Salam'Aleykum et bienvenue à tous les lecteurs et lectrices! Je vais vous faire un prologue de cette histoire qui est ma première sur Wp. 😊
J'espère que vous aimerez et dites-le moi si c'est le cas après les premières parties. Bisous😘 Et bonne lecture💖
------____ (12 mois en arrière)____------
En plein milieu de la nuit, je me réveille, suffoquant, et ne voyant rien d'autre que de la fumée, qui emplissait l'espace et me piquait terriblement les yeux. Je pus tout de même voir, derrière la porte, une lumière, rouge, qui m'a fait comprendre que ma maison brûlait!
Sans réfléchir, je saute du lit et j'ouvre la porte mais je la referme aussitôt: les flammes étaient là, courant vers moi, comme qui m'en voulaient. Quand je referme la porte, j'eus un petit instant de lucidité et courus vers la salle de bain. Là, j'ouvre toutes les sources d'eau et laisse couler. Je ressors de nouveau dans la chambre pour appeler quelqu'un mais la fumée fut trop insupportable, je retourne dans la salle de bain et me mets sous la douche. J'entends des cris dehors, au rez de chaussée, ça veut dire que les gens étaient là.
-Moi: AU SECOURS!! AU SECOURS, JE SUIS LÀÀÀ!!
Personne ne m'entend ni ne me répond, je me mets à la fenêtre et je continue de crier, les larmes au yeux, j'avais peur pour ma vie, et pour celle de ma famille. Après de longues minutes, l'eau sortait de la salle de bain et avait inondé toute la chambre. J'ai fini par croire que tout le monde était sorti sauf moi et ça me rendait encore plus désemparée, j'avais perdu toute notion de ce qui se passait autour de moi.
J'me suis couchée dans la baignoire et j'ai commencé à réciter des versets tout en pleurant quand je me souvins qu'une fois, j'ai entendu que dire "allahu akbar" éteint le feu. Je commençai à le répéter, à le chuchoter, je suppliais Dieu dans ces "Allahu Akbar" que je chuchotais avec une voix entrecoupée de sanglots. J'entendais toujours les cris des gens au rez-de-chaussée, je finis par fermer les yeux en attendant soit la mort soit le sauvetage. Quand au bout de je ne sais combien de minutes ou d'heures, j'entendis la porte se fracasser sous de violents coups, je sursaute et me dépêche hors de la salle de bain, je vois les pompiers.
-Le chef: Sokhna ci, meun nga nooyi? (Madame, pouvez-vous bien respirer?)
-Moi: *hoche la tête en guise de oui* Où sont mes parents et mes frères et sœurs?
-Le chef: On va vous sortir de là, vous n'avez rien à craindre, le feu s'est éteint.
J'étais trempée jusqu'aux os car étant restée sous l'eau de la baignoire. Il veut me soulever mais je lui dis que je peux marcher, ce que je fais, accompagnée d'eux jusqu'à la porte. Ils me remettent aux ambulanciers qui m'emmitouflent dans une énorme couverture en laine. Couchée sur le lit de l'ambulance, ma vision commence à devenir floue, je ne vois plus que des ombres et ma tête tourne, j'entends du bruit, et dans tout ce bruit, j'arrive à distinguer la voix d'une femme, une voisine qui était reconnue dans tout le voisinage pour sa grande gueule, elle dît:
-Femme: Tieuy Yallah! Moom rekka ci mouthiou deh! (Eh Allah! C'est la seule à s'en être sortie!)
Le bruit revient et je perds conscience.
Je me réveille quelques heures plus tard à l'hôpital, on était le lendemain. Ma tante était là, mon oncle et ma cousine. Ma tante suspendit son wird en me voyant ouvrir les yeux, elle avait un grand voile sur la tête.
-Elle: Fatima? Sama doom dji, yèwou nga? (Fatima? Ma fille, tu es réveillée?)
J'avale ma salive et respire profondément avant de demander:
------------AUJOURD'HUI------------
PDV de Fatima
01 mai 20..
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mes 19 ans, je me suis en partie remise de mes troubles psychologiques mais je continue à prendre un traitement depuis ma tentative de suicide presque un an plutôt. J'ai aussi commencé à mettre le voile et à m'investir dans la religion beaucoup plus.
On m'a organisé une fête mais il n'y a pas beaucoup de monde, j'ai perdu tous mes amis quand j'ai changé de quartier, j'ai dû arrêter l'école pour un moment, et j'étais tout le temps cloîtrée dans ma chambre, seule...ou presque.
Aujourd'hui, il y avait la famille très proche, pas plus de 20 personnes. Chacun m'a amené un cadeau. Ta Astèle m'a offert un teddy bear, un petit et mignon teddy bear, c'est mon préféré de tous les cadeaux que j'ai reçus.
C'était ma fête mais j'étais tranquille dans mon coin à ne déranger personne. J'étais tout de même contente qu'ils soient là. À un moment, ma cousine Alima est venue s'asseoir à côté de moi.
-Elle: Alors? Ces 19 ans?
-Moi: Merci de m'avoir organisée cette fête, je l'adore.
-Elle: Ça va?
Rien ne m'irritait ni ne me mettait hors de moi plus que cette question sans que je ne sache pourquoi. Je lui réponds sur un ton contrarié.
-Moi: J'ai l'air d'aller mal?
-Elle: C'était juste pour savoir, je ne veux que ton bien, tu sais...
-Moi: Oui, ça j'ai bien compris, je t'ai juste demandé si j'avais l'air d'aller mal. J'ai mauvaise mine? Si oui, je monte me maquiller et peut-être que ça ira.
