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Ma Bonne Cette Femme Douce Au Lit

Ma Bonne Cette Femme Douce Au Lit

Auteur:: Plume de la Romance
Genre: Nouvelle
Lucie et Florent sont amoureux l'un de l'autre depuis l'université et ont entretenu leur relation jusqu'à leur mariage. Tout allait bien jusqu'au jour où Lucie a été promue dans l'entreprise où elle travaille, ce qui l'a conduite à multiplier les voyages d'affaires. Florent se sent désemparé. Non seulement sa femme gagne plus d'argent que lui, mais en plus, bien qu'il ait sa propre petite entreprise de livraison et qu'il s'en sorte correctement, c'est Lucie qui prend en charge les dépenses les plus importantes du foyer et contribue même à l'évolution de son entreprise. Cette situation l'empêche de s'imposer face aux choix professionnels de sa femme. Il fait de son mieux pour encaisser, mais l'absence prolongée de Lucie pèse de plus en plus sur lui. À la maison, c'est leur femme de ménage, Andréa, qui gère tout. Ne supportant plus la situation, Florent tente d'en parler à Lucie pour qu'ils trouvent une solution. Mais elle n'est pas prête à écouter, son travail passant avant tout. Sa famille, de son côté, s'impatiente : après plus de deux ans de mariage, ils veulent voir des petits-enfants. Mais Lucie, encore une fois, ne se sent pas prête. Un jour, dépassé par la frustration et le manque d'attention de sa femme, Florent se tourne vers Andréa. Cette dernière, en plus d'être efficace dans son travail, est une véritable bombe, avec un corps envoûtant. D'abord réticente aux avances de son patron, elle finit par en parler à sa mère. Celle-ci, voyant une opportunité, l'encourage à céder... avec un but précis : prendre la place de Lucie. Pour y parvenir, sa mère lui remet une mystérieuse préparation à appliquer avant de coucher avec Florent. Dès leur première nuit ensemble, il devient littéralement accro à elle, incapable de passer une journée sans penser à son amante. Jusqu'où ira cette relation interdite ? Lucie découvrira-t-elle la trahison avant qu'il ne soit trop tard ? Andréa réussira-t-elle à évincer sa patronne et à prendre sa place ? Une histoire où passion, manipulation et ambition s'entremêlent dans un jeu dangereux...

Chapitre 1 Chapitre 01

Les rayons du soleil filtrent à travers les fenêtres, effleurant les rideaux pour annoncer une belle journée à venir. Andréa est déjà à pied d'œuvre dans la cuisine, préparant le petit-déjeuner. L'air est embaumé par le parfum du café chaud et du pain grillé au beurre, une de ses spécialités.

Pendant ce temps, Lucie et Florent sont encore dans leur chambre. C'est le week-end, et Lucie est rentrée de voyage la veille. Florent se réjouit à l'idée de passer du temps avec elle, mais il se trompe lourdement sans le savoir. Dès l'aube, Lucie s'est levée, a passé un moment devant son ordinateur, puis est allée prendre une douche en vue d'un rendez-vous professionnel.

Florent, encore engourdi par le sommeil, ouvre lentement les yeux et aperçoit sa femme devant le miroir, en train de se maquiller. Il ne comprend pas ce qui se passe. Se redressant, il lutte contre les dernières traces de fatigue pour mieux observer la scène. Oh oui, c'est bien Lucie, vêtue d'une robe élégante et perchée sur l'un de ses hauts talons qui lui donnent cet air assuré. Il s'apprête à parler quand elle, ayant fini de se préparer, remarque son regard et lui adresse un sourire.

- Bonjour mon chéri, tu es réveillé ? Je ne voulais pas te déranger, tu avais l'air épuisé.

- Tu vas quelque part ? » demande-t-il, intrigué.

- Oui, j'ai un rendez-vous avec un partenaire d'affaires. C'est mon patron seul qui devait s'y rendre, mais il m'a appelée ce matin pour me dire que ma présence était indispensable, alors je dois y aller.

Le ton de Florent change brusquement. Énervé, il se lève du lit.

