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Mariée de force au roi

Mariée de force au roi

Auteur:: Doufali
Genre: Romance
Venue au village pour sauver la vie de son demi-frère, Myriam se retrouve mariée de force au roi...

Chapitre 1 Visite

Chapitre 1

« « « « Toutes les filles en âge de se marier doivent se retrouver demain devant la cour royale. Celle qui ne sera pas présente lors de cette cérémonie sera punie sous ordre de sa majesté.

Le griot du roi n'a cessé d'annoncer ces mots à haute voix depuis des jours. Les sujets du royaume s'impatientaient de cette nouvelle qu'il attendait depuis que celui-ci était devenu veuf.

Rachid Al Amir comme le laisse planer son nom, est un dur et rigoureux roi à la gestion et au bien être de la population de son royaume. » » » »

****MYRIAM****

Je ne peux plus reculer mais mieux vaut avancer, je dois impérativement voir le roi aujourd'hui même. J'ai marché une demi journée pour pouvoir enfin atteindre les portes du palais. Deux gardes barrent la route, plusieurs personnes attendent devant la grille, un homme tient un carnet de sa main et s'adresse aux jeunes filles présentes avant de donner, je ne sais quoi à chacune d'entre elles.

Pour avoir des renseignements, je m'approche doucement afin de me trouver devant la ligne de mire du garde. Heureusement pour moi, il me remarque assez vite et vient voir. Je me rends compte que nous sommes plusieurs à le solliciter dis donc. Je ne pensais pas que le palais regorgeait d'autant de monde.

Garde : votre nom mademoiselle ?

Moi : Myriam Soumaré.

Garde : ok et vous avez quel âge ?

Moi : j'ai dix neuf ans.

Garde : ok venez, vous pouvez passer.

Je soupire en le suivant au milieu de la foule avant qu'il ne demande aux deux gardes postés de me laisser passer. Je les remercie après avoir franchi la grille, je n'ai pas besoin de poser des questions pour être guidée puisque je suis le pas des filles qui sont entreés en même temps que moi.

Elles ont toutes des toilettes bien soignées, comparées à moi qui ne ressemble à rien. Je ne savais pas qu'il fallait soigner son apparence pour venir voir le roi. Heureusement qu'on ne m'a pas empêchée de passer la porte pour ça.

Je suis tellement stressée à l'idée de me retrouver devant le roi, j'ai déjà le cœur qui palpite et les mains moites. Je m'arrête lorsque je vois qu'on délimitait des places à chacune ici présente. Je me demande de quel côté doivent se trouver les hommes, les vieilles et les enfants. Je remarque que nous sommes presque toutes des jeunes filles, toutes aussi belles les unes que les autres.

La garde royale présente nous forme à une sorte de fil. Je pensais pas qu'il y'avait autant de protocoles pour pouvoir rencontrer sa majesté.. Nous sommes tenues par une sorte de rang interminable, toutes les filles semblent avoir pris le temps de se pomponner sauf que moi, je n'ai pas eu le temps à cause de mes tâches ménagères de ce matin.

L'atmosphère qui règne ici est doublement terrifiante. C'est comme si nous étions sur le point de recevoir une formation sous haute commandement. N'y tenant plus, je questionne la fille qui se trouve à ma gauche.

Moi : ils vont nous laisser poster ici encore combien de temps ?

La fille (roulant des yeux) : tchipp, je suis ton informatrice ?

Je la regarde ahurie, avait-elle besoin de me répondre aussi mal ? Je ne savais pas les filles de ce village était aussi mal éduquées.

On patiente encore quelques temps avant de voir un homme sortir de l'intérieur dans un habit traditionnel digne de nos chefs. Juste à travers son accoutrement, on sait qu'il fait partie des gardes rapprochés du roi. Il nous inspecte une à une, pose des questions alors qu'il ignore d'autres. Toutes les filles qu'il toise sont automatiquement sorties du fil et accompagnées vers la porte. J'espère au fond de moi ne pas en faire partie, je n'ai nullement envie d'être renvoyée sans avoir vu le roi. Tout m'intimide, je me sens épiée et je n'aime pas cela. Lorsqu'il arrive devant moi, j'avale mal ma salive.

