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L'union empoisonnée

L'union empoisonnée

Auteur:: Queen Sarah
Genre: Histoire
Angoissée, c'était le sentiment de mintou là, dans ce restaurant asiatique ou elle attendait confortablement attablée autour d'une table au fond du local. Pourtant jamil l'aimait, elle n'avait plus de doute, oui, elle le savait à sa manière de la regarder, à sa façon de parler d'elle en sa présence... mais donc pourquoi avait-elle si peur de lui dire qu'elle n'était plus vierge ??? Et pourtant, elle aurait pu le faire bien avant, quelques temps après leur rencontre, ou bien même pendant tout ce temps où ils sortaient ensemble. Mais non, il avait fallu qu'elle attende qu'il la demande en mariage pour avoir peur... Dans d'autres sociétés ce fait n'était pas vraiment un problème et elle n'aurait jamais eu de difficultés à en parler à qui que ce soit. Mais elle avait eu la mal chance de tomber dans une société sénégalaise ou la virginité était une chose essentielle dans la vie d'une femme. Certaines se disaient que c'était le passeport de l'épouse devant son mari et sa famille. D'autres par contre prétendaient que c'était un moyen de se faire respecter par son homme et sa famille encore. Mais rare sont celles qui mettent la religion en avant. Et pourtant, la seule interdiction et restriction à prendre en compte était la religion non ? Elle se posait elle-même ces questions et ne voulaient pas y répondre. En fait elle ne pouvait pas le faire tout en sachant les circonstances à laquelle elle avait perdu sa virginité...

Chapitre 1 Je serai l'homme dont tu rêves

Angoissée, c'était le sentiment de mintou là, dans ce restaurant asiatique ou elle attendait confortablement attablée autour d'une table au fond du local.

Pourtant jamil l'aimait, elle n'avait plus de doute, oui, elle le savait à sa manière de la regarder, à sa façon de parler d'elle en sa présence... mais donc pourquoi avait-elle si peur de lui dire qu'elle n'était plus vierge ???

Et pourtant, elle aurait pu le faire bien avant, quelques temps après leur rencontre, ou bien même pendant tout ce temps où ils sortaient ensemble. Mais non, il avait fallu qu'elle attende qu'il la demande en mariage pour avoir peur...

Dans d'autres sociétés ce fait n'était pas vraiment un problème et elle n'aurait jamais eu de difficultés à en parler à qui que ce soit. Mais elle avait eu la mal chance de tomber dans une société sénégalaise ou la virginité était une chose essentielle dans la vie d'une femme. Certaines se disaient que c'était le passeport de l'épouse devant son mari et sa famille. D'autres par contre prétendaient que c'était un moyen de se faire respecter par son homme et sa famille encore. Mais rare sont celles qui mettent la religion en avant.

Et pourtant, la seule interdiction et restriction à prendre en compte était la religion non ?

Elle se posait elle-même ces questions et ne voulaient pas y répondre. En fait elle ne pouvait pas le faire tout en sachant les circonstances à laquelle elle avait perdu sa virginité...

Elle soupira longuement avant de relever la tête en arrière. Djamil n'était pas en retard, c'était elle qui était en avance.

Elle ferma les yeux et se remémora leur rencontre.

Ce jour-là, mintou avait passé une mauvaise journée, entre l'école et la maladie de son père. En effet, alors qu'elle venait de sortir de son éternel cour de management, sa sœur adja fatou l'appela pour lui dire que son père venait encore de faire une crise. Ces éternelles crises dont on ne comprenait plus l'issue.

Elle avait vite rappliqué chez eux, mais heureusement que leur mère avait eu l'idée de ne pas l'emmener à l'hôpital cette fois ci. Oui elle avait appris à le canaliser...

Elle était triste ce jour-là, triste de l'état de son père mais aussi triste de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Un papa retraité, une maman qui ne travaille pas, et le seul grand frère qu'ils avaient vivaient avec sa femme à quelques minutes de chez eux et ne s'occupaient que rarement d'eux.

En dehors de son petit salaire d'agent de ligne dans un petit cabinet, le seul autre revenu qu'ils avaient était la pension de son père.

Elle attendit que ce dernier se soit endormi pour sortir un peu. Se promener. Oui ça lui arrivait très souvent... elle marchait doucement le long de la plage de Malibu... qui était juste à quelques mètres de chez elle. Elle se dirigea jusqu'au bord de la mer et s'assit la, en ace de l'océan scrutant le fond, sans penser à rien du tout. C'était sa thérapie à elle, ce qu'elle faisait à chaque fois qu'elle avait le cœur lourd et ça lui réussissait comme jamais.

