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L'épouse enceinte non désirée du Roi de la Mafia

L'épouse enceinte non désirée du Roi de la Mafia

Auteur:: Bruno Fletcher
Genre: Xuanhuan
Pendant ma grossesse, mon mari organisait une fête au rez-de-chaussée pour le fils d'une autre femme. Grâce à un lien mental secret, j'ai entendu mon mari, Damien Dubois, dire à son conseiller qu'il allait me rejeter publiquement demain. Il prévoyait de faire de sa maîtresse, Séréna, sa nouvelle compagne. Un acte interdit par la loi ancestrale alors que je portais son héritier. Plus tard, Séréna m'a coincée. Son sourire était venimeux. Quand Damien est apparu, elle a hurlé, s'est griffé le bras et m'a accusée de l'avoir attaquée. Damien ne m'a même pas regardée. Il a grogné un ordre qui a paralysé mon corps et m'a volé ma voix, m'ordonnant de disparaître de sa vue pendant qu'il la berçait dans ses bras. Il l'a installée, elle et son fils, dans notre suite principale. J'ai été reléguée dans la chambre d'amis au bout du couloir. En passant devant sa porte ouverte, je l'ai vu bercer son bébé, fredonnant la berceuse que ma propre mère me chantait. Je l'ai entendu lui promettre : « Bientôt, mon amour. Je romprai le lien et je te donnerai la vie que tu mérites. » L'amour que je ressentais pour lui, le pouvoir que j'avais caché pendant quatre ans pour protéger son ego fragile, tout s'est transformé en glace. Il pensait que j'étais une épouse faible et sans pouvoir qu'il pouvait jeter. Il était sur le point de découvrir que la femme qu'il avait trahie était Alix de Valois, princesse de la famille la plus puissante du continent. Et je rentrais enfin chez moi.

Chapitre 1

Pendant ma grossesse, mon mari organisait une fête au rez-de-chaussée pour le fils d'une autre femme.

Grâce à un lien mental secret, j'ai entendu mon mari, Damien Dubois, dire à son conseiller qu'il allait me rejeter publiquement demain. Il prévoyait de faire de sa maîtresse, Séréna, sa nouvelle compagne.

Un acte interdit par la loi ancestrale alors que je portais son héritier.

Plus tard, Séréna m'a coincée. Son sourire était venimeux. Quand Damien est apparu, elle a hurlé, s'est griffé le bras et m'a accusée de l'avoir attaquée.

Damien ne m'a même pas regardée. Il a grogné un ordre qui a paralysé mon corps et m'a volé ma voix, m'ordonnant de disparaître de sa vue pendant qu'il la berçait dans ses bras.

Il l'a installée, elle et son fils, dans notre suite principale. J'ai été reléguée dans la chambre d'amis au bout du couloir.

En passant devant sa porte ouverte, je l'ai vu bercer son bébé, fredonnant la berceuse que ma propre mère me chantait.

Je l'ai entendu lui promettre : « Bientôt, mon amour. Je romprai le lien et je te donnerai la vie que tu mérites. »

L'amour que je ressentais pour lui, le pouvoir que j'avais caché pendant quatre ans pour protéger son ego fragile, tout s'est transformé en glace.

Il pensait que j'étais une épouse faible et sans pouvoir qu'il pouvait jeter. Il était sur le point de découvrir que la femme qu'il avait trahie était Alix de Valois, princesse de la famille la plus puissante du continent.

Et je rentrais enfin chez moi.

Chapitre 1

Point de vue d'Alix :

Pendant ma grossesse, mon mari m'a trompée avec une autre femme.

Ma main tremblait. L'eau dans le verre a débordé sur mes doigts. Froid. Une sensation vive et désagréable sur ma peau. J'ai posé le verre sur le comptoir en marbre, le souffle coupé.

De la grande salle en bas, les bruits de la fête montaient jusqu'à moi – une vague de rires et d'applaudissements pour un enfant qui n'était pas le mien, pour une femme qui n'était pas moi.

