ma mère au grand théâtre. Je me rappelle le jour où ma mère a ouvert sa boutique de vêtements et d'esthétique, mon père a frôlé la crise cardiaque ce jour là, je ne l'ai jamais vu autant en colère. Jamais. Je suis bien désolé de dire ça mais c'est depuis qu'il a perdu ses pieds c'est à dire il y a 2 ans, que j'ai su qu'il ne pouvait désormais plus m'empêcher de faire quoi que soit et surtout depuis que j'ai su que ma mère semblait être de mon côté, que je suis devenu une égarée fois 1000.

Bref aujourd'hui j'ai passé la journée avec l'un de mes petits amis, le seul que j'aime parmis eux. On était à Saly dans une très grande villa de luxe. Je savais que mon absence ne serait remarqué que par mon père et j'ai pas peur de lui quant à ma mère et ma grande sœur, elles sont au travail, elle ne descendent qu'à des heures très avancés de la nuit.

Ainsi Fadel, mon copain me dépose à 2 minutes de ma maison.

-Encore une fois merci pour cette belle journée ! M'embrassa t'il dans la voiture. Tu as été superbe, je t'aime.

-Je t'aime aussi mon bébé.

-Ne t'en vas pas s'il te plaît. Reste. Tu n'es pas encore parti et tu me manques déjà. Dit il en posant sa main sur mon décolleté pour la faire légèrement descendre.

-J'aimerais resté mais je ne peux pas, je suis sortie après ma mère donc il faut vraiment que je rentre avant elle. Il est déjà 22h30mn Fadel. Degageais je sa main de ma poitrine.

-D'accord je comprends. Hocha t'il la tête. Alors tu ne pourras pas venir avec moi en boîte de nuit ce soir ?

-Non je te l'ai déjà dit. Je ne peux pas me libérer pendant cette nuit et puis je dois préparer ma composition pour cette semaine à venir.

-Oui ma chérie, je sais. Excuse moi. Attends je te donne......

-Non ça va, j'ai de l'argent avec moi. Merci beaucoup, c'est gentil de ta part.

-Ok alors à bientôt ma chérie. Et révise bien, sois la meilleure de la classe.

-Tu me connais alors compte sur moi. Lui fis je un clin d'œil avant de descendre.

Il démarre aussitôt sa voiture. À peine que j'eus posé les pieds que l'une de nos voisines se mit à parler sur moi.

-La Illaha Illalah, Soukey que faisais tu dans cette voiture teinté et habillé comme une pute avec un homme aussi âgé ? Me demande une voisine.

-En quoi ça te regarde toi ? C'est la voiture d'un des chauffeurs de ma mère alors me casse pas la tête. Mêle toi de tes affaires sale vieille. La toisais je du regard.

-À qui tu parles comme ça ?

-À toi si tu ne veux pas qu'on te manque de respect alors parle moi pas.

-Ça ne me surprends pas, une personne comme ta mère ne peut pas mettre au monde un enfant meilleur que toi. J'ai juste honte et triste pour ton père. Quel gâchis !

-Parle encore, de toute façon tu n'as que ça à faire. C'est pourquoi tu n'as ni de mari ni d'enfant ! Répondis je avant de la dépasser la laissant ainsi bouche bée.

Je mis mes écouteurs en mettant sur play la musique pour ne pas entendre les gars du quartier qui me sifflaient autour et qui cherchait à me parler. Une fois près de la maison, j'appercu que mon père était devant la porte d'entrée semblant m'attendre.

-Où est-ce que tu étais depuis ce matin ? Pourquoi tu ne m'as pas prévenu que tu sortais ? N'as tu donc pas de respect à mon égard Soukeyna ? Et puis Soubkhanallah que portes tu comme ça, on voit tout ton corps Soukey. Mit t'il sa main devant sa bouche.

-Papa pousse toi de mon chemin, j'ai sommeil et je suis fatiguée. Croisais je les bras devant lui. Ce n'est pas toi que je dois des explications !

-Tu n'entreras pas dans cette maison sans m'avoir dit où est-ce que tu étais, habillé comme ça. Répond t'il d'un ton ferme.

-Papa pousse toi de la porte ou sinon je....

-Ou sinon quoi ? Oserais tu me faire des menaces ? Demande t'il très surpris. Ça serait la cerise sur le gâteau !