- On dirait que vous êtes apaisée....

Elle sursauta en entendant cette voix inconnue derrière elle. Prise de peur, elle se retourna brusquement pour faire face à un homme plus tôt grand. C'est ce qu'elle avait remarqué... mais elle avait aussi vu autre chose : du sang, sur sa chemise blanche.

Elle paniqua aussitôt avant de vouloir partir mais l'homme en question la stoppa : non ne partez pas. Et n'ayez pas peur, mes frères et moi on égorgeait des moutons la bas à l'autre côté, c'est pour le donner aux enfants talibés et à quelques familles démunis du coin. Je vous ai vu et je me suis approché de vous.

Quand elle regarda le coin qu'il lui avait montré, elle fit un ouf de soulagement. En fait, elle connaissait cette famille qui égorgeait des moutons sur la plage tous les mois, et elle avait même un jour reçu cette viande qu'ils avaient préparée chez eux comme un festin...

Mais elle n'avait jamais vu cet homme au pare avant. Il était bien plus mature que ses autres frères, plus clean, plus net et largement plus beau pensaient elle.

Mais il ne la laissait pas parler il lui tendit la main : je m'appelle Jamil Cissé et vous ?

Je lui tendis la main : mintou, ravie de vous connaitre...

Il sourit légèrement avant de lui lâcher la main.

- Qu'est-ce que vous faites seule sur la plage ?

- Rien, j'habite juste derrière. Je venais pendre de l'air un peu, mais ravie de vous avoir rencontré. A la prochaine.

Je ne pouvais plus soutenir ce regard qui avait l'air de me sonder. Ces yeux étaient d'une bizarreté sans pareille ; Rare comme jamais... ou bien il avait cette manière de regarder qui le rendait spécial. Mais avant même que je n'atteigne le sable dur, il me rattrapa : puis je avoir vos coordonnés, je rentre à paris demain soir et je voudrais qu'on garde le contact.

J'hésitai un moment mais je lui donnai quand même mon numéro. Depuis ce jour-là nous étions devenu inséparables....

**********MINTOU

« Mintou ??? Mintou ???? »

Je sursautai brusquement me rendant compte qu'il était déjà arrivé et s'était même assis sans que je ne sois au courant... j'avais l'esprit ailleurs....

- Tu es la depuis quand ?

- Non c'est à toi que je le demande. Moi je suis un peu en avance et je te trouve ici, qu'est ce qu'il se passe ma belle ?

Il posa sa main sur la mienne et j'eus un léger frisson. Jamil avait été l'homme parfait depuis le début de notre relation. Il ne m'avait jamais fait de proposition déplacée et on se limitait toujours à de simples baisers de temps à autre.

Je le regardais encore et vit à quel point j'étais chanceuse. Il était si bien bâtit si beau et si viril que c'en était douloureux....

Je baissais un peu la tête avant de l'entendre commander des nems et du jus...

- Mintou tu me fais peur là. Mon cœur j'espère que tu ne m'a pas fait venir ici pour tout annuler ???? depuis ton appel c'est ce à quoi je pense. Sache que je n'en ferai rien.

- Rire Jamil, non je ne t'ai pas appelé pour ça !!!

Les commandes arrivèrent et j'attendis que le serveur s'en aille pour que je puisse le regarder droit dans les yeux....

- Il faut que je te disse quelque chose. On va bientôt se marier et tu dois savoir.

- Vas-y....

- Bon je ne sais pas comment tu vas le prendre. Je te comprendrais si tu voudrais tout annuler, de toute les façons je me suis préparée à tout et je...

Il m'interrompit, un peu nerveux : mintou !!!! Tu me fais peur là. Parles bon sang

- En fait je ne suis pas vierge...

Il fronça les sourcils : et ????

Je ne comprenais pas, ça n'avait pas l'air de l'ébranler. Pas le moins du monde. Il avala une bouché de nem avant de me fixer de nouveau : c'est tout ?? Tu voulais juste me dire que tu n'es pas vierge ?

- Euh...

- Mais mintou tu es dans quel monde ma belle ? moi je m'en fou que tu sois vierge ou pas. je t'aime déjà et cela ne changera jamais. moi aussi je ne suis pas vierge rire alors pourquoi t'en vouloir ???

- Jamil....

