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Mariée à L'Alpha de la Mafia

Mariée à L'Alpha de la Mafia

Auteur:: Les écrits de sènan
Genre: Loup-garou
Mariée à L'Alpha de la Mafia Sienna Moretti, une jeune femme ordinaire issue d'une ancienne famille déchue de loups-garous, voit sa vie bouleversée lorsqu'elle est contrainte de signer un contrat de mariage avec Dominic "Alpha" Valenti, un milliardaire énigmatique, leader d'une meute puissante... et chef impitoyable d'un réseau clandestin mafieux. Dominic n'est pas un homme qu'on refuse. Connu pour son aura intimidante, sa fortune colossale et son contrôle absolu sur ses affaires (humaines comme surnaturelles), il est aussi craint qu'admiré. Mais derrière ses airs de souverain inébranlable, Dominic est hanté par une malédiction qui ronge son loup, le rendant incontrôlable et dangereux. Sienna, rejetée par sa propre famille pour l'absence de son loup, est vendue comme un pion dans cette alliance arrangée entre son clan et la meute Valenti. Mais pourquoi Dominic l'a-t-il choisie ? Est-ce réellement pour son sang rare, ou cache-t-il une raison plus sombre ? Alors qu'elle entre dans un monde de luxe, de danger et de secrets, Sienna découvre que ce mariage n'est pas seulement une affaire de pouvoir, mais aussi une guerre d'influence où mafieux, loups et milliardaires s'affrontent. Dominic, malgré son contrôle apparent, cache un passé sombre et une obsession grandissante pour Sienna, qu'il semble incapable de contenir. Quand les ennemis de Dominic ciblent Sienna, elle doit découvrir : qui est l'homme derrière l'Alpha ? Et jusqu'où est-elle prête à aller pour protéger un homme qu'elle ne sait pas si elle doit haïr ou aimer ?

Chapitre 1 Chapitre 1

Chapitre 1

La lumière tremblait légèrement au plafond de l'appartement exigu, projetant des ombres vacillantes sur les murs. Sienna Moretti referma son livre d'un geste las, le cœur serré par une solitude qu'elle connaissait trop bien. Les voix dans la pièce voisine – son père et ses deux frères – étaient à peine atténuées par la mince cloison. Elle n'avait pas besoin d'écouter pour comprendre. Encore une fois, ils débattaient de son utilité, ou plutôt de son absence de valeur pour leur famille. Une humaine, sans loup, dans une famille autrefois fière de sa lignée pure. Pour eux, elle n'était rien de plus qu'un poids mort.

Elle ne se rappelait plus exactement quand le mépris avait remplacé l'amour dans leurs regards. Peut-être à ses quatorze ans, lorsque son premier cycle avait révélé qu'elle ne porterait jamais le gène du loup. Peut-être encore plus tôt, quand sa mère, lasse de se battre contre ce père autoritaire, avait quitté la maison sans un mot. Peu importait. À vingt-quatre ans, Sienna n'attendait plus rien de personne.

La porte s'ouvrit brusquement, et son frère aîné, Matteo, fit irruption dans sa chambre. Il avait cette allure imposante et ce regard glacial qui faisaient trembler même les membres de leur propre meute.

- Habille-toi, ordonna-t-il sans préambule. Papa veut te voir dans le salon.

- Pourquoi ? demanda-t-elle, tentant de masquer la crainte dans sa voix.

- Fais juste ce qu'on te dit.

Sienna soupira, mais obéit. Habituée à ces convocations inattendues, elle avait appris depuis longtemps qu'il valait mieux ne pas poser de questions. Dans le salon, son père, Giovanni Moretti, était assis sur son fauteuil préféré, un verre de whisky à la main. L'odeur âcre emplissait la pièce. À ses côtés, Matteo et Enzo, ses deux frères, semblaient étrangement tendus. Quelque chose clochait.

- Assieds-toi, dit Giovanni d'une voix grave.

Elle obéit, ses mains crispées sur ses genoux. Le silence s'étira, pesant.

- Tu as une chance de racheter l'honneur de cette famille, reprit son père enfin.

