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L'ÉPOUSE DU MILLIARDAIRE

L'ÉPOUSE DU MILLIARDAIRE

Auteur:: Ulrich Espoir
Genre: Milliardaire
Ses yeux brillaient d'une intensité désarmante, et une chaleur indescriptible envahit la pièce. Nathaniel, toujours tenant ma main contre son front, me regarda avec cet air séducteur qui avait le don de m'agacer... ou de me faire fondre. - Camille, murmura-t-il d'une voix grave. Je n'eus pas le temps de répondre. Sa main quitta la mienne pour glisser lentement sur ma joue. La caresse était si délicate que je sentis un frisson me parcourir. Il se pencha légèrement en avant, réduisant la distance entre nous. Mon souffle s'accéléra malgré moi, et je fis un pas en arrière, mais mon dos rencontra le mur. Nathaniel était maintenant très proche, ses lèvres à quelques centimètres des miennes. Je savais que je devais dire quelque chose, bouger, rompre ce moment qui devenait de plus en plus intense. Mais je n'en avais aucune envie. Au contraire, une petite voix dans ma tête me suppliait de rester là, de ne pas bouger, de voir jusqu'où cela irait. Nathaniel sembla lire dans mes pensées. Il se rapprocha encore, ses lèvres effleurant presque les miennes. Mon cœur tambourinait si fort que j'étais sûre qu'il pouvait l'entendre. - Tu peux me repousser si tu veux, murmura-t-il, sa voix presque un souffle. Je voulais. Ou du moins, c'est ce que je me disais. Mais la vérité ? J'aimais ça. Cette proximité, cette tension, ce jeu entre nous. Je rêvais qu'il ose. Mais je ne pouvais pas lui laisser cette victoire si facilement. - Nathaniel... commençai-je, ma voix à peine audible. Il resta immobile, attendant un signe de ma part. Ses yeux cherchaient les miens, et son souffle chaud chatouillait mes lèvres. Mais au dernier moment, je tournai la tête, rompant le contact. - Tu as de la chance que je sois une professionnelle, dis-je en me dégageant doucement. Sinon, tu aurais déjà perdu ton "assistant". Nathaniel rit doucement, reculant légèrement mais sans cacher son amusement. - Tu sais, Camille, tu es peut-être encore meilleure que moi à ce jeu. Je rougis malgré moi, mais je ne lui donnai pas la satisfaction de répondre. Je pris une grande inspiration pour calmer mon cœur, puis ajoutai : - Repose-toi, Nathaniel. Tu es encore faible. Et la prochaine fois, préviens. Il acquiesça, un sourire espiègle sur le visage. - Très bien, chef. En quittant sa maison, je me rendis compte que mon cœur battait encore la chamade. Ce jeu entre nous devenait de plus en plus difficile à ignorer. Mais il fallait que je reste forte. Si quelqu'un devait craquer en premier, ce ne serait pas moi... ou du moins, c'est ce que je me disais. Camille, couturière talentueuse mais sans prétention, se retrouve propulsée dans le monde éblouissant et impitoyable des milliardaires après avoir reçu une invitation inattendue à un gala prestigieux. Mais ce n'est pas seulement la soirée qui bouleverse sa vie. C'est l'homme derrière cette invitation : Nathaniel De La Croix , un Milliardaire charismatique sûr de lui, et pourtant profondément mystérieux. Alors qu'il lui propose de devenir sa femme, Camille se trouve déchirée entre son désir de garder son indépendance et l'attraction indéniable qu'elle ressent pour lui Quand leurs chemins se croisent, l'attraction est immédiate, explosive. Les joutes verbales fusent, les émotions débordent, et leurs mondes, pourtant si différents, s'entrelacent irrémédiablement. Mais entre les doutes de Camille et les fantômes du passé du Milliardaire Nathaniel, pourront-ils construire un avenir, ou leur amour sera-t-il leur plus grand défi ?

Chapitre 1 Chapitre 1

1 : l'invitation

LE POINT DE VUE DE camille

Le soleil de l'après-midi baignait mon atelier d'une lumière douce et rassurante. J'adorais cet instant de la journée, quand le bruit régulier de ma machine à coudre résonnait dans la pièce. Le tissu glissait entre mes doigts avec cette sensation que seul un artisan peut comprendre. J'étais dans mon élément, concentrée, mais pas au point de ne pas entendre les bavardages de Mathilde et Élise, mes amies, qui m'avaient rejoint pour passer le temps.