- Ecoute mintou, tu m'as fait un de ces peurs que je ne sais pas si je m'en relèverai.... Moi Moustapha Jamil Cissé, je jure que le jour de notre mariage, je te ferai l'amour comme un fou car j'en ai envie depuis le premier jour ou on a fait connaissance. Et je te jure que je ne ferai pas comme si tu étais vierge car là où je te parle même, mon érection me torture au fond de mon pantalon et je...

Je l'interrompis en lui jetant mon porte clé au visage qu'il esquiva en éclatant de rire. je fis de même et il s'approcha de moi avant de me prendre la main : pourquoi tu stresse pour ça ma belle ? On est au 21e siècle et tu ne dois pas pensé comme ça.

- Jamil tu ne comprends pas, nous sommes dans une société qui prend en compte ces choses-là. C'est essentiel, pour nos familles, ma mère, mes tantes, s'attendent toutes à ce que mon mari vienne leur dire que je me suis préservée... tu comprends ????

- Et bien je leur dirai ce qu'elles veulent entendre. Rire, calme-toi et laisse-moi t'annoncer une petite nouvelle.

- Rire quoi ?

- J'ai vu un site de vente en ligne sur paris. Et j'ai remarqué que je peux payer avec ma carte directement. Donc tu peux choisir la bas ta robe de mariage et envoyer tes mesures à sadio pour les ajustement. Tout sera prêt avant la cérémonie qu'en penses-tu ???

- C'est super Jamil... tu es si parfait....

- Je serai l'homme dont tu rêve mintou...

Il s'approcha doucement de moi avant de me caresser la joue et de m'embrasser légèrement, provoquant un petit frisson au fond de moi. C'était si doux, si léger et si pur que j'en fermai les yeux... il me chuchota : je t'aime mintou, ne l'oublie jamais.

Chapitre 2 Une union empoisonnée

oh qu'il le faisait bien !

*MINTOU*

La sonnerie de mon telephone me tira de mon sommeil. Je regarde l'heure et vit 8h25.... C'était Kamal qui avait l'habitude de me réveiller à cette heure.

Je répondis d'une voix ensommeillée : allo

- Réveille-toi marmotte c'est le jour de ton mariage aujourd'hui...

Je souris toujours les yeux clos et quelques instants plus tard, je les ouvris. Oui c'était mon mariage aujourd'hui...

- Qu'est ce que tu fais encore couchée, j'avais pourtant demandé à adja de ne ménager aucun effort pour te réveiller tôt.

- Kamal s'il te plait laisse-moi dormir tu veux...

- Rire, impossible déjà je pensais que tu avais commencé à prier le matin mais bon, j'ose espérer que Jamil fera tout pour faire de toi une femme pieuse. Maintenant lève-toi et remercie Dieu de t'avoir donné cette chance de m'avoir dans ta vie, car je suis en route pour aller chercher ta robe finalement à l'aéroport...

- Pff Kamal ne te fatigue pas, je ne sais même pas si elle va m'aller en plus de cela, j'ai déjà prévu de porter une autre robe car la cousine de Jamil mom moy lolou (c'est pas la peine quoi)...

- Ne lui en veux pas ma belle, elle a accouché, tu comprendras ça un jour, je te le souhaite. En tout état de cause lève-toi et je fais aussi vite que je peux. J'espère seulement qu'on n'aura pas à la retailler. Croisons les doigts.

Je n'étais pas vraiment optimiste mais Kamal me donnait du courage.

Kamal Elimane Barro mon seul et unique ami, mon meilleur ami mon confident mon tout.

J'ai connu Kamal a la période la plus difficile de ma vie, le jour où j'ai donné mon corps à un homme pour la première fois... je me rappelle de ce jour comme si c'était hier et pourtant, ça faisait maintenant 4 ans. Ce fameux jour ou tout à basculer entre Souleymane et moi...

ce jour où je lui ai donné mon innocence et que quelques minutes après, il m'apprend que notre mariage n'aura jamais lieux car tout simplement sa mère ne me considérait pas comme une fille digne d'entrer dans leur famille.

Pas de sang melée dans ma famille avait elle dit a son fils. Elle me refusais pour ma lignée mais aussi pour ma naissance... encore des problème de caste.

J'en ris encore mais à cette période-là, j'en avais pleuré, tellement pleuré que j'en avais perdu la raison. Et Kamal et moi nous étions rencontrés à cette période. Il était le réalisateur d'une série réputée au Sénégal et alors que je me morfondais tranquillement dans les jardins publics de sicap liberté, je le voyais mener une équipe de tournage.

Bien sûr, je voulais les regarder et c'est là qu'il s'est approché de moi, remarquant surement que j'avais pleuré....

