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L’hôtesse

L'hôtesse

Auteur:: Luneisidore
Genre: LGBT+
Envolée meurtrière ou amoureuse ? L'histoire d'amour de deux femmes : une aux allures masculines et l'autre aux allures féminines.

Chapitre 1 𓆸Uno

Le matin de la réunion cruciale, vêtue d'un costume taillé sur mesure, je traverse l'entrée du siège social avec une aisance naturelle. Mon apparence résolument masculine attire les regards, mais c'est ma prestance qui captive réellement l'attention. Les employés s'inclinent légèrement, exprimant leur respect tacite envers moi, la fille de Arlo Thornfield. Sachant que derrière mon apparence se cache une force entrepreneuriale indéniable.

Mes pas assurés résonnent dans le hall luxueux, créant une aura de confiance qui ne laissent personne indifférent. En chemin, je salue les employés d'un signe de tête, répondant aux politesses avec un léger sourire.

Arrivée à l'ascenseur, je croise le regard de mon frère Reese, qui porte une expression de défi.

- En mode homme d'affaires aujourd'hui, Ellery ? Reese demande d'un ton moqueur.

- Toujours, Reese. C'est ce qui compte ici, non ?

L'ascenseur s'ouvrît sur la salle de réunion, où nous nous préparions à défendre nos idées.

Dans la salle de réunion, le décor était sobre et élégant. Le long de la table en bois poli, des dossiers soigneusement préparés attendaient les protagonistes. J'entrai d'un pas assuré, mon frère me suivant de près. Nos regards s'affrontèrent, révélant une rivalité profonde.

Notre père, assis à la tête de la table, leva le regard à notre entrée.

- Bien, commençons. Il dit d'un ton calme mais autoritaire.

Nous prenons place, face à face. Les regards échangés étaient emplis de rivalité.

Je pointe du doigt un graphique sur le tableau.

- Regarde ça, Reese. La stratégie de croissance que j'ai développée apporte une stabilité à long terme.

Reese croise les bras.

- Stabilité? On parle d'affaires ici, pas de construire des châteaux en Espagne. Ma proposition générera des profits immédiats.

La discussion s'intensifie, chaque mot prononcé résonnant comme un coup dans notre duel entrepreneurial.

- Les profits immédiats peuvent être éphémères. Mon approche assure une croissance durable et une fidélisation client.

Alex, avec un sourire moqueur croise les doigts.

- Tu es trop idéaliste, Ellery. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, et les actionnaires veulent des résultats concrets.

- Assez, vous deux. Présentez vos plans de manière concise et pragmatique. Mon père intervient pour calmer les esprits.

Le débat se poursuit avec une série d'arguments chiffrés, de graphiques et de projections.

Je décide de porter le coup de grâce à Reese, en remettant en question une de ses hypothèses.

- C'est une stratégie risquée. On ne peut pas garantir le succès en se basant uniquement sur des tendances passées.

Reese ayant visiblement anticipé, contre avec assurance.

- Le risque est une partie intégrante des affaires, Ellery. Il faut être audacieux pour réussir.

Les employés observaient en silence, captivés par le duel verbal qui se déroulait devant eux. Les alliances se formaient discrètement, chaque camp cherchant à influencer les personnes clés.

Entre les débats tendus, le personnel de l'entreprise entre discrètement, apportant du café pour tenter de nous rendre cette réunion confortable.

Secrétaire, souriante mais prudente s'approche de moi.

- Café pour la réunion ?

Je lui réponds d'un bref hochement de tête avant de me reconcentrer sur les affirmations de mon frère.

Les tasses fumantes sont déposées devant moi et Reese, mais même ce geste courtois ne parvint pas à m'alléger. Chacun sirote son café, gardant un œil sur l'autre.

Finalement, mon père prend une décision.

- Ellery, je te confie cette affaire. Je crois en ta vision à long terme.

Un silence lourd de conséquences envahit la salle, marquant le début d'une nouvelle ère pour moi dans l'entreprise familiale.

- Tu as réussi à me convaincre. C'est ton plan qui sera mis en œuvre.

La victoire dans mes yeux contraste avec la déception de Reese.

- Alors Reese, ça fait quoi d'être une seconde fois tapis dans mon ombre ?

- Ferme-la tu veux ? C'était un coup de chance, rien de plus.

- Un coup de chance quatre fois d'affilée ? Tu dois sacrément être malchanceux toi.

- Je vous prie d'arrêter les comportements immatures. Nous sommes au-delà des querelles préadolescentes. Ellery, veille à utiliser le jet privé pour conclure l'accord et accomplir les autres responsabilités qui t'incombent.

Il se lève à la fin de ces mots et part. Je récupère mes dossiers et je pars à mon tour. Je pense que je vais y aller, et de plus la ville dans laquelle je me rend est très belle.

Lorsque je me dirige vers mon bureau, je rencontre mon père qui me cherchait sans doute.

