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Mariage arrangé, Séduction arrangée

Mariage arrangé, Séduction arrangée

Auteur:: MissShouky
Genre: Romance
Tome 1 Que ferez-vous si les sentiments de l'homme que vous aimez n'ont jamais réellement existé ? Que tout ça, n'est qu'un manège orchestré par l'homme que vous aimez, son meilleur ami et votre belle-mère pour avoir tout l'argent que vous possédez. C'est ce qui est arrivé à Élisabeth dite Lizzie. Une jeune fille délaissée et non aimée qui croyait que l'homme auquel elle a dit oui devant l'autel après qu'elle est été présenté par son père, séduite et tomber amoureuse l'ai trompé pendant des mois sans qu'elle ne s'en rende compte. Mais ne dit-on pas que l'amour rend aveugle . Surtout pour elle qui ne tombe pas amoureuse si facilement et qui ne fait pas confiance aux gens. Mais lui, elle a voulu le connaître, lui donner son âme, son coeur et son corps et lui avouer ses véritables sentiments. Lui, Mike, jeune directeur dans l'entreprise de son oncle par alliance, fera la rencontre de Lizzie qui au départ pense être une stagiaire sans importance. Son but, détenir l'empire du mari de sa tante, mais pas facile quand on n'a pas de plan fixe, jusqu'à qu'il apprend la véritable identité de Lizzie. Mais quelle surprise, quand il apprend que le père de Lizzie veut un rendez-vous arrangé pour sa progéniture. Il fera alors en sorte de la rencontrer à ses risques et perile en faisant passer son meilleur ami pour le PDG de sa propre entreprise. Mais de son côté, il la séduira pour mieux la mener en bateau. Mais qui aurait cru qu'il tomberait dans son propre piège.

Chapitre 1 Chapitre 1

Lizzie

On ne choisit pas sa famille, on fait avec.

Chapitre 1 :

Les réunions de famille c'est ce que je déteste le plus au monde. Être assise sur un canapé le regard vers mon père et ma belle-mère qui elle, me regarde comme si j'étais une moins que rien. Je pense surtout qu'elle est en désaccord total avec ce que va m'annoncer mon géniteur. Et vue son regard sérieux, je peux presque deviner ce qu'il a de si important à dire. Cela concerne mon héritage.

Je n'ai jamais été en bon terme avec ma famille, j'ai toujours aimé être dans mon coin, profitant simplement de l'argent de mes parents. Je suis une fille rebelle qui a toujours son mot à dire, la fille qu'on déteste par-dessus tout car elle ne mâche pas ses mots. Je suis une méchante personne. En vrai dans ma famille, personne ne m'aime. Je n'ai jamais été une enfant désirée. Mais maintenant que je suis là, enfant unique, je dois hériter de l'empire familiale.

C'est pour ça, qu'en ce samedi midi, mon père m'a obligé à venir ici. " Si tu ne viens pas à la réunion familiale de samedi, je viendrais te chercher par les cheveux" m'a-t-il dit au téléphone après que j'ai décroché au bout du dixième appels. C'est vrai que je ne suis jamais venu aux réunions familiales, ma belle-mère ne peut pas me voir en peinture et c'est réciproque, mon père s'en fou de moi, sauf s'il sait que je peux faire de la pub et de l'argent, ma mère m'a complètement abandonnée à la naissance et je n'ai pas réellement d'amis. C'est vrai que je suis une solitaire. Mes journées se résume simplement à faire du Shopping, dormir, sortir en boîte, mangé et travailler. Je pense que même les médias ne savent même pas qui je suis réellement.

Côté mec, c'est le néant aussi. Malgré que je sois loin d'être moche, je n'attire pas réellement l'agent masculine. Je suis brune aux yeux bleus, j'ai des formes là où il faut, mais je suis un véritable garçon manqué. J'ai deux ou trois tatouages, je m'habille vulgairement, j'ai quelques piercings aussi. Un au nez, un au nombril et un à l'arcade. Et face à mon caractère de peste et ma solitude, je n'attire pas grand monde. Ce qui, au contraire ne me gêne pas du tout.

Je travaille dans un café. Bien que ma famille soit riche, je n'aime pas dépendre d'eux à part pour m'acheter mes caprices. Et puis, il faut bien que je m'occupe la journée.

En fin bref, je reviens donc à cette réunion familiale. Mon père me regarde cette fois-ci d'un air sévère. Ah ! Je ne vous ai pas dit aussi que mon vieux aime aussi envoyer ses petits espions pour savoir ce que je fais, avec qui je sors et avec qui je parle. Et ça depuis mon adolescence. Ça ne risque pas que je sorte avec quelqu'un, je l'ai dit personne ne m'aime. Étant petite, il ne m'a jamais élevé, c'était la gouvernante et les femmes de ménage qui me surveillaient. Il veut que je me maris avec un homme riche comme lui et non quelqu'un que j'aimerais réellement. Égoïste. Voilà comment est mon géniteur. Égoïste, sauf avec ceux qui ne sont pas du même sang que lui et qui vont dans son sens. Il est aussi naïf, narcissique et j'en passe.

- De quoi voulais-tu nous parler ? Je demande essayant de rester un minimum calme.

- Que fais-tu de tes journées ? Me demande-t-il en me regardant de haut, je suis une moins que rien pour lui, j'ai oublié.

- Je travaille. Tu devrais le savoir étant donné que tu m'envoie tes espions. Je lui réponds froidement.

Il inspire bruyamment n'aimant pas que je lui réponde sur ce ton. En plus, il s'en fou de ma vie, pourquoi me demande-t-il ce que je peux bien foutre de ma misérable vie ? Et face à ma réponse juste après son agacement, il me regarde encore une fois avec une grimace. Je sais, je te répugne. J'ai tellement l'habitude que je ne fais même plus gaffe à ses réactions.

- Arrête tout tes activités. Tu viens travailler dès lundi à l'entreprise. Bien entendu, tu n'auras pas de poste, tu seras simplement stagiaire.