-tu te nommes comment ? Me questionne t-il.

-je me nomme Myriam.

-Myriam, hum.

Il me dépasse et je ne vois aucun des gardes s'approcher de moi. J'en déduis à mon plus grand bonheur que je vais faire partie de celles qui auront la chance de s'entretenir avec le roi. Au final, nous ne sommes pas plus de quinze filles, chacune d'entre nous jauge l'autre avec arrogance. Après ça, il chuchote quelque chose à l'oreille d'un des gardes avant d'entrer là où il était sorti plutôt.

Nous patientons, personne ne murmure, c'est le silence total qui nous entoure. Je jette des petits coups d'œil par ci et par là mais j'ai l'impression de ne pas être à ma place.

Puis des pas se font entendre, au lieu de le voir revenir pour la décision finale. Des tam-tams sonores s'élèvent sans nous prévenir, les rythmes cardiaques s'accélèrent. On se regarde toutes apeurées, personne ne semble savoir vraiment ce qu'il se passe et aucune n'ose demander.

Je ne regardais pas les autres, je regardais les griots avec leur tambour sortir en grande pompe. Alors que plusieurs gardes sont postés derrière eux. J'allais ouvrir la bouche jusqu'à ce que mes yeux se posent sur lui. Toute l'assemblée n'avait d'yeux que pour lui. Il se tenait près de l'embrasure de la porte avec sa haute silhouette à la fois sûre de lui et indolente. Il était vêtu d'un qamis noir élégant et de bottes en cuir. Il était entouré de gardes qui tentaient d'accaparer son attention. Pourtant, lorsqu'il atteignit la dernière marche de l'escalier, il leva aussitôt la tête vers moi, plongeant son regard dans le mien. En l'espace de quelques secondes, je me contente de le dévisager. Il avait un turban qui empêchait de voir réellement qui il était mais à travers ses yeux, on pouvait déduire qu'il devait être beau. Il semblait être un homme d'expérience, un homme sûr de lui. Je le voyais à son maintien, à sa façon de me regarder. Puis, finalement, il détourne les yeux.

Pour le roi, je n'ai jamais eu l'occasion de le voir en vrai. Il sort très rarement de sa réserve et lorsqu'il le fait, la foule est tellement dense qu'on arrive à peine à le percevoir.

On voit un ancien venir chuchoter quelque chose et il se met automatiquement à nous regarder. Je me sens toute petite. Il nous fixe tel un prédateur face à ses proies. Je n'ose plus bouger de force de perdre l'équilibre. Dès que la personne qui lui parlait s'éloigne, il se rapproche et je retiens mon souffle. Il vient avec sa prestance, son aura qui dégage quelque chose d'unique qui semble hypnotisant. Il passe de fille en fille avant de s'arrêter devant la fille qui se trouve à ma gauche. Je prie au fond de moi qu'il ne me renvoie pas chez moi. Il se remet à marcher et s'arrête une nouvelle fois. Il me fixe, j'ai le regard baissé mais je peux sentir ses yeux rivés sur moi.

-lève la tête.

Je ne me fais pas prier pour exécuter l'ordre donné par un des gardes. Et lorsque que je rencontre ses yeux, je perds mon souffle, il a les yeux gris.

Il plisse les yeux regarde derrière lui avant de hocher la tête, il ne s'ensuit pas plus que j'entends des youyouyou sortir de partout. Et avant que je n'assimile ce qu'il se passe, des femmes viennent me prendre chacune le bras pour me conduire je ne sais où. La peur me tenaille le ventre, j'ai envie de crier, de leur demander ce qu'il se passe. Avec un dernier effort j'arrive à tourner la tête mais la seule paire de yeux que je croise sont les siens, il ne me quitte pas des yeux jusqu'à ce que je ferme les miens.

Au fond de moi, je me demande ce qu'il est en train de se passer. Mon cerveau fonctionne mais mes membres refusent de m'obéir pour que je puisse réagir.

