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Mariage Contractuel : Tomber Amoureuse de Mon Mari Riche

Mariage Contractuel : Tomber Amoureuse de Mon Mari Riche

Auteur:: max htn
Genre: Milliardaire
- Vous avez besoin d'argent, Clara. Beaucoup d'argent. - Et moi, j'ai besoin... d'une épouse. ... Clara, une jeune femme ambitieuse travaillant dans une petite entreprise de mode, se retrouve au bord de la faillite. Alors qu'elle cherche désespérément une solution pour sauver son entreprise, elle croise le chemin d'Alexandre, un milliardaire charismatique et mystérieux. Lors d'une rencontre fortuite à une soirée de gala, Alexandre lui propose un contrat de mariage : il a besoin d'une épouse pour des raisons d'apparence sociale et elle a besoin de fonds pour relancer sa carrière.

Chapitre 1 Chapitre 1

Le monde de Clara s'effondrait sous ses yeux.

Assise derrière son bureau encombré de dossiers, elle fixait l'écran de son ordinateur où s'affichait, en lettres rouges cruelles, le verdict de son comptable : **« Situation critique : risque de faillite imminent »**. Son cœur se serra. Elle cligna plusieurs fois des yeux, comme si le simple fait de détourner le regard pouvait effacer cette dure réalité. Mais les chiffres ne mentaient pas. Son entreprise, son rêve, le fruit de plusieurs années de sacrifices et de nuits blanches, était en train de couler.

Elle passa une main tremblante dans ses cheveux bruns et lâcha un long soupir. **Comment en était-elle arrivée là ?** Elle se souvenait encore du jour où elle avait lancé sa marque de vêtements, pleine d'espoir et d'ambition. Son atelier de création, niché dans une petite rue de Paris, avait commencé modestement, mais avec un vrai potentiel. Ses designs uniques, un mélange subtil d'élégance et de modernité, avaient rapidement séduit une clientèle fidèle. Mais la concurrence impitoyable et la crise économique avaient eu raison de ses efforts.

Elle repoussa sa chaise et se leva d'un mouvement nerveux, parcourant la pièce en long et en large. Les factures impayées s'entassaient sur son bureau comme des témoins silencieux de son échec. Elle attrapa une enveloppe et la déchira rageusement. Une nouvelle mise en demeure. Elle serra les poings. **Si elle ne trouvait pas une solution rapidement, elle devrait mettre la clé sous la porte.**

- Bordel...

Sa voix tremblait sous l'émotion. La panique lui noua l'estomac, mais elle tenta de se ressaisir. Non, ce n'était pas encore fini. Il devait y avoir un moyen. Il **fallait** qu'il y ait un moyen.

Elle attrapa son téléphone et appela immédiatement son comptable, Jean-Marc.

- Jean-Marc, dites-moi qu'il y a une solution...

Un silence pesant précéda la réponse du vieil homme à la voix fatiguée.

- Clara, je suis désolé. Les dettes s'accumulent, les créanciers deviennent impatients, et les ventes ne suffisent plus à couvrir les charges...

- Je le sais, je le sais ! s'exclama-t-elle, frustrée. Mais il doit bien y avoir quelque chose à faire ! Un prêt ? Une aide quelconque ?

- J'ai déjà fait le tour des possibilités, soupira-t-il. Tu peux toujours tenter un dernier rendez-vous avec ta banque, mais je ne veux pas te donner de faux espoirs...

Faux espoirs ou pas, elle n'avait pas le choix.

###

Le lendemain matin, Clara était assise dans un bureau glacial de la **Banque de France**, les doigts crispés sur son sac à main. Face à elle, un conseiller au visage austère parcourait son dossier en secouant la tête.

- Mademoiselle Morel, je vais être honnête avec vous...

Clara sentit son souffle se bloquer dans sa poitrine. Elle détestait cette phrase. Chaque fois qu'un banquier la prononçait, la suite était toujours un désastre.

- Votre entreprise a accumulé trop de dettes ces derniers mois. Nous ne pouvons pas prendre un risque aussi important en vous accordant un prêt supplémentaire.

Clara ouvrit la bouche, cherchant désespérément une répartie.

- Je... écoutez, mes créations plaisent, j'ai encore des clients fidèles, et j'ai des projets innovants en tête qui pourraient relancer l'activité... Il me faut juste un peu plus de temps...

Le banquier croisa les doigts sur le bureau et la fixa d'un regard neutre.

- Je comprends votre situation, mais d'un point de vue financier, votre société n'offre plus assez de garanties.

- Vous ne pouvez pas faire un effort ? Un délai de remboursement plus long ?