Je n'ai même pas chercher à répliquer une énième fois alors j'ai essayé de pousser sa chaise roulante pour me frayer un chemin malheureusement la roue heurta un caillou et mon père atterit violemment au sol en se parsèment accidentellement de sable sur tout son corps et sur son visage. Je dois l'avouer la scène était vraiment très choquant à voir mais je n'en avais que faire. Néanmoins j'ai eu très peur et j'ai voulu l'aider à se relever lorsqu'il me cria légèrement de ne pas l'approcher au même moment où trois hommes accoururent vers lui pour l'aider à le mettre sur la chaise roulante. Ceci fait ces hommes se metterent à me crier dessus et à me traiter de tous les noms sous prétexte que j'étais très indiscipliné. Comment ça je suis indiscipliné ? C'est quand même pas de ma faute si il est tombé, c'est le caillou !

Je jetais un regard furtif vers mon père et je le vis entrain de se nettoyer le visage à l'aide du mouchoir que lui avait donné l'un des hommes.

Chapitre 3 Chapitre 03

-Tu es vraiment mal éduquée comment......

-Oh c'est bon. Taisez vous et mêlez vous de ce qui vous regarde bande de curieux ! Les arrêtais je avant d'entrer dans la maison les laissant consoler mon père qui s'était maintenant effondré en larmes.

Je ne regrettais pas mon acte, il n'aurait pas dû m'empêcher dans la maison, un point c'est tout. Il m'a cherché et m'a trouvé. Voilà.

Je montais les escaliers à la hâte avant de m'enfermer dans ma chambre à clé. Je sais que je suis un peu allé loin avec mon père et je doute que ma mère soit cette fois ci de mon côté donc j'ai décidé d'appeler l'une de mes meilleures amies pour qu'elle me conseille ce que je devais faire maintenant que je suis trempée jusqu'au coup à cause des voisins et passants qui ont vu le déroulement de la scène.

Quelques tentatives plus tard, elle répondit enfin.

//• Conversation Téléphonique •//

-Allô ! Ndeye Fatou où est-ce que tu avais jeté ton téléphone ? Un portable c'est à porté.

-Tu m'as posé un lapin à moi et à Sarah.

-Excusez moi, j'avais complétement oublié qu'on devait passé la journée à la piscine avec les gars.

-Ouais est-ce que tu étais toi ?

-J'ai passé la journée avec Fadel, on était à Saly dans une très grande villa avec piscine et tout. Il a fait appelé des traiteurs et tout.

-Jure ? Alors il a fait les choses bien.

-Oui, trop romantique !

-Vous étiez seuls ?

-En effet. Et qu'est-ce que j'ai raté moi ? Changeais je de sujet.

-Piscine, chicha, cigarette, alcool, vin et chambre voilà. Resume t'elle.

-Donc je n'ai rien raté.

-Ah de ton côté aussi alors ?

-Bah oui. Qu'est-ce que tu croyais ? Bref je t'appelle pour toute autre chose.

-Ah oui dis moi ?

-Je suis revenu il y a 10 minutes. Mon père m'a empêché l'entrée parce que je ne l'ai pas prévu et que je ne voulais pas lui dire où j'étais alors j'ai voulu passé mais il est tombé.

-TU L'AS FAIT TOMBÉ DE SA CHAISE ROULANTE ?

-Oui arrête de crier. J'ai pas fait exprès.

-Et ?

-Et je ne sais pas quoi dire à ma mère. J'ai peur qu'elle réagisse autrement que d'habitude.

-Faut le dire Soukeyna tu es allé beaucoup trop loin.

-Je sais. Soupirais je.

-Bah il te reste plus qu'à appeler ta mère et modifier l'histoire de façon à ce que ça soit toi la victime et lui le coupable.

-Tu crois ?

-Oui ce n'est pas la meilleure solution mais bon vu que ta mère à toi est exceptionnel donc....

-Donc ne parles pas de ma mère comme ça.

-Ok si tu veux. Sinon tu vas en boîte de nuit ce soir ?

-Je peux pas, il faut que je prépares la composition.

-Ah c'est vrai. Bon à bientôt alors ?

-Oui à très bientôt. Amusez vous bien.

-Comptes sur nous. Bisous. Je t'aime fort.

-Moi aussi. Bye.

//• Fin de la Conversation téléphonique•//

Aussitôt, sans réfléchir, je composais le numéro de ma mère.

