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L'ombre de l'alpha bestial

L'ombre de l'alpha bestial

Auteur:: Edition Raissa
Genre: Loup-garou
L'ombre de l'alpha bestial Prélude "Putain ! Lâche-moi !" je crie, ma voix étouffée par le mur de chair qui écrase mon visage. Mon bras est toujours fermement maintenu dans la prise du type, et mon autre main est maintenant collée à mon côté. Désespérée de m'échapper, je me mets à agiter tout mon corps, me débattant pour tenter de me libérer. Instantanément, je suis relâchée et ma colère revient en force. "Tu penses pouvoir porter plainte pour harcèlement à cause d'un verre renversé ? Attends que j'aie l'occasion de parler à la police, parce que me retenir sans mon consentement, contre ma volonté, c'est du vrai harcèlement !" je crie au type, tentant de redresser ma chemise. Sasha Wilde a eu une vie difficile. À seulement vingt ans, elle se retrouve responsable de son petit frère après la disparition de leurs parents dans un accident. Lorsqu'un travail se présente dans une petite ville, elle saisit immédiatement l'opportunité. Les Wilde partent alors pour une ville reculée du Texas, nommée Wild Oak. Indifférente aux regards suspicieux des habitants, Sasha commence à remarquer des événements étranges qui se produisent dans cette ville apparemment ordinaire. Comme, un mystérieux homme taciturne qui semble toujours se trouver là où elle va. Ronan Blackwood est l'Alpha du clan des loups-garous de Wild Oak. Avec la capacité de contrôler l'esprit de ses suiveurs et une loyauté totale envers lui, il n'a jamais eu à se soucier des défis. À trente-quatre ans, cet Alpha solitaire n'a pas encore trouvé sa compagne et, marqué par la trahison d'une ancienne alliée, il s'éloigne de la Déesse que son peuple vénère. Tout change lorsqu'une jeune femme brune avec un petit frère débarque en ville, et Ronan se rend vite compte qu'il ressent pour elle une attraction qu'il n'avait jamais connue auparavant. *** La nuit tombait lentement sur la petite ville de Wild Oak, enveloppant ses rues désertes dans une obscurité dense, presque palpable. Le vent soufflait à travers les arbres, leurs branches s'agitant comme des doigts tentant de saisir quelque chose de bien plus grand qu'elles. L'atmosphère semblait lourde, pesante, comme si la ville elle-même retenait son souffle. Au sommet de la colline, là où l'antique forêt se perdait dans la brume, un bruit étrange brisa le silence. Un craquement. Puis un autre. Lentement, une silhouette s'avança, furtive comme une ombre parmi les ombres. C'était un homme, grand et robuste, son regard froid perçant l'obscurité comme s'il connaissait chaque secret caché dans les replis de cette forêt. Il s'arrêta devant un ancien rocher, couvert de mousse, portant un symbole étrange gravé profondément dans la pierre. Il s'agenouilla et, d'un geste habile, il posa sa main sur le symbole. La pierre sembla frémir sous son toucher, une lueur bleutée se dégageant faiblement, avant de disparaître dans les profondeurs du sol. Dans un souffle presque inaudible, l'homme murmura des mots oubliés depuis des siècles, des mots qui n'avaient pas été prononcés depuis que la première pierre avait été posée, des mots qui portaient en eux la promesse de pouvoirs anciens. Soudain, un bruit plus fort fit écho dans la nuit, un hurlement, effrayant et perçant, qui fit vibrer l'air autour de lui. L'homme se redressa brusquement, son regard maintenant plongé dans la forêt sombre. Le vent cessa instantanément de souffler, l'obscurité sembla se densifier, et l'homme sentit le sol trembler sous ses pieds. "Il est trop tard", murmura-t-il. "La malédiction ne peut plus être arrêtée." Il se tourna lentement, sa silhouette se fondant dans la brume qui commençait à se lever autour de lui, dissimulant son visage marqué par le temps et la douleur. Il savait que Wild Oak ne serait jamais plus la même. Que signifiait ce symbole gravé dans la pierre, et quel pouvoir caché renfermait-il ? Pourquoi ce hurlement en pleine nuit ? Qui ou quoi l'avait poussé ? Que cachait l'homme dans l'ombre ? Et pourquoi cette malédiction était-elle désormais irréversible ? L'histoire de Wild Oak était sur le point de commencer, mais les secrets de la ville remontaient bien au-delà de ce que ses habitants pouvaient imaginer.

