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Ma Belle mère, Ma Stérilité

Ma Belle mère, Ma Stérilité

Auteur:: Chroniques de Plume
Genre: Nouvelle
Synopsis : Ma belle-mère m'a rendue stérile parce qu'elle ne me voulait pas pour son fils. Le véritable amour est inexistant, c'est la notion répandue parmi la jeunesse de notre génération. Cependant, je peux vous assurer que vous pouvez trouver cet amour dont nous parlons, cet amour plus puissant et merveilleux, chez ce couple qui a tout sacrifié pour construire leur propre monde. Jusqu'à ce que la mère de l'homme, Amanda, vienne transformer leur paradis en enfer. Certes, cette dernière s'en est prise à sa belle-fille plutôt qu'à son fils, mais dans un mariage, si la femme n'a pas la paix du cœur, l'homme non plus ne l'a pas. Pascal et Emma (diminutif d'Emmanuella) se sont rencontrés au lycée et sont restés ensemble, donnant vie à leur rêve. Emmanuella était sage-femme et son mari était un homme d'affaires actif dans divers secteurs, dirigeant sa propre entreprise de marketing. Tout se passait très bien, jusqu'à ce que la mère de Pascal fasse la connaissance de la mère d'Emmanuella, entraînant une transformation dramatique. Cette dernière ne souhaitait plus que son fils se marie avec cette femme qui avait été le fondement de l'épanouissement de son fils. Malgré tout ce qu'elle a fait et dit, Pascal s'est marié avec Emmanuella. Le temps passait, la rancœur était palpable et soudain, la mère de Pascal, qui n'appréciait pas du tout la présence de cette femme avec qui son fils s'était marié, commença à s'attacher à elle. Pour eux, elle avait enterré la hache de guerre, car elle se rendait compte qu'elle ne pouvait pas les séparer. Pascal avait une sœur unique, donc c'était à lui seul de perpétuer leur lignée. Cependant, quelques mois après le départ d'Amanda, qui avait passé du temps chez eux, Emmanuella ne retrouvait plus ses menstruations. Elle avait tout essayé, mais en vain. Bien qu'elle fût normalement capable d'avoir des enfants selon les analyses, elle était désormais infertile. Malgré leurs recherches pour en trouver la cause, rien n'a été découvert. Qui est à l'origine de cette situation ? Est-il normal pour une femme de devenir ainsi sans raison apparente ? Quel lien existe-t-il entre la mère de Pascal et celle d'Emmanuella ? Est-ce qu'Emmanuella a finalement pu avoir des enfants ? Que sont devenus ces deux amoureux ?

Chapitre 1 La poudre d’infertilité

C'était très tôt ce matin-là qu'Amanda, la mère de Pascal, se rendit chez Baba, son grand féticheur qui résidait dans l'une des vastes forêts de la Côte d'Ivoire. Baba, qui ne s'attendait pas à revoir Amanda de sitôt en raison des troubles qu'elle avait causés il y a trois mois dans son sanctuaire, fut surpris de la voir arriver. Il lui demanda de s'asseoir sur le tronc d'arbre sur lequel elle s'asseyait habituellement, et Baba commença à lui parler.

Baba : Ma fille, quel honneur m'amène ta visite ? Je me souviens que tu es venue ici il y a trois mois pour m'insulter, en me disant que je ne savais plus faire mon travail, et que tout ce que j'ai fait pour empêcher ton fils d'épouser cette femme que tu détestes n'a pas fonctionné, puisqu'il s'est finalement marié avec elle. Maintenant, que viens-tu chercher encore ici ? Chez moi, Baba, le grand maître des esprits de cette forêt ?

Amanda perdit ses mots et eut du mal à s'exprimer. Elle avait proféré tant d'insultes à l'adresse de celui à qui elle venait maintenant demander de l'aide, et tout ce qu'elle pouvait faire était de s'agenouiller pour présenter ses excuses au grand maître des esprits de la forêt.

