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MES FEMMES : le chaud et le froid

MES FEMMES : le chaud et le froid

Auteur:: Auteur meliss
Genre: Romance
Comme on le dit souvent , la jalousie est un maux qui tue à petit feu l'amour . C'est l'histoire d'un homme qui aime sa fiancée mais cette dernière n'est pas apprécié pas sa belle famille surtout sa belle mère alors la famille a décider d'épouser à l'homme la petite et dernière femme ( veuve) de son cousin mort . Ce qui amène la première à détruire l'amour que lui portait son mari à cause de la jalousie.

Chapitre 1 Épisode 1

Je regarde mes oncles à tour de rôle, ainsi que ma mère. Comment peuvent-ils se permettre de prendre des décisions à ma place ? Je me demande ces vieux se croient à qu'elle époque.

Je regarde l'assemblée avant de reporter mon regard sur la femme assise sur la moquette tête baissée, son bazin d'un blanc immaculé la recouvre complètement.

Je ne l'ai jamais vu auparavant, d'ailleurs même si je l'avais vue, comment le savoir vu qu'elle est toute couverte et s'obstine à garder la tête baissée sur ses jambes. Je suis tiré de mes pensées par mon oncle Saliou.

- Ousmane, je sais que nous te mettons devant le fait accompli mais devant le destin on est impuissant, le destin est inévitable mon enfant...

Il se tait un moment et regarde les autres qui acquiescent tous.

- Ton frère n'aurait jamais voulu mourir et laisser sa famille, partir et laisser femmes et enfants. Jamais il n'aurait voulu cette vie pour sa famille, mais Allah seul reste le maître décideur. La mort est inévitable c'est un chemin que nous emprunterons tous un jour, tôt ou tard, mais je prie le Seigneur que ça soit le plus tard possible.

- Amen ! Répond l'assemblée.

- Ousmane mon enfants, c'est à toi qu'incombe cette lourde tâche de prendre soin d'elle. Elle est ta femme à présent et toi son mari...

- Mon oncle excusez-moi de vous interrompre, je ne peux pas prendre une autre femme. Vous savez que je me marie dans un mois et la polygamie je ne n'en veux pas sans vous offenser, c'est pas une vie pour un homme comme moi. Je ne saurais être équitable entre les deux. J'aime ma femme et aucune autre.

- Je comprends tout à fait, tu es allé chez l'homme blanc ou tu as fait tes études, et tu as tendance à réfléchir comme eux. Oui je sais qu'on ne peux rien contre cela, mais tu es le seul qui a une seule épouse enfin une fiancé, les autres ont déjà trop de charges et seul un jeune frère de son défunt mari peut l'épouser. Birama c'était mon neveu, je ne peux pas prendre sa femme ainsi que tous les autres présents... Il avait quatre femmes et c'est la seule qui reste, sa plus jeune épouse, et étant les aînés de cette famille nous avons décidé qu'elle sera ta femme tu ne peux refuser Ousmane.

Non il doit bien y avoir quelqu'un pour la prendre, sinon qu'il la retourne à ses parents. Moi je ne peux simplement pas épouser la femme de mon cousin, pff cousin que je ne connaissais même pas bien. Je l'ai peut-être vu une ou deux fois et c'est sur moi il veulent mettre ce fardeau ? En plus la femme d'un villageois, même s'il s'était fait un peu de sous dans l'extraction artisanale et la vente d'or ça reste quand même un villageois à mes yeux et nous savons tous qu'un villageois épouse une villageoise.

Je ne peux pas me mélanger à ce genre de personnes. Non pas que je m'estime supérieur à lui mais c'est d'être honnête avec moi-même. Tout ceux de ma famille qui vivent à l'intérieur du pays, je fais ce que je peux pour chacun, mais ça s'arrête là.

Nous avons tous un standard de vie, d'aspiration pour notre avenir et le mien n'est pas d'épouser une femme du village et de surcroît devenir polygame. Ce n'est pas dans mes projets et cela n'est pas près de changer. J'ai déjà trouvé ma moitié.

Je regarde cette femmes en commençant par ses pied pour juger, pour avoir une idée du genre de personne que s'est. Mais je ne vois rien d'autre que la plante de ses pieds.

Elle est assise sur la moquette du salon pied nue. Ses pieds sont très propre et jolie quand même. Ses ongles sont couverts de vernis et elle a appliqué des dessins en fleurs et feuilles de henné qui quittent de son gros orteil jusqu'au niveau de ses chevilles.

Sa peau ébène est luisante on aurait dit du velours. Elle est de teint noir et ce simple critère la disqualifie déjà. Je n'aime pas les femmes de teint noir. Non je n'en veux pas. Les femmes, je les aime bien clair et en chair, plus c'est clair mieux s'est. C'est la première chose qui m'attire chez une femme.

De son accoutrement nul doute c'est vraiment une nouvelle marié. Pff au lieu de me demander mon avis ils la marient et me l'envoi.

En Europe quand tu dis aux autres que ta femme t'entends au pays ils ne te croient pas, tu peux te retrouver marier du jour au lendemain. Tu es là-bas entrain de dormir tranquille, et ta famille t'appelle pour te montrer une parfaite inconnu en te disant que c'est ta femme, de tout faire pour l'envoyer à côté de toi et tu n'as pas le droit de refuser sinon c'est toute ta famille que tu as à dos. C'est pourquoi les mariages à l'étranger ne durent jamais ça capote toujours.

Bref je continue mon inspection mais

c'est tout ce que je vois et rien d'autre.

- Mes oncles, je suis sincèrement désolé mais je ne peux pas répondre favorablement à cette requête. J'ai déjà une femme que j'aime, et je ne vais pas rentrer dans des histoires de polygamie vous-même vous savez comment ça se termine. Et comme je vous ai dit je me marie bientôt. Je ne veux pas perdre ma paix intérieure et risquer de mourir jeune, non vraiment ce n'est pas pour moi, je ne peux-tu pas gérer deux femmes.

- Si ce n'est que ça tu peux dormir tranquillement mon enfant. Hawa que tu vois là, elle n'a aucun problème, absolument aucun. Depuis que Birama l'a épousé même ses co-épouses chantent ses éloges alors que c'était elle la dernière hein. Wallaye mon fils au nom de Dieu, c'est pourquoi nous te la proposons sinon il y a longtemps que nous l'aurons reconduit chez ses parents. C'est une femme soumise, qui n'a aucun problème, même si tu la piétine elle va te demander pardon pour ne pas entrer en conflit. Elle est très douce et gentille.

Tout ce que je déteste chez une femme, pensais-je en levant les yeux au ciel. Je déteste ces bénie oui oui, ces femmes insipides sans aucun caractère. Non merci je n'en veux pas, j'aime les femmes qui s'affirment qui ont la tête sur les épaules et non pas froid aux yeux. J'aime les femmes qui me tiennent tête lorsqu'il le faut comme ma tigresse, ma Zayate.

- Mon oncle je suis désolé mais ma réponse reste inchangée c'est non.

