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M'AIMES TU VRAIMENT ?

M'AIMES TU VRAIMENT ?

Auteur:: AmedHyn
Genre: Romance
Que se passe t'il quand une jeune femme devient l'objet de désir de l'homme le plus puissant du pays ? Ashley vient de perdre ses parents dans un accident de circulation à sa charge son petit frère Idriss et sa grand-mère Amandine. Sans qu'elle ne le sache, elle va attirer l'attention de Boni le Président de l'une des entreprises les plus puissantes de son pays. Que va-t-il se passer de la vie de cette jeune fille à peine sortie de l'adolescence ?

Chapitre 1 Chapitre 1

Je m'appelle Ashley Jennifer Mensah âgée de 18 ans. Ma vie allait bien jusqu'au jour où mes parents décèdent dans un accident de circulation.

Nous voilà tous assis au salon. Les invités venaient saluer tout le monde. Pour moi , le monde s'écroulait et je voyais tout mais je ne voyais rien , je n'entendais plus rien. Dans ma tête , tout était vide. Qu'est-ce que j'allais devenir ? Nous voilà dans les problèmes. Un accident de la route avait arracher la vie à mes parents en nous laissant sans soutien , sans protection dans une maison où chacun était son propre Dieu.

Je n'allais plus jamais mettre ma tête sur leurs genoux. Qui allait tirer mes cheveux en criant te peigner ? Ma mère était la femme la plus gentille et mon père , l'homme le plus tendre que je connaisse. Nous étions tous assis au salon quand mon oncle Rodrigue et mon oncle joseph rentrent dans la cour avec les cercueils contenant le corps de mes parents. Les corps sont installés dans leur chambre sur le lit conjugal. Chacun allait les voir pour un dernier À Dieu. Quand tout le monde finit de passer, mon oncle me dit de rentrer dans la chambre.

Rodrigue : Ashley , va dans la chambre et reste là un peu avec eux. Si tu as quelque chose à leurs dire , c'est ta dernière chance.

Mon oncle va directement vers sa femme Éliane pour prendre les enveloppes d'argent que les invités avaient donné. Elle s'était poser directement devant la table des enveloppes pour ne pas perdre de vue l'argent sous le regard indigné de ma grand-mère et celui de plusieurs de nos voisins.

Eliane : Mais où vas-tu avec l'argent ? Dépose ça ici je vais garder.

Joseph : Tu veux que je te gifle devant tout le monde ici ?

Ma grand-mère Amandine calme mon oncle qui n'avait qu'une seule envie , en finir avec ces funérailles.

Amandine : Joseph calme toi. Elle veut mettre la honte sur nous et vas-y t'occuper de la petite.

Mon oncle prend les enveloppes et me les pose dans la main et m'accompagne ensuite dans la chambre. Me voilà pour la première fois devant des cadavres. Cela fait un (1) mois que je n'avais pas pu vu maman et papa et les voilà couchés sans vie sur ce lit. Je laisse tomber les enveloppes et je cours me blottir dans les bras de maman comme une gamine de 3 ans. Mes larmes coulent mais pas de caresses de la part de papa pour les sécher. Son corps était froid, pas de geste tendre comme dans son habitude, pas de bisous. Je ne voulais pas le croire cette maman et ce papa si câlins qui n'avaient que des bisous pour nous, ne vont même pas ouvrir les yeux pour me regarder. Qu'est-ce que je n'ais pas promis le jour là pour qu'ils se réveillent mais rien. Ils étaient là sans rien dire, sans rien faire. Maintenant c'est clair pour moi ma mère et mon père sont parti. J'éclate en sanglots pendant que j'avais la tête sur la poitrine de ma mère pleurant de chaude larme, j'entends mon oncle crier.

Joseph : Eliane tu fais quoi ici ?

Eliane : Regarde ce que cette fille fait. Elle laisse l'argent au sol avec la porte grande ouverte. Et si quelqu'un entre et vol tout ça ?

Eliane était entrain de ramasser les enveloppes que j'avais laissé tomber. Joseph a failli pété les plombs. Si Lucie la sœur de mon père n'avait pas intervenu, on aurait eu 3 morts sur le bras. Mon oncle la sort de la chambre en la traînant par les cheveux. Ce petit moment d'interruption m'importait peu car je ne voulais que mes parents. J'avais tellement pleurer que j'avais perdu ma voix. Vers 13h , la porte s'ouvre à nouveau et je comprend que c'était la dernière fois que je les reverrais. Le photographe prend une dernière photo d'eux et mon oncle me fait sortir de la chambre. Grand-mère Amandine est restée seule dans la chambre pendant 25 minutes. Au bout d'un moment, elle s'éclate en larme.

