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Ma créature

Ma créature

Auteur:: UsagiChan77
Genre: Romance
Phoebe alors âgée de seize ans suite au décès de ses parents doit quitter le Massachussetts, ses amis et son copain pour aller vivre avec son frère de quatre ans son aîné en Floride. Entre plusieurs petits boulots et aujourd'hui âgée de vingt-six ans, elle croule sous les dettes de son frère. Quoi que mieux qu'une demande de service venue à point de son ex-copain moyennant une coquète somme ? Phoebe acceptera-t-elle d'aider son ex ? Surtout si cela concerne de vivre plus d'un mois avec un salopard souffrant d'anthropophobie... Dean Wyatt âgé de vingt-neuf ans souffrant d'Anthropophobie ; la peur des gens et de rentrer en contact avec eux depuis l'âge de seize ans après un accident de train où il s'est trouvé coincé des heures sous le corps décédé de sa petite-amie. Il est pourtant devenu un homme d'affaires multinationalise dans les programmes informatiques que son ami Chad créé. Celui-ci tente de lancer sur le marché le premier androïde humain avec des sentiments, mais Dean est réticent. Après une visite à son entrepôt où il a créé PTS (le nom de l'androïde) il accepte de le tester chez lui pendant un mois. Que se passera-t-il durant ce mois où Phoebe devra se contenir devant ce Dean qui sera tellement odieux avec les gens qui l'entourent, mais tellement tendre avec PTS qu'elle se perdra elle-même dans ses sentiments ? Mais entre son devoir de devoir rester stoïque devant Dean et cette autre femme qui semble vouloir le conquérir, elle va commencer à laisser déborder par ses sentiments. Mais qu'en est-il de Chad quand il comprendra que son ami Dean est tombé amoureux de son ex ? Je précise que je ne publierai qu'un chapitre par semaine ;)

Chapitre 1 Prologue

Phoebe

Je mets le dernier sac poubelle du restaurant dans le gros container dans le bout de la ruelle qui donne à l'arrière du restaurant, et je m'accroupis en frottant mon front de la transpiration qui n'arrête pas de couler. Il est une heure du matin, et pourtant, il fait toujours une chaleur de tous les diables. Mais voilà le temps qu'il fait en Floride, et bien que j'y habite depuis dix ans, je ne m'y habitue pas.

Je ne suis pas née en Floride, mais bien au Massachussetts jusqu'à la mort de mes parents d'un accident de voiture survenu à mes seize ans. Seize ans... L'année où j'ai enfin réussi à déclarer mon amour au plus beau garçon de mon lycée qui était en terminale. Un garçon assez intéressant et super mignon, malgré son gout excessif pour tout ce qui touchait l'informatique.

Malheureusement, notre idylle a commencé quelques semaines avant que je ne doive déménager pour rejoindre mon frère Pearce, donc cela a été vite terminé ; je ne suis pas partisante des amours à distances.

Mon cher avait quitté la maison au début de l'année dès sa majorité voulant vivre enfin sa "Life" comme il disait. Oui, super "Life" ! Cet abruti avait déjà plus de dettes que je n'en aurais jamais dans ma vie et j'ai dû abandonner mon idée de retourner au Massachussetts à ma majorité, pour retrouver mes amis ; et qui sait lui aussi...

Me voilà donc à vingt-six ans, travaillant de nuit à la plonge dans un restaurant et la journée faisant des ménages pour joindre les deux bouts en essayant de combler les dettes de cet abruti.

En ce qui concerne les amis et les amours, c'est le néant total. Oui, il y a eu quelques amis, mais ils avaient un autre train de vie que le mien, donc cela n'a pas duré. Je me contente donc de travailler et de rentrer dormir quelques heures en espérant que cet abruti de Pearce n'ait pas encore fait des dettes quelque part d'autres.

Le réveil sonne et comme toujours, je le cache sous mon oreiller attendant les quelques minutes que m'offrent encore mon vieux portable avant de sonner à son tour. Je me tourne sur le dos faisant grincer les ressorts du vieux lit en passant mon bras sur mon front tout en regardant le plafond jaunit de ma chambre. J'ai l'impression que je ne m'en sortirai jamais et que je vivrai ma vie ainsi jusqu'à ma mort.

Une sensation de vide se faufile à nouveau en moi et les larmes commencent à couler de mes yeux pour s'écraser sur mon oreiller. Voilà le quotidien de ma vie... Des larmes tous les matins et toutes les nuits quand je m'endors en regardant ce foutu plafond jaunit. J'ai l'impression que je ne verrai jamais rien d'autre...

Certaines personnes seraient heureuses d'être à ma place, prétextant que c'est super la Floride, il y fait beau tout le temps, et qu'il y a des canons partout. Mais moi, tout ce que je veux, c'est retrouver le calme de mes seize ans où maman ouvrait la porte de ma chambre pour me réveiller. Je veux pouvoir descendre les escaliers de notre maison et trouver papa buvant son café en lisant son journal que je secouerai pour qu'il me dise bonjour. Ce que je veux, c'est prendre le bus qui me conduit au lycée où je pourrai le regarder discrètement sortir de sa Jeep et sourire en me demandant s'il a mis son parfum au goût café ou celui au goût vanille aujourd'hui. Ce que je veux, c'est vivre la vie que je me voyais vivre à seize ans plus tard et pas cette vie pleine de tourments.