- Mon chauffeur te conduira sur le tarmac peu importe le jour, mais le plus tôt sera le mieux.

- Je compte m'y rendre dès maintenant. J'avais déjà anticipé tout ça et ma valise se trouve dans mon coffre, préviens ton chauffeur.

- Je suis fier de toi Ellery, il me tape chaleureusement le dos.

Je lui adresse un sourire chaleureux avant de laisser mes directives à mon assistante, concernant mon voyage et toute la paperasse que je lui confie jusqu'à mon retour.

(...)

Sur le tarmac, le jet privé m'attend, symbole de la responsabilité nouvellement confiée. À ma montée dans le jet, je remarque immédiatement l'hôtesse de l'air. Cependant, au lieu de l'accueil professionnel auquel je m'attendais, elle affiche une attitude qui trahit clairement des intentions autres que professionnelles. Ses yeux ne quittent pas mon père, Arlo Thornfield, et son sourire suggère une familiarité déplacée.

Mon instinct entrepreneur s'aiguise, et je ne tarde pas à comprendre la situation. Cette femme semble avoir perdu toute professionnalité en présence de mon père. Les lignes entre le personnel et la famille semblent s'estomper à ses yeux.

Cette confusion inacceptable ne passe pas inaperçue. Alors que nous sommes en altitude, je m'approche de cette dernière, lui faisant part de mon mécontentement quant à son comportement inapproprié.

Ma décision est sans appel : elle est renvoyée sur-le-champ.

- Votre conduite ne correspond pas aux normes professionnelles de cette entreprise. Je vais devoir vous demander de quitter le jet. Nous aurons quelqu'un d'autre pour assurer le service. Je l'informe avec fermeté.

Surprise et gênée, elle quitte le jet sous mon regard impassible. Les règles sont claires, même à des milliers de pieds au-dessus du sol.

- Qu'est-ce qui s'est passé mademoiselle Thornfield ? Pourquoi l'hôtesse vient de s'en aller alors que nous allons bientôt décoller ?

- Choisissez mieux les membres d'équipage. Cette femme avait des attentions autres que professionnelles, vis-à-vis de mon père.

- Je vous prie de m'excuser mademoiselle. Je tacherais d'être plus prudent la prochaine fois.

- Cela ne fait rien. A l'atterrissage, vous pourrez vous concentrer sur la recherche d'une nouvelle hôtesse, je termine avant de rejoindre le siège passager, en attendant que nous atterrissons il fallait que je travaille sur ce dossier.

- J'ai discuté avec le pilote El, je pense que tout se passera bien. Je ne pourrai pas t'accompagner alors tu iras avec mademoiselle Rockefeller, il m'informe à la dernière minute.

Sérieusement ? J'aurais préféré m'y rendre avec Reese plutôt que Peyton. Finalement, j'aurais peut-être dû voyager avec mon assistante. Je me surmène, alors que je ne désire même pas prendre la relève dans l'entreprise familiale. Que c'est barbant.

- Cela sous-entend que le vol est retardé jusqu'à son arrivée ?

- Non, elle est déjà dans la ville avec les entrepreneurs. Elle tâte le terrain. Bon je dois y aller, bon voyage.

Il part et je soupire.

- Mademoiselle Thornfield, votre assistante a fait parvenir ça pour vous.

- De quoi est-ce qu'il s'agit ? Je demande peu intéressée.

- De votre emploi du temps.

Elle alors, toujours organisée. Si j'étais ici, c'était pour clore le plus rapidement que possible ce dossier et profiter de cette ville pour me prélasser.

(...)

L'atterrissage se déroule sans encombre, et à ma descente du jet, Peyton Rockefeller m'attend déjà sur le tarmac. Son regard captivant et son sourire charmeur témoignent de son assurance habituelle.

- Ellery, quel plaisir de te revoir.

Je lui réponds d'un bref sourire, tout en m'assurant que le dossier est en ordre. Nous prenons place dans la voiture qui nous mènera à la demeure des Thornfield. Sur le trajet, Peyton engage la conversation.

- Alors, cette réunion cruciale a-t-elle été à la hauteur de tes attentes ?

- C'était un succès, comme prévu. Mon père a décidé de mettre en œuvre mon plan.

- Félicitations. C'est une nouvelle étape pour toi.

Je hoche la tête, consciente des implications de cette victoire dans l'arène des affaires familiales. Cependant, mes pensées se tournent rapidement vers le dossier dont je m'apprête à m'occuper.

- Peyton, parlons affaires. J'ai appris des choses cruciales lors de la réunion. Les chiffres ne sont qu'une partie de l'équation. Les relations et les alliances sont tout aussi importantes.

Mes paroles intriguent Peyton.

- Qu'as-tu découvert ?

J'analyse un instant le dossier.