Les femmes sont de partout et toute me regardent avec émerveillement, j'ai envie de leur dire de me laisser partir, que mon frère a besoin de mon aide mais je suis toujours sous le choc

-tu vas passer ici la nuit.

Moi : quoi ? Mais je dois rentrer chez moi!

L'une d'elle : c'est désormais ici, chez toi...

Moi (rire nerveux) : qu'est-ce que vous racontez, ma grand-mère m'attend. En plus c'est quoi tout ça ?

Une autre femme : calme toi ma fille, on va s'occuper de tout.

Moi (haussant le ton) : vous ne comprenez pas, je dois partir maintenant, c'est bon.

Je n'avais même plus envie de voir le roi, je vais me débrouiller avec mes propres moyens pour sauver mon frère.

La femme : vous ne comprenez pas?

Moi : je dois comprendre quoi ? Il y'a quoi ?

La femme (rire) : hahaha

Moi : où sont les autres ?

La femme : quels autres ?

Moi : mais les autres femmes, celles qui sont parties avant moi.

La femme : ah elles sont rentrées chez elle.

Moi : alors pourquoi je suis ici moi ?

La femme : mais tu as été choisie.

Moi (perdu) : choisie de quoi ?

Elles se regardent avant d'éclater de rire.

Moi : il se passe quoi ici ?

La même femme : tu as été la préférée du roi.

Moi : préférée de quoi ?

La femme : mais pour le choix de femme.

Quoi ?

Je pense mal entendre là, choix de femme? Quelle femme ?

Moi : vous vous trompez sûrement mes dames, je ne suis pas venue pour ça. Je suis la parce que je voulais demander une audience au roi.

La femme : tu n'en auras plus besoin maintenant.

Elles commencent à s'activer, l'une tire sur mon bras et l'autre inspecte mes tresses. Je bouge mais aucune d'elles ne fait attention à moi. C'est plus que je ne peux supporter, elles sont entrain de me fouiller de partout.

Moi (criant) : mais lâchez-moi bon sang!

La vieille femme : restez calme jeune fille, nous devons vous préparez pour la cérémonie.

Moi : mais de quelle cérémonie vous parlez et arrêtez de me toucher le corps comme ça.

Elles font comme si elles ne m'avaient pas entendu et commencent à me déchirer les habits.

Moi : mais arrêtez qu'est-ce que vous faites ?

Elles tirent sur mon haut et mon pagne qui se détachent aussi vite et tombent en lambeau. Je me précipite à cacher mes parties intimes.

Moi (avec hargne) : vous êtes folles ou quoi?

La femme : vous devriez penser à vous taire, sa majesté n'aime pas trop les femmes bavardes.

J'ai envie de lui répondre que je n'ai que faire de ce qu'il aime mais contre toute attente me tais.

Moi : ok passez-moi des habits à me mettre maintenant.

On entend des gens toquer, avant que quatre grands hommes entrent dans la cabine avec une grande bassine d'eau d'où dégagent des odeurs de saveurs. Heureusement, l'une d'elles à penser me voiler avec un drap blanc avant leur entrée.

Exactement trois bassines sont posées et tout dégage un peu de fumée. Dès le départ des hommes, les femmes se tournent une nouvelle fois vers moi. On me tire le bras et avant que je ne saisis ce qu'il se passe, je suis déjà imbibée à l'intérieur de la première bassine. Elles se regroupent toutes autour de moi et chacune prend un de mes membres avant de me passer du savon sur le corps. Je suis tellement choquée que c'est après que je remarque des filles qui s'activent derrière moi en train de dénouer mes tresses.

Après la première bassine, on me remet dans la deuxième puis dans la troisième. Lorsqu'enfin elles décident de me sortir, je suis tellement lessivée que je ne dis rien lorsqu'elles commencent à me mettre de l'huile sur le corps.

Mon corps est là, mais mon esprit est assez loin, je ne comprends pas pourquoi ils font tout cela alors que j'étais juste venue voir le roi, pour une demande d'audience.

