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"L'ombre du Milliardaire"

"L'ombre du Milliardaire"

Auteur:: Max.
Genre: Milliardaire
La vie d'Alice a été dévastée par la trahison de ceux qu'elle croyait être ses alliés. Il y a cinq ans, son fiancé, en proie à un échec professionnel, l'avait convaincue de sacrifier ses rêves pour l'aider à se relever. Mais sa meilleure amie, avides de gloire et de pouvoir, a pris une décision qui allait bouleverser leur amitié à jamais, en devenant mère porteuse dans le secret. Lorsque le fiancé d'Alice, désormais au sommet de sa carrière, l'a quittée, prétextant qu'elle ne répondait plus à ses attentes, Alice, brisée, a accepté la proposition du mystérieux milliardaire, Gabriel Hartman. Connu pour sa froideur et son indifférence, Gabriel semblait offrir une échappatoire à Alice. Ce qu'elle ignorait, c'est qu'il était celui qui avait orchestré la demande de maternité de sa meilleure amie... Mais si tout ce qu'elle pensait savoir n'était qu'un leurre ? Et si, au fond, le prix de sa rédemption était bien plus élevé que ce qu'elle imaginait ? La vérité peut-elle vraiment réparer les cœurs brisés, ou les secrets détruiront-ils tout sur leur passage ?

Chapitre 1 Chapitre 1

La journée d'Alice avait commencé comme toutes les autres depuis ces dernières années : une routine monotone, marquée par un café tiède, des e-mails sans intérêt et une absence douloureuse qu'elle tentait d'enfouir sous des responsabilités. Mais ce matin-là, alors qu'elle ouvrait machinalement son téléphone, un message brisa l'illusion de son équilibre fragile.

**« Ethan et Clara annoncent leur mariage. Nous espérons vous voir nombreux pour célébrer leur amour ! »**

Le choc fut instantané. Ses doigts restèrent figés sur l'écran, son souffle suspendu entre deux battements de cœur affolés. Clara... sa meilleure amie. Ethan... l'homme qu'elle avait aimé plus que tout, celui pour qui elle avait sacrifié tant de choses. La trahison était là, évidente, brutale. Comme une lame s'enfonçant dans une plaie mal refermée.

Elle sentit son estomac se contracter et dut s'asseoir. Pendant cinq ans, elle avait tenté d'oublier. Cinq ans à reconstruire son existence, à prétendre que cette histoire appartenait au passé. Mais la douleur revint avec une violence inouïe. Ses yeux parcouraient les mots du message encore et encore, cherchant un détail, un indice qui rendrait cette annonce irréelle.

Son téléphone vibra à nouveau. Cette fois, un e-mail inconnu.

**« Soirée privée. Réservé aux invités spéciaux. Venez découvrir ce que l'avenir vous réserve. »**

Le message était accompagné d'une adresse et d'un nom : *Hartman Industries*. Un nom qui ne lui était pas totalement inconnu. Gabriel Hartman. L'homme d'affaires dont on murmurait le nom dans les cercles les plus fermés. Froid, impitoyable, insaisissable.

Pourquoi recevait-elle une invitation d'un homme pareil ?

Elle aurait pu ignorer l'e-mail, effacer le message et se convaincre que rien de tout cela ne la concernait. Mais quelque chose en elle refusa de tourner la page aussi facilement. Une intuition sourde, un pressentiment.

Elle se leva, son regard accroché au reflet que lui renvoyait la vitre du salon. Ses traits étaient tendus, marqués par cette fatigue invisible que seule une douleur enfouie pouvait provoquer. Clara et Ethan... ensemble. Pendant combien de temps avaient-ils entretenu cette relation dans son dos ?

Elle serra les poings. Il était peut-être temps d'obtenir des réponses.

---

La soirée était aussi élégante qu'exclusive.

Dans un immense hôtel particulier aux lumières tamisées, les invités se fondaient dans une mer de luxe et de faux-semblants. Alice se tenait près de l'entrée, une coupe de champagne à la main, observant cette élite qu'elle ne connaissait que de loin.

Tout semblait irréel. Pourquoi l'avait-on conviée ici ?

