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L'homme que j'ai haï

L'homme que j'ai haï

Auteur:: Fanta Plume
Genre: Aventure
Parfois nos désirs charnels nous conduisent sur des chemins de perdition. C'est l'histoire de Sandrine, une jeune femme qui détestait tellement ça conditions de vie et en général celle de sa famille. Ainsi donc elle refuse cette propriété qu'elle trouve héréditaire et atroce. Sur ceux, elle rompre avec son fiancé sous prétexte qu'il est pauvre et ne peut en aucun cas le donner la vie de luxe qu'elle envisage. Elle se lance dans la quête de retrouver un homme riche qui fera qu'elle sa princesse où elle est prête à tuer si possible tout ceux ce mettra sur son chemin juste pour atteindre son objectif. Arrivera-t-elle ??? A suivre......

Chapitre 1 .

Salut ! Je m'appelle Sandrine DJIDAGO. Je suis née d'une famille pauvre qui se débrouille. Ma mère est couturière. J'ai une grande sœur : Bella. Ma mère et ma sœur sont fière malgré cette condition vie que moi je n'apprécie pas du tout. En tout moi, je ne vais pas souffrir toute ma vie. Je dois avoir de l'argent. Et comment ? Ahhh oui.. Je dois avoir un homme riche qui doit être en mesure d'assurer tout mes besoins. Je ne dois surtout pas souffrir... C'est objectif principal. Je dois sortir de cette pauvreté atroce !

Voilà, c'est ainsi que je réfléchissais un petit matin sur mon lit, à commencer réussi mon plan et je vis Bella, ma grande sœur qui s'apprêtait en chantant. Elle redressa sa tête et constata que je l'observais.

Bella : Bonjour Sandrine. Tu as bien dormi. ?

Moi : Bonjour Bella. Ça se voit que tu adores la pauvreté, façon tu chantes ce beau matin.

Bella : Ah petite sœur, Dieu m'a réveillé encore ce matin et je suis en bonne santé. Ne sais-tu pas que c'est la meilleure richesse. ?

Encore sa théorie insensée. Ça m'irrite ! Quelle idiote !

Depuis que j'ai pris la résolution de sortir de cette pauvreté, je m'employais chaque jour à ficeler mon plan pour trouver un jeune homme riche. J'avais du goût ; certes, je voulais de l'argent mais ce n'est pas pour cette raison que je vais accepter un vieillard. Il fallait que mon futur mari soit jeune héritier.

Je réfléchis mais je ne trouve vraiment pas qui appâter. Pour l'heure, ce n'était pas crucial. Je devais trouver un moyen de rompre avec Brice. Je pensais à lui avec tristesse car je l'aime sincèrement. Malheureusement il est pauvre et son futur n'augure rien de bon. J'avais la main sur ma joue, cogitant intensément quand je sentis une main tapoter mon épaule droite. Je sursautai et je vis que c'était Charms.

Charms : on dirait que j'ai fait peur à ma sœurette adorée.

Moi : Oui Charms, tu es rentré tôt aujourd'hui.

Charms : Sandrine, que veux-tu. ? Il y a plus vraiment de job. J'ai juste été aide-maçon pour la moitié de la journée. Alors à quoi pensais- tu ? Je t'ai vu très concentrée.

Moi : Charms, je veux quitter Brice.

Charms écarquilla les yeux de surprise.

Charms : et pourquoi Sandrine. ?

Moi : il est trop pauvre Charms. Je ne supporte plus.

Charms : chère sœur, fais attention. Cet homme t'aime.

Moi : dis-moi Charms, à quoi sert l'amour sans le sou ? Est-ce que c'est l'amour qui résout nos problèmes ou c'est l'argent ?

Charms soupira.

Charms : tu as raison Sandrine. Mais Est-ce que c'est parce que tu as trouvé quelqu'un de mieux. ?

Moi : Charms mais j'y pense sérieusement. Seulement il me faut quitter Brice pour être libre.

Charms : Écoute Sandrine, agis prudemment. Trouve d'abord ton gars nanti, assure-toi qu'il va effectivement t'épouser avant de rompre avec Brice.

Moi : belle idée Charms. C'est pour ça que je t'aime. Toi au moins, tu me comprends.

Charms : Je te soutiens à mille pour cent. Ma sœur l'argent est indispensable. Le manque d'argent est une mauvaise maladie. Sais-tu que les filles me rejettent juste parce que je suis sans le sou. ? Je suis obligé de me taper les vilaines vendeuses de beignets.

