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Ma Mort, Leur Enfer : Le Réveil de l'Héritière

Ma Mort, Leur Enfer : Le Réveil de l'Héritière

Auteur:: Bev Garnett
Genre: Moderne
Je me souviens de ma mort. L'odeur âcre de l'usine, le bruit assourdissant des machines que mon corps épuisé n'arrivait plus à supporter. J'étais seule, mourante, sur un lit d'hôpital minable, tandis qu'à la télévision, mon petit ami Léo, pour qui j'avais tout sacrifié, célébrait son succès d'œnologue aux côtés de Camille, la riche héritière des vignobles Dubois. Ma place. La place que j'avais stupidement abandonnée pour lui, cédant à ses paroles empoisonnées sur l'amour et la différence de classe. Pourtant, au seuil de la mort, une vérité glaçante m'avait frappée : j'étais Amélie Dubois, la vraie héritière, retrouvée par ma famille, mais cachée par les manipulations de Léo et les complots de Camille. J'avais littéralement donné ma vie pour un traître qui utilisait mon argent pour séduire ma cousine, celle-là même qui avait sûrement ourdi le plan pour que je ne regagne jamais ma juste place. Mon dernier souffle fut un mélange de rage et d'un regret cuisant. Mais la mort n'était pas la fin. J'ai rouvert les yeux, vingt ans en arrière. La même chambre miteuse, le même ultimatum, et Léo, ce serpent, qui tentait de nouveau de me retenir par la fausse peur de la différence de classe. Cette fois, mon regard n'y voyait qu'un manipulateur, les années de mensonges et ma fin solitaire défilant en un éclair. Non. Je ne serai plus l'idiote sacrifiée. J'ai retiré mon bras de sa prise. Je me suis détournée de la misère de la banlieue et des fantômes de ma vie passée. Je suis montée dans cette voiture de luxe, sans un regard en arrière. Cette fois, je ne renoncerai à rien. Je vais tout reprendre, et que Léo, Camille, et Julien tremblent, car ma renaissance sera leur cauchemar.

Introduction

Je me souviens de ma mort.

L'odeur âcre de l'usine, le bruit assourdissant des machines que mon corps épuisé n'arrivait plus à supporter.

J'étais seule, mourante, sur un lit d'hôpital minable, tandis qu'à la télévision, mon petit ami Léo, pour qui j'avais tout sacrifié, célébrait son succès d'œnologue aux côtés de Camille, la riche héritière des vignobles Dubois.

Ma place. La place que j'avais stupidement abandonnée pour lui, cédant à ses paroles empoisonnées sur l'amour et la différence de classe.

Pourtant, au seuil de la mort, une vérité glaçante m'avait frappée : j'étais Amélie Dubois, la vraie héritière, retrouvée par ma famille, mais cachée par les manipulations de Léo et les complots de Camille.

J'avais littéralement donné ma vie pour un traître qui utilisait mon argent pour séduire ma cousine, celle-là même qui avait sûrement ourdi le plan pour que je ne regagne jamais ma juste place.

Mon dernier souffle fut un mélange de rage et d'un regret cuisant.

Mais la mort n'était pas la fin.

J'ai rouvert les yeux, vingt ans en arrière.

La même chambre miteuse, le même ultimatum, et Léo, ce serpent, qui tentait de nouveau de me retenir par la fausse peur de la différence de classe.

Cette fois, mon regard n'y voyait qu'un manipulateur, les années de mensonges et ma fin solitaire défilant en un éclair.

Non. Je ne serai plus l'idiote sacrifiée.

J'ai retiré mon bras de sa prise. Je me suis détournée de la misère de la banlieue et des fantômes de ma vie passée.

Je suis montée dans cette voiture de luxe, sans un regard en arrière.

Cette fois, je ne renoncerai à rien. Je vais tout reprendre, et que Léo, Camille, et Julien tremblent, car ma renaissance sera leur cauchemar.

Chapitre 1

Je me souviens de ma mort. L'odeur âcre de l'usine, le bruit des machines qui ne s'arrêtaient jamais, et la toux sèche qui me déchirait les poumons. J'étais allongée sur un lit d'hôpital miteux, seule. À la télévision, un reportage célébrait Léo, mon petit ami, devenu un œnologue de renommée internationale. À ses côtés, souriante, se tenait Camille, l'héritière des prestigieux vignobles Dubois. Ma place. La place que j'avais abandonnée pour lui.

J'avais tout sacrifié. Mes études, ma jeunesse, ma santé, et même ma famille. Les Dubois, mes vrais parents, m'avaient retrouvée. Mais Léo m'avait suppliée de rester avec lui, me disant que notre amour ne survivrait pas à la différence de classe sociale. J'ai été stupide. Je l'ai cru. J'ai travaillé jusqu'à l'épuisement pour financer ses études, pendant qu'il utilisait mon argent pour séduire Camille.

Ma dernière vision fut leur mariage somptueux dans le journal. Puis, tout est devenu noir.

Et maintenant, je suis de retour. Vingt ans. La même chambre minable du foyer d'accueil en Seine-Saint-Denis. Le même ultimatum.

