~INAYA~
Je suis concentrée sur mon ordinateur lorsque je sens deux mains se poser sur mes épaules et par la suite une bise sur ma joue, je lève la tête et souris en le voyant.
Adama : alors que fais-tu ma chérie ?
Moi : rien d'important Ada je vérifie juste les plans de la maison qui est en cours de construction
Adama : toujours entrain de travailler, tu ne pense pas que tu devrais te reposer un peu, il fait beau dehors tu sais ! Tu pourrais sortir avec ton petit ami
Moi : quel petit ami ?
Adama : ne me dis pas que tu n'as toujours pas de petit ami ?
Moi : non, je n'ai pas besoin d'un casse tête dans ma vie.
Adama : hey ! Tu ne comptes pas te marier un de ces jours ?
Moi : pourquoi j'irai encore me marier si j'ai déjà un mari ?
Adama : à bon !? Demande-t-il perdu
Moi : bien-sûr, je suis déjà mariée avec toi non ! Blague-je
Aïssata : hey ! Petite voleuse laisse mon marie tranquille et vas te trouver le tiens ! Dit ma mère Descendant la dernière marche de l'escalier.
Qu'elle jalouse celle-là hahaha !
Moi : non maman je suis déjà mariée à l'homme le plus parfait du monde, mon chère papa adoré ! dis-je en lui tenant les bras
Elle vient carrément me l'enlever entre les mains.
Aïssata : c'est mon mari à moi seule, et personne d'autre si tu ne trouves pas le tiens tant pis pour toi !
Adama : ne t'inquiète pas mon amour, je suis à toi et à toi seule ! Dit-il en déposant un baisé dans ses cheveux
Moi : je n'aime pas ça ! Dis-je boudant
Adama : ne te fâche pas ma puce, toi tu es la prunelle de mes yeux, ma raison de vivre !
Aïssata : ok je te laisse avec ta RAISON DE VIVRE ! Dit-elle jalousement avant de se diriger dans la cuisine
Mon père et moi éclatons de rire.
Moi : elle est trop jalouse maman ! Dis-je une fois mon souffle revenu
Adama : ça prouve que ta maman m'aime.
Moi : et moi je vous aime tous les deux, je vous admire tellement vous êtes le meilleur couple au monde, j'aimerai rencontrer un homme comme toi papa et si ça arrive je me marierai avec lui sans hésiter.
Adama : tu le trouveras ma puce en attendant tu peux toujours essayer avec les autres et voir ce que ça donne.
Moi : j'ai compris ton conseil papa, je vais aller récupérer des affaires dans ma chambre pour aller au bureau.
Adama : nous sommes dimanche INAYA tu devrais un peu te reposer tu as passé toute ta semaine à ton travail.
Moi : j'y vais juste pour quelques heures puis je rentre et après on ira dîner nous trois comme d'habitude.
Adama : d'accord fais vite alors.
Je dépose un petit baisé sur sa joue avant de monter, j'adore tellement mon père autant que ma mère. Ils forment un si beau couple et je prie tous les jours d'avoir cette vie là. Mais pour l'instant je passe mon temps à rencontrer des fainéants et jamais personne ne m'intéresse, parfois j'en arrive à me demander si je vais réussir à trouver le bon un jour. Mais je préfère encore attendre milles ans s'il le faut que de me mettre avec le premier venant pour le regretter plus tard.
Au fait moi c'est INAYA CISSÉ la seule et unique fille de ADAMA CISSE ( mon père ) et AÏSSATA CISSE ( ma mère ). J'ai 24 ans et je suis célibataire de taille 1,50 m ( oui je suis courte ), j'ai un poids normal c'est-à-dire pas trop mince pas trop grace, je suis très bien formée avec un ventre plat qui me donne l'air d'une "Guitare" j'ai un teint légèrement foncé tel un chocolat ( la vraie femme africaine ). Je suis architecte et indépendante, je vis de mes propres moyens bien que je sois encore chez mes parents. Mais cela n'est plus pour longtemps, je vais bientôt aménager dans ma maison, je me suis faite construire la maison de mes rêves il ne reste plus que quelques retouches à faire avant que je m'y installe et ça mes parents ne le savent pas encore.
Mama : où vas-tu comme ça ? J'allais mettre la table !
Moi : je suis vraiment pressée maman je mangerai à mon retour je ne mettrais pas long.
Je planque ma mère là et sors rejoindre ma voiture. Quand j'y pense, une fois que j'aurai aménagé dans ma nouvelle maison les plats de ma mère vont beaucoup me manquer, je ne pourrais jamais cuisiner aussi bien qu'elle...
******
Ça fait plus de 5 heures que je travaille comme une folle dans mon bureau, j'ai pourtant dis à mes parents que je rentrerait tôt. Bon je vais rentrer maintenant, le travail qu'il y'a à faire je le ferai demain.
Moi : je suis entrain de rentrer puis-je récupérer mes clés ? M'adresse-je à ma secrétaire
Secrétaire : bien madame tenez !
Lorsque je m'apprête à franchir la porte mon téléphone sonne, c'est à la troisième tonalité que je parviens à répondre.
_ allô Inaya, désolé de te déranger mais j'ai besoin de ton aide tu es au bureau ?
_ oui Djibril pourquoi, comment puis-je t'aider ?
_ je devais amener un client visiter la maison en planche mais j'ai complètement oublié et actuellement je suis occupé mais le client est en chemin pour le bureau, je voulais que tu le reçoive et que tu l'amène là-bas, s'il te plait c'est le dernier service que je te demande
_ tiens, attend que je commence à compter le nombre de fois où tu m'as dis C'EST LE DENIER SERVICE QUE JE TE DEMANDE !
_ bon d'accord je reconnais t'avoir souvent dit ça mais j'ai besoin de ton aide.
_ j'étais sur le point de rentrer et mes parents doivent déjà m'attendre pour le dîner au resto.
_ ah j'allais oublier votre fameux dimanche resto... Mais ce n'est que pour un petit instant, s'il te plait ne me lâche pas c'est un très gros client qu'on ne doit pas laisser, ehh INA aide moi.
_ bon d'accord ! Finis-je par craquer
Je ne le laisse même pas me remercier avant d'éteindre mon portable, toujours entrain de me demander des services sous prétexte qu'il est occupé, je peux déjà imaginer sur quoi, où plutôt sur qui il est occupé vu le souffle qu'il avait au bout du fil, un vrai Casanova celui-là...
Djibril est mon collègue de travail et avant tout mon meilleur ami, mais il commence déjà à abuser de cette amitié, il faudrait que j'établisse certaines règles qu'il ne devrait pas franchir, je déteste le désordre dans ma vie... Sa mère est marocaine mais il est né et a vécu ici avec elle c'est lorsqu'elle est tombé malade qu'il l'a envoyé au Maroc dans son pays natal et il se rend souvent régulièrement là-bas pour son état de santé. Physiquement il ressemble à un marocain mais dans son gêne coule la terre du Mali. C'est un homme très beau et même charmant et avant que vous ne me demandez pourquoi je ne sors pas avec lui, désolée mais je ne veut pas être sa millième copine. Ce mec s'est déjà tapé toutes les meufs du Mali dans toutes les aspects possibles, avec sa beauté il fait tomber toutes les filles qui croisent son chemin mais moi je ne suis pas dupe et il est irresponsable ce qui fait que je ne pourrai jamais le classer dans ma catégorie de mecs à revoir.