Chapitre 1 01

Chapitre 1 : Les Échos du Passé

La pluie tombait sans relâche sur la ville de Wild Oak, un déluge implacable qui semblait ne jamais vouloir s'arrêter. Les rues étaient désertes, chaque pavé luisant sous l'éclat des réverbères. Il n'y avait rien à entendre, si ce n'était le battement de la pluie contre les fenêtres et le souffle du vent qui s'insinuait dans les ruelles. La ville, bien que paisible à première vue, portait un poids invisible, une lourdeur étrange qui s'étendait jusque dans les entrailles des bâtiments anciens.

Éloignée de tout, la forêt, elle, semblait encore plus sinistre sous cette pluie battante. Loin de se laisser abattre par les éléments, la nature semblait se renforcer, la brume s'élevant au-dessus du sol comme une mer fantomatique cherchant à engloutir tout sur son passage. C'était ici, au cœur de cette obscurité, que le secret de Wild Oak reposait, un secret si lourd qu'il pesait sur l'esprit des habitants depuis des générations.

Alexandre Blackwood, descendant direct de la lignée des anciens fondateurs de la ville, se trouvait dans son bureau, seul avec ses pensées. Le manoir des Blackwood, perché au sommet de la colline, avait vu passer des siècles d'histoire. Mais plus le temps passait, plus les mystères semblaient se resserrer autour de sa famille. Il avait grandi en entendant des murmures de son père et de son grand-père, des discussions à voix basse sur des choses qui n'étaient jamais dites ouvertement. Tout le monde savait qu'il y avait quelque chose de particulier à propos de cette ville, quelque chose de plus ancien que l'histoire qu'on leur racontait à l'école, mais personne ne voulait en parler.

Alexandre n'était plus un enfant, et pourtant, il n'avait toujours pas la moindre réponse. Ses mains tremblaient légèrement alors qu'il parcourait de vieux documents dans la bibliothèque de la maison familiale. Des pages jaunies, des cartes anciennes, des lettres effacées par le temps. Il savait que la clé de tout résidait dans ces papiers, mais la vérité semblait insaisissable, comme un mirage qui disparaissait chaque fois qu'il pensait l'atteindre.

La chaleur du feu dans la cheminée contrastait avec la froideur qui envahissait son esprit. Un bruit sourd, comme un cri lointain, se fit entendre à travers la fenêtre close. Alexandre se leva brusquement, le cœur battant dans sa poitrine. Il n'avait pas rêvé, il en était certain. Ce cri... c'était un appel, un avertissement. Mais de quoi ? De qui ?

Il s'approcha de la fenêtre, la pluie battant contre le verre, mais il ne vit rien, si ce n'était les ombres de la forêt, sombres et menaçantes. Les échos du passé semblaient se réveiller, et avec eux, une inquiétude profonde. Une sensation que quelque chose allait changer, que les secrets de Wild Oak n'allaient plus rester cachés dans les ombres.

Dans la rue en contrebas, une silhouette solitaire avançait dans la pluie battante, un imperméable noir recouvrant sa silhouette. Ses pas étaient lents, presque mesurés, mais chaque mouvement semblait calculé, comme si cette personne savait exactement où elle allait.

Alexandre ferma les yeux, prenant une profonde inspiration. Il savait que cette nuit marquait le début de quelque chose. Mais quoi ? Il n'était pas prêt. Personne ne l'était.