La femme : c'est bon maintenant, on a fini.

Elles sourient en me regardant nue devant leurs yeux.

Moi : je peux avoir des habits neufs s'il vous plaît ?

Elles hochent la tête avant qu'une des leurs ne revienne avec un tissu d'un blanc pure. La femme roule le tissu sur mon corps avant de me passer des sandales toutes aussi blanches.

La plus vieille : bonne chance ma fille.

Elles hochent toutes la tête avant d'ouvrir la porte. Elles se mettent en cercle autour de moi et commencent à chanter dans une langue que j'ai du mal à comprendre. Elles marchent en faisant des petites danses, un autre tissu blanc vient me voiler le visage. Je ne vois plus rien de tout ce qui m'entoure, j'étais en train de me demander quoi faire pour fuir ces folles jusqu'à ce que je sente une main qui vient retrouver la mienne.

Une voix de femme : n'aie pas peur.

Elles marchent et comme une automate, je les suis.

Elles font une longue marche avant de s'arrêter, j'ai envie de soulever le voile, mais une tape sous la main vient m'en dissuader.

Chapitre 2 Confusion

Chapitre 2

J'entends une sorte de porte qu'on vient d'ouvrir avant qu'on ne me pousse à l'intérieur ,je faillis trébucher en entrant et c'est le cliquetis que j'entends derrière moi qui me force à soulever mon voile pour voir ce qu'il se passe et me rend compte que je suis à l'intérieur, si je peux l'appeler ainsi, d'une chambre. C'est tellement spacieux et beau, le décor, les meubles choisis, tout est juste magnifique.

Je regarde tout ce qui se passe sous mes yeux avant d'entendre un raclement de gorge profond derrière moi. Je sursaute avant de me retourner pour faire une nouvelle fois face à ses yeux gris.

Lui : on dirait que les portraits t'intéresse.

Il parle avec dédain et arpente l'espace dans la chambre comme si c'était sa tanière. Il ne me quitte pas du regard jusqu'à ce que je me rende compte que le tissu avec lequel on m'a couvert le corps est assez transparent.

Je me cache derrière le grand miroir

Moi : qu'est-ce que vous faites ici ?

Un rire sonore quitte ses lèvres avant de le voir jeter son costume sur le canapé.

Lui : n'est-ce pas une question idiote ?

Moi : pas du tout, j'aimerais savoir pourquoi ces femmes m'ont prise en otage et pourquoi vous êtes ici.

Lui : vous ne devinez pas ?

Est-ce que je lui aurais posé la question si je savais ?

Moi : je ne sais pas pourquoi vous faites ça ou si vous vous n'êtes pas trompé de personne.

Parce que moi j'étais ici ce matin juste pour voir le roi.

Lui : intéressant, et qu'aviez vous à lui dire si ce n'est pas trop indiscret bien sûr ?

Moi : amenez-moi le voir et je lui dirai moi-même.

Lui : je pense que ce n'est pas le moment adéquat pour faire cela madame.

Moi : ah bon pourquoi ? On m'a bien dit que même s'il était terrifiant et intimidant le roi était à l'écoute de ses sujets.

Lui : terrifiant et intimidant ? Waouh il devrait entendre cela de votre bouche, ça sonne comme une i...

Moi (me justifiant) : ce n'est pas moi qui le dis, mais c'est ce qui se raconte partout.

Lui : je pense que ça lui plairait bien de savoir ce qu'on pense de lui en dehors de ses murs.

Moi : vous pouvez m'aider s'il vous plaît à le rencontrer ? c'est pour une cause perdue.

Lui : je ne sais pas si ce sera possible, mais je crois pouvoir faire quelque chose.

Moi : merci beaucoup, on y va maintenant ?

Lui : il se fait tard, couchons nous et demain vous allez le voir.

Je suis tellement choquée par sa suggestion que je recule de deux pas avant de m'arrêter.

Moi (avec horreur) : quoi ? Dormir ici avec vous ? Vous êtes fou ? Jamais je ne ferai cela.