La sonnerie de mon téléphone me sort de mes pensées, c'est mon père.
_ allô Ada
_ allo ma chérie quand rentres tu ta mère et moi sommes déjà prêts.
_ vous pouvez vous avancer au resto je fini quelque chose et j'arrive.
_ d'accord fais vite.
Je les avais déjà oublié ceux là, nous avons l'habitude de sortir chaque dimanche soir pour aller dîner dans de différents resto, c'est mon père qui a eu cette idée lorsqu'il a sentit que je les oubliait à cause de mon travail, il a trouvé que cela nous aiderait à garder nos liens malgré tout et moi je l'ai nommé le dimanche resto. Oui je suis un peu maniaque, J'aime mettre de l'ordre dans ma vie en donnant des titres à des activités régulières que je mène c'est d'ailleurs les mêmes noms que j'utilise pour écrire mes programmes.
Tiens je suppose que c'est la voiture de notre client qui vient juste de garer devant moi, ce fameux client depuis que je l'attends, c'est à la tombé de la nuit qu'il voit pour se présenter.
_ salut moi C'est MAHDI TRAORÉ ! Dit-il en me tendant sa main
_ bonsoir ! Dis-je sans serrer sa main qu'il finit par baisser
_ je suppose que c'est vous INAYA CISSÉ
_ oui c'est vous le fameux client pour la maison en planche ?
_ oui celui qui était censé me la faire visiter m'a appelé tout à l'heure pour me dire qu'il était occupé et que INAYA CISSE me ferait visiter cette vila, mais j'étais loin d'imaginer que vous serrez aussi jolie que votre prénom.
_ j'imagine que vous aussi vous étiez occupé pour arriver à cette heure.
_ oui et je m'excuse pour le retard, si vous êtes prête nous pouvons y aller ! Dit-il en m'ouvrant la portière de sa voiture.
_ oui allons-y !
Je le dépasse pour aller monter dans ma voiture, je lui fais signe de me suivre et il n'a de choix que de refermer la portière de sa voiture avant de se mettre au volant et me suivre.
Non mais il se prend pour qui ? Il pensait peut-être que parce qu'il était parfumé dans son costard et juste pour son jolie sourire et ses beaux yeux j'allais lui pardonner son retard ? J'aime les hommes ponctuels et si un homme ne l'ai pas on est pas prêts de s'entendre.
******
Au final il m'a perdu mon temps pour rien, tout ça pour dire que la maison ne l'intéresse pas... Après m'avoir perdu mon temps il ose me planquer dans la maison qu'il était sensé acheter pour s'en aller et il prétend que la maison n'était pas à son goût, pourtant il semblait l'apprécier au début, il n'avait qu'à dire qu'il n'avait pas assez d'argent pour la prendre et j'aurait tout de suite compris... Je connais ce genre d'homme, ils aiment se faire voir devant les femmes avec leur simple physique alors qu'ils n'ont rien dans les poches... Quand je pense qu'il a essayé de me voler un baisé mais rassurez-vous la baffle qu'il a reçu de ma paume lui a bien parlé... Ne dites pas que je suis hautaine j'ai juste des principes à ne pas dépasser...
Ce type m'a gâché ma soirée avec ses paroles en l'air essayant de me leurrer mais je ne suis pas niaise et ça il a du le remarquer. Il se fait déjà très tard et mon téléphone a manqué plusieurs appels de mon père tout ça à cause de ce crétin... J'arrive enfin au restaurant prévu et on me fait comprendre que mes parents ont prit leur diné et sont partit... Ah cet imbécile m'a fait manquer à mon programme, je déteste ça... Mes parents doivent être irrités présentement.
Je rejoint mon véhicule pour rentrer à la maison... Je m'arrête devant une parfumerie, il faut que je prenne le parfum préféré de mes parents, ils utilisent le même parfum, bizarre non ? Leur couple va toujours m'étonner jusqu'à ma mort, j'espère qu'avec ça ils vont me pardonner d'avoir manqué à leur attente... De retour dans ma voiture je contacte que j'ai manqué des appels inconnu. Qui a bien pu m'appeler autant de fois ? J'espère que ce n'est pas ce lambin de tout à l'heure, si c'était lui heureusement que j'étais absente à ses appels, de toute façon même si j'étais là je n'allais pas répondre... Je reprend le volant lorsque ce même numéro s'affiche à mon écran... Une fois, deux fois, trois fois... Là ça dévient sérieux, d'habitude je ne répond pas aux appels inconnus mais mon coeur me demande de faire une exception cette fois... Oui j'ai bien un coeur si c'est ce que vous vous demandiez, c'est juste que je l'écoute rarement
_ allô qui est-ce !? Dis-je direct
_ bonsoir je suis la réceptionniste de l'hôpital... Vous êtes bien INAYA CISSÉ la fille de ADAMA CISSÉ et AÏSSATA CISSÉ ?
_ oui c'est bien moi pourquoi ?
_ vos parents ont été internés à notre hôpital...
_ quoi ? La coupe je, dites moi vite votre adresse j'arrive
Je n'attend même pas de raccrocher mon téléphone avant de mettre la dernière vitesse possible, que font-ils à l'hôpital à cette heure... Je ne garre même pas ma voiture dans le parking avant de courir à l'intérieur de l'hôpital je crois avoir bien suivi l'adresse... je crois que c'est elle qui vient de m'appeler, là à la réception je me dirige directement vers elle avec le coeur qui bat à fond.
_ où, où sont mes parents ? La harcèle je
_ c'est vous INAYA...
_ oui c'est moi je veux voir mes parents.
_ ils sont encore en soin intensifs vous devez attendre avant de pouvoir les voir.
_ mais qu'est-ce qu'ils font en soin intensifs ?
_ il ont eu un accident de circulation et ont été interné ici, c'est en fouillant leurs affaires que nous avons pu trouver votre numéro...
_ mince ! Il sont ici depuis qu'elle heure ?
_ ça doit déjà faire une heure.
_ depuis une heure c'est maintenant que vous m'apellez ? Vocifère-je
J'étais presque braillarde il a fallut l'intervention de la sécurité qui m'a prévenu que mon véhicule était mal garé pour que je me calme... Je n'ai pas eu d'autre choix que d'aller bien garer avant de retourner à l'intérieur.
Moi : je veux savoir comment vont mes parents.
