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Leur Haine, Mon Amour Triomphant

Leur Haine, Mon Amour Triomphant

Auteur:: Tang Butian
Genre: Moderne
Les vacances de Pâques à Paris ont pris cette année un goût amer, celui de l' injustice la plus crue. Moi, Jean-Luc, restaurateur méticuleux et propriétaire de ma place de parking souterrain, je l'ai découverte occupée par une vieille Peugeot 205 déglinguée. Quand j'ai poliment demandé à son propriétaire, un certain Monsieur Dubois, de la libérer, sa réponse a été cinglante, puis une notification WhatsApp a achevé de me sidérer : « Certains nouveaux propriétaires feraient bien d'apprendre le respect des anciens. » Ce n'était qu'un avant-goût de leur culot sans limites. Malgré l'acte de vente officiel prouvant ma propriété, les Dubois père et fils, soutenus par une épouse agressive, ont ignoré toutes les injonctions, allant même jusqu'à vandaliser ma voiture en pleine nuit, la lacérant et la recouvrant d'un liquide corrosif. Le commissariat s' est montré impuissant, déclarant l' affaire "compliquée" faute de preuves. J'étais anéanti, ma voiture un champ de ruines, et mes harceleurs se pavanaient, sûrs de leur impunité. Comment une telle malveillance pouvait-elle rester impunie ? Il était temps d'arrêter de jouer selon leurs règles.

Introduction

Les vacances de Pâques à Paris ont pris cette année un goût amer, celui de l' injustice la plus crue.

Moi, Jean-Luc, restaurateur méticuleux et propriétaire de ma place de parking souterrain, je l'ai découverte occupée par une vieille Peugeot 205 déglinguée.

Quand j'ai poliment demandé à son propriétaire, un certain Monsieur Dubois, de la libérer, sa réponse a été cinglante, puis une notification WhatsApp a achevé de me sidérer : « Certains nouveaux propriétaires feraient bien d\'apprendre le respect des anciens. »

Ce n'était qu'un avant-goût de leur culot sans limites.

Malgré l'acte de vente officiel prouvant ma propriété, les Dubois père et fils, soutenus par une épouse agressive, ont ignoré toutes les injonctions, allant même jusqu'à vandaliser ma voiture en pleine nuit, la lacérant et la recouvrant d'un liquide corrosif.

Le commissariat s' est montré impuissant, déclarant l' affaire "compliquée" faute de preuves.

J'étais anéanti, ma voiture un champ de ruines, et mes harceleurs se pavanaient, sûrs de leur impunité.

Comment une telle malveillance pouvait-elle rester impunie ?

Il était temps d'arrêter de jouer selon leurs règles.

Chapitre 1

Les vacances de Pâques à Paris avaient un goût amer cette année, un goût de métal froid et d'injustice. Je m'appelle Jean-Luc, je tiens un petit restaurant qui marche bien dans le 9ème, et je suis du genre méticuleux, carré. Quand j'achète quelque chose, c'est à moi. C'est simple, c'est la base.

Alors, quand je suis rentré après le service du midi, épuisé, avec la seule envie de garer ma voiture et de monter chez moi, j'ai vu cette vieille Peugeot 205 déglinguée à ma place. Ma place. Celle que j'ai payée une fortune, marquée au sol du numéro de mon appartement, dans le parking souterrain privé de mon immeuble.

Au début, je n'y ai pas trop prêté attention. Une erreur, ça arrive. Je me suis garé dans la rue, ce qui est déjà un exploit à Paris, et j'ai laissé un mot sur le pare-brise de la 205. Un mot poli : "Bonjour, vous êtes garé sur une place privée. Merci de la libérer. Cordialement."

Le lendemain, la voiture était toujours là. Le mot avait disparu.

J'ai commencé à sentir une petite pointe d'agacement. J'ai appelé le syndic de l'immeuble. La secrétaire, d'une voix lasse, m'a répondu.

« Ah, oui, la 205 de Monsieur Dubois. Oui, on est au courant. »

« Au courant ? Mais c'est ma place ! Vous devez lui dire de partir. »

« On lui a déjà dit, Monsieur. Il ne veut rien savoir. Il dit que ça fait des mois qu'il se gare là et qu'il n'y a jamais eu de problème. »

J'étais sidéré.

« Des mois ? Mais je l'ai achetée il y a six mois cette place ! Comment ça se fait ? Et comment ça, il ne veut rien savoir ? »

« Écoutez, Monsieur, on ne peut pas faire grand-chose. C'est une histoire entre copropriétaires. Voyez ça avec lui directement. »

Le téléphone a raccroché. J'avais l'impression d'avoir parlé à un mur. Une histoire entre copropriétaires. Mon sang n'a fait qu'un tour. Ce n'était pas une "histoire", c'était une violation de ma propriété.