« Wa mintou loy def sa kaw lal bi ba heure bi ???? » (Mais mintou qu'est-ce que tu fais sur ton lit jusqu'à cette heure ?)

Ma mère me tira de mes pensées et me fis me lever de force. Aujourd'hui c'est mon mariage et je n'avais pas le droit de penser à des choses tristes.

J'avais peu d'amis pour ne pas dire que je n'en avais pas. Mes cousines étaient venues me soutenir alors que je partais au salon de coiffure avec ma sœur adja fatou. J'étais heureuse comblée et a chaque instant, je caressais la bague que m'avait offert Jamil il y a quelques jours, un sourire se dessinais sur mes levres.

Adja : mintou ? Pourquoi tu ne veux pas faire de grande cérémonie ?

- Adja tu sais la situation dans lequel nous sommes. Je veux que maman utilise l'argent de la dote pour autre chose.

- Tu es tellement bizarre. Le mariage c'est quelque chose de sacré. Encore plus si c'est la première fois. tu aurais dû faire une grande fête... mais bon, connaissant ta mère, elle va convoquer le monde entier si tu l'avais decidé.

On éclata de rire et je pu me rendre compte qu'à cet instant précis le bonheur me souriait. J'étais bien dans ma peau, bien dans ma vie et surtout, quand on finit de se préparer, je ne me reconnus pas devant le miroir.

Une autre femme était là, en face de la glace. Une autre Mintou, qui va croquer la vie à pleine dents pensais je en me tournant vers ma sœur qui versait des larmes des joie...

Adja fatou était tout pour moi à part mon père et ma mère. Un amour inconditionnel nous liait. Pas parce qu'elle était ma sœur non, mais plus tôt parce qu'elle était la prunelle de mes yeux. Je voyais dans son regard à cet instant précis de l'amour, de l'admiration mais surtout beaucoup de bonheur...

On se serra fort dans les bras l'une de l'autre avant de sortir avec tout le bruit qu'il fallait... je me rendais compte de ce sentiments inexplicable qu'on ressentait quand toutes les attentions étaient portées sur notre personne. Mais à chaque instant je pensais à lui, à mon Jamil, à mon futur mari...

A la maison, toute ma famille nous attendait et j'eus un accueil digne d'une reine des andals. Une fois de plus je voyais ce regard sur le visage de mes parents, de ma mère et de... mon Kamal...

Ah Kamal, je ne sais même pas ce que je ferai sans lui. Il me regardait de ce regard que je ne reconnaissais pas chez lui certes, mais dont je connaissais la provenance... il était aussi heureux que ma famille et je le considérais comme un membre à part entière dans ma vie...

Les hommes revenaient de la mosquée après la prière . Je recevais les félicitations de partout, mais je ne me suis rendue compte de mon etat de pure bonheur que quand ma sœur me tendit mon telephone et que je vis le visage de Jamil sur l'ecran....

Il avait un visage pale... avait-il pleuré ? Je n'en sais rien. Il me sourit automatiquement avant de me chuchoter : enlève un peu ton voile que je te vois...

Je lui rendis son sourire avant de lui montrer tout ce qu'il voulait voir. Il mit sa main sur ses yeux, semblant essuyer quelque chose qui ressemblait à des larmes ; J'en étais tellement touchée que je ne pus m'empêcher de pleurer à mon tour...

- Mintou mon amour, je te promets de t'aimer et de t'adorer ma vie durant. Tu me complète et tu fais de moi aujourd'hui l'homme le plus heureux sur cette terre.... Je t'aime tellement.

Je ne pouvais pas répondre... je n'en avais tout simplement pas la force. Il Avait fallu que ma mère m'arrache le telephone des mains avant que je ne gâche mon maquillage. Un moment tellement émouvant que rien qu'en y pensant j'ai encore la chair de poule...

Après cela, le reste de la journée s'était très bien passé. Kamal avait passé la majeure partie de la matinée à m'observer, à sourire et surtout, à me scruter...

Que ferais-je sans lui encore une fois. Et heureusement pour moi car quand il m'a apporté ma robe, pour la petite soirée de réception, ça m'allait comme un gant.... J'étais fière de moi, mais aussi fière de toute l'attention que me vouait mon cher et tendre mari...

QUELQUES HEURES PLUS TARD

Jamil : salut mon amour... que dis-je ??? Salut madame Cissé...

Je me jetai dans ses bras avant de le sentir souffler très fort . Je me dégageais un peu pour le scruter. Il était toujours habillé en tenue traditionnel d'un blanc immaculé... toujours aussi beau, toujours aussi fort et toujours aussi viril mon homme rire...