La réceptionniste : vous devez patienter on s'occupe d'eux
Patienter est un mot que je déteste, ca ne fait que accélérer mes battements de coeur, j'ai peur qu'il arrive quelque chose à mes parents... Ils ont intérêt à les soigner... Merde qui m'appelle encore à cette heure ? Djibil je vais t'étrangler !
Djibril : allô INA tu ne m'a pas appelé pour me dire comment ça s'est passé et lui non plus alors il acheté la maison ?
Moi : cet abruti m'a fait perdre mon temps et maintenant voilà que je suis arrivé en retard et mes parents se retrouvent internés à l'hôpital ! Dis-je énervée
Djibril : quoi ? Qu'est-ce qui leur est arrivé ?
Moi : bien-sûr qu'ils ont eu un accident et tout ça c'est de ta faute...
Djibril : dis-moi dans quel hôpital sont-ils internés...
Je retiens ma colère avant de lui donner l'adresse.
La réceptionniste : madame CISSÉ votre mère est déjà libérée vous pouvez aller la voir dans la salle numéro 3 à...
Je n'attend même pas qu'elle m'indique où se trouve la salle avant de me lever, lorsque j'ouvre la chambre je trouve ma mère couché avec une perfusion branchée à son bras, je coure la prendre dans mes bras.
Aïssata : aïe ! Tu me fais mal.
Moi : désolée maman comment te sens tu ?
Aïssata : je vais bien, je m'inquiète juste pour ton père son état était pire que le mien, tu l'as vu ?
Moi : pas encore mais ne t'angoisse pas il vas s'en sortir c'est un vrai dure ! Dis-je pour la rassurer
Aïssata : il était vraiment en colère que tu laisse ton travail passer avant nous...
Moi : je suis vraiment désolée maman j'étais sûr que je finirait assez tôt pour venir vous rejoindre mais quelque chose m'a recalé
Aïssata : tu passe toutes tes journées au boulot et le soir quand tu rentres on ne te vois même pas et tu repars tôt le matin, on dirait que c'est ta famille là-bas, ton père aussi travaille mais il sait y mettre ses limites... Tu devrais au moins nous consacrer ton dimanche pour qu'on puisse un peux profiter de notre unique fille avant que le temps ne nous amène.
Moi : ne dis pas ça, je m'excuse sincèrement maman je te promets que désormais tous mes dimanches vous seront consacrés à toi et papa uniquement, pas de boulot, je vais changer mon emploi de temps.
Aïssata : si tu me le dis je te crois car tu respecte toujours tes engagements.
Elle me prend légèrement dans ses bras, en même temps Djibril entre, je devrais l'étrangler sur le coup mais le câlin de ma mère m'a apaisé.
Djibril : j'étais vraiment inquiet, on m'a dit que tu étais ici, bonsoir madame CISSÉ comment vous sentez-vous ?
Aïssata : ne t'inquiète pas Djibril je vais bien, j'ai juste un peu mal aux bras mais ça va.
Djibril : et monsieur Ada comment va-t-il ?
Moi : on a pas encore eu de ses nouvelles il...
Le docteur que je vois entrer m'enlève les mots, je me lève directement je suppose que c'est lui qui s'occupait de mon père vu la tête qu'il fait, j'espère que ce n'est pas ce à quoi je pense...
Aïssata : alors docteur vous m'avez dit que vous partez regarder où on en est avec mon mari, dites moi comment il va ?
Mais pourquoi il ne répond pas ?
Moi : docteur dites nous que l'état de mon père s'est amélioré s'il vous plait.
Le docteur : je suis vraiment désolée mais il n'a pas pu s'en sortir, il a perdu beaucoup trop de sang et...
Je n'ai pas la force d'entendre le reste de sa phrase... Non c'est impossible... C'est pas possible... Mon père ne peut pas mourir... Non ! Il ne peut pas nous abandonner, il ne peut pas être mort... Non je ne peux pas accepter ça... Je perds mes moyens... Je sens mes pieds me lâchent... Je crois que je suis déjà au sol là... Tout est flou subitement... Et d'un coup, LE NOIR...
À suivre...
~INAYA~
Mes paupières se relâchent peu à peu alors que la lumière apparait à ma vue, je ferme les yeux avant de les réouvrir pour voir clair et là je vois Djibril assit sur la chaise la tête posée au bord de mon lit, il a dormit ici ? D'ailleurs où suis-je, ce n'est pas ma chambre ici... D'un coup je me souviens, non c'est pas possible ! Mon Dieu Pourquoi ? Pourquoi m'enlever mon père alors qu'il venait juste d'atteindre la soixantaine ? Je ne peux pas me retenir de couler mes larmes en même temps Djibril lève la tête.
Djibril : bonjour INA !
Je n'ai même pas la force de lui répondre, j'augmente la coulée de mes larmes... Et quand je me souviens que je ne l'ai pas encore vu j'essuie mes larmes... Peut-être ils m'ont juste fait une blague pour que j'arrête de mettre le travail en premier dans ma vie, peut-être mon papa est encore vivant... Je débranche sur le coup tout ce qui était connecté à moi avant de sortir de la chambre en courant... Je me dirige directement à la réception et harcèle la réceptionniste de me dire où se trouve mon père ce qu'elle fait d'un geste... J'arrive dans cette salle et voit un corp couvert de la tête aux pieds... Si ça se trouve c'est une autre personne là dedans... C'est tout doucement que je détale le drap... Je fond en larmes lorsque je suis frappée par l'évidence... C'est bien mon père couché comme un homme endormit... Je suis foutue, mon père adoré m'a laissé... Il a osé me faire ça à moi sa princesse.
Moi : non Ada tu ne peux pas partir comme ca, tu ne m'as même pas dit au-revoir, tu n'as pas le droit de m'abandonner... Je t'en supplie ouvre les yeux et dis moi que ce n'était qu'une blague, allé lève toi maintenant ! Hurle pour appaiser ma douleur.
Djibril entre et me présente ses condoléances, mais qu'est-ce que j'en ai à foudre moi de ses excuses, tout ce que je veux c'est qu'on me remette mon père... Je veux mon papa !
Le plus mal c'est de voir ma mère dans cet État, elle est plus fragile que moi, j'ai appris qu'elle avait chuté elle aussi après cette monstrueuse nouvelle et depuis son réveil elle n'a pas prononcé un seul mot, tout ce qui peut sortir de sa bouche ce sont les gémissements de ses pleures, j'essaie de la consoler mais moi aussi j'ai mal, je n'arrive toujours pas à croire que je ne verrai plus jamais mon Ada... Pourquoi le monde est-il si injuste ? J'avais besoin de lui dans ma vie, qu'il me voit me marier, qu'il devienne grand père, joue avec ses petits fils... Il n'avait pas l'âge de mourir... Maintenant qu'il n'est plus là qui me guidera désormais ? Qui me donnera des conseils pour ma vie future ? Dire qu'il savait si bien le faire...
