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Ma Liberté, Ton Remords

Ma Liberté, Ton Remords

Auteur:: CHRISTINA
Genre: Fantaisie
Dix ans de mariage. Dix ans avec Antoine Moreau, l'homme que je croyais aimer. Ce soir-là, mon monde a basculé : j'ai surpris mon mari, Antoine, échangeant un baiser passionné avec Chloé, ma propre petite sœur, dans notre salon. Ce n'était que le début d'une descente aux enfers : ses trahisons incessantes, ses violences, les humiliations de mes parents autour de la cicatrice que j'avais eue en le sauvant à l'université, et leur exploitation de mon sang pour les transfusions "nécessaires" à Chloé, tout s'est révélé être une torture émotionnelle orchestrée. Quand j'ai tenté de résister, la folie de Chloé l'a poussée à incendier ma seule échappatoire. Comment avais-je pu être à ce point aveugle, piégée dans cette toile d'abus et de manipulation familiale ? Pourquoi mon vieux téléphone, ce lien étrange avec l'Antoine de dix-neuf ans, celui qui m'aimait éperdument, me renvoyait-il l'écho douloureux de ce monstre que mon mari était devenu ? Alors, au bord du suicide et face à la destruction, une force inattendue m'a animée. Grâce à un acte de courage inimaginable de mon "ancien" Antoine dans le passé, j'ai brisé les chaînes de ce mariage toxique et j'ai renié ma famille de serpents, m'enfuyant vers la Provence pour y trouver ma liberté et une nouvelle aube, laissant derrière moi Antoine se débattre avec ses remords et Chloé affronter la justice.

Introduction

Dix ans de mariage.

Dix ans avec Antoine Moreau, l'homme que je croyais aimer.

Ce soir-là, mon monde a basculé : j'ai surpris mon mari, Antoine, échangeant un baiser passionné avec Chloé, ma propre petite sœur, dans notre salon.

Ce n'était que le début d'une descente aux enfers : ses trahisons incessantes, ses violences, les humiliations de mes parents autour de la cicatrice que j'avais eue en le sauvant à l'université, et leur exploitation de mon sang pour les transfusions "nécessaires" à Chloé, tout s'est révélé être une torture émotionnelle orchestrée.

Quand j'ai tenté de résister, la folie de Chloé l'a poussée à incendier ma seule échappatoire.

Comment avais-je pu être à ce point aveugle, piégée dans cette toile d'abus et de manipulation familiale ?

Pourquoi mon vieux téléphone, ce lien étrange avec l'Antoine de dix-neuf ans, celui qui m'aimait éperdument, me renvoyait-il l'écho douloureux de ce monstre que mon mari était devenu ?

Alors, au bord du suicide et face à la destruction, une force inattendue m'a animée.

Grâce à un acte de courage inimaginable de mon "ancien" Antoine dans le passé, j'ai brisé les chaînes de ce mariage toxique et j'ai renié ma famille de serpents, m'enfuyant vers la Provence pour y trouver ma liberté et une nouvelle aube, laissant derrière moi Antoine se débattre avec ses remords et Chloé affronter la justice.

Chapitre 1

Dix ans de mariage.

Dix ans avec Antoine Moreau.

Ce soir, tout s'est brisé.

Je l'ai vu.

Dans notre propre salon.

Antoine et Chloé, ma petite sœur.

Ils s'embrassaient.

Pas un baiser innocent.

Un baiser passionné, dévorant.

Mon cœur s'est arrêté.

Puis il a explosé en mille morceaux.

J'ai laissé tomber le plateau de thé que j'apportais.

Le bruit a fait sursauter les amants.

Antoine m'a regardée, à peine surpris, plutôt agacé.

Chloé a eu un petit cri, cachant son visage contre l'épaule d'Antoine.

« Amélie, » a dit Antoine, sa voix froide. « Tu es rentrée tôt. »

« Divorçons, Antoine, » ai-je réussi à articuler, ma voix tremblante.

Il a ri. Un rire sec, méprisant.

« Divorcer ? Pour ça ? Ne sois pas ridicule, Amélie. »

Il a refusé. Catégoriquement.

Désespérée, je me suis enfermée dans notre chambre.

Mon vieux téléphone, celui que j'avais à l'université, était au fond d'un tiroir.

Je ne sais pas pourquoi, mais je l'ai pris.

J'ai composé le numéro d'Antoine. Son ancien numéro d'étudiant.

Une sonnerie. Deux.

Une voix jeune, hésitante, a répondu.

« Allô ? »

C'était Antoine. Mais pas mon Antoine.

C'était l'Antoine de dix-neuf ans.

« Antoine ? » ai-je demandé, ma voix étranglée.

« Oui ? C'est qui ? Amélie ? C'est toi ? Ta voix est bizarre. »

Le jeune Antoine.