Julien, le fils adoptif des Dubois, se tenait à la porte, son regard plein de mépris. Derrière lui, une voiture de luxe attendait. À mes côtés, Léo me serrait le bras, son visage tordu par une fausse inquiétude.

« Amélie, ne pars pas. »

Sa voix était un poison que je connaissais trop bien.

« Si tu montes dans cette voiture, c'est fini entre nous. Je ne pourrai jamais faire partie de ce monde. Ta famille me méprisera. »

Dans ma vie passée, ses mots m'avaient brisée. J'avais pleuré, je l'avais choisi lui. Cette fois, j'ai regardé son visage et j'ai vu le manipulateur. J'ai vu les années de mensonges, la trahison, ma mort solitaire.

Je n'ai rien dit. J'ai simplement retiré mon bras de sa prise.

Julien a ricané.

« Dépêche-toi. Mes parents n'ont pas toute la journée. Ils font ça par pitié, ne l'oublie pas. »

J'ai ignoré Léo, qui me regardait avec incrédulité. J'ai ignoré Julien et son arrogance. J'ai marché droit vers la voiture, sans un regard en arrière. J'ai entendu Léo crier mon nom, un mélange de colère et de panique.

Je suis montée. La portière s'est refermée dans un bruit sourd, coupant le son de ma vie passée. La voiture a démarré, laissant derrière elle la banlieue grise et l'homme qui avait causé ma ruine.

Cette fois, je ne renoncerai à rien. Je vais tout reprendre.

Chapitre 2

Le trajet jusqu'à Bordeaux a été long et silencieux. Julien n'a pas essayé de me parler, et je n'avais rien à lui dire. Je regardais par la fenêtre, voyant défiler les paysages qui auraient dû être les miens depuis vingt ans. Le Château Dubois était encore plus magnifique que dans mes souvenirs lointains. Des vignes à perte de vue, une bâtisse majestueuse baignée par le soleil couchant.

Pendant que la voiture roulait dans l'allée de gravier, Julien a finalement parlé, sa voix glaciale.

« Ne te fais pas d'illusions. Pour tout le monde ici, Camille est la seule héritière. Tu n'es qu'une erreur, un accident. Mes parents t'accueillent par devoir, mais c'est Camille la princesse de ce domaine. Compris ? »

J'ai hoché la tête, jouant le rôle de la fille intimidée et perdue. C'était exactement ce qu'ils attendaient de moi.

Mes parents, Monsieur et Madame Dubois, nous attendaient sur le perron. Ils étaient élégants, distants. Leur malaise était palpable. À leurs côtés se tenait Camille. Elle était exactement comme dans mes souvenirs : une beauté fragile, avec des yeux qui semblaient déborder d'innocence. Un mensonge parfait.

Ma mère biologique, Madame Dubois, a fait un pas vers moi, les larmes aux yeux.

« Amélie... ma chérie. »

Sa voix tremblait. Je me suis laissée prendre dans ses bras, sentant son parfum coûteux. J'ai joué la comédie, pleurant doucement sur son épaule.

« Maman... Papa... Je suis si heureuse d'être enfin là. »

Je me suis ensuite tournée vers Camille. J'ai sorti de ma poche un petit bracelet de pacotille, avec des perles en plastique colorées.

« C'est pour toi. C'est la seule chose que m'a laissée la femme qui m'a élevée. C'est tout ce que j'ai. »

Camille a pris le bracelet avec un sourire forcé. Ses doigts fins l'ont effleuré, puis, avec une fausse maladresse, elle l'a laissé tomber. Le bracelet s'est brisé sur les dalles de pierre, les perles roulant dans toutes les directions.

Un silence glacial est tombé.

« Oh, mon Dieu ! Je suis tellement désolée ! » s'est exclamée Camille, la main sur la bouche. « J'ai été si maladroite. »

Au lieu de crier, au lieu de l'accuser, j'ai fait ce qu'elle n'attendait pas. Je me suis immédiatement accroupie, les larmes coulant sur mes joues.

« Non, c'est de ma faute ! Je n'aurais pas dû... »

J'ai commencé à ramasser les débris, me coupant volontairement les doigts sur un morceau de plastique pointu. Le sang a perlé sur ma peau. J'ai levé mes mains tremblantes, les montrant à mes parents. Leur expression a changé. La gêne a laissé place à la pitié, puis à une colère sourde dirigée contre Camille.

« Camille ! Comment as-tu pu ? » a grondé son père.

Julien a immédiatement réagi.

« Attendez ! C'est de la manipulation ! Regardons les caméras de surveillance ! Je suis sûr qu'elle l'a fait exprès ! »

J'ai eu un sourire intérieur. J'avais repéré les caméras en arrivant. Je m'étais positionnée précisément dans l'angle mort. La seule chose que la vidéo montrerait serait Camille, laissant tomber le cadeau, et moi, me blessant pour le ramasser.

Mon père a regardé Julien avec déception.

« Assez, Julien. Ne vois-tu pas qu'elle est blessée ? Viens, Amélie, rentrons à l'intérieur. On va soigner ça. »

Il a posé un bras protecteur sur mes épaules, me guidant vers l'intérieur du château. Pour la première fois, j'avais gagné. Et ce n'était que le début.

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