******
Deux mois déjà que mon père nous a quitté et cette même douleur que j'ai ressentit le premier jour ne s'est pas allégé, bien au contraire elle est devenu plus intense, rien que le fait de retourner à la maison, de sentir son parfum dans tous les recoins de la maison, de voir ses affaires... Tout cela est comme un cauchemars interminable... Moi j'ai pu atténuer mes pleures, c'est pour ma mère que la douleur est encore plus pesante... Elle n'a pas pu jouir de sa convalescence avec les organisations pour les funérailles de Ada... Heureusement Djibril était là, il nous a soutenu durant toute cette période et ses épaules étaient toujours disponible pour le repos de nos têtes, il a été un vrai ami pour moi et comme un fils pour ma mère et je l'en remercie infiniment car sans lui j'aurait craqué depuis...
Je suis assise au bord de mon lit, le parfum que j'avais prévu pour mes parents placé entre mes mains, son abscence me déstabilise, je n'ai aucune envie d'aller travailler mais il faut bien que je le fasse après deux semaines de congés, heureusement que mon patron est quelqu'un de magnanime, il m'a même accordé un mois de congé mais je ne peux plus rester à la maison, mon esprit est vide et ramène sans cesse mes pensées vers mon père, il faut que je fasse quelque chose pour oublier cette douleur.
J'arrive dans le salon ma mère n'y est pas, elle doit sûrement être dans sa chambre, je m'y rend et ouvre la porte tout doucement... Elle est profondément endormit, c'est ce qu'elle passe son temps à faire en associant ses pleures, elle ne touche même plus à la poêle et ses marmites ce qu'elle adorait faire avant, je suis obligé de commander la nourriture chaque soir pour la forcer à manger et à boire ses médicaments, c'est une vraie gamine... Je ne devrait pas la réveiller donc je referme la porte sans faire de bruit.
******
Depuis que je suis assise à mon bureau je n'arrive à avoir aucune idée, Ada hante sans cesse mes pensées, à chaque fois une larme m'échappe et je l'essui direct, je ne veux pas que quelqu'un m'attrape entrain de pleurer, je n'aime pas montrer ma faiblesse... Ce que je craignait arrive, mon patron viens juste de me surprendre, je me lève en le voyant.
Lui : bonjour INAYA je t'avais donné un mois de congé que fais-tu ici ?
Moi : bonjour monsieur... je sais mais il fallait que je me change les idées pour faire passer ma douleur.
Lui : je suis vraiment désolée pour la perte de ton père je n'ai pas pu venir à son deuil car j'avais un voyage très important.
Moi : ne vous excusez pas, je vous comprends.
Lui : toutes mes condoléances.
Moi : merci !
Il ne dit plus rien et m'observe juste, je peux bien voir de la pitié dans ses yeux, je n'aime pas être vulnérable aux yeux des gens
Moi : euh... Vous voulez quelque chose ?
Lui : ah oui je suis venu récupérer les plans pour l'immeuble prêt de la plage.
Je fouille mes documents et lui remets les plans pour vite me débarrasser de lui, j'ai besoin d'être seule... Mais on dirait qu'ils ne veulent pas me laisser tranquille, quelques minute après que mon boss soit partir voilà que la porte s'ouvre à nouveau.
Djibril : on m'a dit que tu étais venu travailler, comment te sens tu ?
Ne pouvant plus me retenir j'éclate en Sanglot pour libérer la douleur qui était remonté jusqu'à mes yeux, Djibril vient tout de suite prendre ma tête entre ses bras, je me sens libre de pleurer devant lui, lui seul peut voir mes faiblesses et personne d'autre... J'ai pratiquement trempé toute sa chemise avec mes larmes, il me tend un mouchoir une fois que je suis calme.
Djibril : ça va aller !
Moi : tu ferais mieux de conjuguer ton verbe au conditionnel irréalisable, jamais ça ne pourra aller, sais-tu combien j'aimais cet homme ? Mon père était mon héros, je n'avais jamais envisagé une vie sans lui, bien que mon job me prenait tout mon temps, le court instant que je pouvais passer avec lui était précieux, il me manque tellement.
Djibril : toi au moins tu as eu la chance de connaitre ton père avant de le perdre à l'âge de 24 ans, moi le mien je ne l'ai jamais connu, je ne sais même pas s'il est encore vivant ou mort, ma mère n'a jamais voulu me parler de lui sûrement parce qu'il l'a fait du mal, j'ai grandi avec et uniquement avec l'amour de ma mère et j'ai en moi un vide qui représente l'amour que mon père aurait pu me donner... Si je te dis tout ça c'est pour que tu te réjouisse d'avoir pu profiter de l'amour de ton père de son attention avant qu'il ne parte... Pleurer sans cesse ne vas pas arranger les choses, ton père où il est présentement ne doit pas reposer en paix à cause de tes pleures, il n'aurait pas voulu que tu te morfonde ainsi après son départ, il savait que tu étais forte, que tu allais surmonter tout ça... Cette fille qui est entrain de pleurer là je ne la reconnais pas, ce n'est pas la INAYA forte et courageuse que je connais, celle que je connais aurait déjà surpassé cette étape et se serait remit au travail... Tu es forte INA tu n'as pas autant de larmes dans tes réserves alors reprends toi... Je compte sur toi ! Dit-il avant de disparaître
Je ne savais pas qu'il était comme ça, que ce genres de mots pouvaient sortir de sa bouches, d'habitude il passe son temps à me faire des blagues et se moquer, j'imagine que c'est comme ça qu'il parvient à mettre ces nombreuses filles dans sont lit, mais pourquoi il me montre rarement cette facette de lui ? J'ai sentit de l'émotion dans sa voix et ça m'a touché... Il a absolument raison, deux mois déjà sont passées, c'était suffisant pour effacer cette douleur, maintenant il faut que je reprenne sur moi que je travaille dur et que je devienne la meilleure architecte du Mali et pourquoi pas du monde !? Je veux que Ada soit fier de moi depuis là haut, oui je ne peux pas en douter mon père est bien au paradis car il a toujours été juste dans sa vie, je devrais donc arrêter de pleurer et essayer d'être son exemple, en travaillant dur et en fondant une famille parfaite comme il l'a fait... J'ouvre mon ordinateur et me concentre...
******
17h30 je devrais rentrer maintenant, ma mère est toute seule à la maison donc je ne peux plus rentrer aux heures tardives comme au paravent...
J'ouvre la chambre de ma mère et elle est toujours endormit... Bizarre ! Le matin elle était dans cette même position... Je m'en vais la tapoter tout doucement mais elle ne se réveille pas, je la secoue mais elle ne réagit pas... Mais pourquoi ? Je lui asperge de l'eau dessus aucun changement, je fais tout mon possible mais rien du tout, d'un coup j'ai le coeur qui bat, non je ne peux pas la perdre elle aussi, Je ne réfléchis pas à deux fois avant d'appeler Djibril pour le prévenir de l'état de ma mère, je me demande bien pourquoi c'est lui que j'ai appelé, sûrement parce-que c'est mon seul ami, il ne tarde pas avant d'arriver... Il vérifie son pouls.