Elle avançait lentement, tentant de décrypter les visages autour d'elle, lorsque son regard fut attiré par un homme au fond de la pièce. Grand, imposant, vêtu d'un costume sombre taillé à la perfection. Ses traits étaient d'une précision presque irréelle, ses yeux d'un gris perçant, analysant son entourage avec une froideur calculée.

Gabriel Hartman.

Elle savait qu'il l'avait remarquée. Il ne bougea pas tout de suite, se contentant de la scruter avec un intérêt indéchiffrable. Puis, d'un mouvement fluide, il se dirigea vers elle, chaque pas mesuré, calculé.

- Mademoiselle Evans.

Sa voix était grave, posée, empreinte d'une confiance naturelle qui forçait l'attention.

- Vous me connaissez ? demanda-t-elle, incapable de masquer sa surprise.

- Je connais beaucoup de choses. Vous en faites partie.

Un frisson parcourut son dos. Cet homme respirait le contrôle, une autorité qui ne laissait place à aucun doute.

- Pourquoi suis-je ici ?

Gabriel esquissa un sourire imperceptible.

- Parce que vous êtes sur le point de découvrir des vérités que l'on vous a cachées.

Elle fronça les sourcils, méfiante.

- Des vérités ?

Il fit un geste vers un salon plus intime, l'invitant à le suivre. Après une hésitation, elle le fit, ressentant une étrange tension dans l'air.

La pièce était isolée du tumulte de la réception, protégée par d'épais rideaux et une lumière tamisée. Gabriel s'installa face à elle, croisant les doigts avec cette patience calculée propre aux hommes qui contrôlent tout.

- Vous croyez connaître l'histoire de votre rupture avec Ethan, commença-t-il.

Le nom d'Ethan la fit tressaillir.

- Il m'a quittée, parce que je n'étais plus celle qu'il voulait, dit-elle avec amertume.

- C'est la version qu'il vous a laissée croire.

Un silence.

Elle sentit son cœur accélérer.

- Qu'insinuez-vous ?

Gabriel se pencha légèrement en avant, son regard d'acier planté dans le sien.

- Votre amie Clara... elle n'a pas simplement pris votre place auprès d'Ethan. Elle a été encouragée à le faire.

Les mots s'entrechoquèrent dans son esprit.

- Encouragée ?

- Manipulée. Forcée, d'une certaine manière.

Sa gorge se serra.

- Vous attendez quoi de moi, exactement ? lâcha-t-elle, sur la défensive.

Gabriel ne cilla pas.

- Je vous offre une opportunité. Une manière de reprendre le contrôle de votre propre histoire.

Elle le fixa, incapable de deviner où il voulait en venir.

- Pourquoi feriez-vous cela ?

Un léger sourire étira ses lèvres.

- Parce que je suis l'homme qui a orchestré toute cette mise en scène.

Alice sentit le sol se dérober sous elle.

- Vous... quoi ?

- Ethan. Clara. Leur union. Tout cela... c'était inévitable. Mais j'ai accéléré le processus.

Un mélange de rage et de confusion bouillonna en elle.

- Vous jouez avec la vie des gens ?

- Non, je les pousse vers leur destinée.

Elle se leva brusquement.

- Ce que vous dites n'a aucun sens. Vous vous attendez à quoi ? Que je vous remercie ?

Gabriel la regarda avec une intensité troublante.

- Je ne m'attends à rien. Je vous donne seulement une chance d'écrire la suite.

Alice était à deux doigts de partir.

- Pourquoi moi ?

- Parce que vous avez plus de pouvoir que vous ne le croyez.

Elle serra les dents.

- Et si je refuse ?

Gabriel se leva à son tour, imposant.

- Alors vous laisserez Ethan et Clara écrire la fin de cette histoire sans vous.

Son cœur battait à tout rompre.

Elle ne voulait pas être cette femme brisée qui fuyait son passé. Mais pouvait-elle faire confiance à cet homme ?

Gabriel lui tendit une carte.

- Réfléchissez.

Elle la prit, hésitante.

- Si vous décidez d'accepter... venez à cette adresse demain soir.