Mon portable sonne enfin sur la table qui me sert de bureau et je grogne en sortant du lit pour m'étirer avant d'aller le fermer. Une journée de folie m'attend comme tous les jours et je me penche sur le morceau de miroir que j'ai posé sur ma table pour tenter de grimacer un sourire. Mon dieu, cela devient de plus en plus dur de le faire, mais j'ai promis de rester positive et cela commence avec mon abruti de frère.

Dean

Je vérifie à nouveau le dossier pour la vente du programme informatique que Chad a créé le mois dernier et qui semble ne contenir aucun malfonctionnement, avant de m'étirer en arrière sur ma chaise. Je jette un coup d'œil à la fenêtre vers le jardin en regardant le jardinier tailler les haies. Je ne sais pas quelle heure il est, mais je pense que j'ai encore passé la nuit à travailler. Je me lève de mon bureau en refermant mon ordinateur portable pour qu'il puisse charger avant de me rendre au bureau et je sors d'ici pour aller dans la salle à manger.

Albert, le majordome, n'est pas encore en train de se balader dans la maison, ce qui signifie qu'il est bien plus tôt que je ne le pensais et je profite de ce moment pour filer dans la cuisine me faire un café avant qu'il n'arrive. Aujourd'hui, je vais vivre une journée chargée à nouveau en émotion, donc comme ces jours-là, Albert apparait plus tard dans la maison.

Je regarde le café qui coule dans ma tasse en me demandant comment je vais encore survivre à cette journée. Certes, Dany sera là, mais il y aura aussi des tas de gens qui vont vouloir me tendre la main et que je vais devoir recadrer une nouvelle fois.

Toute personne vivant à Philadelphie est au courant que je ne supporte pas la présence de la foule, et surtout que l'on me touche. Ce n'est pas un syndrome de folie d'un des hommes le plus riches d'Amérique, mais bien une maladie que je me trimballe depuis plus de treize ans maintenant. Mon père pensait au départ que cela passerait avec quelques thérapies et de la patience, qu'entre nous, je n'ai pas du tout.

Mais celui-ci comme tous les gens qui me connaissaient à ce temps-là, a vite compris que c'était plus profond que cela quand j'ai même commencé à avoir des brûlures et des boutons sur le corps à chaque contact même anodin. Que ce soit une poignée de main, un frôlement... C'était clair que je ne supportais plus aucun contact. Génial pour le capitaine de l'équipe des Soccers du lycée.

D'après un neurologue réputé, je souffre d'Haptophobie ; une peur déraisonnée des contact physiques depuis le jour de cet accident en train. Je grince des dents rien qu'en y repensant et je ferme le Senséo une fois ma tasse de café finit.

Donc me voilà âgé de vingt-neuf ans habitant seul dans cette immense demeure où pourrait vivre une équipe de football d'ailleurs. N'ayant pourtant jamais aimé les études, mais étant le petit fils et le fils des Wyatt ; les plus grands banquiers d'Amérique, je n'ai pas eu d'autres choix que de trouver ma voie.

Après une année sabbatique où j'ai appris à gérer ma vie du haut de mes dix-sept ans en évitant n'importe quel contact et accessoirement, les gens. Car oui, je m'enferme tellement chez moi que j'ai développé un trouble d'anxiété sociale en prime. Enfin, j'ai quand même suivi mes cours en ligne ou avec un professeur particulier qui venait que quelques heures par semaine, où je m'enfermais dans un genre de cage en verre. Oui, oui comme un rat de laboratoire.

Les seules personnes qui ont le droit de rentrer chez moi sont mon père, le grand Robert Wyatt, un mec méprisable pour les gens qui le connaisse mais qui se fait charmant devant les autres sachant les retourner en deux paroles et un regard. C'est bien quelque chose que j'ai certainement hérité de lui, je n'ai effectivement aucune délicatesse avec les gens qui essayent de m'approcher. D'ailleurs la pauvre Dany, ma secrétaire et seule amie qu'il me reste depuis le lycée me connait par cœur ; ce qui facilite du coup la cohabitation quand elle vient à la maison pour travailler.

Je monte dans ma chambre et je dépose ma tasse sur le meuble des lavabos avant de faire couler l'eau de la douche. Je vais devoir prendre plus que sur moi aujourd'hui pour ne pas m'écrouler et finir par me sauver de ma propre entreprise une nouvelle fois.

Il y a des jours, j'aurais préféré ne pas faire partie des dix seuls survivants de ce train il a treize ans.