- Reese et Alex ont leurs propres réseaux d'alliances au sein de l'entreprise. Il ne s'agit pas seulement de chiffres, mais aussi de la capacité à influencer les personnes clés. Nous devons jouer intelligemment.

Peyton acquiesce, comprenant la complexité de la situation.

- Tu sais, tu devrais te ménager. Tu viens à peine d'atterrir que tu parles du boulot. Je suis sûre que dans le jet, tu avais encore le nez dans ces papiers.

- C'est bien pour ça que je suis là, Peyton. Pour le boulot.

Plus personne ne parle et cela me fait plaisir, car partager un dossier avec mon ex était une chose, mais qu'elle commence à prétendre s'inquiéter pour moi était une tout autre chose.

À mon arrivée à la demeure des Thornfield, les employés se précipitent pour m'aider à décharger mes affaires du véhicule, exprimant leur respect envers moi. Le luxe et le raffinement de la demeure étaient fort plaisant.

Au milieu de cette scène, une domestique se distingue par sa grâce et son professionnalisme. Ou du moins, par ses formes qui m'attirent et son beau visage.

- Quel est son prénom ? Je demande à Vincent, le majordome.

- Elena, mademoiselle.

- Merci, Vincent. Comment se porte votre famille ?

- Ils vont tous bien mademoiselle, c'est très aimable de votre part, de porter un intérêt à ma famille.

- C'est naturel Vincent, je lui touche amicalement l'épaule avant de reporter mon regard sur Elena.

Son nom est Elena. Elle dirige l'équipe d'employés avec une assurance discrète, veillant à ce que chaque détail soit pris en compte.

Mon regard se croise brièvement avec celui d'Elena, qui détourne timidement le regard. Un sourire en coin étire mes lèvres, timide ? Cette interaction n'échappe pas à Peyton Rockefeller, qui observe la scène avec un intérêt mal dissimulé. La jalousie s'inscrit brièvement sur son visage, masquée sous un sourire poli.

- Ellery, on dirait qu'Elena a attiré ton attention. Une nouvelle amie, peut-être ?

- Elle semble être une employée exceptionnelle. La qualité du service est essentielle, n'est-ce pas ? Je laisse apparaître un sourire énigmatique.

- Bien sûr, Ellery. Je suppose que tu auras une équipe à ta mesure. Elle sourit faussement avant de me libérer de sa présence.

Enfin, si j'avais su que mater une autre fille l'aurait éloigné de moi, je l'aurai fait depuis bien longtemps. Je monte dans les appartements, me changer avant de réfléchir à comment faire venir Elena, dans mes appartements.

Chapitre 2 𓆸Due

Après avoir pris une douche et m'être changée, je m'installe dans mes appartements, plongée dans la lecture du dossier crucial. Soudain, un léger toc à la porte attire mon attention.

- Mademoiselle Thornfield, que souhaitez-vous pour le dîner ce soir ? Une voix polie traverse la porte.

Sans lever les yeux du dossier, je réponds simplement : - Demandez à Elena de monter, s'il vous plaît.

Cependant, mes paroles ne passent pas inaperçues. Peyton, qui se trouvait non loin, entend la conversation et ne tarde pas à exprimer son mécontentement, en entrant dans la chambre, sans même toquer.

- Elena ? Y'a t'il un plat nommé Elena ? S'exclame-t-elle avec un ton accusateur.

Je lève un regard calme vers elle.

- Oui, Peyton. Il y'a un excellent dîner pour moi, qui s'appelle Elena.

- Tu ne crois pas que tu devrais t'occuper des affaires plutôt que de demander à une domestique de monter ?

Je me lève avec un calme apparent, bien que l'irritation commence à poindre.

- Peyton, ce n'est pas à toi de décider qui monte ou non. Et sache que la personne qui entre dans mes appartements dépend uniquement de ma volonté. Si cela te dérange, tu peux partir.

Peyton, frustrée contracte sa mâchoire. J'en viens même à me demander comment j'avais pu supporter une femme pareille.

- Tu n'as pas à me donner des ordres, Ellery. Je ne suis pas une de tes employées.

- Non, tu es bien pire, Peyton. Tu es une invitée non désirée.

La tension dans la pièce est palpable, mais je ne flanche pas. Je demande à Vincent de faire sortir Peyton de la demeure, à moins que je l'autorise expressément à entrer.

Après avoir réglé ce différend, je redescends pour faire face au personnel de la demeure.

D'un ton décidé, je déclare.

- Pour la durée de mon séjour ici, je souhaite que tous les employés se retirent. Vous êtes congédiés temporairement. Rendez-vous utiles, reposez-vous. Je veux la tranquillité dans ces lieux.

Le majordome, impassible, intervient.

- Mademoiselle Thornfield, cela n'est pas possible. Les services continuent, même en votre absence.

Mon calme apparent commence à se fissurer.