Amanda : Grand maître des esprits de cette forêt, je suis profondément désolée pour ce que je vous ai dit la dernière fois que je suis venue ici. J'étais aveuglée par la colère, et le mariage de mon fils avec cette femme m'a rendue folle. Je ne me sens toujours pas bien depuis lors. Cette femme n'est pas bonne pour mon fils. Elle ne mérite pas d'être sa compagne, et si je suis revenue ici, c'est pour que vous trouviez une solution. Je ne veux pas que ce mariage perdure, car si cette femme venait à tomber enceinte, ce serait ma perte.

Baba : Et que te fait croire qu'elle n'est pas déjà enceinte à l'heure où nous parlons ? Cela fait exactement cinq mois aujourd'hui que ton fils s'est marié avec elle, et tu n'as jamais mis les pieds chez eux. À cause de cette femme, tu as perdu l'affection de ton propre fils, et pourtant tu parles comme si tu étais en contact permanent avec eux et que tu savais tout ce qui se passait dans leur foyer.

Amanda : Voulez-vous dire qu'elle est déjà enceinte ?

Baba : Pas encore, mais cela ne tardera pas.

Amanda : Empêchez que cela se produise alors. Pascal est mon seul fils, et si cette femme devient la mère de mes futurs petits-enfants, ma famille sera complètement détruite. Je ne le veux pas. Je souhaite que vous la rendiez stérile.

Baba : Femme, avant même de commencer à travailler sur cette affaire pour toi, qu'ai-je dit ? Si tu te souviens bien, je t'ai dit que personne ne peut séparer deux personnes que Dieu a unies, en raison de l'amour qui les lie. Ils sont inséparables, leur amour est pur, il est difficile de trouver une faille, car il est parfaitement équilibré des deux côtés. Mais tu n'as pas voulu m'écouter.

Amanda : Voulez-vous dire que tout ce que j'ai fait pour les séparer n'a pas fonctionné à cause de cela ?

Baba : Personne ne peut se mettre entre deux personnes que Dieu a unies. Cette femme est l'âme sœur de ton fils, et rien ne peut changer cela.

Amanda : Je ne crois pas en de telles choses. Ce n'est pas parce qu'ils s'entendent parfaitement bien qu'ils n'ont pas de faiblesse qui pourrait les anéantir. Je suis convaincue que Pascal suivra mes conseils une fois qu'il saura que sa femme ne pourra pas lui donner d'enfants.

Baba : Cette femme n'est pas stérile, et tu le sais très bien.

Amanda : C'est précisément pourquoi je vous demande de la rendre stérile. Dites-moi simplement de quoi vous avez besoin, et je vous le donnerai dans les instants qui suivent.

Baba : Les serviettes hygiéniques qu'elle utilise pendant ses menstruations pourraient faire l'affaire. Elle ne pourra jamais donner naissance à un enfant tant qu'elle ne sera pas morte.

Amanda : Êtes-vous sûr, Baba ?

Baba : À cent pour cent, mais tu dois savoir que rien n'est sans conséquence. Puisque tout ce que je t'ai donné n'a pas fonctionné, nous allons passer à l'étape supérieure. Ce que tu t'apprêtes à faire a des conséquences dont je suis incapable de te parler.

Amanda : Que voulez-vous dire par là, Baba ?

Baba : Ta belle-fille deviendra stérile si tu réussis ce que je vais te demander de faire. Mais il y aura un prix à payer.

Amanda : Quel prix ? J'espère qu'il n'implique pas la mort.

Baba : Comme je viens de te le dire, je l'ignore. Donc la question est : es-tu prête à te lancer dans cette aventure ?

Amanda : Vous avez dit que j'obtiendrais ce que je veux, n'est-ce pas ?

Baba : Oui, elle deviendra stérile, comme tu le souhaites.

Amanda : Dans ce cas, je n'ai pas d'autre choix que d'accepter. Je suis prête à me lancer dans cette aventure.

Baba : Bien. Prends cette poudre.

Baba lui tendit une petite feuille d'arbre contenant la poudre qu'Amanda avait obtenue chez lui. Ensuite, il lui donna les incantations qu'elle devait réciter.

À Cocody...

Résidence de Pascal...

