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Ma vie , mes choix I I

Ma vie , mes choix I I

Auteur:: LAYE
Genre: Milliardaire
Ceci est le tome 2......

Chapitre 1

Chapitre 1

-On va où ??? Demandé-je à mon mari qui semble très concentré sur sa route.

-J'avais dit que c'était une surprise.

Je lève les yeux au ciel sans en dire plus. Ça fait une heure qu'on roule et il refuse de me dire où est-ce qu'on va. Surprise mais surprise de quoi ? J'espère juste qu'elle n'est pas mauvaise. Que dis-je ? Si c'était Ismaïla, j'aurais toute les raisons de m'attendre au pire mais c'est Djily, la surprise ne peut être mauvaise.

-Il dort encore ???

Il parle en regardant Mamadou Lamine dans le rétroviseur. Il est bien attaché sur sa chaise enfant. Je le regarde et je sais juste que je ne l'ai pas vu grandir.

-Oui...Souris-je en me concentrant à nouveau sur mon mari qui je le dis en passant a accepté mon fils comme s'il était le sien. Il est un peu son neveu après tout.

-C'est bien parce qu'on a encore de la route à faire.

-Et tu comptes toujours pas me dire où est-ce qu'on va ?

-Surprise.

-Ça tu l'as déjà dit...Me renfrogné-je.

-Ne fais pas cette tête-là.

Il prend ma main et me regarde.

-Tu sais que tout ce que je fais c'est pour te rendre heureuse.

Je réponds par un sourire avant de regarder la route et de voir une vache sortie de nulle part.

-ATTENTION...Crié-je juste avant que Djily ne dérape tentant d'éviter l'animal.

Oh mon Dieu. On va tous mourir.

« SOUADOU, SOUADOU ». J'entends quelqu'un dire mon nom en sentant qu'il me secoue.

-Hun... Dis-je en me rendant compte que je suis dans un état second.

J'ouvre les yeux pour voir un Ismaïla redressé qui me regarde avec un air ahuri.

-Ça va ?

-Oui, c'était juste un cauchemar.

-Tu criais.

-Je criais ???Dis-je en me redressant à mon tour.

-Oui.

-J'ai dit quelque chose ?

-Oui.

-Quoi ???Demandé-je en sentant que je commence à paniquer.

-C'était incompréhensible.

-D'accord... Mon soupir de soulagement ne peut être inaudible.

-C'était quoi ce cauchemar?

-J'ai tout oublié.

Je mens avant de lui tourner le dos en me couchant à nouveau.

Qu'est-ce que je vais lui dire ? Que je rêvais de son cousin, mon ex-mari dont je suis encore amoureuse. Et le pire et qu'on dirait que plus j'essaie de l'oublier et plus je suis accro à lui.

Je considère mon amour pour Djily comme une punition divine. J'étais pas amoureuse de lui quand j'ai accepté de devenir sa femme, tout ce que je voyais en lui c'était l'homme qui allait m'amener hors de cette piteuse banlieue. Quand j'étais sa femme, j'étais pas amoureuse de lui non plus il était juste mon mari. Djily était juste cet accessoire qui me garantissait un ticket dans la haute-société, dans ce monde auquel j'ai toujours voulu faire partie. C'est pour ça que j'étais aussi odieuse avec lui quand il m'a fait croire avoir tout perdu. Je ne voyais plus aucune raison de rester avec lui. J'ai commencé à me comporter comme une vraie peste juste pour qu'il me quitte ou encore pour qu'il se démerde comme il peut et me rende ma vie d'avant. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais depuis que je l'ai perdu, c'est comme si tout l'amour que je devais ressentir pour lui s'était rabattu sur moi. Normal que je rêve de lui quand je me couche, il est la dernière chose à laquelle je pense avant de m'endormir.

Depuis 3 mois, il ne se passe pas un moment sans que je me demande ce qui se serait passé si Ismaïla n'avait pas eu cet accident. Mais comment aurais-je pu refaire ma vie auprès de Djily avec Ismaïla cloué sur un fauteuil ? Je pense que si j'avais voulu tourner le dos à Ismaïla que Djly ne l'aurait jamais accepté. Cet accident s'est vraiment produit au pire des moments.

Mais de quoi je me plains ? Comment puis-je être aussi égoïste ? Je me plains de mes problèmes de cœur sans tête ni queue alors que le type à côté de moi se déplace en fauteuil roulant. Et encore si c'était juste ça. Du jour au lendemain, Ismaïla a tout perdu. La version officielle est que ses collaborateurs lui ont planté un couteau mais moi je sais et lui il sait que s'il a tout perdu c'est parce qu'il devait tout au fétichisme et que quand il les a abandonné ils ont repris ce qu'ils lui avaient donné.

Bref Ismaïla est pauvre et en ce moment c'est mon beau-père qui nous entretient.

2 semaines après l'accident, monsieur Sow m'a mis avec son fils et son petit-fils dans un avion direction la Suisse, plus précisément Genève. Effectivement personne ne m'a demandé mon avis et encore moins penser à mon commerce que j'avais sur Dakar. Je suis obligée d'avoir une confiance aveugle en vers ma cousine et mon petit frère Pape à qui j'ai laissé les commandes. Tout ce que je peux faire c'est d'espérer qu'ils ne fassent pas de bêtises et foutent tout en l'air.

Mon beau-père ne faisait pas confiance aux médecins du pays. Il voulait que son fils soit pris en charge dans le meilleur des établissements. Les médecins ont un bon pronostic. Ça ne se fera pas en 3 jours mais grâce à de bonnes séances de rééducation Ismaïla doit retrouver à nouveau l'usage de ses jambes.

Comme toujours je ne peux m'égarer 5 secondes avant de repenser à ma vie d'avant ou à la vie que j'aurais pu avoir. Je pouvais pas quitter Ismaïla au moment où il a eu le plus besoin de moi. Je pouvais être heureuse avec qui que ce soit en sachant que je lui avais tourné le dos. Ismaïla s'est comporté avec moi de la façon la plus odieuse possible. Il m'a frappée, il m'a violée, il m'a cocufiée sous mon nez mais il n'en est pas moins un homme que j'ai moi-même choisi. C'est très facile de trouver des coupables pour nos propres fautes. J'ai fait du chantage à Ismaïla pour qu'il m'épouse alors que je savais que c'était un imbécile. J'ai fait du chantage au cousin de mon ex-mari pour qu'il m'épouse. Je m'en suis pas mal foutue du fait que j'allais être mal vue par ma belle-fille. Déjà qu'avec Djily cette famille m'aimait pas, me marier avec avec Ismaïla était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Je leur parle pas trop mais j'espère qu'avec ce que je suis en train de faire, que le fait d'être restée avec leur fils handicapé me fera gagner des points.

Je m'efforce à dormir en me disant que quand Lamine se réveillera je vais être obligée de me réveiller aussi.

********

Comme toujours, mon « réveil » me réveille. Je vais le faire sortir de son berceau et le faire calmer avant qu'il ne dérange son père.

Sa couche est tout mouillée me faisant savoir que je dois faire ma rituelle du matin.

Je l'amène à salle de bain pour lui faire prendre un bain. Il n'est pas si sage que ça mais il est quand même tout mignon mon bébé. Maintenant il peut s'asseoir et il a commencé à faire, du coup il mordille tout ce qui lui passe sous le nez. Lui donner le sein est loin d'être facile.

J'amène bébé Lamine dans la chambre d'ami pour lui mettre sa couche et ses vêtements.

-Souadou, Souadou.... J'entendais au loin.

Ismaïla est réveillé. Je prends mon bébé avant de sortir pour me rendre dans la chambre principale.

-Aide-moi à me mettre sur ma chaise.