Chad

Je me réveille encore durement ce matin, angoissé plus que possible en pensant à la réunion de présentation de mon projet par Dean aux investisseurs de sa compagnie d'informatique. Bon, je sais que je ne devrais pas m'en faire ; en six ans, je n'ai jamais connu un échec. Bien entendu si on ne parle pas de ma vie sentimentale qui est plus que morne en ce moment. J'ai dit en ce moment ; non je voulais dire depuis toujours en fait.

Ah si, quand j'arrive de sortir de mon entrepôt, je me détends de la meilleure manière en allant picoler et en ramenant une fille chez moi, mais cela n'est que pour une nuit. Oui, tout ça est un peu stupide je sais, mais j'ai une fille qui traine dans ma tête depuis plus de dix ans et que je n'ai jamais pu oublier.

Ah mon dieu, rien que de penser à elle, le bas de mon ventre est déjà en train de se réchauffer, tout comme mon membre d'ailleurs. Mais voilà, j'ai perdu espoir depuis longtemps de la retrouver malgré mes recherches sur internet et tous les sites illégaux dont je ne citerai pas les noms au cas où un agent du FBI serait en train de lire.

Cette déesse aux cheveux châtains restera à jamais dans mes rêves ou dans mes programmes comme intelligence artificielle. Un petit programme que j'ai réalisé au cours de ma première année d'université qui m'a valu le premier prix en informatique, comme toujours d'ailleurs.

Mais pourtant, cela ne me suffit pas et en pensant à mon meilleur ami Dean et à sa maladie, j'ai l'intention de me motiver dans un nouveau défi. Je passe ma main dans mes cheveux ébouriffés et gras en regardant vers l'horloge.

Et merde ! Je vais être en retard si je ne me dépêche pas à arriver à cette réunion.

Dean est mon meilleur ami, mais une fois qu'il se trouve à l'entreprise, c'est le diable en personne. Sa maladie est vraiment un frein à toute vie sociale et le rend vraiment irritable. Pourtant, notre relation amicale a commencé directement par vidéo interposée alors que nous suivions le même cursus à l'université. On s'est trouvé énormément de point commun, surtout pour l'informatique. Il a été d'une très grande aide en lançant sur me marché mon premier programme dont personne ne voulait.

Il m'a sorti des dettes que j'avais faites en louant un affreux entrepôt pourri et en achetant du matériel pour me lancer. Aujourd'hui, le bâtiment m'appartient et j'ai fait un genre de studio à l'étage pour y vivre. Je n'ai besoin de rien de plus dans ma vie, car tout ce que j'aime se trouve ici.

Je m'apprête à monter l'escalier pour aller me préparer quand mon regard se porte sur PTS. Un jour, tu offriras une aide inconsidérable aux personnes atteinte d'Haptophobie ou de phobie sociale.

Un jour, tu permettras à des gens comme Dean de pouvoir avoir une compagnie dans leur vie solitaire.

Chapitre 2 PTS

Dean

Voilà déjà une bonne chose de faite ; cette foutue présentation est enfin terminée et je vais pouvoir m'éclipser sans qu'aucun de ses abrutis ait quelque chose à redire sur la présentation du nouveau programme de Chad qui peut bien être encore fier de lui.

Je regarde Chad dans la salle qui serre les mains de tous ces autres abrutis qui vont encore nous en mettre plein les poches, et qui achèteront encore de nos futurs programmes. Tiens, en parlant de nos futurs projets, Chad ne m'en a parlé d'aucun en ce moment.

Ce crétin ne va quand même pas me faire languir six mois pour le prochain programme ; il est hors de question que je perde ma place de numéro un dans le classement des finances et des meilleurs ingénieurs d'Amérique. Mon père est capable de me torturer l'esprit pendant les six mois à venir et je ne le supporterai pas. Je regarde Dany qui ramasse les feuilles de présentation qui sont sur le pupitre, tandis que je me tiens à bonne distance.

- Super présentation ! Me lance-t-elle tandis que je regarde ses longues jambes.

Franchement, je ne comprends pas comment cela se fait qu'elle soit toujours célibataire avec un corps pareil. Sérieusement, elle est élancée, elle a les formes là où il faut, elle est brune ce qui prouve qu'elle n'est pas une de ses idiotes de filles décolorées, et elle est plus intelligente que les trois quarts des personnes qui travaillent dans mon entreprise.

Ce n'est pas pour rien qu'elle est devenue ma secrétaire personnelle. Personnellement, j'aurais dû la nommer sous directrice, mais elle a refusé voulant garder du temps pour elle. Je me demande bien de quel temps elle parle ? Elle passe son temps au bureau ou chez moi à préparer les documents pour les réunions auxquelles elles se rend à ma place, quand celles-ci se déroulent hors de la ville.

Car oui, bien que j'aie une vingtaine de voitures dans mon garage et que conduire pour moi soit un vrai loisir, je n'aime pas me déplacer trop loin de Philadelphie. En cas de crise, le seul endroit où je me sens en sécurité reste chez moi...