Djibril : elle respire bien mais il faut qu'on l'amène à l'hôpital.
Pendant qu'il porte ma mère pour l'amener dans la voiture moi je prends mon sac et les rejoint... Un temps deux mouvements nous sommes à l'hôpital on l'amène directement et moi je suis toute tremblante.
Moi : s'il lui arrive quelque chose ce sera de ma faute ! Me-blâme je, je n'aurais jamais du la laisser seule.
Djibril : ne dis pas ça, comment tu aurais pu imaginer qu'il allait lui arriver quelque chose.
Moi : elle est si fragile j'ai peur pour elle.
Djibril : garde ton calme elle a dut juste s'évanouir tu t'inquiète pour rien.
Malgré tout ce qu'il peut dire je ne suis pas tranquille, elle a toujours été très fragile j'ai très peur pour elle...
Moi : docteur comment va ma mère ? Le harcèle-je en le voyant venir.
Le docteur : restez calme madame votre mère est hors de danger, elle s'est juste évanouie mais elle vient de se réveiller et se porte bien, néanmoins vous devez vous occuper d'elle, elle a l'air très fragile et nécessite une surveillance permanente.
Moi : merci docteur, puis-je la voir ?
Le docteur : naturellement ! Allez-y...
Je ne peux pas m'empêcher de la prendre dans mes bras en la voyant, elle a l'air si pâle.
Moi : tu m'as vraiment fait peur maman pourquoi tu fais ça ?
Djibril : madame CISSÉ vous devez être forte pour votre fille, vous ne pouvez pas l'abandonner elle a besoin de vous.
Maman : je suis désolée mon coeur je me suis fais du mal en oubliant que je te faisais du mal à toi aussi ! Dit-elle en posant sa main sur ma joue
Moi : je te pardonne tout mais promets moi de prendre soin de toi désormais je vais rester avec toi jusqu'à ce que tu sois complètement rétablit.
Maman : tu n'as pas besoin de faire ça, et ton travail ?
Moi : tu es ma priorité maman nous ne sommes plus que deux on doit rester soudées comme deux soeurs.
Elle me prend juste dans ses bras...
Une semaine après, je ne suis plus allé au boulot, j'ai passé toute cette semaine à m'occuper de ma mère sans toucher ni à mon téléphone ni à mon ordinateur pour travailler, elle avait besoin de ça et depuis que je m'occupe d'elle sa santé s'est amélioré au point où elle a recommencé à faire la cuisine. Nous sommes concentrées à regarder un film lorsque la sonnette retentit dans la maison, je me lève pour aller ouvrir.
Moi : monsieur ? Vous ici ? Dis-je surprise
Lui : bonjour INAYA désolée de ne pas t'avoir prévenu mais DJIBRIL m'avait informé pour ta mère donc je suis venu voir si elle allait mieux dès l'instant où j'ai trouvé du temps, tiens je lui ait apporté ces fleures ! Dit-il en me tendant des orchidées comme s'il savait ce qu'elle aime
Moi : oh Merci c'est exactement ce qu'elle aime ! Dis-je en le débarrassant
Lui : ah quelle coïncidence ! je les ai juste prises d'un coup de tête.
Moi : mais je vous en prie entrez donc.
Maman : qui est-ce ?
Moi : maman c'est mon patron M. OUSMANE DIALLO, je vous Présente ma mère AÏSSATA CISSÉ.
Mr. Ousmane : c'est un plaisir de vous rencontrer pour la première fois ! Dit-il en déposant un baiser sur sa main, votre fille m'a tant parlé de vous et votre mari, mes sincères condoléances.
Maman : je vous remercie, asseyez-vous je vous en prie je vous apporte quelque chose ?
Mr. Ousmane : non ne vous gênez pas.
Moi : c'est quand-même la première fois que vous venez ici, laissez-moi vous apporter quelque chose à boire monsieur.
Mr. Ousmane : si vous insistez juste un verre d'eau me suffira.
Je les laisse tous les deux seuls et reviens les trouver entrain de rire, Waouh !
Moi : alors qu'est ce qui vous fait rire autant ?
Maman : INAYA tu ne m'avais pas dis que ton patron était aussi drôle je ne peux pas m'empêcher de rire à ses blagues.
Ah bon !? Je ne l'avais pas remarqué, ou alors c'est moi qui suis indifférente à ses blagues que je n'ai d'ailleurs jamais compris, Mais c'est une bonne chose qu'il puisse faire rire ma mère autant, je peux dire que c'est la première fois que je la voit aussi joviale après la mort de papa, ils s'entendaient si bien qu'ils ont échangés leurs numéros, même à son départ ma mère n'arrêtait pas de parler de lui avec une telle admiration, il avait laissé son cachet et quand je le dis je le pense vraiment...
Désormais ma mère passait son temps au téléphone, quelque chose qu'elle n'utilisait jamais avant... Ils passaient leur temps à papoter, soit par appel où alors pas messages, je pouvait parfois entendre les éclats de rire de ma mère depuis sa chambre, à croire que ses blagues avaient un vrai effet sur elle, elle ne me gérait même plus, moi qui avait pris congé pour elle... cela a duré plus d'un mois, j'ai constaté qu'elle avait complètement guérit donc ça ne servait plus à rien de continuer à rester à la maison.
Maman : tu sors ? Tu ne m'a pas prévenu que tu partais.
Moi : oui je retourne travailler mais comment j'allais te prévenir alors que tu ne vis même plus dans cette maison.
Maman : de quoi tu parles ?
Moi : de toi et ton téléphone, il y'a plus que vous deux ici on dirait que tu as oublié ta fille.
Maman : ne me dis pas que tu es jalouse .
Moi : au contraire maman je suis heureuse de revoir ce sourire sur tes lèvres, ça me plait beaucoup et maintenant que tu as complètement guéris je retourne à mon boulot, passe une bonne journée maman.
Je laisse une marque de mon rouge à lèvres sur sa joue avant de partir... Il y'a pas qu'elle qui est obsédée par son téléphone, au bureau c'est la même chose avec mon boss, je lui parle de mon projet et lui il est ailleurs... Humm ! Cette histoire risque aller loin.
******
Au retour je ne trouve pas ma mère dans le salon, ni dans sa. Chambre, encore moins dans la cuisine, elle n'est nulle part dans la maison, elle a du aller faire des courses, moi qui suis rentré tôt pour son délicieux repas je constate qu'il y'a rien à manger, bon je vais devoir supporter jusqu'à son retour...
19h, 20, 21, elle n'est toujours pas là, c'est bizarre, de plus son téléphone ne passe pas, d'un coup je repense à l'accident et mon coeur se met à battre... Non je dois me calmer et chasser cette pensée de ma tête, je m'en vais en cuisine et bricole quelque chose à manger pour faire passer le temps... 22h elle n'est toujours pas de retour, je ne sais pas quoi faire je ne peux pas appeler la police donc je m'asseoit sur le fauteuil du salon pour l'attende en espérant qu'elle revienne vite...
