-Euh Pascal mon ami? Disait le chef.
-oui! Majesté. S'inclinait mon père.
-sais-tu que tes biens risquerais de m'appartenir pour toujours et que notre amitié qui est toujours aussi solide depuis fort longtemps risquerait de secouer le village ? Encore que mon statut ne nous permet pas une telle affinité ? Calmement et aisément, il semblait ne pas s'inquiéter de ce qui semblait pourtant si précieux à ses yeux.
-Au grand jamais majesté ! Je m'excuse d'avoir douté de votre sagesse. J'ai pensé que majesté, mon ami, mon frère, mon père et mon roi que voici avait oublié nos belles traditions. Qu'il s'était fait contaminer par la peste qui rôde en ville et nous enlève nos enfants, ainsi que leur intelligence donné des Dieux et véhiculé par nos ancêtre jusqu'à aujourd'hui. Mais , je me réjouis que la tortue porte encore sa carapace sur le dos. Un accord est un accord. Et la tradition l'exige. Sur mon honneur de villageois tu as ma parole, majesté !. Répondait père avec soumission et dévotion, loyauté et gratitude en guise de tous les privilèges qu'il avait dut recevoir et qu'il recevait encore de la part de sa grandeur.
-très bien mon frère ! Très bien mon fils !! Du haut de son misérable tabouret en moitié rongé par le temps que lui offrait son fidèle compagnon monsieur mon père. Le chef se racla la gorge puis essaya de s'accommoder sur son trône moisi avant de continuer : je te fais confiance ! Je sais que tu ne me décevras pas.
Mon père prit une noix de cola qu'il cassa en deux et donna un morceau au chef!.
-l'enfant est né. C'est une fille. S'empressait un servant de le dire.
-Bien! bien! Tu peux disposer. S'adressant au servant. Puis il se tourna vers mon père. Mon frère tu sais ce qu'il te reste à faire.
-A sa cinquième saison, elle sera à vous.
-célébrons la naissance de ma femme.
Et tous ceux présents dans la concession criaient. On entendait des "woulouloulouuuuuuuuuu" et des "iyeeeeeeeeeeeeeeeee". Les femmes tapaient des mains et entonnaient des chansons. Certaines effectuaient quelques pas de danse et saluaient le chef et pourtant c'était mon père le géniteur et ma mère la matrice. Il se glorifiait de ses honneurs. Les enfants regardaient, allaient d'un bout à l'autre sans pour autant jamais comprendre ce qu'il se passe. Seul les aînés le savent et sont bien trop jaloux de leur connaissance qu'ils n'osent pas vendre la mèche. Ça s'agite dans tous les sens. D'un mouvement sec de la main , mon père met fin aux effervescences avant de prendre parole:
-apportez la nourriture, disait père à Rebecca, la première épouse. Apportez le vin, se tournant vers Séraphine deuxième épouse. Elles s'empressaient d'exécuter. La fête avait débuté. Ma naissance avait ramené la joie dans la cours. C'était d'une telle animosité. Tout le monde semblait très festif et heureux. Seule Mère paraissait triste. L'on pensait que c'était sûrement la douleur de l'accouchement et la fatigue. Elle s'efforçait néanmoins à afficher un sourire sur son visage et avait partager le repas.
Les années étaient passé et j'avais désormais 04 ans. L'on me préparait déjà à aller dans ma nouvelle demeure. C'est-à-dire celle du chef, mon futur époux. J'avais été promise à lui dès ma naissance. Mère m'avait raconté tout cela et m'avait fait comprendre que j'étais le symbole de l'Alliance et de la réconciliation entre père et le chef. Si mère avait donné naissance à un garçon, il aurait été l'esclave du chef et les biens de père n'aurait pas été rendu. Et puisque je suis née, moi une fille, j'allais être sa promise et la paix allait revenir.
Mère m'avait prit un soir en cachette et m'avait emmené loin du village. Elle s'était dit que pour rien au monde, elle ne livrerait sa fille. Pourquoi innocentes que nous étions, allions payer le prix de ces hommes avares? On dirait que mère avait tout préparé depuis ma naissance car le lieu où nous nous étions rendues étaient très frais, et très rangé. Tout était en place. Au sommet d'une montagne située dans la brousse. L'amour de ma mère pour moi n'était pas prêt de me laisser m'éloigner d'elle.