- Je suis désolé, mademoiselle Morel.

Ces mots résonnèrent dans sa tête comme une sentence irrévocable. Elle sentit une vague de désespoir la submerger.

Elle se leva lentement, le regard vide.

- Merci quand même...

Elle sortit de la banque d'un pas mécanique. Le vent froid de janvier lui fouetta le visage alors qu'elle marchait sans but précis dans les rues de Paris. Elle passa devant une vitrine illuminée où une robe de créateur était exposée. Une rage sourde monta en elle. **Pourquoi certaines réussissaient et pas elle ? Pourquoi tout devait être si compliqué ?**

Elle poussa un long soupir. La réponse était évidente. **L'argent.** Ceux qui réussissaient avaient du capital, des investisseurs, des connexions... et elle, elle n'avait que ses idées et son travail acharné. Mais visiblement, cela ne suffisait plus.

Elle sursauta en sentant son téléphone vibrer dans sa poche. Léa.

Elle hésita une seconde avant de décrocher.

- Allô ?

- Clara, tu es où ? J'ai essayé de t'appeler plusieurs fois !

- Désolée... Je suis sortie prendre l'air.

Léa marqua un silence, puis reprit d'un ton inquiet :

- Ça ne s'est pas bien passé, hein ?

Clara lâcha un rire amer.

- Non. Ils m'ont refusé le prêt. Je suis foutue, Léa.

- Non, tu n'es pas foutue, protesta son amie avec vigueur. Écoute-moi, il y a une **solution**.

Clara arqua un sourcil.

- Quelle solution ?

- Ce soir, il y a une soirée de gala organisée par la fondation **Duval & Co**. C'est là que se retrouvent tous les investisseurs les plus influents. Si quelqu'un peut t'aider, c'est là-bas.

Clara soupira.

- Léa, je n'ai ni l'énergie ni l'envie d'aller faire semblant de sourire dans une soirée mondaine.

- Et tu comptes faire quoi alors ? Attendre que tes créanciers viennent t'expulser ? Tu n'as plus le luxe de te morfondre, Clara. Tu dois agir.

Clara resta silencieuse. Son amie avait raison. Si elle voulait sauver son entreprise, elle devait **tenter le tout pour le tout**.

- D'accord, céda-t-elle finalement. Mais je n'ai rien à me mettre...

- T'inquiète pas, j'ai la robe qu'il te faut. Je passe te chercher dans deux heures.

Léa raccrocha avant que Clara ne puisse protester davantage.

Elle resta quelques instants debout sur le trottoir, fixant l'écran de son téléphone, hésitante. Ce gala était peut-être sa dernière chance de trouver un investisseur... ou peut-être juste une autre désillusion.

Mais elle n'avait plus le choix.

Ce soir, tout allait se jouer.

Chapitre 2 Chapitre 2

Clara n'avait jamais autant regretté une décision de sa vie que lorsqu'elle posa un pied sur le marbre immaculé de la salle de réception du **Hôtel Particulier Saint-James**.

Le faste du lieu était écrasant. Des lustres de cristal scintillaient au-dessus des invités, jetant une lumière dorée sur les robes de créateurs et les costumes taillés sur mesure. Des serveurs en gants blancs évoluaient avec une précision millimétrée, offrant champagne et amuse-bouches aux élites de la haute société. Clara se sentit minuscule.

Elle ajusta nerveusement la robe que Léa lui avait prêtée – une magnifique pièce noire, élégante mais sobre, qui soulignait sa silhouette élancée sans en faire trop. Pourtant, malgré la beauté du tissu contre sa peau, elle avait l'impression de porter un costume qui n'était pas le sien.

- Arrête de te crisper, murmura Léa à son oreille en lui tendant une coupe de champagne. Tu es parfaite.

- Facile à dire, souffla Clara en scrutant la salle bondée. Tout le monde ici respire l'aisance et la confiance.

- Eh bien, fais semblant.

Clara prit une gorgée du champagne pétillant et fit rouler le liquide sur sa langue pour calmer son trac. Elle savait pourquoi elle était là. **Ce soir, elle devait convaincre un investisseur de croire en son projet.** Son entreprise était au bord du gouffre, et cette soirée représentait peut-être sa seule et dernière chance d'obtenir une aide financière.

Elle inspira profondément et s'avança dans la foule, cherchant du regard un visage familier ou un nom connu. Léa l'avait briefée sur les invités les plus influents, et elle espérait pouvoir approcher **Louis Blanchard**, un homme d'affaires réputé pour investir dans les jeunes créateurs de mode.

Elle l'aperçut enfin, près du bar, entouré de quelques personnes en pleine conversation animée.