- Ousmane, je m'appelle l'oncle Fodé. Ce que Saliou refuse de te dire est que si tu refuses de prendre cette femme aujourd'hui tu auras laissé une orpheline une veuve à la merci des aléas de la vie sans aucun soutien aucunes sources de revenus, sans personnes pour lui venir en aide. Je sais que le blanc a du t'enseigner là-bas qu'il ne faut pas abandonner l'orphelin et la veuve comme nous l'enseigne le Coran n'est-ce pas ? De ne pas leur refuser notre aide tant qu'on peut où bien je me trompe ?

- Oui mais...

- D'accord on a compris tu ne veux pas d'elle comme femme, mais malheureusement c'est à toi qu'elle a été donné, elle est ta femme à présent, l'eau est déjà versée on ne peut plus la ramasser. Même si tu ne veux pas d'elle comme femme garde la, prend soin d'elle en attendant qu'on trouve une meilleure situation pour elle

- Quelle solution mon oncle ?

- Jusqu'à ce qu'elle ai un autre homme pour la prendre comme femme ou au moins qu'elle termine son apprentissage en couture. Nous avons peur du péché Ousmane, cette fille, elle n'a plus ni mère ni père, Djènaba nous a expliqué dans quelles conditions elle l'a donnée à son mari en tant que quatrième femme. Pour l'amour de Dieu c'est une orpheline, nous ne pouvons pas l'abandon à son sort parce que son mari est décédé, non nous ne pouvons pas faire cela, tu es le seul qui n'aies pas beaucoup de charges de nous tous. Tu peux mieux l'aider que nous autres. Alors s'il te plaît garde là au moins jusqu'à ce qu'un autre homme veuille d'elle, nous allons la donner en mariage là-bas ou qu'elle soit en mesure de se prendre en charge elle-même.

- ...

- S'il te plaît Ousmane c'est un bon compromis, me dit maman, ne permet pas que cette enfant soufre juste par refus, ai pitié s'il te plaît.

- Ok mais alors qu'elle reste chez toi je vais m'occuper d'elle là-bas.

- D'accord mais vu que ta femme n'est pas là elle va rester ici en attendant et aider Oumou, en plus vous allez mieux faire connaissance et ainsi tu sauras comment l'aider d'accord ?

- ...

- Pour l'amour de Dieu mon garçon.

Ils s'y mettent tous.

- Ok j'accepte mais qu'elle ne se considère pas comme mon épouse. Je prends juste soin d'elle comme je l'aurais fait pour ma petite sœur si j'en avais. Je lui finance une formation et on est quitte on est d'accord ?

- D'accord.

- Et qu'elle reste à sa place, ma femme c'est ma femme et elle est à respecter. Je ne veux pas entendre un jour qu'elle lui a fait des histoires me suis-je fait comprendre ?

- Oui très bien elle va rester à sa place, répond mon oncle.

- Je veux l'entendre de sa bouche.

- Hawa, l'appelle mon oncle.

- Oui j'ai compris, je ne lui ferais jamais d'histoire elle répond d'une voix plutôt douce sans pour autant relever la tête.

En tout cas si son comportement est pareil on ne devrais pas avoir de problème.

- Et je veux que les liens du mariage soit brisé aujourd'hui.

- On ne peux pas le faire tout de suite c'est contre nature Ousmane ! Le mariage vient a peine d'être scellé.

- Si ce n'est pas fait d'ici le retour de ma femme je me laverais les mains de tous engagements, je vous préviens.

- D'accord avant ton mariage nous allons briser vos liens.

- Okay comme tout est claire maintenant, ça va, j'ai une réunion dans peu de temps, je retourne au bureau.

- Okay mais il faut l'installer d'accord non ? Dit maman.

- Oui oumou la dame de ménage va l'installer dans la chambre d'amie. Dis-je en me levant.

Ils m'avaient appelé d'urgence et m'ont fait quitter le bureau hélico presto.

J'appelle oumou lui donne les consignes avant de prendre ma voiture et filer à mon bureau.

Après ma réunion, je m'installe dans mon bureau et réfléchis à comment annoncer cette histoire à Zayate. Je risque de me prendre des projectiles, mais c'est pour la bonne cause. J'ai les moyens si je peux aider pourquoi pas.

A mon retour j'aurais une discussion avec elle, histoire de voir comment je peux lui venir en aide. Peut-être qu'elle a des projets en attendant qu'elle ne trouve un époux.

Mon téléphone sonne, je regarde, mon amour :

- Salut bébé !

- Bonsoir amour, je répond d'une voix grave.

- Tu n'es pas encore rentré.

- Euh disons dans une heure, j'ai presque fini ici.

- Ok.

- Tu m'appelles alors quand tu rentres ?

- Oui bébé, en plus j'aimerais qu'on discute de quelque chose.

- Quoi ?

- Plus tard bébé.

- Non dis-moi Bébé de quoi il s'agit, je ne peux pas attendre. Il y a un problème avec ma boutique ?

Sa boutique de parfum et lingerie n'est pas loin de mes locaux.

- Non la boutique n'a rien bébé, je veux qu'on discute au calme, alors laisse-moi rentrer tu veux bien mon cœur ?

- Hmm ok.

Je raccroche et souffle, putain je ne sais même pas par quoi commencer. Mon téléphone sonne à nouveau :

- Allo !

- Oui bébé tu peux passer à la boutique s'il te plaît, Fifi va te remettre un colis tu rentre avec et le met pour moi dans mon coffre fort.

- Ok pas de souci.

- Merci mais tu ne veux vraiment pas me dire de quoi il s'agit ?

- Zayate !!!

- Ok ok à toute ...

J'appelle ma secrétaire pour qu'elle me fasse un café bien corsé. Je dois étudier minutieusement un dossier très important.

Je suis concessionnaire auto, les voitures c'est ce qui me passionne le plus. Et j'en ai fait mon gagne pain. Lorsque j'ai fini mes études de commerce, à l'obtention de mon Bachelor of International Business Administration du Groupe Sup de Co Montpellier en France j'ai travaillé chez un concessionnaire pendant deux ans afin d'acquérir des compétences qui puissent me permettre de mener à bien mes ambitions, et je m'en suis plutôt pas mal sortie.

Je vous présente le concessionnaire attitré de la marque Peugeot et Citroën.

S'associer à une grande marque n'est pas la chose la plus facile à faire. Il faut démontrer à la marque ses capacités en terme de vente, de mécanique, et de gestion ; notamment en ce qui concerne les très grandes marques automobiles comme Citroën, Peugeot etc... Si la marque est convaincue, vous signerez un contrat de concession. Je vous précise que ce contrat se conclut pour une durée déterminée. Le concessionnaire est également affecté à une zone géographique bien définie, ce qui se révèle être un avantage puisqu'elle lui assure l'exclusivité de la vente des produits de la marque sur tout un secteur.