//•Conversation Téléphonique•//

-Allô maman ?

-Oui ma chérie, comment vas-tu ?

-Maman ça va pas...pas...du...tout.

-Quoi ? Pourquoi ?

-Tu sais aujourd'hui je suis sortie juste après le crépuscule pour aller acheter de la glace avec Ndeye Fatou et Sarah et je l'ai dit à papa. Quand je suis revenu il y a peine une dizaine de minutes, j'ai retrouvé papa devant la porte de la maison qui m'a dit que je ne l'ai pas prévenu. Ensuite il m'a dit que je n'allais pas rentrer dans la maison parce que je lui ai menti, j'ai voulu entrer et il m'a prit....par le bras...en....en....je....

-Calmes toi ma chérie. Arrêtes de pleurer. Que s'est il passé ?

-En voulant ressortir mon bras de son emprise, il est tombé à la renverse.

-Quoi ? Mon Dieu ! Il va bien ?

-Oui maman mais tous les voisins disent que je suis une fille mauvaise car ils croient que j'ai poussé papa alors que non. Maman....je...je... n'ai rien fait. Je te jure. Ce qui me fait mal c'est que même papa les a aider à parler en mal de moi..... Faty a aussi dit devant tout le monde que si je ne pouvais pas être une fille bien car c'est toi ma mère. Faisais je semblant de pleurer.

-Ils ont dit ça ?

-Oui maman.

-Devant ton père ?

-Il est de leur côté maman.

-D'accord, de tout façon j'arrive dans 30 minutes. On verra bien si ton père ose parler devant moi et puis comment ça il t'empêche d'entrer dans la maison ? Il est fou ou quoi ?

-Je ne sais pas. C'est sûrement ses médicaments qui le font perdre la tête ! Répliquais je.

-Bah si c'est le cas, il ne prendra plus ses médicaments car en plus d'handicapé je n'accepterais certainement pas qu'il perde la tête ah ça non. Quant à toi ma chérie, calmes toi et sèches tes larmes. Il ne te touchera plus jamais d'accord ?

-D'accord maman. J'ai....j'ai....eu si peur !

-Je sais, je sais mon bébé. À tout à l'heure mon ange.

-Je t'attends maman, fais vite. Les voisins sont tous après moi.

-Une fois de retour, ils te laisseront tous tranquille.

//• Fin de la conversation téléphonique•//

Après avoir raccroché, je pris un bon bain chaud, rassuré d'avoir modifier l'histoire. Je mis ensuite mon pyjama et je descendis en bas pour chercher de quoi grignoter.

Je croisais mon père dans sa pièce ''islamique'', il lève les yeux sur moi longuement avant de secouer la tête en murmurant quelque chose et il repris la lecture du Coran comme si de rien était.

-Garde un peu d'énergie pour toi car si maman rentre de travail, tu vas devoir t'expliquer et crois moi tu n'oseras même plus m'adresser la parole très cher papa. Souris je fièrement en entrant dans la cuisine.

Après avoir grignoter quelque chose à la cuisine, je montais directement dans ma chambre en attendant que ma mère rentre mais j'étais tellement épuisée que je m'endormis entre temps et ce ne sont que les cris de celle-ci qui me réveillerent une dizaine de minutes plus tard.

-QUAND ELLE A ENVIE DE RENTRER DANS LA MAISON, ELLE RENTRE UN POINT C'EST TOUT..... TU N'AS AUCUN DROIT DE L'INTERDIRE CELA....OUI C'EST SUR TOI QUE JE CRIE....BAH JE M'EN FICHE COMPLÈTEMENT...TU AS LAISSÉ LES VOISINS PARLAIENT SUR MOI ET SUR MA FAMILLE COMME SI J'ÉTAIS UNE MALPROPRE....OUI C'EST MA FAMILLE ET JE VEUX D'AILLEURS QUE TU LAISSES MES FILLES TRANQUILLES EST-CE QUE C'EST TROP TE DEMANDER ?...LES ORDRES, TU LES DONNES À LA MOSQUÉE ET PAS ICI.. C'EST ÇA, FUIS ENCORE LA DISCUSSION COMME D'HABITUDE...TU N'ASSUMES JAMAIS RIEN DE TOUT FAÇON !