À suivre
~INAYA~
Je me réveille lorsque j'entends les bruits de la clé en mouvement plantée dans la porte, je me demande à quelle heure je me suis endormit et là maman entre toute belle habillée comme une femme d'affaire.
Moi : mon Dieu maman je me suis inquiété pour toi ! M'écrie-je soulagée
Maman : arrête de crier il se fait tard.
Moi : vu ta façon d'être habillé j'imagine que tu étais à un rendez-vous pour rentrer aussi tard.
Maman : non je me suis rendu à l'entreprise de ton père car son assistant personnel a appelé.
Moi : et c'est pour cette raison que tu rentres à... 23 h ? Dis-je après avoir guetté la montre.
Maman : il y avait beaucoup de travail là-bas, depuis que ton père est mort l'entreprise a commencé à tomber en faillite.
Moi : toi tu y connais quoi au boulot de papa.
Maman : le boulot de ton père n'est pas si difficile que ça, il fallait juste vérifier si tout était au top et c'est tout... Aujourd'hui je suis rentré tard parce que j'y suis allé tard mais prochainement j'irai le matin pour rentrer plus tôt.
Moi : prochainement ? Tu comptes retourner là-bas ?
Maman : si je ne le fais pas qui le fera ? Dès que l'assistant de ton père a appelé j'ai parlé de ça à OUSMANE et il m'a donné l'idée de prendre la place de ADAMA en tant que directrice.
Moi : quoi ça veut dire que tu vas commencer à travailler là-bas ?
Maman : oui je ne peux pas laisser l'entreprise de ton père comme ça et toi tu as deja ton propre boulot... ne t'inquiète pas pour moi je vais engager un guide gestuel pour m'en apprendre un peu plus dans le métier.
Moi : tu es sûr de pouvoir le faire maman ? Je m'inquiète pour ta santé, ce genre de chose nécessite beaucoup de réflexion et risque t'affaiblir.
Maman : tu ne crois pas que tu protège un peu trop ? Aurais-tu oublié que de nous deux c'est moi la mère ?
Moi : sans doutes mais de nous deux c'est toi la plus fragile.
Maman : cela signifie que je dois rester sans rien faire de toute ma vie ? Je suis fatigué de passer toutes mes journées à la maison, cela me rappelle sans cesse ton père il faut que je me libère les esprits et OUSMANE a pensé que je pouvais me plonger dans les affaires que cela me permettrait de noyer mes soucis.
Moi : Humm ! Fais-je souriente.
Maman : quoi ?
Moi : tu parles un peu trop de ton OUSMANE, tu ne serait pas par hasard amoureuse.
Maman : qu'est-ce que tu vas imaginer là !? on est juste amis et il me prodigue de bons conseils à part ça il y'a plus rien... Comment tu peux penser à ça alors que je viens a peine de perdre ton père.
Moi : qui sait peut-être monsieur OUSMANE a prit la place de papa dans ton coeur.
Maman : ne dis plus jamais ça ! M'ordonne-t-elle, personne ne pourra jamais remplacer ton père Allah ! Nous sommes mariés depuis 25 ans et il est mort ça ne fait même pas trois mois comment peux-tu penser que je puisse l'oublier aussi facilement ? Dit-elle offensée.
Moi : désolée si je t'ai offensé maman ce n'était vraiment pas mon intention, j'ai juste pensé qu'il y'avait quelque chose entre vous deux.
Maman : OUSMANE est juste un bon ami à moi c'est tout.
Moi : je dis ça parce que j'ai remarqué que tu lui plaisait beaucoup.
Maman : moi je ne suis pas intéressée, ton père est encré dans ma peau je ne pourrait jamais me mettre avec quelqu'un d'autre.
Moi : donc tu vas porter le noir toute ta vie ?
Maman : oui, je n'ai pas besoin d'un autre homme dans ma vie.
Moi : ok c'est ton choix, je te laisse donc et s'il te plait ne prend pas mes habitudes, je ne dois plus mourir de faim juste parce que t'a un nouveau boulot, bonne nuit maman.
Maman : il faut apprendre à cuisiner comme ça tu ne mourra plus de faim ! Me dit-elle alors que je suis déjà loin.
Le lendemain, je me lève, prends une douche et m'habille, je me mire dans la glace et constate que je suis particulièrement belle aujourdhui, jai une telle joie dans le coeur... Le fait que ma mere décide de gérer les affaires de mon père prouve qu'elle a surpassé sa douleur et ça me rend heureuse. Mon père dirigeait une entreprise de mannequinat, il avait lui même fondé cette structure, lorsque j'ai finis mes études il m'a proposé de le rejoindre dans son entreprise mais j'ai refusé, non seulement parce que je ne voulais pas être dépendante de lui mais aussi parce-que j'étais fasciné par autre chose, l'architecture ! J'adore tout ce qui en découle, les meubles les plans, les formes tout cela me ravie, j'ai toujours rêvé d'être un jour l'architecte la plus connu du monde, oui je rêve grand... Pour l'instant je suis encore à un niveau bat mais je compte gravir les échelons...
Je me rends dans la salle à manger et trouve le petit déjeuné déjà prêt, c'est avec plaisir que dévore le repas, qu'est-ce que j'adore la cuisine de ma mère ! J'aimerais cuisiner comme elle mais je n'ai pas le temps pour ça et puis ça ne me servira à rien vu que lorsque j'aurai aménagé seule il y aura une servante pour ça... Parlant d'aménagement aujourd'hui Je dois aller vérifier si les petits défauts qui étaient sur ma maison ont été réglé complètement, je veux une maison parfaite digne d'une vrai architecte...
Ma mère doit être déjà sortit car la maison est silencieuse. Je me mets également en route pour ma future maison...
******
Je ferme la portière de ma voiture et je vois l'architecte qui s'occupait de ma maison, elle me serre la main et me montre le chemin, lorsque je me retourne mes yeux tombent sur la barrière de ma maison, j'aime bien les oiseaux déçu ça exprime la liberté, elle ouvre le portail et on entre à l'intérieur, c'est si beau, exactement ce que je voulais elle me dirige vers la porte d'entrée et l'ouvre, la classe ! C'est magnifique à l'intérieur, une maison digne d'une reine telle que moi... Je vérifie si tout est au top, j'aime bien la disposition des chaises dans le salon, elle m'explique avec exactitude comment les modifications ont étés faites et la particularité de la maison. À croire que d'habitude c'est mon rôle mais aujourd'hui je suis la cliente...
La visite guidée s'est bien passé et j'ai apprécié la maison bien qu'il y avait quelques mals entendu mais elle m'a promit de les régler dans les plus brefs délais donc je me suis tout de suite rendu au boulot...
******
Je suis concentré dans mon ordinateur lorsque mon téléphone fixe sonne.
Moi : allô !
Ma secrétaire : Madame CISSÉ M. Le directeur vous convie dans son bureau dès que possible.