OCH Motors Guinée est situé en plein centre ville, nos locaux sont composés de bureaux, showroom, atelier pour la partie maintenance et réparation, le stock de véhicules à vendre, le stock de pièces détachées, des outils, meubles spécialisés, et véhicules spécialisés pour le remorquage et la réparation. Et ainsi petit à petit nous faisons mon équipe et moi notre petit bonhomme de chemin.

Je n'arrive plus à me concentrer sur ce dossier. Je ferais mieux de bouger avant que ma dragonne ne commence à cracher du feu ou qu'elle s'imagine que je traine parce que j'ai rendez-vous avec une autre femme. Il n'y a pas plus jalouse.

Je descend, déverrouille à distance ma Citroën C4 Casus avant de grimper en saluant le vigile.

Je me gare devant sa boutique de parfum et lingerie quelques minute plus tard. Je sors verrouilles les portières et pénètre la boutiques.

Je salue les filles, récupère le colis, passe vers le restaurant me prendre des déserts et rentre à la maison.

Je ne trouve personne dans le séjour. Je met les desserts au frais et trace dans ma chambre prendre un bain rapidement me change et descend. Je trouve que Oumou ma dame de ménage a dressé la table.

- Bonsoir Monsieur

- Comment allez-vous ?

- Bien merci et vôtre journée.

- Fatiguant mais ça va.

Je prends place, oumou s'éclipse je me sers.

- Oumou !

- Oui Monsieur, dit-elle en hâtant le pas vers moi.

- Euh vous pouvez appeler notre invité pour le dîner.

- Elle a déjà manger elle dort à présent.

- Aussi tôt ? Ok c'est bon alors.

- Ça sera tout ?

- Oui merci Oumou.

Je finis de manger rejoins ma chambre je trouve deux appels en absence de Zayate, je rappelle de suite

- Qu'est-ce que tu fous ? Je t'appelle, tu refuses de prendre ! Tu étais avec tes putes n'est-ce pas ?

- Zayate, tu sais que j'ai horreur de ce que tu fais là, tu le sais ça n'est-ce pas ?

- Je m'en fiche, crit-elle, va te fair...

Clic

Je ne veux pas entrer dans une dispute maintenant sinon ce que je vais lui annoncer va être plus difficile à faire passer d'autant plus qu'elle est loin. Elle est au philippine pour acheter sa robe de mariage. Ensuite de là-bas elle ira en France avant de revenir.

« Quand tu te sera calmé, appelle-moi on va discuter je viens de rentrer, je mangeais mon téléphone est branché en haut » Je l'envoie le message et pose mon téléphone.

Elle me rappelle aussi tôt. Je réponds sur mon mac et active la vidéo. Son beau vissage m'apparaît, je souris bêtement en sentant mon cœur se gonfler d'amour. Qu'est-ce que j'aime cette femme. Zayate, c'est un beau brin de femme. Métisse Libanaise moitié Soussou du côté de sa maman. Pour être belle m'a femme l'est. Grande de taille, elle était mannequin et a arrêté il y'a trois ans, cela fait cinq ans que nous somme ensemble. Je l'ai rencontré à tout hasard dans un restau ici et tout de suite j'ai eu le coup de foudre même si j'avoue les débuts n'ont pas été facile mais on a su surmonter. Elle a vingt-huit ans et nous vivons ensemble depuis deux ans. Si ça ne dépendait que de moi on serait déjà marier mais Madame veux le mariage du siècle donc elle le prépare minutieusement sans se presser

- C'est bon tu es calmée ?

- Oui, elle répond. A son visage je vois qu'elle a envie de crier mais elle se retiens.

- Alors parle à présent je t'écoute.

- Promets-moi d'abord que tu ne vas pas t'emporter et me laissera aller au bout de mes phrases.

Elle fronce ses sourcils avant de croiser ses bras sous son opulence poitrine.

- Je ne vais pas m'énerver alors parle.

- Bon voilà, cet après midi mes oncles m'ont appelé d'urgence à la maison qu'il ont à me parler. Je suis arrivé ici précipitamment croyant qu'il c'était passé quelque chose. Tu te rappelles du décès du fils de l'oncle Gaoussou où on était parti saluer à Matoto ?

- Oui je me rappelle.

- Tu sais qu'il est de coutume chez nous que les jeunes frères héritent de la femme de leur défunt frère n'est-ce pas ? Les parents sont venus me proposer de prendre sa derrière épouse, j'ai refusé bien évidemment mais il se trouve qu'elle n'a nulle part où rester, ils proposent qu'on l'aide jusqu'à ce qu'elle trouve un homme pour l'épouser ou une situation.

- Et tu as été catégorique et ils sont partis avec elle n'est-ce pas ?

- Attends bébé, ce n'est pas si simple. Ils avaient déjà scellé le mariage je ne savais pas.

- Haïdara ne commence pas tu m'entends ? Ne tente même pas ce que tu veux faire là est-ce que tu comprends ? Même pas marier que tu me ramènes une co-épouse ?

Elle crie.

- Chérie calme-toi que je t'explique la situation. C'est selon la coutume qu'elle est ma femme mais moi j'ai été claire la dessus, je ne suis pas son mari. Elle reste juste jusqu'à ce qu'elle trouve une situation et elle s'en ira par la suite. C'est une orpheline paraît-il.

- JE M'EN FICHE... M'EN FICHE TU M'ENTENDS ? Je ne veux de personne dans ma maison si elle est orpheline c'est pas des orphelinats qui manquent dans ce pays. Tu t'arranges comme tu veux mais je ne veux pas la trouver chez moi. Je savais que ta famille allait faire une chose pareille, je le savais.

Elle est rouge de colère, mon Dieu je crois que ça va être plus compliqué que prévu pensais-je en soupirant.

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.

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.

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À suivre....

Chapitre 2 Épisode 2

Je ne sais pas quoi lui dire, d'un côté je la comprends aussi c'est une situation assez bizarre. Même si elle ne voulait pas mais elle la verra toujours comme une rivale d'autant plus que c'est vraiment ma femme.

Pff, ils pouvaient simplement venir me la confier, je me serais occupé d'elle au lieu d'aller mélanger ainsi les choses. Une chose est sûre ma mère est derrière tout ça.

- Chérie...

- Ousmane, rien que tu pourrais dire ne me fera changer d'avis donc garde ton énergie pour pouvoir affronter ta famille, dit leur que moi Zayate Moudad dit que cette femme ne restera pas chez moi.

- Arrêt au moins de crier dans mes oreilles on peut parler calmement sans pour autant s'emporter. Je n'aime pas ça et tu le sais, tu cris encore je raccroche, dis-je sur mes nerfs.

- Non, je te vois venir Ousmane ce que tu essaye de faire là ne marchera pas. Ton Français bon cœur là pas cette fois.

Je soupire. Je ne sais pas quoi faire j'ai déjà donné ma parole si je me retire les gens sauront que c'est à cause d'elle. Déjà qu'elle n'est pas apprécié, je le sais c'est juste que personne n'ose le montrer clairement par respect pour moi. Donc je ne veux pas qu'elle leur donne une autre raison de plus de se dire qu'ils avaient vu juste. Je vais essayer plus tard de la faire changer d'avis. Pour l'heure je change de conversation c'est mieux.