La réception venait de tirer a sa fin. Mô Dieu que j'avais hâte. Maintenant là, devant la porte de cette grande salle, je recevais les compliments de l'homme de ma vie ainsi que des regards admiratifs.

Il me souffla tout contre les lèvres, ignorants ces gens autour de nous

- Alors prête ?

- Oui tout à fait... je n'attends que toi.

- Je sens que nous allons passer une lune de miel de rêve...

- Moi aussi....

*PORTUGAL*

PRAIA... qui signifie plage en portugais ou en créole je ne sais plus, mais tout ce que je sais c'est que c'est une très belle ville. Elle est située sur un élément rocheux d'environ 40m au-dessus de la mer ou se trouve également le palais présidentiel.

J'adore Praia alors que c'est la toute première fois que j'y mets les pieds . En fait c'était même la première fois que je sortais du territoire sénégalais et tout ça grâce à mon Jamil.

A notre arrivé dans la ville j'étais juste émerveillée par la richesse culturelle de l'endroit mais aussi par la simplicité de ses habitants. Une ville où on se sentait carrément à l'aise, comme chez soi.

J'avais imaginé ma lune de miel autrement mais Jamil avait un programme bien établit pour notre séjour. En effet, moi qui croyait qu'on allait passer la majeur partie de notre temps à se pelotonner sous la couverture, je me suis rendue compte que mon mari lui était tout sauf pressé. Ça m'allait du moment où j'étais avec lui.

Ainsi donc, après notre arrivé, et après un bon repos, il commença à me parler des perles de cette ville, de sa beauté mais surtout de son originalité. On avait aussitôt appliqué notre programme de touriste entre le coucher de soleil sur les dunes de sables, les balades en pirogue, la vue aérienne de la ville dont j'eus un plaisir de garder les souvenirs, et enfin, la plage de Praia.

Un endroit hors norme, hors du commun. De l' air pure s'y degageait, une envie de danser, et on ne s'en était pas privé... Jamil m'avait montré une autre facette de lui. Je découvrais un mari aimant, tactile et surtout très très amoureux...

On rencontrait parfois des couples sénégalais, certains nous enviait et Jamil ne ménageait aucun effort pour montrer à qui voulait le voir son attachement et son amour. J'étais comblée, j'étais heureuse mais aussi un peu stressé car il ne m'avait toujours pas touché.

Après 48h de séjour. Avais-je des raisons de m'inquiéter ?

On rentrait d'une balade en pirogue et fatiguée comme jamais, je m'étais aussitôt allongée dans notre lit d'hôtel. Je le laissais prendre une douche et quelques minutes plus tard, alors que j'entrai dans un léger sommeil, il s'infiltra doucement dans le lit, m'enlaçant de derrière avant de me chuchoter : il est plus que temps de passer aux choses sérieuses tu ne penses pas ?

Je souris toujours les yeux clos le sentant bouger doucement derrière moi. Il soufflait légèrement sur mon cou je pouvais sentir son parfum me titiller les narines.... Il sentait si bon...

Pourquoi avait il attendu aussi longtemps pour y aller? Il me connaît pourtant il sait a quel point je suis timide et pudique. Il savait que je ne ferai jamais le premier pas. Alors qu'est ce qu'il avait en tête ? Me demandais je.

J'étais un peu intimidée par sa domination, mais comme s'il lisait dans mes pensées il me retourna brusquement et je fus complètement en face de lui. Il me murmura : qu'est-ce que tu as ? Tu es timide ???

Sa question cachait une sorte d'humour, mais je ne répondais pas. Il me caressa le bras avant de s'approcher et de capturer mes lèvres. J'avais envie d'entourer mes bras autour de son cou mais me ravisa aussitôt. Il m'attira par la taille et se fit plus insistant. Il m'embrassait comme jamais et promenait ses mains sur tout mon corps provoquant un fort gémissement entre ses lèvres... il sourit toujours sur la même position avant d'enlever sa serviette complètement, non gêné par sa nudité...

Il me regardait, il me fixait et je compris ce qu'il voulait ; Le désir se lisait sur son regard et non, je n'avais finalement pas de raison de m'inquiéter.

Il m'enleva doucement ma petite robe trois quart et se mit soudain sur moi. Nos deux corps nu, et la chaleur qui en émanait témoignait du désir certain qu'on ressentait tous les deux.