Moi : d'accord je me presse.
Je raccroche et me rends dans le bureau de M. OUSMANE, en entrant j'entends des éclats de rire, je me demande qui il a encore réussir à épater avec ses blagues... Il est accompagné d'un homme qui a le dos tourné.
Moi : monsieur vous avez demande à me voir ?
M. OUSMANE : oui je vous présente ASSA DIALLO, c'est mon neveu.
Lorsqu'il se retourne vers moi je suis tout de suite rafraîchis par sa beauté, Waouh !
Assa : enchanté INAYA CISSÉ ! Dit-il en me tendant la main accompagné d'un sourire. Je ne réfléchis pas à deux fois avant de la serrer
Moi : vous connaissez mon nom !
Assa : oui mon oncle m'a beaucoup parlé de vous ! Dit-il sans pour autant lâcher ma main, en vous voyant je confirme ce que mon oncle m'a dit de vous.
Moi : ah bon ? Qu'a-t-il dit ! Demande-je en enlevant enfin ma main
Assa : que vous êtes une très belle femme.
Je me contente juste de sourire face à son compliment.
M. OUSMANE : il a toujours vécu aux États-Unis mais il a décidé de revenir sur sa terre natale pour se construire, il aurait besoin d'une maison où vivre et je pense que tu es la mieux placée pour lui offrir la maison de ses rêves.
Moi : vous avez raison je pense que je sais exactement ce dont votre neveu a besoin, s'il veut bien me suivre dans mon bureau pour en parler.
Je m'avance mais constate qu'il ne me suit pas alors je me retourne.
Moi : euh, vous me suivez ?
M. OUSMANE : en fait il est handicapé.
C'est en ce moment que je voit la chaise roulante près de lui, je me sens tout de suite frappée par la culpabilité.
Moi : oh je, je suis vraiment désolée ! Dis-je cupide
Assa : oh ne vous en faites pas j'en ai l'habitude.
Son oncle se lève et le fait asseoir sur sa chaise.
Assa : allez-y je vous suis !
J'ouvre la porte et le laisse le passage. Le voir ainsi me touche au coeur, un homme aussi beau qui semble tout avoir sauf la mobilité de ses jambes, à croire qu'il y'a des gens qui ont des problèmes plus sérieux que les miens. Durant notre entretient je ne pouvais pas m'empêcher de m'affectionner en sa présence, il a dût le remarquer vu que je le regardait différemment comme lorsque je vois un mendiant dans la rue ou un orphelins. D'un coup il se met à sourire je me demande bien pourquoi.
Assa : vous pouvez arrêter de me regarder de cette façon ? À part cet handicap tout va bien dans ma vie, vous ne devriez pas avoir pitié de moi vu que ce n'est rien par rapport aux autres qui sont dans le même étant que moi et qui sont pauvres en même temps ...
Sa positivité m'a impressionné, c'est vraiment très rare de voir quelqu'un dans son état mais qui ne se sent pas différent des autres... Finalement nous avons sympathisé et désormais je peux l'appeler << tout simplement ASSA >> comme il a dit... Parmi toutes les maisons que je lui montré il n'a apprécié aucune.
Moi : vu que aucune maison ne t'a plût, je propose que tu me dise ce que tu préférerait, quel genre de maison voudrais-tu avoir ?
Assa : ce que je voudrait c'est une maison pas trop vaste mais avec assez d'espace, je veux que les meubles soient placés de telle sorte qu'on puisse danser dans toutes les pièces de la maison...
Moi : combien de pièces exactement ?
Assa : deux salon je dirait, une plus grande que l'autre, une cuisine rattachée à la salle a manger, et je veux que la cuisine soit ouverte de telle sorte que je puisse discuter avec mon épouse depuis le salon, je voudrais aussi une chambre près de la cuisine de sorte que si ma femme m'attire à la cuisine et bien ça se termine en chambre, tu vois de quoi je parles ! Signifie t-il d'un coup d'œil
Je ne pouvait pas m'empêcher de rire à sa description de maison idéale.
Assa : ....À l'étage je voudrais qu'il y ait trois chambre, avec une chambre plus gandre, ça sera la chambre principale, je veux qu'elle soit assez spacieuse, et a l'intérieur il devrait il avoir une grande douche et un jacuzzi ( que des choses de blancs ) qu'il soit assez grand pour mon épouse et moi...
Moi : Waouh ! Tout ça... C'est beaucoup ! Dis-je manquant les mots
Assa : si c'est pour l'argent il y'a aucun problème, le plus important c'est d'être mieux chez soi.
Moi : ok je vois, mais ton épouse, est-elle d'accord avec ce plan ?
Assa : en fait, je n'en ai pas encore.
Il manquait une pour que j'éclate de rire mais ce serait une moquerie, donc depuis l'épouse dont il parle n'existe pas...
Moi : attends, et tu parle de quelle épouse depuis là ?
Assa : eh bien de celle qui sera mon épouse, de toute façon j'ai déjà la bague de mariage il ne me reste plus que la femme.
J'éclate de rire sur la coup. Non mais ce gare il me fait trop rire, je me demande s'il n'est pas par hasard un comédien. Alors que je suis concentré à rire je vois la porte s'ouvrir sur Djibril, ce n'est pas pour autant que je m'arrête de rire tout de suite.
Djibril : oh je ne savais pas que t'étais occupé, je vais passer plus tard.
Assa : non en fait je m'en allait déjà car j'ai un truc à faire ! Dit-il en regardant sa montre, on se revoit après INAYA.
Je l'accompagne jusqu'à la porte et reviens m'asseoir avant de remarquer le regards de Djibril sur moi.
Djibril : tu ne m'avais pas dit que tu avais un nouveau petit ami.
Moi : quoi ? Mais non ! Assa n'est pas mon petit ami, en fait c'est le neveu du boss, il vient juste d'arriver des États-Unis et il voudrait s'installer ici.
Djibril : ok ! Dit-il en me lançant un de ces regard que je connais si bien.
Moi : non ! Non ce n'est pas ce que tu crois djibril, je ne suis pas du tout amoureuse de lui.
Djibril : ah ! Voilà que tu avoue tout.
Moi : mais enfin, je ne l'ai connu qu'aujourd'hui.
Djibril : alors on va dire que c'est un coup de foudre.
Moi : toi alors ! Bref dis moi pourquoi tu as interrompu...
Djibril : ton moment magique ? Finit-il
Moi : t'es grave toi ! Mais bon je ne vais pas faire attention à ce que tu pense, tu voulais me dire quelque chose ?
Djibril : oui ! Je voulais te dire que ce soir je retourne au Maroc car l'état de ma mère s'est empiré, j'ai pris congé chez le boss il faut que j'aille la voir.
Moi : je te comprends et je suis vraiment désolée pour ta mère ! Dis-je d'un ton triste ça fait tellement d'années qu'elle est malade et depuis rien ne change.