- Est-ce que tes soi-disant patrons savent que tu es une femme mariée, avec des responsabilités et un rôle à jouer dans ton foyer ?

- S'il te plaît, chéri, ne recommence pas ce matin. Je t'ai déjà dit que ce n'est que temporaire, que bientôt tout rentrera dans l'ordre et que les voyages fréquents seront du passé. Je fais tout ça pour nous. Essaie de me comprendre, s'il te plaît. Parce que je t'aime et tu sais que je ne peux pas me permettre de perdre ce travail. J'ai tellement lutté pour l'obtenir... Sans oublier que j'ai des charges à assumer : ma famille, mes frères et sœurs qui comptent sur moi, les dépenses de la maison... Ton entreprise ne suffit pas pour tout couvrir.

- Toujours les mêmes excuses, et il n'y a jamais d'amélioration ! » rétorque Florent, agacé. « Dis-moi, c'est quand la dernière fois que nous avons fait l'amour comme un vrai couple marié ?

- Chéri, tu sais très bien pourquoi... Arrête de dramatiser!

- Ça fait deux mois, Lucie ! Je dis bien deux mois !

- Et alors ? Tu as passé des années à me faire l'amour, même avant notre mariage. Ce ne sont que deux mois, et tu réagis comme si c'était une éternité ? Je suis ta femme, tu le sais très bien. Cela veut dire que je serai toujours là pour toi, mais pour l'instant, ce n'est pas possible. Je suis débordée par le travail et j'ai besoin que tu me comprennes.

- J'ai envie de toi, Lucie... Même si ce n'est qu'un rapide moment, donne-moi ça avant de partir.

- Quoi ? Tu es sérieux ? Tu ne vois pas que je suis déjà prête à partir ? Écoute, on le fera à mon retour.

- Lucie, pourquoi tu me fais ça ?

- Je suis désolée, mon chéri...

Suite à ces mots, Lucie attrape son sac et quitte la chambre. Florent, abattu, se laisse tomber sur le bord du lit, ne sachant plus quoi faire.

Pendant ce temps, Lucie vient au salon et appelle Andréa pour lui donner des instructions. Cette dernière, occupée à dresser la table dans la salle à manger, accourt immédiatement.

- Oui, madame, vous m'avez appelée ?

- Le petit-déjeuner est prêt ?

- Oui, je viens de terminer de mettre la table.

- D'accord. Informe mon mari qu'il peut venir le prendre.

- C'est compris, madame.

- Faut préparer du riz au poulet pour le repas de midi.

- D'accord.

Sans ajouter un mot de plus, Lucie quitte la maison. Une fois dans la cour, elle demande au gardien d'ouvrir le portail, puis monte dans sa voiture. Lorsque le passage est dégagé, elle démarre et sort de la maison.

Dans la chambre, Florent se lève pour aller aux toilettes lorsqu'il entend quelqu'un frapper à la porte.

- Qui est-ce ? » demande-t-il.

- Monsieur, c'est moi, Andréa. Je viens vous informer que le petit-déjeuner est servi.

- D'accord, je viendrai le prendre tout à l'heure.

- Bien, monsieur.

Andréa retourne en cuisine et commence à préparer le déjeuner. C'est alors que Chakirou, le gardien de la maison, entre discrètement par la porte de derrière, comme il en a l'habitude. Lui aussi aime profiter du petit-déjeuner et ne manque jamais une occasion de courtiser Andréa, même si celle-ci l'ignore systématiquement.

- Ma jolie Andréa, ma belle au bois dormant... » dit-il en s'approchant. « Tu sais que j'aime te voir cuisiner. Tu es magnifique et je prie toujours Dieu pour qu'il t'ouvre les yeux sur la flamme de mon amour. Si seulement tu comprenais la langue de l'amour dans laquelle je te parle... Je t'aime, je t'aime tellement.

- S'il te plaît, arrête avec ça ! » soupire Andréa, exaspérée. « Ton repas est sur la table, prends-le et dégage. Je sais que c'est la seule raison de ta venue, alors inutile de me chanter toutes tes chansons.

- C'est vrai que j'ai très faim, mais je suis sincère quand je te dis que je suis fou amoureux de toi, ma...

