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L'épouse et la bête: une tragédie

L'épouse et la bête: une tragédie

Auteur:: Cipher Frost
Genre: Horreur
Ma femme, Sophie, tenait notre petit Loulou de Poméranie, Flocon, et le regardait avec une haine pure, son visage se tordant de dégoût. « Tais-toi, sale bête. » Sa voix était aussi glaciale que le marbre du manoir. Puis, sous mes yeux horrifiés, elle a levé son pied, armé d' un stiletto, et l' a abattu sur le corps de notre pauvre chien. Un cri strident, un son d' os brisés, puis le silence. Avant que je ne puisse réagir, les gardes du corps de Sophie m' ont traîné. Alors que j' étais enfermé dans la cave, ses deux chiens, des Dogues de Bordeaux massifs, sont apparus de l' ombre, leurs crocs luisants de bave. J' ai entendu la voix de Sophie de l' autre côté de la porte. « Tu aimes tant les chiens, n' est-ce pas, mon chéri ? Eh bien, tu vas en avoir assez. » Puis, l' horreur. Des morsures partout, mes cris d' agonie ignorés. J' ai été dévoré, et mon fantôme, désormais invisible, a été forcé de regarder Sophie annoncer ma disparition comme une simple fugue. Elle a accusé Marc, son amour d' enfance prétendument fragile, de « déni obstiné », d' une manipulation grossière de ma part. Devenu un esprit errant dans ma propre maison, je l' ai vue déformer la réalité, me dépeignant comme un monstre, tandis qu' elle planifiait de s' emparer de mon héritage et de mon chenil. Le plus choquant, c' est qu' elle s' apprêtait à tuer d' autres de mes chiens pour « soigner » le faux mal de Marc. Comment a-t-elle pu devenir cette bête ? Mon grand-père, Gérard Dubois, est arrivé, ce grand dresseur, un homme qui lisait les chiens comme des livres. Il a décelé la vérité dans les yeux des molosses de Sophie, révélant la monstruosité de la situation. Il l' a regardée de haut, sans la moindre pitié: « Débarrassez-moi de ce vieillard sénile. » Chassé, mais avec un regard de promesse froide, il s' est juré de me venger. Le déni de Sophie s' est enfin brisé devant mon corps mutilé. Son monde s' est effondré quand elle a découvert que Marc l' avait trahie. Sa folie a alors atteint son paroxysme. Je l' ai vue, tenant un couteau, son visage maculé de sang, vider Marc de son cœur, puis faire de même avec sa complice. La folie succède à la folie, et je sens l' écho de mon propre supplice dans la violence qu' elle déchaîne. Elle voulait se « faire pardonner » auprès de mon grand-père, lui apporter ces cœurs comme des trophées morbides. Je l' ai observée, incapable de détourner les yeux alors que la batte de baseball s' abattait sur elle, brisant ses os un par un. Mon grand-père, le « meilleur dresseur », la réduisant à l' état de bête qu' elle méprisait tant. Le poids de ma rage et de ma douleur s' est dissipé. J' étais enfin libéré.

Introduction

Ma femme, Sophie, tenait notre petit Loulou de Poméranie, Flocon, et le regardait avec une haine pure, son visage se tordant de dégoût.

« Tais-toi, sale bête. »

Sa voix était aussi glaciale que le marbre du manoir. Puis, sous mes yeux horrifiés, elle a levé son pied, armé d' un stiletto, et l' a abattu sur le corps de notre pauvre chien. Un cri strident, un son d' os brisés, puis le silence.

Avant que je ne puisse réagir, les gardes du corps de Sophie m' ont traîné. Alors que j' étais enfermé dans la cave, ses deux chiens, des Dogues de Bordeaux massifs, sont apparus de l' ombre, leurs crocs luisants de bave.

J' ai entendu la voix de Sophie de l' autre côté de la porte. « Tu aimes tant les chiens, n' est-ce pas, mon chéri ? Eh bien, tu vas en avoir assez. »

Puis, l' horreur. Des morsures partout, mes cris d' agonie ignorés. J' ai été dévoré, et mon fantôme, désormais invisible, a été forcé de regarder Sophie annoncer ma disparition comme une simple fugue.