C'était maintenant ou jamais.

Clara raffermit sa prise sur sa coupe de champagne et s'avança avec assurance.

- Excusez-moi, monsieur Blanchard ?

Le quinquagénaire tourna la tête vers elle, son regard bleu acier détaillant son visage avec une pointe de curiosité.

- Oui ?

- Je suis Clara Morel, fondatrice de la marque Morel Créations. J'admire énormément votre travail et je voulais vous parler d'un projet qui pourrait, je pense, vous intéresser...

Un léger sourire flotta sur les lèvres de Blanchard, mais il n'eut pas le temps de répondre.

- Oh, ma chère, ce n'est pas **du tout** le moment de parler affaires ! s'exclama une femme perchée sur des talons vertigineux, accrochée au bras du milliardaire.

Clara sentit la chaleur lui monter aux joues.

- Je... je pensais juste...

Blanchard leva une main apaisante.

- Mademoiselle Morel, je suis flatté que vous ayez pensé à moi, mais je suis ici pour me détendre, pas pour parler d'investissements.

Clara hocha la tête, mortifiée.

- Bien sûr... Désolée de vous avoir dérangé.

Elle fit un pas en arrière, le cœur serré. Elle venait de perdre sa seule opportunité d'aborder un investisseur. Elle recula, tentant d'échapper à la foule avant que son humiliation ne devienne publique.

Mais c'est là que tout bascula.

Son talon glissa légèrement sur le sol poli, et dans un réflexe maladroit, elle bascula en avant. Sa coupe de champagne échappa à sa main et se renversa... **directement sur le costume d'un homme qui se trouvait juste derrière elle.**

L'impact fut immédiat. Le liquide doré éclaboussa la chemise immaculée et la veste hors de prix de l'inconnu, qui eut un bref mouvement de recul.

Clara resta figée, horrifiée.

- Mon Dieu, je suis **désolée** !

Elle leva enfin les yeux et son souffle se coupa.

L'homme sur lequel elle venait de renverser son verre était **sans doute l'homme le plus impressionnant qu'elle ait jamais vu.**

Grand, charismatique, avec une prestance qui imposait le respect, il la fixait avec un mélange de surprise et d'amusement. Son regard, d'un gris perçant, semblait capable de lire en elle comme dans un livre ouvert. Son costume sur-mesure – désormais taché de champagne – trahissait une richesse indéniable, et chaque trait de son visage semblait sculpté avec une précision troublante.

- Eh bien, c'est une façon originale de faire connaissance, murmura-t-il d'une voix profonde et maîtrisée.

Clara sentit ses joues s'embraser.

- Je suis **vraiment** désolée, je ne voulais pas... Je suis maladroite, et...

L'homme leva une main pour l'interrompre.

- Ce n'est rien. Un costume se remplace.

Un sourire amusé joua sur ses lèvres tandis qu'il attrapait une serviette tendue par un serveur et essuyait calmement les dégâts.

Clara, complètement paniquée, se confondit en excuses.

- Je peux vous rembourser le pressing... ou vous acheter une nouvelle veste... enfin, pas une comme celle-ci, parce qu'elle doit coûter plus cher que mon appartement... mais...

L'homme rit doucement, et Clara sentit un étrange frisson lui parcourir l'échine.

- Vous êtes toujours aussi nerveuse, ou c'est juste en présence d'un homme trempé de champagne ?

Elle ouvrit la bouche, cherchant une réponse adéquate, mais rien ne lui vint. Il la scrutait avec une intensité troublante, comme s'il cherchait à percer le mystère de son existence.

- Comment vous appelez-vous ? demanda-t-il enfin.

Elle déglutit difficilement.

- Clara Morel.

Un léger sourire s'étira sur ses lèvres.

- Alexandre Duval.

Clara sentit son cœur rater un battement.

**Duval.**

Ce nom n'était pas anodin. C'était **Alexandre Duval**, le milliardaire, l'homme d'affaires le plus influent de Paris, propriétaire d'une holding regroupant des dizaines d'entreprises prospères dans la finance, l'immobilier et... la mode.

Elle venait de ruiner le costume de **l'homme qui aurait pu être son plus grand allié.**

- J'imagine que vous n'êtes pas ici par hasard, continua-t-il en croisant les bras.

Clara sentit une vague de panique l'envahir. Elle avait **déjà** raté une opportunité en approchant Blanchard trop directement... allait-elle maintenant perdre une seconde chance avec Alexandre Duval ?

Elle prit une inspiration et tenta de retrouver un semblant de dignité.

- Non... en effet.