- Camille, tu travailles trop ! lança Mathilde, moqueuse, en recousant un bouton. Si j'avais ton talent, je ne m'arrêterais pas aux robes de mariées ou aux retouches. J'ouvrirais une boutique à Cotonou, dans les beaux quartiers !

Je ris doucement en levant les yeux vers elle. Mathilde avait toujours des idées ambitieuses pour tout le monde, sauf pour elle-même.

- Tu dis ça comme si c'était facile, répondis-je, amusée. Et puis, ici, tout le monde me connaît. Je préfère ça à la folie des grandes villes.

Élise, qui mesurait un ruban de dentelle, releva la tête avec un sourire espiègle.

- C'est vrai que tout le monde te connaît, et tout le monde t'admire aussi. D'ailleurs, c'est vrai ce qu'on raconte ? Tu vas habiller Mme Durant pour son gala ?

Je haussai les épaules, essayant de masquer ma fierté.

- Oui, elle m'a demandé une robe spéciale. Mais vous la connaissez : elle va sûrement revenir trois fois pour changer les détails.

On éclata de rire. C'était toujours agréable de partager ces moments simples avec elles. Mais, comme toujours, nos discussions finirent par dériver vers un sujet que j'essayais d'éviter.

- Et toi, Camille, lança Mathilde avec un sourire en coin, pas encore de prince charmant à l'horizon ?

Je soupirai, tout en reprenant ma couture.

- Vous savez bien que je n'ai pas le temps pour ça. Mon atelier passe avant tout.

Élise et Mathilde échangèrent un regard complice qui ne me disait rien de bon.

- Pourtant, Camille, insista Élise, on m'a dit qu'un homme très élégant est passé ici hier...

Mon cœur manqua un battement, mais je m'efforçai de rester calme.

- Juste un client, répondis-je en haussant les épaules. Un client comme un autre.

Mais je mentais. Cet homme avait quelque chose d'unique. Sa présence avait rempli l'atelier d'une aura différente, presque intimidante. Son regard, perçant et assuré, m'avait déstabilisée comme personne ne l'avait fait auparavant. Et pourtant, il n'avait été là qu'un instant.

Je secouai la tête pour chasser cette pensée et me replongeai dans mon travail. Ce genre d'homme n'avait rien à voir avec moi. Je devais rester concentrée.

Alors que nous étions plongées dans notre discussion, une silhouette imposante apparut à l'entrée de l'atelier. L'homme qui venait d'entrer semblait tout droit sorti d'un magazine de mode : grand, bien habillé, avec un costume parfaitement taillé, et une présence qui imposait le respect. Son parfum boisé et subtil flotta immédiatement dans l'air.

Je posai mon aiguille, intriguée, tout comme Mathilde et Élise, qui se tournèrent vers lui, les yeux ronds. Il tenait une enveloppe en main, et son regard sombre scrutait la pièce comme s'il évaluait chaque détail.

- Camille... C'est bien vous ? demanda-t-il d'une voix grave mais polie.

- Oui, c'est moi, répondis-je, légèrement nerveuse.

Il s'avança de quelques pas, tendit l'enveloppe vers moi, et déclara :

- Ceci est pour vous.

Je pris l'enveloppe, mes doigts légèrement tremblants. À l'intérieur, une carte épaisse et luxueuse, ornée de dorures, me coupa presque le souffle. Je lus à voix basse :

- "Gala des Étoiles"...

C'était un événement prestigieux dont j'avais vaguement entendu parler. Un rassemblement où les grandes personnalités, les figures influentes du pays, et les artistes renommés se retrouvaient. Mais pourquoi moi ?

Je relevai les yeux, troublée.

- Il doit y avoir une erreur... Pourquoi suis-je invitée ?

L'homme esquissa un sourire énigmatique.

- Vous êtes attendue. Assurez-vous simplement d'être présente le jour J.

Je fronçai les sourcils, cherchant à comprendre.

- Mais... par qui ? Qui m'a invitée ?

Il recula d'un pas, ajustant ses boutons de manchette avec une élégance désinvolte.

- Tout ce que je peux vous dire, c'est que votre présence est requise.

Avant que je ne puisse poser une autre question, il tourna les talons et sortit de l'atelier, laissant derrière lui un silence chargé de curiosité et de mystère.