Aux dernières nouvelles, père avait payé le prix en livrant une de ses filles, ma grande soeur pour conserver son amitié avec majesté mais, 60% de ses terres ne lui avaient pas été rendus. Il maudissait mère d'avoir croisé sa route et l'accusait de son malheur et pourtant, c'est lui qui l'avait draguée et déviergée, quand bien même il avait déjà 02 épouses. ignorant qu'elle était là promise du chef. La nouvelle avait été rapporté à ce dernier et c'est ainsi que ses biens furent saisis par le chef. J'étais le seul prix à payer. Tel était la tradition. Mère et moi devrions payer pour son erreur, pour sa faute. C'était d'un tel déshonneur pour lui de savoir que mère et moi avions fuit.
Dans cette autre demeure qui m'était inconnue, j'avais fait la connaissance de Fideline ,ou plutôt FiFi comme je l'appelais et de sa mère. Elles avaient été victime de la même tragédie et s'étaient enfuies pour rejoindre la terre promise. C'est à dire les montagnes au cœur de la lointaine forêt. Fifi et moi nous trouvions cette tradition tellement respectée de tous très indigne. Nous nous étions promise de sortir les villageois et surtout les femmes de de cette turpitude. Nous ignorions comment mais nous le souhaitions de tout coeur. Nous étions tellement complices que nos mères se nouèrent d'amitié sans s'en rendre compte. Nous vivions une vie paisible. C'était un vrai bonheur de vivre pleinement nos vies de femme. Vivant de l'agriculture et des rêves. C'était notre paradis. Nous faisions tout ensemble, comme des soeurs et juste après l'obtention de notre licence, Fifi nous avait quitté pour un autre univers. Tout était si triste mais, après son départ, tout avait décollé dans ma vie.
-Tu es en retard Marguerite. Me dis Fifi ou plutôt Fideline de son vrai nom, qui à cette époque s'avère être ma meilleure amie jusqu'à ce que la mort l'emporte loin de moi, m'abandonnant avec les projets que nous nous étions donné d'accomplir on ne sait trop par quel miracle.
-n'est ce pas ce qu'on avait convenu ? Répondis-je sans pression.
-arriver un peu en retard oui mais pas à la fin sinon ça n'aura servit à rien toute cette mise en beauté.
-Dans tous les cas je suis prête chérie
-Au lieu de parler tu ferais mieux de te lever qu'on y aille.
Je rangeai ma misérable palette de maquillage que m'avait minutieuse offert ma'a Jacky lorsqu'elle avait jugé nécessaire qu'il était temps qu'elle s'en débarrasse. Elle ne contenait pas tout mais au moins elle était de ma convenance. Elle me servait bien pour des occasions comme celle-ci. Je n'avais pas d'argent pour m'en offrir une. Lorsque je la voyais en appliquer sur son visage, je l'enviais tellement. Elle ressemblait à ces actrices que Fifi et moi voyions à la télé et que nous comtemplions avec tant d'admiration. À ces mannequins sur les affiches et magazines que nous voulions tant ressembler. Mais hélas nous n'avaions que nos yeux pour regarder, nos mères pour nous dire combien il n'y avait pas assez d'argent car tout avait été dépensé pour nos études et Gloire à Dieu le succès fut notre. Nous venions d'obtenir notre licence en littérature et civilisations africaines. Quelle grande joie pour nous et pour nos mamans. Vous n'imaginez pas combien nous aurions été victimes de railleries si jamais nous avions échoué. Nous entendions déjà leur voix résonner dans nos cervelles «les stars du village ont échoué...elles sont aussi bête que leurs vêtements bizarre la...des prostitués, qui n'a pas encore vu leurs slips dans ce village? Aussi bête que leurs mères qui ont fuit leurs ménages.» aurait dit une fille en moitié rongée par la moisissure tant la misère avait atteint sur elle son apogée avec l'approbation de toutes les autres filles toutes aussi décrépies qu'elle. Bien-sûr Fifi et moi étions différentes de autres filles du village qui pour la plupart avant d'atteindre notre âge avait déjà 3 accouchements dont la paternité fut douteuse, du moins pour celles qui n'avaient pas fait d'avortements. Certaines étaient des femmes de ménage, d'aucunes des agricultrices en toit l'école, la modernité et elles n'allaient pas de bon train. Elles s'habillaient comme nos mères et grand mère voire nos ancêtres si bien que leur jeunesse en prenait un coup fatal. Ôh pauvre jeunesse !! comme elle avait dut se sentir maltraitée. Fifi et moi nous prenions pour ces filles aux allures épanouies digne d'une femme indépendante qui aurait réussi sa vie. Nous portions le plus souvent des decoltés, des mini-jupes, des t-shirts *Miranda ou sous-hélène*, des pantalons dit destroys. Exposant ainsi la noirceur de nos corps. Partout où nous passions, nous nous faisions remarquer tellement nous étions "développées". Nous avions donc choisit des vêtements plus que adaptés pour la circonstance qui visait à célébrer l'obtention de notre licence. Nous nous voulions reines et remarquées de tous. Uniques dans tout le village. Nous voulions être étincelantes aux yeux de nos amis qui devaient déjà être présents au tio'o ( salle de fête ).