A ces mots, j'éclatai de rire et je répondis.

Moi : il faut que tu fasses attention à ne pas mettre grosse ces vendeuses. Moi, Sandrine, tu me vois être là belle-sœur d'une vendeuse de beignets. ?

Charms : Que la nature m'en préserve Sandrine. C'est juste pour "tuer le temps". Quand tu auras identifié ton homme riche, fais le moi savoir, je vais te donner de bonnes idées pour l'apprivoiser.

Je continuai mes réflexions. Je décidai de commencer à rôder autour des endroits où des hommes de la classe aisée était fréquente car il était impossible de ne pas remarquer ma beauté. Comme je m'y attendais, des hommes s'intéressaient à moi, mais manque de chance, la plupart était mariée et voulaient me prendre comme seconde ou troisième épouse. Que Dieu m'épargne de vivre dans un foyer polygamique !

Ma mère nous avait toujours enseigné ma sœur et moi d'éviter une telle situation. Un proverbe populaire dit" Un seul Seigneur, une seule épouse. " Je dois être là seule reine de mon mari, la seule maîtresse de mon foyer. Même s'il s'avérait que mon futur mari ait des maîtres dehors, elles ne seront que des branches et moi je serai l'arbre. Si une femme croit que la polygamie est une source de joie et de bien- être pour elle, elle se trompe largement. Du moins c'est mon avis à moi, Sandrine. Je me sens trop vive pour me cantonner dans un second ou troisième rôle. Ma mère nous a appris que la polygamie crée des dissidences et trouble de nombreux foyers. Rares sont les coépouses qui s'entendent et qui s'aiment. Dans cette situation de détresse, les marabouts, les charlatans, les voyants et autres prédicateurs sont très sollicités juste pour ne pas voir les enfants de l'autre prospérer. Tous les stratagèmes sont bons pour nuire à sa rivale. La polygamie opprime matériellement et moralement la femme. Elle est un fléau qui a divisé et continue de semer la ségrégation dans des nombreux foyers. De toute façon, je suis suffisamment jalouse et fragile pour m'embarquer dans une telle aventure.

Après quelques mois, ne trouvant pas ce que je cherchais, je commençais à réfléchir autrement.

Quelles sont les hommes riches qui étaient dans mon environnement immédiat. ? En effet, la chèvre ne brute que là où elle est attachée. Il me sera plus facile de séduire ceux qui sont à ma portée que ceux que je ne connaissais pas.

Mes pensées allèrent sur Junior, un jeune homme qui me faisait la cour depuis deux ans mais je l'écartai tout de suite. Il était laid. C'est un enfant adopté et sa famille quoi qu'aisée n'est pas aussi riche que ça. Je souris en pensant à lui. Quel prétentieux ! Il est vraiment audacieux de vouloir une femme aussi belle que moi. Il ne répondait pas à mes aspirations. Il pouvait toujours courir. Quand il sera fatigué, il rebroussera chemin.

Après, je pensais à Abel, un bon ami qui me dépannait quelques fois en cas de besoin. Sa mère est riche. Il pouvait faire l'affaire mais notre amitié était si profonde que je ne voulais pas prendre le risque de la détruire. Je ne voulais pas le perdre en tant qu'ami. Les amis sont des compagnons de voyage qui nous aident à avancer sur notre chemin. L'amitié double les joies et réduit de moitié les peines.

Et je tenais à l'amitié de Abel car au fond de moi. Je savais que je pouvais compter sur lui car les hommes sont plus tolérants envers les femmes que les femmes entre elles. De plus, je ne ressentais pas la moindre attirance pour lui. Notre relation était à la limite fraternelle.

Mais quel autre jeune homme de famille riche était dans mon environnement et qui pouvait m'intéresser. ?

Ah oui ! Pourquoi pas ? Ça y est. Je pense avoir trouvé.

A suivre..........

Chapitre 2 .

Je décide de séduire Jules, un jeune médecin de famille riche. Pour cela, il fallait que je prétexte un mal et que j'aille le voir dans sa clinique. Je ficelle correctement mon plan. Pour l'appâter, il fallait que je m'habille sexy de façon à faire ressortir toutes les parties attrayantes que les hommes aiment bien admirer. Mais comment une malade peut-elle s'habiller sexy. ? Non, je vais porter un habit décent. Et quand il aurait fini de me soigner, je choisirai un autre jour pour aller le remercier. A cette occasion, je vais m'habiller sexy. C'est ainsi que je vais procéder.