Son cœur s'emballa. Elle savait où cela menait. Depuis des années, son père cherchait à la marier à un membre influent d'une autre meute, espérant que son sang rare pourrait compenser son absence de loup. Jusqu'à présent, personne n'avait accepté.

- Dominic Valenti, poursuivit Giovanni, a proposé un arrangement.

Le nom suffit à faire basculer son monde. Dominic Valenti. Ce n'était pas un simple Alpha ; c'était *l'Alpha*. À la tête de la meute la plus puissante et d'un empire criminel qui s'étendait bien au-delà des frontières des clans. Il était redouté, respecté, et entouré de rumeurs sinistres. On disait qu'il avait détruit des meutes entières pour des trahisons minimes, que son loup était incontrôlable, presque monstrueux.

- Pourquoi ? souffla-t-elle, incapable de masquer sa stupeur. Pourquoi lui ?

Giovanni croisa les bras, un sourire dur étirant ses lèvres.

- Parce qu'il a demandé à te rencontrer. Il veut un mariage, et il te veut toi.

Sienna sentit son estomac se tordre. Ce n'était pas une demande, c'était une sentence.

- Et si je refuse ? demanda-t-elle d'une voix tremblante.

Le rire de Giovanni résonna dans la pièce, froid et sans joie.

- Refuser ? Tu crois que nous avons le luxe de refuser Dominic Valenti ? Ce mariage assurera notre survie, Sienna. Et toi, tu n'as rien à perdre.

Rien à perdre. Ces mots résonnèrent dans sa tête alors qu'elle se tenait devant l'immense bâtiment qui servait de siège à Dominic. Deux jours plus tard, vêtue d'une robe qu'on lui avait imposée, elle attendait. Matteo se tenait à ses côtés, silencieux mais vigilant.

- Il arrive, murmura son frère en tournant la tête vers le grand escalier de marbre.

Sienna releva les yeux, et son souffle se coupa. Dominic Valenti descendait lentement, chaque pas résonnant dans le silence pesant. Grand, imposant, vêtu d'un costume noir parfaitement ajusté, il avait une aura qui commandait l'attention et la peur. Ses cheveux sombres encadraient un visage anguleux, et ses yeux – d'un gris métallique – semblaient percer à travers elle.

Il s'arrêta à quelques mètres d'elle, l'observant en silence. Sous son regard intense, elle se sentit vulnérable, presque nue.

- Sienna Moretti, dit-il enfin, sa voix grave et posée.

Elle hocha la tête, incapable de trouver les mots. Il esquissa un sourire, mais ce n'était pas un sourire chaleureux. C'était un sourire qui ne promettait rien de bon.

- Alors, c'est toi.

Elle ne savait pas comment répondre à cela. Son frère posa une main lourde sur son épaule, comme pour la forcer à se maintenir droite.

- Oui, c'est elle, intervint Matteo.

Dominic ne détourna pas les yeux de Sienna.

- Laisse-nous.

Matteo hésita, mais il obéit. Lorsqu'il disparut dans une autre pièce, le silence devint presque insupportable. Dominic fit un pas vers elle, réduisant la distance entre eux.

- Tu sembles terrifiée, remarqua-t-il.

- Peut-être parce que je le suis, répliqua-t-elle avant de pouvoir s'en empêcher.

Il haussa un sourcil, clairement surpris par sa franchise.

- Intéressant.

Elle déglutit.

- Pourquoi moi ?

Dominic pencha légèrement la tête, ses yeux s'assombrissant.

- Pourquoi pas toi ? répondit-il, un brin moqueur.

- Ce n'est pas une réponse, rétorqua-t-elle, tentant de masquer sa nervosité.

Il la fixa un moment, puis se mit à tourner lentement autour d'elle, comme un prédateur évaluant sa proie.

- Ton sang est rare, murmura-t-il finalement. Mais ce n'est pas tout. Tu as quelque chose que je cherche.

Elle fronça les sourcils, confuse.

- Et qu'est-ce que c'est ?

Il s'arrêta face à elle, son regard perçant de nouveau ancré dans le sien.