Je remets Lamine dans son berceau avec des jouets pour qu'il puisse s'amuser avant de m'occuper d'Ismaïla. Je fais de mon mieux, j'essaie de faire très attention. Je pense qu'il est difficile pour la personne handicapée comme pour son conjoint de comprendre ce que l'autre vie. Il a envie de faire le plus de choses lui-même, c'est sa façon à lui de se montrer qu'il n'est pas dépendant et qu'il est une personne normale comme tout autre. Mais il doit comprendre tant qu'il pourra pas remarcher, il a besoin d'aide et moi je n'ai pas besoin d'être aidée. Je veux lui laisser faire des choses mais dans ma tête c'est toujours « il ne va pas assez vite, cela m'énerve, autant le faire moi-même, il va tout casser, il va se faire mal »

Pas facile cependant de savoir ce qu'il attend, et ce que je dois faire. Je suis comme prise entre deux feux avec toujours l'impression d'en faire trop ou pas assez. Quand je ne fais pas une petite chose que pourtant il considérait comme pas nécessaire, j'ai toujours un reproche du genre « tu m'as oublié » et j'avoue que ça me gave. Ça me saoule de ne pas savoir sur quel pieds danser.

Je vais à la cuisine pour préparer le petit déjeuner.

J'entends le bruit de la chaise d'Ismaïla. J'ai fini donc au moins il va pas râler.

Je pense même que son infirmier ne va pas tarder, il va l'amener à sa séance de rééducation. Il veut pas que je vienne avec lui pour ses séances donc je vais en profiter pour aller faire les courses.

********

Je suis dans le salon avec Lamine sur moi quand j'entends le bruit de la serrure. Ismaïla est de retour. Paul le fait entrer avant de ne nous dire au revoir. Quand on a aménagé c'est limite s'il ne vivait pas avec nous. C'est sûr que beau-papa doit débourser pas mal d'argent dans cette histoire, j'espère qu'il aura jamais de problème.

-Qu'est-ce que tu regardes ??? Demande Ismaïla en se concentrant sur la télé.

-Je sais même pas je suis juste tombée dessus.

-Penda m'a appelé tout à l'heure.

Que veut encore cette petite peste ?

-Pourquoi ?

-Elle m'a dit qu'elle est à Paris et qu'elle viendra nous voir.

-Nous ou toi?

-Nous. Toi, moi et le petit.

-Ok. Voyons cela.

-Elle viendra avec son mari.

-Djily !!!! Mon sang ne fit qu'un tour.

-Je suis pas sûr qu'elle en ait un autre.

Je ne dis rien mais Ismaïla me regarde avec des yeux de menace. Genre « Je sais que c'est pas n'importe qui son mari mais ton ex et tu as intérêt à te tenir tranquille. »

Comme si j'allais tenter quoi que ce soit avec Djily et même si je voulais, il me laissera pas faire.

-Elle t'a dit quand est-ce qu'elle venait ?

-Leur vol est pour cet après-midi. Tu peux aller les chercher à l'aéroport ?

-Je suis pas chauffeur. Qu'ils prennent un taxi.

-Oui tu as raison. Désolé...Dit Ismaïla avant de sortir. Sa chaise est électrique donc il se déplace quand il veut.

En d'autres termes, Djily sera là ce soir avec sa connasse de femme. Putain, je ne veux pas le voir. D'autant plus qu'on a pas reparlé depuis la dernière fois. Que vais-je lui dire ? Qu'est-ce qu'il va me dire ?

Je me sens pas vraiment prête à l'affronter.

*******

Depuis tout à l'heure mon stress n'a pas de limite. J'ai même failli faire cramer le repas tellement que j'ai peur de ce qui va se passer dans les prochaines heures. Ismaïla m'a précisé qu'ils passeront la nuit ici et qu'ils ont leur vol pour Dakar demain soir. Pour lui sa sœur a insisté auprès de son époux tellement qu'elle voulait le voir mais moi dans ma tête c'est qu'elle va venir juste pour me faire chier.

Pfff.... J'ai pas cette fille.

Je sépare la bouche de Lamine qui s'est endormi de mon sein avant d'aller le coucher. J'en profite également pour me coucher sur le lit. Ismaïla est dans le salon pour regarder la télé. Disons qu'il a pas trop d'activités depuis l'accident.

Je repense à mon rêve d'hier soir. Et si c'était prémonitoire. Je veux dire pas prémonitoire dans le sens où il montre que je serai à nouveau avec Djily mais plutôt prémonitoire dans le sens où si je m'étais mis avec Djily que des malheurs allaient se rabattre sur nous. Je ne sais pas ce qu'il voulait dire mais en tout cas ça m'angoisse.

J'entends sonner avant de sursauter. Je me lève du lit et je mets mes chaussures avant d'aller ouvrir. Ismaïla n'a pas bougé.

-Souadou...S'exclame Penda avant de me faire la bise. Je suis tellement surprise que je ne fais absolument rien.

-Salut...Je parviens à dire quand on s'est séparé.

Ils entrent.

-Où est Ismaïla ?

-Dans le salon.

Djily passe devant moi. Je l'arrête.

-Elle a fumé ou quoi ?

Il sourit, secoue la tête avant d'avancer vers le salon.

Je retrouve Penda en train d'étreindre son frère.

-Tu m'as trop manqué.

-Je sais.

-En 5 secondes t'as tout gâché. Où est mon neveu ?

-Il dort... Je réponds avant de m'asseoir.

Djily est toujours debout.

-Tu ne t'assois pas ??? Lui demande sa femme

-Si.

-Non, laisse-le debout. C'est sa façon à lui de me montrer qu'il est capable d'une chose qui m'est impossible.

-Quoi ?

-Djily, ne me regarde pas avec cette tête de chien battu. S'il te plait, épargne-moi ta pitié.

-Ismaïla...Intervient Penda.

-Non, je t'avais déjà dit que c'était une mauvaise idée.

-J'ai jamais compris le problème entre vous. Ou bien c'est à cause d'elle ???

Elle me pointe du doigt.

-Moi, j'ai rien fait.

-Je veux juste une vie dans laquelle mon mari et mon frère se retrouveront dans la même pièce en se comportant comme des gens civilisés. J'espère que vous ne transférerez pas vos problèmes à Lamine et mon bébé.

Penda caresse son ventre. Quoi ? Elle est enceinte.

-Tu es enceinte ??? Demande Ismaïla.

C'est Djily qui lui répond.

-De quelques semaines et toute la planète est au courant. Où est la chambre d'ami que je puisse déposer les bagages ?

-Je vais te la montrer.

Je me lève et j'aide Djily avec un sac.

-Félicitations, tu vas être papa...Lui dis-je une fois dans la chambre.

-Merci. Ça commençait à presser.

-Je confirme.

-Comment tu vas ? Je vois que la chaise n'a pas arrangée les choses et que ton mari est toujours un gros nase.

-Il est pire. Mais ça va. Je me plains pas.

-Je suis très fier de toi de ce que tu es en train de faire.

-Je pouvais pas le laisser tomber.

-Je comprends. On aurait commis une monumentale erreur. C'est un con mais il en est pas moins mon cousin et je ne lui souhaite pas le pire comme il le prétend.

-Je sais.

-Y a quand même une question qui trotte dans ma tête et j'ai besoin de réponse.

-Quelle question ?

-Si ça m'était arrivé avant notre divorce, tu serais restée ?

Je regarde Djily pendant un moment et mes larmes commencent à couler. De toute façon, ça peut étonner Djily mais moi pas. J'ai la larme facile depuis mon divorce avec lui.

-Hey hey... Pourquoi tu pleures ?

-Parce que je dois être franche et je méprise la vérité que je vais sortir mais c'est ça la vérité. Je serai partie à la minute où t'aurais fait cet accident.

-C'est ce que je pensais...Crache-il.

-Non laisse-moi finir.