- Tu vas prendre ton repas et partir ou bien...?

Andréa n'a pas le temps de terminer sa phrase que Chakirou attrape son assiette et s'éclipse, lançant avec un sourire taquin « N'oublie pas que je t'aime ! C'est même pour ça que j'adore manger tes plats. »

Andréa le regarde partir avant de murmurer, exaspérée « Ce mec m'étonne vraiment... Il pense sérieusement que je suis son genre de femme ? Pfff... Je n'ai pas de temps à perdre avec lui.

Elle s'apprête à se concentrer sur son travail lorsque son téléphone se met à sonner. En voyant le nom affiché, elle sort de la cuisine et se dirige vers le jardin pour répondre. C'est Jacques, son petit ami.

- Allô, mon chéri.

- Oui, mon bébé, comment vas-tu ce matin ? Je t'appelle pour savoir si tu peux me trouver ce que je t'ai demandé la dernière fois. Je suis vraiment à sec et j'ai besoin de ton aide.

- De quoi tu parles, Jacques ? Il y a à peine deux jours, je t'ai donné dix mille francs, et maintenant tu me redemandes encore de l'argent ?

- C'est quoi cette question ? Tu crois que je te demanderais si j'avais une autre solution ? Je te demande une aide et tu me parles mal. Maintenant, je vois à quel point tu m'aimes...

- Mais comment peux-tu dire ça ? Tu sais très bien que je t'aime. Mais je n'ai plus d'argent, j'ai déjà dépensé tout mon salaire. S'il te plaît, comprends-moi.

- D'accord... Dans tous les cas, fais de ton mieux pour me trouver quelque chose avant demain. Sinon, tu risques de me perdre.

- Mais...

Chapitre 2 Chapitre 02

Andréa n'a même pas le temps de finir sa phrase que Jacques raccroche. Elle soupire, frustrée, avant de se lamenter à voix basse « Je ne comprends vraiment pas ce qu'il veut de moi... Cette relation commence à me dépasser. Une relation où c'est la femme qui doit nourrir l'homme, pendant que lui ne fait aucun effort. Son seul souci, c'est de me demander de l'argent pour jouer aux paris sportifs et boire avec ses amis. Mon seul péché, c'est d'être tombée amoureuse de lui.» Suite à ces mots, elle range son téléphone et retourne en cuisine.

Pendant ce temps, Lucie arrive enfin au lieu de son rendez-vous. Une fois sortie de sa voiture, elle entre dans l'établissement où elle est aussitôt conduite à la salle de réunion.

À son arrivée, elle aperçoit son patron, Monsieur Michael. Après quelques échanges de salutations, elle s'installe et il lui tend quelques dossiers à consulter avant l'arrivée du partenaire d'affaires.

Mais tandis qu'elle est absorbée par les documents, Michael ne cesse de la dévisager avec insistance. Son regard trahit une envie mal dissimulée, comme s'il se faisait des idées bien trop osées à son sujet. Lucie, totalement concentrée sur son travail, ne remarque rien.

Ils sont là et Lucie en pleine lecture lorsque la porte s'ouvre et que le partenaire d'affaires fait enfin son entrée.

Florent termine son petit déjeuner en sirotant une dernière gorgée de jus de fruit, ses yeux fixés sur son téléphone. Il est perdu dans ses pensées, répondant machinalement à quelques messages, mais son esprit est ailleurs.

C'est alors qu'Andréa entre dans la pièce pour débarrasser la table. Le bruit d'une cuillère tombant sur le sol attire l'attention de Florent. Il se retourne instinctivement et, en un instant, ses yeux se posent sur elle. Andréa se penche pour ramasser la cuillère et le couteau dévoilant une silhouette qui, dans cette position, semble encore plus attrayante à Florent. Il ne peut s'empêcher de la regarder : ses jambes longues et fines, sa taille parfaitement marquée et, surtout, son derrière qui, moulé dans sa robe, semble dessiner chaque courbe de façon irrésistible.

