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L'irrésistible Garde du Corps

L'irrésistible Garde du Corps

Auteur:: MarieJosee224
Genre: Romance
Lorsqu'il est envoyé au Sénégal pour assurer la protection de la fille unique du président, Jason Parker est loin de se douter que sa vie va prendre une autre tournure. Il devra non seulement lutter contre les personnes qui en veulent à la vie d'Aida Diouf mais aussi contre ce sentiment étrange qui ne le lâche plus depuis sa rencontre avec la fille du président. Leur amour devra faire face à plusieurs épreuves afin de triompher.

Chapitre 1 Prologue

Jason consulta le dossier une fois de plus et le referma. Il avait accepté cette mission juste parce qu'il en avait marre d'entendre ses amis proches et même son cousin Alexander lui parler d'amour. Son ami Lucas Pellizzarri s'y était mis lui aussi.

Il soupira lorsque l'avion atterri enfin sur le sol des lions de la teranga.

Le président avait déjà envoyé tout une escorte pour le recevoir.

- Nous sommes ravis de vous accueillir sur la terre de Léopold Sédar Senghor. Je suis Alioune Diouf, le premier fils du président.

Jason considéra la main qu'il lui tendait avant de la saisir.

- Jason Parker, répondit-il tout simplement. Et je trouve qu'il n'était pas nécessaire de m'envoyer toute cette escorte.

Le fils du président acquiesça simplement et lui indiqua la voiture qui était censé l'emmener à l'hôtel.

La ville de Dakar était beaucoup animée et Jason se surprit à aimer l'atmosphère. Il était tard mais les habitants de cette magnifique ville portuaire semblaient être en plein jour. Au fur et à mesure que la voiture avançait, Jason avait le loisir de voir des groupes de personnes ça et là, bavarder dans une ambiance bon enfant le tout accompagné de thé.

- Je crois que j'aime déjà ce pays, souffla -t-il.

Il vit le fils du président sourire.

- Attendez de voir l'île de Gorée, le lac Rose ou encore la ville de Saint Louis. Ne parlons même pas des plats, je crois bien que vous aurez du mal à retourner dans votre pays après votre mission.

Jason avait entendu dire que le Sénégal était un beau pays et il était décidé à le visiter mais d'abord il devait remplir sa mission car c'est pour cela qu'il était présent.

La voiture arriva à son hôtel.

Le Radisson Blu ,Dakar Sea Plaza faisait partir des hôtels luxueux de Dakar. Situé sur la route de la corniche Ouest,il vous faisait penser à l'un de ses hôtels luxueux de Dubaï.

La Mission de Jason consistait à assurer la sécurité de la fille du président. Selon ce qu'il avait appris, Ousmane Diouf était un homme politique juste et droit. Il dirigeait le Sénégal avec une droiture incontestable. Le Sénégal était d'ailleurs connu pour sa stabilité politique en Afrique.

Il soupira une fois de plus et repris le dossier. Les gens voulait atteindre Ousmane Diouf mais comme ils n'y parvenaient pas, ils avaient décidé de s'en prendre à sa fille qui d'ailleurs était très belle.

Jason sourit car jamais de sa vie il n'avait été autant captivé par une jeune femme et surtout attiré par une couleur de peau aussi reluisante. Quoiqu'on dise , la couleur noire était magnifique. Chaque couleur de peau à sa particularité et il suffit juste de la voir sous un autre angle pour savoir que la beauté se cache derrière chaque personne quelque soit sa couleur de peau.

Aida descendit les escaliers. Son père voulait lui parler et elle savait qu'il allait encore lui dire ce qu'elle savait déjà. Elle avait échappé à une dizaine de tentatives d'assassinat en moins d'un mois. Elle se demandait bien si elle allait être encore en vie d'ici la fin de l'année.

- Ah tu es là chérie, viens t'asseoir près de moi. Lui lança son père.

Pour Aida, son père était pour elle un dieu sur terre. Au Sénégal tout comme partout en Afrique, les parents sont vénérés par les enfants car ils sont ceux qui donnent la vie. Ils éduquent leurs enfants dans les valeurs de l'Afrique telles : L'amour des autres, le vivre ensemble, le respect des aînés, la considération de l'autre comme un membre de la famille et surtout le respect de la dignité humaine. Il est important d'avoir la bénédiction de ses parents avant de mener une quelconque activité.

- Bonsoir Papa.

Son père répondit à sa salutation par un signe de la tête et lui intima d'avancer. Elle prit place dans le canapé.