- Dean ! Me hèle Chad alors que je m'apprête à sortir par la porte qui donne sur le couloir où personne ne se rend.

- Je dois te parler de mon nouveau projet ! Me crie-t-il en courant presque tel un gamin dans la salle.

Sérieusement, il pourrait arrêter de se comporter comme n'importe quel abruti. C'est quoi cette débilité de courir comme un gamin devant les acheteurs. Bonjour, la réputation ! Des fois, je me demande pourquoi je me suis lié avec lui en affaire. Mais je souris en le voyant arriver dans le couloir en s'arrêtant comme toujours à bonne distance de moi ; c'est mon ami et je lui dois beaucoup, pour ne pas dire ma vie.

Car quand nous nous sommes rencontrés par vidéo interposée, il m'a offert une raison de vivre et pour cela je ne le remercierai jamais assez. Mais je lui ferai peut-être faire un tour chez mon tailleur, c'est quoi cette chemise de hippie ?!

Phoebe

Quand je me suis levée ce matin, ce crétin de Pearce n'était pas à l'appartement et bien entendu il ne répondait pas à son portable. Si jamais je l'attrape avant d'aller travailler au restaurant ce soir, je lui arrache une touffe de cheveux comme jamais ; après tout, on ne verra rien avec ses boucles ! Je referme la porte à clé de la chambre que je viens de faire et je m'apprête à attaquer la suivante quand un couple sort de la chambre en se bécotant.

Non mais ils pouvaient rester dans la chambre si c'est pour faire ça dans le couloir. Ils ne sont en aucun cas gêné de ma présence et je m'appuie sur la rambarde en attendant qu'ils aient fini de se relécher contre la porte.

Il y a un peu de vent aujourd'hui, toujours aussi chaud mais j'apprécie pourtant cela. Je me rappelle souvent tu temps où il y avait du vent, et que nous allions sur la bute derrière chez nous enfants, pour lancer nos cerfs-volants. Mon frère râlait toujours parce qu'il n'avait pas la patience d'attendre le bon moment pour le lancer, et je gagnais toujours. Je dois dire que pour un grand-frère, il n'a jamais aimé perdre.

Pourtant, quand il est arrivé en Floride, il s'est mis à faire des paris et des jeux d'argents en tout genre. Mais la chance du débutant comme on dit n'a pas durée et il s'est vite retrouvé avec des dettes à payer un peu partout et me voilà dix ans après à continuer à payer ses bêtises. Si jamais j'apprends qu'il a encore été parié, je jure que cette fois-ci, je me barre.

Le couple se décide enfin à partir et j'ouvre la porte de la chambre d'un air dégouté. Mais ce n'est pas possible de laisser un tel bordel dans une chambre ! On dirait l'état de l'appartement quand mon frère fait ses beuveries... Bon, sans les capotes usagées qui trainent par terre.

J'enfile mes gants et en y regardant de plus près, je remets une deuxième paire par-dessus pour commencer à ramasser quand on toque à la porte de la chambre ouverte.

Cela ne se voit pas que je suis occupée ! Je sors de la salle de bain et je me trouve face à face à Brice et ses hommes. Je déglutis nerveusement en le voyant enlever ses lunettes de soleil et bomber fièrement son torse. Brice est un chef de gang de la côte ouest de Floride à qui Pearce devait beaucoup d'argents. Mais j'ai réglé sa dette récemment pour être certaine de ne plus le voir lui et sa bande. Ce mec se prend trop pour un caïd et il a des airs qui me passent au-dessus de la tête, si bien que moins je le vois, mieux je me porte.

Je prends une bonne inspiration en fermant les yeux.

- Qu'est-ce que cet abruti a encore fait ? Demandé-je vaincue à l'avance.

- Je vois qu'il n'a pas encore daigné rentrer te dire qu'il avait perdu cinq milles dollars cette nuit ? Me lance Brice en avançant vers moi jetant un coup d'œil au bordel dans la chambre tandis que je suis prête à défaillir en comprenant que ce petit con à recommencer. Je serre le poing furieuse ; si je l'attrape je le tue... Non, je lui rase ses cheveux ! Fini les bouclettes dont il est si fier !

- Comment comptes-tu me rembourser ma chérie ? Me demande Brice tandis que je m'imagine déjà avec la tondeuse en train de raser sa tête de petit con. Tu m'étonnes qu'il ne soit pas rentré !

Je réagis au toucher de la main dégoutante de Brice qu'il pose sur ma cuisse et je recule net de lui, non sans le regarder d'un mauvais œil.

- Tu sais que je t'aime beaucoup. Me fait-il en appuyant un bras sur le mur approchant son visage du mien qui pue l'alcool qu'il vient de boire. C'est répugnant...

- Je te rembourserai. Fais-je en évitant limite de respirer tandis que ses yeux globuleux essayent d'entrevoir quelque chose dans mon décolleté.

- Le soucis, c'est que j'ai besoin de cet argent dans une semaine. Me fait-il en rapprochant son visage de mes joues et je recule.