Une voix, chaude et familière, a résonné dans les coins silencieux de mon esprit. C'était ma mère, Sophie, sa conscience m'atteignant à travers des centaines de kilomètres. Le lien mental, un don du sang des de Valois, était un fil d'argent qui nous reliait.

*Alix, mon enfant. Que se passe-t-il ?*

J'ai fermé les yeux, appuyant mon front contre la vitre froide de la fenêtre. Je pouvais voir la fête déborder sur la pelouse, les torches éclairant les jardins manucurés du domaine des Dubois. Le domaine de Damien. Ma maison.

*Il organise une cérémonie,* ai-je renvoyé, mes pensées n'étant qu'un murmure douloureux. *Pour elle. Pour le fils de Séréna.*

*Il ose ?* La pensée de ma mère était tranchante, empreinte de l'autorité de la matriarche des de Valois. Le Milieu la connaissait sous le nom de la Main d'Argent, une femme dont l'influence était aussi vaste et profonde que l'océan. La famille Dubois, en comparaison, c'étaient des nouveaux riches, une tempête bruyante et violente à la surface.

*Il pense que c'est le fils d'un soldat tombé au combat,* ai-je expliqué, le mensonge ayant un goût de cendre dans ma bouche. C'était une fiction commode que Séréna avait inventée, une histoire que Damien avait gobée sans réfléchir. *Il pense faire preuve de loyauté envers ses hommes.*

*Il fait preuve de sa faiblesse,* a corrigé Sophie, sa voix comme un baume sur mes nerfs à vif. *Un Patriarche aveuglé par un joli visage et une histoire triste n'est pas un vrai Patriarche. La famille de Valois ne traite pas avec la faiblesse.*

Le poids du collier en pierre de lune que je portais semblait lourd sur ma poitrine. C'était un héritage familial, gravé du sceau du Loup Blanc, destiné à atténuer ma propre aura, à cacher la véritable puissance de ma lignée pour ne pas froisser l'ego fragile de mon mari. Je l'avais porté pendant quatre ans, diminuant ma propre lumière pour que la sienne puisse briller plus fort.

Pour Damien.

*Je sais, Maman. J'ai fait une erreur.* L'aveu était une douleur physique, une contraction dans ma poitrine qui m'empêchait de respirer. J'avais cru en lui. Je l'avais aimé. Quand nous nous sommes rencontrés, ce n'était pas juste un mariage arrangé ; c'était une étincelle, une attraction si forte qu'elle ressemblait au destin. Il sentait le cuir, la poudre à canon et quelque chose de sauvage, quelque chose qui appelait le loup dans mon sang.

Il m'avait promis la loyauté. Il avait prêté serment. *La Suprématie de la Loyauté* est la première loi de notre monde. La parole d'un Patriarche est son engagement, sa famille sa force.

*Ce n'était pas une erreur d'aimer, Alix. C'est son erreur de l'avoir trahi,* la voix de ma mère était ferme. *Tu es une de Valois. Tu es la véritable héritière. Tu n'es pas une victime. Maintenant, dis-moi. Qu'as-tu décidé ?*

*Je le quitte.*

La pensée était une lame, et pendant un instant, la douleur fut si vive qu'elle me coupa le souffle. Puis, elle a disparu, laissant derrière elle un vide froid et net. C'était fait. L'amour avait été vidé de moi, ne laissant que le devoir. Le devoir envers mon nom. Le devoir envers mon fils.

*Bien.* L'approbation dans sa pensée était un bouclier autour de mon cœur. *Mes soldats attendent au-delà de la limite du territoire. Tu ne seras pas seule un seul instant.*

J'ai coupé la connexion, la présence réconfortante de ma mère s'estompant. Le silence qui a suivi était absolu.

Depuis ma place dans l'ombre de la galerie supérieure, je l'observais. Damien Dubois, mon mari, le chef du Syndicat du Rhodium, tenait le petit garçon en l'air pour que la foule le voie. Séréna se tenait à ses côtés, sa main possessive sur le bras de Damien, un sourire triomphant aux lèvres. C'était une paria, une étrangère qu'il avait fait entrer dans notre famille il y a un an, et elle avait systématiquement empoisonné chaque partie de ma vie.