- Je sais que ces derniers temps ont été durs pour toi mais je veux bien te rassurer que tout ira bien désormais.

Aida avait pris l'habitude avec cette phrase. Elle savait que son père avait trouvé un autre garde du corps. Elle savait à coup sûr qu'elle allait devoir mettre sa vie entre les mains d'un inconnu. Elle ferma les yeux et acquiesça.

- Je sais que c'est difficile mais je le fais pour ton bien, toi et ton frère êtes mes seuls biens sur cette terre. Je refuse d'ailleurs que vous soyez en danger. Continua son père.

Il se passa une main sur le visage et se leva. Les parents africains parlaient rarement de leurs sentiments à leurs enfants. Ils disaient rarement ce qu'ils pensaient, peut-être était ce un moyen pour eux de se montrer forts.

Aida savait que son père ne dormait presque plus et elle savait qu'il était très inquiet pour elle mais en bon africain,il n'allait sûrement pas le lui dire.

- Ton nouveau garde du corps sera là demain.

Aida l'avait déjà deviné.

- Il nous vient des États Unis, on m'a dit que c'était un excellent garde du corps.

Aida espérait que celui-ci puisse vivre longtemps que les autres. Vue comment tous ceux qui étaient chargés d'assurer sa sécurité mourraient, Aida avait fini par se dire qu'elle allait passer toute sa vie terrée dans la maison.

- Et il est américain ? Demanda Aida.

- Oui il est à la fois américain et Arabe. Il se nomme Jason Ben Aziz Parker Crowford.

- Ça en fait beaucoup ma Parole, fit remarquer Aida.

Son père sourit.

- Du moment qu'il assure bien ta sécurité, je me dis que je n'y vois pas d'inconvénients.

Elle bavarda un long moment avec son père et décida qu'il était temps d'aller dormir.

Jason sortit de la salle de bain, serviette noué à la taille. Il regarda par les baies vitrées et vit que la ville de Dakar était encore plus belle.

Il prit un pantalon à la hâte et l'enfila.

Son téléphone portable sonna au moment où il s'apprêtait à se coucher. Il savait de sources sûres qui s'étaient.

Ses soupçons se confirmèrent lorsqu'il vit le numéro de Kyle à l'écran.

- Kyle, quel plaisir, ironisa-t-il.

- Je suis heureux de voir que tu es de bonne humeur très cher ami.

Jason soupira longuement car il savait que tous ses amis s'étaient associés pour l'envoyer au Sénégal.

- Je doute fort que ma présence ici soit fortuite n'est ce pas ? Demanda Jason.

Il entendit Kyle respirer à l'autre bout du fil.

- En effet, nous avons jugé bon qu'il te fallait prendre des vacances et surtout changer d'air.

- Et vous n'avez pas juger bon de me le dire directement, il fallait que vous utilisiez une fillette de cinq ans. Répliqua Jason.

- On savait que tu n'allait pas accepter venant de nous et tu vois qu'avec Jamila tout est allé assez rapidement. Bref, tu nous remerciera plus tard.

Kyle avait raccroché. Jason se demandait bien ce qu'ils lui cachaient tous. Il savait très bien qu'il y avait anguille sous roche mais d'abord il allait terminer sa mission avant de s'occuper de ces traîtres qu'il appelait amis.

Chapitre 2 chapitre 1

Jason se réveilla ce matin prêt à en finir au plus vite avec cette mission. Il n'aimait pas du tout durer sur une affaire. Derriere le role de garde du corps qu'il devait jouer se cachait aussi celui du detective privé qu'il était. Il avait étudié toute l'histoire et était arrivé à la conclusion que le president ne pouvait pas avoir uniquement des ennemis politiques , peut être bien que dans sa vie privée, il y avait des gens qui lui en voulait et ça il allait le découvrir.

Il venait de prendre sa douche et s'apprêtait à prendre son petit déjeuner lorsque quelqu'un cogna à sa porte. Il savait que c'était le fils du président. Selon ce qu'il savait des traditions africaines c'est que l'étranger était bien reçu de son hôte. Lorsqu'un étranger arrivait chez toi, tu devais tout faire pour le mettre à l'aise et surtout être à ses petits soins.

- Bonjour monsieur Parker, avez vous passer une belle nuit ?

- Bonjour à vous, je dirai que j'ai passé une nuit paisible mais je préférai que vous m'appeliez Jason tout simplement.

Sans se départir de son sourire, le fils du president entra dans sa chambre.

