Chapitre 1
La file d'attente semblait interminable, et Rayhan se mordit nerveusement la lèvre en observant les autres candidats. Tous semblaient bien plus qualifiés qu'elle, vêtus de costumes impeccables et arborant des expressions confiantes. Elle, en revanche, portait une robe simple, trop modeste pour cette occasion. Mais elle n'avait pas d'autre choix. Ce poste, aussi insignifiant soit-il, représentait un nouveau départ. Une chance de laisser derrière elle la douleur de la trahison et de retrouver un semblant de stabilité.
Quand son nom fut enfin appelé, elle inspira profondément et entra dans la pièce. Deux paires d'yeux l'évaluèrent immédiatement : une femme à l'air strict qui tenait un carnet et un homme à l'aura imposante, assis derrière un bureau en bois massif. Rayhan sut instantanément qu'il s'agissait de l'Alpha, Hakim. Il n'avait rien d'ordinaire. Sa présence emplissait la pièce, écrasante, et pourtant fascinante. Son regard sombre la transperça, et elle eut l'impression qu'il pouvait lire chaque pensée qui traversait son esprit.
« Mademoiselle Rayhan Ismaël, » annonça la femme en consultant son carnet. « Vous postulez pour un poste de secrétaire junior, correct ? »
Rayhan se força à sourire. « Oui, c'est exact. »
Hakim resta silencieux, mais il n'avait pas besoin de parler pour imposer sa domination. Ses traits étaient durs, parfaitement sculptés, et son attitude glaciale rendait l'atmosphère presque oppressante. Il ne semblait pas le genre d'homme à tolérer la faiblesse ou l'incompétence.
« Vous avez des expériences dans le domaine ? » poursuivit la femme, rompant le silence tendu.
Rayhan déglutit. Elle n'avait pas d'expérience professionnelle formelle, seulement quelques travaux temporaires pour joindre les deux bouts après son départ précipité. « Pas directement, » admit-elle, « mais je suis motivée, rapide à apprendre, et je travaille bien sous pression. »
Hakim haussa légèrement un sourcil. C'était infime, mais suffisant pour indiquer qu'elle avait piqué son intérêt. Il finit par se redresser et croisa les bras, ses yeux ne quittant pas les siens.
« Pourquoi vouloir travailler ici ? » demanda-t-il enfin, sa voix grave résonnant dans la pièce comme un grondement lointain.
Elle s'était préparée à cette question, mais sa présence la déstabilisait. « J'ai... besoin de changement. Un nouveau départ, dans un environnement où je peux prouver ma valeur. »
Un silence s'installa. Hakim semblait peser chaque mot qu'elle avait prononcé, comme s'il cherchait une faille dans son discours. Finalement, il se tourna vers la femme. « Donnez-lui un essai d'une semaine. »
Rayhan n'en croyait pas ses oreilles. La femme parut surprise, mais elle ne protesta pas. Elle nota quelque chose dans son carnet, puis se tourna vers Rayhan. « Vous commencerez demain matin. Soyez à l'heure. »
Rayhan hocha rapidement la tête, remerciant les deux avant de quitter la pièce. Ce n'est qu'en atteignant l'extérieur qu'elle réalisa qu'elle retenait son souffle depuis qu'elle avait croisé le regard de Hakim. Il y avait quelque chose chez lui, une intensité qui ne ressemblait à rien de ce qu'elle avait connu auparavant.
Le lendemain, elle arriva tôt, déterminée à faire bonne impression. Le travail semblait simple en apparence : gérer les rendez-vous, classer les documents, et répondre aux appels. Pourtant, l'environnement était loin d'être détendu. Les employés évitaient soigneusement de croiser le chemin de l'Alpha, murmurant des avertissements à son sujet. « Il ne tolère aucune erreur, » confia l'un d'eux. « Si tu fais une faute, tu es fini. »
Ces mots résonnèrent dans l'esprit de Rayhan lorsqu'elle le croisa à nouveau. Cette fois, il traversa la salle principale sans un mot, mais son regard la trouva brièvement. Il n'y avait ni chaleur ni sourire, mais quelque chose d'autre. Un intérêt fugace, peut-être.