Le bruit d'un objet tombant sur le sol le fit sursauter. Un livre, un vieux grimoire qu'il n'avait jamais vu auparavant, venait de se glisser hors de l'étagère. Il s'en approcha lentement, tendant la main pour le ramasser. Le livre, couvert de poussière et de toiles d'araignée, semblait avoir été déposé là exprès, comme un message. Lorsqu'il l'ouvrit, les premières pages étaient vides, mais un mot apparut sous sa main, écrit d'une encre rouge sombre : "Réveillez-vous".

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Chapitre 2 : Le Poids de l'Héritage

Les premières lueurs de l'aube caressaient les toits de Wild Oak, mais l'obscurité dans le cœur d'Alexandre ne semblait pas vouloir se dissiper. Le livre qu'il avait trouvé était posé devant lui sur la table, mais il n'avait toujours pas osé tourner les pages suivantes. Un frisson de terreur s'était emparé de lui, l'idée que la ville tout entière puisse être liée à quelque chose d'encore plus sinistre que ce qu'il avait imaginé.

Il se leva brusquement et s'éloigna de la table, tentant de chasser les pensées qui le hantaient. Ses pas résonnaient dans les couloirs sombres du manoir, mais rien ne semblait pouvoir alléger la pression qui pesait sur ses épaules. Il se rendit dans la bibliothèque, son esprit tournant en boucle autour des paroles mystérieuses du livre. "Réveillez-vous". Ce n'était pas une phrase anodine. C'était un appel. Un avertissement.

Tout à coup, il entendit la porte d'entrée grincer. Une silhouette se tenait dans l'embrasure, humide et dégoulinante de pluie. La personne n'avait pas besoin de se présenter ; il la reconnaissait bien trop facilement.

"Tu as vu ça, n'est-ce pas ?" dit la voix familière, pleine de tension. La silhouette qui s'avançait n'était autre que celle de son cousin, William.

Chapitre 2 : Le Poids de l'Héritage (suite)

William entra d'un pas décidé, fermant la porte derrière lui d'un coup sec pour chasser la pluie qui battait encore contre les vitres. Ses yeux brillaient d'une lueur inquiète, mais aussi d'une détermination qui ne lui était pas habituelle. Alexandre le scruta un instant, avant de reporter son attention sur le livre ouvert devant lui, toujours posé sur la table.

"Tu as vu ce qu'il y a écrit ?" demanda William, ses bras croisés sur sa poitrine, le visage marqué par une nervosité qu'il ne cachait plus. "Je t'avais dit qu'il fallait qu'on aille plus loin, qu'on arrête de tourner autour du pot. Ce livre, ce... message, il n'est pas là par hasard."

Alexandre soupira, posant enfin les yeux sur son cousin. La fatigue et l'angoisse se mêlaient dans ses gestes, et une lourde sensation de danger semblait peser sur ses épaules. Il se leva lentement, parcourant la pièce de long en large, sans répondre immédiatement. Son esprit était en proie à un tumulte d'émotions, mais il n'arrivait pas à faire le tri. Tout s'embrouillait.

"Je ne sais pas encore ce que tout cela signifie, William", murmura-t-il, comme si parler de cela à voix haute rendait la situation plus réelle. "Mais je crois que ça commence à déborder. Ce que nous avons ignoré pendant des années, ce que mes ancêtres ont tenté de dissimuler, tout ça revient. Et je ne pense pas que ce soit un accident."

Les mains de William tremblaient légèrement lorsqu'il prit une profonde inspiration et s'approcha du livre. Son regard se fit plus incisif, une lueur d'urgence brillant dans ses yeux. "Et ce cri ? Hier soir, tu l'as entendu, n'est-ce pas ? Ce hurlement qui venait de la forêt... C'était réel, Alexandre. On ne peut pas tout ignorer. Pas cette fois."

Alexandre se tourna brusquement vers lui, le cœur battant. "Qu'est-ce que tu proposes ? Partir dans la forêt à cette heure-ci, pour suivre un cri qu'on ne comprend même pas ?"

"Je n'ai pas de réponse à tout, mais je sais qu'il n'y a pas de retour en arrière", répondit William, le regard fixe. "La question est : est-ce qu'on est prêts à savoir la vérité, ou pas ?"