Mathilde et Élise bondirent presque sur moi.

- Camille ! C'était quoi ça ?! lança Mathilde, les yeux brillants d'excitation.

- Le Gala des Étoiles ! Tu te rends compte ? ajouta Élise. Seuls les puissants et les célèbres y vont !

Je regardai à nouveau la carte, encore incrédule. Moi, Camille, une simple couturière, invitée à un événement aussi grandiose ? Cela n'avait aucun sens. Et pourtant, l'enveloppe dans mes mains était bien réelle.

Qui était derrière tout ça ?

(..)

Les jours passèrent, mais mon esprit restait obsédé par cette invitation. Qui pouvait bien vouloir m'inviter à un événement si prestigieux ? J'avais essayé de me convaincre que ce n'était qu'une erreur, mais l'enveloppe restait là, bien réelle, posée sur mon bureau.

La veille du gala, mes amies Mathilde et Élise insistèrent pour venir m'aider à me préparer.

- Camille, ce n'est pas tous les jours qu'une couturière comme toi est invitée à un événement pareil ! Tu dois être parfaite, lança Mathilde en débarquant avec une boîte de maquillage sous le bras.

Je soupirai, mi-agacée, mi-reconnaissante.

- Parfaite ? Vous exagérez. Je suis sûre que je vais me fondre dans la masse, ou pire, qu'on va me remarquer pour de mauvaises raisons.

Élise éclata de rire tout en déposant une énorme trousse de coiffure sur la table.

- Avec ton talent, tu peux te confectionner une robe digne des plus grandes stars. Et crois-moi, on te remarquera, mais pas pour de mauvaises raisons.

J'avais effectivement décidé de me faire une robe, faute de moyens pour en acheter une. Je m'étais inspirée de mes créations préférées, alliant simplicité et élégance. Le tissu, une soie noire que j'avais mise de côté pour une occasion spéciale, était doux au toucher et tombait parfaitement.

- Bon, montre-nous cette fameuse robe, dit Mathilde avec impatience.

Je leur tendis le cintre sur lequel reposait la pièce. Les deux éclatèrent d'admiration.

- Camille ! Tu vas être une déesse dans ça, s'exclama Élise.

Je souris, un peu gênée, mais leurs encouragements me donnèrent confiance. Nous passâmes l'après-midi à peaufiner ma tenue, à choisir les bons accessoires, et à me coiffer. Élise prit en charge mes cheveux, les relevant en un chignon élégant mais légèrement décoiffé, tandis que Mathilde s'occupait de mon maquillage.

- Pas trop, dis-je en plissant les yeux pendant qu'elle appliquait une touche de rouge à lèvres. Je veux rester moi-même.

- Toi-même, mais en version glamour, rétorqua-t-elle en riant.

Quand elles eurent fini, je me regardai dans le miroir. J'eus du mal à me reconnaître. La femme qui me fixait semblait sortie d'un magazine : élégante, confiante, et prête à affronter le monde. Pourtant, mon cœur battait à tout rompre.

- Et si je n'étais pas à ma place ? soufflai-je, un peu nerveuse.

Mathilde posa ses mains sur mes épaules.

- Camille, tu es toujours à ta place. Peu importe où tu vas. Ce soir, montre-leur qui tu es.

Je hochai la tête, prenant une profonde inspiration. Avec la robe que j'avais confectionnée de mes propres mains et l'assurance que mes amies m'avaient insufflée, j'étais prête à affronter l'inconnu.

Le lendemain soir, alors que je montais dans la voiture venue me chercher – une berline noire aux vitres teintées –, une pensée traversa mon esprit : qui que soit cette personne qui m'avait invitée, elle allait devoir répondre à mes questions.

(..)

Quand la voiture s'arrêta devant le somptueux bâtiment illuminé, mon cœur accéléra. Je pris une profonde inspiration avant de sortir, remerciant le chauffeur d'un signe de tête. Les grandes portes de verre scintillaient, et à l'intérieur, un tourbillon de lumière, de rires et de conversations animées emplissait l'air.

Je n'avais jamais rien vu d'aussi grandiose. Les murs, recouverts de dorures, les lustres gigantesques suspendus au plafond, tout semblait sorti d'un rêve. Pourtant, dès mes premiers pas, je sentis que je n'appartenais pas à ce monde.