- Tu as eu la robe que tu voulais ?

- Je veux d'abord que tu m'assures que tu vas la renvoyer dès demain.

- Laisse-moi lui parler d'abord je n'ai pas eu le temps de le faire ensuite je te dirai ce que j'ai décidé. Je veux me faire une opinion.

- Fais ce que tu veux, qu'elle ne reste juste pas dans ma maison.

- D'accord j'ai compris. Maintenant montre-moi ta robe, tu as eu celle que tu voulais ?

- Oui bébé mais je ne peux pas te la montrer ça porte malheur mais crois-moi tu vas tomber à la renverse quand tu me verras dedans.

- Ça me semble long bébé, je souffre, je n'en peu plus tu me manques et j'ai très envie de toi.

- Courage bébé bientôt.

- Éloigne-toi un peu de la camera, lui dis-je.

Elle porte une petite nuisette qui ne cache presque rien mettant en avant ses magnifiques courbes dignes des princesses de mille et une nuit. Je me sens durcir comme un bloc.

- Tourne-toi sur toi-même bébé, dis-je d'une voix rendu roque par l'excitation.

- Ousmane j'ai pas la tête à ça.

- Mais bébé j'ai envie de toi tu n'es pas là je fais comment ?

- Je suis fatigué.

- Ok, reste où t'es, t'as même pas besoin de bouger, soulève juste tes jambes et écarte ton dessous.

Elle s'exécute.

- Voilà bébé tes seins et écarte bien les jambes... Voilà, reste comme ça.

Je sors mon sexe tendu à l'extrême, je récupère mon lubrifiant et mets bien devant elle. Je râle de plaisir en m'imaginant en elle mais c'est vraiment pas suffisant.

- Bébé participe un peu... Ahhh tu me rend dingue chérie tu le sais ça n'est-ce pas ?...

- Ousmane je suis fatigué, fit-elle en voulant se lever.

- Ok, ok reste comme ça s'il te plaît ne bouge pas bébé.

Je continue jusqu'à éjaculer. Je me nettoie en soupirant, ça ne fait qu'accentuer mon envie d'elle. Je veux la posséder mais en attendant pas le choix obligé de prendre mon mal en patience. On continu à causer de choses et d'autres.

Je regard l'heure, vingt-trois heures. Il faut que je pense à me coucher.

- Il est quelle heure là-bas ?

- Sept heures.

- Ok bébé, je vais dormir, tu sais que je me réveille tôt.

- D'accord chéri bonne nuit. N'oublie pas de ramener cette femme d'où elle vient.

- Bébé laisse à ton retour on en rediscutera, bonne journée à toi je t'aime.

- Non, non il en est hors de question, tu m'avais dit que tu vas la renvoie.

- Zayate !

- C'est bien mon nom mais je te le dis et répète, je ne veux d'aucune femme dans ma maison.

- On en rediscute bye.

Je mets fin à l'appel. Je sais déjà qu'on ne va pas s'entendre.

Je branche mon Mac-book et mon téléphone éteint la lumière et me couche.

*****Le lendemain

Cinq heures, je suis déjà sur pieds, pour éviter les bûchons, je sors très tôt de chez moi. J'ai fini de me préparer, je descend les escaliers et trouve quelqu'un au salon assis sur une natte de prière. Elle se lève ensuite et plie la natte.

À cause du bruit de mes pas elle se retourne. Je vois enfin son visage. Elle est beaucoup plus jeune que ce que je m'étais imaginé. Elle lève les yeux et nos regards se croisent, elle a un regard saisissant, de magnifiques yeux de biche.

Elle vient vers moi, plie les deux genoux s'abaisse complètement pour me saluer.

- (Ini sogoma M'Borin tana massi) Bon matin mon oncle vous avez bien dormi ?

Hein son quoi ?

- Je ne suis pas ton oncle, ne puis-je m'empêcher de dire. Oui j'ai bien dormi merci et toi ?

Elle me regarde de ses yeux de biche effrayés avant de baissé la tête.

- Quoi, tu ne comprends pas Français ?

- Si mon oncle, je parle Français.

Elle a un peu l'accent ivoirien. Bizarre Bref

- Mon oncle vous ne prenez pas le petit déjeuner ?

Pourquoi elle s'entête à m'appeler ainsi ?

- Non, je déjeune à mon bureau.

- D'accord. Allah bi télé yéré di ama, (qu'allah bénisse cette journée). Allah sigui ani keendèya di ama, (qu'allah nous donne santé et longévité). Allah yi yarguè sabati, (Qu'allah protège tes avoirs). Allah yi tanga kodjou bhèma, (Qu'allah te protège contre tout mal). Ka telé kaïra m'borin, (bonne journée mon oncle).

Pendant qu'elle bénissait pour moi, j'étais là, la regardant surpris. Elle a une voix très posée et un peu traînante.

Je me reprends, dis amine et lui souhaite bonne journée également avant de sortir.

Je trouve mon gardien Camara entrain d'essuyer la voiture qu'il a fini de laver.

- Bonjour patron.

- Bonjour Camara ça va ?

- Oui très bien patron.

J'ouvre, dépose mon sac à l'arrière avant de monter et démarrer. Tout le chemin je pense à ce qui vient de se passer. Pas que c'est la première fois que je reçois des douas le matin avant de sortir de chez moi, mais en général c'est toujours ma mère qui bénit mes journées. Chaque matin elle m'appelle.

A ne pas s'y tromper je crois bien que ce son là des signes de bonnes éducations non ? Et dans ce cas, je crois que Zayate n'a rien à craindre. En tout cas elle m'a l'air polie et ne devrait pas nous causé de problème.

Je me laisse le temps de passer à peigne fin son comportement, parce que ces villageois, certains cachent bien leur jeux au début, après s'être familiarisé et imprégné, leurs sales caractères font surface. Je veux bien aider mais je ne veux qu'en aucun cas cela impact négativement ma vie, ma relation avec Zayate.

Ma mère m'appelle et tout le long du chemin, je parle avec elle. Arrivé à mon bureau je prend place, ouvre mon ordinateur, et me lance dans mes dossiers après avoir bu mon café que ma secrétaire m'a servi.

J'ai une réunion tout à l'heure avec mes commerciaux. Donc je dois faire vite.

- Mr Haïdara.

- Oui Mme Diallo.

- Une dame souhaite vous voir mais elle n'a pas de rendez-vous.

- Une dame ? Comment elle s'appelle.

- Elle dit s'appeler Madame Chaloup Taïba.

- Taïba, je demande étonné !

- Oui.

- Ok la réunion c'est dans combien de minutes.

- Dans 20 minutes Monsieur.

- D'accord, faites la rentrée et préparez la salle de réunion j'arrive.

- D'accord Monsieur.