J'entends des pas et je me tais. Je sèche mes larmes.

-De quoi vous parlez ??? Questionne Penda.

-De ton frère.

Je réponds avant de sortir. Je retourne dans le salon.

-Ça t'a pris pas mal de temps de montrer la chambre à Djily.

Je lui jette un regard noir.

Je dois parler à Djily. Il va falloir que je trouve un moment sans qu'on ait sa pimbêche à nos côtés.

-On va pas aller à l'hôtel pour une nuit.

C'est Penda. Je me lève pour aller voir. Ils sont dans le couloir et Djily a son sac avec lui.

-Tu peux rester si tu veux. Je passerai te chercher demain pour qu'on aille à l'aéroport.

-Si tu pars, je pars avec toi... Penda s'exprime en me regardant.

Je retourne m'asseoir.

-Que se passe-t-il ?

-Djily veut aller à l'hôtel.

Je peux les entendre faire comme des négociations. Finalement Djily part et Penda reste.

Je pourrai pas lui parler et il va rentrer à Dakar en m'en voulant.

J'ai été franche et c'est ce qui m'arrive. Il se souvient bien de la femme qui était à ses côtés, de celle que j'étais. Montrer que j'ai changé ne peut pas être plus que d'être restée avec cet idiot qui me sert de mari.

-De quoi avez-vous parlé ?

Penda revient à la charge en prenant place.

-Je t'ai déjà dit qu'on a parlé d'Ismaïla.

-Juste de lui ?

-Oui. C'est quoi le problème ? On était marié, on l'est plus. On peut toujours se comporter comme des gens normaux.

Penda me regarde sans rien dire.

-Je vais voir si Lamine est réveillé.

Je les laisse dans le salon et je vais voir mon fils qui dort encore. Je vais pas y retourner. Je n'ai aucune envie de le faire.

********

Penda n'a pas trop duré chez nous. Quand elle est partie, Djily n'est pas monté nous dire au revoir. Je comprends qu'il ne voulait ni me voir, ni voir Ismaïla.

J'avais pris un rendez-vous chez le médecin depuis la semaine passée parce que là je commence à m'inquiéter sur mon état de santé.

C'est mon tour alors je suis entrée dans le cabinet. J'ai Lamine avec moi, je n'avais pas le choix.

-Bonjour...Salué-je avant de m'asseoir.

-Bonjour. Je vous écoute.

-Je pense à vrai dire je ne sais pas. Est-ce qu'on peut être stérile après un accouchement ?

-Je comprends pas.

- Depuis mon accouchement, je n'ai pas mes règles. Or mon bébé, il a 6 mois donc je me dis que je devais les avoir depuis longtemps. Peut-être qu'après l'accouchement j'ai eu un problème et j'ai arrêté d'ovuler.

-Quelle est votre méthode de contraception ?

-J'en ai pas.

-Vous avez eu des envies, des problèmes de vomissement?

-Non, non je vous arrête. Je suis pas enceinte. Je peux pas être enceinte dans la mesure où il se passe absolument rien avec mon mari. Notre dernier moment intime remonte à ma grossesse.

-D'accord. Je vais vous faire une échographie pour voir ce qui vous empêche d'ovuler.

-Ok.

Je mets sur le fauteuil du gynéco et je prie pour que Lamine reste tranquille.

Il met un truc froid sur mon ventre avant de mettre ce truc qui lui permet de voir à l'intérieur.

-Vous êtes sûre qu'il ne s'est rien passé avec votre mari ?

-Je comprends pas.

Il tourne l'écran vers moi.

-Je sais reconnaître un fœtus quand j'en vois un.

OH MON DIEU !!!!!

Note de l'auteur : Une amie à moi a appris tardivement sa deuxième grossesse. En fait dafa nefone. La sage-femme lui avait donné la pilule à prendre. Elle prenait pendant que son ventre gonflait et elle se disait que c'est la pilule qui gonflait son ventre. Ses deux enfants n'ont pas une année d'écart.

Que personne ne vienne me dire qu'une femme ne peut être enceinte sans le savoir.

Chapitre 2

Chapitre 2

*****Souadou*****

C'est quoi ce gynécologue de pacotille?

-J'ai déjà dit que j'étais pas enceinte.

-Si vous l'êtes. Regardez par vous-même.

-Non mais attendez je peux pas être enceinte. Je n'ai aucun signe de grossesse.

-C'est normal, vous avez tout simplement fait un déni de grossesse. C'est des choses qui arrivent.

-Mais il ne s'est rien passé avec mon mari.

J'insistais avant de me souvenir qu'avant l'accident d'Ismaïla, il s'est passé quelque chose avec Djily et cette grossesse en est le fruit. Oh mon Dieu !!! Je suis enceinte et pas de n'importe qui mais du cousin de mon mari et mon ex-mari et le mari de ma belle-soeur.

Le gynéco me regarde mais sans rien dire. Il se demande peut-être ce qui se passe dans ma tête.

*******

Le gynéco effectua quelques examens avant de m'autoriser à sortir. Pendant tout ce temps je pensais à une solution.

J'aime Djily mais je m'aime encore plus. Cette grossesse ne fera que créer des problèmes.

Avant qu'il ne me libère je lui pose une question.

-L'IGV est-elle autorisée dans ce pays ?

-Oui.

-Je souhaite pas continuer cette grossesse.

-Vous m'avez pas laissé finir. Elle est autorisée mais pour les 12 premières semaines. Dès la 13ème semaine, l'interruption de grossesse est admise si un avis médical démontre qu'elle est nécessaire pour écarter le danger d'une atteinte grave à l'intégrité physique ou un état de détresse profonde de la femme enceinte.

-Et moi je suis à 14 semaines.

-Ce qui veut dire que sauf si un médecin démontre que votre grossesse est un danger vous devez la garder. Je sais qu'elle est indésirée mais malheureusement pour vous vous l'avez découverte trop tard.

-Merci. Au revoir...Dis-je en me levant.

-Au revoir.

*********

J'arrive chez moi et c'est un grand plaisir de voir qu'Ismaïla n'est pas revenu de sa séance de rééducation. Je n'ai aucune envie de le voir.

Après m'être déshabillée, je me regarde dans le miroir. Je n'ai aucun signe y a rien qui me montre que je suis enceinte. Alors que je me demandais ce qui m'arrivait, j'ai eu l'estomac tout retourné et je suis allée vomir.

Putain mais qu'est-ce qui va se passer ? C'est une grossesse, on peut pas cacher une grossesse.

*****Penda*****

Ma mère m'a dit qu'elle voulait me voir ce qui a fait qu'après le boulot je dois aller chez elle.

Je vais appeler Djily pour le prévenir. J'ai pas besoin de vous dire ce qui se passe quand monsieur arrive en premier à la maison.

Il décroche à la deuxième sonnerie.

-Salut mon amour, comment tu vas ?

-Bien et toi ?

-Je vais bien. En fait je viens de recevoir un appel de ma mère qui m'a fait savoir qu'elle avait un truc à me donner ce qui veut dire que je vais rentrer un peu tard.

-D'accord. Moi-même j'ai pas mal de boulot à finir donc il se peut même que j'arrive après toi.

-Ok. A ce soir.

-A ce soir.

-Bisous. Je t'aime !

-Moi aussi.

Je raccroche et je termine ma journée attendant l'heure de la descente.

*****

Je suis dans ma voiture pour aller chez mes parents. J'ai laissé mon père au bureau je pouvais pas attendre qu'il finisse.

Je suis arrivée et je me gare avant de descendre. Je salue les employés avant de rejoindre ma mère et ma sœur dans le salon.

-Bonsoir, bonsoir.

-Thiey Penda, comment tu vas ??? Me demande ma mère alors que je m'assois près d'elle.

-Je vais bien. Je rends grâce à Dieu.

