Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Marc, Tu N'Auras Pas Ma Vie
Marc, Tu N'Auras Pas Ma Vie

Marc, Tu N'Auras Pas Ma Vie

Auteur:: ZACH LAMB
Genre: Romance
Marc, tu ne l'auras pas. C' était la pensée obsédante, le mantra qui résonnait dans ma tête tandis que les deux pilules blanches glissaient dans ma gorge avec l'eau. Naïve et éperdument amoureuse, j' avais cru à ses belles paroles, à ses promesses d' un avenir commun, loin du scandale qui avait brisé mon père. Pourtant, je n'étais qu'une machine, un incubateur pour le cœur de sa précieuse cousine Sophie. Mon corps, ma santé, ma vie : tout était devenu un simple moyen pour lui d' atteindre son ignoble but. Un moyen qu'il contrôlait avec une poigne de fer, me forçant à avaler des vitamines pour "renforcer" ce fœtus que je portais, cette "chose" vouée à être sacrifiée. Et quand j' ai tenté de lui rappeler mon existence un soir de gala, en m\'effondrant sous le poids de la honte qu'il m'infligeait, sa fureur s'est déchaînée. « Tu m' as humilié, tu comprends ça ? » Il m' a jetée la dignité au visage et m' a menacée de détruire l' honneur de mon père, le docteur Dubois, déjà brisé par l\'infamie. La douleur des crampes tordait mon ventre, écho silencieux de la trahison que je venais de commettre pour le protéger. Mais comment Marc aurait-il pu comprendre ? Il n'a jamais vu que de la colère, de la folie, là où il n'y avait que désespoir. Puis, elle est apparue, Sophie, son sourire innocent masquant une âme vénéneuse. Elle m' a volé mon seul réconfort, mon chat Milo, brisant le dernier fil de ma tendresse. Désormais, la vengeance est mon unique guide. Tu voulais un cœur, Marc ? Tu vas obtenir ma vie.

Introduction

Marc, tu ne l'auras pas.

C' était la pensée obsédante, le mantra qui résonnait dans ma tête tandis que les deux pilules blanches glissaient dans ma gorge avec l'eau.

Naïve et éperdument amoureuse, j' avais cru à ses belles paroles, à ses promesses d' un avenir commun, loin du scandale qui avait brisé mon père.

Pourtant, je n'étais qu'une machine, un incubateur pour le cœur de sa précieuse cousine Sophie.

Mon corps, ma santé, ma vie : tout était devenu un simple moyen pour lui d' atteindre son ignoble but.

Un moyen qu'il contrôlait avec une poigne de fer, me forçant à avaler des vitamines pour "renforcer" ce fœtus que je portais, cette "chose" vouée à être sacrifiée.

Et quand j' ai tenté de lui rappeler mon existence un soir de gala, en m\'effondrant sous le poids de la honte qu'il m'infligeait, sa fureur s'est déchaînée.

« Tu m' as humilié, tu comprends ça ? »

Il m' a jetée la dignité au visage et m' a menacée de détruire l' honneur de mon père, le docteur Dubois, déjà brisé par l\'infamie.

La douleur des crampes tordait mon ventre, écho silencieux de la trahison que je venais de commettre pour le protéger.

Mais comment Marc aurait-il pu comprendre ?

Il n'a jamais vu que de la colère, de la folie, là où il n'y avait que désespoir.

Puis, elle est apparue, Sophie, son sourire innocent masquant une âme vénéneuse.

Elle m' a volé mon seul réconfort, mon chat Milo, brisant le dernier fil de ma tendresse.

Désormais, la vengeance est mon unique guide.

Tu voulais un cœur, Marc ? Tu vas obtenir ma vie.

Chapitre 1

Je savais que c'était la fin.

Marc, tu ne l'auras pas.

Tu ne l'auras jamais.

Je tenais le verre d'eau dans ma main tremblante, les deux petites pilules blanches posées dans ma paume. C'étaient les pilules qui allaient tout arrêter, qui allaient mettre fin à ton plan monstrueux. Tu voulais un cœur, un cœur fort pour ta précieuse cousine Sophie. Tu as fait de moi un incubateur, une machine pour produire l'organe parfait. Tu disais que les vitamines que tu me forçais à prendre chaque jour étaient pour "renforcer" le bébé. Mensonge. C'était pour renforcer son cœur, rien de plus. Et moi, naïve et amoureuse, je t'ai cru.

Maintenant, je sais tout.

Tu m'as gardée en vie, tu as surveillé ma santé, non pas par amour pour moi, mais par amour pour ce morceau de chair que je portais. Tu ne l'auras pas. Je préfère le détruire moi-même plutôt que de te le donner. C'est ma vengeance. La seule qui me reste.