Je m'étais vêtue d'une robe rouge et Fifi d'une robe rose. Fin prêtes pour notre soirée nous étions. La seule chose qui manquait était un véhicule de transport pour parachever notre œuvre et satisfaire nos désirs les plus extravagants. Vous savez comment sont les difficultés de déplacement dans les villages. Nous avions dût marcher sur nos deux pieds jusqu'à destination. Nous traversâmes les lacs de boues, les champs d'herbes ainsi que leurs légions d'insectes. Collines et montagnes, rivières et villages et enfin nous y étions parvenues. Tous ces obstacles n'étaient pour nous qu'un long raccourci qui allait nous permettre de vite arriver à destination. Nous primes le soins de nettoyer nos pieds avant d'engager la marche majestueuse qui allait rendre notre entrée en scène spectaculaire. Sûr de nous, nous avancions. lentement mais sûrement. Digne filles ayant atteint le sommet de la civilisation dans le village. Nous pénétrâmes la salle et nous marquâmes une pose digne de son nom juste à l'entrée à la vue de tous prenant le soins bien-sûr d'attirer sur nous les regards par le claquement de nos talons sur le sol grossièrement carrelé. La plupart des fêtards se tournèrent vers nous, leurs yeux examinaient nos silhouettes élancées magnifiquement traitées avec précaution pour la circonstance. Certains tapotaient les leurs amis tantôt sur leurs dos, tantôt sur leurs épaules et les invitaient à nous fixer à leur tour. Fifi et moi échangeons des regards complices et satisfaits de nos efforts. Nous varions nos poses comme dans les magazines. Puis d'un mouvement synchronisé nous avançâmes au milieu de la foule. C'était un vrai succès, nous étions les reines que nous désirions, les gens nous faisaient de la place. Nous avions atteint notre apogée du moins nous le pensions jusqu'à ce que tout le monde éclate de rire tout en nous pointant du bout des doigts. Nous ne comprenions pas pourquoi un si soudain changement de cadence. Il eut fallût que quelqu'un prennent une photo de nous et nous montrent réellement à quoi 'nous ressemblions dans nos tenues. Et à vrai dire nous étions tout sauf des reines. Le maquillage avait coulé sous l'effet de la transpiration et de la chaleur qu'il y'avait dans la salle. La honte nous envahissa immédiatement et l'assurance que nous avions s'effondra sur le coup. Les railleries étaient insupportables. Toute cette prestance que nous avions construite point par point venait de s'écrouler.
- Elles sont comme les zouglous" disaient l'une en faisant référence à ces guerriers traditionnels qui mettaient sur eux toute sorte de pigment naturel visant à attirer l'attention sur eux avant de se lancer dans la lutte.
-Des clowns plutôt. Renchérissait un autre qui se vantait d'en savoir beaucoup plus que les autres sur le qualificatif adéquat pour nous.
-On vous a seulement forcé à vous peindre le visage!? Rajoutait un autre . il ria longuement avant de poursuivre: regardez celle là (pointant Fifi du doigt) c'est grave pour elle . un vrai zombie. Et tous éclatèrent de rire.