Elle a accusé Marc, son amour d' enfance prétendument fragile, de « déni obstiné », d' une manipulation grossière de ma part.

Devenu un esprit errant dans ma propre maison, je l' ai vue déformer la réalité, me dépeignant comme un monstre, tandis qu' elle planifiait de s' emparer de mon héritage et de mon chenil. Le plus choquant, c' est qu' elle s' apprêtait à tuer d' autres de mes chiens pour « soigner » le faux mal de Marc. Comment a-t-elle pu devenir cette bête ?

Mon grand-père, Gérard Dubois, est arrivé, ce grand dresseur, un homme qui lisait les chiens comme des livres. Il a décelé la vérité dans les yeux des molosses de Sophie, révélant la monstruosité de la situation.

Il l' a regardée de haut, sans la moindre pitié: « Débarrassez-moi de ce vieillard sénile. »

Chassé, mais avec un regard de promesse froide, il s' est juré de me venger.

Le déni de Sophie s' est enfin brisé devant mon corps mutilé. Son monde s' est effondré quand elle a découvert que Marc l' avait trahie. Sa folie a alors atteint son paroxysme.

Je l' ai vue, tenant un couteau, son visage maculé de sang, vider Marc de son cœur, puis faire de même avec sa complice. La folie succède à la folie, et je sens l' écho de mon propre supplice dans la violence qu' elle déchaîne.

Elle voulait se « faire pardonner » auprès de mon grand-père, lui apporter ces cœurs comme des trophées morbides.

Je l' ai observée, incapable de détourner les yeux alors que la batte de baseball s' abattait sur elle, brisant ses os un par un. Mon grand-père, le « meilleur dresseur », la réduisant à l' état de bête qu' elle méprisait tant.

Le poids de ma rage et de ma douleur s' est dissipé. J' étais enfin libéré.

Chapitre 1

Le Loulou de Poméranie, une petite boule de poils blancs nommée Flocon, jappait joyeusement aux pieds de Sophie.

Elle le regarda avec un dégoût non dissimulé, son visage parfait déformé par la haine.

« Tais-toi, sale bête. »

Sa voix était aussi froide que le marbre de l'entrée du manoir.

Alexandre Dubois, son mari, se précipita.

« Sophie, qu'est-ce que tu fais ? C'est juste un chien. »

« Un chien ? »

Elle éclata d'un rire strident, un son qui n'avait rien d'humain.

« Cette... créature géante a failli faire faire une crise cardiaque à Marc ! Tu as vu comment il tremblait ? Tu l'as fait exprès, n'est-ce pas ? Pour le traumatiser ! »

Marc, son amour d'enfance, l'artiste bohème au cœur prétendument fragile, était sa seule obsession, le centre de son univers.

Alexandre, dresseur de chiens de renommée internationale, regarda sa femme, incrédule.

« Sophie, c'est un Loulou de Poméranie. Il pèse à peine deux kilos. Comment pourrait-il traumatiser qui que ce soit ? »

« Je ne veux rien savoir, » siffla-t-elle, ses yeux brillant d'une lueur cruelle. « Tu vas apprendre à respecter les sentiments de Marc. Je vais te donner une leçon. »

Sous les yeux horrifiés d'Alexandre, elle leva son pied, chaussé d'un escarpin au talon aiguille vertigineux.

Le talon s'abattit sur le petit corps de Flocon.

Un cri strident, un son de craquement horrible, puis le silence.

Alexandre resta figé, le souffle coupé par l'horreur. Le petit corps blanc était maintenant une tache rouge et informe sur le sol immaculé.

« Toi, » ordonna Sophie à deux de ses gardes du corps massifs qui se tenaient en retrait. « Emmenez-le. »

Alexandre ne put réagir, paralysé par le choc et la douleur. Les gardes le saisirent par les bras et le traînèrent vers la cave.

La cave à vin, autrefois remplie de grands crus, était désaffectée, humide et sentait le moisi. Ils le jetèrent à l'intérieur sans ménagement.

La porte en ferraille grinça.

Alexandre se releva, tremblant, et se précipita vers la porte, martelant le métal de ses poings.