- Mais, on peut toujours s'arranger entre nous... Me fait-il en passant sa grossière langue sur ses lèvres et je suis à deux doigts de vomir.

- Je trouverai l'argent ! M'exclamé-je optimiste.

Brice me regarde étonné avant de sourire.

- On se voit donc dans une semaine. Me lance-t-il en remettant ses lunettes pour quitter la chambre.

Mais alors que je suis prête à balancer la loque que j'ai en main à travers la pièce, il se retourne à nouveau vers moi et je me fige en me forçant à sourire.

- Si je n'ai pas l'argent dans une semaine, c'est ton corps qui me remboursera ! Me lance-t-il en plaçant son majeur devant sa bouche et passant grossièrement sa langue dégueulasse autour de celui-ci, avant de partir en rigolant avec ses larbins. Je balance mon pied dans la poubelle qui se trouve devant moi en rageant.

- Où est-ce que je vais trouver cinq milles dollars moi ?! Paniqué-je maintenant en me faisant tomber au sol.

- Pearce, je vais te buter ! Ragé-je en tapant le sol me voyant déjà au lit avec ce pervers.

Mon dieu, je préfère encore mieux mourir !

Chad

La sonnette de l'entrepôt retentit et je cours en vérifiant qu'il n'y a rien de compromettant qui traine avant d'ouvrir à Dean et Dany.

- Bienvenu dans mon antre ! M'exclamé-je excité comme une puce de leur présenter mon nouveau projet.

- Comme je vois, tu n'as pas encore engagé de femme de ménage. Me lance Dean fidèle à lui en regardant l'état de mon bureau.

- Ose me dire que ton bureau est mieux rangé ?! Lui lancé-je amusé en passant ma main dans ma nuque.

Dean esquisse un sourire complice en me faisant un signe de la main prouvant que j'ai vu juste. Nous sommes tous les deux des mordus de boulot, il y a très peu de chance que son bureau soit rangé. D'ailleurs quand nous sommes en discussion Chat, il s'arrange pour ne pas s'y trouver ; cela veut tout dire.

Dany me fait la bise et je les invite à venir dans l'antre de génie.

- Alors, tu m'as fait venir parce que ce n'est pas un projet que tu pouvais m'envoyer. C'est ça ? Me demande Dean en regardant les papiers sur mon bureau et je suis tellement excité de lui montrer que je me prends les pieds dans les câbles qui traversent l'entrepôt.

Dany a un petit fou rire pendant que je me relève, tandis que Dean me regarde de haut avant de lever un sourcil et de s'avancer dans la pièce pour s'arrêter devant la couverture où j'ai dissimulé mon nouveau projet.

- Bien. Fais-je en me relevant pour le rejoindre et me mettre en face de lui.

- Alors, comme je te l'ai dit ce matin, il s'agit d'un nouveau concept qui fera merveille auprès des personnes qui souffrent de phobie sociale ou d'haptophobie comme toi. Commencé-je fier de moi.

- J'aimerais penser que dans un futur proche, les gens tel que toi ne soit plus seul tous les instants de leur vie et aie enfin une compagnie qu'il mérite. Continué-je.

- Je ne suis pas seul. Rétorque Dean en s'asseyant sur le tabouret près de mon bureau pas du tout intéressé.

- Et les gens ont des animaux pour leur tenir compagnie pour ne pas se sentir seule. Continue-t-il.

- Oui, tu as raison. Mais Dean, que dirais-tu d'avoir vraiment l'impression de vivre avec une personne qui est libre de ses choix et qui t'apporte de l'attention ? Lui demandé-je et je vois que j'ai capté son intérêt comme je le pensais.

- Si tu pouvais discuter de tout et de rien avec une personne et surtout que tu pouvais la toucher, sans risquer de déclencher une crise. Continué-je un peu euphorique maintenant.

- J'ai déjà Albert pour cela.

- Non, tu ne comprends pas ! Je veux dire que tu pourrais vraiment avoir une relation amicale comme avec une tout autre personne chez toi.

- Mais de quoi tu parles ? Tu veux encore me fourguer ton idée d'intelligence artificielle ?! Me lance Dean en se levant du tabouret et je comprends que je dois sortir le grand jeu.

Bien que je sache qu'il serait dur à convaincre, je me retourne donc vers mon chef-d'œuvre et j'enlève la couverture d'un coup.

- Je vous présente PTS, une androïde qui a tout d'une personne humaine, jusqu'à sa propre pensée. Leur dis-je tandis que je vois Dany froncer les sourcils.

- Arrête ton char ! Me lance Dean. On voit bien que c'est une humaine !

Je souris à cette réflexion et je me rends à mon ordinateur pour enclencher le système de PTS.

- Bonjour, je m'appelle PTS. Enchantée de vous rencontrer. Les salue PTS en souriant.

- Cela ne prouve pas que ce n'est pas une personne comme nous. Me fait Dean plus que perplexe.