- Du courage. Et une certaine... capacité à défier les attentes.

Sienna ne savait pas si elle devait se sentir flattée ou effrayée. Il y avait quelque chose dans sa voix, dans son regard, qui la troublait profondément.

- Ce mariage, continua-t-il, n'est pas une simple formalité. C'est un pacte. Une promesse. Et une responsabilité. Es-tu prête à l'assumer ?

Elle »uvrit »la bouche, mais aucun son n'en sortit. Était-elle prête ? Bien sûr que non. Mais avait-elle le choix ?

- Je n'ai pas l'impression que j'ai vraiment le choix, murmura-t-elle finalement.

Il sourit de nouveau, ce sourire énigmatique et intimidant.

- Non, tu ne l'as pas. Mais tu verras, Sienna. Parfois, ce qu'on croit être une malédiction peut devenir une bénédiction déguisée.

Elle ne répondit pas. Mais dans son esprit, une pensée persistante refusait de se taire : *Et si c'était le contraire ?*

Chapitre 2 Chapitre 2

Chapitre 2

- Tu n'as pas le luxe de réfléchir, Sienna. Tu signes, et c'est tout.

Giovanni martela la table, son regard dur verrouillé sur elle. Matteo, adossé à la porte, croisa les bras et lança un regard chargé de reproches, comme s'il lui rappelait une fois de plus qu'elle n'avait jamais servi à rien. Sienna sentit le poids de leur pression s'écraser sur ses épaules. Elle n'était pas une fille soumise par nature, mais ce n'était pas une bataille qu'elle pouvait gagner.

- C'est ta dernière chance de faire quelque chose d'utile pour cette famille, ajouta son père, son ton plus bas, presque venimeux.

Elle voulait crier qu'elle n'avait jamais demandé à être perçue comme une erreur, une honte pour la lignée. Mais chaque fois qu'elle ouvrait la bouche, les mots restaient coincés. Ils ne l'écouteraient pas. Ils ne l'avaient jamais fait.

- Tu penses que c'est facile pour moi  ? répliqua-t-elle finalement, sa voix tremblante, mais ferme. Vous me vendez comme un objet. Vous êtes prêts à m'offrir à un homme comme Dominic Valenti pour vos propres intérêts.

- Tu crois que c'est une question de choix  ? Matteo intervint, sa voix plus sèche que le désert. Si tu refuses, il n'y aura pas seulement des conséquences pour toi. On paiera tous.

Cette menace implicite lui noua l'estomac. Giovanni semblait satisfait du silence qui suivit. Il se pencha en avant, les coudes sur la table.

- Tu n'as aucune idée de ce qu'il peut faire si on le déçoit, déclara-t-il d'une voix grave. Alors, fais ce qui est demandé, Sienna.

Le ton était sans appel. Elle comprit que tout argument serait inutile. L'étau se refermait. Ils ne la laisseraient pas partir tant qu'elle n'aurait pas accepté.

Le lendemain, elle se retrouva dans une pièce où l'air lui semblait plus lourd, plus oppressant. Dominic était déjà là, assis avec une assurance glaciale. Son regard gris fixa immédiatement le sien dès qu'elle entra. Cette fois, il n'y avait personne pour l'accompagner ou la protéger – pas que Matteo ait jamais joué ce rôle, mais l'absence complète de sa famille la laissait étrangement vulnérable.

- Tu es venue, dit-il simplement.

- Comme si j'avais le choix, répliqua-t-elle, les bras croisés.

Un léger sourire étira ses lèvres, mais ce n'était pas un sourire chaleureux.

- Il y a toujours un choix. Tu as simplement choisi de ne pas risquer d'en affronter les conséquences.

Elle le détestait déjà pour sa froideur. Pourtant, une partie d'elle savait qu'il avait raison.

Il désigna une chaise face à lui, l'invitant à s'asseoir. Elle hésita, mais obéit finalement.

- Nous devons discuter des termes, annonça-t-il, sortant un document qu'il plaça devant elle. Je n'aime pas les imprévus.