Il est 15 heures et les cercueils sont apprêtés pour leur dernier voyage. On arrive au cimetière et voilà que je vois leurs corps enfermés dans ces cercueils disparaître peu à peu dans ces deux grands trous. Je ne sais pas ce qui m'a prise et je voulais les arrêter mais mon oncle Rodrigue me l'empêche et me dit calme toi. Comment vais-je me calmer si je voyais et qu'ils allaient refermer la tombe sur eux ? Je ne voyais plus rien et petit à petit je me perds mes sens , le sol sous mes pieds avait disparu.

Je ne sais pas comment mais j'avais survécu à cette mauvaise et maudite journée. Dans la nuit , je n'avais pas fermer les yeux. Je n'ai fais que pleurer.

Le lendemain matin sans voix , je suis assise au côté de mes oncles et de ma grand-mère Amandine qui me donnent 60 des 80 enveloppes cotiser pendant les funérailles.

Joseph : Prend cet argent c'est pour ton petit frère et toi. Je n'ai pas ouvert les enveloppes parce qu'ils sont à vous. C'est la coutume.

Ashley : Merci oncle. Mais tu n'as pas encore payé les frais !

Joseph : Ça ce n'est pas ton problème. C'est à moi de m'en occuper. C'est à toi de savoir où les garder. C'est l'argent de ta mère. Prends en bien soin.

Joseph se lève et en voulant mettre ses ces sandales, il entend Eliane me dit.

Eliane : Donne je vais garder pour toi.

Joseph : Je vais te blesser Eliane. Ne me pousse pas à bout. Toi, vas déposer l'argent dans ta chambre puis tu vas dans la chambre de tes parents. C'est maintenant ta chambre.

Eliane : Non je voulais cette chambre pour Monique et Sonia.

Il a suffi d'un seul regard de Joseph pour faire taire Eliane. Je vais arranger mes affaires et j'aménage dans la chambre de mes parents avec l'aide de ma grand-mère. Je commence à sortir les habits de mon père et de ma mère pour les laver. Cela avait pris un peu de temps mais j'y suis arrivée. Une fois bien laver et repasser, je les ai bien rangé dans une grosse valise et déposé à côté de l'armoire.

Le soir je suis allée chercher mon petit frère chez la sœur de maman. À mon retour, je suis allée au marché acheter des condiments pour la cuisine. De retour à la maison, je remarque que ma chambre avait été fouillée. J'en parle à Joseph qui remet les pendules à l'heure dans la maison.

"Ashley"

2 ans plus tard...

J'ai quitté très tôt la maison familiale. Je vendais du Attièkê et du poisson non loin de la maison. Du haut de mes 18 ans, je n'attendais rien de la vie et la vie n'attendait rien de moi.

La majorité de mes clients était des prostituées, des personnes pas fréquentable mais moi je m'en foutais. Ce commerce me nourrissait moi, ma grand-mère et mon petit frère. Comme dans la coutume après la mort du fils aîné, ses biens revenaient à ses frères et ses enfants. Et à première vu, mon père ne possédait pas grande chose. Pour mes oncles, il était hors de question de m'envoyer à l'université avec leurs argents.

À part la dépendance dans laquelle nous vivons avec papa dans la maison de mon grand-père, nous n'avions plus rien. Un an après je me suis retrouvée à vendre du Attièkê pour pouvoir payer l'écolage de mon petit frère. Après avoir compté l'argent des funérailles, je décide de les mettre sur un compte d'épargne pour mon petit frère Idriss. Moi je me débrouillais.

Je m'étais fais construire une cabane derrière les murs de la maison ainsi une autre voisine s'était joint à moi ainsi qu'un jeune homme du quartier. Eux aussi vendaient de la nourriture pour survivre. À l'abri de la pluie, du vent et du froid, on se tenait compagnie entre voisins.

Je craignais rien vu que la majeure partie des clients de mon voisin Stéphane étaient souvent des policiers qui venaient boire du café chez lui. Les policiers nous avaient surnommé les deux vendeuses et le pédé faisait référence à l'homosexualité de notre voisin Stéphane encore surnommé Stéphanie.