Après quelques secondes, j'entendis la porte claquée légèrement, j'en juge alors que mon père était sorti, j'allais en profiter pour rejoindre ma mère lorsqu'elle celle ci ouvrit la porte de ma chambre avant de venir me prendre dans ses bras suivit de ma grande sœur.

-J'espère que tu vas bien ? .

-Oui maman, j'ai....j'ai eu très peur mais ça va maintenant. Les voisins parlaient tous en mal de moi et aussi de toi.

-Ne t'inquiètes pas, ils vont tous m'entendre. Demain j'irais les voir un par un pour leur dire de me sortir ma famille et moi de leur bouche. Quant à ton père j'espère que plus jamais, il ne te touchera et ne te calculera sinon la goutte d'eau qui fera déborder le vase.

-Tu me le promets ?

-Je te le promets mon cœur. Hocha t'elle la tête pendant que ma sœur me regardait fixement dans les yeux car elle savait que je racontais des bobards parce qu'elle aussi était plusieurs fois passait par là.

-D'accord. Fis je simplement.

-Maintenant, je te laisse avec ta sœur, je dois sortir tout de suite. Je suis d'ailleurs en retard moi. Constate t'elle en regardant sa montre.

-Pour aller où ?

-Je suis invitée à une soirée, je devais y aller directement mais c'est à cause de toi que je suis d'abord passée ici. Il est une heure du matin, j'y vais.

Elle avait tout comme moi mis un rajouts de cheveux naturels lui arrivant jusqu'en dessous de la taille et elle était habillé en une chemise rouge bordeau et une jupe moulante trois quarts de couleur noir et des scarpins de la même couleur. Sans oublier son sac à main et son jolie maquillage qui lui donner cet air irrésistible.

-Tu es ravissante maman ! Oui magnifique.

-Merci beaucoup ma chérie. Bon j'y vais, passez une bonne nuit les filles. Nous embrassa t'elle à tour de rôle avant de sortir à toute vitesse.

Aïcha s'empressa de fermer la porte puis elle s'installe près de moi.

-Quoi ? Clignais je des yeux.

-Je suis sûr que tu as menti.

-On ne m'en voudras pas d'avoir imiter ma grande sœur. Haussais je les épaules.

-Je ne suis jamais allée aussi loin que toi.

-Mais je n'ai rien....

-À moi tu ne peux pas me mentir. Pourquoi tu l'as poussé ?

-Je n'ai pas fait exprès. Je ne voulais pas.

-Ok. Bref moi je suis intéressée par une tout autre chose.

-Dis moi.

-On est à la moitié du mois et je n'ai plus un seul sous.

-Où est ton salaire ?

-Tu n'as pas vu mon armoire ?

-Si mais maman t'offre déjà beaucoup de choses pourquoi tu as besoin d'acheter une nouvelle garde robe ?

-J'en avais envie.

-Bien et que veux-tu maintenant ?

-On va piqué de l'argent dans le coffre fort de papa.

-......

-Me regarde pas comme si c'était la première fois qu'on allait volé de l'argent à papa !

-Non, c'est juste que l'on commence à abuser de cela. Depuis que je t'ai dit que j'avais découvert là où papa cachait son argent, tu dépenses ton argent comme bon te semble pour après venir recommencer le coup. Je ne le ferais pas. Je suis désolée mais cette fois je ne t'aiderais pas Aïcha.

-Tu es sérieuse ?

-Oui Aïcha. Je suis très sérieuse.

-D'accord, je le ferais toute seule, il y a pas de soucis mais après ne t'attends pas à ce que je t'aide ou que je te couvre quand tu fais des dégâts. Se leva t'elle.

-Euh... finalement je crois que je vais t'aider. Mais c'est la dernière fois hein ? La pointais je du doigt.

Elle éclate de rire avant de me faire oui de la tête. Ainsi donc nous prenons pour la énième fois de l'argent à notre père en toute discrétion puis comme d'habitude, c'était très facile car le propriétaire était encore à la mosquée. Ceci étant fait, nous partageons l'argent à part égale même si je n'en avais pas grand besoin, je ne voulais pas faire le déplacement pour rien. Ensuite nous retournons dans nos chambres respectifs après que ma sœur m'est dit qu'elle allait sortir et qu'elle rentrerait sûrement à l'aube tout comme maman.

Durant le week-end j'ai complètement zappé le monde extérieur pour me concentrer qu'à ma composition et à rien d'autres afin de conserver ma place de première de la classe.