Lui (arquant un sourcil) : et pourquoi pas ?

Moi : parce que je ne vous connais pas mais même si je vous connaissais je ne dormirai pas dans le même lit que vous.

Il avait baissé ses cils noirs et épais, masquant ainsi son intense regard gris.

Lui : vous apprendrez à me connaître au fil du temps.

Moi : vous êtes qui ?

Lui : votre mari.

Mon mari ? Mon mari ? Je n'ai jamais été mariée de la vie.

Moi (éclatant de rire) : vous semblez tous avoir perdu la tête ici ou c'est quoi ?

Il élimine la distance qui nous sépare et s'arrête tout juste devant moi.

Lui : c'est vrai ce que m'a raconté Ma Kamila, tu es trop bavarde.

Moi : wah... vous... vous !

Lui : taisez-vous !

Le ton qu'il a employé était si dur queje faillis me pisser dessus. Il est si intimidant.

Lui : allez dormir, je m'en vais.

LE LENDEMAIN

Je ne me souviens pas de l'heure à laquelle je me suis endormie, mais je fus réveillée par des voix de femmes. Encore celles qui m'avaient kidnappée hier.

Moi : que me voulez-vous encore ?

La femme d'hier : vous devez vous préparer, la cérémonie va bientôt débuter.

Moi : quelle cérémonie ?

Elle : celle de votre mariage bien évidemment.

Elle s'accapare une fois de moi, me conduise vers un autre espace. Là on trouvait déjà du tout. Les gens autour s'activaient comme si, c'était leur dernier jour sur terre.

Au fond du couloir, elles me font entrer une nouvelle fois dans une chambre d'où les bassines sont déjà posées.

Moi : je peux prendre ma douche seule?

La vieille femme : on ne peut pas faire ça, [à l'une d'entre elles] aide la.

On dénoue encore le pagne blanc que j'avais sur le corps avant, puis reproduit le même rituel hier. Après que la toilette est terminée, on me passe un autre tissu blanc cette fois plus blanc que celui d'hier.

Puis on me fait asseoir dans un tapis avant que des femmes voilées ne se rapprochent, et commencent à me passer du henné sur les mains et les pieds. Pendant tout cela, je n'arrête de me tortiller et de me débattre mais rien y fait, elles sont bien décidées à me faire tout ce qu'elles veulent.

Elle : allons-y.

On me conduit jusqu'à une sorte d'autel avant de me demander de m'asseoir. Je ne vois personne d'autre que l'imam en face de moi.

J'allais poser des questions lorsque j'entends des pas derrière, j'allais me retourner lorsqu'une voix profonde s'élève.

Imam : on peut commencer, sa majesté ?

Sa majesté ? Comment c'est lui, le roi. Le roi Rachid Al Amir ?

Il tourne le regard un laps de temps sur moi avant de se reconcentrer sur l'imam.

L'imam : euh qui est le tuteur légal de la mariée ?

Une autre voix profonde s'élève derrière nous.

L'arrivant : moi.

Je me retourne sous le choc, j'allais me lever pour me jeter dans ses bras lorsqu'une main ferme m'en empêche.

Rachid : après la cérémonie.

Moi : mais...

Rachid : vous pouvez commencer

Imam : voulez vous prendre sa majesté, le roi Rachid Al Amir pour époux ?

Je tourne le regard vers mon frère qui hoche la tête, même si je ne comprends rien, je lui fais confiance et de répondre par l'affirmative.

À la fin de la cérémonie, je n'ai pas eu le temps de parler à mon frère qu'un garde vient le chercher. Je criais après lui, j'allais même l'attaquer jusqu'à ce que le roi m'arrête en me tenant le poignet.

Moi : c'était quoi cette menace ?

Rachid : ce n'était nullement une menace, mais juste un moyen de vous prévenir.

Moi : quoi ? Me dire que si je refuse ce mariage vous allez renvoyer mon frère à ses bourreaux est un moyen de prévention pour vous ?

Rachid : viens te coucher.

Moi : je ne dormirais...