Elle sort. Je cogite, Taïba si c'est vraiment elle ça fait longtemps, des années je dirais.

On est sorti ensemble à l'époque quand je faisais le lycée après on s'est perdu de vu, je ne me rappelle même plus la cause. Ça m'étonne de la voir ici.

On toque à la porte avant qu'elle ne s'ouvre sur une Taïba, toujours aussi belle. Elle porte une robe bleu bic qui la moule parfaitement et s'arrête au niveau des genoux, elle a pris du poids et des formes. Des chaussures à talon au pied et avant même qu'elle n'arrive près de moi son parfum vient me chatouiller les narines.

Je me lève et contourne mon bureau.

- Waou qu'elle surprise !

- Ousmane Cherif Haïdara, fit-elle en souriant.

Nous échangeons une accolade et je l'invite a prendre place.

- Ça fait longtemps dis donc !

- C'est peu de le dire, ça va ?

- Oui, je vais très bien et toi ?

- Ça va aussi, on est là, on croule sous le travaille mais ça va.

- Je suis bien contente de te voir, tu t'en es bien sorti franchement je te félicite.

- Merci et toi qu'est-ce que tu deviens ?

- Oh moi je suis journaliste, je travaille actuellement avec l'Usaid.

- Oh c'est très bien ça, j'espère que ça se passe bien.

- Oui très bien, les Américains ne blaguent pas comme ils le disent : The time is money.

- Ah oui, ils ont raison. Alors que me vaut l'honneur de ta visite.

- Juste faire un petit coucou. J'étais de passage hier et je t'ai vu sortir de ces locaux. Au début, je n'y croyais pas, c'est après j'ai tapé le nom de la société sur Google, j'ai vu les infos ainsi que le nom du PDG, je n'avais plus aucun doute, c'était bien toi. Je me suis dit ce matin pourquoi ne pas passer faire un petit coucou à mon vieil ami.

- Ah c'est gentil merci bien Taïba.

- Je t'en prie. Sinon et ta maman, ton frère ?

- Ils vont tous bien et toi la famille ?

- Ça va tout le monde va bien. Dis-t'elle en fixant mes doigts. J'aurais voulu prendre des nouvelles de Madame et des enfants mais comme je ne vois pas de bague...

- Lol ça, dis-je en souriant, ça ne saurait tarder, je me marie dans un mois. Je tourne la photo de Zayate vers elle. Voici l'élu de mon 💓.

- Ah oui elle est vraiment belle. Fit-elle en s'emparant de la photo. Elle a beaucoup de chance, tu es un homme bien Ousmane.

- Merci, dis-je en prenant la photo qu'elle me tant et la contemplant.

- Oh c'est mignon ça se voit que tu en est fou amoureux.

- C'est le cas oui.

- Ok j'espère que ça va durer longtemps, que ça ne sera pas comme pour moi, dit-elle tristement.

- Ah des soucis ?

- Malheureusement tout ne se déroule pas dans cette vie comme on l'espère ou comme on l'avait planifié. J'étais mariée à l'homme de ma vie du moins, je le croyais jusqu'à ce qu'il me montre son vrai visage. Présentement je suis en instance de divorce.

- Ah vraiment désolé Taïba. Garde la foi ça va aller Inch'Allah lorsque tu trouveras le bon.

- Inch'Allah. Bon je ne vais pas user plus de ton temps. Je suis ravi de t'avoir revu Ousmane on garde le contact ? Si ça ne te dérange pas bien sûr.

- Non attend. Je regarde dans mon tiroir et lui remet une de mes cartes de visites.

- Comme je n'en ai plus sur moi je t'appelle comme ça tu as mon numéro.

- D'accord.

Elle se lève, je l'a raccompagne à la porte, on se fait la bise.

- Bonne journée

- Merci pareillement.

Je regarde ma montre, je suis en retard. Je ferme la porte et me rends dans la salle de réunion.

J'avais trop de travail, pas eu le temps d'aller au restaurant. J'ai du me faire livrer un repas.

Le soir c'est tout exténué que je regagne ma maison.

Je répond aux salutations de mes employés et me dirige vers ma chambre, après mon bain je veux appeler ma belle mais je ne la vois pas en ligne, avec ce décalage pas facile. Elle doit être entrain de dormir.

Je descends me rendre dans la salle à manger, trouve la table dressée et Oumou qui est entrain de poser la carafe d'eau dessus.

- Bonsoir Monsieur.

- Comment tu vas Oumou ?

- Bien merci Monsieur. Bon appétit ?

- Merci et notre invité elle dort ?

- Non elle était entrain de prier tout à l'heure, vous voulez que je l'appelle ?

- Oui, s'il te plaît.

- D'accord.

Je prends le couvercle et me sers un peu de riz. J'ouvre la sauce et une bonne odeur de feuilles de patate me parvient. J'adore ces plats, je préfère mangé ça lorsque je rentre chez moi. Mais je me permets juste en l'absence de Zayate qui trouve que c'est pas bien pour ma santé de manger trop gras que je risque de prendre du ventre. Elle y veille au grain.

Elle arrive quelque minute plus tard, les cheveux tressés en nattes ramenés à sa nuque, elle porte une robe ample en tissu wax.

- Bonsoir mon oncle, fit-elle en fléchissant le genoux. Vous avez passé une bonne journée ?

- Oui très bien merci et toi ?

- On rend grâce à Dieu.

- Rappelle-moi ton nom déjà.

- Hawa, Hawa Marega.

- Hawa, je ne suis pas ton oncle ok ? prend place s'il te plaît, je veux qu'on discute un peu.

- D'accord.

Elle prend place et me regarde.

- Je ne sais même pas par où commencer. Je ne me suis jamais occupé de quelqu'un d'autre que mes proches : ma mère, mon frère, ma femme et là je me retrouve responsable de toi malgré moi.

Elle baisse la tête.

- Je suis désolé, elle murmure.

- Pourquoi ?

- De vous causer du souci.

- Tu as quel âge Hawa ?

- J'ai 24 ans.

- Waou aussi jeune mais mon cousin Birama était dans la soixantaine si je ne me trompe.

- Oui.

J'ai envi de lui demander pourquoi une si jeune fille irait épouser un vieux, mais je me ravise. Je me rappelle qu'au village les filles se marient assez tôt. En plus je crois qu'il avait trois autres femmes. Pourquoi c'est seulement celle-là qu'on cherche à laisser coûte que coûte avec moi ?

- Tu as fait des études à ce que je vois ?

- Oui, fit-elle, mais je n'ai pas pu terminer, je me suis limitée en classe de Terminale, j'ai pas pu passer le Bac.

J'aimerais lui demander pourquoi mais je n'ai pas envi de paraitre indiscret donc je vais me contenter de me limiter aux questions simples, je ne veux pas de familiarité.

- Ok et qu'est-ce que tu aimerais faire, tu veux continuer tes études ?

- Non mon oncle, je suis trop vieille pour l'école en plus ça fait tellement longtemps que je ne crois pas me retrouver. Je veux faire autre chose, elle dit de sa voix posée.