-Madame Touré, yagui pop. (T'es ravissante)...Dit Marie.

-Wakhal wayy. (Sérieux)

-Sérieux t'es à tomber. La grossesse te réussit.

-Machallah... Lui coupe ma mère...Bouko thiattou (Mauvais œil).

-Si tu dois parler avec quelqu'un kay ça doit être avec ta fille. Sa grossesse est plus connue que celle de Beyonce.

Je jette un regard noir à Marie.

-Ay Penda. Tu peux pas te taire?

-J'en ai juste parlé à quelques-uns

-Quelques-uns veut dire toute la famille déjà, ses amis et ceux de son mari en plus de tous ses collègues de l'entreprise de papa.

Je tape Marie pour qu'elle se taise mais je sais que c'est moi que ma mère va bientôt taper.

-Mais mane je suis en train de rêver ou quoi ? Penda yow qu'est qui t'arrive ? Tu penses que les trucs de blancs nous réussissent ? Une grossesse doit être gardée secret jusqu'à ce qu'elle se montre lui-même et toi tu vas dire à tout le monde que tu es enceinte.

-Maman, y a rien avec ça.

-D'accord. Je t'ai appelé pour te donner un gris-gris. Tu as intérêt de le mettre et de ne jamais l'enlever.

-J'espère qu'il est petit dé.

-Je m'en fiche. Tu le mettras.

Ma mère se lève sans doute aller dans sa chambre.

-Pourquoi tu me regardes comme ça ???Sourit Marie.

-Moucharde va !!!

-J'ai pas mouchardé. Après c'est entre nous.

-C'est maman et tu me dis entre nous.

-T'es ma grande sœur et c'est pas à moi de te dire ce que tu dois faire mais sache que tu parles trop de ta grossesse et c'est à éviter.

-Tu as raison c'est pas à toi de me dire ce que je dois faire.

Maman revient avec le gris-gris.

-Hiiii, maman nak ! Où est ce que je vais mettre ça. En plus ça va se voir.

-Je m'en fous. Tu te débrouilles comme tu veux mais tu le mets.

Je le range et j'en dis pas plus.

-Je t'ai demandé de le mettre pas de le ranger. Qu'est-ce que tu attends ?

Je fais un soupir d'agacement avant de lever et de mettre son gris-gris. J'espère qu'il me servira à quelque chose.

C'est silence de mort pendant un moment jusqu'à ce que ma mère le brise.

-Tu m'as pas encore dit comment allait mon fils ?

-Il m'a l'air d'aller bien. Je pense qu'il gère bien la situation.

-Quand je l'appelle il refuse d'allumer la video.

-Ismaïla rek ci bari problème...Intervient Marie.

-Pourquoi il refuse l'appel video ?

-Il veut pas que je le vois. Mais j'espère qu'il a pas maigri et que sa femme s'occupe bien de lui.

-J'y ai juste passé une nuit et une demi-journée peut-être que c'est peu pour un émettre un jugement sur Souadou. Mais je pense que mougui goorgorlou dé (Elle fait de son mieux).

-Ah oui ?

-Oui. Elle a tout préparé et tout fait elle-même avec un Lamine capricieux qui était à côté d'elle. Je suis pas sa plus grande fan, loin de là mais quand même on doit reconnaitre que ce qu'elle est en train de faire pour Iso est très rare et qu'elle mérite notre admiration. On pensait tous qu'elle allait le quitter après l'accident mais elle est restée.

-Maman, Penda a raison. Souadou nous a toute surpris.

-Et puisqu' Ismaïla ne s'est pas plaint. Je me dis alors que tout va pour le mieux. Tout ce qui reste à faire est de prier pour que ton fils remarche un jour.

-Qu'en est-il de ses séances de rééducation ? Il fait des progrès ?

-Pour ce qu'il m'a dit plus ou moins. Mais tu connais Iso. Il est trop pressé et c'est quelque chose qui prend du temps à concrétiser.

-De toute façon je verrai par moi-même.

-Tu comptes aller en Suisse ?

-Oui. Ton père a prévu de prendre des congés le mois prochain. On en profitera pour aller les voir.

-Il sera très content.

-Je sais.

-Bon...Dis-je en me levant...Je vais y aller.

-Déjà ??? S'exprime ma mère.

-Oui. Je veux être à la maison quand mon mari sera de retour.

-Ah ok. Je te raccompagne.

-C'est pas la peine.

-Allons-y.

Finalement ma mère m'a raccompagnée jusqu'à ma voiture et m'a demandé de ne pas autant divulguer ma grossesse. Que c'était bon ni pour moi, ni pour le bébé. Je lui ai donné ma parole et je suis partie.

*******Djily*******

-J'ai l'impression que tu viens me voir juste pour te plaindre de Souadou...Se plaint Mass.

-N'importe quoi !!!

-Ne me dis pas n'importe quoi. Quand remonte la fois qu'on a parlé d'autre chose que de ton ex-femme ?

-Avant mon voyage en Europe quand on s'est vu j'avais parlé de Penda...

-Et de sa grossesse qu'elle fait savoir à qui veut l'entendre.

-Elle m'a appelé tout à l'heure pour me dire qu'elle devait aller voir sa mère qui l'a appelé.

-Y a un problème ?

-Pas que je sache. Des trucs de femmes sans doute.

-Ok.

-Et toi comment ça va ? Ça avance.

-Oui ça avance merci de t'en inquiéter.

-C'est la construction. On est tous passé par là. Saf-sap la def.

-Pas qu'un peu. Et moi j'ai eu les yeux plus que le ventre.

-Pourtant pas. Couteux, oui mais c'est le minimum pour une maison.

-Puisqu'il faut mourir, mourrons en beauté.

-Je n'aurai pas pu dire mieux.

-On se comprend.

-Et Sarah comment prend-elle la chose ?

-Je me prive et puisqu'elle dépend 100% de moi, je la prive également mais je pense que ça va. Elle comprend ma position. Je ne l'ai pas encore vue se plaindre.

-C'est parce qu'elle ne se plaint pas qu'elle gère ça bien.

-Si tu le dis.

-Tu peux avoir une Penda qui plaindra simplement parce qu'elle a une poussière dans l'œil.

-C'est toi qui as épousé la princesse Sow.

-La ferme...Qu'est-ce que je disais encore ? Oui !!!! De l'autre côté tu as une Sarah qui recevra un caillou dans l'œil, se lèvera doucement l'enlèvera ni vu ni connu et reviendra s'asseoir. Juste pour te dire que c'est dans sa nature même de ne pas se plaindre mais cela ne veut pas dire qu'elle va bien.

-Je sais mais je n'ai pas trop le choix. N'oublie pas que son école me coûte déjà excessivement cher. C'est toi qui l'a mise dans cette école de gosse de riche et je pouvais pas la changer d'école.

-Si tu l'avais fait, je t'aurai tué. C'est la terminale, un changement d'école ne fera que la perturber.

-Je sais et même une année ça passe vite. Je finis la maison et on pourra récupérer notre vie d'avant.

-Espérons... Je soupire juste avant que Sarah n'entre dans le salon.

-Vous voulez que je serve le diner ??? Demande-t-elle.

-Moi ça va. Je vais rentrer.

-Ah non non Djily, je vais pas accepter de refus. J'ai fini, il ne me reste qu'à servir.

-Mais...

-Il y a pas de mais, je reviens avec le plat.

Et elle s'en va. Ça m'a quand même arraché un sourire.

-C'est fini maintenant et je retire tout ce que j'avais dit.

-Quoi ?

-Tu as cassé cette fille. C'est fini...

-Mais qu'est-ce qu'elle a fait ??? Rit Mass.

-Sarah ware na wakh moussiy tegue batt.