Sans un mot de plus, il quitta la pièce, la laissant seule avec une décision qui allait peut-être tout changer.

Chapitre 2 Chapitre 2

La carte noire reposait sur la table du salon, solitaire, menaçante. Depuis son retour de cette soirée étrange, Alice n'avait cessé de la fixer, comme si elle allait lui révéler, par miracle, ce qu'elle devait faire. Le nom de Gabriel Hartman y était inscrit en lettres dorées, accompagné d'une adresse et d'une heure.

Elle aurait pu l'ignorer. Elle aurait dû l'ignorer.

Mais elle était encore là, à peser le pour et le contre, incapable de tirer un trait sur la conversation de la veille. Les mots de Gabriel résonnaient dans son esprit comme une mélodie obsédante.

* »Je vous donne une chance d'écrire la suite. »*

C'était insupportable. Elle n'aimait pas cette sensation de perdre le contrôle, de se sentir comme une simple pièce sur un échiquier dont elle ne comprenait pas les règles.

Le matin passa dans un flou, son café refroidissant sur la table sans qu'elle ne daigne y toucher. Ses mains effleuraient son téléphone, hésitantes. Elle avait supprimé le message du mariage, mais les mots s'étaient imprimés en elle comme une brûlure indélébile.

Clara.

Ethan.

Ensemble.

Et cet homme, ce Gabriel Hartman, qui prétendait avoir orchestré tout cela.

Elle ferma les yeux un instant, prenant une inspiration tremblante. Une partie d'elle voulait fuir, se convaincre qu'elle n'avait pas besoin de réponses. Mais une autre, plus sombre, plus rancunière, voulait savoir. Elle voulait comprendre.

L'heure approchait.

Alice attrapa son manteau, enfilant des bottines noires avant de s'engouffrer dans la nuit naissante.

L'adresse la mena dans un quartier qu'elle ne connaissait pas vraiment. Loin des gratte-ciel imposants et du tumulte des rues bondées, elle se retrouva devant un immeuble discret mais visiblement luxueux. Une façade sobre, des vitres teintées, une entrée surveillée par un portier à l'allure impeccable.

Elle hésita à avancer, mais l'homme la regarda à peine avant de lui ouvrir la porte.

- Monsieur Hartman vous attend, mademoiselle Evans.

Elle ne prit même pas le temps d'être surprise. Bien sûr qu'il savait qu'elle viendrait.

Un ascenseur la conduisit silencieusement à l'étage supérieur. Les portes s'ouvrirent sur un vaste salon à la décoration minimaliste, baigné dans une lumière tamisée.

Et là, au centre de la pièce, Gabriel Hartman était assis dans un fauteuil en cuir noir, une coupe de whisky posée sur la table basse devant lui.

Il leva à peine les yeux lorsqu'elle entra, se contentant de faire un léger geste de la main.

- Je savais que vous viendriez.

Alice croisa les bras, tentant d'ignorer le frisson qui parcourut sa peau en entendant sa voix grave.

- J'ai failli ne pas le faire.

Un sourire imperceptible effleura ses lèvres.

- Mais vous êtes là.

Elle ne répondit pas, préférant s'avancer lentement.

- Pourquoi moi ? finit-elle par demander.

Gabriel se pencha légèrement en avant, posant ses coudes sur ses genoux.

- Parce que vous êtes la seule qui puisse comprendre ce qui se joue réellement.

Elle haussa un sourcil, sceptique.

- J'ignore même ce que vous attendez de moi.

- Pas encore.

Il lui fit signe de s'asseoir.

Elle hésita, puis s'installa sur le fauteuil face à lui, croisant les jambes avec une apparence de confiance qu'elle ne ressentait pas totalement.

Gabriel prit son verre, fit tourner le liquide ambré avant de le porter à ses lèvres.

- Je vais être franc avec vous, Alice. J'ai joué un rôle dans ce qui vous est arrivé. Mais ce n'est pas aussi simple que vous l'imaginez.

Son cœur rata un battement.

- Expliquez-moi.

Il la fixa longuement avant de poser son verre.

- Certains hommes contrôlent des entreprises, des marchés. Moi, je contrôle des destins.