- Tu n'avais pas remarqué que j'ai déjà un emploi. Pourquoi tu veux que je vienne travailler dans ta foutu boite ?

Je me lève prête à partir. Il a vraiment cru que j'allais obéir comme un bon chien, chien à son maitre. Il se met le doigt dans l'œil. Contrairement à sa foutu femme qui n'est là que pour son argent, moi je n'en ai rien à faire de son héritage à deux balles. Je vis bien jusqu'à présent. Quoique je ne voudrais pas que tout l'argent de mon père reviennent à cette greluche.

- Tu n'as pas le choix, tu es la seule héritière de DEBARRA. Il faut que tu te formes pour être la prochaine PDG.

- Mais je ne veux pas être PDG, je veux vivre ma vie comme bon me semble.

- Tu sais très bien que tu n'as jamais pu le faire. Depuis ta naissance, ta vie est déjà programmée. Je t'ai laissé assez d'espace ses vingt-trois dernières années.

De l'espace ? Tu parles. M'obliger de faire du marketing avec beaucoup plus d'heure que les autres c'est ça qu'il appelle de l'espace ? Et face à ce qu'il vient de dire, je ne peux m'empêcher de faire une grimace. Je le laisse dire, sinon je vais me prendre la tête avec lui.

- Okay. Je vais le faire ton foutu stage.

Comme je l'ai dit, je ne veux pas que l'empire qu'ait créé ma famille aille dans les mains de cette vipère aux ongles trop manucuré. Heureusement que je bosse cette après-midi, je vais pouvoir dire à ma patronne que c'est fini pour moi. De toute manière, elle aussi, elle ne m'aime pas. Elle m'a simplement pris parce qu'elle avait besoin de personnelle et elle a vu que j'étais compétente.

Je commence à partir sans même saluer ma belle-mère et mon père qui me regarde sans dire un mot. Je fais un pas, puis deux quand mon père m'arrête dans mon élan.

- Ah, et prépare-toi aussi, lundi soir, tu as un rendez-vous arrangé avec le PDG d'ELIOSS.

Je me retourne cette fois-ci presque folle de rage. Okay, je veux bien qu'il se mêle de ma vie professionnelle, mais ma vie personnelle, hors de question.

- Je n'irai pas.

- Si tu iras.

- Non.

- Si tu iras. Sinon je ne te donnerais même pas un centime ce mois si. Me fait-il du chantage.

Vive la famille.

- Okay, j'irais. Mais s'il ne me plait pas, je ne prendrais même pas la peine de le recontacter. Je dis.

Cette fois-ci, je pars pour de bon. Je ne reviens pas du chantage de mon père. Chez lui rien ne rime avec chantage. Il est riche, il a du pouvoir et de l'influence, il le sait et il a tout ce qu'il veut. C'est pour ça qu'il arrive à manipuler les gens comme bon lui semble.

Après cette réunion de famille désastreuse, je rejoins mon boulot. Il faut que je voie cette sangsue de patronne. Elle serait l'une de mes pires ennemies, elle m'aurait sucé jusqu'à la moelle. Je regarde l'heure sur ma montre et j'ai dix minutes de retard. Je vais me faire taper sur les doigts. Pire, me prendre la tête avec elle. Je suis encore devant les portes, j'inspire un peu avant d'entrée.

Devant moi se tient ma patronne qui me regarde avec un air sévère sur le visage. Je lève les yeux au ciel sachant exactement ce qu'elle va me dire.

- Tu es en retard. Me fait-elle remarquer.

- Je sais de dix minutes. Mais j'ai une excuse. Je dois vous parler.

- Et de quoi ?

Je regarde autour de moi et vois qu'au vu de son ton qui porte, tout le café nous regarde.

- En privé, ça sera mieux.

Je lui fais montrer l'endroit derrière elle qui n'ai autre que son bureau. Elle se tourne et commence à marcher en direction de la porte, je la suis et une fois à l'intérieur, je ferme la porte derrière moi. Elle s'assoie sur son fauteuil, tel une reine sur son trône et me foudroie de son regard perçant. Si elle croit me faire peur, c'est mort. Je m'assis en face de son bureau et regarde ailleurs.

- Accouche, les clients ne vont pas se servir tout seul. Me dit-elle sur un ton froid et pour me faire remarquer.

Je mords ma lèvre inférieure pour essayer de lui dire ce que je dois lui dire. J'aime mon boulot et je regrette déjà assez de devoir le quitter pour travailler dans l'entreprise de mon paternel et ça même si je déteste la personne qui gère ce café.

- Je dois démissionner... Dès aujourd'hui. Je dis du tac au tac.

Et comme si elle attendait cette phrase depuis longtemps, elle me regarde avec un mini sourire tout en gardant son air choqué. Fait style d'être étonné, pétasse va !

- Et pourquoi ?

- Pour raison personnelle.

Elle n'ait pas ma copine pour que je lui dise la véritable raison. Je sais qu'avec cette phrase que je viens de lui sortir, elle est capable d'aller lancer des rumeurs sur mon compte.

- Des raisons personnelle, tout le monde en a. Ce n'est pas parce qu'on a des raisons personnelles qu'on doit démissionner de son travail.

Je ne vais tout de même pas débattre sur le sujet.

- Quoiqu'il en soit, je vous donnerais ma lettre demain matin.

Oui, parce que le café est ouvert le dimanche aussi. Je me lève et sort de son bureau. Je vais quand même finir ma journée. Ma collègue qui est en train de servir un client, me fait signe vers la caisse où se trouve quelques clients qui attendent que je les serve. J'enfile donc mon tablier et commence à prendre les commandes.

La journée se termine et je suis maintenant toute seule dans le café. Je fais la fermeture. Je rendrais les clefs demain en même temps que ma lettre. Je fini de nettoyer les quelques tables, de compter l'argent pour le mettre ensuite sous clefs dans le bureau de la patronne et je fini de nettoyer quelques babioles avant de fermer le café.