Pascal et Emma étaient en train de prendre leur petit-déjeuner. Emma le nourrissait comme un bébé et ils riaient ensemble. C'était tout simplement merveilleux, un couple sans conflits.

Emma : Chéri, ouvre bien la bouche ! Tu sais que tu seras en retard, n'est-ce pas ?

Pascal : Ma reine, n'oublie pas que je suis le maître de moi-même, et si ce n'est pas toi qui me pousse à aller travailler, je ne le ferai pas aujourd'hui. Tu sais, depuis quelque temps, je me rends compte de quelque chose. Sais-tu que je pense à toi toute la journée lorsque je suis au travail ?

Emma : Oui, et c'est normal. Je suis ta reine, et toi, mon roi. Maintenant, dis-moi quelle est cette découverte que tu as faite.

Pascal : Ce n'est rien de grave. J'ai simplement l'impression que chaque matin, tu deviens encore plus belle.

Emma : Hum ! Monsieur et ses compliments. Alors, si je comprends bien, je suis encore plus belle qu'hier, c'est ça ?

Pascal : Tu as tout compris, et j'ai juste envie de te contempler, de respirer ton parfum et de te dire que je t'aime sans cesse. Tu me rends fou de toi, et sans toi, je ne suis rien.

Emma : Oh, mon amour, tu sais que je t'aime aussi et que je ne peux pas imaginer ma vie sans toi. Tu es mon monde, mon chéri, et je t'aime plus que tout.

Pascal : Mon amour, j'ai entendu dire que certaines femmes sont encore plus belles lorsqu'elles sont enceintes, c'est vrai ?

Emma : Hum ! Ne te fais pas d'idées, mon cher. N'oublie pas que je suis en période menstruelle.

Pascal : Mais je n'ai rien dit ! J'ai juste posé une question, c'est tout.

Emma : Dans tous les cas, je serais ravie de tomber enceinte de toi. Je souhaite même avoir des jumeaux, c'est l'une de mes prières les plus chères.

Pascal : Je serais comblé, ma reine. Je t'aime.

Emma posa sa tasse de thé et scella les lèvres de son homme par un baiser. Ils s'embrassèrent passionnément, l'amour éclatant tout autour d'eux. Alors qu'ils se laissaient aller, le téléphone de Pascal se mit à sonner. Il décrocha, se sépara de sa bien-aimée, et ne pouvait pas croire que c'était sa mère qui l'appelait. Cela faisait plus de trois mois que sa mère ne cherchait plus à prendre de ses nouvelles et n'avait pas répondu à ses appels.

Pascal : Ma reine, c'est maman.

Emma : Ta mère ?

Pascal : Oui.

Pascal répondit à l'appel.

Pascal : Allô ! Bonjour maman.

Amanda : Bonjour mon fils, comment vas-tu et comment va ta femme ?

Cette question et la façon dont elle s'adressa à Pascal le laissèrent sans voix. Il était surpris et se demandait si c'était vraiment sa mère.

Amanda : Pascal ?

Pascal : Oui maman, je vais bien, et ma femme se porte à merveille.

Amanda : Merci à Dieu. Je t'ai appelé pour te dire que je viendrai vous rendre visite ce week-end, et si possible, je passerai du temps avec vous. Alors, n'oublie pas de dire à ta femme de me réserver de bonnes choses.

Pascal : D'accord maman, nous serions ravis.

Amanda : Très bien, mon chéri. Bonne journée à toi.

Pascal : Merci maman, bonne journée à toi aussi.

Pascal raccrocha et commença à se poser des questions.

Chapitre 2 Emma en larmes

Le silence s'installa après que Pascal eut terminé sa conversation téléphonique avec sa mère. Emma, trouvant soudainement son homme un peu étrange, commença à lui demander ce qui se passait. Elle pensait qu'il y avait un problème ou une mauvaise nouvelle.

Emma : Mon amour, qu'est-ce qui ne va pas ? Est-ce que maman a un problème ? Ou c'est peut-être papa ?

Pascal : Ma reine, tout va bien, je suis simplement surpris par la manière dont ma mère m'a parlé au téléphone. Elle a même demandé de tes nouvelles. Ce qui est encore plus étrange, c'est qu'elle viendra nous rendre visite ce week-end...