-C'est elle qui te répond et c'est moi qui l'ai cassé. Personne n'est plus fatigué que Massamba Diakhaté.

-J'ai raison. C'est ta faute tout ça.

-Au lieu de rouspéter, profite. Tu vas manger quelque chose qui a été préparée par la maîtresse de maison et pas par une domestique.

-Penda aussi cuisine.

-Oui une fois par mois...Rétorque ce con avec le sourire.

-Va te faire foutre !!!

-J'y compte bien mais durant la nuit.

-Que Sarah s'accélère si elle ne veut pas devenir veuve.

Mass éclate de rire. Sarah arrive avec le diner.

-Pourquoi il rit lui ?

-Parce que c'est un idiot. Je vais diner mais après si Penda pense que j'ai une maîtresse vous serez les uniques responsables.

-Ahh !!! Sourit Sarah en mettant la nappe.

*******

J'ai diné avant de rentrer chez moi alors je suis arrivé plus tard que prévu.

Le bruit de la télé me montre que Penda est là. Je la rejoints au salon.

-Bonsoir...Salué-je en la rejoignant.

-Salut...Répond-elle...T'avais pas mal de boulot à finir pour arriver à cette heure.

-Non, j'ai fini il y a un moment.

-Ah, oui. T'étais où alors ?

-Chez Mass.

-Tu étais chez Mass. Tu sais au moins que je me suis inquiétée.

-Inquiétée ? Tu t'es inquiétée pourquoi ?

-Parce que je suis arrivée depuis 18h et que je t'attends sans nouvelle.

-Mais si je t'ai pas dit que j'allais chez Mass, je t'ai au moins dit que j'allais rester au bureau. Tu devais te dire que j'avais encore du boulot et non t'inquiéter.

-C'est parce que tu m'as dit que tu étais au bureau que je me suis inquiétée. Je pensais que t'avais des problèmes. Je suis dans le monde des affaires et je sais quand est-ce qu'un chef d'entreprise reste à son poste jusqu'à des heures tardives.

-Je t'assure qu'il n'y a aucun problème et ma boite se porte bien.

-T'aurais dû me dire ça plutôt.

-Penda, arrête de créer des problèmes là où il y en a pas.

-Mais je crée pas de problèmes.

-Tu crois ?

Elle fait un soupir.

-Ok. Tu vas prendre une douche avant que je te serve à manger ?

-Je vais me doucher mais c'est pas la peine de servir à manger. J'ai déjà diné.

-Où ?

-Je viens de te dire que j'étais chez Mass. Pourquoi tu me demandes ça ?

-Mes amies m'ont dit que les hommes deviennent infidèles quand leurs épouses sont enceintes. Djily, sois sûr que je te surveille.

Je regarde Penda, je la regarde. Je suis bien trop crevé pour me taper une dispute. Je me lève et je lui laisse le salon. Chose qui l'a échappé est que moi j'ai été infidèle avant qu'elle ne soit enceinte. Personne n'est au courant de cette aventure avec Souadou. Je ne l'ai même pas dit à Mass. Et je doute que Souadou en ait parlé à qui que ce soit.

Une erreur voilà ce que c'était. Souadou est bien là où elle est avec Ismaïla et moi je me coltinerai Penda que j'ai bien cherché aussi. Nous pouvons tous être heureux que cette histoire n'ait laissé aucune trace.

******Souadou******

J'ai passé ma journée à penser à quoi faire avec cette grossesse. Même Ismaïla a compris que quelque me tracassait. Cette grossesse mise sur la scène publique est un suicide social. Ismaïla me chassera et le pire sera que je serai coupable d'adultère avec preuve à l'appui.

De l'autre côté, je suis enceinte de 14 semaines. Djily ne voudra jamais croire qu'il m'a fallu tout ce temps pour le savoir. Il pensera au fait que j'ai seulement voulu le lui cacher et que je lui ai fait savoir la vérité simplement parce que j'avais pas le choix. Il me traitera de manipulatrice et peut-être fera en sorte de me prendre mon bébé.

J'ai pensé à l'IVG mais c'était juste un moment d'égarement. Cet enfant a été conçu par amour et lui plus que quiconque mérite de voir le jour. J'aurais préféré que ça soit dans de meilleures conditions.

Je pense qu'en ce moment, la seule solution qui se présente à moi c'est de coucher avec Ismaïla et de lui faire croire qu'il est le géniteur de cette grossesse.

Je sais que ma grossesse est très avancée et qu'Ismaïla est loin d'être bête mais au point où j'en suis aucune autre solution ne s'offre à moi.

Il est encore dans le salon et Lamine s'est endormi. J'ai décidé de sortir le grand jeu. Je ne voyage jamais sans mon arsenal de guerre. Sans coquetterie, la femme n'est rien.

Je mets un drap avec des dessins suggestifs qui savent en dire plus que les mots. A cause de Lamine je pourrais pas mettre de l'encens mais bon c'est pas grave. Je porte une nuisette et j'ai mis des ceintures de perles au-dessus. Et maintenant j'attends mon mari qui j'en suis sûre va être surpris d me voir ainsi. En 3 mois on a rien fait et ça m'allait pour le mieux. Mais ce soir il faut que quelque chose se passe.

Je me couche évitant de dormir en l'attendant. Il peut se débrouiller seul, il est de plus en plus autonome.

******

-C'est avec ça que tu vas dormir ???

Ismaïla pose sa question avant que je ne sursaute. Il est venue se coucher plus tardivement que ce que je pensais. Il est déjà étalé sur le lit.

-Si j'ai mis ça, ce n'est pas pour dormir...Dis-je en grimpant sur lui.

-Qu'est-ce que tu fais ???Demande-t-il avant que je ne saisisse ses lèvres. Je mets également mes mains sous son t-shirt et je le caresse.

-Souadou...

-Laisse-moi faire je m'occupe de tout.

J'essaie de lui faire enlever son t-shirt mais il me stoppe et j'insiste.

-Arrête.

-Non je veux pas.

Je commence à lui faire des bisous sur le cou.

-SOUADOU, je t'ai demandé d'arrêter...Gronde-t-il en me poussant pour que je me sépare de lui.

-Pourquoi ? Moi aussi j'ai des besoins comme toutes les femmes.

-A ton avis pourquoi depuis l'accident je ne t'ai même pas posé un bras ?

-Je ne sais pas. Peut-être que parce que tu peux plus marcher et que tu ne pourras pas faire grand-chose.

-Le problème n'est pas que je ne peux pas faire grand-chose mais que je ne peux rien faire.

-Comment ça ?

-Tu as bien compris. Je suis impuissant.

Pour la deuxième fois de la journée, mon cœur frôle la crise cardiaque.

Note de l'auteur: Je commence à écrire le chapitre 3 . Pour ce que je prépare dans ce chapitre je vois déjà les adeptes du couple Mass-Sarah m'en vouloir mais bon, je ferai avec. C'est une histoire qu'on m'a raconté et j'ai trop voulu la coller à une chronique. Je ne peux la mettre à Souadou, ni à Penda alors il ne me reste que Sarah.

Chapitre 3

Chapitre 3

*****Souadou******

Ismaïla venait de me dire qu'il était impuissant. Et moi j'ai juste l'impression d'être dans un cauchemar et qu'il faut que je me réveille au plus vite.

-Dis quelque chose... Lâche Ismaïla face à mon mutisme qui devenait pesant.

-Dire quoi ??? Demandé-je en me levant.

-Je ne sais pas n'importe quoi ! Insulte-moi si tu veux mais ne te tais pas. Je veux savoir ce que tu penses.

-Le fait que je t'insulte te rendra ta puissance sexuelle ?

Il ne dit rien.

-Non, je ne crois pas. Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?

-J'ai pas eu l'occasion.

-Tu ne l'as pas créée non plus.