Il est vingt heures et pour avoir un taxi à cette heure-ci, c'est un peu difficile surtout quand on ne les appelle pas. Je n'ai pas de voiture, malgré que j'aie mon permis de conduire. Je marche alors en direction de chez moi. J'habite à quelques rues d'ici, heureusement.

Mon appartement ne fait ni riche, ni pauvre, je n'habite pas dans les quartiers riche ou pauvre de New-York, mais dans un des immeubles refait à neuf. L'intérieur de mon appartement et assez spacieux pour un studio, enfin un T2 plutôt. Il est situé au dernier étage et il ressemble à un penthouse, mais beaucoup plus petit. J'ai refait la décoration aussi, dans mes couleurs préférés, sombre. Oui, j'aime les couleurs sombre, ça représente bien ma vie. Ma cuisine n'est pas séparée du salon et de la salle à manger. J'ai une cuisine américaine. Là où je passe mes dimanches en général. J'adore cuisiner, même si je n'ai personne à qui faire goûter mes petits plats.

J'en reviens donc à la décoration de mon appartement. Bien que je sois toute seule, sans ami, les travaux je m'en suis occupé toute seule du plafond, jusqu'au carrelage du sol, qui est couleur chocolat, mon plafond et gris les murs de mon salon et de ma salle à manger sont marron foncé. Il n'y a pas beaucoup de couche de couleur. Ma chambre baigne dans le noir et le gris, ma cuisine aussi est dans les tons marrons. J'ai un petit balcon qui éclaire ma cuisine et presque le reste de la maison, avec quelques fenêtres par ci par là. Ma chambre elle, est une pièce tout à fait différente, comme je l'ai dit, elle est en noir et gris, même ma couverture. J'ai un grand lit King size et ma chambre et assez spacieuse dans son genre, à côté de mon dressing se trouve la porte qui mène à ma salle de bain qui est en gris foncé, j'ai une douche et une baignoire ainsi que deux lavabos. Je me demande pourquoi j'en ai deux alors que je ne suis pas en couple du tout. Mais c'était déjà installé comme ça, quand j'ai loué l'appartement.

Je dépose mes clefs sur la commode à l'entrée et me débarrasse de ma veste, j'enlève mes chaussures et lâche un soulagement une fois qu'ils sont sortis de mes pieds. Je n'ai jamais été aussi contente de rentrer à la maison. Je me dirige vers ma cuisine et essaye de me faire un menu dans ma tête, ce que je pourrais manger ce soir. En vrai, je n'ai pas réellement envie de me faire une grande bouffe. Et si à la place, je me commandais quelque chose ? Du chinois. Je prends mon téléphone et compose le numéro du restaurant au fond de la rue.

Ensuite, je prends une feuille et un stylo à côté de mon ordinateur et sur mon bureau, allume la télé et m'installe dans mon canapé essayant maintenant de réfléchir à ce que je vais mettre dans ma lettre de démission.

Wouaaah Lizzie, tu as marqué trois mots depuis dix minutes.

Lettre de démission.

En vrai je ne sais même pas comment je vais formuler tout ça sans insulter la patronne. Car j'ai toujours rêvé de lui dire mes quatre vérités dans une future lettre de démission. Mais en fin de compte, je vais oublier cette idée saugrenue.

Après trois ans travaillés à vos côtés, moi Lizzie Foster démissionne de son poste de serveuse au sein de bonheurs café...

Franchement elle n'aurait pas dû l'appeler comme ça. "Horreur café" se serait parfait.

... Pour raison personnelle. Je ne pourrais simplement pas former une autre serveuse ou en cherchait une autre dans la position que je suis.

Voilà, quelques lignes brèves. Je ne vais pas raconter ma vie sur ce bout de papier et s'il faut, elle ne va même pas prendre la peine de la lire. Je plis mon papier et le met dans une enveloppe en marquant mon nom, mon prénom et lettre de démission en capital. J'ai quand même fait un effort pour écrire quelques phrases. Même si ce n'est pas mon genre.

L'interphone se met à sonner. Ça doit être le livreur. Pile au moment où mon petit ventre cri famine. Je me lève et récupère mon porte-monnaie avant d'aller lui ouvrir. J'attends bien sagement devant la porte qu'il prenne l'ascenseur après lui avoir ouvert la porte du hall du rez-de-chaussée. Le voilà qui sonne à la porte et je lui ouvre directement, lui récupère les deux sachets, lui donne les quelques billets de dollars, bien entendu, il était à deux doigts de me baver dessus, il n'a pas cessé de me reluquer juste après que j'ai ouvert la porte. Quel culotté !

Je referme la porte derrière lui et je pars m'installer devant la télé en essayant de trouver les rediffusions de "Good doctor" que j'ai loupé.

Et franchement, ma vie de célibataire et ne plus vivre chez papa et belle maman c'est l'extase, je peux faire ce que je veux sans me préoccuper de leur critique à longueur de temps. Ça fait trois ans que je vis comme ça, après avoir gentiment demandé à mon père de vivre seule car je ne les supportais plus du tout. Je sais que la vieille bique c'est dit "Bon débarras." mais ça, je m'en contre fiche.

Je termine de manger avant de partir dans la salle de bain pour prendre une bonne douche et repenser à ce que m'a dit mon père, sur le fait que j'avais un rendez-vous arrangé lundi soir avec le PDG d'ELIOSS. Lui aussi ne va pas du tout m'aimer et ça même si je fais bonne impression. J'espère simplement que ce n'est pas un vieux croûton qui ne ferait que regarder ma poitrine.

J'ai l'impression que la vie veut que je sois seule toute mon existence. Sans enfant, sans mari. Personne qui pourrais m'aimer.

C'est triste mais voilà comment se résume ma vie.

Chapitre 2 Chapitre 2

Lizzie

L'habit ne fait pas le moine. Mais j'aurais dû me fringuer chez les bonnes sœurs.

Chapitre 2 :

Jour J. Ça y est, je suis la nouvelle stagiaire. Je saute dans moins de deux heures dans le zoo qu'a créé mes ancêtres. Oui, parce que ce n'est absolument pas mon père qui a créé DEBARRA mais mon arrière-grand-père. Mon père n'a fait qu'hériter et l'agrandir comme chaque génération.