- Alors dites-moi, mademoiselle Morel, que cherchez-vous ?

Son ton était intrigué, mais sans mépris. Il semblait **réellement** vouloir entendre sa réponse.

Clara raffermit sa posture.

- Un investisseur.

Un silence s'installa.

Puis Alexandre sourit légèrement.

- Ambitieuse.

- Réaliste, corrigea-t-elle. Mon entreprise est en difficulté. Je suis designer, et je crois fermement en mes créations, mais le marché est impitoyable. Si je ne trouve pas de soutien financier, je vais devoir fermer boutique.

Alexandre la scruta, silencieux.

Puis, à la grande surprise de Clara, il esquissa un sourire énigmatique.

- Alors dans ce cas, nous devrions en parler plus en détail.

Elle haussa les sourcils.

- Vous voulez dire... maintenant ?

- Non. Pas ici, pas entre deux coupes de champagne renversées.

Il sortit une carte de visite en argent et la glissa dans la paume de Clara.

- Demain, huit heures. Mon bureau. Ne soyez pas en retard.

Clara fixa la carte comme si elle venait de recevoir un billet gagnant de loterie.

Quand elle releva les yeux, Alexandre la regardait toujours, une étincelle amusée dans le regard.

- Et cette fois, précisa-t-il, évitez de me tremper.

Elle sentit son cœur s'emballer tandis qu'il s'éloignait, disparaissant dans la foule élégante du gala.

Clara était venue ce soir chercher un investisseur.

Elle venait peut-être de **trouver bien plus que ça.**

Chapitre 3 Chapitre 3

Clara n'avait jamais mis les pieds dans un restaurant aussi luxueux de toute sa vie.

Dès qu'elle franchit l'imposante porte en verre du **La Belle Époque**, elle fut enveloppée par une atmosphère feutrée et enivrante. Le lieu dégageait une élégance raffinée : un lustre massif en cristal diffusait une lumière tamisée, des nappes en satin d'un blanc immaculé recouvraient les tables, et un doux parfum de truffe et de vin boisé flottait dans l'air. Des conversations murmurées, des rires mesurés, un fond de musique jazz... Tout ici transpirait la richesse et le contrôle absolu.

Elle serra les pans de son manteau contre elle, se sentant étrangement déplacée dans cet univers où elle n'avait pas sa place. Elle n'avait pas dormi de la nuit, hantée par l'étrangeté de la situation. **Pourquoi Alexandre Duval, un milliardaire influent, voulait-il la voir à nouveau ?** Elle ne connaissait de lui que ce que les journaux en disaient : un homme d'affaires impitoyable, un stratège redoutable, et surtout, un homme qui n'accordait jamais rien sans une raison précise.

Le maître d'hôtel l'accueillit avec un sourire professionnel.

- Bonsoir, mademoiselle. Monsieur Duval vous attend.

Bien sûr qu'il l'attendait. Il était probablement arrivé bien avant elle, parfaitement à l'aise dans ce décor qu'il maîtrisait.

Elle le suivit à travers la salle jusqu'à une table isolée près d'une baie vitrée donnant sur Paris illuminé. Et là, assis avec une aisance naturelle, vêtu d'un costume anthracite irréprochable, **Alexandre Duval l'attendait bel et bien.**

Lorsqu'il leva les yeux vers elle, Clara sentit son estomac se contracter. Il y avait quelque chose d'indéchiffrable dans son regard, une intensité qui la déstabilisait.

Il se leva légèrement alors qu'elle s'installait en face de lui.

- Clara, murmura-t-il avec un sourire en coin. Je suis ravi que vous ayez accepté mon invitation.

Elle s'humecta les lèvres, nerveuse.

- Je n'allais pas refuser. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'un homme comme vous propose un rendez-vous.

- Un homme comme moi ? répéta-t-il, amusé.

- Puissant. Riche. Mystérieux.

Il esquissa un sourire en coin, attrapant distraitement son verre de vin.

- Et vous ? Vous êtes une femme ambitieuse et perspicace. Vous savez que je n'ai pas simplement voulu partager un dîner pour le plaisir de votre compagnie.

Clara croisa les bras, s'efforçant d'afficher une assurance qu'elle ne ressentait pas.

- Alors pourquoi suis-je là, monsieur Duval ?

Alexandre Duval posa lentement son verre et la regarda droit dans les yeux.

- Parce que j'ai une proposition à vous faire. Une proposition qui pourrait résoudre tous vos problèmes.

Elle retint son souffle.

Le serveur arriva à ce moment précis, leur présentant une carte de plats hors de prix qu'elle ne prit même pas la peine de lire. Elle hocha vaguement la tête, commandant ce que recommandait le chef sans réellement écouter.