-Souadou depuis que nous sommes arrivés ici, que se passe-t-il le soir ? Tu te couches et tu me tournes le dos. Dans ma tête c'était que tu n'avais pas envie de moi et ça m'allait. Je me disais que peut-être que ça allait continuer jusqu'à ce qu'un des traitements que me donne le médecin marche.

-Donc tu le traites ?

-Bien sûr. Mais je doute que la cause soit l'accident comme les médecins semblent le croire.

-Si c'est pas l'accident, c'est quoi ?

-Eux. Ils avaient promis de me faire payer tout ça. La mort est vraiment à leurs yeux un supplice trop doux. Ils m'ont enlevé tout ce à quoi je tenais.

-Si la cause est surnaturelle, il faudra trouver un bon marabout. C'est pas en Suisse que tu te soigneras.

-Je sais mais je veux pas retourner au Sénégal sans pouvoir marcher. Souadou, s'il te plait...

Il me tend la main. Pendant qu'on parlait j'étais restée debout. Je retourne sur le lit pour prendre la main qu'il me tendait.

-Donne-moi encore un peu de temps. Je fais des progrès, tu sais... J'ai encore du chemin mais au moins je progresse. Ne me laisse pas tomber.

-Non, je ne te laisse pas tomber. Si j'ai pu supporter 3 mois sans sexe, je peux supporter plus. Quant à toi, n'oublie jamais que je suis restée avec toi alors que je pouvais m'en aller.

-Je sais.

Il me fait un bisou sur la main avant que je ne me lève pour aller me changer.

Je suis enceinte et mon mari est impuissant. Je vais pas lui parler de la grossesse, peut-être qu'une solution me tombera du ciel. Je sais vraiment plus quoi penser ni quoi faire.

Je déteste ma vie.

******Ellipse de 2 semaines*******

Depuis que j'ai su que je suis enceinte c'est comme si j'étais une cocotte-minute qui a explosé. Tous les signes s'offrent à moi.

Je suis suivie par mon gynéco et je suis mes visites prénatales. Selon lui malgré ce qu'il a appelé le déni de grossesse, mon bébé et moi allons bien.

Je n'ai trouvé ni une solution, ni le courage de le dire à Ismaïla. Ça progresse mais au moins, j'ai la chance de ne pas avoir un gros ventre c'est déjà ça.

J'ai acheté pas mal de grosses robes pour étouffer tout ventre arrondi. Ismaïla m'a dit l'autre jour que ses parents viendront passer une semaine avec nous. Je ne mettrai que ces robes-là en espérant que ma belle-mère ne remarque rien de suspect.

******Sarah*****

Nous étions à la buvette de l'école pour la pause. La bande habituelle comme toujours moi, Bi, les jumelles avec Jules et Dave. J'ai récupéré mes amis. C'est pas très facile surtout que j'étais très gênée après tout ce que je leur avais raconté mais il me semble que c'est du passé. Même si j'ai Awa à côté qui ne m'apprécie pas et qui me le montre en lançant des piques. Mais ne vous inquiétez pas, je les encaisse pour les lui rendre. Pauvre Bineta qui se retrouve au milieu.

On discutait des possibilités pour le devoir de français de demain quand une camarade de classe Fatim vient nous voir.

-Salut... Comment vous allez ?

-On va bien et toi ??? Répond Bi.

-Je voulais juste vous dire que je me marie le 12 du mois prochain.

-Toi Fatim Agne tu te maries ??? Rétorque Adama qui semble très surprise parce que Fatim vient de dire.

-T'as vu hein !

-Avec qui ???Demande Bineta.

-Bineta toi aussi quelle question ! Comme si tu m'avais connu avec un autre que Tapha.

-Je sais mais je ne pensais pas que Tapha allait t'épouser. On parle quand même de ton cousin qui a eu le bac l'année passée et est en première année à l'ISM.

-Il a quel âge, Tapha ??? Demande Adama

-20.

-Et toi 19...Dit Bi.

-Non 18.

-Et ton père va te donner en mariage. Il pense pas que vous êtes trop jeune pour ça ??? Demande Bineta.

-Si. Mais d'une façon ou d'une autre il a appris qu'on sortait ensemble. Je sais que c'est un des employés qui a mouchardé.

-Ils le font tout le temps... S'exprime Awa en me regardant.

Je roule des yeux mais je réponds pas. Je veux pas changer la conversation.

-Bref, mon père nous a convoqué tous les deux et nous a fait savoir qu'il était au courant et qu'il va pas nous laisser faire ce qu'on veut avec le risque qu'on mette la honte sur lui. De ce fait, il agira en kilifeu et Tapha m'épousera.

-Tapha, il habite bien chez vous ???

-Oui, on l'a confié à mon père depuis ses 10 ans.

-Je pense que ton père a raison. Et si quelqu'un te dit que t'es trop jeune pour le mariage, demande-lui d'aller voir ailleurs. Moi aussi je me suis à 18 ans et je suis très heureuse avec mon homme. Le mariage n'a aucune influence sur mes études et je me débrouille toujours aussi bien.

-Merci Sarah, ça ça encourage.

-Je vais faire ma rabat-joie...Dit Bi... Mais je dirai ce que je pense. Sarah, Mass n'a pas 20 ans. Il s'est posé avant de se marier et c'est pour ça qu'il a pu t'offrir tout le soutien dont tu avais besoin. Mais elle va se marier avec un homme qui a dépassé l'adolescence il y a pas longtemps.

-Tu sais Bineta, Tapha est très mature.

-C'est tout le mal que je te souhaite. Et j'espère qu'il te rendra heureuse.

Bineta se lève pour étreindre Fatim.

-Et ce mariage, il aura lieu où ? Le 12 c'est dans 3 semaines si je ne me trompe pas...Dit Adama.

-C'est mon père qui paie donc évidemment je vois grand. Ce sera quand même le plus beau jour de ma vie.

-Tu as intérêt à me dire Radisson ou King Fahad...Menace Bi.

-Toi aussi. Tu me connais assez bien pour savoir que je célère au King Fahad.

-T'as de la chance.

Fatim regarde sa montre.

-Il est bientôt l'heure et je dois allez voir les Kader et consort.

-Ok.

-La liste des cadeaux est disponible à Orca.

-Ahhh !! C'est ce que j'allais te demander... Dit Awa.

-A tout à l'heure.

-A tout à l'heure....Dit Bi alors qu'on regarde Fatim s'éloigner.

-Elle a bien parlé de liste de cadeau ?

-Oui. On va chez Orca, on demande la liste des cadeaux pour le mariage de Fatim Agne et on voit ce qu'on peut lui offrir sur la liste.

-Comment ça liste de cadeau ? On parle quand même de cadeau. Ce n'est pas aux gens de choisir directement ce qu'ils veulent t'offrir.

-Sarah, le monde a évolué, évolue avec lui...Intervient Awa.

-Toi je ne t'ai pas sonné. C'est à Bi que je parle.

- Elle n'est pas la seule. Dans plusieurs mariages où je suis allée le cadeau que j'ai offert vient d'une liste.

-Penda aussi avait une liste... Dit Adama.

Mais bon, je savais pas ça.

-Ça doit couter cher alors ?

-Evidemment mais on va sur la base que les invités sont riches. Moi j'ai offert à ma cousine une machine à laver. Bien sûr c'est papa qui a payé mais c'est quand même en mon nom.

-3 semaines, ça passe très vite. Il faut déjà qu'on pense à la tenue qu'on va mettre, la pochette, la coiffure et surtout le cadeau. Il faut qu'on parle à papa ce soir même car il va falloir qu'il débourse... Dit Awa à sa jumelle.

-T'es allée à la boutique de Lika... Questionne Bi.

-Non...Répond Awa.

-De nouveaux arrivages... Cheveux naturels super top.

-Vraiment.