-Elle: Quelle bonne idée tu me donnes là! Viens on y va le faire!
-Moi: C'était de l'ironie!
-Elle: Je sais!
Elle me prend par le bras et me tire avec elle sans me laisser le temps de rajouter quoi que ce soit. J'aurais dû y réfléchir à deux fois avant de parler de maquillage à une apprentie esthéticienne. On monte vite fait en haut, dans sa chambre. Elle me fait asseoir devant la coiffeuse et sort la boîte de maquillage. Je n'avais plus le moyen de m'enfuir et ça me changeait les idées un peu donc...
Ma tante toqua à la porte au bout de quelques minutes.
-Tata: Les filles, vous faites quoi?
-Alima: On se fait belles Maman!
-Tata: Ah d'accord, Fatima tes invités commencent à rentrer.
-Alima: Ils peuvent y aller, c'est bon, remercie-les de sa part.
-Moi: C'est bon ma tante, j'arrive!
-Alima: Attends, j'ai déjà commencé!
-Moi: Alima, je devrais te donner de mes médocs toi, t'en as plus besoin que moi si ça se trouve.
-Tata: *riant* Bien dit, elle n'a pas tort hein.
-Alima: Gngngngng, sortez de ma chambre, merci.
Je descends, accompagnée de ma tante pour dire au revoir aux invités. Il était un peu avant la prière de Maghreb.
C'est pas long puisqu'ils ne sont pas beaucoup. Il y a surtout mes tantes et oncles et leurs enfants, les petits comme les grands. Je ne connais pas la plupart d'entre eux et aujourd'hui je me demande pourquoi ils n'étaient venus à aucun de mes anniversaires avant, mais je savais... Je les préfère quand même à ceux qui ne sont jamais venus, même pas à celui-là.
PDV de Fatima
Je voulais parler, réagir mais elle me disait que c'était de ma faute.
-: Tu n'as pas intérêt à bouger, c'est lui qui paye ton dîner. Pourquoi tu es allée t'asseoir à sa table? Tu as vendu ta dignité pour un plat au resto, non ? Tu assumes maintenant.
Je commençais à ne pas me sentir bien. Et d'un coup, je commençais à m'énerver, il n'arrêtait pas, ça me faisait peur et j'étais en colère contre moi d'avoir peur, d'être coupable et d'avoir peur...
PDV de Alima
Je discutais avec Aziz qui ne me répondait qu'avec des sourires, des "oui" des "humhum". Quand je me retourne vers Fatima, je la vois immobile, l'air inerte, le regard noir, dirigé sur son plat. Elle faisait peur à voir.
-Moi: Fatima? Fatima?
-Elle:...
PDV de Fatima
J'avais les yeux fixés sur la table mais surtout sur le couteau à côté de mon assiette, il faut que je me calme si je ne veux pas faire une bêtise. Brusquement, je le sentis retirer sa main puis j'entends Alima qui m'appelait en tapant sur la table . Je lève enfin la tête.
-Moi: Hum?
-Alima: Ça fait des minutes que je t'appelle, ça va?? Tu veux qu'on rentre?
Je ne dis rien, j'essaie de reprendre mes esprits et j'y serais certainement arrivée si Aziz s'était muré dans son silence.
-Aziz: Qu'est-ce qu'elle a?
À cette question, je lui lance un regard noir. Mais il fait comme si de rien n'était.
-Aziz: Ça va?
-Moi: Repose tes sales pattes sur moi et tu regretteras la nuit où tes parents t'ont conçu!
PDV de Alima
Je ne comprends pas ce qui se passe, Fatima a regardé Aziz comme si elle voulait le tuer, je sais qu'il y a cette sorte de démon dans sa tête qui la pousse à faire des choses qu'elle regrettera à coup sûr. Et en voyant son regard, j'aurais dit que c'est le démon qui regardait Aziz tellement ses yeux étaient remplis de haine!
-Fatima: Repose tes sales pattes sur moi et tu regretteras la nuit où tes parents t'ont conçu!
De quoi elle parle??
-Moi: De quoi elle parle Aziz?
-Aziz: *regardant Fatima* Je ne sais pas, elle a des problèmes mentaux? Parce que ses yeux...
-Fatima: Mes yeux répondent à ta main!
Fatima me faisait vraiment peur, je ne savais que faire...
-Moi: Quoi sa main??
-Fatima: *hurlant* IL VIENT DE L'ENLEVER DE MA CUISSE!!
-Moi: QUOI?? *se tournant vers Aziz* Yaw yaay imbécile! (Espèce d'imbécile!)
-Aziz: Imbécile bi la fayal sa rèèr (L'imbécile qui a payé ton dîner)
Il se le croyait permis alors, parce qu'il a payé notre dîner.
-Moi: Nioune soxla wouniou sa sarap nd***m! Yaaniou fekk niou took nga invité niou té bayi nga yaye sa keur, bayi rak sa keur, wayé doon domeram mootakh nga nieuw ba resto, dadialé linga am ci mois bi yeup naane dangay fayal dîner ay jigeen yoo khamni goulèèt nga guiss lène tay (On n'a pas besoin de ton p***in d'argent! C'est toi qui nous a trouvées à notre table et nous a invitées alors que tu as laissé mère et sœur chez toi, mais parce que tu es un bâtard (fils de péché), tu as pris toutes tes économies pour venir au resto payer pour des femmes que tu viens de rencontrer, aujourd'hui)