Ce dernier ne s'en cachait pas et les habitants du quartier le laissaient tranquille car malgré l'homophobie qui régnait dans leur cœur, Stéphane était le seul, celui qui possède une petite voiture. Si quelqu'un tombe malade la nuit, c'est avec sa voiture qu'on l'amène à l'hôpital et l'hôpital était trop loin. La dernière fois où certains jeunes du quartier l'avait agressé, il est resté hospitalisé pendant 6 jours.

Dans la même semaine, un jeune garçon est tombé très malade dans le quartier. Il y avait un monsieur qui possède une moto mais transporter un enfant malade à moto n'était pas facile car sur le chemin qui menait au CNHU, ils ont eu un accident grave et malheureusement l'enfant est décédé. Il y avait un chauffeur de taxi dans le quartier mais malheureusement il a déménagé après avoir aidé trois (3) personnes. Pour ne plus à aider qui que ce soit, il a préféré partir en douceur.

Tout le monde a vite compris que la gentillesse de Stéphane avait des limites car il avait décidé de vendre sa petite voiture pour se trouver un studio loin de chez nous. Quelques hommes du quartier sont allé s'excuser auprès mais depuis ce jour, plus personne ne le regarde de travers.

Après une longue soirée de travail, je rentre à 01 heure du matin toute épuisée avec ma grand-mère et mon petit frère sur le dos. Nous ne traînons pas trop au dehors. En plus c'est dimanche et je devais aller me coucher très tôt pour faire le marché. Vers 13 heures, je me réveille et je vais prendre une douche. Je cour faire le marché. À mon retour, je vois Sonia qui était entrain de s'amouracher avec le fils du voisin et je fais comme si je ne les ai pas. Sonia est ma cousine, elle était plus âgée que moi. Son père, mon oncle lui ne l'a pas râté, il les a surpris et a battu sa fille. Alors que je m'apprêtais à partir, Monique la grande sœur de Sonia vient m'aborder et vu son visage, elle n'était pas venu pour jouer.

Monique : Tu savais que papa était derrière toi mais tu es passée sans prévenir Sonia. Dit moi, pourquoi tu as fais ça Ashley ?

Ashley : Vous deux vous m'aviez interdit de me mêler de votre vie donc je me tiens loin de vous c'est tout. Où est le problème ?

Monique : Va là-bas jalouse là. Tu voulais justement que papa les surprenne pour nous voler notre place. Mais t'es vaincu au nom de Jésus.

Ashley : Vous voler quoi Monique ?

Monique : Notre héritage,ton père est déjà mort et je ne sais pas ce que tu fais encore dans cette maison. Tu attends que mon père meurt aussi pour prendre la maison familiale mais cela n'arrivera pas.

Ashley : Tu es pitoyable Monique. Cette maison appartient à tout les monde. Donc sortez de vos rêves toi et ta mère.

Tout d'un coup, je vois cette idiote avancée son pied vers la grande bassine remplie de poisson et d'Attiékê pour tout renverser au sol. J'ai attrapée son pied de justesse en colère et je l'ai donnée une bonne correction.

Chapitre 2 Chapitre 2

Le lendemain matin à mon retour du travail, la femme de mon oncle Rodrigue vient me réveiller. Mes oncles voulaient me parler. Je me lève toute épuisée.

Ashley : Bonjour Tonton Joseph. Bonjour tonton Rodrigue.

Joseph : Bonjour, tu as bien dormi ?

Ashley : Oui Tonton. Vous vouliez me voir ?

Rodrigue : Que s'est-il passé hier avec ta grande sœur ?

Ashley : Tonton je m'apprêtais à partir quand elle est venue me reprocher de ne pas avoir prévenue Sonia que tonton Joseph arrivait. On discute et elle m'accuse de vouloir leur voler la maison familiale. Tour d'un coup, elle essaie de renverser la nourriture que j'ai préparée le pied. Je me suis emportée et on s'est battue.

Joseph : Merci Ashley va te reposer s'il te plaît.

Ashley : Tonton cela tombe bien que je vous trouve tous les deux ici.

Rodrigue : Tu veux nous dire quelque chose ?

Ashley : Oui Tonton j'ai décidée de quitter la maison familiale. J'ai déjà trouvée une petite maison pas loin d'ici à moins coût.