Les deux hommes se figèrent un instant, pris dans un silence lourd. Alexandre comprenait ce que son cousin essayait de dire, mais une peur sourde l'empêchait de faire le premier pas. Une partie de lui voulait fuir, faire comme si tout cela n'existait pas. Mais l'autre, une autre part de son âme qu'il ne pouvait plus ignorer, l'appelait à avancer. À comprendre.

"Je ne peux pas le faire seul", dit-il enfin, sa voix remplie d'une gravité qu'il n'avait jamais connue. "Si tu es avec moi, alors allons-y. Mais nous devons être prêts à tout. Et à accepter ce que nous allons découvrir."

William hocha la tête, et les deux hommes sortirent précipitamment du manoir, se dirigèrent vers l'obscurité qui recouvrait la ville. La pluie tombait toujours, mais cette fois, il n'y avait pas d'échappatoire. Leurs pas résonnaient dans les ruelles sombres, et les lampadaires vacillaient comme s'ils étaient eux-mêmes incertains de ce qu'ils éclairaient. La brume de la forêt semblait les envelopper, les guidant vers un destin qu'ils ne pouvaient plus fuir.

Plus ils s'enfonçaient dans la forêt, plus l'air devenait lourd. Les arbres semblaient se refermer sur eux, leurs branches menaçantes comme des bras qui cherchaient à les emprisonner. Mais c'était ce silence qui les mettait mal à l'aise. Un silence qui n'était pas naturel. Pas de bruits d'animaux, pas de souffle du vent. Tout était figé.

Soudain, un bruit rompit cette tranquillité inquiétante, un léger craquement, puis un autre, plus fort. Comme si quelqu'un ou quelque chose s'approchait. Alexandre se figea, ses sens en alerte. William, à ses côtés, ne disait rien, mais son regard était fixé sur quelque chose dans l'obscurité.

Ils avancèrent prudemment, chaque pas résonnant dans la nuit. Puis, au détour d'un arbre, ils aperçurent une silhouette, grande, se tenant immobile sous un arbre massif. Sa silhouette sombre se détachait à peine de l'obscurité, mais l'aura qu'elle dégageait était palpable. Alexandre sentit son cœur s'emballer. Il savait ce qu'il allait découvrir. Il savait que cette rencontre allait tout changer.

"Qui êtes-vous ?" demanda Alexandre, la voix tendue, malgré lui.

La silhouette se tourna lentement vers eux, et une lueur dorée perça l'obscurité, illuminant le visage d'un homme. Ses traits étaient durs, marqués par le temps, mais il y avait dans ses yeux quelque chose d'antérieur à tout ce qu'Alexandre avait vu jusqu'à présent. Quelque chose de vieux, d'insondable.

"Je suis celui que vous cherchez", dit l'homme d'une voix rauque, mais calme. "Et vous avez réveillé quelque chose qui aurait dû rester enterré."

Le temps sembla s'arrêter, et les deux hommes échangèrent un regard lourd de significations. Une vérité, aussi ancienne que la ville elle-même, allait éclater au grand jour, et il n'y avait plus de retour possible.

Chapitre 2 02

Chapitre 3 : Le Gardien du Sombre Secret

L'homme devant eux ne bougeait pas, ses yeux fixés sur les deux jeunes hommes avec une intensité qui transperçait la nuit. Il semblait connaître la réponse à toutes leurs questions avant même qu'elles ne soient formulées. Le silence entre eux était lourd, mais il n'était pas vide. Il était chargé de mille promesses non dites, de secrets longtemps gardés, d'histoires que personne ne voulait entendre.

Alexandre, la gorge serrée, chercha des mots pour briser ce silence pesant. Mais quelque chose en lui savait que ce n'était pas le moment. Cette rencontre, ce lieu, tout semblait faire partie d'un plan plus vaste, quelque chose d'inévitable, de presque prédestiné. William, à ses côtés, ne disait rien non plus, mais la tension se lisait dans ses poings serrés.

L'homme sourit lentement, un sourire presque imperceptible, comme s'il attendait cette réaction. Puis il parla, sa voix basse et grave.