Il m'avait déjà soulevée et posée sur le lit. Il tire la couverture sur moi avant de l'épingler

Moi (me tortillant) : arrêtez je ne veux...

Rachid : je n'ai pas envie de vous forcer à consommer le mariage cette nuit mais si vous continuez, je risque de changer d'avis.

Moi : vous ne...

Rachid : je fais ce que je veux Myriam alors tais toi et dors.

J'ai envie de lui balancer mon poing sur la figure mais je n'ose pas, il a plus de force que moi. Une seule gifle de sa part et je risque de rejoindre mes ancêtres.

*LE LENDEMAIN

Je me réveille dans ce lit gigantesque seule et livrée à moi-même. À peine je pose les pieds au sol qu'on toque sur la porte. Je grogne pour demander à la personne d'entrer. C'est une jeune femme qui passe la porte avec le voile sur la tête.

Moi : où est le roi ?

Elle : il est parti faire une randonnée depuis ce matin ma reine.

Moi : ok, euh je peux avoir mon petit déjeuner ?

Elle : vous n'attendez pas le roi ?

Quoi ? Je dois attendre celui-là pour manger alors que j'ai terriblement faim.

Moi : euh oui ok.

Je me lève et me dirige vers la porte. A peine je l'ouvre voilà plusieurs gardes postés devant. Je pense que l'idée de fugue devra attendre, je referme la porte avant de demander à cette femme de sortir.

*DEUX HEURES APRÈS

C'est passé ce temps que la porte s'ouvre sur un roi bien essoufflé déglutinant de sueur. Elle disait donc vra.i

Moi : c'est à cette heure que vous rentrez, je vous attends depuis tout à l'heure et vous...

Rachid : quoi ?

Moi : j'ai faim.

Il sonne une cloche et fait signe à l'un des gardes et la porte s'ouvre. Les domestiques entrent avec des plateaux tous bien garnis. Je vois tellement du tout que l'eau me manque à la bouche. Dès qu'elles sont toutes posées, je tire une chaise et voilà la servante qui commence à me servir du tout, je m'attaque au premier plateau avec du poulet braisé.

Rachid : tu dois te préparer, on doit faire un voyage la semaine prochaine

Moi : et pour où ?

Rachid : pour Fardouth.

Je faillis recracher ce que j'avais dans la bouche.

Moi : aussi loin, pourquoi ?

Rachid : ne pose pas de question.

Moi : bien sûr que je vais le faire, déjà je ne suis pas d'accord pour ce mariage et maintenant, tu penses que je vais te suivre...

Il tape si fort sur la table que je sursaute, à travers ses yeux, je peux lire l'indifférence et le mépris. Mais même s'il est roi, je ne vais pas me soumettre. Je vais me rebeller jusqu'à ce qu'il m'accorde le divorce. Il se lève, me toise avant de tourner les talons.

****

Je suis si épuisée que j'ai l'impression qu'un éléphant vient de passer sur moi. Le voyage a duré plus longtemps que prévu. On devait faire une journée et demie pour atteindre notre destination, mais on a fini par faire deux jours complets. Heureusement qu'il attendait déjà notre arrivée. La seule chose dont j'ai envie, c'est me reposer.

Moi : je suis fatiguée

Rachid : ok, mais il faut d'abord allez saluer le chef du village avant.

Moi : mais tu es là n'est-ce pas ?

Rachid : Myriam !

Je n'ai pas besoin d'en entendre plus, Rachid est un homme égoïste et intraitable. Depuis le mariage, j'essaie de trouver un moyen de m'enfuir. Je ne désire pas rester sa femme. J'admets qu'il est beau trop beau en plus d'être grand, il a un regard si hypnotisant et des lèvres charnues. Il est typique mon type d'homme, mais je ne sais il y'a quelque chose qui ne colle pas entre nous. J'ai essayé mais je n'y arrive pas, j'attends juste de trouver une faille pour m'en aller une bonne fois pour toutes, mais les gardes qu'il m'a assigné ne me laisse aucun repos, ils suivent le moindre de mes pas.