- Vincent, vous allez exécuter mes ordres. J'ai besoin de solitude pour travailler sur ce dossier. C'est non négociable.

Vincent, respectueux mais ferme me tient tête.

- Je crains que cela ne soit pas dans mes prérogatives, mademoiselle. Les employés ont leurs tâches à accomplir.

Cette résistance à mes directives m'irrite au plus haut point.

- Bien, si c'est comme ça, j'irai dans un hôtel où mes demandes seront respectées.

Vincent reste impassible, ne cédant pas à ma demande. La frustration grandit en moi alors que je réalise que même au sein de cette demeure, les choses ne se dérouleront pas toujours comme je le souhaite. Je ne pouvais pas en vouloir à Vincent, il faisait presque partie de la famille.

- Je connais les ou plutôt la motivation qui se cache derrière cette décision soudaine mademoiselle. C'est bien pour cela que je ne peux autoriser cela.

- Vincent, je ne savais pas que vous étiez aussi tendu. C'est bon, j'ai quand même le droit de fricoter avec qui je veux.

- Je vous l'accorde, mais c'est quand même absurde de congédier le personnel, simplement pour ça Ellery.

- Voilà que je vous retrouve mon Vincent, plus de mademoiselle !

Il me sourit brièvement, avant de retourner accomplir ses devoirs. Au moins il m'avait laissé mettre dehors Peyton, c'était déjà un début.

- Mademoiselle, je rejoignais justement vos appartements. Ma consœur m'a informé que vous désirez me voir, Elena me tire de mes réflexions.

- Oui, c'est exact. J'aimerais avoir au dîner du canard à l'orange, accompagné d'une salade de saison. Et, bien sûr, un excellent vin blanc pour accompagner le repas.

- Très bien, mademoiselle Thornfield. Je m'occuperai personnellement de préparer ce repas pour vous.

Alors que je remercie Elena, Vincent, qui était resté dans les parages, ne peut s'empêcher de commenter d'un ton réprobateur.

- Vous n'avez donc pas laissé tomber cette idée saugrenue. Cela dit, j'ai pris la liberté de laisser entrer mademoiselle Rockefeller pour qu'elle récupère des affaires qu'elle aurait apparemment oublié.

Il se retire, dévoilant Peyton. Quelle plaie.

- C'est donc ça qui t'intéresse chez elle, la reine des requêtes culinaires ? Peyton demande sur un ton sarcastique.

Je lui adresse un sourire imperturbable.

- Elena est simplement douée pour son travail. C'est quelque chose que tu pourrais apprendre, Peyton.

Peyton, vexée, ne réplique pas. Je la laisse mariner dans son mécontentement et retourne à mes appartements pour poursuivre mon travail. En espérant qu'elle s'en ira juste après.

Quelques heures plus tard, alors que je termine les analyses du nouveau dossier, je suis extirpée de mon analyse.

- le dîner est servi dans la salle à manger. Elena m'informe depuis le couloir.

- Vous pouvez monter mon repas ? Je n'ai nullement l'envie de descendre. Et seulement vous et personne.

- Bien entendu.

Je continue de travailler quelques minutes, puis j'entends un léger toc à ma porte. Elena entre avec un chariot élégant, portant les plats préparés avec soin.

- Voici votre dîner, mademoiselle Thornfield. Canard à l'orange, salade de saison et le vin blanc que vous avez demandé.

Elle dispose le repas sur une table à côté de moi, créant une ambiance intime dans la pièce richement décorée. Mes yeux se lèvent vers les siens, captivés par sa présence.

- Merci, Elena. C'est parfait. Vous pouvez rester un moment, si vous le souhaitez.

Elle acquiesce, s'installant. Nous partageons des regards alors que je commence à déguster le repas qu'elle a préparé. La saveur exquise du canard à l'orange danse sur mon palais.

- J'espère que cela répond à vos attentes, mademoiselle Thornfield.

Je lève les yeux vers elle, un sourire se dessinant sur mes lèvres.

- Elena, ce canard dépasse mes attentes.

Elle rougit légèrement, et un silence s'installe. Après avoir terminé le plat principal, elle s'apprête à quitter la chambre.

- Je m'excuse de ne pas avoir inclus de dessert, mademoiselle. Vous ne l'avez pas mentionné, et...

Je la coupe doucement en cherchant mes dossiers.

- Vous n'avez rien omis. En fait je n'ai rien mentionné, car vous êtes exactement ce que je désire comme dessert.

- Mais enfin mademoiselle. Ne dites pas des choses qui pourraient prêter à confusion, elle répond avec gêne.

Finalement, je me lève de ma chaise et m'approche d'elle.

- Je ne vous force à rien Elena, vous avez la possibilité de dire non. Mais j'aimerais pouvoir profiter de vous durant tout mon séjour ici.

Nos visages sont à quelques centimètres l'un de l'autre. Elle baisse les yeux, ne supportant sans doute pas mon regard sur elle.