Mais alors, pensant qu'il voulait me pénétrer tout de suite, je me rendis compte avec surprise qu'il descendait doucement vers mon entre jambe et quand je sentis sa langue provoquer mon clitoris, je sursautai...

Il me tint fermement la cuisse et commença sa fellation tel un pro...

j'avais un peu honte et j'étais aussi gênée, mais le plaisir emporta tous ces sentiments avec lui et oh qu'il le faisait bien !!!!!

Je me tordais de plaisir, je tournai la tête de gauche à droite, tellement le désir était à son comble...

Il lapait mon sexe comme s'il tenait entre sa bouche une sucette. Il faisait des mini vas et vient et insistait sur mon bouton, provocant un sursaut de plaisir sexuel entre les jambes.

Seul le bruit que cet acte faisait arrivait facilement a m'exciter.

J'avais envie de crier, j'avais envie de hurler, mais Jamil se leva soudain et se remit sur moi. Son membre me chatouilla l'entrejambe et je le sentais dur... fort et très sec... il le dirigea sur mon intimité et les yeux dans les yeux, il s'enfonça profondément en moi.... Je fermai les yeux mais il m'embrassa avant de me chuchoter : ouvre les yeux ... regarde-moi mon cœur...

J'avais un peu mal car je n'avais fait l'amour qu'une seule fois dans ma vie. Mais plus il bougeait et plus je sentais cet envie accrue me surmener... il me faisait l'amour comme un forcené et je gémissais doucement dans ses bras, incapable de me retenir...

Il me fixait droit dans les yeux, comme s'il voulait me marquer ou graver cet instant de pure plaisir dans sa tête. Mais ses grognements rauques trahissaient cette maîtrise de lui qu'il voulait montrer.

J'avais l'impression que son membre durcissait entre mes cuisses et quand je m'y attendais le moins, plus il me faisait l'amour et en même temps son doigt me caressait le bouton... j'étais comme transportée...

- Tu aimes ??? dis-moi que tu aimes....

- ....

- Mintou... je t'aime comme un fou, tu me rends dingue.... Oh ouiiiii....

- Vas-y Jamil... plus fort...

- Rire je ne crains que tu te blesse si je m'y mets franco...

Je lui souris et pour la première fois, je pris cet air audacieuse en lui murmurant : vas-y plus fort.....

- Mintou pas ça... non...

- Vas-y...

Mais je n'aurai pas dû lui demander car quand il arrêta de se contrôler et me donnait tout comme je lui ai demandé, j'ai cru que mon intimité se déchirai cm par cm.

J'avais crié tellement fort qu'il avait été obligé de s'arrêter pour me demander si ça allait... un moment de pur bonheur, mais aussi, j'adorais sa façon de faire l'amour...

On avait jouis en même temps et je sentis ce liquide chaud qui glissait dans mon ventre... c'était tous simplement exquis...

Il se retira brusquement et m'embrassa le front, me chuchota un doux je t'aime avant de se faufiler dans la salle de bain. J'aurai aimé qu'il reste avec moi encore quelques minutes, mais bon... j'avais tellement sommeil qu'à son retour je ne l'avais pas senti. J'étais heureuse, comblée et surtout dans les bras de morphée.

Chapitre 3 Une union empoisonnée

« il y aura toujours quelqu'un de parfait pour toi"

**********mintou

Une lune de miel de rêve, voilà le titre que je pourrais donner à notre séjour à Praia avec mon mari. J'avais l'impression de vivre dans une bulle et qu'elle allait bientôt s'éclater : oui, Jamil était bien trop parfait...

Après la première fois qu'on avait fait l'amour, je sentais toujours son désir et tout le temps. Il n'hésitait pas à me caresser en public ni à m'embrasser devant tout le monde, réveillant ainsi l'âme de la personne romantique que j'étais.

On avait fait 5 jours au cap vert et comme toute bonne chose, le retour était inévitable. Il fallait qu'on rentre à Dakar.

Voyant surement mon air triste en bouclant nos affaires, Jamil s'approcha de moi : tu veux qu'on reste encore quelques jours ?

- J'avoue que je n'ai pas envie de retourner à Dakar aujourd'hui mais.... Ton boulot.

Il m'attira par la taille et déposa ses lèvres sur les miennes pour un baiser chaste mais emplit de sens.... Je sentais sou souffle entrecoupé et ses yeux qui reflétaient autre chose que l'envie de partir...

Il sourit puis s'assit sur le lit me mettant ainsi sur ses genoux : tu sais quoi, on peut rester si tu veux. Encore deux jours ça ne peut pas nous faire de mal.