Je suis devant mon dressing et mon miroir et j'essaye de me trouver un vêtement qui pourrait convenir pour ce premier jour. Franchement, je devrais stresser, mais ce n'est pas le cas, étant donné que ce n'est pas un travail qui m'intéresse. Bon du coup, j'opte pour ma combinaison noire.

Je me prépare en vitesse, vu l'heure qui passe, c'est vrai que DEBARRA n'est pas la porte d'à côté et que je dois traverser toute la ville. J'enfile mes talons de la même couleur que ma combinaison et me coiffe en une queue de cheval. Je me maquille un peu et je suis prête enfin à sortir de mon appartement après avoir pris mon sac à main et ma veste.

J'appelle un taxi et une fois monté à l'intérieur, celui-ci démarre. Il y a énormément de bouchon mais j'arrive à l'entreprise avec vingt minutes d'avance. Juste le temps de me présenter à l'accueil et à la secrétaire du directeur de l'entreprise. J'ai de la chance pour ce premier jour. Je suis maintenant assise dans la salle d'attente attendant patiemment que la secrétaire du directeur vienne me chercher.

Ce dernier a dû entendre parler de moi. Enfin de la fille du PDG de DEBARRA qui va faire un stage de remise à niveau pour succéder ce dernier. En tout cas, vu l'accueil, personne ne m'a reconnu. Il y a juste les hommes qui se sont mis à baver quand je suis passé. Je crois qu'ils pensent que je suis une simple stagiaire sans importance. Ou, mon père lui a demandé de rester dans la confidence, ce qui m'étonnerait. On sait tous que mon père, s'il pouvait faire de l'argent avec sa propre fille, il le ferait.

- Mademoiselle Foster. M'interpelle une voix féminine.

Je me lève et regarde dans la direction de la porte. La secrétaire qui, j'ai oublié de vous dire me regarde de haut depuis tout à l'heure, se tient devant moi à présent.

- Oui. Je dis simplement avec un peu de courtoisie dans ma voix, et ça, même si j'ai envie de la frapper avec mon sac à main.

- Monsieur Welsh vous attend dans son bureau.

J'acquiesce et la suis jusqu'à une double porte. Elle tape deux coups, puis on entend un "entrée" d'une voix grave et extrêmement sexy d'un homme derrière la porte.

- La stagiaire et là.

Elle me laisse entré puis referme la porte derrière moi en sortant de la pièce. Je me retrouve devant un homme qui a la tête baissée dans un document. Je ne vois pas très bien sa tête, juste sa chevelure noir coiffé à la perfection. Je peux simplement dire qu'il porte une paire de lunette qui le rend très sérieux.

- Prenez place, mademoiselle Foster. Me dit-il.

J'obéis et m'assoies donc sur l'un des deux sièges en face de moi. J'attends qu'il me prête attention, laissant ainsi finir ce qu'il a à faire. Une fois terminé, il lève sa tête dans ma direction et enlève ses lunettes. Je me fige d'un seul coup. Il est canon. Il est sexy. Il est trop beau. Je pensais avoir à faire à un homme intello avec ses lunettes sur les yeux, il y a encore cinq minutes et apparemment, je ne le laisse pas non plus indifférente.

- Je suis vraiment désolé. Me dit-il. Je n'ai su que ce matin qu'on allait avoir une nouvelle stagiaire.

Je lui fais mon plus beau sourire en signe de réponse. J'ai bien le droit de fantasmer sur un mec, je sais très bien que je ne l'aurais jamais. D'ailleurs, je n'arrive pas à parler, sa beauté m'a éblouie. Vous connaissez tous, les romances où le gars et super canon, brun, yeux verts, des fringues qui dessine bien les abdos, baraque et tout le bataclan ? Et bah moi là, c'est en train de m'arriver. Bien entendu, je ne suis pas dans un de ses livres à l'eau de rose, mais si un mec comme ça se présente à moi et dit qu'il veut construire quelque chose avec moi, je ne dis pas non, je tente ma chance.

Mais mes rêves restent des rêves, ma réalité n'est pas un conte de fée. Je peux que fantasmer. On sait très bien que personne ne peut réellement m'aimer.

- Ce n'est pas grave. Je dis simplement. Je n'ai su que samedi que j'étais prise en stage.

Il me lance un sourire. Il n'a pas l'air si méchant comme directeur, monsieur Welsh. Pas comme certain qui ne se prenne pas pour une merde parce qu'ils sont plus haut placé. Je parle bien en évidence de mon père. Ou peut-être il essaye d'être gentil parce que je suis nouvelle et qu'il ne veut pas me faire peur dès mon premier jour.

Ou pour autre chose qui sait.

Je me lance une claque monumentale dans mon cerveau. Je pense à n'importe quoi. Je sais que je suis loin d'être laide, que je suis plutôt jolie, mais de là à qu'il me lance un traitement de faveur pour me faire de la drague, je divague complètement.

- Bien. Dit-il. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de moi, je suis Mike Welsh, je suis le neveu par alliance du PDG de DEBARRA, Eliott Foster. Enfin le neveu de sa femme.

Je vois rouge, blanc et noir dans mon cerveau. Oh my gad ! Et avec l'accent choqué s'il vous plait. Le neveu de la greluche de mon père. Pourquoi je n'ai pas fait le rapprochement plus tôt Mariah Welsh, Mike Welsh. C'est un... C'est une abomination ! Le bon dieu fait de la discrimination ou quoi ? Comment a-t-il fait pour faire descendre un ange sur terre avec le diable ?

J'essaie de paraître indifférente face à cette annonce. Même si j'ai les yeux qui sont à deux doigts de sortir de ma tête. Et si je me faisais copine, copine avec cette garce pour en savoir plus sur cette magnifique beauté. On n'est pas obligé de s'aimer pour être deux copines qui partagent juste les tatouages de ce bel Appolon, non.

- Élisabeth Foster, appelez-moi Lizzie.

