Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Lutèce
Lutèce

Lutèce

Auteur:: Luces
Genre: Romance
Lutèce

Chapitre 1 Chapitre 01

Lydia avait la tête qui tournait atrocement. Le sol dur écorchait sa peau diaphane protégée par un simple pagne très léger.

Que lui avaient-ils donc fait boire ? Elle tenta de se lever mais retomba lourdement presque aussitôt. Ses muscles ne répondaient pas, elle avait l'impression qu'un sombre individu s'était amusé à les passer sous un rouleau compresseur. Ses yeux d'un vert intense, bien qu'accoutumés à la pénombre ambiante, voyaient flous. Elle ne savait absolument pas où elle se trouvait en ce moment même, ni comment elle avait atterri ici. Sa tête était affreusement vide... Malgré cette situation angoissante, elle n'éprouvait ni crainte, ni désir de s'en aller. Elle était plongée dans une torpeur proche du rêve.

Alors qu'elle récupérait petit à petit ses facultés visuelles, des barreaux en métal, semblant luire d'une froide irréalité dans la semi-obscurité de la pièce, se matérialisaient autour d'elle, lui faisant comprendre qu'elle était retenue prisonnière. Elle était apparemment seule. Seule, dans une cage.

Tandis que le brouillard dans son esprit se dissipait, une voix lointaine lui apparaissait à présent plus claire, plus nette, plus proche que jamais. Dans un effort surhumain, la jeune femme rampa faiblement sur le sol lisse jusqu'à poser son front contre les froids barreaux pour se réveiller davantage en tendant une oreille engourdie pour mieux entendre cette voix.

- ... pour la cent dix huitième vente aux enchères d'esclaves bipèdes !

Des sifflements de joie se faisaient entendre, provocant un infâme boucan pour l'ouïe sensible de Lydia qui ne fut pas davantage épargnée par les applaudissements frénétiques qui résonnaient à présent. La prisonnière continuait d'écouter sans comprendre et encore moins éprouver la plus infime des émotions. Un trou noir, situé quelque part sous son crâne, se chargeait d'aspirer impitoyablement toutes les pensées cohérentes qui tentaient tant bien que mal de se former.

- Ce soir, reprit le présentateur, nous allons vous présenter de la marchandise à COUPER le souffle ! Et voici la première ! J'ai nommé Tanyaaaaaaa la fleur sauvage !

Les cris d'une femme résonnèrent soudain dans les oreilles de Lydia qui continuait bêtement de fixer le sol d'un air absent. Elle jouait avec une mèche de cheveux roux, en remarquant pour la première fois les chaînes qui l'attachaient bras et jambes.

Elle entendait des murmures admiratifs fuser. Certains commentaient les attributs physiques de Tanya, d'autres scandaient de la faire approcher pour l'examiner de plus près...

- Les enchères commencent à vingt mille billets ! hurla la voix du présentateur. Qui dit mieux ?

Les oreilles fines de Lydia percevaient une succession de nombres, tous plus grands les uns que les autres. Il lui semblait que sa cage s'emplissait de brume, elle recommençait à somnoler, tirant sur ses chaînes pour faire passer le temps.

- Cent cinquante deux mille billets ! cria le présentateur. Une fois ! Deux fois ! Troiiiiiis fois ! Adjugée vendue ! Vous êtes chanceux monsieur ! Attention... Voilà... il faut bien la tenir... oui comme ça.

D'autres noms se succédèrent, ceux de femmes et d'hommes. Lydia jurerait même avoir entendu des enfants crier après l'appel d'un nom, le leur sûrement. Elle essayait de se lever pour la énième fois, toujours en vain. Tous ses membres étaient faibles, elle n'arrivait à rien.

Un bruit de porte grinçante se faisait entendre. Quelqu'un entrait dans la pièce où elle était. Un homme. Du moins, d'après la silhouette floue que voyait Lydia. Un trousseau de clefs s'agitait, une serrure s'ouvrit. Une main la tirait par ses chaînes pour la mettre debout sur ses jambes de coton, et une autre, l'empêchait de s'écrouler. Le nouvel arrivant jetait sans cesse des regards avides sur elle.