Je mis donc un complet pagne et haut. Je mis des sandalettes et j'attachai mes cheveux en un chignon banal. Cette simplicité correspondait bien à une malade. J'étais prête pour ma première action.

Jules est le fiancé de Rose, une jeune fille proche de moi et de Rolande. Mais elle a toujours préféré Rolande qui est du même milieu social et ne me fréquentait presque pas. Cependant, quand nous rencontrons chez Rolande, nous bavardons correctement. Mais au fond de moi, je ne l'aimais pas. Cela ne me dérangerait donc pas de lui piquer son fiancé. Ainsi va la vie. La plupart des relations sont empreintes d'hypocrisie. Si chacun pouvait lire dans le cœur de son prochain ! La plupart du temps, l'être humain a deux visages : celui qu'il nous montre et celui qu'il est réellement. Nous sommes gentilles envers nos amies mais nous ne ratons aucune occasion de les critiquer derrière leur dos. Les hypocrites, c'est comme le répondeur, ils parlent toujours quand on n'est pas là.

Rose m'avait lors de nos conversations entre filles, donné des détails sur Jules. Aujourd'hui, j'allais m'en servir pour l'arracher. Attention donc à qui nous faisons confiance et confions nos problèmes. Tous ceux qui nous sourient ne sont pas nos vrais amis. La preuve est que j'ai toujours souri à Rose, mais je ne l'aimais pas. Et maintenant que mes intérêts sont en jeu, je n'hésiterai pas à la poignarder dans le dos. Mais le mensonge et la tromperie ne durent qu'un temps, tout se dévoile un jour et la confiance meurt pour toujours.

Me voici donc prête pour la clinique de Jules. Je marche au lieu de prendre un taxi pour paraître bien fatiguée afin d'avoir une mine de malade. Une fois sur les lieux, je paie la consultation et attend mon tour.

Lorsque je fis mon entrée dans la salle de consultation, Jules fut surpris.

Jules : Sandrine. ? Mais qu'est- ce que tu as ma chérie. ?

Moi : Oh Jules, je me sens fatiguée et hier soir j'ai vomi. Ce matin, j'ai fait la diarrhée.

Jules : Un instant, je vais t'examiner.

Jules m'examina et me fit faire des analyses qui ne révélaient rien. Normal, je n'étais pas malade. Jules prit bien soin de moi en tant qu'amie de Rose. Puis il me fit déposer par son chauffeur à qui il remit de l'argent pour les médicaments prescrits.

Je souris de satisfaction une fois chez moi. Première étape réussie. Il reste la seconde, la plus décisive. Je devais la préparer correctement. De cette visite, dépendrait le futur.

Une semaine plus tard, je décide donc d'aller remercier mon Médecin pour le bon traitement à moi infligé.

Je choisis une robe courte couleur Bella pâle et moulant mes formes. Je fis un maquillage léger et je mis des chaussures fermées à talon plat. Je me parfumai et pris mon sac à main. J'étais bien plus jolie que cette idiote de Rose.

J'ai attendu une heure proche de la fin des consultations ordinaires afin de passer la dernière pour qu'il puisse disposer de son tout son temps. A la clinique, je payai normalement la consultation et attendis patiemment mon tour. Lorsque j'entrai dans la salle de consultation, Jules était heureux de me voir guérie.

Jules : Sandrine, tu n'as pas l'air d'une malade du tout. Tu brilles comme une étoile.

Moi : bonsoir Jules.

Je lui fis un bisou pour qu'il puisse bien sentir mon parfum envoûtant.

Moi : Je suis juste venue te remercier pour la dernière fois en t'apportant ce gâteau.

Jules : Et tu as payé la consultation pour ça Sandrine. ?

Moi : Oui c'est le seul moyen de te voir à la clinique.

Jules : Tu n'aurais pas dû. Merci pour le gâteau. Tu es pratiquement ma dernière patiente donc je ne me presse pas. Alors, quelles sont les nouvelles. ? Comment tu gères l'après - diplôme. ?

J'allais lui répondre quand son téléphone sonna. Au bout du fil, Rose. Il conversa avec elle quelques minutes et l'informa que je suis avec lui. Il me la passa et je la saluai comme si je l'aimais trop. Tsuiip.

Quand il finit de converser avec elle, il s'adressa à moi tout heureux.

Jules : ah Sandrine, Rose va sûrement te le dire bientôt. Nous avons hier décidé de la date de la dot et du mariage. La dot sera dans un mois et le mariage, une semaine plus tard.