Je ne sais pas s'il sait qui je suis. Il n'a pas l'air, je préfère qu'il le sache un peu plus tard. Il me jette un simple sourire comme le précédent, ensuite il enchaîne.

- Vu que j'ai été pris au dépourvu par mon oncle, je n'ai pas eu votre CV. Est-ce que vous l'aurez ?

- Oui bien sûr.

Je sors mon porte document de mon sac et lui tend mon CV. Il jette un coup d'œil et moi pendant ce temps-là, je regarde son bureau. Trop de blanc, tue le blanc. Quand je vous dis que cet homme c'est un ange. Son bureau c'est le paradis.

- Pourquoi avoir fait des études de marketing pour ensuite travailler dans un café ? Me sort-il de mes pensées.

Je tourne ma tête vers lui.

- Mon père voulait que je fasse des études dans ce qu'il voulait. En vrai, je n'ai jamais voulu travailler dans une grande boîte, j'ai toujours voulu faire ma vie comme bon me semble, mais ça ne lui convient pas. C'est lui d'ailleurs qui m'a trouvé ce poste.

Il hoche de la tête sans dire un mot me reluquant ouvertement et quand il a vu que je l'avais pris en flague, il lâche un simple petit sourire. Pour le moment, il m'a tout l'air d'un gentil gars, pas l'un de ses gars qui se trouvent une proie pour une nuit.

Après avoir passé la journée la plus ennuyante qui existe, à part ce matin. Je suis à présent chez moi, en train de me préparer pour la soirée de ce soir. Vous souvenez vous de ce rendez-vous arrangé par mon père avec le PDG d'ELIOSS. J'ai reçu l'adresse d'un restaurant sur mon portable en fin de journée, ainsi que l'heure exact.

Comme vous avez bien pu le voir, je ne suis pas couleur du tout. Mais j'aime m'habiller vulgairement. Ce soir, j'ai troqué ma combinaison noire pour une robe assez courte noir, avec un décolleté en V qui montre bien la naissance de ma poitrine extrêmement généreuse. Et aussi ouverte dans le dos. Cette robe est trop sexy et j'aime énormément. Je lâche mes cheveux. J'ai les cheveux légèrement bouclés au naturel, ce qui est facile à coiffer. Je mets d'autre escarpins noirs et prend ma pochette grise pour casser le noir. Je me maquille légèrement un trait d'eye liner et un peu de mascara. J'ai appelé un taxi qui devrait maintenant m'attendre en bas de l'immeuble.

En route pour ce rendez-vous à l'aveugle. Bah oui, je ne sais même pas comment il est. Je ne connais même pas son nom. J'arrive sur place, cinq minutes à l'avance et à peine entrée dans le restaurant tout le monde me regarde. Je sais, je fais très tape à l'œil avec mes fringues sans avoir besoin de mettre des couleurs qui flash. J'arrive à l'accueil du restaurant et un homme s'y trouve derrière le comptoir. Comme tout le monde ici présent, il n'arrête pas de me reluquer.

- Bonjour. Je dis quand même, le faisant revenir à la réalité. Je cherche quelqu'un.

Cette fois-ci, il enlève ses yeux de ma poitrine et me regarde droit dans les yeux, faisant style qu'il n'a rien vu.

- Oui, vous avez réservé ? Vous avez le nom de la personne qui a réservé ?

- Aucun des deux. J'ai simplement le nom de la boîte pour lequel il travaille. ELIOSS.

Il lève les yeux comme s'il venait de se souvenir de quelque chose puis il me regarde une nouvelle fois.

- Oh oui, suivez-moi.

Il marche en direction de ledit table et je le suis de près. J'ai hâte de voir la tronche de ce PDG. Je l'ai juré. S'il ne me plait pas, je partirais. S'il est intéressant, je resterai. Comme l'émission "next".

- Votre table. Me dit-il une fois devant ma table.

Je lève les yeux et regarde la personne déjà assis à cette table. Un homme tout ce qui a de plus charmant. Pas aussi charmant que le neveu de ma belle-mère. Mais il est aussi sexy. Je lâche un sourire en sa direction et m'assis en face de lui.

- Désolé pour le retard. Je dis à l'homme en face de moi.

Il ne m'a pas lâché du regard et moi non plus. Il porte un costume gris et une cravate noire qui lui va comme un gant. Ses cheveux sont bruns et ses yeux sont noirs.

- Ce n'est pas grave, j'imagine qu'il y avait des bouchons sur la route.

Non pas du tout. Je me suis simplement préparé pas assez rapidement. Mais je ne vais pas lui dire. Je me contente de lui sourire pour toute réponse. Lui non plus ne me lâche pas du regard comme toute personne ici présente.

- Je me présente finalement, je m'appelle Élisabeth Foster, mais vous pouvez m'appeler Lizzie. Je suppose que mon père vous a parlé de moi, enfin de ce qu'il sait sur moi. Je dis avec désinvolte et en faisant une mini grimace.

- Oui. Me dit-il. Je suis Steve Queen, PDG d'ELIOSS.

Quand il m'a dit ça, j'avais l'impression que ça ne sonnait pas comme j'espérais. Déjà au ton de sa voix, mais en apparence aussi. Je ne fais pas gaffe, c'est peut-être moi qui me fais des idées. Je lui souris brièvement et le serveur arrive vers nous pour nous demander ce qu'on voudrait manger.

- Revenez plus tard, je n'ai pas encore vérifié la carte. Je lui dis.

Il acquiesce et par d'où il vient. Mais pendant plus de dix minutes, j'ai remarqué que Steve n'était pas présent et il regardait souvent autour de lui, ou son portable.

- Vous attendez un appel important ? Ou vous attendez quelqu'un peut-être ? Je demande ne quittant pas la carte des yeux.

Il pose à nouveau ses yeux sur moi, puis sur la carte des menus.

- Non, non. Me dit-il simplement. Avez-vous choisi ce que vous voulez manger ?

