Je tenais une coupe de champagne, au milieu du grand salon du château des Valois.
Le patriarche, Charles de Valois, allait bientôt me demander de faire le choix crucial de mon mari.
Ce choix déciderait du prochain chef de l'empire Valois.
Mon regard a croisé celui de Julien de Valois, le fils préféré, charismatique et confiant.
Non loin de lui, Camille Lambert, son amante, me fixait avec un sourire de triomphe mal dissimulé.
À l'instant, une vague de froid m'a envahie, me plongeant dans un souvenir si vif qu'il a effacé le présent.
Je me suis revue dans une cellule froide et humide.
J'avais choisi Julien, mon clan Paoli lui avait tout donné.
Une fois au sommet, il a montré son vrai visage, lançant une OPA hostile qui a ruiné ma famille.
Après la mort de Camille, il m'a accusée, fabriquant de fausses preuves pour me jeter en prison.
Mon père, Matteo Paoli, tentant de me défendre, a été assassiné froidement.
J'ai revu Adrien, le fils "illégitime", poignardé devant ma cellule, sacrifiant sa vie pour me sauver.
Il était mort pour moi, et j'avais fini seule, brisée, mourant de désespoir dans cette prison immonde.
Une injustice insoutenable, une trahison absolue, gravées dans ma chair.
La voix de Charles de Valois m'a ramenée brutalement à la réalité.
J'étais là, de retour, le jour du gala, le jour du choix.
Cette fois, les choses seraient fondamentalement différentes.
Je n'étais plus la jeune femme naïve et amoureuse d'autrefois.
J'étais une survivante, avec une vengeance à accomplir.
Et en croisant le regard glacé de mon père à travers la salle, j'ai su que, lui aussi, se souvenait.
Je me tenais au milieu du grand salon du château des Valois, une coupe de champagne à la main. Le bruit des conversations, les rires, la musique, tout cela me semblait lointain, comme un écho d'une autre vie.
Et c'en était une.
Dans quelques instants, Charles de Valois, le patriarche, allait me demander de faire mon choix. Le choix qui déciderait du prochain chef de l'empire Valois. Mon mari.
Mon regard a croisé celui de Julien de Valois. Il était beau, charismatique, le fils préféré. Il m'a souri, un sourire confiant, possessif. Pour lui, le choix était déjà fait. J'étais à lui.
Puis mon regard s'est tourné vers son amante, Camille Lambert, qui se tenait non loin de lui. Elle me regardait avec un air de triomphe mal déguisé.
Une vague de froid m'a envahie. Ce n'était pas le champagne. C'était un souvenir.
Un souvenir si vif qu'il a effacé le présent.
Je me suis revue dans une cellule froide et humide. J'avais choisi Julien. Mon clan, le clan Paoli, lui avait tout donné : notre soutien, nos ressources, notre loyauté corse. Avec notre aide, il avait écrasé ses rivaux et pris la tête de l'empire Valois.
Une fois au sommet, il a montré son vrai visage.
Il a lancé une OPA hostile contre les entreprises de ma famille en Corse, nous menant à la ruine. Il disait que c'était pour "consolider l'empire".
Camille, son grand amour, est tombée malade. Le stress, disaient les médecins. Quand elle est morte, Julien m'a accusée. Il a fabriqué de fausses preuves, m'a fait passer pour une meurtrière et m'a jetée en prison.
Mon père, Matteo Paoli, le chef de notre clan, a tenté de me défendre. Julien l'a fait assassiner. Froidement.
Adrien, le fils "illégitime", celui que tout le monde ignorait, a tout découvert. Il a risqué sa vie pour venir me sauver. Je me souviens de son visage, plein d'une tristesse infinie, alors que les hommes de Julien le poignardaient devant ma cellule.
Il est mort pour moi.
Et moi, j'ai fini seule, brisée, avant de mourir de désespoir dans cette prison immonde.
La voix de Charles de Valois m'a ramenée à la réalité.
« Éléonore, ma chère. Le moment est venu. »
Je me suis réveillée. Littéralement. J'étais de retour. Le jour du gala. Le jour du choix.
Cette fois, les choses seraient différentes.
Je n'étais plus la jeune femme naïve et amoureuse. J'étais une survivante, et j'avais une vengeance à accomplir.
Et je n'étais pas seule. De l'autre côté de la salle, j'ai vu mon père. Il me regardait, et dans ses yeux, j'ai vu la même lueur froide que dans les miens.
Lui aussi, il se souvenait.
Julien s'est approché de moi, son arrogance naturelle flottant autour de lui comme un parfum cher.
« Alors, prête pour le grand moment ? Ne sois pas nerveuse, tout va bien se passer. »
Il a posé sa main sur mon bras, un geste qu'il voulait tendre, mais qui m'a donné la nausée. Je suis restée de marbre.
Il a froncé les sourcils, un peu surpris par mon manque de réaction. D'habitude, je rougissais, je souriais timidement.
Il a suivi mon regard vers Camille, qui se pavanait dans une robe trop voyante.
« Oh, ne t'inquiète pas pour elle, » a-t-il dit d'un ton léger, comme si de rien n'était. « Camille sait quelle est sa place. Tu seras la Madame de Valois officielle. Elle ne sera que... mon plaisir. »
Son ton était condescendant, comme s'il m'offrait un cadeau magnifique.
Dans ma vie passée, ces mots m'auraient brisé le cœur. Maintenant, ils ne faisaient qu'alimenter ma haine.
Je me suis souvenue de lui, me rendant visite en prison. Il m'avait dit, en riant, que la mort de Camille était une chance. "Elle devenait ennuyeuse. Et puis, te faire accuser était la solution parfaite pour me débarrasser de toi et de ta famille encombrante."
Je l'ai regardé droit dans les yeux.
« Tu es sûr de toi, Julien ? »
Ma voix était calme, vide de toute émotion.
Il a ri. « Bien sûr que je suis sûr. Tu m'aimes plus que tout. Tu ferais n'importe quoi pour moi. Ne joue pas les froides, ça ne te va pas. »
Il s'est penché pour m'embrasser, mais j'ai tourné la tête. Son baiser a atterri dans le vide.
Son visage s'est durci. « Arrête ce petit jeu, Éléonore. Ça ne m'amuse pas. »
« Je ne joue pas, » ai-je répondu.
Je l'ai laissé là, planté au milieu du salon, et je me suis dirigée vers le bar. J'avais besoin de me rincer la bouche, ne serait-ce que symboliquement.