Joseph : Tu es folle ou quoi ? Tu quitteras cette maison le jour de ton mariage mais pas avant. Tu m'as bien compris ?

Ashley : Tonton ne le prend pas mal mais mes parents sont déjà mort je ne veux pas de problème et vu l'allure que les choses prennent dans la maison, je préfère partir avec Idriss. Tante Eliane et ses filles sont capables de tout. Moi je peux me défendre mais Cédric est encore trop petit. Il vient à peine de commencer l'école.

Rodrigue : De quoi parles-tu ma fille ? Je ne comprends rien du tout.

Ashley : Tonton, apparemment Tante Eliane pense que je veux voler la maison familiale à tonton Joseph. Mon père n'avait rien donc Idriss et moi ne discuteront rien avec quiconque. Ce n'est pas la première fois que cette phrase est lancée à mon égard. C'est mieux que nous partons avant qu'on ne nous accuse de n'importe quelle chose.

Joseph : Écoute, ton père était chez lui ici. Le pavillon dans lequel tu vis appartient à ton père. C'est ton grand père qui le lui a donné et cette cours nous appartient tous et si cette folle d'Eliane dit autre chose, elle ment.

Ashley : Tonton je comprends mais s'il vous plaît je veux aller vivre là-bas. En plus je ne vais pas là-bas seule car grand-mère viendra aussi avec moi.

Dans la journée, je serai ici et le soir, on sera la bas avec la vielle.

Rodrigue : C'est hors de question. Maintenant va te couche.

Je les laisse seul et je retourne au pavillon pour dormir mais je me rend vite compte que le sommeil m'avait quitté. Je vais m'apprêter pour me rendre au marché quand tout d'un coup un homme vêtu d'un costume cravate m'aborde devant la maison.

Avocat : Bonjour demoiselle je cherche le domicile Mensah.

Ashley : Bonjour. C'est ici. Je peux vous aider ?

Avocat : Je cherche une certaine Ashley Jennifer Mensah.

Ashley : C'est moi. Que puis-je pour vous ?

Avocat : Je suis maître Djogbénou, l'avocat de Monsieur Luc.

Ashley : C'est mon père mais il est mort il y'a deux ans déjà. Entrez mes oncles pourront vous éclairer.

Avocat : Non merci. Dîtes moi, avez-vous une pièce d'identité officielle ?

Je lui réponds oui en sortant ma carte d'identité de mon porte monnaie et en lui montrant. Il affiche aussitôt un grand sourire.

Avocat : Celà particulièrement un an que vos oncles me tournent en boucle.

Je ne comprenais rien et me demande de le suivre. J'hésite mais je m'y résigne.

Nous sommes allé dans un restaurant tout juste à côté et l'avocat me livre le tableau du vrai visage de mes oncles.

Avocat : Mademoiselle, Monsieur Luc votre père a laissé un héritage considérable à vous et à votre petit frère vous nommant ainsi comme sa tutrice légale dès l'âge de 18 ans. Cela fait bientôt 1 an que je fais les allers-retours pour faire votre connaissance et à chaque fois vos oncles me disaient que vous avez voyagé qu'ils étaient vos tuteurs légales. De ce droit, ils me demandent de leur mettre à ciel découvert le testament de votre père ce que j'ai toujours refusé.

Ashley : Je n'ai jamais voyagé de toute ma vie.

Avocat : C'est votre voisin monsieur Stéphane qui m'a éclairé sur votre situation de vie ce matin. Mademoiselle, je peux maintenant vous lire le testament de vos parents ?

Ashley : Pas ici monsieur l'avocat.

Avocat : Ne vous inquiétez pas. Venez demain matin dans le bureau du notaire Charbel Adjasse pour la lecture du document. Si vous avez du temps, on peut y aller ensemble.

Ashley : Non j'ai un rendez-vous que je ne peux pas rater. Je peux venir vers 14 heures.

Est-ce que cela vous conviendrait ?

Avocat : Oui mais évitez de venir avec vos oncles c'est plus sûr.

Ashley : Ne vous inquiétez pas pour cela.

L'après-midi je fini de mettre mon Attièkê au feu et je cour supplier Stéphane de m'emmener voir l'avocat chez ce notaire.

Je rentre seul dans ce bureau et ce que j'apprends du testament de mon père me laisse sans voix. Je considère tout et je retourne à la maison avec Stéphane qui préparait son petit coin de café. Mon père ne nous avait pas laissé beaucoup d'argent mais des terrains sur lesquels construire qui avaient été prise en charge par le service notarial jusqu'à mes 18 ans.