Sa voix est à la fois douce et traînante. Je ne pense pas que ça soit une mauvaise personne même si parfois les apparences sont trompeuses. J'ai tellement peur de me tromper et par la même occasion faire entrer le diable dans ma maison. Je veux bien aider mais je ne veux pas être dérangé en essayant d'arranger.

- Ok qu'est-ce que tu comptes faire ?

- Je veux faire la couture être styliste. J'avais déjà commencé, cela fait des années que je coupe mais j'ai envi d'en faire mon métier, pour ce faire j'ai mis de l'argent de côté pour m'inscrire dans une école de mode. Je veux pouvoir atteindre le niveau de créatrice de mode, pas seulement me limiter à reproduire ce que les autres font.

C'est seulement en ce moment que ses yeux jusque là triste s'illuminent. Elle a vraiment de beau yeux.

- D'accord je vais essayer de me renseigner et voir dans quelles mesures je peux t'aider dans ce sens. Mais Hawa, dis-je en déposant ma fourchette, me redresse et la regarde. Je suis entrain de parler avec Madame pour voir si tu peux rester ici, je ne vais pas te cacher qu'elle ne le veut pas. J'aurais voulu qu'on t'amène simplement pour que je m'occupe de toi au lieu de compliquer la situation avec un mariage. Je dois me marier dans un mois ma femme est en voyage pour les préparatifs.

- D'accord mon oncle félicitations à vous, fit-elle avec un petit sourire

- Merci.

- Je disais donc qu'elle revient bientôt, je vais essayer de la convaincre afin que tu puisses rester ici faire ta formation et entre temps si tu gagnes un mari tu te marie et tu t'en vas au cas échéant tu vas rester chez maman je continuerais à m'occuper de toi, On est d'accord ?

- Oui mon oncle. On fera tout selon votre convenance. Merci d'avoir accepté de me garder pendant ce temps, qu'Allah vous le rende au centuple !

- Amine. Mais Hawa je te préviens Zayate n'est pas facile et ça sera à toi de tout faire pour ne pas entrer en conflit avec elle, tu as compris ? Aide-moi à t'aider parce que ici c'est sa maison, ma mère c'est sa belle-mère, si elle dit que tu ne reste pas même chez maman tu ne resteras pas tu as compris ?

- Tout à fait mon oncle, je ferais tout comme vous me le direz.

- D'accord, je veux que les liens du mariage soit brisé le plutôt possible, pour éviter les problèmes et tensions inutiles.

- D'accord, il n'y a aucun problème.

- Ok, maintenant tout est clair. Tu as mangé ?

- Oui merci mon oncle.

Ok, je l'observe un moment avant de reporter mon regard sur mon assiette et continue à manger.

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À suivre....

Chapitre 3 Épisode 3

Quelque jours plus tard

*** *Hawa Marega* ***

Je me lève à l'aube comme chaque matin, prends mon bain, fais mes ablutions, porte mon long abaya, prends mon foulard et me rends au salon. A ma grande surprise, je trouve mon oncle entrain de prier, je mets mon tapis derrière lui et fais d'abord mes deux rakats d'al-mandoub ou as-sounnah, c'est un acte surérogatoire. L'acte surérogatoire c'est par exemple les rawatib des prières (les prières surérogatoires régulières précédant ou suivant les prières obligatoires), c'est un ensemble d'actes qui, lorsqu'il est accompli apporte des récompenses.

Je crois que c'est ce qu'il faisait, parce que dès qu'il finit il dirige la prière.

Je suis surprise, en général ceux qui ont fait l'occident prie rarement ou ne le fond pas de façon régulière.

Je ne connais pas grand-chose de lui je l'ai vu le jour où je suis arrivé à Conakry après la mort de mon mari avec sa jolie femme. Ils étaient venus pour saluer et présenter ses condoléances. Ce jour j'étais loin de m'imaginer atterrir chez lui.

Je me relève lorsqu'on termine.

- Bonjour mon oncle, dis-je en fléchissant les genoux.

-Bonjour Hawa, tu as bien dormi ?

- Oui bien merci par la grâce de Dieu et vous ?

- Je rend grâce aussi.

Je lui fais mes douas comme chaque matin, ensuite je rentre dans ma chambre troquer mon abaya contre un haut à bretelle noue, mon pagne et sors aider tanti Oumou, même ici il n'y a presque rien à faire. Il y a des machines pour tout, tu commences la cuisine jusqu'à la fin, tu ne te salis pas.

Il y'a des cuisinières à gaz, des mixeurs, micro-ondes, machine à laver et tous sortes d'ustensiles de cuisine. La cuisine est vraiment bien équipée. Rien de compliqué à faire dans la maison, il faut juste dépoussiérer les meubles de temps en temps.

On est loin de Kankan ou on prépare au feu de bois avec toute la fumée qui va avec. J'avoue que ça ne me manque pas du tout. Heureusement que je ne rentrais en cuisine que quatre fois dans le mois parce que lorsque c'est à ton tour de recevoir le mari, c'est toi qui fait la cuisine et tous les travaux ménagers. Quand même moi en général j'étais dispensée de ces corvées parce qu'il y avait ses filles qui avaient presque mon âge et on s'entendait plutôt bien vu que c'est moi qui confectionnait leurs tenues.

- Bonjour tanti Oumou.

- Hawa je t'ai dit combien de fois de ne pas m'appeler ainsi tu me vieillis, en plus tu es la femme du patron.

- Non, je ne peux appeler mon aîné par son prénom c'est contraire à l'éducation que j'ai reçu, en plus je ne suis pas la femme de votre patron, il m'aide juste à trouver une situation ou un mari.

Elle m'observe un moment.

- Pourtant il mérite bien une femme comme toi, tu es tellement douce. Celle qu'il a là ! C'est pas la peine.

Je ne dis rien, je ne veux pas entrer dans ces commérages de bonnes femmes, tout ce que je déteste ; surtout que le monsieur a été assez gentil pour accepter de m'héberger chez lui jusqu'à ce que j'ai une situation. Je ne me vois pas me mettre à casser du sucre sur le dos de sa femme. Ce ne sont pas mes affaires. Donc je change vite de sujet.

- Il m'a promis me chercher une école de mode, dis-je, avec un grand sourire.

- Tu fais la couture ?

- Oui tanti.

- Une si belle fille que toi Hawa, pourquoi ne pas simplement continuer les études ? Dans notre monde si tu n'as pas de diplôme tu risques de finir comme moi que tu vois là.

- Mais tanti Oumou il y a des gens qui ont le diplôme mais qui n'ont pas gagné du travail et qui sont obligés de faire des petits métiers, il y en a des milliers d'ailleurs.

Une chose est sûre pour moi, si je maîtrise mon travail je ne vais jamais chômer. C'est ça l'avantage de faire un métier.

- Je veux faire une école afin de me perfectionner et atteindre un autre niveau, être la meilleure dans mon domaine.