Les invités étaient élégants, presque irréels. Des hommes en costumes parfaitement taillés, des femmes en robes de créateurs qui semblaient coûter une fortune. Je croisai quelques regards curieux, mais aucun visage familier.

J'essayais de me fondre dans la foule, mais chaque pas me rappelait que j'étais une étrangère ici. Mes talons claquaient sur le sol en marbre, et je ne pouvais m'empêcher de me sentir observée.

- Qu'est-ce que je fais ici ? murmurai-je pour moi-même.

Je faisais de mon mieux pour paraître confiante, mais en réalité, je n'avais qu'une envie : trouver un coin où me cacher. Je ne savais ni pourquoi j'étais là, ni quoi faire. Je me contentais de marcher, observant les conversations animées autour de moi, mais aucun regard ne se posait sur moi plus d'une seconde.

Soudain, une femme élégante d'une cinquantaine d'années s'approcha de moi avec un sourire chaleureux.

- Bonsoir, ma chère. Vous êtes magnifique. Permettez-moi de me présenter, je suis Florence.

Je lui rendis un sourire timide.

- Bonsoir. Je m'appelle Camille.

Elle semblait si enthousiaste et à l'aise dans cet environnement que j'en étais presque jalouse.

- Vous êtes ici seule ? demanda-t-elle en observant rapidement la foule.

- Oui, répondis-je, un peu hésitante. Je... Je crois que quelqu'un m'a invitée, mais je ne sais pas qui.

Elle pencha légèrement la tête, intriguée.

- Eh bien, il ou elle a fait un excellent choix. Ce genre d'événements est parfait pour rencontrer des gens influents. Profitez-en.

Nous échangeâmes quelques mots, mais je n'arrivais pas à me détendre. Finalement, Florence fut appelée par un groupe de personnes, et je me retrouvai seule à nouveau.

L'agitation dans la salle me semblait de plus en plus écrasante. Je n'étais qu'une simple couturière, entourée de figures importantes. Que faisais-je là ? Je regardai ma montre. Cela faisait déjà une heure que j'errais, et je n'avais toujours pas trouvé de réponse.

Je décidai de partir. Peut-être que c'était une erreur, une plaisanterie. Je n'avais pas ma place ici.

Alors que je me dirigeais vers la sortie, le regard baissé, un étrange pressentiment me fit lever les yeux. Et là, au milieu de la foule, je le vis.

Il était debout, à quelques mètres seulement, mais sa présence dominait la pièce. Un homme d'une élégance rare, avec un costume qui semblait taillé sur mesure pour lui. Ses traits étaient parfaits : une mâchoire carrée, des lèvres fines, et des yeux sombres qui semblaient percer l'âme.

Mon cœur s'arrêta un instant.

C'était lui. Cet homme que j'avais entrevu un jour devant ma boutique. Je n'avais vu son visage que brièvement à ce moment-là, mais il m'avait marquée. Et maintenant, il était là, ses yeux fixés sur moi avec une intensité troublante.

Je restai figée, incapable de détourner le regard. Tout autour de moi semblait s'effacer, les conversations, les rires, les lumières. Il n'y avait plus que lui.

Et lui, il continuait de me dévisager, comme s'il cherchait à comprendre qui j'étais ou pourquoi j'étais là.

Je sentis mes joues s'empourprer. Mais malgré ma nervosité, je ne pouvais m'empêcher d'admirer cet homme au milieu de tant de monde.

Chapitre 2 Chapitre 2

2: Une Rencontre

LE POINT DE VUE DE camille

Son regard ne quittait pas le mien, et chaque seconde semblait s'étirer à l'infini. Je ne savais pas quoi faire : partir comme prévu ou avancer vers lui ? Mon cœur battait à tout rompre, et une chaleur étrange montait en moi.

Alors, comme s'il lisait dans mes pensées, il fit un pas dans ma direction. Puis un autre. Mon souffle se bloqua alors qu'il s'approchait lentement, chaque mouvement empreint d'une élégance presque irréelle.

- Vous êtes différente, murmura-t-il en s'arrêtant à quelques pas de moi.

Sa voix, grave et posée, fit vibrer quelque chose en moi. Je le regardai, interdite. Était-ce une question ? Une affirmation ? Je n'en savais rien.

- Différente ? répétai-je, incapable de détourner les yeux de lui.

Il esquissa un léger sourire, dévoilant une fossette discrète sur sa joue droite.