Plus tard dans l'après-midi, mon téléphone a vibré. Une notification du groupe WhatsApp de la résidence, "Voisins Solidaires". Un nouveau message d'un certain "M. Dubois". Je ne le connaissais pas.

« Certains nouveaux propriétaires feraient bien d'apprendre le respect des anciens. Cette place a toujours été libre, ce n'est pas parce qu'on a de l'argent qu'on peut tout s'acheter et déranger les habitudes des gens qui sont là depuis vingt ans. »

Le message était public. Pour tout l'immeuble. J'ai senti le rouge me monter aux joues. Il ne se contentait pas de me voler ma place, il me salissait publiquement. Sa femme, que j'ai appris plus tard à connaître sous le nom de Madame Dubois, a immédiatement renchéri.

« Bien dit ! Un peu de savoir-vivre, ça ne ferait pas de mal à certains jeunes ! »

J'étais sous le choc. L'agressivité, le culot. J'ai tapé une réponse, les doigts tremblants de colère.

« Monsieur Dubois, cette place est ma propriété privée. J'ai l'acte de vente pour le prouver. Veuillez retirer votre véhicule immédiatement. »

La réponse a été instantanée.

« Des papiers, ça se fabrique. Moi, ça fait des mois que je suis là. Le premier arrivé est le premier servi. »

C'était lunaire. J'ai décidé de ne plus répondre sur le groupe. Ça ne servait à rien. Le lendemain matin, je suis allé au bureau du syndic, en personne, avec mon acte de propriété en main. Je l'ai posé sur le bureau de la gestionnaire.

« Voilà. C'est clair maintenant ? »

Elle a regardé le papier, l'a comparé avec ses dossiers.

« Oui, oui, bien sûr, Monsieur. La place 27 vous appartient bien. Il n'y a aucune ambiguïté. Je vais faire un rappel officiel à Monsieur Dubois. »

Je suis reparti avec un sentiment de soulagement. La loi était de mon côté. C'était plié. Je pensais naïvement que ça allait s'arrêter là.

Le soir même, en sortant les poubelles, je l'ai croisé dans le hall. Un homme d'une soixantaine d'années, l'air acariâtre, le dos voûté mais le regard arrogant. C'était lui, Monsieur Dubois. Il m'a dévisagé de haut en bas.

« C'est vous, le nouveau ? » a-t-il lâché d'un ton méprisant.

« C'est moi qui suis le propriétaire de la place 27, oui. Et vous, vous êtes Monsieur Dubois. »

« Ah, le syndic m'a appelé. Pour ma place. »

« Ce n'est pas votre place. C'est la mienne. Et j'aimerais que vous l'enleviez, votre voiture. Ça fait trois jours. »

Il a eu un petit rire sec, un rire qui m'a glacé le sang.

« Écoutez-moi bien, jeune homme. J'ai été plombier toute ma vie. J'en ai vu d'autres, des petits coqs comme vous. Cette place, elle ne dérangeait personne. Vous débarquez, vous voulez tout changer. Ça ne va pas se passer comme ça. »

« Il n'y a rien à discuter. La loi est claire. Bougez votre voiture, ou je la fais enlever par la fourrière. »

Son visage s'est durci. Il s'est approché de moi, son index pointé vers ma poitrine.

« Faites ça. Et vous le regretterez. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire. »

J'ai haussé les épaules. Des menaces en l'air. Un vieux frustré qui ne voulait pas perdre ses petites habitudes.

« On verra bien », j'ai répondu en le dépassant pour rentrer chez moi. Je n'y ai pas plus pensé. Grosse erreur.

Le lendemain matin, en descendant pour aller travailler, j'ai eu un choc. Ma voiture, que j'avais dû encore garer dans la rue, était vandalisée. Une longue, profonde rayure parcourait toute la portière côté passager. Faite à la clé, sans aucun doute. C'était profond, méchant, délibéré. Mon cœur s'est serré. C'était une belle voiture, j'avais travaillé dur pour me la payer. La voir comme ça, balafrée, m'a rendu malade.

J'ai tout de suite su. C'était lui. Mais comment le prouver ?

Je suis allé au commissariat. Le policier à l'accueil a pris ma plainte avec une sympathie polie mais distante.

« Une plainte contre X pour dégradation de véhicule. Vous avez des soupçons ? »

« Oui, mon voisin, un certain Monsieur Dubois. On a un conflit pour une place de parking. Il m'a menacé hier soir. »

Le policier a soupiré.