Le lundi matin, Stéphane m'emmène voir chacun de ces terrains clôturés et bien entretenu. Je me fond en larme. Mon père n'avait pas laisser ces enfants sans rien. Stéphane me calme.

Stephane : Ma voisine calme toi maintenant. Tu dois tout faire pour construire avant que tes oncles ne viennent mettre la main dessus.

Ashley : Même si je travaille et que je vend Attièkê pendant 5 ans, même la Fondation d'un lot je ne peux pas financer.

Stéphane : Commence au moins par économiser sur ton compte.

Nous reprenons le chemin de la maison. Sombrée dans mes pensées, je ne pouvais pas croire que mon père nous avait laisser de quoi sortir des problèmes. Je me garde d'en parler à Amandine. Je connais ma grand-mère elle risque de réprimander mes oncles et je ne saurais comment défendre tous ses biens. Je pars mettre les documents dans un coffre à la banque et je retourne à la maison finir de cuisiner mon Attièkê. Donc c'était pour cela que mes oncles voulaient me garder dans la maison familiale. Selon nos coutumes, les biens de mon père revenaient aux hommes de la famille ce qui voulait dire à mon petit frère.

Mes oncles nous auraient tout pris en prétextant vouloir protéger les intérêts de Idriss jusqu'à sa majorité. En bref mon petit frère et moi pouvions faire une croix sur tout cela. C'était maintenant clair que je ne pouvais pas déménager. L'argent d'un studio représente un paquet de ciment.

Je vais me tuer à la tâche. Je suis devenue une machine ; je cuisinais Attièkê sur Attièkê. Un soir alors que je somnolais devant mon stand, trois voitures de luxe viennent s'arrêter devant nous. Un groupe d'hommes en costume cravate bien parfumé accompagné de leur femme se dirige vers nous. L'un d'eux commande pour un total de 3 milles francs. Je finis la commande et je reçois l'argent.

Pendant qu'ils demarraient la voiture, je remarque qu'il y avait 5 milles francs de trop. Je fais un signe à l'un des conducteurs qui descend la vitre du véhicule et je lui remets les 5 milles.

Ashley : Monsieur il y a 5 milles de trop.

Inconnu : Garde le c'est pour toi.

Il remonte la vitre et ils s'en vont me laissant sans voix. Les riches donnent 5 milles francs à quelqu'un comme ça juste à volonté. Au moins ils avaient presque fini la moitié de la bassine. Je n'avais pas vu le regard de Stéphane qui affichait un grand sourire. Notre autre compagne de galère, la vendeuse de brochettes, de porc grillé l'avait remarqué.

Voisine : Stéphane tu ris comme ça pourquoi ?

Stéphane : Vous ne connaissez pas ce monsieur ?

Ashley : Eh Stéphane toi tu connais tout le monde. À ce rythme tu commences par me faire peur mon frère.

Voisine : En tout cas moi je suis fan de toi Stéphane.

Stéphane : Je suis affairé c'est tout. Ma chérie, le monsieur qui t'a donné 5 milles francs de plus c'est le bras droit de Yayi.

Voisine : Quel Yayi ?

Stéphane : Le président Yayi Lee bien sûr. Nia prépare toi car ce mec là ne va plus te lâcher.

Ashley : Pardon laisse moi ici oh j'ai déjà assez de problème comme ça. Il va même vouloir quoi d'une vendeuse d'Attiékê ? Pardon attend je vais donner à manger au petit ci.

Deux heures plus tard, une autre grosse voiture vient s'arrêter à notre niveau. En regardant bien, c'était la même voiture que tout à l'heure. Un homme différent descend de la voiture et vient vers nous.

Chauffeur : Bonsoir mademoiselle. Monsieur Yayi Lee voudrait savoir si vous auriez l'amabilité de le rejoindre demain midi pour déjeuner et parler d'affaires.

Ashley : Tchiéé chauffeur tu ne t'es pas trompé d'adresse par hasard ? Ici on parle d'Attiékê et non d'affaires.

Chauffeur :Ne vous inquiétez pas je suis bel et bien à la bonne adresse.

Ashley : De quel genre d'affaire parlez-vous ?

Amandine :Hé va dire à ton Yayi et son ministère que moi la grand-mère je refuse. Au-revoir chauffeur.