On attend encore avant de voir un assez vieux monsieur passer la porte avec d'autres hommes, le sourire aux lèvres.

Rachid se lève immédiatement et je soupire en faisant de même.

Le vieux monsieur : bienvenu mon roi.

Rachid : merci Aziz.

Aziz : bienvenue à vous aussi la reine.

Moi : merci.

Nous nous asseyons de nouveau et ils commencent à parler du temps et du voyage, puis de la pluie et du beau temps. Et alors que je pensais qu'enfin c'était fini, ils se mettent à parler des troubles qu'il y'a eu dernièrement au sud du pays. Je me tortille, baille mais rien y fait. Rachid me jette juste quelques coups d'œil réprobateur avant de continuer sa discussion.

J'ai envie de pleurer tellement je n'en peux plus d'être assise. Pour une dernière tentative, je donne un petit coup de pied à Rachid mais me trompe de jambes et c'est Aziz qui écarquille les yeux.

Aziz : ma reine, vous vous sentez bien ?

Moi : j'ai. ..

Rachid : elle n'a pas l'habitude de faire d'aussi long voyage.

Aziz : ah oui c'est vrai, veuillez m'excuser mon roi. Vous devez être très fatigués. Je vous conduis vers vos appartements et je reviendrai plus tard pour vous faire une revue de l'état d'ici.

Rachid : bien Aziz.

Je n'ai pas besoin de lui jeter un coup d'œil pour savoir que Rachid est furieux. Pour lui peut-être c'est normal de rester encore à bavarder longtemps, mais moi je ne peux pas.

Chapitre 3 Fuite

DANS LA CHAMBRE

Rachid : tu n'as aucun savoir vivre ou tu es juste insolente.

Dès que mes yeux se posent sur le lit, je cours m'y coucher.

Rachid : ah oui.

Je sens juste ma jambe qu'on tire pour me sortir du lit.

Moi : arrête bon sang !

Rachid : je t'ai trop laissé de liberté depuis le mariage et tu te crois tout permis.

Moi : ce n'est pas de ma faute si j'ai été épuisée par le voyage.

Rachid : et tu ne pouvais juste pas tenir une trentaine de minutes de plus pour faire ta rabat joie.

Moi : lâche ma jambe.

Rachid : à partir d'aujourd'hui tu obéiras à chacune de mes commandes.

Moi : mais je peux me reposer pour le moment ?

Rachid : non.

Moi : s'il te plaît.

Il plisse les paupières, grogne avant de tourner les talons.

****

Cela faisait déjà deux jours que nous étions ici et déjà je m'ennuie comme pas possible. Rachid ne veut plus me voir durant ses réunions, de ce fait, je ne le vois que très rarement depuis la dernière fois. Je dirais qu'il fait exprès pour me punir. Au début, je trouvais ça génial de pouvoir combler mes journées de repos et de sieste mais la femme du chef du village ne voit pas les choses ainsi.

Elle vient me retrouver tôt le matin pour me montrer la beauté et les richesses du village. Hier, c'était notre tour de nous rendre au marché. Avant-hier c'était le moment de voir le maraîchage et aujourd'hui nous devons nous rendre dans les champs pour voir tout ce qu'on cultive.

Mais je viens de trouver une stratégie de génie pour ne pas avoir à faire

La servante : ma reine, Ma Rachima n'attends plus que vous

Moi : veuillez lui dire qu'aujourd'hui je ne me sens pas du tout bien.

La servante : d'accord ma reine.

Elle sort et enfin je soupire de soulagement, j'allais me lever du lit, lorsqu'on toque sur la porte. Je me remets vite en place avant de demander à la personne d'entrer. Et à mon plus grand désespoir, il s'agit de Ma Rachina

Ma Rachina : vous ne vous sentez pas bien ma reine ?

Moi (essayant d'avoir l'air peinée) : oh suis tellement désolée pour notre escapade !

Rachina : ce n'est pas le plus important, une autre fois peut-être.

Moi : oui peut-être.

Ma Rachina : vous avez mal où exactement ?