- Oui. Vous ne ressemblez à personne ici.

Je baissai instinctivement les yeux, mal à l'aise sous son regard perçant.

- Je... Je ne suis pas sûre d'être à ma place, avouai-je dans un souffle.

Il se pencha légèrement, comme pour capter à nouveau mon regard.

- Et pourtant, c'est vous que je vois.

Ces mots, simples mais si intenses, me laissèrent sans voix. Mon cœur, déjà affolé, semblait vouloir sortir de ma poitrine.

- Pourquoi suis-je ici ? demandai-je enfin, rassemblant tout mon courage.

Il marqua une pause, comme s'il pesait ses mots. Puis, d'un geste lent, il tendit la main, paume ouverte, comme une invitation.

- Peut-être pour me rencontrer.

Je restai immobile, luttant contre le tumulte d'émotions qui m'envahissait. Qui était cet homme ? Pourquoi ses mots semblaient-ils résonner si profondément en moi ?

- Vous savez... murmurai-je, ma voix tremblante, je ne suis qu'une couturière. Rien de comparable aux personnes que vous côtoyez sûrement.

Son sourire s'élargit légèrement, mais cette fois, ses yeux semblaient briller d'une lueur mystérieuse.

- Et moi, je suis simplement un homme qui a croisé votre chemin et qui n'a pas pu vous oublier.

Mes joues s'enflammèrent. Était-ce une plaisanterie ? Une flatterie ? Mais son regard, intense et sincère, ne laissait aucun doute sur la véracité de ses paroles.

- Vous ne m'avez pas répondu, insistai-je doucement. Pourquoi m'avoir invitée ?

Il s'approcha d'un pas, réduisant presque à néant la distance entre nous. Je pouvais à peine respirer.

- Parce que parfois, il suffit d'un instant pour savoir que quelqu'un mérite qu'on bouleverse les règles de son monde.

Je ne savais plus quoi répondre. Ses mots, sa présence, tout chez lui semblait irréel, presque trop beau pour être vrai. Mais une chose était certaine : en cet instant, je ne voulais plus partir.

Il tendit à nouveau la main, et cette fois, je la pris. Sa paume était chaude, ferme, rassurante.

- Venez, dit-il doucement. Permettez-moi de vous montrer que vous avez votre place ici, Camille.

Et je le suivis, incapable de résister à cette aura magnétique.

En le suivant à travers la salle, je me sentais comme emportée dans un tourbillon, hors du temps. Chaque pas semblait m'éloigner un peu plus de mes doutes, mais je ne pouvais m'empêcher de me demander ce que je faisais là, avec cet homme.

Il m'amena près d'un balcon ouvert, où la lumière tamisée des lampes extérieures contrastait avec l'effervescence de la salle de bal. Le vent frais caressa ma peau, apaisant un peu les battements affolés de mon cœur.

Il se tourna vers moi, s'appuyant légèrement contre la balustrade. Dans cette lumière douce, son visage semblait encore plus parfait. Mais ce qui me troubla le plus, ce furent ses yeux : sombres, profonds, comme s'ils portaient en eux des secrets qu'il ne partageait avec personne.

- Alors, Camille... murmura-t-il, brisant le silence. Que pensez-vous de tout ceci ?

Je pris une grande inspiration, tentant de calmer mon esprit.

- C'est... impressionnant. Mais honnêtement, je ne comprends pas pourquoi je suis ici.

Un sourire énigmatique étira ses lèvres.

- Parfois, il ne s'agit pas de comprendre, mais de ressentir.

Je fronçai les sourcils, confuse.

- Ressentir quoi ?

Il marqua une pause, ses yeux ne quittant pas les miens.

- L'instant. La magie. Ce qui nous dépasse.

Ces mots résonnèrent étrangement en moi, comme s'ils touchaient une corde sensible que je n'avais jamais osé effleurer. Je sentis mes mains trembler légèrement, et je crois qu'il le remarqua, car il tendit doucement la sienne.

- Vous n'avez rien à prouver, Camille. Vous êtes ici parce que vous méritez d'y être.

Je secouai la tête, incapable de cacher mon trouble.

- Mais pourquoi moi ? Vous ne me connaissez même pas...

Il s'approcha lentement, réduisant la distance entre nous. Sa voix baissa d'un ton, devenant presque un murmure.

- Et pourtant, il y a quelque chose en vous qui m'attire. Quelque chose d'unique.