« Des menaces verbales... Vous avez des preuves, un témoin, une caméra de surveillance dans la rue ? »

« Non. Rien de tout ça. »

« Dans ce cas, Monsieur, ça va être compliqué. Votre parole contre la sienne. On va enregistrer la plainte, mais ne vous attendez pas à des miracles. »

Je suis sorti du commissariat avec un sentiment d'impuissance totale. La loi était de mon côté pour la place, mais elle ne pouvait rien pour moi face à cette malveillance.

En rentrant, j'ai croisé Dubois dans l'escalier. Il m'a regardé avec un petit sourire en coin, un air de triomphe dans les yeux. Il sifflotait un air joyeux. Il n'a rien dit. Il n'en avait pas besoin. Son regard suffisait. Il me narguait. Il savait que je savais, et il savait que je ne pouvais rien faire.

La colère a monté en moi, une colère froide et déterminée. C'en était assez. S'il voulait la guerre, il l'aurait. Mais je n'allais pas jouer à son jeu, pas avec ses règles. J'allais jouer avec les miennes.

Ce soir-là, j'ai appelé mon meilleur ami, Léo. Léo est vidéaste, un créateur de contenu assez suivi sur les réseaux. Il est malin, il connaît la technologie.

« Léo, j'ai un problème. Un gros problème. J'ai besoin de ton aide. Je veux installer des caméras. Partout. »

Il y a eu un silence à l'autre bout du fil, puis sa voix, sérieuse.

« Raconte-moi tout, Jean-Luc. On va le coincer, ton connard de voisin. »

Une lueur d'espoir est née dans mon esprit. La partie ne faisait que commencer.

Chapitre 2

La vieille 205 n'avait toujours pas bougé. Elle trônait sur ma place comme un monument à l'insolence. Mais le conflit avait changé de visage. Ce n'était plus seulement M. Dubois. Sa femme était entrée dans la danse.

Un matin, je l'ai vue descendre de la voiture, un sac de courses à la main. Elle m'a jeté un regard noir, plein de défi, avant de claquer la portière. C'était donc une affaire de famille. Ils se relayaient pour occuper ma place, pour me montrer que j'étais chez eux, pas chez moi. La rage me consumait, mais je savais que m'énerver ne servirait à rien. Il fallait être plus malin.

J'ai passé la journée à réfléchir. La fourrière ? Trop long, et ils allaient sûrement recommencer. La confrontation directe ? Inutile, ils étaient sourds à la raison. Il me fallait une solution non-violente, mais efficace. Une solution qui les emmerderait autant qu'ils m'emmerdaient.

L'idée m'est venue en fin de journée. J'ai fermé mon restaurant plus tôt et je suis allé dans une grande enseigne de bricolage. J'en suis ressorti avec quatre parpaings en béton et un sac de ciment à prise rapide. C'était lourd, mais chaque kilo que je portais allégeait un peu ma frustration.

En pleine nuit, vers deux heures du matin, je suis descendu au parking. Le silence était total. J'ai sorti mon matériel. J'ai placé les quatre parpaings juste derrière la 205, à quelques centimètres du pare-chocs. J'ai mélangé le ciment, et j'ai coulé un petit muret, solide, définitif. Pas très haut, juste assez pour que la voiture ne puisse plus reculer. Pour sortir, il faudrait qu'ils avancent, mais il y avait un mur juste devant. La voiture était bloquée. Parfaitement bloquée.

Le lendemain matin, les hurlements dans la cour de l'immeuble m'ont réveillé. C'était Madame Dubois. Je me suis approché de la fenêtre, une tasse de café à la main, et j'ai savouré le spectacle. Elle tournait autour de sa voiture, rouge de fureur, en gesticulant.

« C'EST QUOI CE BORDEL ! QUI A FAIT ÇA ? »

M. Dubois l'a rejointe, l'air tout aussi furieux. Ils ont essayé de pousser les parpaings. Impossible. Le ciment avait pris. C'était du solide.

Mon téléphone a sonné. Le syndic.

« Monsieur, il y a un problème au parking. Monsieur et Madame Dubois disent que vous avez muré leur voiture. »

« Ah bon ? Je n'ai fait que délimiter ma propriété. Pour éviter que des gens se garent dessus par erreur. C'est sur ma place, je suis dans mon droit. »

Un long silence.

« On envoie le gardien vérifier. »

Le gardien est descendu. Il a constaté les faits. Le muret était entièrement sur les lignes délimitant ma place de parking. Légalement, j'étais inattaquable. Le syndic a dû le confirmer aux Dubois. Leur fureur s'est transformée en une rage impuissante. Ils étaient coincés.

Finalement, ils ont dû appeler une dépanneuse. Le dépanneur, un grand gaillard, a regardé la scène, a regardé les Dubois, et a eu un petit sourire. Il a fallu une heure, avec un treuil spécial, pour soulever la voiture et la sortir de son piège. Ça leur a coûté une petite fortune.