Les jours suivants, elle s'efforça de s'intégrer, malgré les regards méfiants des autres employés. Elle sentait que sa présence suscitait des interrogations, mais elle choisit de se concentrer sur son travail. Lorsqu'elle fut convoquée dans le bureau d'Hakim pour livrer un rapport, elle sentit son cœur s'accélérer.
Il la regarda entrer, son expression toujours aussi impénétrable. Elle posa le document sur son bureau, essayant de rester professionnelle malgré l'intensité de son regard. « Est-ce tout ? » demanda-t-il d'une voix calme mais autoritaire.
Elle hésita, puis prit une inspiration audacieuse. « Je voulais aussi vous dire... Je trouve fascinante la façon dont vous dirigez. Votre autorité est... impressionnante. »
Pour la première fois, elle vit un éclat de surprise dans ses yeux. Ce n'était pas une flatterie gratuite, mais une observation sincère. Pourtant, il resta silencieux, ses lèvres formant une ligne dure.
Elle continua, presque sans réfléchir. « Les gens ici semblent vous craindre. Mais je pense qu'il y a plus en vous que ce que vous montrez. »
Hakim se pencha légèrement en avant, un sourire à peine perceptible jouant sur ses lèvres. « Vous êtes bien audacieuse, Rayhan. Peu de gens osent s'adresser à moi ainsi. »
« Peut-être que plus de gens devraient le faire, » répondit-elle, le ton teinté d'un défi qu'elle ne s'attendait pas à lancer.
Il la fixa un instant de plus, puis hocha la tête. « Retournez au travail. »
Elle obéit, mais quelque chose avait changé. L'atmosphère entre eux n'était plus aussi froide. Une tension palpable flottait dans l'air, mélange d'autorité et d'attirance qu'elle ne pouvait nier.
Au fil des jours, leurs interactions devinrent plus fréquentes, et elle remarqua qu'il semblait chercher des excuses pour lui parler. Chaque échange était une bataille d'esprit, une danse subtile où elle testait les limites de son autorité tout en respectant sa position.
Un soir, alors que les bureaux se vidaient, il la retint avant qu'elle ne quitte son poste. « Rayhan, » dit-il, son ton inhabituellement doux. « Vous êtes différente de ceux qui m'entourent. Pourquoi ne pliez-vous pas sous la pression ? »
Elle haussa les épaules, osant enfin le regarder directement. « Peut-être parce que j'ai déjà vécu pire que tout ce que vous pourriez me faire. »
Une ombre passa dans ses yeux, comme s'il comprenait ce qu'elle ne disait pas. « Alors vous savez ce que signifie survivre. »
« Oui. Mais je veux plus que survivre. Je veux vivre. »
Il hocha la tête, son expression s'adoucissant légèrement. « Alors peut-être que vous êtes plus forte que je ne l'avais imaginé. »
Ce fut la première fois qu'il laissa entrevoir une part de lui-même, et Rayhan sut à cet instant qu'elle n'était pas simplement attirée par son autorité. Elle voulait découvrir l'homme derrière le masque.
Chapitre 2
L'appel arriva à un moment où Rayhan ne s'y attendait pas. Elle était plongée dans les factures à traiter, essayant de se concentrer malgré les regards curieux des autres employés. Quand la voix autoritaire de Malika, la secrétaire principale, retentit dans l'open space, annonçant que l'Alpha souhaitait la voir immédiatement, le silence tomba comme un couperet.
Les murmures commencèrent dès qu'elle quitta son bureau. Certains pensaient qu'elle avait fait une erreur, d'autres murmuraient qu'elle n'allait pas revenir indemne de cet entretien. Rayhan, cependant, refusait de céder à la panique. Elle savait qu'elle avait commis une petite maladresse dans un dossier de classification, mais rien qui, selon elle, justifiait un tel appel.