Je sentis mes joues s'enflammer sous son regard intense. Une part de moi voulait fuir, mais une autre, plus forte, me retenait là, suspendue à ses mots.

- Vous parlez comme si j'étais quelqu'un d'extraordinaire, dis-je dans un souffle.

Il sourit, cette fois avec une douceur désarmante.

- Peut-être que vous l'êtes, et que vous ne le savez pas encore.

Ces paroles, simples mais si puissantes, firent naître une chaleur étrange en moi. C'était comme si, pour la première fois, quelqu'un voyait en moi bien plus qu'une simple couturière.

Je baissai les yeux, tentant de masquer l'émotion qui montait en moi. Mais il ne me laissa pas m'échapper.

- Camille, continua-t-il doucement, la vie a une manière étrange de placer les bonnes personnes sur notre chemin. Et ce soir, c'est vous que j'ai choisie.

Ces mots furent comme une onde de choc. Mon esprit me criait de me méfier, de ne pas me laisser emporter par ces paroles si séduisantes. Mais mon cœur, lui, battait à un rythme que je n'avais jamais connu.

Je relevai les yeux vers lui, cherchant à comprendre ce que cet homme voyait en moi. Mais tout ce que je trouvai dans son regard, c'était une sincérité troublante.

- Et si vous faisiez erreur ? chuchotai-je, à peine audible.

Son sourire s'élargit légèrement.

- Alors, ce sera la plus belle erreur de ma vie.

Un frisson parcourut mon échine. J'étais partagée entre la peur et une étrange envie de croire en ses mots. Je n'avais jamais ressenti quelque chose d'aussi intense.

Lentement, il tendit la main, effleurant une mèche de cheveux tombée sur mon visage. Ce simple geste envoya une décharge électrique à travers tout mon être.

- Camille, vous êtes spéciale. Et si vous me permettez, j'aimerais vous le prouver.

À cet instant, le monde autour de nous sembla s'évanouir. Il n'y avait plus que lui, ce regard captivant, et ces mots qui résonnaient en moi comme une promesse.

Je n'étais plus sûre de rien, sauf d'une chose : cette rencontre bouleversait déjà tout ce que je pensais savoir sur moi-même.

Chapitre 3 Chapitre 3

3: Devient ma femme.

LE POINT DE VUE DE Camille

Il sembla deviner mon trouble, car un sourire rassurant étira ses lèvres. Il prit une légère inspiration, comme s'il s'apprêtait à franchir une étape importante.

- Pardonnez-moi, je réalise que je ne me suis pas encore présenté. Nathaniel De La Croix, dit-il en tendant une main chaleureuse.

Le nom résonna dans mon esprit, chargé d'un poids que je ne pouvais ignorer. De La Croix. Même moi, une simple couturière, j'avais déjà entendu ce nom. Un empire, des entreprises florissantes, une fortune colossale. Et pourtant, l'homme qui me faisait face semblait plus humain que tout ce que j'aurais imaginé.

- Camille, répondis-je timidement en lui serrant la main, bien que vous le sachiez déjà.

Il rit doucement, et cette simple réaction dissipa une part de la tension qui m'habitait.

- Oui, Camille. Je le sais. Et croyez-moi, ce nom ne m'a pas quitté depuis la première fois où je vous ai vue devant votre boutique.

Je clignai des yeux, surprise.

- Vous... vous m'avez remarquée ?

- Comment ne pas le faire ? répondit-il sans hésiter. Vous étiez là, concentrée sur une robe, et je me souviens avoir pensé que j'aurais aimé que vous regardiez le monde avec la même attention.

Mon cœur s'emballa, mais je ne savais toujours pas où il voulait en venir. Pourquoi ce milliardaire s'intéressait-il à moi ?

Nathaniel détourna légèrement les yeux, comme pour rassembler ses pensées. Puis il planta à nouveau son regard dans le mien, cette fois avec une intensité qui me coupa le souffle.

- Camille, laissez-moi aller droit au but, dit-il, sa voix soudain plus grave. Si je vous ai invitée ici ce soir, c'est parce que je vous ai choisie.

Je fronçai les sourcils, le souffle court.

- Choisie ? Pour quoi ?

Il fit un pas en avant, réduisant encore la distance entre nous.

- Pour être ma femme.

Le choc fut si brutal que je reculai instinctivement d'un pas, ma main tremblante se portant à ma bouche.