L'Antoine qui m'aimait.

L'Antoine qui me regardait avec des étoiles dans les yeux.

« Antoine, » ai-je pleuré. « Tu vas me tromper. Tu vas me détruire. »

Un silence.

Puis sa voix, pleine d'incrédulité et d'horreur.

« Quoi ? Te tromper ? Jamais ! Amélie, je t'aime plus que tout au monde. Je préférerais mourir plutôt que de te faire du mal ! Si je te trompe un jour, que la foudre me frappe sur-le-champ ! »

Ses mots, si sincères, si passionnés.

Ils me transperçaient le cœur.

L'ironie était trop cruelle.

Quelques heures plus tard, l'Antoine actuel, mon mari, a défoncé la porte de la chambre.

Il tenait un papier froissé à la main.

Une liste que j'avais gribouillée : "Avocat. Divorce. Preuves."

« C'est quoi, ça ? » a-t-il hurlé.

Son visage était rouge de colère.

« Tu oses penser au divorce ? Après tout ce que j'ai fait pour toi ? »

« Tout ce que tu as fait pour moi ? » ai-je répété, incrédule.

« Oui ! Cette maison, cette vie ! Tu crois que tu aurais ça sans moi ? »

Il a secoué le papier devant mon visage.

« Tu m'accuses d'infidélité ? C'est juste Chloé, elle était triste, je la réconfortais. Tu es paranoïaque. »

Il a réduit sa trahison à un malentendu, à un geste de réconfort.

Ma colère a monté, brûlante.

« Te réconforter ? Antoine, je vous ai vus ! »

J'ai attrapé mon téléphone, celui que j'utilisais tous les jours.

J'ai ouvert la galerie.

Une photo.

Prise discrètement la semaine dernière.

Antoine et Chloé, main dans la main, sortant d'un hôtel de luxe.

Je lui ai jeté le téléphone au visage.

Il l'a regardé.

Une fraction de seconde, j'ai cru voir de la culpabilité dans ses yeux.

Mais elle a disparu aussi vite qu'elle était venue.

Il a levé les yeux vers moi, son regard dur comme la pierre.

« Et alors ? Tu vas faire quoi ? Pleurer ? Me quitter ? Tu n'as nulle part où aller, Amélie. »

Son mépris me glaçait le sang.

Le lendemain matin, il est entré dans la chambre comme si de rien n'était.

« Prépare-toi. On va déjeuner chez tes parents. C'est l'anniversaire de Chloé. »

« Je n'irai pas, » ai-je dit, ma voix faible mais ferme.

Il s'est approché, menaçant.

« Tu iras. Et tu souriras. Tu feras comme si tout allait bien. Compris ? »

Il n'y avait pas de place pour la discussion.

Ses ordres étaient des lois dans cette maison.

J'ai hoché la tête, vaincue.

La contrainte était son arme préférée.

Chez mes parents, l'ambiance était glaciale.

Maman et Papa m'ont prise à part dans la cuisine.

« Amélie, » a commencé Maman, son ton désapprobateur. « Antoine nous a parlé. Cette histoire de divorce... »

« C'est ridicule, » a enchaîné Papa. « Tu devrais avoir honte. »

Puis Maman a lâché la bombe.

« Tu devrais divorcer, Amélie. Pour le bien de Chloé. »

J'ai cru mal entendre.

« Quoi ? »

« Antoine est un homme bien. Un architecte renommé. Chloé l'aime. Et franchement, Amélie, regarde-toi. Depuis ton... accident. »

Elle a désigné mon visage.

La cicatrice.

Souvenir de l'incendie à l'université, où j'avais sauvé Antoine.

« Chloé est jeune, belle. Elle mérite mieux. Elle est populaire, elle a une image à tenir. Toi... tu es un fardeau. »

La trahison de mes propres parents.

C'était un coup de poignard.

Papa a renchéri, sa voix dure.

« Chloé est malade, tu le sais. Sa maladie rare... elle a besoin d'Antoine. Elle a besoin de stabilité. Et elle a besoin de ton sang. »

Mes dons de sang réguliers.

Pour la "santé fragile" de Chloé.

« Tu as déjà tant sacrifié pour elle, Amélie. Un dernier sacrifice. Qu'est-ce que ça change ? »

La pression était insoutenable.

Ils utilisaient ma culpabilité, mes sacrifices passés.

Tout pour favoriser Chloé.

L'exploitation. L'abus émotionnel.

C'était toute ma vie avec eux.

J'ai senti quelque chose se briser en moi.

Une résignation amère.

« D'accord, » ai-je dit, ma voix vide. « Je... je le ferai. Pour Chloé. Pour la dernière fois. »

J'ai levé les yeux vers eux, et une force nouvelle, froide, m'a envahie.