"Vous avez réveillé des forces qui étaient censées rester endormies, jeunes hommes. Ce livre... vous avez bien fait de le chercher, mais maintenant vous êtes dans un piège. Vous ne pouvez plus fuir, vous ne pouvez plus ignorer. Ce que vous cherchez a un prix. Et ce prix, vous n'êtes pas prêts à le payer."

Alexandre ne pouvait détacher ses yeux de l'homme. Un frisson parcourut son échine. Il avait le sentiment que chaque parole, chaque syllabe, était une clé ouvrant une porte vers un abîme qu'il n'avait pas prévu d'explorer. Mais la curiosité, celle qui le rongeait depuis des années, avait pris le dessus. Il devait savoir. Il devait comprendre.

"Qui êtes-vous ?" demanda-t-il d'une voix plus ferme qu'il ne l'eût cru possible. "Et que savez-vous de nous ?"

L'homme resta immobile, ses yeux brillants d'une lueur malsaine. "Je suis le Gardien de ce qui ne doit pas être révélé. Le Gardien des anciens secrets. Ceux que les générations passées ont cherché à effacer, à oublier. Et vous, Alexandre, vous êtes celui qui a été choisi pour les retrouver. Mais, je le répète, cela a un prix. Un prix que ni vous ni vos descendants ne pourrez payer."

William s'avança d'un pas, sa voix se faisant plus acerbe. "Et quel genre de prix ? De quoi parles-tu ?"

Le Gardien baissa lentement les bras, son regard se perdant dans l'obscurité environnante. "Les forces que vous avez libérées, elles ne sont pas seulement matérielles. Ce que vous avez éveillé est plus qu'un simple secret. C'est un pouvoir ancien, lié à des forces surnaturelles, liées à la lignée de vos ancêtres. Vous n'êtes pas les premiers à avoir cherché ce livre, mais vous êtes les premiers à avoir réussi."

Alexandre sentit un coup de froid s'insinuer dans son corps. Chaque mot du Gardien semblait percer sa peau, s'immiscer dans son âme. Il avait peur, mais c'était une peur différente de celle qu'il avait ressentie jusque-là. C'était la peur de l'inconnu, de l'impensable. Il n'avait aucune idée de ce qu'il venait de libérer, mais il savait que rien ne serait plus comme avant.

"Alors, qu'est-ce que nous devons faire ?" demanda-t-il enfin, presque suppliant. "Que devons-nous comprendre ?"

Le Gardien se tourna lentement vers lui, son visage marqué par l'âge et la souffrance. "Vous devez accepter ce qui vous a été transmis, Alexandre. Vous devez comprendre que vous n'êtes pas maître de ce pouvoir, mais simplement son instrument. Et vous devrez choisir : embrasser votre héritage, ou tout perdre."

Il fit une pause, comme s'il savourait l'effet de ses paroles. Puis il ajouta, d'un ton presque prophétique : "Mais sachez ceci : une fois que vous aurez fait ce choix, il n'y a pas de retour en arrière. Et ce que vous choisirez affectera bien plus que vous deux. Cela affectera toute la lignée, toute la ville, et au-delà."

Alexandre sentit une pression sur sa poitrine, comme si l'air lui manquait. Les mots du Gardien tournaient en boucle dans son esprit. Qu'est-ce qu'il avait libéré ? Que représentait cet héritage ? Et pourquoi lui, pourquoi maintenant ? Les questions se bousculaient dans sa tête, mais il savait qu'il ne pouvait plus fuir. Le destin l'avait rattrapé.

"Alors, qu'est-ce qu'on doit faire ?" répéta William, cette fois plus calmement, mais avec une détermination nouvelle.

Le Gardien s'approcha lentement, ses yeux plongeant dans ceux de William, comme s'il cherchait à lire son âme. "Vous devez retrouver ce que vous avez perdu. Ce que vous avez cherché, vous le trouverez, mais à un coût. Vous aurez à faire des choix, des sacrifices. Et vous devrez savoir qui, parmi vous deux, est prêt à tout risquer pour cela."