Quelle mauvaise nouvelle ! Merde ! C'est trop tard. Un mois, c'est peu pour arriver à prendre le cœur de Jules et lui faire oublier ce mariage. Contre mauvaise fortune, je fis bon cœur.

Moi : Félicitations Jules, je suis contente pour toi et Rose.

Contente. ? J'en suis très loin, je suis enragée oui. J'aurais dû commencer mes démarches un peu plus tôt. Je ne pris pas du temps pour l'admettre : c'est raté.

Je pris rapidement congé de Jules.

Jules : mais Sandrine, reste un peu, nous allons causer.

Moi : non Jules, je dois y aller, j'ai un autre programme.

Je sors de la clinique furieuse. Je réfléchis un moment et décide de me rendre chez Rolande. Au moins nos bavardages allaient m'adoucir le cœur. J'espère au moins que Madame Madeleine ne serait pas présente.

Rolande a toujours été d'une agréable compagnie et d'une gentillesse sans bornes. Mais je commence à me lasser de ses dons. Je voulais désormais être celle qui donne et non celle qui reçoit. Je voulais avoir plein de servantes à ma disposition, un vigile à mon portail et tous ces autres plaisirs de la vie qui ne sont accessibles qu'aux gens riches.

Comme d'habitude, le vigile au portail me laissa entrer. J'étais une habituée de la maison. Je traversais le salon pour me rendre sur la terrasse de l'arrière-cour où se trouvait Rolande.

Pendant que je traversais le salon, mes yeux se posèrent sur une photo de Monsieur Luc.

Je l'observai un moment et des idées fourmillent dans ma tête.

Je voulais un jeune homme riche. Le père de Rolande, il est vrai n'est pas un vieillard mais pour moi il est tout de même âgé. Il a eu Rolande relativement jeune. Je sors très vite cette idée de ma tête car il est marié à Madeleine. Si j'avais voulu d'un homme marié, je ne serai même plus là à le désirer.

Je m'avance vers la terrasse et j'entends au loin la voix de Rolande. Elle était au téléphone.

Je lui fis la bise et m'assoit en face d'elle en attendant qu'elle finisse sa discussion.

Rolande : alors Sandrine la miss, reviens-tu d'un rendez- vous avec Brice. ?

Moi : Pourquoi cette question Rolande. ?

Rolande : ton parfum est si envoûtant qu'on dirait qu'elle est spécialement mise pour un homme.

Moi : Arrête Rolande, n'est-ce pas toi qui me l'as offert, tu as oublié. ?

Rolande : Oui j'ai oublié, quand j'offre un cadeau, elle ne m'appartient plus, alors j'oublie.

Moi : OK, savais-tu que Rose se marie dans un mois ?

Rolande : Oui, elle m'a appelé hier pour me le dire et je lui ai demandé de t'appeler aussi.

Moi : Elle ne l'a pas fait. Comme moi je suis pauvre, elle ne considère pas.

Rolande : non Sandrine, ne parle pas ainsi. Cela a dû lui échapper. Mais dans ce cas, comment l'as-tu appris. ?

Moi : c'est Jules qui me l'a dit.

Rolande : Jules. ? Et où l'as-tu vu ?

Moi : je reviens de chez lui. Je suis allée le remercier des bons soins qu'il m'a prodigué quand j'étais souffrante.

Rolande : ah tu as été malade et je ne sais pas ?

Moi : Laisse- ça, je ne voulais pas te déranger. Rose lui a même téléphoné et je lui ai parlé aussi. Mais elle ne m'a rien dit. Quand je ne viendrai pas au mariage, surtout ne me blâmez pas.

Rolande : ok Sandrine, n'en fais pas une histoire non plus. Elle va s'excuser. John revient ce soir. Il a terminé ses études.

Moi : il revient vivre au pays ?

Rolande : je ne sais pas. Il m'a dit qu'il hésite. A son arrivée, nous en discuterons. Sa petite sœur fête son anniversaire Samedi. Ils organisent une fête. Il faut que tu viennes avec Brice.

Moi : ok Rolande mais je n'ai rien de potable à me mettre.

Rolande : ce n'est pas un problème ça. Demain, je viens te chercher et tu choisiras ta tenue. Il y a même un nouveau prêt à porter ouvert non loin de l'ancien pont.

Moi : merci d'avance Rolande, tu es vraiment gentille.

Rolande : mais voyons Sandrine, tu es ma sœur.