Pascal n'avait pas fini de parler que Emma se jeta dans ses bras, toute contente. Elle était vraiment heureuse d'apprendre cette nouvelle.

Emma : Chéri, tu ne peux pas imaginer à quel point je suis heureuse d'apprendre que maman s'est enquis de mes nouvelles. C'est une bonne nouvelle à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Enfin, les choses commencent à rentrer dans l'ordre.

Pascal : Alors, d'après toi, est-ce qu'il y avait encore des choses en désordre ?

Emma : Tu ne peux pas comprendre, Pascal. C'est vrai que je suis heureuse avec toi, mais lorsque je pense à tout ce que maman nous a dit, et surtout au fait qu'elle n'a jamais été d'accord avec notre mariage, cela me déchire le cœur.

Pascal : Mais mon bébé !

Emma : Oui, mon chéri. J'ai passé des nuits blanches à me demander ce que je lui ai fait ou ce que j'ai pu faire dans le passé, sans le savoir, qui aurait pu avoir des conséquences sur mon présent. Je passais même mon temps au travail à y réfléchir, mais je n'ai jamais obtenu de réponse. Je ne sais vraiment pas ce que j'ai fait pour qu'elle me déteste autant. Après tout, elle est aussi une mère pour moi, je ne la considère même pas comme une belle-mère, mais comme ma propre mère. Alors pourquoi ne peut-elle pas me dire ce que j'ai fait de mal ?

Emma fondit en larmes, malgré la joie que la nouvelle avait ravivée en elle. En pensant à tout ce que la mère de Pascal lui avait dit et continuait de lui dire, elle se laissa envahir par cette tristesse qu'elle essayait de dissimuler à son homme. Elle souffrait en silence, faisant semblant que tout allait bien.

Pascal : Ma reine, je t'ai déjà dit plusieurs fois de ne plus te soucier de cette affaire concernant ma mère. C'est vrai, c'est ma mère, mais cela ne signifie pas qu'elle doit prendre toutes les décisions à ma place ou me pousser à faire ce qu'elle veut. Et moi, je ne le veux pas.

Le plus important, c'est que nous soyons ensemble, et rien ne changera cela. Je ne t'abandonnerai jamais, Emmanuella. Tu es la reine de mon royaume, et c'est toi seule qui feras de ce royaume un paradis. Alors arrête de te tourmenter. Tu sais très bien que je n'aime pas te voir dans cet état.

Emma : Je t'aime, Pascal, mon amour. Je t'aime, et tu sais que je ne peux jamais te vouloir du mal. Même ta sœur ne m'apprécie pas, car pour elle, je suis un obstacle à ton épanouissement et je ne suis pas digne d'être ta femme.

Pascal : Ma reine, mon amour, essuie tes larmes, s'il te plaît. Arrête de pleurer et réponds à cette question que je vais te poser.

Emma essuya ses larmes, et Pascal prit sa main pour l'aider à effacer les traces de ses pleurs sur ses joues. Il regarda sa femme droit dans les yeux et captura ses lèvres. Emma se laissa aller, malgré son état émotionnel.

Ils s'arrêtèrent un instant, et après avoir déposé un baiser sur le front d'Emma, Pascal commença à lui parler doucement.

Pascal : Ma reine, ma beauté, la seule fleur qui embellit mon jardin d'amour, la seule femme qui illumine ma vie, celle avec qui la vie est si merveilleuse... peux-tu me faire un sourire ? J'en ai besoin pour trouver plus d'inspiration.

Pascal réussit à arracher un sourire à Emma, et cette dernière se réfugia dans ses bras.

Emma : Je ne peux pas vivre sans toi, mon amour.

Pascal : Et pour moi, il est pratiquement impossible de vivre ma vie sans toi, car tu es ma raison d'être. Tu viens de dire que ma sœur ne t'aime pas, que ma mère ne supporte pas ta présence, et qu'à leurs yeux, tu n'es pas digne d'être ma reine, la femme de ma vie. Mais qu'en penses-tu réellement ?