La porte massive du bureau de Hakim était entrouverte, et elle prit une inspiration avant de toquer. Sa voix grave résonna immédiatement. « Entrez. »
Elle s'avança, son regard captant instantanément celui de l'Alpha. Il était assis derrière son bureau, l'air impénétrable, avec un dossier ouvert devant lui. Malika se tenait à côté, les bras croisés, une lueur de satisfaction dans les yeux.
« Rayhan, » commença Hakim d'un ton glacial, « pouvez-vous m'expliquer cette erreur ? » Il poussa le dossier vers elle, et elle s'approcha pour l'examiner.
Elle remarqua rapidement la confusion dans l'ordre des documents. C'était une faute mineure, mais elle comprenait pourquoi cela pouvait irriter quelqu'un d'aussi méticuleux que lui. Pourtant, elle refusa de baisser les yeux.
« C'était une erreur involontaire, » dit-elle calmement, relevant la tête pour le regarder droit dans les yeux. « Et je m'assure qu'elle ne se reproduira plus. »
Malika, à ses côtés, ricana doucement, mais Hakim lui fit un geste brusque pour qu'elle se taise. Son attention était entièrement fixée sur Rayhan.
« Involontaire ? » répéta-t-il, son ton s'assombrissant. « Vous comprenez que dans cette entreprise, chaque détail compte ? Une erreur, aussi petite soit-elle, peut avoir des répercussions. »
« Je le comprends parfaitement, » répondit Rayhan sans fléchir. « Mais je suis humaine, pas infaillible. Si vous attendez la perfection, vous serez souvent déçu. »
La pièce sembla se figer après ses paroles. Malika ouvrit la bouche, choquée par son audace, mais Hakim resta immobile, ses yeux perçant les siens.
« Vous avez beaucoup de cran, » dit-il enfin, sa voix plus basse, presque intrigante.
« Je ne vois pas les choses autrement, » répliqua-t-elle, croisant les bras. « Si vous voulez me sanctionner, faites-le. Mais je ne m'excuserai pas pour avoir fait une erreur alors que je travaille dur pour apprendre et m'adapter. »
Un silence pesant suivit, brisé seulement par le froissement des papiers lorsque Hakim referma le dossier devant lui.
« Sortez, Malika, » ordonna-t-il d'un ton tranchant.
La secrétaire hésita une seconde, visiblement mécontente de ne pas pouvoir assister à la suite de l'entretien, mais elle obéit, laissant Rayhan seule face à l'Alpha.
Hakim se leva lentement, contournant son bureau pour s'approcher d'elle. Chaque pas résonnait dans la pièce, et l'air entre eux sembla se charger d'une tension nouvelle.
« Vous êtes consciente que votre attitude pourrait vous coûter votre poste ? » demanda-t-il, s'arrêtant à une distance qui aurait fait reculer n'importe qui.
Mais Rayhan resta immobile. « Oui, je le suis. Mais vous devez aussi savoir que je ne suis pas une lâche. »
Un léger sourire-le premier qu'elle voyait sur son visage-étira les lèvres de Hakim. C'était un sourire froid, calculateur, mais pas dénué d'une certaine admiration.
« Vous êtes différente, Rayhan, » dit-il, sa voix presque douce. « Je vois rarement des gens me tenir tête. »
« Peut-être que vous devriez en voir plus souvent, » osa-t-elle.
Il s'arrêta un instant, comme s'il pesait ses mots, puis croisa les bras, son regard toujours rivé sur elle. « Et pourquoi cette audace ? Pourquoi ne pas courber l'échine comme les autres ? »
Elle haussa légèrement les épaules, un éclat de défi dans les yeux. « Parce que j'ai appris que les tyrans ne respectent que ceux qui ne se laissent pas écraser. »
Un éclat passa dans ses yeux à ses mots, et il s'avança encore d'un pas, réduisant l'espace entre eux. Cette proximité la troubla plus qu'elle ne voulait l'admettre, mais elle ne recula pas.