- Je ne l'ai jamais fait avec une femme, elle se mord la lèvre nerveusement.

Cette phrase, j'ignorais pourquoi je la détestais. Je détestais l'entendre et ça me renfrognait. Je m'éloigne d'elle, avant de rejoindre le canapé sur lequel j'étais récemment installée.

- Je...

- Vous pouvez vous retirer, ça ira pour l'instant. Je vous ferai signe quand j'aurai besoin de vos services, je la coupe sèchement.

Elle me regarde perplexe, puis part en emportant le chariot avec elle sans rien dire. J'en connais un, non deux qui seraient ravis de voir qu'il ne s'était rien passé avec cette femme et qu'il ne se passera rien car pour la part, elle venait de perdre tout mon intérêt.

Il est vrai que cela devrait me faire plaisir que je sois sa première fois, la phrase en elle-même ne me dérangeait pas, c'est plutôt le regard qu'elle avait.

Le lendemain, 8h

Je venais de finir de m'apprêter. J'arrangeais les manches de ma chemise, ma veste sur mon épaule. Je termine rapidement mon passage à la salle à manger, où un petit-déjeuner préparé m'attend. Malheureusement, le temps me presse, et après un regard rapide sur la table, je réalise que je n'aurai pas le loisir de m'attabler.

- Veuillez m'excuser, mais je serai en retard pour le déjeuner et je ne peux prendre de petit-déjeuner.

Sans attendre de réponse, je me dirige vers le garage où une gamme de voitures attend. Mes yeux se posent sur une voiture en particulier, la clé dans ma main. La route vers l'entreprise s'annonce animée.

(...)

Arrivée à l'entreprise, je suis accueillie par un bourdonnement d'activité. Les employés vaquent à leurs tâches, mais beaucoup s'approchent de moi, désireux de discuter de questions qui ne relèvent pas de mes responsabilités.

- Mademoiselle Thornfield, il y a ces documents à examiner...

- Ellery, je sais que vous êtes occupée, mais pourriez-vous jeter un coup d'œil à ce rapport ?

Je souris poliment, gérant ces interruptions avec patience, mais mon objectif principal reste en tête. Je ne peux m'attarder sur des détails opérationnels.

- Merci pour l'information, je vais m'en occuper. Cependant, je suis ici pour une réunion cruciale avec nos clients. Je devrai discuter de cela plus tard.

Finalement, je me faufile jusqu'à mon bureau, prenant une bouchée rapide du croissant récupéré sur la table du déjeuner. L'assistante m'informe que les clients attendent dans la salle de conférence.

J'entre posément dans la salle de conférence, un léger sourire professionnel aux lèvres. Les clients sont déjà installés, discutant entre eux, et leur attention se porte sur moi au fur et à mesure que je m'approche.

- Mesdames, messieurs, merci de votre patience. Je suis ravie de vous accueillir ici. Commençons sans plus tarder notre réunion.

Je salue chaque client individuellement, échangeant des politesses avec une aisance qui transmet confiance et professionnalisme. La réunion se déroule avec une précision calculée, chaque mot choisi soigneusement pour persuader et captiver notre auditoire.

Après avoir conclu la réunion avec succès, je prends un moment pour discuter avec les clients, répondant à leurs questions et dissipant leurs dernières incertitudes. Puis je me retire de la salle de conférence, laissant derrière moi une impression positive.

Ensuite, je décide de rendre visite à mon amie dans son bureau. Mais je me fais encore et toujours interrompre.

- Mademoiselle Thornfield, il y a ce contrat urgent à signer...

- Vous allez devoir attendre monsieur Thornfield, je ne peux pas signer sans son accord. Je vous prie de m'excuser.

Je longe le couloir à la recherche du bureau de Nichole. Frappant à sa porte, j'entre et elle me saute immédiatement dans les bras. Les employés qui défilaient nous regardent d'un œil peu discret.

- Je t'attends depuis maintenant un bon moment !

- Tu pourrais cesser de m'étreindre aussi fort ? J'étouffe.

- Désolée, mais tu m'as manqué ! Depuis quand remonte ta dernière venue ici ?

Deux ans.

Elle s'éloigne de moi et je peux enfin respirer. Je jette un coup d'œil à la déco qui avait changé, sur son bureau, des flûtes de champagne étincellent, laissant échapper des bulles d'effervescence. Elle lève les yeux, un sourire malicieux aux lèvres.

- Félicitations pour la réunion. C'était une victoire méritée.

Je réponds à son salut avec un sourire reconnaissant, avant de demander, curieuse :

- Et que célèbres-tu avec ce champagne ?

Elle rit légèrement, m'invitant à prendre place.

- Ta double victoire. Tu as obtenus le dossier devant Reese et tu as fait signer les clients.

Nous trinquons à la réussite de la journée et aux projets futurs.