« Mais après ça, c'est fini. Vous n'êtes plus mes parents. Je n'ai plus de famille. »

Un silence choqué a suivi ma déclaration.

Maman a ouvert la bouche, puis l'a refermée.

Papa a froncé les sourcils, mais n'a rien dit.

La libération partielle avait un goût amer, mais c'était un début.

Chloé est entrée dans la cuisine à ce moment-là.

Son visage angélique affichait une mine innocente et préoccupée.

« Grande sœur, Maman, Papa, tout va bien ? J'ai entendu des éclats de voix. »

Elle a vu mon visage défait.

« Oh, Amélie, tu as l'air si fatiguée. Tu devrais te reposer. »

Manipulation. Toujours.

Maman a posé une main sur l'épaule de Chloé.

« Ne t'inquiète pas, ma chérie. Amélie va bien. N'est-ce pas, Amélie ? »

Puis, se tournant vers moi, elle a ajouté, assez fort pour que Chloé entende :

« Tu devrais vraiment faire quelque chose pour cette cicatrice, Amélie. Ça fait peur à voir. »

L'humiliation publique. Devant ma sœur.

Papa s'est approché de moi, le visage fermé.

« Demande pardon à ta sœur. Tu l'as inquiétée. »

« Pardon ? » ai-je murmuré, incrédule.

Il a levé la main.

Je me suis instinctivement reculée.

Il m'a attrapée par le bras, sa poigne de fer.

« Excuse-toi ! » a-t-il grondé.

Antoine est entré à ce moment-là.

« Qu'est-ce qui se passe ici ? » a-t-il demandé, l'air faussement concerné.

Papa m'a lâchée.

« Rien, Antoine. Juste une petite discussion de famille. »

Antoine n'a pas insisté.

Il n'a jamais pris ma défense.

Son intervention n'était qu'une façade.

Le déjeuner d'anniversaire a été une torture.

Antoine et Chloé étaient assis l'un à côté de l'autre.

Ils riaient, se touchaient, échangeaient des regards complices.

Une affection ostentatoire.

Comme pour me narguer.

Mes parents les couvaient du regard, souriant béatement.

J'étais invisible.

Isolée.

Exclue de ma propre famille.

La nourriture avait un goût de cendre dans ma bouche.

De retour à la maison, l'atmosphère était tendue.

Antoine avait bu. Beaucoup.

Il s'est affalé sur le canapé, me regardant avec un mélange de pitié et de dégoût.

« Tu sais, Amélie, » a-t-il commencé, sa voix pâteuse.

« Si tu n'avais pas cette horrible cicatrice... peut-être que les choses seraient différentes. »

J'ai figé.

« Mais soyons honnêtes. Je reste avec toi par pitié. Qui d'autre voudrait de toi, avec ce visage ? »

Ses mots étaient brutaux.

Chaque syllabe était une gifle.

La pitié. C'était donc ça.

Pas l'amour. Pas même l'habitude. Juste la pitié.

La réalisation était amère, douloureuse.

Mon monde s'effondrait. Encore.

Chapitre 2

Ses paroles m'ont transpercé le cœur.

La pitié.

C'était donc tout ce qui restait de notre amour.

Une douleur sourde s'est installée dans ma poitrine.

Mais avec la douleur, une résolution nouvelle.

Ferme. Inébranlable.

Je devais le quitter.

Peu importe le prix.

Ma dignité valait plus que sa pitié.

Mon vieux téléphone a vibré sur la table de nuit.

Un message.

De l'Antoine de dix-neuf ans.

« Amélie ! J'ai fait quelque chose ! L'incendie à l'université... je n'y suis pas allé ! J'ai évité l'accident. Tu ne devrais plus avoir de cicatrice ! Dis-moi que ça a marché ! »

Mon cœur a raté un battement.

Modifier le passé ?

Était-ce possible ?

Je me suis précipitée vers le miroir.

Ma main tremblait en touchant mon visage.

Là où la cicatrice hideuse avait marqué ma peau pendant dix ans...

Plus rien.

Ma peau était lisse. Intacte.

J'ai haleté.

C'était un miracle.

J'ai regardé autour de moi.

Des petits détails avaient changé dans la chambre.

La couleur d'un coussin. Un livre déplacé.

Le passé avait été modifié.

Une nouvelle réalité.

La porte de la chambre s'est ouverte.

Antoine est entré.

Pas l'Antoine de dix-neuf ans, plein d'espoir.

Mon mari. L'architecte arrogant.

Il m'a à peine regardée.

Il s'est dirigé vers le dressing.

« J'ai besoin d'une chemise propre, » a-t-il marmonné.

Je me suis approchée de lui, timidement.

Mon visage... il n'avait rien remarqué ?

« Antoine... »

Il s'est retourné, impatient.

« Quoi encore ? »

Il m'a dévisagée. Une longue seconde.