Moi : j'ai juste des maux de tête rien de bien grave, c'est juste je ne veux pas prendre de risques.

Ma Rachina : c'est compréhensible ma reine, mais vous avez juste des maux de tête rassurez moi?

Moi : oui juste.

Ma Rachina : hum, d'accord.

Moi : ne vous inquiétez pas.

Ma Rachina : en fait, je ne veux pas vous donner de faux espoir mais...

Moi : mais quoi ?

Ma Rachina : en fait, j'avais tout le temps des maux de tête lorsque je suis tombée enceinte de mon troisième enfant.

Moi : oh je vous rassure, ce n'est pas ça.

Ma Rachina : vous ne pouvez pas être sûre de rien.

Moi : euh mais je n'ai ni vertige, ni maux de ventre.

Ma Rachina : ce n'est rien ça, chaque grossesse est différente de l'autre.

Je ne sais pas quoi dire pour qu'elle comprenne que c'est quasi impossible que je sois enceinte mais je ne veux pas aussi qu'elle pose plus de questions.

Moi : ok je vois, mais je ne crois pas être enceinte.

Ma Rachina : si tu le dis.

*****

J'étais en train de réfléchir sur ma prochaine évasion lorsque j'entends la voix du roi s'élever assez loin. Il passe la porte et la referme d'une claque.

Rachid : tu es enceinte ?

Moi : quoi ?

Il enjambe la distance qui nous sépare avant de balancer la laine que j'avais en main.

Moi: mais tu es fou ?

Rachid : je ne me répéterai pas, tu es enceinte ?

Moi : mais bien sûr que non! d'où sortez-vous cette idée stupide ?

Il me fixe avec un air vraiment mauvais ce qui me fait tressaillir, il a une façon de regarder les gens qui donne envie de se faire engloutir par le sol.

Rachid : ma Rachina en a touché mot à son mari qui est venu me féliciter.

Rohh cette femme aussi, elle ne s'arrête jamais dis donc cette folle. Avec juste un mal, elle déduit une grossesse sans fondement

Moi : oh elle a déduit cela juste parce que je lui ai dit ce matin avoir un mal de tête.

Rachid : hum...

Moi : en plus, quand est ce qu'on retournera à Kayria ? J'en ai marre d'être ici.

Rachid : je t'entends encore une fois te plaindre de la vie d'ici et je jure que tu y séjourneras une année complète.

Moi : tu n'os..

Rachid (fronçant les sourcils) : ne tente pas le diable Myriam.

Je me tais et le regarde me fixer, je jure un jour ma bouche risque de causer ma mort. Je me tais sous contrainte même si j'ai envie de l'envoyer au diable. Oh que l'on quitte ce maudit village, j'aimerais savoir comment se porte mon frère mais le roi m'envoie toujours bouler quand j'essaie d'aborder le sujet. Je veux gagner sa confiance, j'essaie mais il est aussi fermé qu'une huître.

*LE JOUR J

Chef Aziz : oh je suis navré de votre départ.

Rachid : ne vous en faites.

Ma Rachina : oh prenez soin de vous, Reine Myriam.

Je force un sourire avant qu'elle ne décide de me prendre dans ses bras. J'ai toujours eu du mal avec les gestes de tendresse. Ma mère nous a abandonnés mon frère et moi pour suivre un autre homme.

*En Chemin

Moi : on va bientôt arriver ?

******RACHID*******

Moi : Nopile (tais toi! )

J'avais sorti ce mot en lui lançant un regard noir, cette fille est juste folle.

Mes gardes n'osaient détourner le regard pour voir ce qu'il se passe. Il nous fallait encore une demi-journée pour arriver à Kayria.

Oumar : nous pouvons dresser une tente ici?

J'acquiesce et le voilà qui s'active à monter la tente, pendant ce temps, je décide de faire une petite ronde. Je venais de faire le tour quand un cri de femme m'empêche de m'éloigner plus, je fais vite demi tour vers mes hommes avant de voir Myriam tenu en haleine par Oumar alors qu'elle essaie de se dégager de ses bras avec son sale état.

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