Il n'est pas avec moi et ça, je l'ai senti. Je ne dis rien pour ne pas casser l'ambiance et fait un effort surhumain pour ne pas partir sans dire un mot. J'ai dit à mon paternel que je resterais jusqu'au bout mais que s'il ne me plait pas, ce n'était pas la peine qu'il me revoit pour un autre rendez-vous.

- Toujours pas, mais je pense que je vais simplement me prendre une salade composée.

Ou c'est peut-être parce qu'il ne m'aime pas. Je sais qu'il vient à peine de me rencontrer. Je ne demande pas de l'amour, mais au moins qu'il me parle. À la place, il ne fait que regarder autour de lui comme si j'étais transparente. Je réprime un maximum mon envie de prendre mes jambes à mon coup.

Le serveur repasse et cette fois-ci, je prends ma commande. Il fait pareil.

- Parlez-moi de vous. Me dit-il me regardant droit dans les yeux et cette fois-ci, il se concentre sur moi et non sur les alentours du restaurant, ce qui me ravis.

- Que voulez-vous que je vous dise, ma vie est banale.

- Banale ? Personne n'a une vie banale. Surtout pas la fille du PDG de DEBARRA. Si un jour vous et moi, on se mari, ce qui sera peut-être probable, il faudra bien que j'en connaisse un peu plus sur ma femme, non.

Il dit ça sans être gêné. C'est moi qui suis gêné et je me maudis de ne pas avoir mis de fond de teint pour cacher mes rougeurs. J'espère simplement qu'il n'a pas vue que je suis à présent rouge tomate. Moi, je l'ai senti, le feu sur mes joues.

- Et bah... Qu'est-ce ce que vous voulez savoir sur moi ? Je demande intéressé par la discussion tout à coup.

Pour une fois que quelqu'un s'intéresse à moi, ce n'est pas tout le temps comme ça. J'en profite un maximum. Et ça même si le feu sur mes joues est présent et que j'ai envie de prendre mes jambes à mon coup.

- Je ne sais pas, à vous de me dire, vos couleurs préférés, ce que vous faites de vos journées...

- Je n'ai pas de couleurs préférés. Je dis en lâchant un petit rire. J'aime toutes les couleurs, tend qu'elles sont sombres, comme mes journées.

Franchement la conversation est devenue intéressante au fil de la soirée. Je ne m'attendais pas à ce changement de situation. Il m'a l'air intéressant. Pourtant, je suis de nature très timide, je me fonds dans la masse, même si je sais que tout le monde me regarde à cause de mes fringues osées. Je ne m'attendais pas à discuter avec lui ouvertement, comme si on se connaissait depuis toujours, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes, comme si nous étions un vrai couple. Pourtant, si moi je le veux, il sera prochainement mon futur mari. Si je l'apprécie assez.

Chapitre 3 Chapitre 3

Chapitre 3

Mike

Le bon dieu aurait dû tuer toutes les filles magnifiques de ce monde.

Chapitre 3 :

Jordan, un gars que je ne peux pas me voir en peinture est assis en face de moi, un sourire moqueur sur ses lèvres. C'est rare qu'il vienne dans mon bureau en ce lundi matin. Il fait partie du service de recrutement, un étage en dessous du mien.

- Que veux-tu ? Je lui demande d'un air froid.

Il est méprisable ce gars. Je me demande pourquoi mon oncle l'a embauché. Je ne vais certainement pas le supporter plus longtemps et je vais le frapper avec l'un de mes classeurs, s'il continue de me sourire comme ça.

- Tu es au courant ? Me demande-t-il comme si c'était une devinette. Je déteste les devinettes.

- Au courant de quoi ?

- Il va y avoir une nouvelle stagiaire. Je pensais que tu étais au courant, ton oncle a dû te le dire, vous êtes si proche.

Si proche ? Mon cul. Je veux simplement sa fortune. Ce qui m'intéresse en lui, c'est son argent. J'essaye depuis quelques années déjà de le faire couler pour racheter son entreprise, mais en vain. Il a toujours une idée derrière la tête pour redresser l'entreprise. Je n'ai plus de plan et j'en cherche un. Enfin j'en cherchait un, jusqu'à que mon oncle me parle de sa fille. Sa fille unique qui héritera de tout l'empire Foster.

- Et pourquoi on ne m'a rien dit ? Je commence à râler. Je n'aime pas les plans de dernière minute.

Enfin quand il s'agit de leur plan.

- En fin bref, tu seras en charge de l'accueillir.

- Je ne fais pas partie des services de recrutement de l'entreprise.

- Mais c'est toi qui l'auras en charge. Ton oncle veut que ce soit toi qui te charges d'elle et personne d'autre.

C'est la meilleure celle-là. Il n'avait pas encore compris que je n'avais strictement rien à faire. Il me lâche un sourire narquois auquel j'ai envie de lui répondre par un doigt d'honneur, puis sort de mon bureau comme s'il n'était jamais venu. Je n'ai jamais vu une énergumène comme lui. Et juste après lui, c'est ma putain de secrétaire qui entre dans mon bureau avec dans les bras, quelques dossiers.

- Monsieur Foster a reporté la réunion des actionnaires à la semaine prochaine. Et votre rendez-vous de ce soir a été confirmé.

J'écoute à moitié les informations qu'elle me donne. Sauf pour le rendez-vous de ce soir. Le rendez-vous arrangé pour rencontrer la fille de mon oncle.

- A oui, la nouvelle stagiaire vient d'arriver. M'informe-t-elle avec une petite grimace qui n'est pas passé inaperçu à mes yeux.

- Laissez-là attendre, je dois terminer le dossier sur ma table. Je vous fais sonner dès que vous pourrez la faire entrer.

J'espère simplement qu'il ne m'a pas envoyé une potiche qui ne sais même pas écrire son prénom correctement. Je remets mes lunettes sur les yeux et essaye un maximum de me concentrer sur ce que je faisais avant que l'autre connard n'arrive.

Au bout de dix minutes, je demande à ma secrétaire, comme c'était prévu, de m'envoyer la stagiaire. Deux minutes plus tard, elle frappe à ma porte et je lui donne la permission d'entrée.