Djibril : ah ! Je fais confiance en Allah ! Je sais qu'elle va bientôt se rétablir.
Moi : inchalla ! Tu vas me manquer.
Djibril : toi aussi ma bonne amie, mais on restera en contact, n'oublie pas que viadéo existe.
Moi : d'accord une fois que tu seras près de ta mère tu lance un appel vidéo j'aimerai enfin la voir.
Djibril : ok je ne manquerai pas de le faire, tu vas trop me manquer ma lionne. Allez viens dans mes bras.
On se fait un gros et long câlin avant qu'il ne disparaisse, il va vraiment me manquer mais bon on va rester en contact et je suis sûr qu'il reviendra au Mali car il ne peut pas s'en passer des fille maliennes, d'abord que nous sommes la beauté du premier niveau et je le dis fièrement...
******
Cette journée était plutôt paisible pour moi, après la mort de Ada je dirait que c'est la meilleure journée que j'ai passé. Je me lance sur mon lit avec le sourire aux lèvres, je me demande bien pourquoi je suis aussi souriante, et vous vous le savez ? En tout cas on dirait que je ne suis pas la seule heureuse dans cette maison, depuis que maman est entré j'ai remarqué un sourire qui ne veut pas disparaître de ses joux... J'ai l'impression qu'elle a prit ma place là, elle devrait déposer son téléphone pour qu'on dîne tranquille mais non !
Moi : bon maman tu mange ou tu tchate ?
Elle ne me répond même pas et continue.
Moi : maman ! Crie-je ce qui la ramène
Elle : oh désolée, tu disais ?
Moi : tu devrais déposer ton téléphone et manger.
Elle : tu as raison, je m'excuse
Elle dépose son téléphone et se met manger, mais je vois bien qu'elle attend quelque chose vu qu'elle ne fait que regarder son téléphone... Elle ne prend même pas deux bouchées avant que son téléphone vibre, comme si elle l'attendait elle le prend directement et se dirige dans sa chambre sans rien dire et là je l'entend parler avec quelqu'un mais je ne peux pas entendre leur conversation. Ça doit sûrement être OUSMANE, après elle dira << nous sommes juste amis >> mais bon je ne veux pas me mêler de sa vie donc je dine tranquille avant d'aller me coucher...
Pratiquement 10 jours sont passés et rien n'a changé... Depuis que Djibril est partit au Maroc il m'appelle tous les soirs et j'ai pu faire la rencontre de sa mère, bien qu'elle soit malade elle reste rayonnante... Assa et moi avons gardé contact et on cause régulièrement et je suis toujours joyeuse de discuter avec lui... Ma mère est toujours aussi rattaché à son téléphone comme une ado de 16 ans, après elle me dira que c'est le travail... J'étais certaine qu'elle causait ainsi avec mon boss jusqu'à ce que celui-ci m'interpelle pour me demander pourquoi ma mère ne répond plus à ses appels, pour sa défense j'ai dit que le travail l'emportait mais je suis curieuse de savoir qui est cette autre personne qui n'est pas mon patron qui distrait autant ma mère... Je la rejoint dans sa chambre cette fois au moins elle n'est pas au téléphone.
Moi : bonsoir maman.
Elle : ah tu est rentré ! Comment était ta journée ?
Moi : pas mal et la tienne ?
Elle : bien ! Lorsque tu voudra manger tu me fais signe je vais réchauffer le repas pour toi.
Moi : merci maman c'est gentil, mais il faut qu'on parle de quelque chose et je veux que tu sois honnête avec moi.
Je prend place à côté d'elle après son approbation.
Moi : je vais aller droit au but. C'est qui cet homme ? Dis-je direct
Elle : de qui tu parles ! Fait-elle l'ignorante.
Moi : tu sais que je suis très intelligente n'est-ce-pas maman, alors ne passons pas par quatre chemins et réponds moi honnêtement, il y'a un nouvel homme dans ta vie ?
Elle : en fait, c'est quelque chose de pas sérieux.
Moi : je le savais ! M'exclame-je subitement, parle moi de lui, comment est-il ? Est ce qu'il ressemble à papa ? Est-ce un père célibataire ? Allez di...
Elle : il est jeune ! Me coupe t-elle
Moi : jeune ? Tu le dépasse de combien d'année ? 4, 6, 7...
Elle : 21... 21 ans ! Dit-elle gênée
Moi : ok ! Réponds je manquant les mots.
Elle : je sais que tu vas me juger mais c'est un homme bien et responsable comme l'était ton père...
Moi : il t'aime ?
Elle : oui ! Il m'aime et a dû beaucoup insisté pour que je l'accepte.
Moi : où l'as tu rencontré ?
Elle : à l'entreprise de ton père, en fait c'est un top modèle...
Moi : ah je vois ! Et qui te dis qu'il n'en veut pas à ton argent ?
Elle : je savais que tu allais réagir de cette manière, c'est pour cette raison que je ne t'ai pas directement parlé de lui, mais pour que tu sois rassurée de ses bonnes intentions envers moi je vais l'inviter ici pour un dîner demain soir, tu vas faire connaissance avec lui et je suis sûr que tu vas l'aimer tout de suite.
Moi : ok !
C'était là mon dernier mot ne sachant plus quoi dire, c'est vrai que j'aurai voulu que ma mère se remettre avec quelqu'un pour ne plus souffrir de la mort de mon père mais... Elle aurait pu trouver mieux, tiens par exemple monsieur OUSMANE, mais pourquoi aller chercher quelqu'un de 27 ans, il a presque mon âge donc il pourait être son gendre... Bref je n'ai aucun problème avec son âge l'essentiel c'est de savoir s'il aime vraiment ma mère et je le saurait dès l'instant où je poserai mes yeux sur lui, il a intérêt à bien se tenir...
******
J'ai remarqué que ma mère a l'air stressée depuis que je suis rentrée du boulot, elle a peut-être peur que je n'accepte pas son amant mais j'ai bien fait de la rassurer que l'essentiel pour moi ce n'est pas son âge mais l'amour qu'il porte pour elle, tout ce qui compte pour moi c'est son bonheur je le lui ai bien fait attendre... Nous sommes toutes les deux assises à table attendant que le bon monsieur arrive, ça doit faire 5 minutes qu'on l'attend, j'espère au moins qu'il n'a pas classé l'assiduité parmi ses qualités.
Moi : ça fait un long moment qu'on l'attend où est-il ?
Elle : n'exagère INAYA ça ne fait même pas 5 minutes qu'on l'attend.
Moi : il... .
La sonnerie de la porte vient de couper ma phrase, ma mère veut se lever pour aller ouvrir mais je lui demande de me laisser faire, je dois connaître s'il est au moins poli, je me lève mais elle me suit quand même... J'ouvre la porte et je m'apprête à parler lorsque je suis choqué de la personne qui se présente... Non c'est impossible... Tout le monde sauf lui...
JE PARIE QUE PERSONNE NE VA TROUVER QUI EST CETTE PERSONNE.
À suivre...