Les mots écrits en caractères serrés semblaient danser sous ses yeux. Elle n'avait jamais été douée pour déchiffrer ce genre de langage juridique, mais elle pouvait déjà deviner qu'aucune clause n'était en sa faveur.

- En gros, commença-t-il en la fixant intensément, tu devras respecter trois règles principales.

Elle haussa un sourcil, l'incitant à continuer.

- Premièrement, tu m'appartiens. Pas d'interférences extérieures, pas de secrets. Tout ce qui te concerne me concerne.

Sienna sentit une vague d'indignation monter en elle, mais elle la ravala.

- Deuxièmement, tu seras présente à mes côtés lors de toutes les apparitions publiques importantes. Ce mariage est un partenariat avant tout, et je ne tolérerai aucune défaillance.

- Et troisièmement ? demanda-t-elle, sa voix plus tendue qu'elle ne l'aurait voulu.

Il s'adossa à sa chaise, son regard devenant presque amusé.

- Tu me respecteras, quoi qu'il arrive.

- Et si je ne le fais pas ? osa-t-elle.

Son sourire disparut, remplacé par une expression sombre, presque prédatrice.

- Tu ne veux pas savoir ce qui arrive à ceux qui me défient.

Un frisson la traversa malgré elle. Il était clair qu'il ne plaisantait pas.

- Si tu as des objections, c'est maintenant, ajouta-t-il, son ton redevenant calme mais autoritaire.

- Ce n'est pas un mariage, c'est une prison, murmura-t-elle en baissant les yeux vers le contrat.

- Une prison dorée, rectifia-t-il. Tu n'auras pas à te soucier de ton avenir.

- Je suppose que je dois être reconnaissante ? ironisa-t-elle.

Il ne répondit pas immédiatement. Puis, après un moment, il se pencha légèrement vers elle.

- Je ne t'ai pas choisie pour te rendre malheureuse, Sienna. Mais si tu te mets en travers de mon chemin, je n'aurai pas de scrupules à te le rappeler.

Elle serra les poings, refoulant les larmes de frustration qui menaçaient de couler. Elle ne lui donnerait pas cette satisfaction.

- Alors, c'est tout ? demanda-t-elle, cherchant à cacher son trouble derrière une façade de défi.

- Pas tout à fait, dit-il en sortant un stylo. Tu dois signer.

Le silence qui suivit était assourdissant. Elle savait que ce moment marquait la fin de tout ce qu'elle avait espéré être un jour. Mais refuser, c'était condamner non seulement elle-même, mais aussi sa famille – même si cette famille l'avait trahie à chaque étape.

Elle prit le stylo, sa main tremblant légèrement. Dominic, toujours impassible, attendait.

- Une fois que tu signes, il n'y a pas de retour en arrière, déclara-t-il doucement, presque comme une mise en garde.

- Je n'ai jamais eu de retour en arrière, murmura-t-elle en apposant finalement sa signature.

Le bruit du stylo sur le papier résonna comme un coup de marteau. Dominic ramassa le contrat, le plia soigneusement et le rangea dans son porte-documents.

- Bienvenue dans ta nouvelle vie, dit-il simplement avant de se lever et de sortir de la pièce, la laissant seule avec un vide oppressant.

Chapitre 3 Chapitre 3

Chapitre 3

Les préparatifs du mariage commencèrent sans attendre, une machine bien huilée orchestrée par les hommes de Dominic. Sienna n'avait aucun mot à dire, et chaque décision semblait déjà prise avant même qu'elle ne soit consultée. Les essayages de robe, la sélection des menus, tout était minutieusement supervisé par des inconnus à l'air grave. Leur simple présence lui rappelait qu'elle était une pièce rapportée, et non une mariée célébrée.

Elle restait silencieuse la plupart du temps, les lèvres serrées pour ne pas laisser échapper sa colère ou son mépris. Pourtant, l'étau se resserrait chaque jour davantage. Les gardes de Dominic n'étaient jamais loin, veillant sur elle avec une vigilance qui relevait davantage de l'emprisonnement que de la protection. Même lorsqu'elle demandait un instant de solitude, il y avait toujours une silhouette à l'arrière-plan, une ombre qui lui rappelait qu'elle n'était pas libre.