Elle fronça les sourcils.

- Des destins ?

- J'influence les décisions. J'anticipe les failles, les faiblesses. Je façonne des trajectoires.

Elle sentit un frisson d'inquiétude.

- Et ma relation avec Ethan faisait partie de ces... trajectoires ?

Il acquiesça lentement.

- Oui.

Le poids de cette réponse la frappa de plein fouet.

- Vous... avez détruit ma relation avec lui ?

Gabriel ne sembla pas troublé par la question.

- Non, Ethan l'a détruite lui-même. Je me suis contenté de créer les conditions qui ont accéléré l'inévitable.

Alice serra les poings.

- Pourquoi ?

- Parce que certaines unions sont vouées à l'échec. Et d'autres doivent exister à leur place.

Elle avait l'impression qu'il parlait en énigmes, mais quelque chose lui disait que Gabriel n'était pas homme à parler pour ne rien dire.

- Vous avez influencé Ethan... et Clara ?

- Disons que j'ai soufflé au bon endroit, au bon moment.

Alice sentit une bouffée de colère monter en elle.

- Vous avez manipulé les gens. Vous m'avez manipulée.

- Je vous ai libérée.

Elle se leva brusquement.

- Je n'ai pas besoin de votre vision du destin. Vous jouez avec la vie des autres comme si elles n'avaient aucune importance.

Gabriel la fixa, calme, imperturbable.

- Et pourtant, vous êtes là.

Elle ouvrit la bouche, prête à répliquer, mais aucun mot ne vint. Il avait raison. Elle était venue. Elle voulait comprendre, malgré sa rage.

- Que voulez-vous de moi ?

Un silence.

Puis Gabriel sortit un dossier qu'il posa lentement sur la table.

- Je vous offre une chance. Une proposition qui pourrait tout changer pour vous.

Alice hésita avant de s'asseoir à nouveau, fixant le dossier comme s'il allait la mordre.

- C'est quoi ?

- Un contrat.

Elle releva les yeux vers lui.

- Un contrat de quoi ?

Gabriel posa ses doigts sur le dossier, le faisant glisser vers elle.

- Vous voulez comprendre pourquoi votre vie a pris ce tournant ? Vous voulez reprendre le contrôle ?

Elle hocha la tête, méfiante.

- Alors signez.

Alice inspira profondément, son regard oscillant entre Gabriel et les pages devant elle.

- Et si je signe ?

- Vous entrez dans mon univers. Vous acceptez de voir le monde autrement.

Son cœur battait à tout rompre.

- Et si je refuse ?

Gabriel se pencha légèrement, son regard planté dans le sien.

- Alors vous continuez à vivre dans le mensonge, sans jamais connaître la vérité.

Un choix.

Un pacte.

Alice attrapa lentement le stylo posé près du contrat.

Elle n'avait jamais eu autant l'impression d'être sur le point de franchir une ligne dont elle ne pourrait plus revenir.

Mais après tout, n'était-elle pas fatiguée d'être spectatrice de sa propre vie ?

L'encre coula sur le papier.

Et avec elle, une nouvelle histoire commença

Chapitre 3 Chapitre 3

.

La voiture filait à travers la nuit, avalant les kilomètres de bitume sous un ciel obscur. Alice fixait son reflet dans la vitre teintée, les lumières de la ville s'effaçant peu à peu à mesure qu'ils s'éloignaient du centre. L'intérieur du véhicule était silencieux, presque oppressant. Seule la respiration régulière du chauffeur brisait le calme pesant.

Elle n'arrivait pas à croire qu'elle avait signé ce contrat. Qu'avait-elle fait ? Un pacte avec un homme qu'elle connaissait à peine, un inconnu dont l'influence semblait s'étendre bien au-delà de ce qu'elle pouvait comprendre.

Gabriel Hartman.

Son nom résonnait dans son esprit comme une énigme. Il disait contrôler des destins, façonner des trajectoires, et pourtant, elle ne savait toujours pas ce qu'il attendait d'elle. Pourquoi l'avait-il choisie, elle ?

- Nous arrivons, mademoiselle Evans.