- Toi alors... une vraie beauté, siffla-t-il. Ils vont être gâtés les clients de ce soir...

Il s'immobilisa soudainement, semblant attendre un signal.

- Et maintenant messieurs dames, reprit la voix du présentateur, le clou de cette vente ! Je vous présente la tigresse amnésique !

L'homme qui la tenait poussa brusquement Lydia derrière une porte où elle tomba aussitôt, entraînant ses chaînes avec elle. Elle se trouvait sur une scène, où un homme tenant un micro se dressait fièrement face à une foule en délire. Lorsque Lydia s'écroula, des exclamations retentirent dans la salle. Le public tapait fort dans ses mains et commentait son apparence. Les projecteurs braqués sur elle, toute cette lumière étourdissante, ces bourdonnements incessants, cet océan de couleurs... La tête de la prisonnière allait exploser.

- Eh bien qu'avons nous là ? dit le présentateur en s'avançant vers elle.

Il tira sur les chaînes qui retenaient ses poignets et Lydia redressa aussitôt le buste, les bras suspendus en l'air, toujours incapable de comprendre la situation. Elle entendait cependant des sifflements de mécontentement dans l'assemblée. Un homme criait :

- Elle est maigre !

Aussitôt, toute la salle se mit à huer. Le présentateur, embêté, tira sur les cheveux de Lydia, l'obligeant à montrer son visage à ces gens.

- Mais elle a un très joli visage vous ne pouvez le nier, dit-il en souriant.

L'homme avec le micro était-il un requin, où était-ce une hallucination ? Il devait avoir cinq rangées de dents, des grandes nageoires et puer le sang. Lydia était-elle un poisson ? L'avait-on enfermée dans un aquarium géant ?

Personne ne niait les arguments du présentateur-requin car la foule recommençait à s'agiter joyeusement. Lydia avait mal aux poignets, elle tira faiblement de son côté, ce qui n'échappa pas à l'œil aiguisé du prédateur.

- Oh, on dirait qu'elle commence à se réveiller. Eh bien Lydia, dis-nous donc quelques mots.

Le sens de sa phrase arrivait lentement jusqu'à son cerveau fatigué. Elle tentait de marmonner quelque chose.

- Fi...ch...ez...

Les mots s'étranglèrent dans sa gorge et elle retomba sur le sol de la scène sous les rires du public.

- Ce n'est pas très poli Lydia, reprit le présentateur. Continuons l'examen !

L'excitation de l'assemblée était palpable. Le présentateur plaçait, sans ménagement, la jeune femme face au public.

Mais il s'arrêta net.

À ce moment précis, un autre homme fit irruption sur la scène. Les caquètements du public s'interrompirent aussi sèchement qu'un robinet fermé brusquement. L'esprit embrumé de Lydia se disait qu'il devait être soit très populaire... soit très craint.

- Monsieur C !? s'exclama le présentateur d'une voix extrêmement surprise qui se brisait légèrement. Que nous vaut ce...

- Combien ?

Le présentateur se figea. Il regarda Lydia, puis l'inconnu.

- J'ai de la marchandise de bien meilleure qua...

- Es-tu devenu sourd, Greg ?

Le présentateur recula d'un pas, apparemment terrorisé. Il se perdit dans ses papiers. Tous les spectateurs retenaient leur souffle. On n'entendait plus un bruit.

- Je...oui...bien sûr, balbutia Greg, enfin non...les enchères débutent à...

- Peu importe, coupa l'inconnu.

Il jeta une malle aux pieds du présentateur qui recula davantage, comme s'il craignait qu'une bombe y soit dissimulée. Lydia tourna faiblement la tête et vit qu'une montagne de billets jonchait à présent le sol.

- Dix millions cash, annonça l'inconnu d'une voix féroce.

Il s'avança vers la jeune femme, la souleva d'une seule main et la jeta sur son épaule dans un entrechoc de métal.