Puis il a soupiré.

« Tu es toujours aussi collante, même sans ta cicatrice. Tu crois que parce que ton visage est normal, je vais soudainement te désirer ? Pathétique. »

Il m'a repoussée.

Humiliation. Rejet.

Mon cœur, qui avait brièvement espéré, s'est brisé à nouveau.

L'absence d'amour.

Elle persistait.

Plus forte, plus cruelle encore.

La cicatrice n'avait jamais été le vrai problème.

Le problème, c'était moi.

C'était son mépris pour moi.

La désillusion était totale.

Amère.

Plus tard dans la soirée, je passais devant son bureau.

La porte était entrouverte.

Je l'ai entendu parler.

Une voix douce, presque tendre.

Une voix qu'il n'utilisait jamais avec moi.

J'ai jeté un coup d'œil.

Il était en appel vidéo.

Avec Chloé.

Elle était en nuisette, allongée sur son lit.

« Tu me manques, mon amour, » roucoulait-elle.

« Toi aussi, ma puce, » a répondu Antoine, un sourire lubrique aux lèvres. « J'ai hâte de te retrouver. Sans elle dans les parages. »

Le choc. Le dégoût. La colère.

Tout se mélangeait en une nausée violente.

J'ai poussé la porte.

« Antoine ! »

Il a sursauté, fermant rapidement son ordinateur portable.

Trop tard. J'avais tout vu. Tout entendu.

« Amélie ! Qu'est-ce que tu fiches ici ? »

« Je pense qu'il est temps de parler sérieusement de séparation, Antoine. »

Il s'est levé, furieux.

« Séparation ? Tu rêves ! Tu dépends de moi pour tout. Tu n'as rien. Tu n'es rien sans moi. »

Son contrôle. Sa tyrannie.

J'étouffais.

Il m'a attrapée par le bras.

Violemment.

« Sors de mon bureau ! »

Il m'a poussée dehors.

« Et ne t'avise plus jamais d'entrer sans ma permission ! »

La porte a claqué.

Rejet violent. Humiliation.

J'étais une étrangère dans ma propre maison.

Le lendemain matin, il m'a réveillée brutalement.

« Lève-toi. Chloé a besoin d'un autre don de sang. Urgent. »

La "santé fragile" de ma sœur.

L'excuse éternelle.

J'ai protesté.

« Je ne me sens pas bien, Antoine. »

Il m'a ignorée.

« Habille-toi. Maintenant. »

Il m'a forcée à monter dans la voiture.

Il conduisait comme un fou.

Le trajet jusqu'à la clinique privée parisienne a été un supplice.

Mon bien-être ne comptait pas.

Seule Chloé importait.

À la clinique, après le don, j'étais faible, étourdie.

Une infirmière m'a aidée à m'allonger sur un lit dans une petite pièce.

Puis elle est partie.

Antoine, mes parents, Chloé... ils étaient tous dans la chambre de Chloé.

Riant. Parlant.

M'oubliant.

La solitude. L'abandon.

C'était mon lot quotidien.

Mon vieux téléphone a sonné.

Un appel vidéo.

L'Antoine de dix-neuf ans.

Son visage inquiet est apparu sur l'écran.

« Amélie ? Ça va ? Tu as l'air pâle. »

Avant que je puisse répondre, la porte s'est ouverte.

Chloé.

Rayonnante de santé.

Elle s'est approchée de mon lit, un sourire narquois aux lèvres.

« Alors, grande sœur ? Le don s'est bien passé ? Merci encore. Sans ton sang si spécial, je ne sais pas ce que je deviendrais. »

Provocation. Manipulation.

Elle savait que le jeune Antoine était à l'autre bout du fil.

Elle jouait la comédie.

Soudain, Chloé a poussé un cri.

Elle s'est griffé le bras avec ses propres ongles.

Profondément.

Le sang a coulé.

« Amélie ! Comment as-tu pu ! » a-t-elle hurlé.

Antoine et mes parents ont accouru.

« Qu'est-ce qui se passe ? » a demandé Antoine, affolé.

« C'est Amélie ! Elle m'a attaquée ! Elle est jalouse ! » a pleuré Chloé.

Fausse accusation. Auto-mutilation.

J'étais abasourdie.

Avant que je puisse dire un mot, la main d'Antoine s'est abattue sur ma joue.

Une gifle. Violente. Sonore.

La douleur a explosé dans mon visage.

Le choc. L'injustice.

« ESPÈCE DE SALAUD ! »

La voix a éclaté du téléphone, posé sur la table de nuit.

Une voix jeune, pleine de rage.

La voix de l'Antoine de dix-neuf ans.

Tout le monde s'est figé.

Surprise. Intervention inattendue.

Le son était si fort qu'il emplissait la petite pièce.

L'effet était dramatique.

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