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L'Étoile Brisée et l'Amour Caché

L'Étoile Brisée et l'Amour Caché

Auteur:: CLORIS
Genre: Romance
Jeanne Dubois, danseuse étoile à l'Opéra de Paris, se tenait devant sa baie vitrée, le cœur battant à la chamade à l'idée du retour de son fiancé, Antoine Moreau, après trois ans d'absence pour une "formation culinaire". J'avais attendu ces retrouvailles comme on attend le jour le plus important de sa vie, ne vivant que pour l'instant où je le reverrais. Mais la vérité, elle, m'attendait, tapie dans l'ombre de son mensonge. J' ai entendu sa voix, filtrant à travers la porte du bureau, si basse que j' ai dû tendre l'oreille. "Oui, Sophie... Non, ne t'inquiète pas, je gère... Elle n'a rien vu, elle est aussi naïve qu'avant... Oui, bien sûr que je rentre ce soir... Comment va Béatrice ? Elle a pris ses médicaments ?" Mon monde s'est effondré. "Dès que j'épouse Jeanne et que j'ai accès à la fortune de sa famille, on sera tranquilles. Je te l'ai dit, ce mariage, c'est juste une transaction. C'est toi que j'aime, c'est avec toi et notre fille que je veux être." Sept ans de ma vie, balayés en quelques phrases volées. Une fille. Il avait une fille. Mon amour, ma confiance, mes sacrifices, n'étaient qu'une façade pour un accord ignoble. Comment avait-il pu me tromper à ce point ? Mais ce n'était pas la fin de l'histoire. C' était le début. J'ai décroché mon téléphone, les doigts tremblants, et j'ai composé le numéro de mon frère, Philippe. "Philippe... J'ai besoin de toi." "Tu te souviens de ce critique d\'art dont tu m'as parlé ? Louis Chevalier." « Dis-lui que j'accepte. Dis-lui que je l'épouse. »

Introduction

Jeanne Dubois, danseuse étoile à l'Opéra de Paris, se tenait devant sa baie vitrée, le cœur battant à la chamade à l'idée du retour de son fiancé, Antoine Moreau, après trois ans d'absence pour une "formation culinaire".

J'avais attendu ces retrouvailles comme on attend le jour le plus important de sa vie, ne vivant que pour l'instant où je le reverrais.

Mais la vérité, elle, m'attendait, tapie dans l'ombre de son mensonge.

J' ai entendu sa voix, filtrant à travers la porte du bureau, si basse que j' ai dû tendre l'oreille.

"Oui, Sophie... Non, ne t'inquiète pas, je gère... Elle n'a rien vu, elle est aussi naïve qu'avant... Oui, bien sûr que je rentre ce soir... Comment va Béatrice ? Elle a pris ses médicaments ?"

Mon monde s'est effondré.

"Dès que j'épouse Jeanne et que j'ai accès à la fortune de sa famille, on sera tranquilles. Je te l'ai dit, ce mariage, c'est juste une transaction. C'est toi que j'aime, c'est avec toi et notre fille que je veux être."

Sept ans de ma vie, balayés en quelques phrases volées.

Une fille. Il avait une fille.

Mon amour, ma confiance, mes sacrifices, n'étaient qu'une façade pour un accord ignoble.

Comment avait-il pu me tromper à ce point ?

Mais ce n'était pas la fin de l'histoire. C' était le début.

J'ai décroché mon téléphone, les doigts tremblants, et j'ai composé le numéro de mon frère, Philippe.

"Philippe... J'ai besoin de toi."

"Tu te souviens de ce critique d\'art dont tu m'as parlé ? Louis Chevalier."

« Dis-lui que j'accepte. Dis-lui que je l'épouse. »

Chapitre 1

Jeanne Dubois, danseuse étoile à l'Opéra de Paris, se tenait devant la baie vitrée de son appartement spacieux, le regard perdu sur la ville lumière qui s'éveillait. Son cœur battait la chamade, non pas à cause d'une performance imminente, mais en prévision du retour de son fiancé, Antoine Moreau.

Antoine n'était pas n'importe qui, il était un chef étoilé de renom, un homme dont le charisme n'avait d'égal que son ambition. Ils étaient ensemble depuis sept ans, une éternité dans leur monde où tout va si vite, et leur amour semblait être la seule chose stable et immuable.

Ils devaient se marier dès son retour.

Il y a trois ans, il lui avait annoncé une nouvelle qui avait failli la briser. Il avait été sélectionné pour une formation culinaire exclusive et intensive, une opportunité unique qui allait propulser sa carrière vers des sommets inégalés.

Le seul hic, c'est que ça se passait dans une région reculée d'Asie du Sud-Est, dans des conditions difficiles, presque sans communication avec l'extérieur.

« C'est pour notre avenir, mon amour », lui avait-il murmuré, en la serrant fort dans ses bras. « Quand je reviendrai, je serai le meilleur, et plus rien ne pourra nous séparer. Je te le promets. »

Jeanne, bien que le cœur lourd, avait accepté. Elle croyait en lui, en son talent, et en leur futur. Elle lui avait promis de l'attendre, de continuer à travailler dur de son côté, pour qu'ils puissent tous les deux briller au firmament de Paris à son retour.