« Et pensez-vous que je suis un tyran ? » demanda-t-il, sa voix basse et dangereuse.
« Peut-être, » murmura-t-elle, ses propres paroles la surprenant. Puis, avant de pouvoir se rétracter, elle ajouta, presque impulsivement : « Mais je pense aussi que vous êtes... fascinant. »
Le silence qui suivit fut presque assourdissant. Hakim la fixa, et pour la première fois, elle vit une étincelle de vulnérabilité dans son regard. Mais ce fut si rapide qu'elle crut l'avoir imaginé.
« Fascinant, hein ? » dit-il enfin, un coin de sa bouche se relevant légèrement. « Expliquez-moi ça. »
Son cœur battait à tout rompre, mais elle refusa de se dérober. « Vous êtes dur, impitoyable, et intimidant. Mais il y a quelque chose chez vous... quelque chose que vous cachez. Une profondeur que peu de gens peuvent voir. »
Hakim sembla presque troublé par ses paroles, mais il reprit rapidement son masque d'impassibilité. « Vous êtes soit incroyablement courageuse, soit inconsciente. »
« Peut-être les deux, » répondit-elle avec un sourire en coin, ses propres nerfs la surprenant.
Il la fixa encore un instant, puis recula légèrement, rompant la tension suffocante entre eux. « Retournez à votre poste, Rayhan. Et faites en sorte que cette 'maladresse' soit la dernière. »
Elle acquiesça, se tournant pour partir, mais juste avant de franchir la porte, il ajouta, sa voix plus basse : « Et Rayhan... ne perdez pas cette audace. Elle pourrait vous être utile. »
Elle quitta la pièce, le cœur battant encore à toute vitesse. Elle savait qu'elle avait franchi une ligne, mais elle ne pouvait nier l'excitation qu'elle ressentait. Hakim, cet Alpha redouté, n'était peut-être pas aussi inaccessible qu'il semblait l'être.
Chapitre 3
Hakim n'était pas un homme qui se laissait facilement distraire, mais quelque chose chez Rayhan refusait de quitter ses pensées. Il ne comprenait pas pourquoi cette jeune employée, apparemment ordinaire, occupait désormais une place dans ses réflexions. Sa franchise, son audace – il n'avait pas vu ça depuis longtemps. Dans un monde où chacun baissait les yeux en sa présence, elle s'était tenue droite, sans fléchir, et cela l'avait piqué au vif.
Il ne se considérait pas comme un homme sentimental, encore moins comme un homme curieux des autres. Pourtant, il trouva ses yeux se poser plus souvent sur elle dans l'open space. Il notait la manière dont elle interagissait avec ses collègues, ce mélange singulier d'assurance et de légèreté. Elle n'essayait pas de se faire remarquer, mais elle attirait inévitablement l'attention.
Lorsqu'elle rit, un rire franc et désarmant, il se surprit à vouloir en connaître la raison. Il effaça rapidement cette pensée, retournant à son travail, mais le bruit de sa voix semblait résonner dans son esprit bien après qu'elle se soit tue.
Rayhan, de son côté, n'avait aucune idée des regards furtifs de Hakim. Elle était trop occupée à s'adapter à sa nouvelle vie dans l'entreprise. Elle avait rapidement attiré la sympathie de plusieurs collègues, notamment un certain Karim, un loup jovial qui semblait toujours trouver une excuse pour venir discuter avec elle.
« Tu te fais déjà remarquer, » lui fit remarquer Amal, une autre employée.
Rayhan haussa les épaules. « Je ne cherche pas à me faire remarquer. Je fais mon travail, c'est tout. »
Mais tout le monde n'était pas du même avis. Amira, une louve connue pour son ambition et son attitude acérée, voyait d'un très mauvais œil la façon dont Rayhan semblait graviter au centre de l'attention. Elle avait travaillé dur pour s'attirer les bonnes grâces de Hakim et n'appréciait pas qu'une nouvelle venue, sans expérience ni statut, lui fasse de l'ombre.