Lorsque tu te regardes attentivement, lorsque nous sortons ensemble, lors de nos sorties, de nos séances de shopping ou autre, comment te vois-tu et comment te sens-tu ? Je ne tiens pas compte de ce que dit ma famille, mais je tiens compte de ce que dit la femme que j'aime, celle qui a un cœur en or. Alors je t'écoute, est-ce que tu ne te sens pas à la hauteur ?

Emma : Chéri, si je suis ici avec toi, si je partage tout avec toi, c'est parce que je me vois dans ton monde, et que tu es présent dans le mien. Je me sens reine lorsque je suis à tes côtés, je suis digne d'être la femme d'un homme aussi merveilleux que toi, mon amour, et tu es le seul homme qui mérite de régner sur mon cœur.

Pascal : Alors pourquoi te fais-tu encore du mal en accordant de l'importance aux ragots ? Moi, je n'ai même pas le temps pour ces futilités qui n'ont aucun sens dans ma vie. La seule chose qui compte, c'est d'avoir ta présence à mes côtés, rien d'autre.

Elles pensent que tu es un obstacle à mon évolution, alors que pour moi, tu es la raison, la source de mon évolution, et avec toi, mes rêves ne cessent de se réaliser. J'étais employé avant, mais maintenant, je gère ma propre entreprise.

Sois fière de toi, ma chérie, et sache que les hommes ont tendance à se mêler de ce qui ne les regarde pas. Bon, je dois partir, sinon je serai en retard.

Emma ne dit plus rien et laissa la joie que les paroles de son homme ravivaient en elle prendre le dessus. Elle prit le sac de Pascal et le suivit jusqu'à sa voiture. Après lui avoir donné un baiser, Pascal monta dans sa voiture et quitta la maison lorsque le gardien lui ouvrit le portail.

Résidence d'Amanda...

Amanda rentra chez elle et lorsqu'elle s'apprêtait à entrer, elle se retrouva nez à nez avec sa fille Gloria.

Amanda : Où est-ce que tu vas comme ça, madame ?

Gloria : Chez Stéphane.

Amanda : Ce que je ne comprends pas, c'est quand est-ce que vous allez enfin vous décider à vous marier ? Il est venu faire connaissance, et il a du mal à te demander en mariage ?

Gloria : Maman, je t'en prie, assieds-toi d'abord avant de revenir sur ce sujet. Tu viens tout juste de rentrer, s'il te plaît.

Amanda s'assit, et Gloria lui apporta un verre d'eau. Elle but une gorgée et voulut continuer, lorsque Gloria lui demanda où elle était partie si tôt le matin.

Amanda : Maintenant, je dois rendre des comptes dans ma propre maison ?

Gloria : Est-ce que j'ai dit ça ? C'est grâce à papa que j'ai su que tu n'étais pas dans ta chambre.

Amanda : Ah bon ? Il n'est pas allé travailler ?

Gloria : Il est déjà parti. Maintenant, peux-tu répondre à ma question ?

Amanda : Je suis allée rendre visite à une amie. As-tu quelque chose de prévu ce week-end ?

Gloria : Tu veux dire dans deux jours ?

Amanda : Oui.

Gloria : Je ne pense pas, j'ai un rendez-vous avec Stéphane. Pourquoi tu demandes ça ?

Amanda : Je veux aller voir ton frère aîné.

Gloria : Quoi ? Je rêve ou quoi ?

Amanda : Quelle est cette réaction ?

Gloria : Je suis pressée, je vais être en retard. Nous en parlerons à mon retour, maman.

Gloria fit un bisou à sa mère et partit rapidement. Amanda regarda autour d'elle avant de sortir la poudre qu'elle avait prise chez Baba et commença à rire.

Amanda : Cette femme aura ce qu'elle veut. Oui, je vais lui donner ce qu'elle veut. Elle ne sera jamais la grand-mère de mes petits-enfants.

Chapitre 3 Les mensonges de Stéphane

Amanda se leva sans tarder afin de déposer la poudre que Baba lui avait confiée dans un endroit sécurisé. Une fois dans sa chambre, elle se mit à réfléchir aux paroles du grand féticheur concernant ce qu'elle était sur le point d'accomplir.