- Je ne savais pas que tu étais autant renseignée sur les exploits que j'accomplissais. Tu me fais surveiller ?

- C'est plutôt à Peyton qu'il faut demander ça et quand on parle du loup, elle dit en regardant à la porte.

- Ellery, tu ne m'as pas laissé en placé une, une seule fois ! Peyton me fait des reproches.

- Tout est bien qui finit bien, alors de quoi tu te plains ? C'était mon affaire et tu ne devais même pas être présente. Estime-toi heureuse que je te l'ai permis, ton travail se limitait simplement à tâter le terrain.

Elle me lance un regard noir avant de s'en aller, rouge de colère.

- Sérieusement, comment tu as fait pour entretenir une relation de deux ans avec cette femme ? Nichole grimace.

- Ferme-la, ne me le rappelle pas.

- Bon, pour célébrer ce double succès, et surtout nos retrouvailles, je propose qu'on aille en boîte ce soir !

- Bonne idée. J'avais prévu de prendre des vacances après cette affaire. Cependant, tu sais si Camden va bien ?

- C'est ton frère et c'est à moi que tu demandes ça. Tu rigoles ?

- C'est bon. Je n'ai pas vu Aspen, il a démissionné ou il s'est fait virer ? Je demande en posant la flûte de champagne.

- Viré, moi ? J'ai plutôt été promu.

Chapitre 3 𓆸Tre

- Promu ? Par quel miracle ? Il était sur le point de détruire une collaboration cruciale avec son attitude négligente.

Nichole se met à rire.

- Eh bien, il semblerait que son côté rebelle et indiscipliné ait fini par attirer l'attention des dirigeants. Ils l'ont placé à la tête d'un projet créatif spécial. Qui aurait cru ?

Je secoue la tête, incrédule, mais le sourire sur mon visage trahit ma satisfaction. C'est étrange comme les choses peuvent prendre des tournures inattendues.

- C'est ça, payez vous bien ma tête. Pour le moment, c'est moi qui gravi les échelons et non vous.

Il récupère une flûte de champagne et nous rejoint. Qu'est-ce que ça faisait longtemps que cet idiot ne m'avait pas rigolé.

- Pour ce qui est de la boîte, ça sera sans moi. J'ai changé de vie et je suis engagé dorénavant, il le dit fièrement.

- Engagé, toi ? Nichole et moi disons toutes les deux surprises.

(...)

Demeure des Thornfield

Alors que je m'apprêtais à sortir en boîte avec Nichole et nos amis, Vincent, le majordome, tenta de me parler dans le hall.

- Mademoiselle Thornfield, permettez-moi de discuter rapidement d'un sujet important avant votre départ.

Je lui lançai un regard rapide tout en récupérant mes clés, pressée de rejoindre mes amis.

- Pas maintenant, Vincent. On verra ça plus tard, lui dis-je en souriant.

Il baissa la tête en signe d'acquiescement, mais son expression laissait transparaître une préoccupation que je n'eus pas le temps d'approfondir.

(...)

Je m'approche de la boîte de nuit dans ma voiture, une Mercedes noire étincelante. Les regards curieux se posent naturellement sur le véhicule lorsqu'il entre dans le stationnement. Nichole, déjà sortie de sa voiture, attend à l'entrée. Je descends de ma voiture, ajustant ma tenue avant de verrouiller le véhicule.

Les passants jetent des regards appréciateurs à la voiture, certains murmurent probablement sur la présence d'une telle voiture. Je prends quelques instants pour admirer le design impeccable de la voiture, consciente du luxe qu'elle représente.

Nichole, impatiente, m'interpelle en riant.

- Ellery, on dirait que tu as volé la vedette à la boîte elle-même avec cette entrée !

Je lui adresse un sourire et ensemble, nous pénétrons les lieux. À l'intérieur, la musique bat son plein, et la piste de danse est envahie par une foule joyeuse. Nous nous frayons un chemin jusqu'au bar pour commander nos premiers verres de la soirée. Nichole attire mon attention vers un groupe d'amis à une table proche.

- J'ai invité quelques amis à nous rejoindre. Ça te va ?

Je hoche la tête, reconnaissant certains visages.

- Je ne me joindrai pas à eux, alors vas-y. Je vais plutôt rester là et me bourrer.

- Qu'est-ce que tu peux être introvertie, c'est rageant. Elle récupère son sac qui était sur le tabouret du bar et rejoint ses invités.

- Qu'est-ce que vous allez prendre mademoiselle ?

Je me tourne vers le barman, lui adressant un sourire poli.

- Un verre de vin rouge, s'il vous plaît.

Pendant que le barman prépare ma commande, je laisse mon regard vagabonder dans la foule animée de la boîte de nuit. Mon regard croise celui d'une femme, qui vendait discrètement de la drogue aux personnes de la boîte.