Les mots du Gardien résonnèrent dans l'air, et avant qu'Alexandre ne puisse répondre, l'homme tourna les talons et disparut dans la nuit, comme un spectre. La brume s'épaissit autour d'eux, avalant leur silhouette dans un tourbillon de mystère.

Ils restèrent là, figés, ne sachant quoi dire ni quoi faire. Le vent soufflait fort, emportant avec lui les dernières traces de l'inconnu.

"Qu'est-ce que tu penses qu'il voulait dire ?" murmura William, sa voix brisée par l'incertitude.

Alexandre resta silencieux un moment. Il n'avait pas de réponse. Mais une chose était sûre : leur aventure ne faisait que commencer, et les choix qu'ils allaient devoir faire allaient les marquer à jamais.

Chapitre 4 : Le Poids de la Vérité

Le matin qui suivit leur rencontre avec le Gardien sembla encore plus lourd que la veille. La ville de Waverly, d'ordinaire tranquille, semblait à la fois plus belle et plus menaçante. Les rues désertes, les vieux bâtiments en pierre, tout prenait une nouvelle dimension. Les secrets qu'ils avaient déterrés n'étaient plus un simple mystère, mais une réalité qui les engloutissait peu à peu.

Alexandre se leva tôt, comme s'il avait été poussé par une force invisible. Il n'avait pas dormi. Comment pouvait-il fermer les yeux après ce qu'ils avaient appris la nuit dernière ? Le Gardien avait parlé de l'héritage, de la lignée. Mais de quoi parlait-il exactement ? Qu'était-ce que ce pouvoir ancien qu'ils avaient réveillé ?

Il se dirigea vers le salon, où il trouva William, assis dans le fauteuil, les mains croisés derrière la tête, l'air absent. L'atmosphère entre eux était plus tendue que jamais. Personne ne parlait, mais tout le monde savait que quelque chose de fondamental venait de changer.

"Tu as réfléchi à ce qu'il a dit ?" demanda Alexandre en brisant finalement le silence. Sa voix, habituellement calme, était maintenant emplie d'une nervosité qu'il n'arrivait pas à dissimuler.

William tourna lentement la tête vers lui. "Oui, j'ai réfléchi. Je n'ai pas vraiment le choix, n'est-ce pas ?" Il haussait les épaules, un sourire ironique aux lèvres. "On a réveillé quelque chose d'immense, et maintenant il faut vivre avec. C'est comme ça."

Alexandre secoua la tête, frustré. "Mais ce n'est pas juste ça, William. Ce n'est pas aussi simple. Le Gardien... Il a dit que ce pouvoir ne nous appartenait pas. Qu'on était simplement des instruments. Qu'est-ce que ça veut dire ?"

Un silence s'installa. William se leva brusquement, marchant jusqu'à la fenêtre, scrutant l'horizon comme s'il cherchait une réponse dans les nuages.

"Peut-être qu'on devrait partir, laisser tout ça derrière nous", suggéra-t-il. "On pourrait tout oublier, recommencer ailleurs."

Alexandre le regarda fixement, son esprit en tourmente. "Tu penses que ça serait possible ? Effacer ce qu'on a fait ?"

"Non", admit William, se retournant. "Mais je pense que c'est la seule chose qui pourrait nous sauver."

Mais quelque part au fond de lui, Alexandre savait que fuir n'était pas une option. Il n'avait pas cherché ce pouvoir, mais il était désormais lié à lui. Et cela, il en était certain, il ne pourrait jamais l'oublier. Pas tant que la vérité ne serait pas révélée.

Sans prévenir, la porte d'entrée s'ouvrit brusquement, interrompant leurs réflexions. C'était Delia, leur amie d'enfance, qui entra, l'air affolé. Ses cheveux épars et ses yeux écarquillés trahissaient une inquiétude qu'Alexandre n'avait jamais vue chez elle auparavant.

"Vous avez vu ce qui se passe en ville ?" demanda-t-elle, à peine essoufflée. "Il y a eu des... disparitions. Des gens ont disparu, juste comme ça, sans explication."