Rolande est fiancée à John qui étudie au Tunisie. Je le voyais lorsqu'il revenait au pays pendant les vacances.

Rolande et lui nous invitaient Brice et moi à leurs sorties mais très souvent, je déclinais l'offre parce que Brice ne se sapait pas comme j'aimais. Je l'aime beaucoup mais j'avais honte de l'emmener à des fêtes.

Rolande et moi bavardons encore une bonne heure, puis je m'en allais. Généralement lorsque je rendais visite à Rolande, elle me faisait conduire chez moi par son chauffeur dans une voiture luxueuse, le genre que j'aimerais avoir.

Pendant que nous attendions que le chauffeur vienne avec la voiture, Madame Madeleine arriva. Je ne la digérais pas, mais je m'empressai de la saluer.

Moi : Bonjour tanti Madeleine.

Madeleine : Bonjour Sandrine,

Moi : je suis sur le point de partir.

Madeleine : ok. A la prochaine.

Madeleine ne m'as jamais aimé je le sais. Elle faisait juste l'effort d'être polie et je faisais de même. Je pense qu'elle est jalouse de ma beauté et voyait d'un mauvais œil le fait que son mari payait mes études. Je me demande même pourquoi le bon Dieu ne lui a pas donné des enfants. Elle aurait été moins aigrie. J'espère que ce n'est pas sa stérilité qui l'a rendu si irritante.

Lorsque je rentre chez moi, je vois Brice qui m'attendait, furieux parce que je ne lui ai pas fait savoir que je sortais. Il me faisait rire. En plus d'être pauvre, il était jaloux. A cette allure, je vais le quitter plus vite que prévu. Il est sans le sou et il veut me donner des ordres. Il se prend pour Eto, le grand joueur de football. ? Il ne sait pas que les hommes pauvres n'ont pas droit à la parole. ? Je commençais à lui crier dessus comme un enfant. Immédiatement, Bella qui entendait nos voix s'élever, se pointa. Elle calma Brice qui me regardait hébété. Elle lui demanda même de partir, ce qu'il fit sans mot dire.

A son départ, Bella s'adressa à moi.

Bella : Sandrine, est- ce sur ton fiancé que tu criais de la sorte. ? Tu ne sais pas que tu lui dois du respect. ?

Moi : Laisse-moi rire Bella. Respecter un homme pauvre ? Qu'est-ce qu'il me donne. ?

Bella : Sandrine, il ne te donne rien parce qu'il n'a rien à te donner pour le moment. Mais il t'aime sincèrement et tu le sais.

Moi : merci beaucoup, nous allons vivre d'amour et d'eau fraîche. ? Épargne-moi tes théories idiotes, Bella.

Bella : Sandrine, je te conseille de te rendre chez lui et de t'excuser.

J'éclatai de rire. Ma sœur est très drôle. Moi, Sandrine, allé supplier un homme pauvre ! Brice pouvait toujours rêver. D'ailleurs, je me rendrai à la fête d'anniversaire de la belle-sœur de Rolande sans lui. Qui sait si je vais y rencontrer un jeune homme riche ? Avec Brice dans les pattes, mes chances vont s'amoindrir et je ne serai pas libre de mes mouvements. Il faut que je commence à sérieusement me préparer à cette fête à laquelle j'en suis certaine, il y aura de nombreux jeunes hommes riches.

Le lendemain, Rolande est passé me chercher comme prévu pour l'achat de ma tenue. Je choisis une robe couleur bleue piscine, forme princesse avec un col V asymétrique, longueur genou, légèrement plissé en haut. Il fallait que je sois rayonnante pour attirer l'attention des jeunes et riches célibataires ou fiancés.

Aucun obstacle ne m'empêchera d'atteindre mon but. J'étais décidée à sortir de cette pauvreté devenue un poids lourd à porter.

A suivre. ....

Chapitre 3 .

Vêtue de ma robe choisie avec soin, j'avais fière allure. Nul doute que je serai facilement remarquée à cette fête. Ma prière est que de nombreux jeunes riches et célibataires soient présents.

J'attendais que le chauffeur de Rolande vienne me chercher. Pendant ce temps, je discutais avec Charms.

Charms : alors ma sœur, où en es-tu dans tes recherches de l'homme idéal. ?

Moi : franchement Charms, jusqu'à présent, toujours rien. La plupart des hommes riches sont mariés.

Charms : c'est l'argent que tu veux non ? Accepte.

Moi : Jamais de la vie. Je veux être là seule épouse de mon mari.