Cependant, elle n'eut pas beaucoup de temps pour y réfléchir et comprendre ce qu'il voulait lui faire comprendre en lui disant qu'il y aurait un prix à payer une fois qu'elle aurait obtenu ce qu'elle désirait.

Après avoir déposé la poudre dans son sac de voyage, elle sortit de sa chambre pour se rendre au marché afin d'acheter quelques articles.

Emma était prête à se rendre au travail lorsque sa sœur, qu'elle avait essayé de joindre sans succès, l'appela. Elle décrocha et entama la conversation avec elle.

Clarisse : Bonjour ma sœur, comment vas-tu ce matin ? Je viens de voir tes appels manqués. Je préparais le petit-déjeuner pour mon mari, sans oublier ton neveu qui ne voulait pas aller à l'école. J'espère que tout va bien ?

Emma : Oui, tout va bien. Je voulais juste te demander si tu pouvais venir passer le week-end chez moi demain. Ma belle-mère souhaite nous rendre visite, ce qui est une première depuis notre mariage. J'ai pensé que ce serait une bonne idée que tu viennes m'aider à lui faire une surprise. Si cela ne te dérange pas, bien sûr.

Clarisse : Cela ne me dérange pas du tout, je viendrai passer le week-end avec vous. Mon mari part en voyage demain, donc je serai seule à la maison avec Ricardo.

Emma : Parfait alors.

Clarisse : Mais dis-moi, tu parles bien de ta belle-mère, la mère de Pascal ?

Emma : Oui. Je sais que cette nouvelle peut être surprenante, mais on peut dire que Dieu a commencé à exaucer mes prières. Je n'aurais jamais imaginé qu'elle déciderait de nous rendre visite, compte tenu de tout ce qu'elle nous a dit. Dans tous les cas, je suis tellement contente.

Clarisse : Il est normal que tu sois remplie de joie après une telle nouvelle. Mais je te conseille d'être vigilante. Il doit y avoir une raison derrière sa décision. Peut-être qu'elle cherche à semer le désordre dans votre foyer, chose qu'elle n'a pas réussi à faire en étant loin de vous. Je ne te dis pas de te méfier de ta belle-mère, mais je n'ai aucune confiance en cette femme et des mères comme elle peuvent être capables de tout. Tu n'as rien fait pour mériter son mépris envers toi. Fais donc attention.

Emma : J'ai bien compris ce que tu as dit. Je vais devoir te quitter maintenant, sinon je serai en retard.

Clarisse : Très bien ma chérie. Prends soin de toi et prie.

Emma : Ne t'inquiète pas, grande sœur.

Clarisse raccrocha, Emma rangea son téléphone dans son sac et sortit. Une fois dehors, elle monta dans la voiture et le chauffeur démarra.

Résidence de Stéphane.

Stéphane était au téléphone, engagé dans une conversation. Il n'était pas allé travailler car il était en congé.

Stéphane : Mais Jolie, tu sais très bien que nous avons tout le temps. Comment peux-tu penser une telle chose ? Tu sais que je t'aime et que je te veux dans ma vie, oui, je veux t'épouser. C'est pour cette raison que je suis venu rencontrer tes parents.

Jolie : Et ensuite ? Tu as fait leur connaissance, et après ? Tu sais quoi, je commence à perdre l'enthousiasme dans cette relation. Je ne peux pas passer ma vie dans une relation amoureuse pleine d'illusions.

Stéphane : Que veux-tu dire par là ?

Jolie : Si tu me veux vraiment, épouse-moi. Je veux vivre sous le même toit que toi. Tu as déjà l'âge requis et tu as un emploi. Je ne comprends pas pourquoi tu hésites encore à me passer la bague au doigt. On dirait que tu joues avec moi.

Stéphane : Pourquoi parles-tu ainsi, mon amour ?