Alexandre se tendit. "Des disparitions ? Depuis quand ?"

"Depuis cette nuit", répondit-elle, une note de panique dans sa voix. "Je crois que tout est lié à vous, à ce que vous avez fait. Les gens parlent de malédictions, de créatures qui rôdent dans les rues la nuit."

William s'approcha de Delia, une grimace de dégoût sur le visage. "Des créatures ? Tu es sérieuse ?"

Delia hocha la tête, nerveuse. "Je ne sais pas quoi penser, mais il faut qu'on arrête. Si ce que vous avez fait a provoqué tout ça, alors peut-être qu'on devrait tout effacer. Ne pas aller plus loin."

Mais Alexandre, malgré la peur qui grandissait en lui, savait qu'il ne pouvait pas s'arrêter maintenant. "On ne peut pas effacer ce qu'on a fait", dit-il d'une voix ferme. "Mais il y a quelque chose qu'on peut faire. On doit comprendre ce qui se passe. On doit comprendre ce pouvoir et pourquoi il affecte la ville."

William leva un sourcil. "Et comment tu proposes de faire ça ?"

"Le Gardien a parlé d'un sacrifice, d'un choix à faire", répondit Alexandre, ses yeux se durcissant. "Nous devons comprendre ce qu'il voulait dire. Ce sacrifice pourrait être la clé."

Delia les regarda, inquiète. "Vous êtes fous de penser à aller plus loin. Vous n'avez aucune idée de ce que vous êtes en train de réveiller."

"Peut-être", répondit Alexandre, son regard déterminé. "Mais je ne peux pas m'arrêter. Pas maintenant."

Ils décidèrent de se rendre au centre-ville, là où les disparitions avaient eu lieu, dans l'espoir de découvrir plus de réponses. Mais à mesure qu'ils s'avançaient, la peur grandissait, pesant sur leurs épaules. Chaque ombre semblait plus menaçante, chaque bruit semblait amplifié. La ville de Waverly, autrefois paisible, était désormais un lieu de mystère et de terreur.

Ils n'étaient plus seuls. Les créatures dont parlait Delia n'étaient peut-être pas des mythes après tout.

Chapitre 3 03

Chapitre 5 : Les Ombres S'éveillent

Le vent s'était levé, soufflant dans les rues de Waverly, faisant frémir les arbres et chasser les nuages d'une nuit pourtant encore trop claire. La ville semblait endormie, mais une tension palpable flottait dans l'air. Alexandre, William et Delia marchaient sans bruit, les pieds trébuchant parfois sur les pavés irréguliers, mais chacun savait que ce n'était pas la peur du sol qui les rendait nerveux. C'était la certitude grandissante qu'ils étaient en train de percer un secret trop dangereux pour être ignoré.

Arrivés au cœur de la ville, ils s'arrêtèrent devant le vieux café, son enseigne vacillante dans la brise. Un lieu devenu trop familier au fil des années, mais aujourd'hui, tout semblait différent. Les fenêtres, habituellement accueillantes, étaient désormais obscurcies, et une atmosphère étouffante imprégnait le lieu. Aucun bruit. Juste un silence lourd.

"Il y a quelque chose d'étrange ici", murmura Delia, ses yeux scrutant l'obscurité derrière la vitre. "Ce n'est pas normal."

"Non, ce n'est pas normal", acquiesça Alexandre, ses sens en alerte. Il s'avança d'un pas, ses yeux cherchant des indices, une piste. "Rien ici ne l'est."

Ils entrèrent dans le café, l'odeur du vieux bois et de la poussière les enveloppant. Aucun client, aucune serveuse. Seulement une étagère de livres poussiéreux et des tables abandonnées. Mais tout dans la pièce semblait... attendait quelque chose. Quelque chose de plus grand, de plus lourd.

La porte derrière le comptoir, souvent condamnée, était ouverte. Une porte qui menait au sous-sol. Alexandre sentit son cœur accélérer. Il s'approcha, hésitant un instant avant de poser sa main sur la poignée. Delia et William se tenaient derrière lui, aussi silencieux que lui.