Le silence qui suit le bruit de la cuillère lui permet de savourer cette image fugace. Andréa se redresse après avoir pris la cuillère et le couteau, et, sans se presser, elle se dirige vers la cuisine.

Florent reste là, figé, ses yeux toujours accrochés à elle, comme hypnotisé. Il se sent presque coupable de la regarder de cette manière, mais quelque chose en lui ne peut s'en empêcher. Chaque mouvement d'Andréa, chaque geste, semble être une invitation à en voir plus.

Lorsqu'elle entre enfin dans la cuisine, il se détache lentement de son regard, se mordillant la lèvre inférieure. « Comment ai-je pu ne pas remarquer tout ça avant ? » se dit-il, encore sous le charme de ce qu'il vient de voir. Il se laisse envahir par un mélange de curiosité et de désir qu'il n'arrive pas à effacer.

Florent se lève, troublé par l'image d'Andréa. Il sent la chaleur monter en lui, son corps entier est en feu, électrisé par une envie qu'il ne peut réprimer. « Ce n'est pas normal... Je suis en manque, c'est tout » se dit-il pour essayer de se calmer. Il secoue la tête et décide de se rendre dans sa chambre, loin de toute tentation.

Alors qu'il s'apprête à prendre le couloir, la sonnerie retentit au portail. Son cœur bondit dans sa poitrine, et son premier réflexe est de penser que c'est Lucie qui rentre enfin. Il se précipite vers la fenêtre, écartant légèrement le rideau. Mais ce n'est pas sa femme.

- Rock...» murmure-t-il en voyant son meilleur ami entrer dans la maison, les mains dans les poches, l'air détendu.

Florent soupire, essaie de reprendre une contenance et sort.

- Mon frère ! » s'exclame Rock en lui donnant une accolade.

- Toi aussi, tu arrives à l'improviste comme ça ! » réplique Florent en souriant malgré son esprit préoccupé.

- Si je préviens, ce n'est plus une surprise !

Ils se dirigent ensemble vers la véranda et prennent place sur les fauteuils en rotin. Après quelques minutes de discussion sur la vie, les affaires et autres, Rock lance soudainement :

- Tu n'aurais pas quelque chose à boire ? Un petit rafraîchissement pour ton invité ?

Florent acquiesce, se lève et se dirige vers le salon. D'une voix posée, il appelle :

- Andréa ! Apporte-nous une bouteille de vin et deux verres, s'il te plaît.

Quelques instants plus tard, Andréa apparaît avec un plateau en main. Elle avance gracieusement vers eux et dépose délicatement la bouteille et les verres sur la table basse. Son parfum subtil se répand dans l'air, et Rock, silencieux, ne rate aucun de ses mouvements. Ses yeux glissent sur elle, s'attardant sur ses courbes, sa peau lisse, sa posture assurée. Il la suit du regard jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans la maison.

Un sourire amusé se dessine sur ses lèvres avant qu'il ne prenne la parole :

- Mon pote... parfois, je me pose des questions à ton sujet.

Florent fronce les sourcils en débouchant la bouteille.

- Comment ça ? Je ne comprends pas.

- Tu me répètes tous les jours que ta femme n'est jamais là, qu'elle est toujours prise par son boulot, qu'elle voyage sans arrêt... et pourtant, tu as une perle sous ton toit.

Florent lève un sourcil, intrigué.

- De qui tu parles ?

- De qui d'autre si ce n'est celle qui vient de partir d'ici ?

Florent s'arrête net en versant le vin.

- Tu veux parler d'Andréa ? Ma bonne ?

- Oui, ta bonne ! Ou bien tu ne vois pas ce que je vois ?» Rock prend son verre, le fait tournoyer légèrement avant de boire une gorgée. « Elle est magnifique, mon frère. Un vrai bijou. Tu devrais en profiter.

Florent le fixe, abasourdi.

- Tu n'es pas sérieux ? Comment peux-tu me dire ça alors que tu sais très bien que j'aime ma femme ? Jamais je ne rabaisserais mon foyer à ce niveau ! Cou... coucher avec une femme que ma propre épouse paie chaque fin du mois ?

Rock éclate de rire et secoue la tête.