Discussion close. Fin du dossier et le chauffeur s'en va. En même temps, ma grand-mère me met en garde.

Amandine : Je ne veux pas voir tes pieds là-bas. M'as-tu comprise ?

Les jours vont passer et je ne déconcentre entre l'école de mon petit frère et mon commerce. J'avais même failli oubliée l'anniversaire de Idriss. Je ne savais pas quoi lui acheter donc je l'emmène au glacier accompagné de Stéphane et j'offre une belle journée au petit.

Maman ne jouait pas avec son anniversaire. Je voulais qu'il ne manque de rien. Je ne sais pas pourquoi mais tant qu'il était heureux, j'étais contente.

Pendant que le petit dégustait sa glace, Stéphane sort un nouveau téléphone de la poche. Ce qui m'étonne, ce commerce de café ne peut pas acheter un téléphone pareille.

Ashley : Stéphane toi tu me fais peur ces derniers temps je te dis.

Stéphane : Et pourquoi celà ? Je ne suis pas au parfum ou quoi?

Ashley : Tu sors le téléphone là d'où même ? Hum toi là hein.

Stéphane : Ma chérie c'est mon nouveau compteur qui a envoyé.

Ashley : Ah ok d'accord je comprends mieux maintenant. En tout cas tu fais du sérieux avec lui j'espère bien !

Stéphane : Dans Cotonou on peut faire du sérieux dans ma catégorie ? Ma chérie faut pas rêver.

Ashley : Pourquoi pas? Relation c'est relation mon frère.

Stéphane : Écoute ce n'est pas tout le monde qui accepte la féminité.

Ashley : Stéphane tant que toi même tu es heureux avec ta vie, les autres tu t'en fou d'eux.

Stéphane : On peut pas s'en foutre ma chérie car ils peuvent bien me tuer à tout moment. Je vis risquer et mes sponsors aussi.

Ashley : Tes sponsors tu as dis ? Attend ils sont combien ?

Stéphane : 4 seulement mais bon je suis tranquille. Ils sont mariés avec femme et enfant.

Ashley : Tu n'es pas sérieux tu ne peux pas prendre mari d'autrui.

Stéphane : C'est autrui qui connait pas son conjoint qui doit se plaindre. Je n'ai dragué personne en premier en tout cas.

Pendant qu'on discutait, une personne vient vers moi et c'est à nouveau le chauffeur de ce monsieur Yayi.

Il me donne la carte de son patron et je le mets dans mon portefeuille désintéressée. Ma grand-mère avait été clair avec moi à ce sujet et je ne voulais pas la décevoir. Idriss qui était encore sous le choc de la mort de notre maman, avait déjà commencé à m'appeler maman.

Le pédiatre m'avait dit que ce n'est pas grave, qu'il projetait son amour sur moi qu'il fallait lui laisser du temps. Stéphane et moi avions offert une belle journée à mon petit frère.

Le soir couchée dans mon lit, je me posais des questions sur mon avenir, comment est ce que je vais faire pour élever Idriss.

Plus les jours passent, plus il grandit, plus il coûte chère. Je peux encore gérer mais bientôt cela va se compliquer et moi je n'attendais pas de grande chose. J'avais à ma charge ma grand-mère, Cédric, sans compter mes oncles qui ont commencé par me voir comme une banque. Nous voilà à la place habituelle trois jours plus tard pour vendre quand un représentant de la mairie vient nous voir en nous donnant un avis de céder.

Nous n'avions plus le droit de vendre en bordure de route. Une nouvelle qui a failli me tuer. Où vais-je aller ? Stéphane décide d'aller à la mairie pour en savoir plus.

À son retour, la voisine et moi tournaient comme des lions en cage. Dès qu'il descend de la voiture, on cour vers lui mais il nous confirme la décision de la mairie. J'étais effondrée. On avait jusqu'à la fin du mois pour débarrasser le plancher. Je voulais me faire autant d'argent que possible.

Chapitre 3 Chapitre 3

1/3

Me revoilà à la case de départ. Je vais faire quoi maintenant ?

Et tout d'un coup, je me souviens de cette carte que j'avais reçu. J'en parle à Stéphane qui m'accompane à l'une des entreprises de Yayi. J'étais nerveuse, paniquée je ne savais pas ce qui m'attendait. Assise dans la salle d'attente, la secrétaire de monsieur Yayi Lee vient me voir et me demande de la suivre dans le bureau de son patron. Stéphane m'attend.