Pendant toute l'opération, Madame Dubois n'a pas arrêté de me fusiller du regard depuis sa fenêtre. Il n'y avait plus de défi, seulement de la haine pure. Une haine qui promettait une vengeance. Je savais que j'avais gagné une bataille, mais que la guerre était loin d'être terminée.

Et je n'ai pas eu à attendre longtemps. Trois jours plus tard, je descendais au parking pour prendre ma voiture, que je pouvais enfin garer sur ma place, libérée et protégée par mon petit muret. J'ai senti une odeur étrange. Une odeur forte, chimique.

En m'approchant, j'ai compris. Mes quatre pneus étaient à plat. Pas dégonflés. Crevés. Lacérés au couteau. Sur le capot, un liquide visqueux et corrosif avait été versé. La peinture cloquait, se décollait par plaques, laissant apparaître le métal nu. C'était une vision d'horreur. Ils avaient détruit ma voiture.

Cette fois, la tristesse a laissé place à une fureur glaciale. C'en était trop. C'était au-delà de la querelle de voisinage. C'était une agression, une destruction volontaire.

Mais cette fois, j'étais prêt.

Je suis remonté chez moi en courant. J'ai allumé mon ordinateur. Léo m'avait installé une petite caméra discrète, une dashcam qui se déclenchait au moindre mouvement, juste en face de ma place. J'ai ouvert le fichier de la nuit dernière. J'ai avancé rapidement. Minuit. Une heure. Deux heures. Et puis, à deux heures et quart, une silhouette est apparue.

Une femme, petite, vêtue d'un peignoir. Elle tenait quelque chose dans sa main. Un couteau. Elle s'est approchée de ma voiture. La lumière du parking s'est allumée, éclairant son visage.

C'était elle. Madame Dubois.

La vidéo était d'une clarté parfaite. On la voyait, sans l'ombre d'un doute, s'acharner sur mes pneus, un par un. Puis, elle a sorti une bouteille de son peignoir et a versé le contenu sur mon capot, avec un geste rageur. L'enregistrement sonore captait même sa respiration saccadée, le son du couteau transperçant le caoutchouc.

J'avais ma preuve. Une preuve irréfutable.

J'ai sauvegardé la vidéo sur trois supports différents. Puis, j'ai fait quelque chose que je n'aurais jamais pensé faire. J'ai ouvert le groupe WhatsApp de la résidence. J'ai écrit un message simple.

« Chers voisins, beaucoup d'entre vous ont suivi mon 'différend' avec la famille Dubois. Cette nuit, ma voiture a été vandalisée. J'ai longtemps hésité à partager ça, mais je crois que tout le monde a le droit de savoir qui vit dans notre immeuble. »

Et j'ai posté la vidéo. La vidéo de deux minutes de Madame Dubois en train de détruire ma voiture.

Mon téléphone a explosé. Les notifications arrivaient par dizaines. Des messages de choc, de dégoût, de soutien.

« C'est monstrueux ! »

« Quelle honte ! »

« On est avec toi, Jean-Luc ! »

Quelques minutes plus tard, un message de Madame Dubois est apparu.

« C'est un montage ! C'est faux ! Il nous harcèle ! »

Personne ne l'a crue. La vidéo était trop nette, trop évidente. Elle a essayé de se défendre, mais chaque message l'enfonçait un peu plus. Son mari a tenté de prendre le relais, parlant de provocation, d'acharnement. C'était pathétique.

Leur réputation dans l'immeuble était détruite. Mais ça ne me suffisait pas.

J'ai pris mon téléphone et j'ai composé le 17.

« Bonjour, je voudrais déposer une plainte pour dégradation de bien. Cette fois, j'ai une vidéo du coupable. »

Deux policiers sont arrivés une heure plus tard. Je leur ai montré les dégâts, puis la vidéo sur mon ordinateur. Ils ont regardé la scène, impassibles, professionnels.

« C'est très clair, en effet », a dit l'un d'eux. « On va aller leur rendre une petite visite. »

Je les ai regardés monter à l'étage des Dubois. J'ai entendu des éclats de voix, des cris. Madame Dubois qui niait en bloc. Monsieur Dubois qui menaçait les policiers. Leur fils, un type arrogant d'une trentaine d'années qui, j'ai appris, était un ancien employé municipal, est même sorti sur le palier pour essayer d'intimider les agents en parlant de ses "relations".

Les policiers ne se sont pas laissé impressionner.

« Madame, vous allez nous suivre au commissariat. »

Elle a refusé, elle a crié. C'était le chaos. La justice était enfin en marche.

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