Mon plus grand rêve serait de voir des mannequins porter mes créations et marcher fièrement sur un podium, dis-je en souriant grand la tête dans les nuages

- Ah ok mais je trouve que rien n'est égale à l'école ma chérie. Avoir un diplôme universitaire t'ouvre beaucoup de portes.

- J'ai déjà une base ça va, je ne vais pas encore aller gaspiller des années dans une classe qui ne me garantit même pas un boulot au final. Par contre suivre une formation je crois que c'est aussi étudier et avoir un diplôme, en plus là tu étudies vraiment ce qui te passionne. Je préfère fournir cet énergie dans l'apprentissage de ce que j'aime que d'aller simplement orné une salle de classe.

- Ok si tu le dit, je te souhaite du courage et beaucoup de succès

- Merci beaucoup. J'ai une machine j'ai hâte qu'elle arrive. On s'ennuie dans cette maison, il n'y a presque rien à faire. Au moins je passerai mon temps libre à reproduire les quelques croquis que j'ai faites.

- En tout cas je sais que tu vas réussir parce que tu as l'air d'aimer ça. Mais je te préviens on est libre comme ça c'est parce que Madame n'est pas là sinon hmmm.

- Oui merci, qu'est-ce qu'on prépare aujourd'hui ? Je demande pour changer de sujet.

- C'est si simple la cuisine en ce moment, Monsieur aime les plats de chez nous donc quoi qu'on fasse, lui n'a pas de problème il mange.

- Ok.

- Hawa j'ai peur toi.

- Pourquoi ?

- Je ne pense pas que tu vas rester ici.

- Pourquoi ? Mon oncle m'a dit que je pouvais en attendant que sa femme n'arrive.

- Sa femme ne le permettra pas.

- Non, je ne crois pas, si son mari lui demande, elle va le faire. Une femme fait toujours ce que son mari lui dit.

- Je ne compterai pas la dessus si j'étais toi. Les femmes sont émancipées ici et elles ne font pas toujours ce que leur maris disent.

- Peut-être parce que le mari ne se comporte pas bien avec elles, dis-je en hochant les épaules.

- Dis-moi à sa place tu accepterais qu'on amène une femme du village pour qu'il soit l'épouse de ton mari ?

- Déjà Kankan c'est pas un village, c'est une préfecture ok ? Et pourquoi pas ? Il peut épouser jusqu'à quatre femmes non ? La religion le lui permet.

- Hmm laisse-moi le discours là. Moi mon mari qu'il essaye seulement on ne va pas lui dire.

- Mon mari avait trois femmes en plus de moi. Il partageait ma couche seulement une semaine par mois et ça ne me dérangeais aucunement, je m'entendais parfaitement avec elles.

- Mais est-ce que tu l'aimais ?

- L'aimé ? Je suppose que oui, c'était mon mari, dis-je en hochant à nouveau les épaules.

- Aimer passionnément ? Je ne pense pas sinon à le voir avec une autre femme te rendrait folle de jalousie.

- Jalousie ? C'est un sentiment que je ne connais pas. Vous savez, moi dans cette vie mon plus gros souci est de devenir une grande styliste. Je veux voir mes vêtements dans les magazines, dis-je, avec un grand sourire, portés par des mannequins pour des défilés sur les plus prestigieux podium d'Afrique et pourquoi pas du monde lol. Tanti Oumou c'est tout ce qui m'importe le reste c'est sans importance, des futilités surtout ces histoires d'hommes.

- Tu n'as jamais vu un homme qui t'as fait ressentir des choses et tout ?

- Non jamais, j'étais une femme mariée, moi je n'allais pas me mettre à regarder d'autre hommes.

- Non Hawa tu sais ces choses arrivent sans qu'on ne s'y attende, c'est imprévisible, c'est comme ça, même si tu fais rien avec la personne mais voilà quoi tu te sens attiré par elle.

- Honnêtement non.

- Même le patron ? Pourtant c'est l'un des plus bel homme que j'ai vu. Il est trop charismatique, et quand il s'habille mon Dieu ! Fit-elle en déposant le torchon quelle tiens sur la table de cuisine le regard au loin. Laisse-lui l'habillement le gars a fini avec ça. Il s'habille trop trop bien c'est abusé.

- Hahahahhahaha ne me dites pas que vous êtes amoureuse de mon oncle.

- Non mais Hawa c'est le genre d'homme qui ne laisse aucune femme insensible.

- Ah pas moi en tout cas je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez. Moi j'ai un profond respect pour lui parce qu'il a été gentil avec moi. J'avoue quand même qu'il s'habille bien, parfois j'ai envi de toucher le tissu et regarder les contours pour voir comment c'est cousue. Ça doit être la haute couture c'est trop bien fait.

J'ai envi de pourvoir m'en sortir aussi bien avec les habits d'hommes que de femmes.

- Laisse ton affaire de couture là d'abord thiaaaa on te parle des bonnes choses tu nous renvoie dans tes habits. Bon dit moi j'ai appris que ton premier mari était beaucoup plus vieux que toi.

- Mais très beau, dis-je en souriant. J'ai une photo je vais te la montrer. Il n'était pas comme les autres hommes à Kankan, c'est un homme qui savait gâter ses femmes, très posé et respectueux. Il était équitable avec tout le monde donc il n'y avait presque jamais d'histoire.

Je prends un verre et me sers du jus que je porte à ma bouche, hmmm le goût, juste exquis.

- Mais les vieux ma belle, le truc ne se lève pas très bien non ? Est-ce qu'il faisait ça bien même ?

- Pssssfffffff

Je recrache mon jus et me mets à tousser fortement.

- Hahahahaha oh excuse-moi je ne savais pas que tu étais si pudique.

Je me reprends les yeux rougis par ma mésaventure. Je prends la serpillière et essuie le jus par terre.

- Ça va ?

- Oui.

- Alors maintenant tu peux répondre à ma question ?

- Désolée tanti mais je ne parle pas de ce genre de choses. Vous n'étiez pas sans savoir que ce qui se passe sur le lit conjugal y reste. Vous êtes une femme mariée, vous devriez pourtant le savoir.

- Ne prends pas la mouche c'est juste pour la causette.

- Pardon tanti mais je préfère qu'on parle d'autre chose sans vouloir vous offenser.

- D'accord j'ai compris on parle d'autre chose alors désolée.

Il faut que je trouve vite un téléphone. On a volé mon téléphone pendant la période de veuvage. J'ai failli devenir folle, tous mes modèles perdus. J'espère vraiment que mon drive conserve quelques uns.

Ma tante Djènaba Kaba, ma deuxième maman celle qui m'a tellement apprise dans cette vie. C'est ma co-épouse la première femme de tonton Birama. Cette femme est un ange, elle m'a prise sous son aile depuis le premier jour qu'on s'est vu. Elle n'a jamais fait d'enfants et elle m'a prise comme tel. Peut-être que c'est de ce qui nous liait encore plus puisque je n'ai pas fait non plus d'enfants mais moi contrairement à elle je ne pouvais simplement pas.