Je déglutis, l'eau et les pilules descendent dans ma gorge. C'est fait.

Une larme roule sur ma joue. Pas pour toi, Marc. Pas pour nous. Pour lui. Pour ce petit être que je n'ai jamais voulu sacrifier.

Mon téléphone vibre sur la table de chevet. C'est toi. Bien sûr que c'est toi. L'architecte charismatique, l'homme que tout le monde admire. Tu appelles pour vérifier ton investissement.

Je ne réponds pas. Je te laisse dans ton ignorance.

Quelques heures plus tard, la porte de la chambre s'ouvre violemment.

Tu es là. Marc. Ton visage est une tempête de fureur.

« Lucie, qu'est-ce que tu as fait hier soir à la réception ? »

Sa voix est dure, glaciale. Il parle de la soirée de gala pour ton cabinet d'architecture. Une soirée cruciale pour toi.

« J'ai tout vu. Ton petit spectacle. »

Je reste silencieuse, allongée dans le lit, les crampes commençant à tordre mon ventre. Je ne dis rien.

« Tu m'as humilié, tu comprends ça ? Tu t'es évanouie au milieu de mon discours. Tout le monde te regardait. Ils me regardaient. »

Je me souviens vaguement. La chaleur, les lumières, les visages tournés vers moi. Le sentiment de honte.

« J'étais fatiguée, Marc. »

« Fatiguée ? »

Il rit, un rire sans joie.

« Tu as ruiné ma soirée. La soirée la plus importante de ma carrière. Tu vas appeler mon associé, Bernard, et tu vas t'excuser. »

« Je ne l'appellerai pas. »

Ma voix est faible, mais ferme.

Il s'approche du lit. Son ombre me recouvre.

« Qu'est-ce que tu as dit ? »

Il se penche, son visage à quelques centimètres du mien. Je peux sentir son souffle froid.

« J'ai dit non. »

Sa main s'abat sur le matelas, juste à côté de ma tête. Le lit tremble.

« Tu te souviens de la dernière fois que tu m'as dit non, Lucie ? »

Un frisson me parcourt. Oui, je m'en souviens. C'était il y a six mois. Je ne voulais pas que tu vendes les derniers bijoux de ma mère pour financer ton projet. Tu m'as enfermée dans la cave pendant une journée entière. Sans lumière, sans eau. Juste le froid et l'obscurité.

La peur remonte, une vieille amie familière. Mais aujourd'hui, quelque chose est différent. La douleur dans mon ventre est plus forte que la peur.

« Tu crois que tu peux me défier ? »

Il se redresse et commence à faire les cent pas dans la chambre, comme un animal en cage.

« Je vais te détruire, Lucie. Tu sais que je peux le faire. Ton père, le grand Dr. Dubois, le médecin déchu. Ce serait dommage que toute la presse se souvienne soudainement de son petit scandale, n'est-ce pas ? »

Il s'arrête et me regarde, un sourire cruel sur les lèvres.

« Imagine les gros titres. La fille du médecin fraudeur, une instable qui ruine la carrière de son brillant petit ami architecte. »

Mon cœur bat à tout rompre. Il sait où frapper. Toujours. Mon père est tout ce qui me reste. Il a déjà tellement souffert.

Je sens les larmes monter, mais je les ravale. Pas devant lui.

« Marc, s'il te plaît... »

Ma voix se brise. J'utilise son prénom comme on lance une bouée de sauvetage. Un vestige de l'époque où ce nom signifiait encore quelque chose pour moi. L'époque où j'étais Lucie, son amour, pas seulement un ventre à exploiter.

Il me regarde, son expression ne change pas. Aucune pitié. Aucun regret. Juste du mépris.

« C'est trop tard pour les "s'il te plaît", Lucie. »

Il se détourne et se dirige vers la porte.

« Prépare-toi. Ce soir, nous dînons avec Sophie. Et tu seras parfaite. »

La porte se referme derrière lui. Le son du verrou qui tourne dans la serrure résonne dans le silence de la chambre. Je suis de nouveau sa prisonnière. Mais pas pour longtemps. Les crampes s'intensifient. Ma vengeance est en marche.

Chapitre 2

Je ferme les yeux, et l'image de la réception d'hier soir revient me hanter.

Ironiquement, au début de notre relation, Marc était mon protecteur. Quand le scandale a éclaté et que mon père a perdu sa licence de médecin, tout le monde nous a tourné le dos. Nos amis, notre famille. Sauf Marc. Il est resté. Il m'a tenue dans ses bras pendant que je pleurais, il m'a promis qu'il prendrait soin de moi, que nous construirions un nouvel avenir, loin de la honte.