La voix du chauffeur la tira de ses pensées. Elle tourna la tête vers l'extérieur et son souffle se coupa.

Le manoir.

Imposant, austère, majestueux. Une bâtisse en pierre aux allures de château, dissimulée derrière de hautes grilles de fer forgé. La lumière des lampadaires projetait des ombres inquiétantes sur la façade, accentuant son allure presque irréelle. Ce n'était pas simplement une demeure luxueuse, c'était une forteresse.

La voiture s'immobilisa devant l'entrée principale. Le silence s'épaissit.

Alice sentit un frisson remonter le long de sa colonne vertébrale.

Elle n'avait jamais mis les pieds dans un endroit pareil. Ce n'était pas un simple lieu de résidence, c'était un monde à part.

La porte du véhicule s'ouvrit et un homme en costume sombre apparut.

- Mademoiselle Evans, bienvenue.

Sa voix était dénuée d'émotion. Elle sortit de la voiture, tentant d'ignorer le poids des regards qui semblaient se poser sur elle depuis l'obscurité.

L'intérieur du manoir était à l'image de son propriétaire : froid, impeccable, mystérieux. Le hall était immense, baigné dans une lumière tamisée. D'imposants escaliers en marbre s'élevaient vers les étages supérieurs, tandis que de longs couloirs s'étendaient dans l'ombre.

Un majordome s'approcha, son regard neutre.

- Monsieur Hartman vous attend dans son bureau.

Elle hocha la tête, incapable de répondre.

Chaque pas résonnait sur le sol lisse alors qu'elle suivait l'homme à travers les couloirs silencieux. Elle sentit des regards furtifs sur elle, discrets mais bien présents. Des domestiques, du personnel... ou autre chose ?

Elle s'efforça d'ignorer la sensation d'être observée.

La porte du bureau s'ouvrit et Gabriel était là, assis derrière un immense bureau en bois sombre.

- Installez-vous.

Elle s'avança lentement, s'asseyant face à lui.

- Votre chambre est prête. Mais avant cela, il y a quelques règles à respecter ici.

Alice haussa un sourcil.

- Des règles ?

Gabriel croisa les doigts devant lui.

- Ce manoir est plus qu'un simple lieu de résidence. Vous y verrez des choses qui pourraient vous sembler étranges. N'interrogez pas mon personnel. Ne posez pas de questions inutiles. Et surtout... ne franchissez jamais la porte de l'aile est.

Elle fronça les sourcils.

- Pourquoi ?

Son regard s'assombrit légèrement.

- Parce que je l'interdis.

Un silence s'installa.

Alice savait qu'elle n'obtiendrait pas plus d'explications.

- Autre chose ? demanda-t-elle, piquée par la curiosité.

- Oui. Quelqu'un essaiera peut-être de vous convaincre de partir.

Son cœur se serra.

- Qui ?

Gabriel se leva lentement, s'approchant d'elle avec une nonchalance calculée.

- Les murs ont des oreilles, Alice. Et certains secrets valent mieux d'être ignorés.

Il s'arrêta juste devant elle, la dominant légèrement.

- Vous devriez aller vous reposer.

Elle le fixa un instant avant de se lever à son tour.

- Très bien.

Le majordome la reconduisit à travers les couloirs, jusqu'à une porte en bois massif.

- Votre chambre, mademoiselle.

Elle entra et resta un instant figée.

La pièce était immense. Un lit à baldaquin trônait au centre, drapé de tissus sombres. De grandes fenêtres donnaient sur l'extérieur, laissant entrevoir le parc qui s'étendait au-delà du manoir.

Mais ce qui attira son attention fut une enveloppe posée sur l'oreiller.

Un frisson la parcourut.

Elle s'approcha lentement, tendant la main pour l'ouvrir.

À l'intérieur, une simple phrase griffonnée à l'encre noire.

** »Partez tant qu'il en est encore temps. »**

Son cœur manqua un battement.

Elle se retourna brusquement, scrutant la pièce, mais elle était vide.

Un avertissement.

Une menace.

Quelqu'un voulait qu'elle s'en aille.

Mais qui ?

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