Lorsque le serveur s'éloigna, Alexandre s'adossa à sa chaise, croisant les mains devant lui.

- Vous avez besoin d'argent, Clara. Beaucoup d'argent.

Elle sentit une vague de honte la traverser. **Il n'y allait pas par quatre chemins.**

- Je ne vais pas nier l'évidence, murmura-t-elle.

- Et moi, j'ai besoin... d'une épouse.

Un silence pesant s'abattit sur la table.

Clara cligna des yeux, persuadée d'avoir mal entendu.

- Pardon ?

Il resta impassible.

- Un mariage. Un contrat. Vous épousez mon nom, et en échange, je vous offre tout ce dont vous avez besoin.

Elle éclata d'un rire incrédule, un rire nerveux, presque hystérique.

- Vous êtes sérieux ?

- Toujours.

- Vous voulez que je vous **épouse** ?

- Uniquement sur le papier.

Clara secoua la tête, tentant de comprendre l'absurdité de la situation.

- Pourquoi feriez-vous ça ? Vous êtes Alexandre Duval. Vous pourriez avoir n'importe quelle femme. Une femme qui voudrait sincèrement vous épouser, sans que cela ne soit un contrat.

Il haussa un sourcil, son regard s'assombrissant légèrement.

- Justement. Une femme qui voudrait m'épouser pour **moi**. Pour mon argent. Pour mon pouvoir. Pour ce que je représente.

- Et moi ? Vous pensez que je suis différente ?

Il esquissa un sourire énigmatique.

- Oui. Parce que vous avez quelque chose à perdre. Vous ne cherchez pas à me séduire, à m'amadouer. Vous cherchez simplement à survivre. Ce qui signifie que nous aurions un arrangement honnête, sans hypocrisie, sans attentes sentimentales.

Clara resta interdite.

- Je ne comprends toujours pas. Pourquoi avez-vous **besoin** d'une épouse ?

Il inspira lentement, son regard s'attardant un instant sur la baie vitrée avant de revenir à elle.

- Les affaires, Clara. Dans mon monde, certaines choses ne peuvent être conclues que si vous donnez l'apparence parfaite. Un homme seul soulève des doutes. Un homme marié inspire la stabilité, la confiance. J'ai des négociations en cours où mon statut matrimonial joue un rôle clé.

- Donc tout ceci n'est qu'une question d'image ?

- Tout est une question d'image, murmura-t-il.

Elle le scruta, cherchant une faille, une trace d'émotion cachée derrière cette façade impénétrable.

- Et combien de temps ce... mariage durerait-il ?

- Un an. Peut-être deux, selon les besoins.

Elle laissa échapper un rire nerveux.

- C'est insensé.

- C'est un contrat, rectifia-t-il calmement.

Clara secoua la tête, cherchant ses mots.

- Vous pensez réellement que je pourrais accepter quelque chose d'aussi fou ? Me marier avec un inconnu en échange d'un chèque ?

- Je ne suis pas un inconnu, Clara.

- Vous l'êtes pour moi.

Un silence. Puis Alexandre pencha légèrement la tête.

- Réfléchissez-y. Je ne vous demande pas de réponse immédiate.

Elle se mordit la lèvre, le cœur battant à tout rompre.

- Et si je refuse ?

Il haussa les épaules.

- Alors vous repartez d'ici avec une addition salée et toujours les mêmes problèmes financiers.

Clara sentit une colère sourde monter en elle. Il était sûr de lui. **Trop** sûr de lui.

Elle planta ses yeux dans les siens.

- Je ne suis pas à vendre.

Un sourire amusé effleura ses lèvres.

- Je ne vous achète pas. Je vous propose un partenariat.

Elle se leva brusquement, faisant crisser sa chaise sur le sol.

- Merci pour le dîner, mais ma réponse est non.

Elle s'attendait à ce qu'il la retienne, à ce qu'il essaie de la convaincre. Mais il ne bougea pas.

- Très bien, murmura-t-il simplement.

Clara fronça les sourcils, déstabilisée.

- C'est tout ?

- Je vous laisse du temps pour réfléchir.

- Je n'ai pas besoin de temps.

- C'est ce que vous croyez.

Elle ouvrit la bouche, puis la referma. **Pourquoi avait-elle l'impression d'être tombée dans un piège ?**

Elle fit volte-face et se dirigea vers la sortie, le cœur tambourinant dans sa poitrine.

Mais alors qu'elle quittait le restaurant, une seule pensée lui traversa l'esprit :

**Et si... et si c'était la seule solution ?**

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