- Bien, appelez moi Alioune dans ce cas.

Jason hocha la tête et s'assit. Alioune en fit autant.

- Vous prenez le petit déjeuner avec moi ? lui proposa Jason.

- J'en serai ravi mais je l'ai déjà pris en famille.

Jason préféra ne rien ajouter. Il trouva néanmoins la table trop chargée à son gout. D'habitude , il se contentait d'une simple tasse de thé ou de café.

- Chez nous au Sénégal, le repas est une affaire très sérieuse et c'est pour cela qu'il se prend en famille. Pour un africain , la famille est le reflet du noyau de la société et elle est très importante. Un africain placera toujours sa famille au premier plan , pour se faire , il ne manque jamais de prendre le repas en famille et surtout dans le même plat, cela renforce en quelque sorte les liens entre les personnes.

Jason commençait à apprécier ce continent et surtout ce pays. Pour le moment tout ce qu'il apprenait l'avait déjà conquis mais il refusait de l'admettre.

Il ouvrit tour à tour les assiette disposées sur la table mais vit une diversité de plat. L'odeur qui s'y dégageait lui donna l'appétit. Pour la première fois depuis longtemps, il allait prendre un vrai petit déjeuner.

- Si vous le voulez, je vous fais une petite description de certains plats. Proposa Alioune.

Jason acquiesça tout simplement.

- Ici, vous avez ce qu'on appelle le Thiakry, c'est en quelque sorte du couscous de mil associé à du lait. Il est beaucoup apprécié par les pays de l'Afrique de l'ouest. Dans certains pays on vous parlera de dèguè.

Jason gouta le bol de yaourt qu'il lui tendait et le trouva bon et à son gout.

- Dans cette soupière, vous avez le Fondé ou la Bouillie de Mil. Croyez moi, il n'y a rien de mieux pour commencer votre journée.

Jason fut conquis par la bouillie et décida que c'est elle qu'il prendra au petit déjeuner.

- Je crois que je n'ai plus besoin que vous me présentiez un autre plat, celui là est parfait.

- Je vous conseille d'y associer des beignets typiquement africain, vous m'en direz des nouvelles.

- Décidément j'aime le Sénégal, finit par dire Jason.

Une heure plus tard, c'est un Jason ventre plein qui quitta l'hôtel. Il avait hâte de rencontrer sa future protégée. Il n'avait eu droit qu'a une photo d'elle et elle était voilée, il n'avait pas pris le temps de bien la voir sur toutes les coutures.

Jason sortit le premier du véhicule une fois à destination. Il faut dire que le palais de la république sénégalais était magnifique.

- Il a été battit en 1902 et est inspiré du Trocadéro de paris. Il avait été construit pour le gouverneur de l'Afrique Occidentale Française mais depuis l'indépendance du Sénégal, il est devenu la résidence des chefs d'état dès leur accession au pouvoir.

Jason avait pu noter que cet Alioune bavardait beaucoup et il était surpris par le fait qu'il arrivait à l'écouter sans s'agacer.

Il le suivit néanmoins jusqu'au président.

- Je suis heureux de vous recevoir enfin monsieur Parker.

Jason vit un homme soucieux et surtout un homme droit. Il arrivait toujours à voir les gens et arrivait toujours à percevoir leur comportement au premier contact. Il pouvait les yeux fermés assurer que cet homme avait le cure sur la main.

Le président l'invita à s'asseoir et lui proposa un rafraichissement qu'il accepta. Selon ce qu'il avait appris, on recevait toujours une personne en lui offrant quelque chose à boire, de l'eau de préférence. En Afrique ancienne, on se disait que le visiteur avait parcouru une longue distance et on se devait de le désaltérer avant tout. Une fois, fait, on pouvait lui demander le motifs de sa présence. Le visiteur se devait d'accepter le verre d'eau pour montrer sa bonne foi.

- Vous êtes à présent mon seul espoir. Tous ceux que j'ai engagés ont échoués et se sont tous fait tué. Je commençait à perdre espoir lorsque mon fils a décidé de faire appel à l'un de ses amis de longue date qui est aussi proche de vous.

Tout devenait un peu plus clair pour Jason. Il se rappelait maintenant que Kyle avait étudié avec un jeune sénégalais qui l'avait invité au Sénégal pour les vacances.

- On m'a dit que vous faites parti des meilleurs et je sais que Kyle nous a recommandé la bonne personne.