Au bout d'un moment, j'observe les filles dans des tenues qui tiennent presque, sirotant mon verre de vin, se déhancher sur la piste. C'est alors que la femme qui vendait de la drogue aux clients, s'approche de moi. Elle me sourit avec une assurance.

- Ellery Thornfield, n'est-ce pas ? Je t'ai vue à la télévision. Tu es une femme d'affaires accomplie.

Je l'observe, consciente de sa tentative de flatterie.

- Et toi, qui es-tu ? Je réponds, restant réservée.

- Je m'appelle Isabella. J'ai entendu dire que tu aimes les défis. Je peux te proposer quelque chose qui pourrait pimenter ta soirée.

Elle sort de son sac une petite boîte contenant des pilules multicolores.

- C'est une nouvelle expérience. Ça te tente ?

Je la regarde avec un mélange de surprise et de mépris.

- Non merci. Je n'ai pas besoin de substances pour m'amuser.

Elle hausse les épaules, se déplaçant vers d'autres personnes. Alors que je m'apprête à commander un autre verre, deux bras m'entourent et une poitrine est pressée contre mon dos.

- Aller, détend toi ! On est ici pour s'amuser et célébrer tes réussites, Nichole dit.

- C'est bien ce que je suis en train de faire. Je m'apprêtais à prendre un autre verre et vire tes seins de mon dos, je dis en retirant ses bras.

- T'as changé c'est pas vrai. Aspen, je peux comprendre, il est engagé. Mais toi, t'es célibataire, jeune et riche alors profite ! Un homme lui attrape la main et elle disparaît avec lui en me faisant un clin d'œil.

C'est bien ça le problème, si cette dealeuse m'a reconnu, je devrais peut-être me garder d'agir avec inconscience et surtout publiquement.

Alors que je me dirige vers les toilettes de la boîte de nuit, une femme élégante m'interpelle, son regard suggérant une intention manifeste.

- Excusez-moi, vous avez un style qui ne passe pas inaperçu. Vous venez souvent ici ?

Je lui adresse un sourire poli, déterminée à rester courtoise malgré l'approche évidente.

- Avant j'étais une habituée. C'est une soirée spéciale ce soir. Vous semblez aussi bien connaître le lieu.

La femme esquisse un sourire en coin.

- Oh, j'ai mes habitudes. Vous avez besoin que quelqu'un monte la garde devant la porte des toilettes ?

Je décline son offre d'un geste de la main.

- Non, merci. Je peux me défendre toute seule.

- Ce que je voulais dire, c'est si vous voulez qu'on s'envoie en l'air dans ces toilettes ? Elle remonte sa robe avec un sourire taquin.

- Finalement, je n'ai plus très envie d'y aller. Sur ce, bonne soirée.

- Dommage. Si jamais vous changez d'avis, je serai là-bas, à la table au coin.

Je lui adresse un sourire vague, m'éloignant des toilettes. Nichole avait raison, j'étais devenue coincée, je ne savais même plus profiter de la vie tellement la vie professionnelle me prenait tout mon temps et ma jeunesse.

- Barman, vous me donner une bouteille entière de vodka ? Je payerez le prix qu'il faut, je lui dis en sortant quelques billets.

- Et bah, vous devez avoir passé une dure journée.

Je ne réponds rien, attendant qu'il me passe la bouteille et lorsque c'est fait, je l'ouvre et la bois au goulot en me dirigeant vers la sortie. J'appelle Vincent pour lui demander de faire venir quelqu'un à l'adresse indiquée pour récupérer ma voiture et je commande un taxi.

Je patiente adossée contre ma voiture, attendant l'arrivée du taxi car il n'était plus très loin. Une voiture s'approche, c'était mon chauffeur. Alors que je lève la main pour ouvrir la portière, une main heurte la mienne. Je tourne la tête pour découvrir femme aux courbes parfaites et aux cheveux bruns et ondulés, me regardant les sourcils froncés.

- C'est mon chauffeur, désolée.

- Je crois qu'il y'a une erreur, parce que c'est le mien. Vous êtes sûre de ne pas être ivre ? Je demande.

- Ivre ? C'est vous qui puez l'alcool à plein nez et vous me demandez si je suis ivre ? Elle laisse échapper un rire malaisant.

Je me trouve soudainement irritée par sa remarque ironique. Le chauffeur intervient enfin.

- Madame et monsieur, j'ai reçu deux commandes en même temps et pensé qu'il s'agissait de la même personne. J'ai accepté les deux. Vous allez dans des quartiers proches, toutes mes excuses vous devrez partager la course.

Je sens le regard agacé de la femme à mes côtés, elle souffle avant de s'y résoudre puisqu'elle semblait ne pas avoir d'autres options. Forcées de partager le même taxi, car je ne me voyais pas patienter une seconde de plus pour attendre un autre chauffeur, je lui ouvre la portière et elle s'installe malgré sa réticence.