Charms : rien n'est certain, Sandrine, ton mari peut toutefois prendre une seconde épouse.

Moi : je veillerai à choisir le régime monogamique à la mairie. Libre cours aux femmes qui voudront être ses maîtresses.

Charms : dommage que tu ne veuilles pas d'un homme marié. Le propriétaire du chantier sur lequel j'aide les maçons est bourré de frics.

Moi : non Charms, je suis exigeante sur les trois critères que voici : jeune, riche et célibataire.

L'arrivée du chauffeur de Rolande interrompit notre discussion. Ce dernier m'ouvrit la portière et je pris place à l'arrière comme une grande dame. Exactement ce que j'aimais. Un jour, j'allais disposer de ma propre voiture et de mon chauffeur personnel.

Le trajet jusqu'au domicile des parents de John dura environ une demi - heure. À destination, le chauffeur m'ouvrit à nouveau la portière et je descendis.

Le domicile de la famille de John est très grand. Une somptueuse résidence ! N'importe quel être humain ayant du goût rêverait de vivre dans pareille demeure. Il y a deux jardins et une piscine. Au bord de la piscine, il y a un couloir qui débouche sur un jacuzzi. A côté, se trouvait une salle de sports. Malheureusement, je ne pouvais visiter l'intérieur du bâtiment car la fête se déroulait dans les jardins.

Les arbres du jardin ont été décorés par des guirlandes lumineuses. Aujourd'hui, Cyndie, la sœur de Johna dix - huit ans. C'est la première fois que je la verrai. Elle ne fréquentait pas Rolande et donc je n'ai pas eu l'occasion de la connaître auparavant.

L'ambiance était festive. Une musique douce était diffusée pendant que les invités entraient et prenaient place. Des hôtesses avaient spécialement été engagées pour l'occasion pour accueillir les convives et les orienter vers les places qui leur avaient été réservées.

Je fus dirigée vers la table qui m'avait été indiquée et je pouvais clairement lire mon nom inscrit sur un joli papier carton et collé à une chaise ornée de nappe blanche. Cela signifie que tous les invités étaient attendus. Ce n'est pas le genre de fête où on débarque sans être invité. Les gens riches ont de la classe et des façons de faire très raffinées qui me plaisaient énormément. Ce n'est pas comme chez nous les pauvres où tout se fait en désordre. Vivement que je quitte cette communauté de galère !

A la table où j'allais passer toute cette soirée, étaient également inscrits cinq autres noms: Rolande, John, Rose, Jules et Brice. Sa place allait rester vide. Mes pensées s'envolèrent vers lui. Est-ce qu'un jour Brice pourrait m'offrir une maison pareille ? non ! même dans mes rêves les plus fous. Pourquoi je perdais mon temps avec lui ? Parce que je l'aime. Mais hélas, dans la vie, l'amour ne suffit pas. Il faut bien que je sois capable de me nourrir, de me soigner et de me faire plaisir. L'amour seul ne peut me rendre heureuse. Je ne sais même pas pourquoi Charms veut que j'attende pour le sortir de vie. C'est certain qu'il me porte la poisse.

J'étais immergée dans mes pensées quand la voix de Rose me sortit de ma concentration.

Rose : Bonsoir Sandrine. Ça va bien ?

Je lui fis un large sourire comme si la voir me réjouissait.

Moi : Rose, tu es déjà là. ? Contente de te revoir. Félicitations pour ton prochain mariage. Nous allons chanter et danser à cette fête.

Ah je vois que Sandrine est encore plus heureuse que la future mariée, me dit Jules en me faisant une bise sur l'une de mes joues.

Les deux amoureux s'installèrent à ma table. Si Rose pouvait savoir ce que je pensais dans mon cœur! Elle a eu la chance que Jules ait vite programmé leur mariage. Je les observais un instant. Ils sont si complices ! Ils se sourient et se tiennent par la main. Leur bonheur m'énerve. Même si je ne peux plus avoir le cœur de Jules, il faut que je trouve un moyen de provoquer une dispute entre eux. Je suis plus belle que Rose et pourtant elle a un fiancé riche et va même se marier avant moi !

Pendant que je pensais à tout ceci, je leur souriais quand même quand nos regards se croisaient.

Rose : Mais Sandrine, tu es seule. Où se trouve Brice. ?

Moi : Il a un contretemps de dernière minute, Rose.

Rose : ce n'est pas grave Sandrine, nous allons te tenir compagnie et empêcher des hommes de tourner autour de toi.