Je puis vous dire que c'était bien plus que ce que je ne décris. Imaginez vous être la risée de toute une foule après toute une lise en scène. Fifi de nature sensible, n'avait pas supporté la douleur de l'humiliation et était sortie en courant de la salle. J'essayai de la suivre mais elle était bien plus rapide. Elle prit la route contraire à celle qui nous avait conduit jusque là. « Fifiiiiiiii attends mois s'il te plait !! Disais-je à haute voix. » je criais et hurlais son nom mais elle ne semblait pas vouloir s'arrêter. Elle avait vraiment été blessée. «est-ce de ma faute? Pourquoi tu ne m'attends pas?» Insistais-je. Lorsqu'elle s'était enfin décidée à s'arrêter, un min...
À suivre
Lorsqu'elle s'était enfin décidée à s'arrêter, un minibus servant à transporter les villageois jusqu'au marché public pour qu'ils puissent vendirent leurs récoltes ou pour une quelconque raison sortit de nulle part et sans ménagement, il jeta son dévolu sur Fifi et l'engloutit en un seul coup. C'était horrible. J'ecarquillais les yeux, les clignais, des larmes surgirent seules comme si elles avaient déjà la confirmation de ce que je refusais de m'imaginer. Je voulais le vérifier mais je n'y arrivais, pas j'en tremblais. Je ne voulais pas voir cette réalité en face.
Je ne voulais pas l'affronter , je n'en avais pas la force. J'étais resté paralysée. Mes jambes, faiblies par le poids de ma peine finirent par rendre l'âme et sur le sol je m'écroulai. À mon réveil, bien que je ne fus pas vraiment endormie mais plongée dans mes pensées en essayant de trouver la cause de tout ceci, plein de gens étaient autour de moi. les visages attristés ,remplis de compassion, de tristesse et de culpabilité. Le corps en moitié broyé de Fifi ou plutôt ce qu'il en restait d'elle se trouvait devant moi. Je n'en revenais pas. J'avais tué Fifi. J'étais la seule coupable du crime sans aucun doute.
-Non ...non ...Nooooooooooooooooooo...ooon!! . Fifiiiiiiiiii ... Pourquoi ? Ce n'est pas vrai ça ne peut pas être vrai . Je sais que tu vas te relever sinon c'est moi qui t'aurais tué tout est de ma faute si seulement nous y étions allées à l'heure, si je ne t'avais pas demandé de m'attendre tout ça ne serait pas arrivé Fifi...ma seule sœur et ma seule véritable amie. Pourquoi toi? Hurlais-je indéfiniment. J'avais soudainement des maux de tête atroces. Je voulais m'arracher les cheveux tant ma douleur était profonde. Je parlais à haute voix, je criais comme pour me faire entendre par la foule, par nos ancêtres et les dieux de l'au delà comme pour clamer mon innocence mes innombrables aventures avec Fifi, nos affinités,nos joies, nos plus beaux souvenirs, nos promesses qui aujourd'hui allait désormais rester en moi toute seule. Je frappais la terre comme pour l'exhorter à rejeter de ses entrailles le corps qui allait l'enrichir d'avantage et la rendre terre sacrée. Mais, elle semblait ne pas partager ma peine. Après tout, n'allait elle pas recevoir un engrais de plus ? Pourquoi serait-elle triste? Néanmoins j'aurais souhaité un peu de compassion de sa part elle, elle se faisait impitoyable plus que jamais. Je baignais dans le sang visqueux et rouge écarlate de Fifi je m'agrippais à ce qu'il en restait de sa chair et de ses os. Quel fardeau. Certains témois de la scène me tapotaient le dos, d'autres m'embrassaient, d'aucun essayaient de m'éloigner de son corps et le reste me regardait faire sans rien dire avec dans leurs regards l'expression d'un profond désarroi. Le lien qui les unissait tous était sans aucun doute leur désolation pour moi avec une seule pensée à dans leur esprit: pauvre petite, ta sœur est déjà morte il n'y a plus rien à faire. Même si Jésus revenait sur terre, son corps ne pourrait être reconstitué.". Bien-sûr que je le savais mais je m'en foutais, j'espérais une résurrection tel le Messi, une renaissance tel un Phénix. Cependant les minutes passaient mais rien ne semblait vouloir changer. La situation resta intacte jusqu'à mon retour tragique dans la concession accompagné d'un cortège funèbre. Les voyageurs se sentant coupables tout autant que moi n'avaient pût rester indifférents.