Un après-midi, alors que Rayhan discutait avec Karim près de la machine à café, Amira intervint, son sourire empreint d'une fausse cordialité.
« Rayhan, tu devrais peut-être te concentrer un peu plus sur ton travail au lieu de papoter, » dit-elle d'un ton qui fit se raidir Karim.
Rayhan leva un sourcil, ne cachant pas son agacement. « Je ne crois pas que mes conversations affectent ma productivité, Amira. Mais merci pour ton... inquiétude. »
Amira plissa les yeux, sa façade de politesse s'effritant légèrement. « Tu es nouvelle ici, alors laisse-moi te donner un conseil : certains d'entre nous travaillent depuis longtemps pour mériter leur place. Peut-être devrais-tu réfléchir à ça avant de te comporter comme si tout t'était dû. »
Les mots avaient à peine quitté ses lèvres que Rayhan éclata de rire, un son clair et insouciant qui fit rougeoyer les joues d'Amira.
« Je n'ai jamais prétendu que quoi que ce soit m'était dû, » répondit Rayhan en croisant les bras. « Mais merci pour le conseil, je suis sûre qu'il vient du fond du cœur. »
La tension entre elles était palpable, et Karim, mal à l'aise, essaya de changer de sujet. Mais Amira n'avait pas dit son dernier mot.
« Ce n'est pas parce que tu as réussi à attirer l'attention de certains ici que tu es intouchable, » murmura-t-elle d'un ton venimeux.
Rayhan allait répondre, mais une voix grave et autoritaire résonna derrière elles, coupant court à toute conversation.
« Amira. Dans mon bureau. Maintenant. »
Hakim était là, son regard fixé sur Amira avec une intensité qui aurait fait trembler n'importe qui. Amira balbutia un « Oui, Alpha », avant de disparaître rapidement.
Il se tourna alors vers Rayhan, son expression adoucie mais toujours sérieuse. « Suivez-moi. »
Elle le suivit sans un mot, sentant les regards des autres employés sur elle. Une fois dans son bureau, il referma la porte derrière eux et se tourna vers elle.
« Que s'est-il passé ? » demanda-t-il, son ton calme mais tranchant.
Rayhan haussa les épaules. « Rien d'important. Amira a simplement décidé qu'elle devait me rappeler ma place. »
Un éclat passa dans ses yeux. « Et quelle est votre place, selon vous ? »
Elle le fixa, déterminée à ne pas paraître intimidée. « Ma place est celle que je me crée. Je ne suis pas ici pour marcher sur les pieds de qui que ce soit, mais je ne vais pas non plus me laisser marcher dessus. »
Il sembla réfléchir à ses paroles, puis un léger sourire effleura ses lèvres. « Vous avez un don pour attirer les ennuis, Rayhan. »
« Je suppose que certains ont un problème avec les gens qui ne baissent pas la tête. »
Il la regarda encore un moment, et elle sentit cette tension étrange revenir, cette impression qu'il voyait au-delà de ses mots, au-delà de son masque.
« Retournez à votre poste, » dit-il enfin, d'un ton qui ne laissait pas place à la discussion.
Elle acquiesça, mais avant de franchir la porte, elle se retourna. « Merci. Pour être intervenu. »
Il ne répondit pas, se contentant de la fixer jusqu'à ce qu'elle quitte la pièce.
Hakim resta immobile pendant un long moment après son départ. Il savait qu'il n'aurait pas dû intervenir, qu'il aurait dû laisser Rayhan gérer la situation elle-même. Mais quelque chose en lui s'était rebellé à l'idée qu'elle puisse être attaquée, même verbalement, sans qu'il ne fasse rien.
Il secoua la tête, se concentrant à nouveau sur ses dossiers. Mais il savait qu'une part de lui était déjà irrémédiablement attirée par cette femme qui osait défier les conventions et, plus encore, défier son propre cœur.