- La stagiaire et là.

Je lève un œil. Ma secrétaire sort de mon bureau me laissant seul avec la stagiaire. J'ai su le nom de famille de la stagiaire tout à l'heure par ma secrétaire quand elle m'a déposé les documents. Elle porte exactement le même nom de famille que mon oncle.

- Prenez place, mademoiselle Foster. Je lui dis ne quittant pas le document que j'étais en train d'écrire.

J'entends ses pas arrivé en direction de mon bureau. Je fini mon paragraphe et lève ma tête dans sa direction, enlevant en même temps mes lunettes qui m'aide à voir de près tout ce qui est trop petit. Je ne m'attendais pas à voir ce que je vois en ce moment. Une magnifique jeune femme se tient devant moi, les jambes croisées attendant certainement que je parle le premier. À mes yeux en, ce moment, elle est juste parfaite, belle et sexy à la fois.

- Je suis vraiment désolé. Je lui dis, gardant mon calme inexistant, à peine que nos regards se sont croisés, que des idées saugrenues ont traversé mon esprit. Je n'ai su que ce matin qu'on allait avoir une nouvelle stagiaire.

Elle me sourit et franchement, je ne sais plus où donner de la tête, j'ai du mal à détourner les yeux de son beau visage. De toute mon existence de matcho, je n'ai jamais rencontré une aussi belle femme. Des yeux bleus magnifiquement maquillé, une bouche pulpeuse... Et malgré que je reste à l'admirer, je ne peux pas faire abstraction de sa poitrine qui à travers sa tenue, on peut directement voir qu'elle est énorme. Elle a des formes comme j'aime chez une femme.

- Ce n'est pas grave. Je dis simplement. Je n'ai su que samedi que j'étais prise en stage.

Le son de sa voix est parfaite aussi. On ne trouve plus d'aussi jolie femme de nos jours. C'est rare et là, je suis servi. Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire comme un con. Avant son arriver, je voulais être sévère avec la stagiaire. Mais mon comportement a été mis à néant quand cette déesse c'est pointé.

- Bien. Je lui dis. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de moi, je suis Mike Welsh, je suis le neveu par alliance du PDG de DEBARRA, Eliott Foster. Enfin le neveu de sa femme.

Je vois la réaction sur son visage qui reste neutre. En général quand je dis ça, les gens me regardent avec des gros yeux. Mais elle, ça n'a pas l'air de la choquer. Comme si elle me connaissait déjà.

- Élisabeth Foster, appelez-moi Lizzie.

Son prénom est juste magnifique. Je me demande pourquoi mon oncle à voulu garder secret qu'il y aurait une nouvelle stagiaire. J'ai changé d'avis, je vais la prendre sous mon aile. Même si, j'ai ce rendez-vous arrangé. Tient en parlant de ça, j'espère que la fille de mon oncle est tout aussi magnifique, je ne veux absolument pas me coltiner une fille casse pied.

- Vu que j'ai été pris au dépourvu par mon oncle, je n'ai pas eu votre CV. Est-ce que vous l'aurez ?

- Oui bien sûr.

Je regarde chacun de ses faits et gestes, ils sont délicats, comme si elle faisait attention à chaque mouvement, elle sort de son sac un porte document et me tend une feuille, son CV. Je jette un rapide coup d'œil et m'aperçois alors de son parcours. Je ne comprends pas pourquoi avec des études pareilles, elle travaillait dans un café. Le pire, c'est que son CV est très cours. Il n'y a que ses compétences, ce qu'elle a fait pendant plus de trois ans.

- Pourquoi avoir fait des études de marketing pour ensuite travailler dans un café ?

- Mon père voulait que je fasse des études dans ce qu'il voulait. En vrai, je n'ai jamais voulu travailler dans une grande boîte, j'ai toujours voulu faire ma vie comme bon me semble, mais ça ne lui convient pas. C'est lui d'ailleurs qui m'a trouvé ce poste.

J'hoche de la tête et n'essaye pas d'en savoir plus. Ce n'est même pas son CV qui m'intéresse mais sa beauté. Cette fille est parfaite de la tête au pied. Je pense qu'elle m'a vue la reluquer et je ne peux m'empêcher de lui lâcher un sourire.

La confrontation se termine et une fois qu'elle est partie, je lâche un soupir de soulagement, elle pique énormément les yeux tellement qu'elle est magnifique et si ça ne tenait réellement qu'a moi, je l'aurai pris sur ma table sans demander sa permission. Je ferme les yeux un petit moment, jusqu'à ce que ma porte frappe pour la quatrième fois de la matinée. Franchement, je ne vais jamais être tranquille un moment.

- Entrée. Je dis le regard rivé vers la porte.

La personne entre et là, je ne peux réprimer une minuscule grimace. Mon oncle se tient à quelques mètres de moi à présent.

- Je te dérange ? Me demande-t-il en s'asseyant en face de moi.

- Non pas du tout.

Si beaucoup trop. Mais je ne lui dirais pas.

- Alors tu as fait la connaissance de ma fille ?

Je fais une grimace, je ne sais pas de quoi il parle. Je cligne juste après des yeux.

- Ta fille ? Il ne me semble pas l'avoir croisé.

- Mais si la stagiaire.

Et là, je vois blanc. Alors cette beauté est la fille d'Eliott ? Je n'y crois pas. Comment a-t-il fait pour avoir une beauté comme fille ? C'est impossible, à moins qu'il l'ait adopté. A bah, je comprends mieux pourquoi elle avait le même nom de famille que lui. Elle n'a même pas dit qu'elle était sa fille non plus.

Attendez. Pause ! C'est avec elle que j'ai rendez-vous ce soir ? Mais je vais faire comment ? Personne ne sait que je suis le réelle PDG d'ELIOSS. Si mon oncle le sait, à dieu ma couverture du gentil petit neveu.

- C'est elle ta fille ?

- La personne la plus importante à mes yeux. Me dit-il.