Arrivée dans le bureau, j'ai failli m'évanouir. Mon Dieu, ce bureau avait la taille de notre maison. J'étais debout dans un coin de la porte d'entrée et lui, il était là, l'homme qui allait changer le coup de ma vie. En costume traditionnelle Bo'oumba, son parfum avait pris toute la pièce. C'était un parfum magnifique. C'est le genre de parfum qui fait trois jours sur ton habit juste en te tenant à côté du porteur.

Il était au téléphone et quand il se tourne vers moi, il me montre le fauteuil qui faisait face à son bureau. Je vais tout doucement m'asseoir en attendant qu'il finisse son appel. Après quelques minutes, il raccroche, s'assoit dans son fauteuil et me regarde.

Yayi : Bonjour demoiselle comment allez vous ?

Ashley : Bonjour. Je vais bien monsieur Yayi. S'il vous plaît vous avez demandé à me voir il y a de cela un mois.

Yayi : Si j'ai bien compris, vous n'étiez pas intéressée.

Ashley: Disons que ma grand-mère n'a pas trop aimée l'approche.

Yayi : Vous avez reçu ma carte il y plus d'un mois. Pourquoi ne pas avoir appelé quand vous l'avez reçu ?

Ashley : En vérité, je ne comptais pas appeler mais bon!

Yayi : Pourquoi avoir appelé maintenant ?

Ashley : Je n'avais pas trop le choix. Excusez moi si je suis direct...

Yayi : Non ça me plaît.

Nous avons une cantine ici et la nourriture est devenue un peu monotone.

J'ai apprécié votre cuisine c'est le meilleur Attièkê que j'ai mangé depuis un temps.

Ashley : Merci beaucoup Monsieur Yayi mais je comprends pas trop. Où voulez-vous en venir monsieur ?

Yayi : Je veux que vous cuisinez pour moi tous les jours du lundi au vendredi pour varier mes pauses de déjeuner.

Ashley : Mais monsieur je n'ai aucune formation ou diplôme de cuisinière. Je cuisine pour les gens fe de la rue.

Yayi : Ça, c'est pas un problème pour moi.

Ashley : Ok d'accord et vous avez une quelconque préférence des choses que vous ne mangez pas ? Je veux dire vous avez un totem ?

Yayi Lee sourit un peu et répond.

Yayi : Non je n'ai pas d'allergie. Je mange tout sauf les reptiles. Tant que tu ne me ramènes pas du serpent, ça me va.

Ashley : Y'a pas de problème. Vous voulez que je commence quand et je dois déposer ça où ? Je veux dire chez qui ?

Yayi : Chez personne. Ne donnez jamais mon repas à qui que ce soit. Vous l'emmènerez ici vous même et vous me le donnerez en propre main. Si je ne suis pas là, vous attendez donc.

Ashley: Ce ne sera pas possible car je dois faire à manger à mon Idriss. Est-ce que mon meilleur ami peut vous l'emmener ?

Yayi : Non merci. Idriss c'est votre mari ?

Ashley : Non c'est mon...

Je n'ai pas terminée ma phrase qu'il me dit d'un ton clair.

Yayi : Je peux attendre.

L'essentiel c'est que ma nourriture soit livrer par vous et personne d'autre. Vous pouvez commencer demain ou c'est trop tôt pour vous ?

Ashley : Non pas du tout. Je commence demain alors.

Son téléphone sonne à nouveau et je prend congé de lui. Avant même d'arrivée à la maison, Stéphane et moi sommes allé dans un magasin chic pour acheter une nouvelle vaisselle.

En route vers la maison, je sursaute.

Ashley : Merde j'ai oubliée de parler du salaire.

Stéphane : Tu es trop négligente. Tu vas faire quoi maintenant ? Tu ne peux plus retourner là-bas. Tu en parleras avec lui demain si tu apportes le premier repas.

Le jour suivant, je me mets à cuisiner et dès que je finis, je charge tout dans la voiture de Stéphane qui m'accompane chercher Idriss et livrer la nourriture. Dès que j'arrive dans le bureau, je mets la table.

Totalement désintéressé, monsieur Yayi Lee travail les yeux braqué sur son ordinateur.

Ashley : Bonsoir monsieur Yayi. Votre repas est prêt.