- Mon frère, détends-toi. Je ne te dis pas de la marier. Je te dis juste de profiter. Tu es un homme, tu as des besoins, et en attendant que ta femme te rappelle qu'elle est mariée, il faut bien que quelqu'un prenne soin de toi.

Florent secoue la tête, agacé.

- Tu dis n'importe quoi. Je ne peux pas faire ça.

- Réfléchis bien. Personne ne saura rien. Elle est là, disponible, dans ta maison, et en plus... elle est canon ! Ce serait dommage de gâcher une telle occasion. Qu'est-ce qui prouve que ta femme ne profite pas de la vie avec un autre homme, son boss par exemple. Après tout, ils sont toujours ensemble lors des voyages.

Florent serre la mâchoire, mal à l'aise face aux propos de son ami.

- Rock, arrête. Lucie ne me tromperait jamais.

Rock s'esclaffe et repose bruyamment son verre sur la table.

- Tu en es sûr ? Mon frère, tu es encore en sommeil. Un jour, quand tu te réveilleras, tu comprendras.

Chapitre 3 Chapitre 03

Florent détourne le regard, troublé. L'ombre du doute commence à s'insinuer en lui, et malgré lui, une image lui revient en tête... celle d'Andréa, se penchant pour ramasser cette maudite cuillère.

Dans la résidence de Monsieur Michael ( bosse de Lucie )

La tension est à son comble dans le vaste salon luxueux de la résidence. Emilie fait les cent pas, incapable de se tenir en place. Sa respiration est saccadée, et ses poings serrés trahissent l'ampleur de sa colère. Assise sur le grand canapé en cuir, Sandrine, sa meilleure amie, tente tant bien que mal de la calmer.

- Emilie, tu dois te détendre... tu t'énerves toute seule et ce n'est pas bon pour toi.

Mais Emilie ne l'écoute pas. Sa mâchoire est crispée, et son regard brûle d'une rage contenue.

- Cet homme commence sérieusement à me rendre folle ! » crache-t-elle en se tournant brusquement vers Sandrine. « Il m'a forcée à abandonner mon travail sous prétexte qu'il voulait que je m'occupe des enfants et de lui. Maintenant... maintenant il me laisse là, comme une potiche sans valeur! Et passe son temps à voyager.» Elle attrape un coussin et le jette violemment sur le canapé avant de poursuivre, furieuse :

- Hier seulement, il est revenu de voyage, et aujourd'hui encore, il disparaît ! Et tout ça, c'est depuis que cette... cette femme est entrée dans l'entreprise !

- De qui tu parles ? » demande Sandrine en arquant un sourcil.

- Lucie, bien sûr ! » siffle Emilie. « Dès qu'elle est arrivée, il l'a gradée comme si elle était la seule compétente dans cette foutue boîte ! Et depuis, ils voyagent ensemble, de pays en pays, toujours collés. C'est à croire que mon mari a trouvé une nouvelle passion pour l'international !

Sandrine soupire et secoue la tête.

- Arrête de te faire des films, Emilie. Tu sais que ton mari t'aime, et il fait tout ça pour vous offrir une belle vie, à toi et aux enfants.

- Une belle vie où je suis seule dans cette immense maison pendant qu'il se pavane avec elle ?» Emilie laisse échapper un rire amer. « Je le sens, Sandrine. Il se passe quelque chose entre eux. Je ne suis pas idiote.

Un silence pesant s'installe. Sandrine n'a rien à répondre à ça.

De l'autre côté...

La réunion vient de se terminer, et le contrat a été signé avec succès. Lucie range ses documents avec satisfaction, prête à rentrer chez elle. Elle se lève et ajuste sa robe, mais alors qu'elle s'apprête à quitter la salle, la voix de Michael l'arrête.

- Allez-vous faire quelque chose de particulier une fois chez vous ?

Lucie se tourne vers lui, un sourire poli sur les lèvres.

- Non, rien de spécial, Monsieur. Il y a quelque chose d'autre que je peux faire pour vous ?