Décidément cette Rose voulait me sortir de mes gonds. Elle va empêcher qui de m'approcher. ? Ce n'est pas grave. Je lui ferai sa fête bientôt.

Rolande et John se joignirent à nous peu de temps plus tard. John me salua chaleureusement et les deux demandèrent d'après Brice. Je leur servis la même excuse qu'à Rose.

Rolande : Sandrine, tu aurais pu m'envoyer un message me signalant ta présence.

Moi : Je ne voulais pas te déranger Rolande.

Rolande : mais non, tu ne me déranges jamais Sandrine. J'aidais Cyndie à se préparer. Si j'avais su que tu étais là, je t'aurai demandé de venir.

Dommage, j'avais raté une occasion de visiter l'intérieur de la belle maison de John.

Cyndie apparut vêtue d'une belle robe couleur ivoire forme sirène légèrement décolletée. Je pouvais aisément deviner le prix d'un tel vêtement. Une chaînette en or ornait son cou. Elle avait les cheveux nattés enroulés dans un chignon qui lui allait parfaitement. Elle avait l'air heureux. Avec sa mère à ses côtés, elle fit le tour des tables pour saluer les invités.

Une des meilleures occasions pour se retrouver et célébrer une personne est l'anniversaire. Moi, je n'avais jamais célébré le mien par manque de moyens.

Un buffet était disponible pour les invités avec service libre. Il y avait de nombreux mets et toutes sortes de boissons. Un vrai régal. Après avoir mangé et bu, les invités commencèrent à esquiver des pas de danse.

Jusqu'à cette étape de la soirée, aucun jeune riche ne m'avait approché. Même si je sentais le regard de beaucoup de jeunes hommes m'admirer de loin, ils n'osèrent pas m'aborder car ils étaient tous accompagnés par des jeunes femmes.

Rolande trouva que John et Jules devraient danser avec moi à tour de rôle vu que j'étais arrivée seule. Les deux jeunes hommes approuvèrent sa proposition.

Je fis une première danse avec Jules. Mais je sentais que Rose avait tout son regard braqué vers nous comme si elle son cœur a deviné qu'il y a peu je tramais contre elle. Elle ne perd rien pour attendre. Pour l'heure j'étais malheureuse que tous les jeunes hommes de bonne famille soient venus accompagnés. Qu'ai-je fait à Dieu pour que mes plans échouent à chaque fois ?

Pendant que je dansais avec John, des pensées malsaines me saisirent. Je me rappelai qu'il était jeune, riche et encore célibataire. Mais non! Je ne peux pas faire ça à Rolande. Pas elle ma meilleure amie. Je me sentis coupable et très gênée par ce genre d'intention.

En tout cas, la réflexion se poursuivra.

Après avoir fini de danser avec John, j'étais si gênée par la pensée que je venais d'avoir au point où je me sentis mal à l'aise. Alors, je demandai à rentrer. J'étais en effet émotionnellement atteinte. Très souvent, nos émotions agissent sur nos corps physiques. Le pouvoir des émotions est incroyable. Les bonnes comme les mauvaises impactent notre santé et notre bien- être. Par exemple, la honte a pour effet de faire rougir le visage de certains. La colère forte, la peur et la dépression causent des douleurs dans la poitrine ou dans le ventre si bien que le cœur bat à un rythme accéléré. Parfois, le dégoût nous fait cracher et même vomir. Malheureusement, nous ne nous rendons pas toujours compte que ce sont nos émotions qui ont causé certaines de nos malaises.

Cette idée de séduire John avait subitement déclenchée des picotements en mon être entier, c'est pourquoi j'éprouvais le besoin de rentrer. Nous devons donc contrôler nos émotions négatives pour éviter qu'elles nous nuisent.

Une fois dans mon taudis habituel, j'enlevai mes vêtements et mes chaussures puis m'allongeai sur mon matelas. Je commençai à réfléchir.

John est exactement le type d'homme que je voulais mais il est le fiancé de Rolande. Or contrairement à la haine que j'ai envers Rose, j'ai de l'amour fraternel pour Rolande. J'apprécie sincèrement chaque aide qu'elle m'apporte et je lui en suis reconnaissante. Elle me traite comme sa sœur. Est-ce que ce serait bien de lui faire ça. ? Ce serait de la haute trahison.

Je retournai le sujet sous tous ces aspects, pesant et repesant. Dois-je sacrifier Rolande à cause de mon désir d'être riche. ? même ma tenue pour la fête, c'est encore elle qui me l'a prise. Elle est si gentille.