Ces trois années avaient été longues et solitaires. Les communications étaient rares, de courtes lettres et des appels sporadiques où sa voix semblait lointaine et fatiguée. Elle avait mis ça sur le compte du décalage horaire et de l'épuisement. Elle avait tenu bon, repoussant les avances d'autres hommes, concentrée sur sa danse et sur l'image de leurs retrouvailles.

Et aujourd'hui, c'était le grand jour. Il atterrissait ce matin.

Elle avait passé la matinée à préparer son plat préféré, à remplir l'appartement de fleurs blanches. Chaque minute qui passait la rapprochait de lui.

Vers midi, son téléphone sonna. C'était un numéro inconnu. Elle décrocha, pensant que c'était peut-être lui depuis un téléphone public.

Mais la voix à l'autre bout n'était pas celle d'Antoine. C'était une voix d'homme, pressée et professionnelle.

« Madame Dubois ? Je suis l'assistant d'Antoine Moreau. Il vient de passer la sécurité, mais il a une urgence à régler. Il m'a demandé de vous prévenir qu'il serait un peu en retard. »

Le cœur de Jeanne se serra un peu, mais elle se força à rester compréhensive.

« Oh. D'accord. Est-ce que tout va bien ? »

« Oui, oui, ne vous inquiétez pas. Un petit contretemps professionnel. Il vous appelle dès qu'il le peut. »

L'appel se termina. Un peu déçue, Jeanne se rassit sur le canapé. Les heures passèrent. L'après-midi s'étira, puis le soir commença à tomber. Le plat qu'elle avait préparé avec tant d'amour avait refroidi sur le comptoir.

Toujours aucune nouvelle.

L'inquiétude commença à la ronger. Elle appela son numéro, mais tomba directement sur sa messagerie. Elle essaya d'appeler son assistant, mais le numéro n'était plus attribué.

La nuit était maintenant complètement tombée quand elle entendit enfin la clé tourner dans la serrure.

Antoine entra. Il avait l'air fatigué, mais il lui sourit de ce sourire qui l'avait toujours fait fondre. Elle se jeta dans ses bras, toutes ses angoisses s'envolant.

« Tu es là, enfin ! J'étais si inquiète ! »

« Désolé, mon amour », dit-il en l'embrassant sur le front. « Une journée de folie. Laisse-moi juste passer un coup de fil important, et je suis tout à toi. »

Il se dirigea vers son bureau, fermant la porte derrière lui. Jeanne, le cœur un peu plus léger, commença à réchauffer le dîner.

C'est alors qu'elle l'entendit. Sa voix, filtrant à travers la porte, était basse, mais elle pouvait distinguer chaque mot. Ce n'était pas un appel professionnel.

« Oui, Sophie... Non, ne t'inquiète pas, je gère... Elle n'a rien vu, elle est aussi naïve qu'avant... Oui, bien sûr que je rentre ce soir... Comment va Béatrice ? Elle a pris ses médicaments ? »

Jeanne se figea.

Sophie ? Qui était Sophie ?

Et... Béatrice ?

Elle s'approcha de la porte, l'oreille collée contre le bois froid, son souffle coupé.

« Écoute, il faut que tu sois patiente encore un peu. Dès que j'épouse Jeanne et que j'ai accès à la fortune de sa famille, on sera tranquilles. Je te l'ai dit, ce mariage, c'est juste une transaction. C'est toi que j'aime, c'est avec toi et notre fille que je veux être. »

Le monde de Jeanne bascula.

Le téléphone qu'elle tenait dans sa main glissa de ses doigts et s'écrasa sur le parquet dans un bruit sourd.

Une fille.

Il avait une fille.

La voix au téléphone continua, ignorant le bruit. « Béatrice a eu trois ans la semaine dernière, non ? Ça veut dire que... »

Ça voulait dire que depuis le début, tout n'était qu'un mensonge. Pendant qu'elle l'attendait, le cœur brisé, seule à Paris, il vivait une autre vie. Il avait une autre femme. Il avait un enfant. Ces trois années de "formation culinaire" n'avaient jamais existé. Il était là, peut-être même en France, construisant une famille dans son dos.

Une nausée violente la submergea. Ses genoux cédèrent et elle s'effondra sur le sol, le corps secoué de spasmes silencieux.

La trahison était si totale, si monstrueuse, qu'elle peinait à respirer. Sept ans de sa vie. Sept ans d'amour, de confiance, de sacrifices... balayés en quelques phrases volées.

Elle rampa pour récupérer son téléphone. Ses doigts tremblaient tellement qu'elle mit plusieurs secondes à le déverrouiller.

Elle n'appela pas la police. Elle n'appela pas ses amies.

Elle appela son frère aîné, Philippe.