Je l'ai cru. J'ai cru qu'il était mon sauveur.

Un flash. Je suis à ses côtés à cette réception. Il est radieux. Il parle à des clients importants, son bras possessif autour de ma taille. C'est à ce moment-là que Sophie est arrivée.

Sa cousine. La fragile Sophie, avec son cœur malade.

Elle s'est approchée de nous, un sourire innocent sur son visage pâle.

« Marc, quelle soirée magnifique ! Et Lucie... ma chérie, tu es resplendissante. »

Elle m'a prise dans ses bras. Son étreinte était froide.

Puis, elle s'est penchée vers mon oreille, sa voix un murmure que seul moi pouvais entendre.

« Tu n'as pas l'air très bien, cependant. Tu es un peu pâle. Tu ne devrais pas gâcher la grande soirée de Marc. C'est tellement important pour lui, pour nous tous. »

Elle a reculé, son sourire toujours en place, l'incarnation de l'inquiétude. Mais ses yeux disaient autre chose. Ils brillaient d'une lueur triomphante. Elle me voyait comme un obstacle, un problème. Un problème lié à l'événement le plus important de la vie de son cousin.

Plus tard dans la soirée, Marc a commencé son discours. Il se tenait devant un écran géant, présentant les plans de son nouveau projet, un complexe de luxe qui allait le rendre célèbre. Il était charismatique, passionné. La foule buvait ses paroles.

Et soudain, l'image à l'écran a changé.

Ce n'était plus un plan d'architecte. C'était une photo de moi.

Une photo prise à mon insu quelques jours plus tôt. J'étais endormie sur le canapé, la bouche entrouverte, un filet de bave au coin des lèvres. J'avais l'air vulnérable, stupide.

Un silence gêné a parcouru la salle, puis quelques rires étouffés.

Marc a ri dans son micro.

« Ma magnifique muse, Lucie. Toujours là pour m'inspirer, même dans ses moments les plus... détendus. »

La foule a ri plus fort cette fois. J'étais figée sur place. Mon visage brûlait de honte. Je me sentais nue, exposée. Chaque regard était un jugement. J'étais un objet de moquerie. Il m'avait déshumanisée devant tous ces gens.

Je pouvais voir Sophie, debout à côté de Marc, lui chuchoter quelque chose à l'oreille.

« Regarde, elle ne dit rien. Je crois qu'elle aime ça, être le centre de l'attention. »

Marc a tourné la tête vers moi, son regard était vide de toute compassion. Il a mal interprété mon silence, ma paralysie. Il a cru que j'acceptais, que je participais à cette humiliation.

« Alors, Lucie ? Un petit mot pour nos invités ? »

La salle est devenue silencieuse. Tous les yeux étaient sur moi. J'ai ouvert la bouche, mais aucun son n'est sorti. La nausée est montée dans ma gorge. La douleur dans mon ventre, sourde jusqu'à présent, est devenue aiguë.

C'en était trop.

Je ne sais pas ce qui m'a pris. Un instinct de survie, peut-être. Une révolte désespérée.

J'ai fait un pas en avant, puis un autre. J'ai attrapé une bouteille de vin rouge sur une table voisine. Et j'ai marché droit vers l'écran.

Sans réfléchir, j'ai jeté le contenu de la bouteille sur le projecteur.

Le vin rouge a éclaboussé l'appareil. L'image de moi s'est tordue, déformée, avant de disparaître dans un grésillement.

Il y a eu un cri collectif.

Dans mon élan, j'ai trébuché sur un câble. Je suis tombée lourdement sur le sol. Une douleur fulgurante a traversé mon corps, partant de mon ventre.

Marc a accouru, mais pas vers moi. Vers son projecteur.

« Mais qu'est-ce que tu as fait, espèce de folle ! » a-t-il hurlé.

Il m'a ignorée, allongée par terre, et a commencé à essuyer l'appareil avec une serviette.

Sophie s'est précipitée à ses côtés, feignant la panique.

« Oh mon Dieu, Marc ! La présentation pour la fondation cardiaque... elle était juste après la tienne ! C'était sur cet ordinateur ! »

Elle s'est tournée vers la foule, les larmes aux yeux.

« Elle a tout saboté. Elle savait à quel point c'était important pour moi, pour tous les malades qui attendent une greffe... »

Les murmures se sont transformés en accusations. J'étais la méchante. La femme jalouse et instable qui avait tout détruit. Personne n'a vu ma douleur. Personne n'a vu mon désespoir. J'étais seule, par terre, au milieu des débris de ma dignité, mon secret saignant silencieusement à l'intérieur de moi.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022