La foule a acclamé. Ils acclamaient le bâtard d'une inconnue pendant que moi, la mère du véritable héritier Dubois, je restais cachée et oubliée. Je pouvais sentir leurs pensées, une marée trouble de chuchotements et de suppositions. Ils croyaient à ses mensonges. Ils me voyaient comme l'épouse froide et stérile, jalouse de la maîtresse fertile.

J'ai senti un coup de pied, un petit battement rassurant de l'intérieur. Mon fils. Notre fils.

Mes yeux ont croisé ceux de Damien à travers la salle bondée. Il riait, ses yeux sombres se plissant aux coins de cette manière qui me serrait le cœur autrefois.

Puis, j'ai senti une autre connexion s'ouvrir, pas la mienne. C'était son conseiller, Vincent, ses pensées un murmure inquiet dirigé vers son Patriarche. *Damien, c'est insensé. Alix...*

La réponse mentale de Damien fut une vague d'irritation dédaigneuse. *Alix comprendra. Elle connaît son devoir.* Il a levé les yeux vers la galerie, son regard balayant les ombres, et un ordre froid a jailli de son esprit, destiné uniquement à Vincent. *Je m'occuperai d'elle plus tard. Je vais la rejeter publiquement demain. Il est temps de faire de Séréna ma compagne officielle.*

Les mots m'ont frappée comme un coup physique. Le rejet. Ce n'était pas juste un divorce. Pour notre espèce, c'était une rupture de l'âme, un acte brutal qui me laisserait brisée et bannie.

Il n'oserait pas. Les lois ancestrales l'interdisaient tant que je portais son héritier.

En bas, certaines femmes bavardaient, leurs pensées comme de petites aiguilles acérées. « Elle n'a nulle part où aller. Enceinte et seule ? Damien la gardera dans les parages, mais Séréna est l'avenir. »

Un feu glacial a pris naissance dans mon ventre, consumant les dernières traces de douleur. Il a forgé quelque chose de nouveau en moi. La force. La résolution.

Ils pensaient que je n'avais pas le choix. Ils pensaient que j'étais piégée.

J'ai posé une main sur mon ventre, une promesse silencieuse à mon fils.

Ils étaient tous sur le point de découvrir à quel point ils avaient tort.

Chapitre 2

Point de vue d'Alix :

Mon cœur pesait comme du plomb dans ma poitrine alors que je quittais la galerie. L'air, épais de fumée de cigare et de l'odeur écœurante du parfum bon marché de Séréna, était suffocant. Je devais sortir. Je devais respirer un air qui n'était pas souillé par la trahison.

J'ai pris l'escalier de service, ma main traînant le long du mur de pierre froide, évitant la fête, évitant les regards apitoyés ou méprisants.

Alors que j'atteignais le bas des escaliers, une silhouette est sortie du couloir, me barrant le chemin.

Séréna.

Elle tenait une coupe de champagne, un sourire suffisant et victorieux sur ses lèvres parfaitement maquillées. « Alix. Je ne m'attendais pas à te voir ici. Tu ne devrais pas te reposer ? » La fausse inquiétude dans sa voix était comme des ongles crissant sur un tableau noir.

« Je partais justement », ai-je dit, ma voix plate. J'ai essayé de la contourner.

Elle s'est déplacée avec moi, me bloquant à nouveau. « Tu pars si tôt ? Mais la fête est pour nous. Pour mon fils. Ton futur beau-fils. »

« Il ne sera jamais mon beau-fils », ai-je dit, les mots froids et tranchants.

Son masque d'amabilité est tombé, remplacé par un rictus venimeux. « Oh, mais il le sera. Damien l'adore. Il m'adore. Il en a marre d'une femme froide qui ne lui accorde même pas la moindre attention. » Elle a fait un pas délibéré vers moi, sa voix baissant jusqu'à un murmure conspirateur. « Il m'a tout dit. Il va te rejeter. Demain. Devant tout le monde. »

Ses mots confirmaient la pensée que j'avais interceptée, mais les entendre de sa bouche était une nouvelle vague de douleur. Mon corps a vacillé, et j'ai tendu la main pour me stabiliser contre le mur.