- Rire Jamil, je suis vraiment tentée mais ta mère hahahahahh elle nous attend avec impatience...

Il éclata de rire avant de me serrer dans ses bras. Il me serrait fort tellement fort que je sentis tout l'apaisement du monde. Il me caressait ainsi le bras et ce silence de plomb était la preuve que ni lui ni moi ne voulait partir....

Il le brisa : tu vas retourner au travail lundi ?

- Non il faut d'abord que je règle ce petit problème de pagne avec ma mère ; elle l'attend tu sais et je ne sais pas quoi lui dire.

Il soupira puis se détacha doucement et me fixa : mintou, tu sais qu'à partir du jour ou l'imam a prononcé notre union, tout ce qu'il se passera après ne concerne que nous deux. Donc pourquoi t'en faire ? Quand ta mère me le demandera je lui dirai que ça nous concerne uniquement toi et moi c'est clair ?

- Rire, oui mon amour... je t'aime tu sais...

- Et moi donc....

Il me fixa un moment avant de me basculer brusquement sur le lit me faisant éclater de rire en même temps : Jamil on va rater le vol...

- 5 minutes ne vont pas nous tuer non ???? rire

J'allais répondre, mais sa main avait déjà plongé dans mon intimité, me faisant gémir doucement. Comme si ce n'était pas suffisant, il se pencha vers moi pour me fixer... ce regard de braise, qui en disait long sur tout ce qu'il avait envie de faire....

Il me caressait la clémentine et en même temps, il me fixait. J'étais intimidée par ses yeux tout blancs, je me sentais dominée quand il me regardait et je n'arrivai pas à les soutenir longtemps.... Quand je baissai les yeux, il sourit puis me murmura : je veux que tu me regardes ; Apprend à soutenir mon regard....

Il parlait et me caressais l'intimité en même temps. Je sentais le plaisir monter et je ne l'écoutais plus je lui chuchotai : jamiiiil

- Ow ! j'adore quand tu prononces mon prénom dans ce genre de moment... ça me rend toute chose...

- ....

- Regarde-moi mon amour....

Je n'avais pas le choix, soit le regarder ou il s'arrête. Et là je le fixais, j'étais certes intimidée mais je le fixais. Longuement, pendant que je sentais le plaisir me donner milles et unes tourment... il avait enfoncé ses deux doigts dans mon jardin secret et faisait des vas et viens à ma convenance... je gémissais en me mordillant la lèvre supérieur et je le regardais... je voulais fermer les yeux, mais je voulais aussi le regarder.... Ça venait ça montait et...

- Jamiiiil. S'il te plait fait moi l'amour...

Il sourit : non pas le temps. Je sais que si je le fais je risque d'y passer la journée car doumala wathie (je ne m'arrêterai pas)

Et là, dans ses yeux, je sentis son désir à lui sans même voir son membre... cela était largement suffisant pour me faire jouir entre ses mains et il s'arreta sur le moment, me laissant me retrouver avant de me serrer dans ses bras.....

**********Dakar....

On était directement descendu dans la maison de mon mari... bon leur maison familiale comme le voulais la coutume. En réalité, comme toutes les femmes de cette maison, Jamil m'avait précisé qu'on devait au moins faire un an dans la maison familiale comme le voulait sa mère et qu'après cela, on partira dans notre maison à nous.

Oui, il était le plus jeune fils de maman Salma qui n'avait d'yeux que pour son petit dernier... il avait deux autres frères mariés et une sœur qui avait mon Age.... Cette dernière était très extravertie et à notre arrivée, elle était la première à se jeter dans mes bras alors que je ne l'avais vu qu'une seule fois...

Jamil sourit : tu connais Ndeye banna ? Voilà je t'ai parlé d'elle mais je crois que tu viens de te rendre compte de ce que je disais...

Il me tenait la main en parlant et j'avais l'impression que j'étais dans une marmite... j'avais peur.

Oui il m'a parlé de Ndeye banna... sa petite sœur, mais en réalité, elle était la fille de la grande sœur de maman Salma.... Elle était décédée en donnant naissance à Ndeye banna...

Jamil : allons dire bonjour à maman et papa...

Mais avant même que l'on ne puisse franchir le seuil de la grande cour, les parents de mon mari venaient vers nous. Je sentais mon cœur qui battait la chamade mais maman Salma, une fois à notre niveau, me prit dans ses bras : bonjour ma fille....

- Bonjour tata...

Il se dégagea brusquement de moi avant de me scruter en fronça les sourcils : pas de tata ici ; C'est yaye ok ????