Vu son regard, ça n'a pas réellement l'air le cas. Il a l'air de s'en foutre complètement de sa fille. Mais je ne dis rien sur ça. En plus d'habitude, il dit que c'est ma tante la plus importante à ses yeux. Il ne nous a jamais réellement parlé de sa fille jusqu'à aujourd'hui. Il dit souvent qu'il aurait voulu avoir des enfants. Et aujourd'hui, il dit le contraire. J'aimerais bien savoir quel genre de père, il est avec Lizzie. Pas que ça m'intéresse réellement, mais si je peux faire pression sur lui pour qu'il me cède l'entreprise, ce serait facile.

Mais maintenant que j'y pense, si je me mari avec elle sa fortune sera la mienne. Mais il va falloir que je trouve une autre solution pour contourner ce rendez-vous arrangé. Et la séduire sans qu'elle sache qui je suis réellement.

- Je pensais que c'était ma tante, la personne la plus importante à tes yeux.

- Oui aussi.

S'il savait que ma tante complote avec moi pour avoir sa fortune et qu'elle ne l'aime pas réellement, il ferait moins le malin et aurait une attaque. C'est vrai qu'il est réellement naïf pour ça. Attendez, ça veut dire aussi que ma tante était au courant pour la fille d'Elliott et qu'elle ne m'a rien dit. Elle était censée tout me dire.

Il reste à parler avec moi. Puis il sort de mon bureau. Je me retrouve cette fois-ci seul, essayant de me sortir du pétrin pour ce soir. Je ne sais pas comment je vais me demerder pour me sortir de là. A moins que... Et si Steve allait à ma place. De toute manière, il est mon coéquipier dans cette entreprise. Il mangera à ma place avec elle, fera connaissance avec elle et me dira exactement tout ce qui à été dit durant la soirée.

J'aurais voulu y aller à la place, faire plus ample connaissance avec cette déesse, mais je ne peux pas. Personne ne sait que je suis le réel PDG d'ELIOSS, sauf ma tante. Si mon oncle le sait, je suis dans la merde. J'ai accepté d'être le directeur pour être plus près de la fortune et garder un œil sur Elliott, sous sa confiance en lui. C'est vrai qu'il me fait totalement confiance, une confiance aveugle et me prend comme si j'étais son fils. Mon père et lui sont meilleurs amis d'enfance. Mon père et ma tante son frère et sœur.

En début d'après-midi, je vais à ELIOSS. Il faut que je vois Steve. Ce dernier est assis dans son bureau en train de draguer ouvertement sa secrétaire. Je sais qu'elle ne reste pas indifférente face aux avances de mon meilleur ami. Il me voit arriver, sans que je prenne la peine de frapper à la porte et je m'installe en face de lui comme si tout était normal.

- Tu n'as pas peur que quelqu'un te voit entrée dans l'entreprise ? Me demande-t-il.

- Si on me demande, je suis venu pour affaire.

En fait personne me connait réellement dans cette entreprise. Tout le monde pense que c'est mon meilleur ami le PDG. Pour ne pas éveiller les soupçons des Foster. Je travaille dans l'ombre depuis trois ans maintenant.

- J'ai besoin de ton aide. Je lui dis.

- Tu t'es encore mit dans le pétrin ?

- Exactement.

Frustré, il lève les yeux au ciel. Je viens pratiquement tous les deux jours pour lui demander son aide. Il est le seul qui peut m'aider.

- Je t'écoute. Dis-moi tout.

- J'ai un rendez-vous arrangé avec la fille de mon oncle et elle a déjà vu ma tête ce matin. Je ne veux pas qu'elle sache que je suis d'ELIOSS et je voudrais que tu te fasses passer pour moi le temps de cette soirée.

- Elle est jolie au moins ?

Je lève les yeux à mon tour. Franchement, il pense qu'à coucher de droite à gauche ce con. Si je lui réponds négativement, il ne va pas vouloir y aller. Je n'ai donc pas le choix que de lui dire la vérité.

- C'est une bombe.

- À ce point-là ? Je te ferais dire que j'ai des vus sur ma secrétaire et si elle voit dès demain que je n'ai plus d'intérêt pour elle, elle va penser que je ne suis qu'un pauvre type.

- Mais tu en est déjà un. Aller s'il te plait. De toute manière, tu es défendu de la draguer, elle est à moi. Tu y va juste, tu parles avec elle et c'est tout.

- Et toi ?

- Moi, je viendrais pour espionner. Comme d'habitude.

Il souffle de soulagement. Je sais qu'il déteste mes plans de dernières minutes, mais je ne veux pas, passer à côté de l'argent. Et cette fille vaut de l'or.

- Okay. Et toi comment comptes-tu t'approcher d'elle, si ce n'est pas toi qui y va ?

- Je ne sais absolument pas. Il faut que je trouve un plan pour la séduire de mon côté. Elle n'est qu'une stagiaire dans l'entreprise de son père.

- Déjà, tu seras proche d'elle, c'est déjà pas mal.

- Pas assez, ce n'est que professionnellement.

- Déjà, la tactique de base, croise-là le plus souvent dans la rue et au bout de quelques semaines invite là à boire un verre. Redemande-lui un rendez-vous au moins deux, trois fois et mets-toi là dans ton lit. Et ensuite, ça va aller tout seul.

- Tu crois ?

- Écoute déjà, ce soir, je vais essayer d'en savoir un peu plus sur elle. Et te les dirais, comme ça tu seras exactement à quoi t'en tenir.

Franchement, c'est le spécialiste des relations. En général, ce sont les femmes qui viennent me voir et avec qui je passe la nuit. Je n'ai jamais eu de réelle relation et si je dois passer quelques mois avec Lizzie, il faudrait mieux que je demande conseil à l'As des relations foireuses.

Ouais, lui au moins, il en a eu. À côté, je ne suis qu'une tarte.

- Mais, je ne savais pas qu'Elliott avait une fille. Je pensais qu'il n'arrivait pas à en avoir avec ta tante.

- Je pense que c'est de sa première femme. J'avais entendu parler d'elle une fois, mais l'histoire est taboue à mon avis.

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