Michael croise les bras et l'observe un instant avant de répondre :

- Oui, mais ça n'a rien à voir avec le travail. J'aimerais qu'on aille quelque part ensemble pour fêter nos succès. Depuis que vous êtes à mes côtés, les affaires n'ont jamais été aussi florissantes. J'aimerais marquer le coup.

Lucie hésite, mal à l'aise.

- Monsieur, ce n'est pas nécessaire...» dit-elle avec un sourire gêné. « Je suis déjà bien récompensée, et puis... je pense que nous devrions profiter de ces rares occasions pour passer du temps avec nos familles. Après tout, nous avons beaucoup voyagé ces derniers temps. Il serait bien de rattraper le temps perdu avec nos proches.

Michael pose les mains sur la table et se penche légèrement vers elle, son regard perçant.

- Je comprends, Lucie. Mais j'aimerais vraiment que tu viennes. J'ai quelque chose à vous dire, et ce n'est pas le genre de conversation qu'on peut avoir ici.

Lucie arque un sourcil, intriguée.

- Quelque chose à me dire ?

- Oui.

- J'espère que ce n'est pas pour me virer ?» plaisante-t-elle pour détendre l'atmosphère.

Michael éclate de rire.

- Vous virer ? Lucie, oubliez vous que vous êtes mon porte-bonheur ? » Il marque une pause, son regard s'adoucissant. « Non, ce dont je veux vous parler n'a rien à voir avec le travail. Alors faites-moi confiance et suivez-moi.

Lucie le scrute un instant, hésitante. Elle sent que quelque chose d'étrange se joue, mais elle ne veut pas paraître impolie.

- D'accord, Monsieur.

Michael se lève, satisfait, et lui fait signe de le suivre. Ensemble, ils quittent la salle, se dirigeant vers une destination que Lucie ignore encore...

Quelques heures plus tard...

Rock, l'ami de Florent, est déjà rentré chez lui, laissant ce dernier seul avec son impatience grandissante. Florent attend toujours le retour de sa femme, mais elle ne répond pas à ses appels. L'angoisse monte en lui, et les paroles de Rock sur une possible tromperie commencent à tourner en boucle dans son esprit. Il tente de se calmer, mais c'est plus fort que lui. L'incertitude le ronge, et rester sur place devient insupportable.

Pendant ce temps, dans la cuisine, Andréa s'affaire à préparer le dîner avant de rentrer chez elle. Selon les termes de son contrat, elle a le droit de partir chaque samedi soir et de revenir le lundi matin. Elle jette un coup d'œil à l'horloge, vérifiant l'heure à laquelle elle pourra enfin quitter la maison parce qu'elle veut passer voir Jacques son petit ami avant de rentrer chez elle.

Dans la résidence de Monsieur Michael...

Assise dans le vaste salon, Émilie ne tient plus en place. Son téléphone à la main, elle tente désespérément de joindre son mari, mais en vain. Aucun de ses numéros ne passe. Le silence du combiné ne fait qu'attiser sa colère et son anxiété. Seule, face à ses pensées tourmentées, elle se parle à elle-même, incapable de contenir son amertume.

- Cet homme veut vraiment me rendre folle... mais il n'y arrivera pas !

Elle serre les dents et secoue la tête, la rage au bord des lèvres.

- Dans quoi me suis-je embarquée exactement ? J'ai laissé l'homme de ma vie pour me marier avec lui, juste parce qu'il était riche. Parce que, pour mes parents, c'était l'homme qu'il me fallait... Et maintenant ? Me voilà ici, enfermée dans une immense maison, réduite à l'état d'objet sans valeur, seule avec mes deux enfants.

Son regard se perd dans le vide, les souvenirs de ses choix passés la poignardant de regrets.

- J'ai besoin d'un homme qui soit présent à mes côtés. Un homme qui me réchauffe quand j'ai froid, qui m'apaise quand j'ai chaud. Pas d'un mari qui me traite comme un meuble et m'abandonne sous prétexte qu'il est occupé par ses affaires.

Elle se redresse brusquement, le regard dur, déterminée.

- J'ai besoin de me détendre. Et rester enfermée ici ne m'aidera en rien. J'en ai assez... Marre de respecter un homme qui ne se soucie même pas de moi !

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