-Vraiment. Elle dit qu'avec 300.000 on en aura assez pour toute la tête.

-Donc j'irai la voir.

-Moi aussi. Le mariage de Fatim waroul yomb.

-Et toi tu viens avec nous ?

-Pour ça Awa, il faut que je demande à Mass.

-Lui demander quoi ?

-Déjà l'argent.

-Comment ça ? Je pensais qu'avec lui l'argent n'était pas un problème...Rétorque Bi.

-Non sauf qu'en ce moment il construit notre maison. Et tout ce qu'il gagne va là-bas.

-Je vois. Mais parle-lui et dis-lui que le mariage aura lieu au King Fahad et que tu ne peux pas débarque là-bas en étant n'importe comment. Il y a quand même un minimum.

-Je sais.

-On y va... Dit Adama en se levant.

Je regarde mon portable pour me rendre compte que la pause est finie. Je n'avais même pas fait attention.

*******

Je viens d'arriver chez moi et la bonne est encore à la maison. Elle attend mon arrivée avant de quitter la maison.

-Bonsoir... Salué-je.

-Bonsoir Sarah.

-Si t'as fini, tu peux y aller.

-D'accord. A demain.

-A demain.

Je la laisse pour aller dans ma chambre me déshabiller avant d'aller prendre une douche.

Les filles ont raison. Tout à l'heure dans la classe, ils ne parlaient du mariage. Je peux pas y aller n'importe comment. J'espère juste que Mass comprendra et me donnera ce qu'il faut.

******

-Bae, quelque chose te tracasse, je te sens absente là.... Dit Mass après qu'on ait fini de diner.

C'est vrai que depuis un moment je ne parle pas trop. Je pensais à comment lui dire pour le mariage alors qu'il n'arrête pas de se plaindre de problème d'argent.

-Oui quelque chose que me tracasse.

-Que se passe-t-il ?

-Tu connais Fatim ?

-Non, ça me dit rien.

-En fait on est dans la même classe et elle se marie.

-En quoi le mariage de cette fille peut-il te tracasser ?

-Pour le mariage les gens de la classe ont vu les choses en grand.

-Tu m'étonnes !!!Dit-il sarcastiquement.

-J'aimerai que tu me donnes de l'argent pour que je puisse acheter ma tenue et le cadeau.

-C'est tout ce qui te tracasse.

-Oui. Parce que t'arrête pas de dire que la construction de la maison coûte cher et que tu as du mal à t'en sortir alors je savais pas comment t'allais réagir.

-C'est vrai que ça coûte cher mais bon Dieu est grand. Je suis sur une affaire en ce moment et je pense que si je m'en sors. J'aurais assez d'argent à donner à la société d'architecture et les travaux seront bouclés au plus vite.

-Ah c'est cool ça. Tu vas me donner alors ?

-Oui je te donnerai 100.000 frs.

-Mass, t'as dit 100.000 dé.

-Quoi ? Un problème ?

-Mais je peux rien faire avec 100.000.

-Si c'est assez pour te coiffer et acheter un cadeau à cette fille. Quant à la tenue t'en a assez dans ton armoire.

-J'en ai assez dans mon armoire mais je les ai toutes portées. Et même j'avais prévu 100.000 rien que pour le cadeau.

-Cadeau rek 100.000 ?

-Oui. Elle a mis une liste chez Orca.

-Et tu ne peux pas lui offrir autre chose que ce qui est sur la liste ?

-Je ne sais pas mais je préfère respecter la liste.

-Je vois. Et ce mariage c'est pour quand ?

-Le 12 du mois prochain.

-Je vais mettre 50.000 de plus. J'aurai voulu faire plus mais si je le fais donc personne ne mangera dans cette maison.

-Donc je vais pas avoir de quoi m'acheter une nouvelle tenue ?

-A moins que ça soit une tenue pas du tout chère, je suis désolé.

-Ok... Dis-je avant de me lever et de retourner dans la chambre.

Je ne sais pas quoi mais la maison qu'il est en train de construire doit vite finir. Car là mome je suis fatiguée de cette situation.

********

2 semaines se sont écoulées depuis que Fatim nous a dit qu'elle allait se marier. Mass m'a donné 150.000 mais j'y ai toujours pas touché. Le mariage est dans une semaine et je sais pas ce que je vais faire avec.

-Tu nous accompagnes chez Lika ??? Demande Bi.

-Non. Je vais rentrer.

-S'il te plait allons-y. Le prof de maths ne vient pas donc tu arriveras chez toi à la même heure.

-Que veux-tu que je fasse chez Lika ? Je t'ai déjà dit que Mass ne m'avait donné que 150.000.

-Oui. Tu peux toujours nous accompagner c'est pas parce que t'achètes pas que t'as pas le droit de regarder. Allons-y, wayy !

Bi sait se montrer très persuasive quand elle veut.

****

Finalement, je suis allée chez cette Lika avec les trois autres.

En fait c'est un salon de beauté et elle vend des greffages à côté.

Moi j'étais dans mon coin et je les regardais choisir.

-Et toi il y a rien qui te plait ???Me demande Lika.

-Non c'est pas ça, c'est juste que...

-Son mari ne lui a donné que 150.000 pour le mariage donc elle a pas assez pour se payer quelque chose de ce genre.

Vous avez reconnu Awa.

-150.000 pour un mariage c'est peu ça...Dit Lika.

-En fait en ce moment il est en train de construire notre maison et effectivement ça coûte cher.

-J'imagine mais lui il fait quoi dans la vie ?

-Avocat.

-Alors il gagne bien sa vie.

-Bien sûr... Dit Bi...Tu sais que je t'avais dit que mon père connaissait Mass.

-Oui. Je lui en ai parlé et il m'a dit le connaitre mais juste vaguement.

-Mon père m'a dit que Mass et son client affrontaient un de ses associés et que c'est eux qui ont gagné le procès.

-Pour ce que j'en sais, Mass remporte souvent des procès.

-Si c'était un procès ordinaire mon père ne m'en aurait pas parlé. Sois sûre que ton mari s'est fait pas mal de millions dans cette affaire.

-Mais pourquoi il ne m'a rien dit ?

-Je sais pas.

-Thieyy les hommes. Il se fait plusieurs millions et il te laisse te coltiner 150.000. D'accord il construit une maison mais quand même c'est pas tous les mois qu'un de vos camarades de classe se marie... Dit Lika.

-Après s'il ne veut pas me donner qu'est-ce que je vais faire ?

-C'est quelle question ça ? Sourit Lika...T'es mariée depuis quand ?

-Un peu moins d'un an.

-Et tu ne sais pas toujours comment faire pour convaincre ton homme de te donner ce que tu veux ?

-A part lui demander, qu'est-ce que je peux faire d'autres ?

-Viens je vais te montrer quelqu'un.

Lika m'amène voir une dame qui est en train de se coiffer.

-Oumi, explique à notre amie comment tu as fait pour avoir ta nouvelle voiture.

-Lika reste tranquille.

-C'est nous dans nous. C'est une amie de Bineta et on dirait qu'elle a du mal à convaincre son mari de lui donner ce qu'elle veut.

Elle se détache de la coiffeuse et me regarde.

-Tu sais pas.

-Je sais pas quoi ?

-Quand vous êtes arrivées, vous avez remarqué une Citroën rouge.

-Oui on peut pas la rater...Répond Bi plus rapide.

-Vous savez comment j'ai fait pour l'avoir ?

-Non.

Et la dame se mettait à nous raconter sa vie. Un long speech que je préfère vous éviter. En gros pour convaincre un homme il faut passer par le sexe. Je ne veux pas passer par le sexe pour avoir ce que veux. Je trouve ça complètement immoral.

-T'as bien entendu ce qu'elle a dit...Dit Bi me faisant sortir de mes pensées.