- Quoi ? soufflai-je, ma voix trahissant mon incrédulité.

Il ne recula pas, son regard fixé sur moi comme s'il cherchait à m'ancrer dans cette réalité qu'il venait de dévoiler.

- Je sais que c'est inattendu, peut-être même déstabilisant, mais je ne suis pas un homme qui perd son temps. Quand j'ai vu cette lumière en vous, ce mélange de grâce et de force... j'ai su que vous étiez celle que je cherchais.

Les mots tournaient dans ma tête, mais rien ne semblait avoir de sens. Un milliardaire, un homme de son rang, voulait que je sois... sa femme ?

- C'est insensé, murmurai-je, secouant la tête. Vous ne me connaissez même pas.

- Pas encore, admit-il doucement. Mais j'ai l'intention de le faire, si vous me le permettez.

- Mais pourquoi moi ? insistai-je, le cœur battant à tout rompre.

Il s'approcha encore, ses yeux devenant presque suppliants.

- Parce que vous êtes différente, Camille. Parce que je veux quelqu'un de vrai à mes côtés. Et surtout, parce que je crois qu'on ne rencontre pas deux fois la personne qui peut changer notre vie.

Je restai pétrifiée, incapable de répondre. Une part de moi voulait croire en ses mots, mais une autre, plus rationnelle, me criait de fuir.

- Camille, continua-t-il, donnez-moi une chance de vous prouver que ce que je ressens est réel.

Je levai les yeux vers lui, cherchant une réponse dans son regard. Tout en lui respirait sincérité et détermination. Mais pouvais-je vraiment accepter une telle proposition, moi, une simple couturière, face à un homme comme lui ?

Je reculai légèrement, essayant de reprendre mon souffle et de rassembler mes pensées. Les paroles de Nathaniel flottaient encore dans l'air, lourdes de sens et de promesses, mais tout cela me semblait irréel.

- Je... je ne peux pas, balbutiai-je, ma voix tremblante. Vous êtes un homme comme... comme aucun autre. Vous êtes riche, puissant... Moi, je ne suis qu'une couturière.

Un éclat amusé passa dans ses yeux, mais il ne bougea pas.

- Une couturière qui m'a déjà fait perdre la tête, murmura-t-il doucement.

Je secouai la tête, refusant de céder à cette étrange chaleur qu'il faisait naître en moi.

- Vous ne savez même pas qui je suis réellement. Vous idéalisez une femme que vous ne connaissez pas.

Il fit un pas en avant, réduisant à nouveau la distance entre nous, et cette fois, je ne reculai pas.

- Alors, apprenons à nous connaître, répliqua-t-il avec une sincérité désarmante. Je ne vais pas prétendre que tout cela est normal. Ce que je ressens, cette attraction, cette certitude... c'est nouveau pour moi aussi. Mais Camille, je ne suis pas un homme qui se dérobe devant ce que je veux.

Sa voix était douce mais ferme, et je ne pouvais m'empêcher de me sentir prise dans un tourbillon d'émotions contradictoires.

- Et si je disais non ? tentai-je, ma voix à peine audible.

Un sourire en coin étira ses lèvres, et une lueur espiègle brilla dans ses yeux.

- Alors je ferais tout pour vous convaincre.

Cette réponse, à la fois simple et audacieuse, me laissa sans voix. Je croisai ses yeux sombres, cherchant une faille, une raison de ne pas le croire. Mais il n'y avait que de l'honnêteté, et peut-être une pointe de défi.

Mon cœur battait si fort que j'avais peur qu'il l'entende. Je voulais résister, ne pas tomber dans ce piège apparemment parfait. Mais une part de moi, la part la plus vulnérable, se demandait ce qui arriverait si je disais oui.

- Nathaniel, dis-je finalement, ma voix presque étranglée par l'émotion. Vous et moi... Nous venons de deux mondes différents.

- Les mondes différents rendent les histoires encore plus intéressantes, répondit-il avec un sourire.

Je ne pus m'empêcher de rire doucement, bien que ce soit plus nerveux qu'autre chose.

- Vous êtes impossible.

- Et vous, vous êtes fascinante, rétorqua-t-il sans hésiter.

Un silence s'installa entre nous, chargé de non-dits. J'avais l'impression que le temps s'était suspendu, et que le reste du monde avait cessé d'exister.