- Tu me vexes Dean. Fais-je en revenant auprès de PTS et j'ouvre sa robe pour enclencher l'ouverture de sa pile en lithium.

- Depuis toutes ces années, tu penserais franchement que je te mentirais ? Lui demandé-je en lui montrant le centre de batterie de PTS qui se situe entre sa poitrine.

- C'est impossible. Marmonne Dany.

Mais je peux voir son regard émerveillé, tout comme celui de Dean qui s'approche enfin de PTS et je fais un pas en arrière pour le laisser voir de lui-même.

- Mais on dirait un être humain... Continue-t-il à dire alors qu'il voit tout comme nous le système de PTS à l'intérieur d'elle.

- Et si tu faisais le test ? Lui demandé-je en regardant sa main.

Dean me regarde avant de revenir sur PTS qui lui sourit à nouveau.

- Monsieur, veut que je lui prenne la main ? Lui demande PTS en penchant un peu la tête.

- Ne me regarde pas comme ça. Fais-je à Dean qui me regarde surpris.

- Je t'ai dit que j'avais fait un androïde qui se rapproche autant que possible à l'être humain avec ses propres envies, ses désirs et ses propres réactions. PTS est plus que parfaite, il ne lui manque plus qu'un cœur pour pouvoir aimer. Lui expliqué-je.

Dean revient sur les yeux noisette de PTS qui attend qu'il lui réponde ou qu'il fasse un geste vers elle. Je sais que c'est quelque chose que Dean n'a jamais fait depuis plus de treize ans. Il n'a jamais pris l'initiative de tenir ou de toucher quelqu'un de lui-même craignant de déclencher une crise, suivi d'urticaire. Mais bien qu'il soit sur ses réserves, il pose doucement son doigt sur celle de PTS.

- On dirait...

- J'ai utilisé le matériel se rapprochant le plus à notre épiderme pour la couvrir, ce qui fait que personne ne peut dire si c'est un robot ou une personne. Lui expliqué-je.

- Chad, tu es un génie ! S'exclame Dany qui touche PTS à son tour.

Mais moi, ce que je vois, c'est les yeux plus qu'illuminés de Dean tandis qu'il balade son doigt sur PTS.

Cela doit être merveilleux pour lui de ressentir cette sensation qu'il n'a plus eu depuis treize ans. Et même si ce n'est qu'une androïde, je suis certain qu'elle pourrait lui apporter des tas de choses positives et peut-être lui permettre de renouer avec les gens même sans les toucher.

Chapitre 3 Une promesse

Dean

Je regarde une dernière fois l'androïde que Chad vient de nous présenter et dont il semble si fier en nous en faisant des éloges dignes de lui et de son délire quand il propose un programme. J'ai même l'impression qu'il est vraiment lui-même en adoration devant sa création. Mais c'est du Chad tout craché, même si cette fois-ci, il l'est encore plus comme une pile surchargée quand il en parle.

Mais moi, je ne suis pas tout à fait convaincu. Oui, elle est magnifique, elle semble vraiment humaine si on fait abstraction à sa poitrine ouverte ; mais pour le reste, est-ce qu'elle pourrait passer pour une des nôtres au milieu des gens ? Sérieusement, je suis certain qu'elle se ferait démasquée en un rien de temps.

- Alors qu'en penses-tu ? Me demande Chad en me tendant une tasse de café.

- Ce que j'en pense. Réfléchis-je en passant ma main dans mes cheveux tout en me tournant vers son androïde.

- Je me demande si elle passerait pour une personne normale au milieu de nous ? Lui dis-je en relevant un sourcil dans sa direction.

- Il suffit de la tester pour le savoir non ? Intervient Dany qui me semble bien emballée par l'idée de Chad.

Honnêtement, je ne suis pas contre son idée qui m'étonne d'ailleurs de lui. Mais ne m'avait-il pas promis qu'il trouverait une solution à mon problème de phobie et le fait que je sois toujours seul ?

Je me souviens de cette nuit où j'avais trop bu ayant encore fait ce cauchemar, et nous avons parlé lui et moi tout le reste de la nuit. Cette nuit-là, je pense que c'est la première fois que j'avouais à quelqu'un combien les contacts humains pouvaient me manquer. Oui, je l'ai avoué une seule fois dans ma vie à cet homme qui ne pense qu'à ses programmes et qui ne vit avec que pour ses ordinateurs.

Peut-être ai-je eu l'impression que lui et moi étions un peu les mêmes pour lui avouer une telle chose ?

Mais cette nuit-là, il m'a fait une promesse. Il m'a promis qu'un jour, il créerait quelque chose d'époustouflant qui me ferait être moins seul et auprès de qui je pourrais me blottir quand je fais des cauchemars. J'ai bien entendu d'abord pensé à une de ses poupées Dol qu'il m'envoie chaque année à mon anniversaire, mais je ne pensais en aucun cas à une telle chose.

- Que dirais-tu de la tester un moment ? Me demande Chad tandis que je pose la tasse de café sur ce qui doit ressembler à une table, si on enlève tous ses papiers de schémas de programmes.