Il y'avait un silence pesant dans la voiture, jusqu'à ce qu'elle décide de le briser.

- Je suis désolée de vous avoir parlé ainsi, j'ai passé une dure journée.

- Ce n'est pas une raison suffisante pour me parler de la sorte.

- Je vous demande pardon ? C'est vous qui avez commencé et c'est moi qui m'excuse, mais vous ne trouvez que ça à dire ?

Je ne réponds rien, m'agaçant encore plus de sa présence. Le taxi avance dans le silence, chacune plongée dans ses pensées. Alors que je m'apprête à demander au chauffeur de s'arrêter ne supportant pas de partager le même véhicule qu'elle, la femme brise à nouveau le silence.

- Vous savez, je n'apprécie pas plus que vous d'être dans cette situation.

- Vous auriez pu prendre un autre taxi.

- J'avais déjà attendu assez longtemps, et je ne voulais pas attendre davantage. Puisque vous semblez avoir cette idée, pourquoi ne pas l'avoir fait vous-même.

Je soupire, comprenant sa frustration. La voiture roule, et les rues animées de la ville défilent à l'extérieur.

- Nous devons partager la course, autant rendre le trajet moins désagréable, je dis, tentant une approche plus amicale.

- Nous ne sommes pas obligés de parler.

J'aurais mieux fait de me taire.

- Juste essayer de faire passer le temps. Vous venez souvent dans ce genre d'endroit ?

- Non, c'est plutôt exceptionnel.

Elle semble surprise.

- Vous ne semblez pas être le genre de personne qui ne fréquente pas ce genre d'endroit.

- Les apparences peuvent être trompeuses.

Je constate que le taxi s'arrête devant un hôtel, ce n'était pas la destination finale de ma course, alors ça devait être la sienne. Elle paie sa course et descend, lorsqu'elle s'apprête à refermer la portière je laisse sortir un commentaire, sans doute parce que je suis à moitié ivre.

- Bonne soirée malgré tout.

- C'est à vous que cela sera bénéfique, à en juger l'état lamentable dans lequel vous vous trouvez, elle sourit avant de fermer la portière.

Sérieusement, qui est-elle ? Pour qui elle se prend à me parler de la sorte. Je me sens irritée par son arrogance et son jugement. Alors que la portière se referme, je marmonne entre mes dents, plus pour moi-même que pour elle.

- Comme si je me souciais de ton avis.

Le taxi reprend le trajet. Arrivée à la demeure des Thornfield, je me rends compte que la soirée ne s'est pas déroulée comme prévu. Vincent, le majordome, m'attend dans le hall, son expression toujours empreinte de préoccupation.

- Mademoiselle Thornfield, puis-je insister pour discuter du sujet dont je voulais vous entretenir ?

Je prends une profonde inspiration, réalisation que la soirée a pris une tournure qui nécessite une réflexion sérieuse.

- Vincent, tu as raison. Parlons de cela maintenant.

Il m'invite à le suivre dans un coin plus discret de la demeure, loin des oreilles indiscrètes. La nuit se prolonge avec des discussions sérieuses et des décisions à prendre. (...)

- Bonne nuit mademoiselle, il me dit avant de rejoindre ses appartements.

J'entre dans ma chambre et j'y trouve la lumière allumée, mais également Elena. Surprise, je ne réponds pas et retire ma montre.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Je demande après avoir posé ma montre sur la table de nuit.

- Vincent m'a donné pour ordre de faire votre chambre.

Elle mentait. Je m'assois sur le rebord du lit, retirant mes chaussures.

- À cette heure ? Tu as eu toute la journée et même la soirée pour le faire. De plus, ma chambre était déjà faite lorsque je suis venue me changer.

- Je... euh je...

- Qu'est-ce que tu veux ? Je demande agacée qu'elle se mette à balbutier.

- Que vous me fassiez l'amour, ses joues rougissent alors qu'elle détourne le regard.

- Sérieusement Elena, il ne faut pas me dire de pareilles choses alors que je suis ivre.

- Je suis très sérieuse mademoiselle, elle dit en s'approchant de moi.

Je lève la tête vers elle, essayant de discerner si elle se forçait ou si elle en avait envie et oui, elle en avait envie.

- Très bien, assieds-toi près de moi. Je dis en soupirant.

Elle s'assoit et je me relève, je retire ma ceinture et me dirige vers ma valise qui contenait un gode ceinture. Je l'enfile avant de retirer mon t-shirt, me retrouvant en brassière et boxer. Elena me regarde la bouche entrouverte, je me place en face d'elle, lui caressant la joue, avant de descendre les bretelles de sa robe de chambre.

Elle me regarde après que j'ai saisi sa mâchoire. J'observe les courbes de ses seins et leurs bouts, un sourire aux lèvres avant de l'embrasser tout en l'incitant à s'allonger sur le lit.

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