Je me rappelai de toutes les occasions où j'ai eu besoin d'elle. Elle m'a toujours soutenu sans rien attendre en retour. Et aujourd'hui, dois-je la remercier en monnaie de singe. ? Maman m'a toujours dit d'éviter l'ingratitude comme la peste.

Pendant que je réfléchissais sur mon matelas, Bella entra dans notre chambre commune.

Bella : Salut Sandrine, je ne pensais pas te voir à la maison. Tu n'es plus allée à ta fête. ?

Moi : oui Bella mais je suis rentrée plus tôt que prévu.

Bella : Et tu étais avec Brice. ?

Moi : non.

Bella : lui as-tu présenté des excuses comme je te l'avais conseillé. ?

Je ne lui répondis pas. Si elle savait comme elle m'irrite ! Bella répéta sa question.

Bella : Sandrine, n'est-ce pas à toi que je parle ? As-tu présenté des..........

Je la coupai brutalement.

Moi : arrête de m'ennuyer Bella. C'est ma vie et elle ne te regarde pas. Laisse-moi tranquille.

Bella : jamais Sandrine. Je suis ta grande sœur et c'est mon devoir de te ramener sur le droit chemin.

J'enfilai rapidement mes sandales et sortit de la chambre.

Je pris une chaise, sortis de la maison et m'installai au portail. Décidément ! C'est même quoi avec cette Bella. ? Pourquoi c'est elle que Dieu m'a donné comme sœur. ? Elle n'arrête pas de toujours me faire la morale. Elle ressemble trop à Maman. Elle aurait dû aller au couvent.

Le vent frais de la nature qui me pénètre me fit du bien. L'air pur est une vraie thérapie pour le moral. Cette atmosphère contribua à me détendre et je commençai à dormir en position assise.

Subitement, je sentis une main pincer ma joue gauche.

Moi : Aie aie !

J'ouvris les yeux. C'était Charms.

Charms : Sandrine, que fais- tu si tard dehors et toute seule.

Moi : j'étais couchée dans la chambre mais ta sœur jumelle m'importunait. Alors, je suis sortie.

Charms : c'est quoi le problème. ?

Moi : elle veut que je présente des excuses à Brice.

Charms : on en parlera plus tard mais d'abord dis-moi, comment était la fête. ? Tu as pu dénicher un homme. ?

Moi : Charms, ils avaient tous leur regard sur moi mais ils n'ont pas osé m'approcher car ils étaient accompagnés.

Je pris une pause et j'enchainai.

Moi : Charms, tu sais, j'ai failli piquer le gars de Rose.

Charms : qui est Rose. ?

Moi : celle qui est souvent avec moi et Rolande.

Charms : tchrrr. Même pas belle. Et pourquoi tu n'es pas allé jusqu'au bout ?

Moi : le mariage se célébrera dans un mois. J'ai laissé tomber. Dis-moi Charms, penses-tu que je peux piquer celui de Rolande. ?

Charms fit un mouvement de recul puis souleva mon menton pour me regarder droit dans les yeux et me dit sur un ton grave.

Charms : qui cherche l'argent n'a pas d'état d'âme. Sandrine, tu ne dois pas avoir de sentiment.

J'avoue que cette réponse de Charms me surprit. Je m'attendais à ce qu'il me moralise. C'est vrai que nous étions souvent du même avis mais là, il m'a étonné. Comme on dit, on ne finit jamais de connaitre une personne. Je venais de découvrir que mon frère est aussi mauvais que moi, sinon plus.

Charms : il est très tard Sandrine, rentrons à l'intérieur.

Quand je retournai dans ma chambre, Bella dormait déjà. Au moins, pour quelques heures, elle allait me coller la paix. Je me couchai mais à nouveau le sommeil me fuyait. Je pensais à ce que Charms venait de me dire. Je pouvais blesser Rose sans remords mais Rolande ! Non, je ne peux pas, je ne ferai pas cela à Rolande.

Mais et mon objectif alors ? Je dois l'atteindre coûte que coûte. C'est avec beaucoup d'amertume que je me rendis compte que Rolande ne peut pas échapper à mon plan et que je ne pouvais m'empêcher de lui faire de mal. Désolée Maman, je serai bel et bien ingrate. Mais mon plan ne sera pas de séduire John. J'ai une autre idée et si Charms est aussi pervers que je le pense, il va accepter de m'aider. Je me levai brusquement et pris la direction de la chambre de Charms.

A suivre....

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