« Sophie ! Ouvre ! S'il te plaît, Sophie ! »

Il entendit des grognements sourds derrière lui, des sons graves et menaçants qui firent se glacer son sang.

Il se retourna lentement.

Dans l'obscurité, deux paires d'yeux jaunes le fixaient. Deux Dogues de Bordeaux, massifs comme des veaux, les babines retroussées sur des crocs luisants de bave, avançaient lentement vers lui.

La terreur pure, primale, s'empara d'Alexandre. Il recula jusqu'à ce que son dos heurte la porte froide.

« SOPHIE ! NON ! PAS ÇA ! JE T'EN SUPPLIE ! »

Sa voix était brisée par la panique.

De l'autre côté de la porte, il entendit sa voix, glaciale et sans la moindre trace d'émotion.

« Tu aimes tant les chiens, n'est-ce pas, mon chéri ? Eh bien, tu vas en avoir assez. »

Puis, le silence. Juste le son des pas de Sophie qui s'éloignaient, et les grognements des molosses qui se rapprochaient.

Alexandre ferma les yeux, les larmes coulant sur ses joues. La première morsure fut une douleur fulgurante à la jambe, suivie d'une autre, et encore une autre. Ses cris d'agonie se perdirent dans l'indifférence de la grande maison.

Il fut dévoré.

Deux heures plus tard, Sophie était assise dans le salon Louis XVI, sirotant un verre de champagne.

Elle faisait nonchalamment tourner un bracelet en corail rouge autour de son poignet fin. C'était un cadeau d'Alexandre, pour leur premier anniversaire de mariage. Elle le trouvait désormais d'un goût douteux.

Elle appela son majordome, Jean-Luc.

« Allez libérer Alexandre. Il a eu assez de temps pour réfléchir. Dites-lui de venir s'excuser auprès de Marc, et ensuite, qu'il prépare le dîner. J'ai une envie de homard. »

Jean-Luc, un homme d'une soixantaine d'années qui avait servi la famille depuis des décennies, se tenait devant elle, le visage livide, les mains tremblantes.

« Madame... »

Sa voix était un murmure étranglé.

« Quoi encore ? » lança Sophie, agacée. « Il fait encore des caprices ? Il refuse de sortir ? »

« Non, Madame. C'est... c'est que les chiens... »

Jean-Luc déglutit péniblement, ses yeux fuyant le regard de sa patronne.

« Les chiens... ont fini leur repas. »

Un silence glacial tomba sur la pièce.

Sophie fronça les sourcils, ne comprenant pas.

« Qu'est-ce que ça veut dire, 'fini leur repas' ? Je ne leur ai rien donné à manger. »

Elle se leva, irritée par la lenteur d'esprit de son employé.

« Laissez tomber, j'y vais moi-même. Cet homme est capable de bouder dans son coin pendant des jours. C'est pathétique. »

Elle se dirigea vers la cave, le cliquetis de ses talons résonnant sur le parquet.

Pendant ce temps, une forme translucide et vacillante observait la scène depuis un coin de la pièce.

C'était Alexandre, ou ce qu'il en restait.

Un fantôme, prisonnier de la maison où il avait été si sauvagement assassiné.

Il regardait sa femme, celle qu'il avait aimée plus que tout, et ne ressentait qu'un vide infini.

Elle ne croyait pas à sa mort. Elle ne pouvait pas y croire. Son esprit refusait une réalité aussi monstrueuse.

Alors que Sophie descendait les escaliers, Marc apparut au sommet, l'air fragile et inquiet.

« Sophie, mon amour, où vas-tu ? » sa voix était douce, presque un murmure.

« Je vais chercher cet idiot d'Alexandre, » répondit-elle sans se retourner. « Il se cache pour attirer l'attention. »

Marc descendit quelques marches, posant une main délicate sur son épaule.

« Laisse-le, ma chérie. Il est sûrement en colère. Ce chien était important pour lui. J'ai peur qu'il ne te fasse du mal. »

Il se serra contre elle, tremblant comme une feuille.

« J'ai si peur, Sophie. Reste avec moi. »

Sophie se retourna et le prit dans ses bras, le berçant doucement.