Étant donné que j'ai perdu ma mère et ma famille maternelle m'ayant abandonné a mon sort pendant les quatre années que j'ai fait chez mon mari je n'ai pas eu a souffrir de l'absence d'une mère. Elle a refait mon éducation sur tous les plans. Quand je repense à tout ce qu'elle m'a apprise pour m'occuper de notre mari lol cette femme une vraie coquine et coquette.

Je crois d'ailleurs c'est pourquoi malgré qu'elle n'ait pas fait d'enfants si tu voulais entrer en conflit avec Tonton Birama, il fallait simplement regarder de travers sa Djènaba. Elle était inconsolable et c'est la seule qui reste à présent dans la concession. Je crois que les deux autres ont également été données en mariage au frère et cousin de Birama mais elle est restée. C'est la seule qui avait sa propre concession à son nom, je crois que tonton Birama a voulu la protéger même après sa mort à cause des histoires d'héritage vu qu'elle n'a pas eu d'enfants.

Nous finissons de préparer le petit déjeuner et mangeons avec bon appétit vu que le patron ne déjeune jamais à la maison. Nous envoyons pour les autres employés, le jardinier le mari de tanti Oumou et le gardien. Nous prenons notre pétit déjeuner avant de nous rendre au marché.

- Nous partons dans quel marché ?

- Allons au marché de Matoto.

- Tu crois que je pourrais trouver un téléphone là-bas.

- Oui bien sûr. Mais pourquoi ne pas simplement demander au patron.

- Non je ne veux pas abuser. J'ai un compte. J'ai de l'argent de côté, ne t'inquiète pas en plus de l'argent que me donnait tonton Birama, je confectionnais des habits pour les gens là-bas, j'avais une vraie petite clientèle. Parfois je me retrouvais débordé surtout à l'approche des fêtes.

- Ok Madame, je ne vais pas insister, tu as l'air d'être têtu.

- Je me change et on y va.

- Ok j'appelle le chauffeur en attendant. Il est au repos en ce moment

- Ok.

Je me rend dans ma chambre, me change je porte l'un de mes robe ample en wax à bretelles, porte mes boucles d'oreilles, me parfume, prends mes documents bancaires et sors.

- Ton henné est joliment dessiné c'est ici que tu l'as fait ?

- Oui, je l'ai mise parce que le gars le faisait vraiment bien. J'étais avec la fille de papa Saliou mon beau père avec qui je partais au marché avant mon remariage... D'ailleurs c'est au même endroit où nous allons au marché de Matoto.

- Si le mariage a été scellé c'est que tu as des devoirs envers lui et vice versa.

- Non, il a été claire dessus, il n'était pas informé et ne le veut pas. Il aime sa femme et ne veut pas de co-épouse pour elle et je compte respecter sa volonté. Moi tant qu'on me permet de rester ici afin que je puisse atteindre mes objectifs ça me va. Je peux tout supporté parce que je veux vraiment me réaliser, et tanti Oumou je n'ai jamais été autant pres de mon but. Vous savez, lorsque je suis derrière ma machine à créer mes modèles, je me sens complètement épanoui. Je ne sais pas si vous pourrez le comprendre, ce sentiment d'accomplissement de fierté en voyant le résultat c'est juste indescriptible.

- Je te ne connais pas Hawa mais si ça te plaît ce que tu fais c'est tant mieux.

- Oui, on y va ?

Nous sortons trouvé le chauffeur à sortir la voiture. Nous grimpons et il nous conduit au marché. J'essaye de mémoriser les lieux que nous dépassons pour pouvoir me retrouver au cas ou je devrais faire certaines courses moi-même. Je lui dit de commencer par la banque. Il se gare devant l'agence d'Ecobank. Je descend et vais me renseigner à l'écueil. On me conduit dans un bureau et me demande d'attendre le Monsieur qui vient dans pas longtemps. Il arrive quelques minutes plus tard.

- Bonjour Madame, excusez-moi, vous n'avez pas trop attendu j'espère ?

- Bonjour, non je viens d'arriver.

- Ok que puis-je faire pour vous ?

- J'étais à Kankan donc j'ai ouvert un compte là-bas j'aimerais savoir si j'ai accès sans problème à mon compte ici j'ai besoin de faire un retrait.

- Non aucun problème, vous voulez retirer combien ?

- Je ne sais pas encore vu que je ne connais pas le prix du téléphone que je souhaite acheter. Je veux connaître mon solde, vous pouvez consulter le compte pour connaître le solde s'il vous plaît ?

- Ok le numéro du compte.

Je lui remets ma carte bancaire, il vérifie le compte, et me communique mon solde. Je crois que je vais faire le retrait en même temps pour ne pas faire de va-et-vient.

Il me donne un coupon où je mets mes informations et le montant que je souhaite retirer avant d'aller à la caisse faire mon retrait et rejoindre la voiture.

Nous partons ensuite faire le marché. Je me prends un téléphone de la marque Samsung une nouvelle Sim et des unités.

Nous rentrons faire la cuisine, une fois terminé, je rentre dans ma chambre, mets ma puce dans le téléphone, me connecte à internet. Je prends mon carnet où je fais mes croquis et où je note également mes mots de passes et ouvre mes comptes. J'enregistre mon e-mail et accéder à mon Drive. Je retrouve quelques photos. C'est mieux que rien.

A l'heure de la prière, je fais ma prière et me couche.

C'est tanti Oumou qui vient me réveiller qu'on me demande au salon. Je me rends dans les toilettes, me débarbouille et m'en vais au salon.

Je fléchis le genoux pour saluer mon oncle et sa maman.

- Comment tu vas ma petite Hawa, me demande maman Ramata.

- Je vais bien maman, dis-je en baisant le regard.

Ma mère m'a toujours dit que c'est impolie de regarder les grandes personnes dans les yeux. Un enfant doit toujours baisser le regard face à ses aînés.

- La journée a été bonne mon oncle ?

- Oui ça va merci et toi ?

- Alhamdoulillah.

- Mais pourquoi tu ne t'assois pas avec nous ? Assois-toi !

Ce que je fais.

- Hawa.

- Maman.

- Tu es chez toi ici, ne te sens pas mal à l'aise tu as compris ?

- D'accord.

- Je viens passer quelques jours avec vous maintenant que cette maison est enfin accessible.

- Maman !!! Dit mon oncle.

- Quoi ? mais c'est la stricte vérité.

- Bienvenue maman.

- Merci mon enfant.

Je m'en vais dresser la table pour qu'elle se mette à table avec son fils. Je ne sais même pas combien de jours elle va rester. C'est elle qui a demandé à ce qu'on me donne à son fils. L'oncle Saliou me l'a dit la première fois qu'il m'en a parlé. Je ne sais pas où toutes cette histoire va nous conduire, j'espère juste que ça ne va pas lui créer de problème et mettre en mal mes projets j'y tiens tellement.

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À suivre....

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