Épuisée, Lydia sombra dans un profond sommeil...

Chapitre 2 Chapitre 02

Une lumière violente réveilla la jeune femme.

Elle avait l'impression que sa tête allait se fendre en deux. Qui aurait cru que le soleil matinal pouvait être si douloureux ? Elle tentait de se protéger les yeux de sa main mais n'y parvenait pas. De solides liens retenaient ses poignets.

Lydia ouvrit brusquement les yeux, ignorant les protestations de souffrance de sa rétine.

Elle se trouvait dans une grande -immense- chambre baignée d'une chaude lumière s'infiltrant par des hautes fenêtres dont les élégants rideaux blancs avaient été relevés.

Sentant la panique monter, la jeune femme se tortillait, essayant de briser les chaînes qui la maintenaient attachée à la tête d'un grand lit. Sentant que son effort était vain, elle tenta simplement de se redresser.

Elle était vêtue d'une chemise de nuit blanche, se mariant à merveille avec le décor. Ici, tout était blanc, immaculé, presque froid. Malgré le matelas extrêmement moelleux, Lydia sentait une douleur vive irradier le plus infime muscle de son corps. Que s'était-il passé ? Elle concentrait toute la force de sa volonté pour se souvenir comment elle s'était retrouvée là. Les ténèbres embrumaient son esprit. Elle ne se rappelait de rien. D'où venait-elle ? Où habitait-elle ? Que faisait-elle dans la vie ? Qui étaient ses amis ? Ses parents ? Avait-elle des frères et sœurs ? Et surtout, que faisait-elle ici, attachée solidement à un lit... inconnu ?

Le néant de ses souvenirs ne faisait que renforcer son sentiment d'angoisse. Elle devait quitter cet endroit. Et vite. Elle se mit à tirer avec la frénésie du désespoir sur ses chaînes, ne parvenant qu'à s'entailler davantage le poignet. Quelque chose grondait au fond d'elle, comme une présence étrange, qui commençait à s'allumer après avoir, semblait-il, été mise sur pause un long moment.

- Je serais toi, j'éviterais d'user mes forces en imitant un chaton pris au piège, dit une voix grave et calme.

Lydia aurait juré qu'une pointe d'ironie baignait dans ses propos. Elle tourna la tête avec inquiétude et vit un homme adossé contre le mur, tout près de la porte grande ouverte. Il portait une chemise dont les premiers boutons étaient ouverts, lui donnant un air désinvolte. Il avait une cravate desserrée autour du cou, un pantalon de costume noir et des chaussures, noires également, cirées avec minutie. Les yeux fatiguées de Lydia ne lui permettaient pas de voir son visage distinctement, elle savait juste qu'il était brun avec un épi indiscipliné dressé sur le haut du crâne.

- Qui...qui êtes-vous ? demanda-t-elle d'une une voix rauque, comme si elle n'avait pas parlé depuis plusieurs jours.

L'inconnu ne répondit pas tout de suite. Il dévisageait Lydia d'un air mélancolique, comme s'il ne s'était pas attendu à ce qu'elle pose cette question. Il s'avança d'un pas nonchalant vers le lit et s'assit à l'extrémité, sans quitter la jeune femme des yeux. Noirs. Ses yeux étaient noirs. Elle avait l'impression de se plonger dans la nuit même. Une nuit sans étoiles, mystérieuse, à la fois pleine de dangers et de promesses.

- Appelle moi Mr. C, déclara-t-il de sa voix grave. Je m'étonne que tu n'aies jamais... entendu parler de moi.

Lydia soutint le regard de cet homme. Elle avait peur, mais la drôle de chose qui grondait en elle l'aidait à supporter la situation. Bonne ou mauvaise chose, elle n'en savait rien.

- Et pourquoi aurais-je entendu parler de vous ?

Le regard de Mr. C se fit soudain plus dur. Lydia craignait d'avoir dit quelque chose de mal.