- PTS doit encore être perfectionnée pour les sentiments et apprendre à se familiariser avec les humains pour augmenter les capacités de ses propres émotions si on peut dire. Mais je ne peux pas faire cela moi-même enfermé dans cet entrepôt. Me fait Chad.

- Mais toi. Tu pourrais l'aider à s'habituer au vrai monde.

- Moi ?! M'exclamé-je amusé.

- Tu as oublié que je vis cloitrer chez moi ? Lui rappelé-je.

- Oui, mais elle est conçue à la base pour t'aider à vaincre tes peurs. Me fait Chad en allant la chercher et celle-ci lui prend la main en souriant avant qu'ils ne nous rejoignent. Je n'arrête pas de regarder leurs deux mains entrelacées.

- Tu as besoin de quelqu'un pour te tenir compagnie et qui ne te rende pas fou. Insiste Chad et je relève mon regard dans les yeux noisette de PTS.

- Vous avez des yeux magnifiques. Me fait PTS en souriant. Ils ressemblent à des émeraudes.

Je la regarde ahuri tandis que sa main se pose sur mon visage et je saute limite du tabouret apeuré en me tenant le visage.

- Oh pardon. S'excuse-t-elle et je jurerais qu'elle est gênée.

- PTS, tu ne dois pas toucher les gens comme cela. Lui fait remarquer Chad et je crois halluciner quand son androïde se mord la lèvre en baissant les yeux montrant son embarras. De l'embarras ?! Il est certain que c'est bien une machine ?!

- Je ne voulais pas incommoder, mais tu m'as dit que j'ai été créée pour toucher les gens qui ne pouvaient pas être touché par des gens comme toi. Lui fait-elle remarquer

- Oui, mais tu dois y aller doucement. Rétorque Chad.

Attends, ils ont une conversation normale et elle semble être plus qu'humaine quand elle lui répond ainsi. Elle semble réagir à des tas d'émotions comme nous autre, passant de la joie à l'embarras en étant plus que réaliste. Chad et elle commencent même limite à se disputer devant moi et Dany me faisant esquisser un sourire, en voyant qu'elle semble avoir un fameux caractère dans ses programmes.

- Bon, je vais la tester pendant un mois. Finis-je par dire plus que conquis par son androïde PTS.

Phoebe

Je rentre à l'appartement après le service du restaurant qui a été plus qu'éreintant ce soir, mais c'est peut-être de ma faute. Ma tête était remplie des tortures que je vais faire subir à cet abruti de Pearce ! Je balance mon sac sur mon lit et j'enlève ses foutues chaussures avant d'aller lui arracher les yeux. Je dois d'abord reprendre des forces pour la bataille à venir, car je ne compte pas le laisser ruiner nos vies indéfiniment. Je veux enfin pouvoir respirer un peu et si possible mettre de la tapisserie pour cacher les taches jeunes qui semblent s'agrandir partout sur les murs de ma chambre.

La porte d'entrée s'ouvre et j'entends cet abruti se prendre le petit meuble où j'ai mis la lampe qui sert à illuminer la pièce principale.

- T'es mort ! Claqué-je en sautant de mon lit et je traverse ma mini chambre pour débouler dans la pièce J'attrape mon cher grand-frère qui est à quatre pattes par terre pour le trainer dans la pièce vers la salle de bain.

- Phoebe, mais qu'est-ce que tu fous ?! Crie mon frère d'une voix qui empeste tellement l'alcool que je devrais penser à retenir ma respiration pour ne pas être saoule rien qu'en inhalant.

- Je t'avais prévenu que si tu faisais encore le con, je te raserais la tête ! Claqué-je en lui mettant celle-ci au-dessus de la baignoire sans aucune délicatesse. Je tends l'autre bras pour attraper la tondeuse près de l'évier, tout en faisant une pression avec mon genou sur sa colonne vertébrale pour l'empêcher de bouger.

- Je te jure... Grince mon frère dont la voix résonne dans la baignoire.

- Ferme-la et arrête de bouger ou je te coupe l'oreille. Ragé-je en enclenchant la tondeuse et attaquant en plein milieu de ses cheveux noirs bouclés dont il est si fier.

Fier ! Pourquoi aurait-il droit à de la fierté alors qu'il pourrit ma vie depuis plus de dix ans ?! S'il ne veut pas écouter quand je parle et bien, il se rappellera que j'en ai marre à chaque fois qu'il verra son crâne rasé.

- Arrête ! Hurle Pearce tandis que ses boucles tombent dans la baignoire et que mes larmes de rage coulent de mes yeux.

Il croit franchement que cela me fait plaisir de lui faire ça ! Il croit franchement que ça me plait de me disputer avec lui ?! Non, j'en ai marre ! Je me bats depuis que je suis arrivée en Floride pour essayer de l'aider et de sortir de la merde Mais il ne fait rien pour que cela s'arrange malgré la peine qu'il voit dans mes yeux à chaque fois. Il s'excuse pour mieux recommencer le lendemain et je ne peux plus le tolérer. Je balance la tondeuse dans la baignoire après avoir rasé grossièrement ses cheveux et je sors de la salle de bain en rageant.