« Ne t'inquiète pas, mon ange. Personne ne te fera de mal. Je suis là. »

Le fantôme d'Alexandre regardait, impuissant, l'homme qui avait volé sa vie être consolé par sa propre meurtrière.

Chapitre 2

Marc se blottissait dans les bras de Sophie, son corps frêle agité de tremblements calculés.

« C'est de ma faute, » murmura-t-il, le visage enfoui dans son cou. « Si je n'étais pas si fragile... si mon cœur n'était pas si faible... ce chien ne serait pas mort et Alexandre ne serait pas en colère contre toi. »

Sophie lui caressa les cheveux, son expression s'adoucissant en une tendresse dévouée.

« Chut, mon amour. Ce n'est pas de ta faute. Ce n'est jamais de ta faute. C'est lui, l'égoïste. Il savait que tu étais sensible, il savait que la présence de cette... bête t'angoissait. »

Elle cracha le mot "bête" avec un venin qui fit frissonner le fantôme d'Alexandre.

« C'était son petit jeu cruel, » continua Sophie. « Il voulait te faire peur. Il était jaloux de nous. »

Elle serra Marc plus fort.

« Il a eu ce qu'il méritait. Lui et son stupide animal. »

Alexandre, flottant près du grand miroir du hall, hurla en silence.

Des images de sa mort atroce tourbillonnaient dans son esprit : les crocs s'enfonçant dans sa chair, le bruit de ses propres os qui se brisaient, la douleur insoutenable, puis le néant.

Il regarda les deux Dogues de Bordeaux, qui étaient maintenant couchés docilement près de la cheminée. Leurs gueules étaient encore maculées de sang séché, et de petits morceaux de sa propre chair étaient collés dans leur fourrure.

Sophie et Marc ne semblaient même pas le remarquer.

« J'ai faim, Sophie, » gémit Marc, levant vers elle des yeux de biche effarouchée.

« Bien sûr, mon trésor. Qu'est-ce qui te ferait plaisir ? Je vais demander à Jean-Luc de préparer n'importe quoi. »

Marc se mordit la lèvre, l'air pensif.

« Les médecins disent que... pour mon cœur... je devrais manger des choses qui... fortifient. »

Il fit une pause, comme s'il cherchait ses mots.

« Ils disent que le cœur d'animal, c'est très bon pour... le cœur humain. Une sorte de... thérapie par la nourriture. »

Le fantôme d'Alexandre sentit une vague de nausée le submerger, même s'il n'avait plus d'estomac.

Sophie le regarda avec une adoration aveugle.

« Un cœur ? Bien sûr, mon amour. C'est une excellente idée. »

Elle réfléchit un instant, puis son visage s'illumina d'une idée monstrueuse.

« Je sais ! Cet imbécile d'Alexandre a tout un élevage de chiens de concours chez son grand-père. Des bêtes robustes, pleines de vie. Leurs cœurs doivent être parfaits. »

Elle sourit, un sourire qui n'atteignait pas ses yeux morts.

« Demain, nous irons en chercher un. Je te choisirai le plus beau, le plus fort. Et je te préparerai son cœur moi-même. »

Pour toi, mon amour, je décrocherais la lune. Et s'il le faut, je tuerai toutes les créatures de la terre pour que tu vives.

Alexandre sentit une rage impuissante monter en lui. C'était sa passion, son héritage familial, ce chenil. Il avait passé son enfance à courir au milieu de ces chiens, à apprendre d'eux, à les aimer. Et maintenant, sa meurtrière prévoyait d'y commettre un nouveau carnage pour satisfaire le caprice d'un escroc.

Marc sourit faiblement, un sourire de triomphe.

« Tu es si bonne pour moi, Sophie. »

Il se pencha et l'embrassa, un baiser long et passionné, juste à côté des restes séchés du sang de son mari.

Leurs corps s'enlacèrent sur le canapé en velours, leurs soupirs et leurs murmures remplissant la pièce silencieuse.

Le fantôme d'Alexandre se détourna, incapable de supporter cette vision.

Il était mort, et le monde continuait sans lui, encore plus laid et plus cruel qu'avant.

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