- Comment... poursuivit-il en passant une main dans ses cheveux. Oh peu importe. Eh bien Lydia, je te sens peu reconnaissante après... ça.

- Quoi... ça ? demanda la jeune femme, de plus en plus inquiète.

- Tu ne t'en souviens pas non plus ?

Mr. C avait l'air sacrément agacé à présent. Il alluma la télévision holographique et appuya sur le bouton "play" de sa télécommande. C'était un enregistrement vidéo, semblait-il. Surprise et ne voyant pas en quoi cela allait les avancer, Lydia commençait à ouvrir la bouche, mais C lui fit signe de patienter. Elle regarda donc sa vidéo en silence.

- Mesdames et messieurs, dit le présentateur, bienvenue pour la cent dix-huitième vente aux enchères d'esclaves bipèdes ! ...

L'horreur se peignait petit à petit sur les traits de la jeune femme en regardant se succéder la vente d'hommes, de femmes et d'enfants. Mais elle ne voyait toujours pas où voulait en venir ce Mr. C.

Elle allait tourner la tête vers lui, mais la reporta aussitôt sur la projection holographique lorsqu'elle s'aperçut. Ce qu'elle vit alors eut l'effet d'un violent coup de poing. Elle se regarda se faire pousser sans ménagement sur une scène, devant une foule surexcitée. Elle traînait les mêmes chaînes que celles qui la retenaient en ce moment clouée à ce lit. Le présentateur tirait dessus comme si elle n'était qu'une vulgaire bête sauvage. Le public riait, applaudissait, mais avant qu'elle ne se fasse humilier davantage, un homme fit irruption sur la scène. C'était Mr. C. Il jeta aux pieds du présentateur une malle qui s'ouvrit sur le sol, le jonchant de billets.

- Dix millions cash, dit-il à dans la projection.

Il prit ensuite Lydia sur son dos et tous deux quittèrent la scène.

Sous le choc, la jeune femme n'avait pas remarqué que les yeux de Mr. C s'étaient posés sur elle et la regardaient avec insistance. Un sentiment de honte, d'impuissance montait en elle. Toutes ces émotions engloutirent son cœur et des larmes de colère coulaient sur ses joues brûlantes. Elle avait été vendue aux enchères ! On avait écrasé sa dignité, on l'avait réduite au stade de marchandise... avec tous ces autres pauvres gens...

Chapitre 3 Chapitre 03

- Il faut dénoncer ça ! hurla-t-elle soudain.

Mr. C la regardait profondément.

- Dénoncer quoi ? grogna-t-il.

- Cette vente aux enchères bien sûr ! Nous sommes des humains, pas des objets !

Lydia avait troqué son sentiment de honte par de la colère pure.

- C'est parfaitement légal, dit Mr. C avec un haussement d'épaule.

La jeune femme serra les poings. Comment pouvait-il penser cela ? Certes, Lydia n'avait plus aucun souvenir de ce qui était légal ou pas, mais cette vente lui semblait tout simplement scandaleuse.

- Je me fiche de savoir si c'est légal ou pas ! s'énerva-t-elle. Il faut arrêter ça ! Libérez-moi, j'y vais.

"J'y vais". Ce qu'elle voulait dire par là c'était qu'elle avait en ce moment même une irrépressible soif de vengeance. Elle avait envie de faire regretter à ce présentateur d'avoir croisé son chemin. Lui faire du mal. Oui, elle voulait lui faire du mal. Pour qui se prenait-il ? Légal ou pas, il allait payer. Mr. C ne bougea pas d'un centimètre. Il continuait d'observer la jeune femme avec profondeur.

- Libérez-moi je vous dis ! reprit Lydia dont la voix s'était cassée.

Elle éprouvait une certaine gêne sous le regard de C. Bien que la tête de la jeune femme soit vide, son cœur ne cessait de vouloir lui crier des choses. Sur ce regard. Sur ces yeux noirs. Sur cette voix grave. Plus il la regardait, plus elle avait l'impression de se perdre dans un tourbillon sans fin, où la confusion y régnait d'une main de maître.