Jolie : Je t'ai demandé de me donner une clé de ton appartement, mais tu as refusé. Depuis que tu as rencontré mes parents, tu ne m'as plus rendu visite et tu es constamment en mission. Et quand tu n'es pas en mission, tu m'appelles seulement pour le sexe. Si tu as envie de faire l'amour, tu viens chez moi.

Stéphane : Mon amour, ces derniers temps, je suis très occupé et je dois être stable avant de parler de mariage. Je ne sais pas pourquoi tu es si pressée.

Jolie : Stéphane, je suis fatiguée de tout cela. Je te donne un mois. Si tu ne viens pas voir mes parents pour préparer notre mariage, oublie-moi. Je sais que tu es un coureur de jupons et je ne suis pas la seule femme dans ta vie.

Stéphane : Qu'est-ce que cela signifie ?

Jolie : Mon chéri, tu m'as bien compris. Passe une bonne journée.

Jolie raccrocha, et Stéphane voulut la rappeler lorsque Gloria entra dans la pièce.

Après lui avoir fait un baiser, elle s'assit sur le canapé et lui fit face.

Gloria : Mon amour, j'espère que tu as passé une bonne nuit ?

Stéphane : Tu sais très bien que sans toi à mes côtés, les nuits ne sont jamais bonnes. Tu me manques tellement ces derniers temps, et j'ai vraiment hâte que tu viennes vivre avec moi.

Gloria : Ah bon ? Ce n'est pas toi qui disais que tu n'étais pas prêt pour le mariage ? Mais tu sais bien que je suis à toi et que tu es à moi.

Stéphane : Ne t'inquiète pas, nous nous marierons. J'ai encore certaines choses à régler avant de me lancer. S'il te plaît.

Gloria : Mais qu'est-ce qui t'empêche toujours de t'engager ? Je me pose des questions sans obtenir de réponse. Ma mère commence également à se poser des questions sur notre relation.

Stéphane : Qu'est-ce que cela signifie ? Je suis venu rencontrer ta famille car je te veux dans ma vie. Que veux-tu dire par "elle se pose des questions" ?

Gloria : Cela fait déjà deux ans que tu as rencontré ma famille. Tu as promis que nous nous marierions un an après cette rencontre. Mais j'ai l'impression que tout ça n'était que mensonge. Tu trouves de l'argent et tu changes de voiture sans cesse, mais tu as du mal à envisager notre mariage.

Stéphane : Ma beauté, tu sais bien que je ne te ferais jamais de mal. Tu es la seule femme de ma vie et je ne jouerais jamais avec tes sentiments. Je ne comprends pas pourquoi tu doutes de moi. Et si je te dis que je suis déjà en train de préparer notre mariage ?

Gloria : Tu es sérieux en disant cela ?

Stéphane : Nous nous marierons avant la fin de cette année. Je veux avoir ma femme à mes côtés.

Gloria : J'espère vraiment que tu ne plaisantes pas avec ça.

Stéphane : Alors tu ne me crois pas, c'est ça ? Très bien.

Gloria : Mon amour, s'il te plaît, ne te fâche pas.

Gloria se leva, s'approcha de Stéphane et ils commencèrent à s'embrasser. Stéphane voulait aller plus loin, mais Gloria l'arrêta.

Stéphane : Qu'y a-t-il ?

Gloria : Tu veux encore faire l'amour ?

Stéphane : Est-ce un problème ?

Gloria : Oui, je suis en période de fécondité et je suis fatiguée de prendre des pilules. Es-tu prêt à utiliser une autre méthode contraceptive ?

Stéphane : Tu sais bien que je n'aime pas ça du tout.

Gloria : Alors comment allons-nous faire ? Je ne veux plus prendre la pilule.

Stéphane : Je ne peux pas assumer une grossesse, c'est pour cela que tu m'as interrompu pour me parler de ça ?

Gloria : Je n'ai jamais dit ça.

Stéphane : Alors quel est le problème ? Lève-toi et suis-moi.

Ils se levèrent et se dirigèrent vers la chambre à coucher.

Le lendemain...

Emma était à la maison, en train de cuisiner avec sa sœur. Pascal était assis dehors sur la véranda, travaillant sur son ordinateur, lorsque le taxi arriva pour déposer Amanda.

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