Lorsqu'il descendit les premières marches, une vague de froid se fit sentir, comme si la température avait chuté brutalement. À chaque marche, un écho sourd résonnait dans les profondeurs du bâtiment, un écho comme un murmure à peine perceptible. Et alors qu'il atteignait le bas de l'escalier, une lueur vacillante éclaira la pièce.

Le sous-sol était presque vide, si ce n'était une grande table en bois et une bibliothèque en fond. Une lumière tamisée émanait d'une lampe, et sur la table, un objet étrange. Un livre. Recouvert d'un tissu noir, il semblait attendre, comme si tout était en place pour leur arrivée.

"Je ne veux pas toucher à ça", dit William, la voix tendue. "Ça me donne la chair de poule."

"Nous n'avons pas vraiment le choix, William", répondit Alexandre. Il s'avança, écartant le tissu avec précaution. Sous ses doigts, le cuir du livre semblait brûlant, comme s'il était imprégné d'une énergie sombre.

Il l'ouvrit lentement. Les pages étaient remplies de symboles anciens, d'écritures qu'il ne pouvait pas déchiffrer. Mais une chose était claire : le livre n'était pas un simple artefact. Il dégageait une présence, une force qu'il n'avait jamais ressentie auparavant. Et la page qu'il avait ouverte était marquée d'un symbole. Un symbole qu'il reconnaissait. Le même que celui sur la médaille qu'il avait retrouvée dans la forêt, la nuit où tout avait commencé.

Un bruit sourd fit sursauter le groupe. Un claquement derrière eux. La porte du sous-sol se referma brutalement.

"Quelqu'un nous a suivis", souffla Delia, ses yeux écarquillés. "Il est trop tard."

Sans crier gare, une silhouette émergea de l'ombre, sa présence imposante. Un homme, grand, vêtu de noir. Ses yeux brillaient d'une lueur rouge, et une aura menaçante l'entourait.

"Vous ne devriez pas être ici", dit-il d'une voix basse et grondante.

Alexandre se redressa, tenant le livre contre sa poitrine. "Qui êtes-vous ?" demanda-t-il, la voix ferme malgré la peur qui commençait à naître en lui.

L'homme fit un pas en avant, et la lumière de la lampe vacilla. "Je suis celui qui veille sur ce secret. Le livre que vous tenez contient plus que vous ne pouvez imaginer. Il est la clé, mais il doit rester caché."

Delia s'avança alors, ses yeux pleins de défi. "Quel secret ? De quel pouvoir parlez-vous ?"

L'homme la fixa, un sourire en coin. "Le même pouvoir que vous avez éveillé, en ouvrant ce livre. Vous avez réveillé des forces qui ne devraient jamais sortir de l'ombre."

Il tendit la main, et soudain, une force invisible les frappa, les envoyant tous trois en arrière. Alexandre se retrouva au sol, le livre toujours dans les mains, mais son esprit en pleine confusion. Que venait-il de se passer ? Qui était cet homme, et pourquoi son pouvoir semblait-il si... surnaturel ?

"Ce n'est pas encore trop tard", murmura l'homme, s'approchant d'eux. "Mais vous devez choisir. Vous devez choisir maintenant : aller plus loin, ou fuir avant qu'il ne soit trop tard."

Mais la vérité était que, quel que soit leur choix, il n'y avait plus de retour en arrière. La ville de Waverly, le livre, et la mystérieuse force qui les guidait, les avaient désormais liés à un destin qu'ils ne comprenaient pas entièrement, mais qu'ils ne pouvaient pas fuir.

"Le jeu commence", dit l'homme avec un rictus, avant de disparaître aussi soudainement qu'il était apparu.

La lumière de la lampe vacilla, plongeant la pièce dans l'obscurité, et le silence retomba lourdement sur eux.

"Que faisons-nous maintenant ?" demanda William, sa voix tremblante.

"Nous allons devoir comprendre ce qui se passe ici", répondit Alexandre, les yeux fixés sur le livre. "Et nous n'avons plus le choix."

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