La composition s'était finalement très bien déroulé pour moi, les résultats n'étaient pas encore sorti mais j'étais quand même sûr d'avoir grave assuré. Quant à ma relation avec mon père, cela s'est complètement dégradé. Il n'y avait même plus de Salam entres nous et je dois avouer que cette situation ne me dérangeait pas plus que ça. Moi, tant qu'il ne calculait pas mes sorties, ça m'allait.

-Pourquoi tu as quittée Jonathan? Me demande une nouvelle fois Ndeye Fatou pendant que nous étions à la piscine olympique.

-J'avais plus envie de sortir avec lui, c'est tout.

-Mais tu es folle ou quoi ? Questionne Sarah. Tu sais très bien que c'est parce qu'il était en couple avec toi que nous avions l'appartement pour nous à n'importe quel moment. Maintenant que tu l'as quittée, il nous refusera tout et la cerise sur le gâteau, il va retourner en France.

-Et ?

-Et si tu étais encore resté avec lui ne serait-ce qu'un laps de temps, il nous confierait les clés de ce dernier juste par amour pour toi.

-Je n'y avais pas pensé. Cependant les filles, sachez que je n'ai plus envie de sortir avec plusieurs hommes. Je ne veux rester qu'avec Fadel maintenant, c'est lui que j'aime et de plus ça commence à devenir bien plus sérieux entre nous.

-Trêve de bavardage. On s'en fou de l'amour, récupére John et quand il partira, tu n'aurais plus à lui parler chaque jour et tout le temps. Fit Sarah.

-Allez Soukeyna s'il te plaît ! Supplia ensuite Ndeye Fatou. L'infidélité ne tue pas l'amour.

-Vous savez plus que moi, le caractère de John. Il est beaucoup trop possessif et très rusé. Si je me mets avec lui, je crains qu'il ne me laisse plus tranquille.

-Imagine un peu que nous détenons les clés de cette magnifique appartement. Continua Sarah comme si elle ne m'avait pas entendu.

-De plus, il part demain tôt le matin. Supporte le encore un jour et ça ira.

-Je ne crois pas que cela soit aussi facile.

-Mais si rappelles le et tu verras.

-Vous avez raison. Je vais aller m'habiller puis en cours de chemin, je l'appelerais pour que l'on se voit.

-C'est la meilleure solution ! Acquiesça Sarah.

-Tout à fait et merci à l'avance. Rétorque Ndeye Fatou.

Sans plus attendre, je sortis de la piscine sous le regard gênant de certains hommes pour aller dans les vestiaires afin de me changer. Je dis au-revoir de la main aux filles avant d'arrêter un taxi pour lui indiquer la maison de John puis je composais son numéro.

//•Conversation Téléphonique•//

-Allô ! Dit il avec son accent français.

-Allô John, est-ce que tu es chez toi ? Je veux dire à l'appartement ?

-Oui pourquoi ?

-Je suis en route pour venir là-bas. Et je voulais savoir si cela ne te dérange pas ?

-Pourquoi veux-tu venir ? Tu m'as quitté et on a plus rien à dire.

-Non enfin si mais justement c'est pourquoi j'aimerais te parler.

-Bien. Je t'attends !

-À tout à l'heure donc.

-Ok ! Raccroche t'il.

//•Fin de la Conversation Téléphonique•//

Pendant le reste du trajet, je me connectais sur WhatsApp et sur Instagram pour voir les statuts afin de m'occuper un peu. C'est pile au moment du crépuscule que je sonnais devant l'appartement qui laissait entendre de la musique.

John était le genre d'homme sur lequel toute femme aurait un coup foudre. Il était métis et avait la peau d'un marron éclatant car dit il son père était un sénégalais. Avec sa carrure athlétique et imposant, il était bien difficile pour lui de passer inaperçu. Ses fossetes creuses et son sourire angélique ainsi que sa denture parfaite étaient ce pour quoi j'avais succombé dans ses bras. Au delà de cette belle allure physique, il était un homme très gentil, adorable, serviable, docile, fidèle et attentionné.

Malheureusement mon cœur était pour un autre homme sinon ça aurait été lui. Néanmoins, il fallait aussi que je porte l'accent sur le fait qu'il soit un protestant et que moi je suis une musulmane enfin si je peux encore m'appeler comme ça.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022