Un silence s'installait entre eux. Mr. C ne détourna pas une seule fois les yeux, ne cilla pas. Lydia en avait mal. Son ventre se contractait sans cesse d'angoisse. Un courant glacé circulait dans ses veines, gelant son cœur à mesure que le regard de Mr. C se faisait plus intense, plus sombre. Comme s'il avait voulu qu'elle lise en lui. Dans une ultime tentative d'échapper à cette sensation, Lydia murmura, incapable d'élever la voix :

- Libérez-moi...

Cette fois-ci, Mr. C paraissait sérieusement énervé. Il se leva, contourna le grand lit et vint s'asseoir juste à côté de la jeune femme. Il s'approcha tellement d'elle, qu'elle sentait son souffle chaud sur son visage glacé. Il continuait de plonger son regard intense dans le sien. Elle le regardait aussi. Ses yeux semblaient sans fond. Peut-être se noierait-elle dedans. C'était ce qu'elle voulait en ce moment. Se noyer.

- Tu ne sembles pas avoir très bien compris la situation, Lydia, murmura-t-il à son oreille.

Tentant de calmer les battements effrayés de son cœur, la jeune femme essaya une nouvelle fois de se libérer. Mais ses muscles étaient toujours faibles et ses chaînes, très serrées.

- Qu'est ce que je devrais comprendre... ? dit-elle.

Ce que ressentait Lydia en ce moment était semblable à lorsque l'on enfilait une paire de chaussures que l'on n'avait pas mise depuis longtemps. Tellement longtemps qu'elle nous semblait être devenue trop petite. Inconfortable. Une boule pesait dans l'estomac de la jeune femme.

- Que... je t'ai achetée, dit-il dans un souffle. Tu as une dette envers moi de... combien déjà ? Ah oui... de dix millions. Je ne te libérerais que lorsque tu m'auras remboursé.

Une lueur diabolique s'alluma dans les yeux de Mr. C.

- Je... je ne les ai pas, murmura Lydia.

- Dans ce cas...

Il marqua une pause pendant laquelle la colère dans ses yeux laissait place à une expression indéchiffrable.

- Tu vas devoir trouver un moyen de me rembourser. Jusqu'au dernier centime. Sauf si... tu me donnes ton nom.

Lydia écarquilla les yeux. La boule qu'elle avait ressentie dans son ventre lorsque C s'était approché d'elle tripla de volume. Il avait l'air insensé, cet homme. Elle voulait dire quelque chose, mais les mots s'étranglèrent dans sa gorge. Son nom. Quel était son nom ? Elle était Lydia... Lydia quelque chose... Les battements de son cœur redoublaient d'intensité et elle était certaine que, proche comme il l'était, il les entendait sûrement...

- Je... ne m'en souviens pas, bafouilla-t-elle enfin.

Mr. C continua de la dévisager. Il semblait réfléchir. Il se releva, passant une main dans ses cheveux.

- Je n'ai que faire d'une personne qui ne se souvient pas de son nom. Rembourse-moi, ou souviens-t 'en. Tu as trois mois. Et bois ça, ajouta-t-il en désignant un bol fumant posé sur la table de chevet près du lit. Ça contiendra un moment le... enfin peu importe, bois c'est tout. Et souviens-toi.

Il sortit des clefs de sa poche et libéra les poignets de la jeune femme, qui en éprouva un intense soulagement. Il tourna ensuite les talons, mais Lydia le retint par le bras. Il pivota vers elle, surpris.

- Qui êtes-vous ? demanda-t-elle. Que se passera-t-il si je ne vous rembourse pas et que je ne me souviens pas de mon nom ? Pourquoi m'avez-vous achetée ?

La même lueur sombre traversa les yeux de Mr. C. Il ne répondit pas.

Il quitta ensuite la chambre et Lydia se retrouvait seule, ruminant ses propos. Elle attrapa le bol avec des mains tremblantes et avala goulûment tout son contenu.

Elle ne savait pas ce qu'elle buvait mais cela la calma presque instantanément.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022