Jason vit dans les yeux de cet homme presqu'un appel à l'aide. Il y a parfois des situations que même l'argent ne peut régler. Savoir que la vie de sa fille était en danger, donnait des insomnies.

- Je vous promet que votre fille sera en sécurité avec moi et je trouverai la ou les personnes derrière toute cette histoire. Assura Jason.

Le président parut quelque peut soulagé. Celui-ci ordonna qu'on fasse appeler sa fille.

Cela faisait plusieurs heures qu'Aida tournait en rond dans sa chambre sans vraiment savoir quoi faire de sa vie. Elle ne pouvait pas non plus se rendre à l'école car son père estimait que c'était trop dangereux pour elle.

- Aida, ton père te demande de descendre, lui annonça sa mère.

Alimatou Diouf était le modèle typique de la femme sénégalaise: elle était douce, aimante, disponible pour tous et vouait un culte pour son mari à qui elle était soumise. Elle lui parlait toujours avec réserve et lui donnait toujours des conseils avisé. Si Ousmane Diouf était ce président si droit et si attentif, c'était bel et bien en parti grâce aux conseils de son épouse. L'expression " derrière un grand homme se cache une grande femme " prenait tout son sens ou alors " la nuit porte conseil".

- Dis lui que je suis sortie.

- Aida, je sais que c'est dur pour toi de devoir toujours reprendre ses gestes mais nous ne pouvons faire autrement.

Sa mère posa une main rassurante sur son bras .

- N'oublie pas de porter ton voile avant de descendre.

Aida soupira et mit son voile. Elle était partie pour que la même histoire reprenne.

Jason commençait à perdre patience car il détestait attendre. Fille de président ou pas, il allait allé la chercher lui)même si elle ne descendait pas dans les trois minutes qui suivent.

- Je suis là.

Jason en eut presque le souffle coupé en entendant cette voix douce. Lorsqu'il la vit enfin, Jason sentit que cette mission s'annonçait très difficile....

Chapitre 3 Chapitre 2

Jason sentit tout son être bouillonner d'un sentiment jusque là inconnu. Il dû faire appelle à tous ses sens afin de chasser de son esprit toutes les images qui commençaient à y prendre forme.

- Je vous présente ma fille cadette, lui dit le président.

Jason essayait tant bien que mal de percer ce mystère au fond de ses yeux mais il n'y parvenait pas. À vrai dire, c'était la première fois de sa vie qu'il essayait de percer une personne au grand jour sans pouvoir le faire. Cette fille semblait être venue tout droit d'une autre planète. Sa belle peau noire était reluisante et son regard était magnifique. Elle avait certes mis un voile mais il trouvait qu'il faisait ressortir sa beauté. Elle s'approcha de lui d'une démarche qui se voulait sûre et lui tendit la main.

Délicate, observa -t-il. Sa main était douce et soyeuse. Un sentiment étrange lui parcouru les veines.

- Je suis Aida Diouf, j'espère que vous vivrez plus longtemps que les autres, lâcha celle-ci avant de retirer la main.

Jason avait bien sûr entendu parler de tous les gardes du corps qui étaient morts en voulant la protéger. Alioune lui avait dit que sa sœur refusait que quelqu'un d'autre perde la vie juste pour sauver la sienne. Elle s'était résignée mais si Jason Parker était connu pour une chose, c'était belle et bien sa ténacité. Il n'allait pas laisser tomber, au contraire, il allait tout faire pour avoir le fin mot de l'histoire.

- Ne faites pas attention à ce qu'elle vient de dire, lui dit doucement le président. Elle a tendance à tout dramatiser et la situation de ces derniers temps l'a plongée dans une totale résignation.

- Je comprend bien ce que vous voulez dire et je dois dire que je suis habitué à ce genre de situation, je crois bien que je pourrai gérer. Répondit Jason.

La vue de son garde du corps avait créé en Aida un sentiment étrange. Jamais de sa vie elle n'avait été autant captivée par un homme. Cet homme si grand, si beau et si bien bâti allait assurer sa protection. Il avait l'air d'être tout droit sorti d'un film ou bien d'un roman tant il avait l'air irréel.

Aida se mit à le contempler à la dérobée alors qu'il parlait à son père. Il avait le regard sérieux et un regard sombre. Il avait les mâchoires ciselées et le visage dure. On aurait dit qu'il ne souriait jamais. Il était impressionnant, Aida lui aurait donné un mètre quatre-vingt dix. Il s'était laissé pousser les cheveux et cela lui donnait l'allure d'un rebelle.