Yayi : Merci ! Tu peux disposer.

Ashley : Bonne appétit. Je viendrai chercher les plats demain.

Je n'avais pas eu le courage de lui demander pour l'argent et en plus je crois que le monsieur n'avait même pas calculé mon départ. Une fois dans la voiture, Stéphane se moque correctement de moi.

Stéphane : Toi qui ne joues pas avec l'argent, tu fais ça ?

Ashley : Mon frère, le monsieur ne m'écoutait même pas.

C'est le genre qui ne calcule pas son entourage je pense. Je fais comment ?

Stéphane : Laisse alors. On verra bien ce qui sortira à la fin du mois.

Voilà la fin du mois qui vient et je vais déposer son repas dans le côté salon de son bureau. Pendant que je posais le plat sur la table, je sent sa respiration derrière moi et je fais comme si je ne savais pas qu'il était derrière moi. Il pose le chèque sur la table à côté de ma main en reculant tout doucement.

Yayi : Ton chèque, j'espère que c'est assez.

Sans même avoir regardé la somme inscrite sur le chèque, je suis sorti avec un petit oui de la tête. En quittant son bureau, je vois un petit sourire sur son visage. Je ne comprenais pas trop ce qu'il venait de faire. Je dois dire que j'étais assez déboussolée. Arrivée à la voiture, Stéphane comprends déjà qu'il s'était passé quelque chose.

Je lui raconte alors tout.

Stéphane :Je le savais. Tu vois, il a déjà commencé. Je suis sûr que le chèque est démesuré.

J'inspire profondément et je jette un coup d'œil sur le chèque.

Ashley : Wooh! Stéphane 1.500.000 fr ?

Stéphane : Tu vois, le mec a craqué pour toi. Pas pour tes repas.

Ashley : Non j'ai dû mal interprètré son comportement.

Je secoue la tête de gauche à droite. Nous allons à la banque, je retire l'argent et je donne 200 milles francs à Stéphane et le million sur mon compte bancaire.

J'étais tellement bouleversé que je n'avais pas réalisé que je venais de me faire 1 Million. La nuit, couchée dans mon lit que je me réveille en sursaut. Je ne pouvais pas parler à ma grand-mère car elle m'avait interdit d'y mettre les pieds là-bas. Je me recouche le sourire aux lèvres.

Dans la même nuit je me dis si je tiens le pendant 1 an, je pourrais au moins faire un peu sur l'un des terrains que mon père avait laissé. Je me recouche avec une petite boule dans le ventre.

Deux mois vont passer. Yayi Lee ne recommence plus mais un midi alors que je me trouve dans son bureau, il enlève sa cravate et s'installe à table pendant que je faisais le service et me dit.

Yayi : J'ai une réception chez moi dans 4 jours et tu vas cuisiner pour moi et mes invités. Le chèque de trouve sur la table.

Ashley : D'accord. Pour combien de personnes ?

Yayi : 50 personnes. Tu feras du Attièkê. C'est une réception entre amis rien de professionnels.

La réception pourrait finir tard dans la nuit. Essaie de ne pas arriver en retard s'il te plaît.

Je n'ai pas eu le courage de refuser et dans ma tête, je cherchais déjà des excuses valables pour pouvoir sortir. Dans la voiture Stéphane me donne une idée géniale. Le jour crucial, je prépare tout. J'avais dis a ma grand-mère que je cuisinais pour une petite réception que c'était Stéphane qui m'avait décrocher le contra. Elle était tranquille et moi aussi je n'avais pas menti.

C'était une soirée entre riche. Des femmes qui portaient des chaussettes qui valaient plus qu'une facture d'électricité. J'étais mal a l'aie. Heureusement que Stéphane m'aidait à faire le service. À un moment, je commence à somnoler quand l'une des servantes rentre et demande un autre plat. Stéphane me fait signe de le laisser s'en occuper. Je me lève à un instant donné pour aller au toilette et avant de ressortir, j'entends du bruit dans le couloir. J'ouvre la porte tout doucement et voilà Yayi et sa femme entrain de faire l'amour dans les couloirs. Merde j'étais tellement gêner et je retourne vite dans les toilettes. Mon Dieu je fais quoi ? Il est 2 heures du matin et je suis bloquée dans les toilettes de mon patron ? Après quelques minutes, tous les deux retournent au salon. Je respire à nouveau et je retourne vite a la cuisine.

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