-Oui mais sans moi.

-Comment ça sans toi ? Ton mari a assez d'argent pour te dépanner mais il a refusé et toi tu te laisses faire.

-Je vais lui parler.

-Tu l'as déjà fait et où ça t'a mené ?

-Je ne sais pas.

-Débrouille-toi avec le peu que tu as. On dirait qu'encore une fois tu as envie d'être la risée de toute la classe. En tout cas ce sera sans moi.

Bi monte dans un taxi me laissant seul dans le trottoir.

Je suis encore perdue. Faire ce qu'a dit cette dame et Bi ne m'enchante guère. Même si je suis sûre que ça va marcher. Mass aime le sexe. Peut-être même un peu trop d'ailleurs.

Je vais faire comme j'ai dit et lui parler.

*******

Ça fait un moment que je suis chez moi et je n'attends que mon mari en espérant trouver les arguments qui vont le convaincre.

J'entends des bruits de clefs et je comprends qu'il est là.

Je vais à la porte pour l'accueillir.

-Mon amour...Dis-je avant de l'embrasser.

-C'est en l'honneur de quoi ??? Demande-t-il en se séparant de l'étreinte.

-De rien. Juste du fait que j'aime mon mari et que j'avais énormément de chance de l'avoir à mes côtés.

-Je t'aime aussi...

Il m'embrasse de nouveau.

-Va prendre un bain en attendant que je te serve à manger.

-Ok.

Il va prendre une douche et je vais le servir à manger. Tout est déjà prêt.

*******

Mass a fini de manger je lui ai servi a boire du jus, je lui ai préparé le thé et je lui ai fait un massage. J'ai été vraiment une épouse parfaite.

Maintenant qu'il me semble très content, je pense que je peux parler argent.

-Ça va le boulot ?

-Oui ça va. Je ne me plains pas.

-Du nouveau ?

-Non tout est comme avant.

-On m'a dit que t'avais remporté un procès.

-Oui c'est la grosse affaire dont je te parlais. Je les ai tellement bien cassé qu'ils n'avaient aucun issus possible.

-Combien tu as remporté ?

-Depuis quand tu me demandes combien je remporte ?

-Simple curiosité.

-Assez d'argent pour qu'enfin la maison soit terminée.

-Et mon mariage dans tout ça ?

-Quel mariage ?

-Celui de Fatim, bien sûr.

-Je t'ai déjà donné 150.000.

-Et moi je te dis que c'est pas suffisant. J'ai parlé avec Bi et elle m'a dit que tu as gagné plusieurs millions dans ce procès.

-Plusieurs millions mais des millions qui vont directement dans la maison que je construis pour nous. Tu n'en as pas marre de vivre dans ce petit appartement.

-Mass, je te demande pas la mer à boire mais juste 500.000 pour m'acheter une tenue, un greffage et un cadeau. 500.000 n'empêcheront pas tes projets d'aboutir.

-Et tu fais tout ce cinéma pour ça. J'ai comme l'impression que cette cérémonie est une question de vie ou de mort. Sarah Diop arrête de te comporter comme une gamine et murit. Soit tu te débrouilles avec les 150.000 ou bien soit tu n'y vas pas.

-Comme ça je suis une gamine. Je vais te montrer comment agissent les gamines.

Je me lève et je vais dans la chambre.

Maison, maison, maison rek. En plus moi sakh je m'en fous pas mal de cette maison.

Les 500.000frs il me les donnera par A ou par B.

*****Mass*****

Quand je pense qu'il y a quelques temps, je disais à Djily que Sarah ne se plaignait pas. J'avais parlé trop vite. Elle s'est recueillie dans la chambre depuis notre dispute de tout à l'heure.

Elle avait dit que le mariage était pour le 12. Au moins c'est pour bientôt, j'espère qu'après j'aurai assez de paix dans cette maison.

Je vais me coucher en sachant déjà que je vais tomber sur une épouse boudeuse. Je prends mon mal en patience en me disant que c'est juste temporaire et que quand elle verra la maison que je prépare, elle comprendra tous les sacrifices.

Je vais dans la chambre et à ma grande surprise, je vois mon épouse en tenue coquine.

Non mais je rêve ou quoi ?

-C'est toi que j'attendais...Dit-elle en se levant du lit et en venant jusqu'à moi.

-Euh !!! Tout ce que je parviens à dire avant qu'elle ne m'embrasse.

Je comprends pas ce qui se passe mais peut-être que je me suis marié avec une bipolaire.

Je la porte pour la mettre sur le lit.

Au moment mes mains se baladaient partout sur son corps, elle m'arrête.

-Quoi ? Que se passe-t-il?

-J'ai plus envie.

-Quoi ? Tu te fous de ma gueule ?

-Non j'ai pas envie.

-Tu me chauffes pour me dire après que t'as pas envie. ?

-Peut-être que si tu me donnes ce que je te demande l'envie me reviendra.

Je me mets à sourire. Je suis sûr que j'ai rejoint la 5e dimension.

-Tu me fais du chantage, là ?

-Quel vilain mot !!! Non, non. Je veux juste que mon mari qui veut que je lui fasse plaisir me fasse plaisir.

-Pour coucher avec toi, je dois te donner 500.000 frs ?

Elle répond en haussant les épaules.

-Ok...Dis-je en me levant. Je prends mes clefs de voiture.

-Tu vas où ?

-Chercher ton argent.

Je la regarde taper des mains au calme.

-Tu as dit 500.000?

-Oui.

-Je double le prix...Bouge pas j'arrive.

********

J'ai pris ma voiture pour me rendre chez Djily. Il a toujours de la liquidité avec lui. A cette heure je ne peux compter sur aucune banque.

Je vais bientôt arriver chez lui. Je l'appelle.

-Y a quoi pour que tu m'appelles à cette heure ?

-J'ai besoin d'argent liquide et je sais que t'en a toujours avec toi.

-Que se passe-t-il ?

-T'en as ou pas ?

-Bien sûr. Combien ?

-Je te le dirai sur place.

Je raccroche. Quelques minutes après je suis chez lui.

Le gardien m'ouvre et j'ai Djily qui m'attend déjà.

-Tu vas me dire ce qui se passe.

-Rien de grave. J'ai seulement besoin d'un million.

-Un million ? Pourquoi faire ?

-Arrête avec tes questions. Donne-moi juste ce que je te demande, demain à la première heure j'irai à ma banque et je te rendrai ton argent.

-Et tu vas pas me dire ce que tu vas faire avec ?

-Rien d'illégal si ça peut te rassurer. Et non je ne vais pas te le dire. Tu me donnes ou pas ? Car j'ai pas de temps à perdre.

-Relax, mec !!! On va dans mon bureau.

On va dans son bureau et il me donne l'argent que je lui demande. Je lui ai promis de lui dire demain ce que je ferai avec pour qu'il me laisse partir.

Je suis passé à une pharmacie ouverte de nuit pour acheter ce qu'il faut. J'en ai plus, rupture de stock.

Je suis de nouveau chez moi et je retrouve mon épouse sur la position que je l'avais laissée. Si apaisée et surtout contente de me revoir. Elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. C'est à moi qu'elle fait du chantage, elle verra que ce genre de chose ne marche pas avec tout le monde.

-Tu es de retour?

-Oui et tout y es.

Je lui lance le million.

-Mais j'avais dit 500.000.

-Je sais mais tu mérites bien plus que ça.

-Sérieux ?

-Oui sérieux. Debout.

Elle se lève et vient me rejoindre.

-Tiens.

-C'est quoi ?

-Une capote.

-Qu'est-ce que tu vas faire avec une capote ?

-Je vais baiser avec une prostituée et tu me demandes ce que je fais avec une capote.

-Quoi ?

-J'espère pour toi que tu mouilles déjà car ça va être brutal.

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