Cette chemise qu'il portait semblait être trop petite pour ce tas de muscle. Il devait être un vrai accro à la gymnastique.

- Je dois reconnaître en effet qu'en matière de beauté je ne me défend pas mal du tout. Entendit-elle.

Elle le vit qui la regardait comme s'il voulait essayer de lire dans son esprit. Elle regarda autour et vit qu'ils n'étaient que deux. Elle se demandait bien où étaient passé les membres de sa famille.

- Je leur ai demandé de nous laisser discuter mais à ce que je vois, vous n'avez rien remarqué vue que vous étiez en train de me détailler comme un morceau de viande.

Aida souffla. Elle savait qu'elle venait de se faire prendre mais Aida Diouf était connue pour sa capacité à ne jamais rien reconnaître même lorsqu'on la prenait sur le fait.

- Je ne vois pas de quoi vous vous parlez et même si c'était le cas ,je doute fort que vous soyez aussi irrésistible que vous le pensez, se défendit celle-ci.

Jason commençait à apprécier cette petite. Elle était déterminée et ne lâchait rien aussi facilement. Il s'assit sur l'un des canapés et se passa une main dans les cheveux.

- Si vous le dites ma petite Dame. Finit-il par dire.

Il lui indiqua l'un des canapés.

- Je suis chez moi et je m'assieds quand je le veux , répliqua celle-ci.

Jason se leva et se rapprocha d'elle. Il lui souffla tout près de son oreille:

- Écoutez ma petite, je veux que notre rencontre à tous les deux se passe bien alors soit vous vous asseyez ou soit....

Il laissa sa phrase en suspens et retourna s'asseoir.

Elle grogna mais vint se placer devant lui.

- Qu'est ce que vous allez bien pouvoir faire?

- Ah ma petite, je crois bien qu'il vaut mieux que vous me posiez ses petites fesses sur le canapé ou sinon je vais me fâcher, la prévint-il.

Elle était décidée à ne pas obéir. Elle croisa les bras et resta débout.

- D'abord je m'appelle Aida et je ne suis pas petite , se défendit celle-ci.

- Oui , je vois ça. Répliqua Jason, vous avez quel âge ? Dix-huit ans ? Ou alors Vingt ans ?

- J'aurai bientôt vingt quatre ans.

- De mieux en mieux, lâcha Jason.

Il se leva et la souleva puis d'un geste qu'il voulait délicat , il la fit asseoir sur le canapé. Il revint s'asseoir à sa place initiale.

- Bien, maintenant que tout est clair, je crois que nous pouvons discuter comme les adultes que nous sommes.

- Je ne vois pas en quoi discuter avec moi vous aidera à mieux faire votre travail, fit remarquer Aida.

Jason soupira. Il savait que cette fille essayait de le mettre en colère ou alors elle voulait tester sa patience. Il était habitué à ce genre de personne.

- Je crois que vous perdez votre temps comme tous les autres, je refuse que quelqu'un d'autre meure par ma faute. Si vous tenez à votre vie, je vous conseillerai gentiment de retourner dans votre pays.

Jason la considéra un moment et vit de la sincérité dans ses yeux. C'était bien la première fois qu'une femme se montrait aussi sensible et aussi sincère.

- Désolée de vous décevoir mademoiselle mais Jason Parker ne laisse jamais tomber une mission. Quand je m'engage pour quelque chose , je la fais jusqu'au bout.

- Vous ne comprenez pas , hurla-t-elle.

- Bien sûr que je comprends et c'est bien pour cela que je suis là. Je veux tout savoir : Votre emploi du temps, quelle catégorie de personnes vous fréquentez, les endroits que vous visitez souvent.

Aida soupira. Cet homme à l'allure effrayante n'était pas disposée à se laisser ébranlé par les histoires de ses prédécesseurs. Ce que son frère Alioune lui avait dit se confirmait. Jason Parker ne reculait devant rien. Il avait le regard déterminé.

- Merci de bien les noter sur un carnet et de me les remettre plus tard, sur ce, à toute suite mademoiselle Diouf.

Il se leva et sortit. Aida se demandait bien où il allait et se dit finalement qu'il était libre de faire ce qu'il voulait à condition qu'il soit aussi loin que possible d'elle. Elle avait senti son aura et elle l'avait trouvé dangereux et très toxique même si à côté de cela , elle avait ressentie tout au long de leur entrevue une sensation jusque là inconnu.

Aida venait de comprendre que cette mission de Jason Parker dans son pays allait les mettre tout les deux dans des situations rocambolesques.

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