- Je ne peux pas vous donner une réponse maintenant, avouai-je enfin.

Il hocha la tête, un sourire en coin.

- Je ne m'attendais pas à ce que vous le fassiez. Prenez le temps qu'il vous faut, Camille. Mais sachez une chose : je ne renoncerai pas à vous.

Ces derniers mots, prononcés avec une telle certitude, résonnèrent en moi bien après qu'il se soit éloigné. J'étais à la fois troublée, intriguée, et, d'une manière que je n'osais pas encore admettre, un peu flattée.

Je quittai le gala, encore sous le choc. Mes talons résonnaient sur les pavés de la rue silencieuse, mais mon esprit était ailleurs. Les mots de Nathaniel tournaient en boucle dans ma tête. "Je ne renoncerai pas à vous." Comment un homme comme lui pouvait-il être aussi sûr de lui ?

Arrivée devant ma modeste porte, je pris une profonde inspiration. J'avais besoin de parler, de partager ce qui venait de m'arriver avec quelqu'un. Mes amies seraient là pour me ramener à la réalité... ou peut-être pour me dire que je perdais la tête.

Je poussai la porte de l'atelier où elles m'attendaient, comme d'habitude, en train de rire et de discuter autour d'une tasse de thé. Dès que je franchis le seuil, leurs regards se tournèrent vers moi, curieux.

- Alors, raconte-nous tout ! s'exclama Jade, l'une de mes collègues et amie la plus proche. Ce gala, c'était comment ?

Je posai mon sac, hésitante.

- C'était... inattendu, lâchai-je finalement, sans savoir par où commencer.

- Comment ça, inattendu ? demanda Inès, l'une des autres couturières, en croisant les bras. Tu es tombée sur une célébrité ou quoi ?

Je laissai échapper un rire nerveux.

- Pas exactement. Mais il y avait... quelqu'un.

Elles échangèrent un regard complice, visiblement ravies d'avoir une histoire croustillante à se mettre sous la dent. Jade tapota la chaise à côté d'elle.

- Viens t'asseoir et raconte-nous tout. On veut tous les détails.

Je m'assis et pris une gorgée de thé, espérant que le liquide chaud calmerait mon agitation.

- D'accord, écoutez. Il y avait cet homme... Nathaniel De La Croix.

Inès siffla.

- Le milliardaire ? Celui qui fait la une des magazines ?

J'hochai la tête, un peu gênée.

- Oui. Lui.

Jade écarquilla les yeux.

- Attends, tu veux dire qu'il t'a remarquée ?

- Plus que ça, murmurai-je. Il m'a invitée, et ce soir... il m'a dit qu'il voulait que je sois sa femme.

Un silence stupéfait s'abattit sur la pièce, avant qu'Inès ne laisse échapper un éclat de rire incrédule.

- Sa femme ? Camille, tu plaisantes, là ?

- J'aimerais bien, répondis-je en haussant les épaules. Mais il était très sérieux.

Jade posa une main sur son cœur, dramatisant comme à son habitude.

- Et toi ? Tu as dit quoi ?

Je passai une main dans mes cheveux, toujours aussi confuse.

- Rien de concret. J'étais trop... abasourdie. J'ai dit que je ne pouvais pas répondre tout de suite.

Inès éclata de rire à nouveau.

- Tu as bien fait. Ces riches types aiment jouer à des jeux bizarres.

Mais Jade secoua la tête, ses yeux brillants d'excitation.

- Je ne sais pas, Camille. Ça ressemble à un conte de fées, non ?

Je les écoutais, tiraillée entre leurs points de vue. Une partie de moi voulait croire que Nathaniel était sincère, mais l'autre avait peur. Peur d'être entraînée dans quelque chose qui me dépassait.

- Et maintenant, qu'est-ce que tu comptes faire ? demanda Jade.

Je haussai les épaules, perdue.

- Je n'en sais rien. Tout ça me dépasse.

Inès posa une main sur mon épaule.

- Écoute, quoi que tu décides, reste prudente. Les hommes comme lui ne vivent pas dans le même monde que nous.

Jade, quant à elle, semblait déjà conquise par l'idée.

- Mais si c'est vrai, et qu'il t'aime vraiment ? Ne ferme pas la porte à une chance comme celle-là.

Elles avaient toutes les deux raison, et c'était bien là le problème. Je ne savais pas quoi penser, ni quelle voie choisir.

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