« Allô, Jeanne ? »

Sa voix était un murmure rauque, à peine audible.

« Philippe... J'ai besoin de toi. »

« Qu'est-ce qui se passe ? Antoine est rentré ? »

« Oui », souffla-t-elle. « Il est là. Mais ça n'a plus d'importance. Tu te souviens de ce critique d'art dont tu m'as parlé ? Celui que ta société cherche à approcher... Louis Chevalier. »

Il y eut un silence à l'autre bout du fil.

« Oui, bien sûr. Le reclus. L'héritier fragile. Pourquoi ? »

Jeanne ferma les yeux, une larme amère roulant sur sa joue.

« Dis-lui que j'accepte. Dis-lui que je l'épouse. »

Chapitre 2

Philippe arriva moins de vingt minutes plus tard, le visage crispé par l'inquiétude. Il me trouva exactement là où j'étais tombée, recroquevillée sur le sol froid du couloir. La porte du bureau était toujours fermée.

« Jeanne ! Mon Dieu, qu'est-ce qui s'est passé ? »

Il se précipita vers moi, s'agenouillant et posant une main chaude sur mon épaule.

Je ne pouvais pas parler. Je ne pouvais que le regarder, les yeux vides. Les larmes coulaient en silence sur mes joues, un flot ininterrompu qui témoignait de la douleur qui me déchirait de l'intérieur. C'était une douleur physique, une pression dans ma poitrine qui m'empêchait de respirer correctement.

« C'est Antoine ? Il t'a fait quelque chose ? »

Je secouai la tête, incapable de former le moindre mot. Comment expliquer l'ampleur du désastre ? Comment mettre des mots sur une trahison si absolue ?

Mon esprit tournait en boucle, rejouant nos sept années d'amour. Notre première rencontre dans un petit bistrot, ses mains de chef si fortes et si douces, sa promesse de m'offrir le monde. Je repensais à toutes les fois où il m'avait dit « je t'aime », à toutes les nuits passées à rêver de notre avenir, de notre maison, de nos enfants.

Tout ça. Un mensonge.

Chaque souvenir était maintenant souillé, chaque mot doux était une insulte. Le plus grand amour de ma vie était une farce cruelle, et j'en étais la seule spectatrice crédule.

Philippe comprit qu'il ne tirerait rien de moi pour l'instant. Il me prit doucement dans ses bras et m'aida à me relever, me conduisant jusqu'au canapé du salon. Il s'assit à côté de moi, son silence étant plus réconfortant que n'importe quelle parole.

Après un long moment, il parla, sa voix calme et posée.

« D'accord. Tu n'es pas obligée de tout me raconter maintenant. Mais pour Louis Chevalier... tu es sûre de toi ? C'est une décision radicale, Jeanne. »

Je hochai la tête, trouvant enfin un reste de voix.

« Sûre. »

Il soupira, passant une main dans ses cheveux. Il savait que quand je prenais une décision, surtout dans cet état, rien ne pouvait me faire changer d'avis.

« Très bien. Je m'en occupe. Mais Antoine est là, dans le bureau. Qu'est-ce qu'on fait ? »

La simple mention de son nom me fit frissonner.

Un mensonge.

Il n'était pas en Asie. Il n'avait pas lutté dans des conditions difficiles. Il était probablement dans une jolie maison de banlieue, à jouer au papa parfait, tout en me laissant lui envoyer des colis de soutien et des lettres pleines d'amour qui devaient bien le faire rire.

Je repensais à toutes mes angoisses pendant ces trois ans. Les nuits blanches quand je n'avais pas de nouvelles, craignant qu'il lui soit arrivé quelque chose. Je me souvenais avoir cherché des articles de presse sur sa région, guettant la moindre information. J'avais prié pour sa sécurité.

Et lui, pendant ce temps, il changeait les couches de sa fille.

La porte du bureau s'ouvrit.

Antoine sortit, un grand sourire aux lèvres qui s'effaça aussitôt en voyant Philippe et mon visage défait.

« Philippe ? Qu'est-ce que tu fais là ? Jeanne, mon amour, qu'est-ce qui ne va pas ? »

Il se précipita vers moi, essayant de me prendre la main. Je la retirai vivement, comme si son contact me brûlait.

Il s'agenouilla devant moi, son visage exprimant une inquiétude parfaitement jouée.

« Tu es toute pâle. Tu es tombée ? »

Il essaya de me relever, sa voix pleine d'une sollicitude qui me donnait la nausée.

Je gardai mon téléphone, que j'avais récupéré, caché dans le creux de ma main. Je devais savoir. Je devais voir jusqu'où il était prêt à aller.

Je forçai un sourire tremblant.

« Non, non, je vais bien. Juste un peu d'émotion de te revoir. »

Je le regardai droit dans les yeux.

« Ces trois années ont dû être si dures pour toi. Tu m'as tellement manqué. »

Ma question était une perche tendue au-dessus d'un précipice. Allait-il la saisir pour se sauver, ou allait-il sauter dans le vide de son propre mensonge ?

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