Mère vint me trouver dans la grande cours, tante Sophie (mère de sabine la suivait. Quelques voisins et voisines assoiffés d'apprendre la nouvelle se précipitèrent vers la cours en abandonnant chez eux, leur travaux, leurs enfants, leurs cuisines, leurs époux et leurs femmes. Aussitôt après avoir appris la triste nouvelle, tous éclatèrent en sanglot et pleurèrent à l'unanimité comme s'il le leur avait été ordonné. Comme s'ils aimaient tellement Fifi, comme s'ils l'avaient réellement connu. Comme si au plus profond de leurs cœurs ils partageaient mon chagrin. Les femmes criaient dans tous les sens, chacune le plus haut possible comme pour dire au seigneur épargne nous la douleur d'être les prochains. Les hommes baissaient la tête et essayaient tantôt de calmer les femmes, tantôt de chasser les enfants qui jouaient pendant un moment si pénible. Seule ma mère et tante Sophie eurent le courage de me demander ce qu'il s'était passé toutes deux les yeux remplis de larmes et les cœurs aussi meurtris que le mien.
-Où étiez-vous ? Disais tante Sophie
-Que s'est il passé? Qu'est-il arrivé? Tu vas bien j'espère ? Demandais mère
Que s'est-il passer? Une question à laquelle j'aurais voulut ne pas pouvoir y répondre si jamais il m'aurait fallut expliquer ce qui était arrivé à Fifi cependant, il fallait que je le leur dise. Je culpabilisais vraiment car si je n'avais pas insisté peut-être rien ne serait arrivé. Mère et tante me consolèrent bien qu'elles fût aussi touchées. Elles tentèrent de me rassurer que je n'y étais pour rien. Que ça devait arrivé et qu'on y pouvait rien. Comment pouvais-je bien me sentir quand Fifi n'était plus ? Je ne pouvais que me sentir mal, je ne pouvais que pleurer. Mon corps se vidait de toute son eau et ma chair refusait d'accueillir des nutriments. Je ne mangeais presque plus. J'avais les yeux enflés. L'insomnie était mon partage. Le peu de temps que je trouvais pour m'endormir, je le dediais à Fifi au nom de nos liens ceux jusqu'à son enterrement et même quelques jours après.
Mes journées étaient merdiques. Je n'avais plus aucun rêve. Je ne savais quoi faire. Je m'ennuyais. Tout espoir de réaliser nos souhaits s'était envolé. Seule je n'y arriverais pas me disais-je. Sans Fifi à mes côtés, je ne trouvais pas la motivation. Même nos magazines ne m'intéressaient plus. Ce qui me dégoûtait le plus était ces hypocrites qui avaient pleurer de joie pour elle tant ils avaient souhaité sa mort et la mienne par la même occasion. Les garçons qu'elle avaient largué ou rejeté ainsi que les filles qui nous enviaient. Tous semblaient se réjouir qu'elle ne soit plus et que je sois si désemparée. J'entendais certains dire: «cette crâneuse là !? Hummm Tsuippp bien fait pour elle. Au moins on aura un peu de paix. Et sa chèvre ( parlant de moi) qui est toujours envie même comme elle devenue plus calme...» quoi de plus normal? après tout, le malheur ses uns ne fait il pas le bonheur des autres?.
Mère avait finit par tomber malade. Tante et moi nous occupions d'elle comme nous pouvions. Le cancer la rongeait de plus en plus. Tout s'écroulait de plus en plus. Ma vie devenait triste. Je ne pensais pas retrouvé la joie de vivre. Tout semblait perdu jusqu'à ce matin là. Oui jusqu'à ce jour où j'ai découvert le paradis dans lequel j'avais toujours souhaité me bercer. Et je me suis dit oui!!. Oui!! pour Fifi je devrais le faire, en mémoire de son nom. C'était trop beau pour être vrai mais je le vivais je le sentais. Quelques semaines après le départ de Fifi, j'avais retrouvé la force, l'amour et la détermination.
Il était 6h du matin, j'étais co...