« Je serai la femme du Patriarche », a-t-elle sifflé, ses yeux brillant de triomphe. « Et toi... tu ne seras rien. »

Le lien que je partageais avec Damien, le lien sacré qui connectait nos âmes, semblait être étiré jusqu'à son point de rupture. Une douleur aiguë et brûlante m'a traversée, si intense que ma vision s'est brouillée.

Juste à ce moment-là, au bout du long couloir, une silhouette a émergé de la salle principale.

Damien.

Les yeux de Séréna se sont tournés vers lui, et en un instant, toute son attitude a changé. Son rictus triomphant a disparu, remplacé par un regard de terreur écarquillée.

Avant même que je puisse comprendre ce qui se passait, elle a poussé un cri perçant. Sa main, celle qui ne tenait pas le champagne, s'est portée à son propre bras, ses ongles acérés s'enfonçant dans sa chair, faisant couler le sang.

« Non, Alix, s'il te plaît ! » a-t-elle hurlé, sa voix remplie d'une panique fabriquée. « Ne me fais pas de mal ! Je suis désolée ! »

Damien était là en un éclair, la vitesse de son mouvement témoignant du pouvoir qu'il commandait. Il ne m'a même pas regardée. Toute son attention était sur Séréna, ses mains prenant doucement son bras, ses yeux sombres de fureur en voyant les griffures sanglantes.

« Qu'as-tu fait ? » a-t-il grondé, son regard se posant enfin sur moi. Il était rempli de tant de haine que c'était comme un coup physique.

« Damien, je n'ai pas... »

« Silence », a-t-il ordonné.

Il a utilisé l'Ordre du Patriarche. Ce n'était pas un cri ; c'était un ordre bas, guttural, imprégné de son pouvoir, une force qui exigeait l'obéissance. Il m'a percutée, un poing invisible qui m'a volé mon souffle et a étouffé ma volonté. Mon corps s'est figé, ma bouche refusant de former les mots de ma défense. Ma propre âme, liée à la sienne, était utilisée comme une arme contre moi.

« Disparais de ma vue », a-t-il ordonné, sa voix tremblant de rage alors qu'il berçait Séréna contre sa poitrine.

Chaque instinct me hurlait de rester, de me battre, de lui faire voir la vérité. Mais l'Ordre était absolu. C'était une force physique, me poussant, me contraignant. Mes pieds ont commencé à bouger contre ma volonté, chaque pas une trahison angoissante de mon propre corps.

Mon loup intérieur, le cœur de mon être, gémissait de confusion et de douleur. Il était notre compagnon. Il était censé être notre protecteur. Pourquoi nous faisait-il du mal ?

« Damien, s'il te plaît », ai-je réussi à murmurer, les mots s'arrachant de ma gorge malgré la force qui me tenait silencieuse. « Je suis ta compagne. Je porte ton fils. »

Il ne m'a même pas regardée. Ses yeux étaient fixés sur Séréna, son expression s'adoucissant alors qu'il la réconfortait. « Pars », a-t-il dit, sa voix froide et finale. « Maintenant. »

Mon cœur ne s'est pas seulement brisé. Il a volé en éclats. Les morceaux se sont transformés en poussière à l'intérieur de ma poitrine.

Alors que je me tournais, forcée de m'éloigner par son pouvoir, j'ai murmuré une dernière chose, si bas que je savais qu'il ne l'entendrait pas par-dessus les faux sanglots de Séréna.

« Adieu, Damien. »

Chaque pas loin de lui était une agonie, son pouvoir un poids écrasant sur mon âme. Mais à chaque pas, la poussière de mon cœur brisé a commencé à se solidifier, non pas en amour, mais en quelque chose de dur, de froid et d'incassable.

De la glace.