Je me tiens debout dans la petite pièce en m'arrachant presque les cheveux en voyant le pack de bières et sa veste par terre où il est tombé.

- Putain, je suis là à bosser me privant de bouffer ! Et toi, tu picoles alors que le frigo est vide ! Claqué-je en attrapant le pack de bière pour le balancer contre le mur.

- Phoebe, calme-toi. Me supplie mon frère en sortant de la salle de bain et je me tourne vers lui limite enragée de l'état dans lequel je suis.

- Me calmer ! Crié-je en fonçant sur lui et le tapant sur la poitrine.

- Tu te rends compte que cela fait dix ans que papa et maman sont morts et que je dois subvenir aux conneries de mon grand-frère ! Ragé-je en pleurant.

- Je suis désolé. Murmure-t-il.

- Putain Pearce ! Je suis ta petite sœur et j'en ai marre de jouer le rôle de maman avec toi ! Continué-je à rager en le tapant encore une fois durement sur la poitrine.

- Phoebe, cela n'arrivera plus. Me fait-il en me prenant mon avant-bras tandis que je baisse la tête.

- Je te promets...

- Non. L'arrêté-je en délivrant doucement mes poignets de ses mains qui me tiennent maintenant.

- C'est fini. Fais-je.

- Oui, c'est fini ! S'exclame-t-il d'une voix heureuse.

- Je ne ferai plus de paris et je vais trouver un boulot pour rembourser Brice.

Je secoue négativement la tête et je me tourne en expirant fort vers ma chambre pour prendre ma veste tandis qu'il continue de parler tout seul dans le salon comme à son habitude, en promettant des choses depuis plus de dix ans maintenant.

Se rend-il compte de son problème ? Se rend-il compte que je dois trouver cinq milles dollars pour dans une semaine et que nous avons encore plus de trente mille dollars de dette à cause de lui et de ses conneries.

Est-ce qu'il se rend compte que je ne peux plus le gérer ? Est-ce qu'il se rend compte que je suis totalement à bout physiquement et émotionnellement ?

- Tu vas où ? Me demande Pearce tandis que je traverse la pièce pour sortir de l'appartement.

Je ne lui réponds pas sentant que je vais finir par craquer totalement et peut-être même lui fracasser la tête dans un excès de rage. Je sors de l'appartement et je traverse le couloir dégoutant en évitant de toucher les murs pour me rendre dans les escaliers où j'entends mon frère me demander de passer prendre des cigarettes.

Non mais il est sérieux !

Je passe au petit magasin où je me prends quelques bouteilles de bière et un paquet de biscuits secs qui seront une fois de plus mon souper. Je marche sans vraiment de but pour me retrouver sur la plage où je finis par m'assoir sur le sable et je décapsule une bière avec mes dents avant de l'affonner.

- Qu'est-ce que je vais faire ? Me demandé-je tout haut comme si je parlais à quelqu'un.

Mais je n'ai personne avec qui parler et cela ne changera jamais. Je ne peux que regarder la mer et à la limite imaginer parler à mes parents.

- Je ne peux plus continuer ainsi maman. Murmuré-je. Il ne veut pas faire d'efforts et je suis vidée.

Je finis par m'allonger sur le dos dans le sable pour regarder les étoiles. Je rage, je parle de partir, mais où irais-je ?

Je n'ai pas d'argents et je n'ai aucun diplôme pour me sortir de la merde dans laquelle nous sommes. Je sais que je ne partirai pas quoi qu'il arrive, parce que c'est mon frère et que je n'ai que lui. Oui moi, l'une des filles les plus populaires du Massachussetts, je ne suis plus rien et je n'ai rien qui puisse me motiver à sortir de la merde dans laquelle je vis...

Chad

- Quoi ?! M'exclamé-je en répondant au téléphone qui sonne dans la voiture tandis que j'ai dû laisser filer le camion pendant que je faisais le plein.

- J'arrive. Raccroché-je paniqué.

Je file sur la nationale et je remarque une file de voitures à l'arrêt. Je descends de la voiture et je me mets à courir à l'avant de la file de la voiture où j'aperçois le camion emboutit par un autre camion.

- Non ! Non ! Non ! M'écrié-je paniqué en voyant la porte arrière défoncée.

Mon cœur s'arrête sans même être monté dans le camion, voyant le liquide des circuits de PTS couler sur la route.

Je tombe à genoux au sol totalement anéanti par ce qui se passe à l'instant.

Dean a besoin de PTS pour aller au diner de son père et elle ne sera jamais prête pour la fin de cette semaine. D'ailleurs, elle risque de ne jamais l'être vu l'état dans lequel elle se trouve. Il va me falloir des semaines, peut-être des mois pour la remettre en état et Dean n'a aucune patience...

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