Je souris avant de faire oui de la tête. Je me dirigeai ainsi vers mon beau père et comme ma belle-mère il me prit dans ses bras. J'avais entendu parler de la gentillesse de ma belle-famille, mais je m'étais convaincu que ce n'était pas encore joué vu que je ne les connaissais pas. Mais ils avaient l'air de gens sans trop de problème et je m'en rendais compte le premier jour.

Bien sûr, rien n'était encore lancé et je n'avais pas encore d'opinion à me faire sur eux....

Jamil me tira de mes réflexions. Il était assez tard et je comprenais son empressement. Mais j'étais tellement fatiguée que j'avais juste envie de dormir... et une fois dans notre chambre que je venais de découvrir, on se mit dans les bras l'un de l'autre et s'endormit en quelques minutes....

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******Kamal

J'étais confortablement allongée dans mon lit pensant encore et encore à ce que je devais bien faire de ma vie maintenant que ma meilleure amie s'est mariée. Rire, ça peut paraitre dingue, mais je me sens plus seul que jamais... et là, je vois mes vieux démons me tirer vers l'obscurité...

Mon travail me prenait bien trop de temps et ces derniers jours je ne me sentais pas vraiment bien ; Seulement, je savais pertinemment la cause de tout cela et je me sentais stupide, comme un adolescent de 14 ans...

- Kamal Elimane Barro ? qu'est-ce que tu fais couché lampe allumée à cette heure de la nuit ???

La petite voix de ma mère me tira de mes pensées. Je la connaissais si bien que je savais qu'elle n'allait pas tarder à venir voir... je n'avais pas l'habitude de veiller si tard, mais là, je n'avais pas du tout sommeil...

Elle s'approcha de moi et s'assit sur le bord de mon lit.

- Qu'est-ce que tu as Kamal ? je te sens si froid ces derniers jours ??? tu as des problèmes à ton travail ?

- Non maman ne t'inquiète pas... j'ai trop de boulot et ça me fatigue juste, c'est tout.

- Oui mais Kamal tu ne restes jamais éveillé jusqu'à cette heure. C'est Tia ???

Rire ma mère me connaissait tellement bien que je ne pouvais rien lui cacher. Oui c'était Tia... moi je l'appelai Tia pour une bonne raison... et j'étais le seul qui l'appelais comme ça....

- Elle me regarda profondément avant de me chuchoter : parles moi au moins.

Je me redressai pour lui faire face. A part mintou, je n'avais qu'elle. La seule amie à qui je pouvais vraiment me confier.

Je regardais dans le vide, persuadé que j'avais raté quelque chose dans ma vie. Et là, la citation de bob Marley que j'avais en tête depuis ce matin me revenait...

- « elle n'est pas parfaite, tu ne l'es pas non plus. Mais si elle te fait rire, au moins une fois, si elle admet qu'elle est humaine, et qu'elle fait des erreurs, attache toi à elle et donne lui tout ce que tu peux. Elle ne va pas t'écrire de poème, elle ne va pas penser à toi chaque instant. Mais elle t'aime assez pour te donner une partie d'elle que tu pourrais briser... une personne parfaite n'existe pas mais il y aura toujours quelqu'un de parfait pour toi. »

Ma mère sourit en m'écoutant prononcer ces mots mais je continuai à en la regardant : maman, j'ai été si faible devant elle, si mou que je m'en veux encore de l'avoir laissé filé entre mes doigts... je l'aime comme un fou et je n'arrive pas à me la sortir de la tête... elle est parfaite pour moi, elle est la femme que j'ai toujours voulu mais....

- Mais quoi Kamal ??? quoi ??? tu n'as rien fait pour être avec elle et je connais ta réponse...

- Je ne voulais pas la briser maman....

- Non ce n'est pas ça la vraie raison.... Et on le sait tous les deux ... tia n'est plus a toi . tu n'as jamais pu lui dire ce que tu ressens pour elle et elle non plus ne s'en est jamais rendu compte. Laisse la vivre , éloigne toi un peu d'elle et fait ta vie. Elle ne doit jamais savoir que tu est amoureux d'elle. Kamal, elle ne doit jamais savoir pourquoi tu n'as jamais pu le lui dire... elle ne doit jamais connaitre la raison pour laquelle tu ne pouvais pas être avec elle ok ?

- ....

- Bébé c'est tout sauf une raison valable... mais si tu penses que tu ne merites pas mintou a cause de son passé alors laisse la vivre sa vie .

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