Chapitre 3

Point de vue d'Alix :

Le retour vers notre aile de la maison ressemblait à une traversée en territoire ennemi. L'odeur de lui, d'eux, était partout. Le parfum floral bon marché de Séréna se mêlait à l'odeur masculine de cuir et d'épices de Damien. C'était une violation, une invasion qui me donnait la nausée.

Ce n'était plus ma maison. C'était une cage souillée par les mensonges.

Quand j'ai poussé la porte de notre chambre, l'odeur combinée était si forte que c'était comme une gifle. J'ai vu ses affaires – une robe de soie drapée sur mon fauteuil de lecture, une paire de ses chaussures près du lit.

Quelque chose en moi a cédé.

Une énergie brute, désespérée, a déferlé en moi. Je suis entrée dans la pièce d'un pas furieux, j'ai attrapé la robe de soie et je l'ai jetée dans le couloir. Puis ses chaussures. Un livre qu'elle lisait. Je me fichais de qui pouvait voir. Je me fichais de ce qu'ils pensaient. Je purifiais mon espace, exorcisant sa présence avec une fureur que je ne me connaissais pas.

J'étais en train de traîner les vêtements de Damien hors du placard, avec l'intention de les jeter aussi, quand une voiture noire et élégante s'est arrêtée devant l'entrée principale.

Damien en est sorti, Séréna accrochée à son bras. Il tenait son enfant, lui murmurant des mots apaisants.

« Ce sera ta nouvelle maison maintenant, petit », l'ai-je entendu dire, sa voix portée par l'air calme de la nuit. « Je vous protégerai tous les deux. »

Une membre âgée de la meute, Madame Bianchi, passait par là et s'est arrêtée, son visage s'illuminant d'un sourire chaleureux. « Patriarche Dubois ! Quelle belle famille. Félicitations pour votre héritier. »

Séréna rayonnait, se pavanant sous les louanges.

Mon sang s'est glacé. Le mensonge se propageait. Il devenait vérité aux yeux de notre peuple.

Damien ne l'a pas corrigée. Il n'a même pas hésité. Il a simplement hoché la tête, une main possessive se posant sur la taille de Séréna, la rapprochant de lui. C'était une déclaration claire et publique.

À leurs yeux, j'étais déjà remplacée.

Il a finalement levé les yeux et m'a vue debout dans l'embrasure de la porte, ses vêtements en tas à mes pieds. Une lueur d'agacement a traversé son visage.

« Alix », a-t-il dit, sa voix tendue. « Je croyais t'avoir dit de m'attendre. »

C'était un mensonge si flagrant, une tentative si transparente de me faire passer pour la désobéissante, qu'un rire amer a failli m'échapper.

« Pourquoi ne lui as-tu pas dit la vérité, Damien ? » ai-je demandé, ma voix dangereusement calme. « Pourquoi ne lui as-tu pas dit que cet enfant n'est pas le tien ? Que c'est moi qui porte ton héritier ? »

« Ne fais pas de scène », a-t-il sifflé, ses yeux balayant les alentours pour voir si quelqu'un écoutait.

Le bébé dans ses bras a commencé à s'agiter, un cri faible et plaintif qui a instantanément capté toute l'attention de Damien. Il m'a complètement tourné le dos, se concentrant sur le babillage de l'enfant.

« Séréna et le garçon resteront ici », a-t-il dit par-dessus son épaule, sa voix dénuée de toute émotion. « Dans la suite principale. Tu peux prendre la chambre d'amis au bout du couloir. »

La chambre d'amis. Les quartiers des omégas. C'était la chambre au statut le plus bas de la maison, réservée aux membres en visite sans importance. C'était une humiliation publique et délibérée.

Il ne se contentait pas de me remplacer. Il me dégradait. Il m'effaçait.

Toute lueur d'espoir persistante, toute petite braise stupide de l'amour que j'avais autrefois ressenti, s'est éteinte. Il ne restait plus qu'un vide creux et douloureux.

Il voulait me mettre à ma place. Très bien.

J'allais en trouver une nouvelle.

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