- Vous êtes au centre d'une alliance cruciale, lui avait-on dit lorsqu'elle avait osé protester contre l'omniprésence des gardes. Comme si cela pouvait suffire à justifier cette emprise constante.

C'est au détour d'un couloir, alors qu'elle s'éloignait de l'agitation, qu'elle entendit pour la première fois les murmures.

- Ils disent qu'il a fait exécuter un homme de sa propre meute pour une simple erreur.

- Et sa malédiction  ? Si c'est vrai, c'est un miracle qu'il ait encore le contrôle.

- Peu importe. Avec lui, c'est obéir ou mourir.

Les voix se turent rapidement lorsqu'elles remarquèrent sa présence, mais il était trop tard. Sienna sentit une tension sourde lui serrer la gorge. Une malédiction  ? De quoi parlaient-ils  ? Elle savait déjà que Dominic était redouté, mais ces mots donnaient une nouvelle dimension à son autorité.

Elle se força à ne pas poser de questions, à ne pas se trahir. Mais le doute s'insinua en elle, un poison lent qui alimentait sa méfiance.

Plus tard, elle croisa Alessio pour la première fois. Elle l'entendit avant de le voir, sa voix basse mais distincte donnant des ordres clairs à un groupe de gardes. Contrairement aux autres, il ne portait pas la même expression rigide. Il semblait... humain.

- Tu dois être Sienna, dit-il en se tournant vers elle.

Elle hésita, méfiante, mais hocha la tête.

- Je suis Alessio. Dominic m'a demandé de veiller à ce que tout se passe bien pour toi.

Elle plissa les yeux, peu convaincue.

- Pourquoi Dominic aurait-il besoin de quelqu'un pour "veiller" sur moi  ? Il a déjà ses hommes.

Alessio eut un sourire en coin, un mélange d'amusement et de respect.

- Parce qu'il sait que tu n'as pas choisi d'être ici, répondit-il simplement.

Cela la surprit. Alessio n'était pas ce qu'elle attendait. Il avait une manière de parler qui ne cherchait pas à imposer, mais plutôt à apaiser.

- Et toi  ? demanda-t-elle. Tu es comme eux  ?

Il sembla réfléchir un instant avant de répondre.

- Je suis loyal à Dominic. Cela ne signifie pas que je suis aveugle.

C'était un aveu subtil, mais suffisant pour éveiller son intérêt. Peut-être qu'il n'était pas simplement un bras droit. Peut-être qu'il pouvait être un allié, ou du moins quelqu'un avec qui elle pourrait parler sans être surveillée comme une criminelle.

Alessio tendit une main, l'invitant à marcher avec lui.

- Je peux te montrer quelque chose, si tu veux comprendre un peu mieux où tu mets les pieds.

Elle hésita. Tout en elle criait qu'elle devait rester sur ses gardes. Mais sa curiosité prit le dessus.

- Montre-moi.

Ils descendirent un long escalier menant à une pièce sombre où des écrans illuminaient les murs. Alessio tapota un clavier, et les images changèrent, révélant des vidéos de Dominic en pleine action. Des réunions tendues, des accords scellés par des poignées de main, mais aussi des scènes de violence. Dominic au centre de tout, implacable, impitoyable.

- C'est ça, ton futur mari, dit Alessio d'un ton calme. Il est bien plus qu'un simple chef.

Sienna détourna les yeux, le souffle court. Elle comprenait enfin pourquoi tout le monde semblait marcher sur des œufs autour de lui. Mais quelque chose dans la voix d'Alessio la retint de céder à la peur.

- Pourquoi me montres-tu ça  ? demanda-t-elle finalement.

- Parce que si tu veux survivre, tu dois savoir à qui tu as affaire, répondit-il. Dominic ne pardonne pas les erreurs. Mais il respecte ceux qui comprennent son monde.

Son monde. Ce n'était pas le sien, et pourtant elle y était désormais enfermée. Mais elle avait au moins une certitude  : elle devait apprendre à jouer selon ses règles, ou elle serait broyée.

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