Danika frissonnait dans sa cellule. Une cellule vide et froide.
Elle y est depuis une semaine. Elle a envie de sortir... Se retrouver à l'extérieur, peu importe où. Tant ce n'était pas ce sinistre endroit. Il n'y avait qu'un lit superposé qui occupé un côté de la pièce.
Elle n'a pas vu son ravisseur depuis une semaine. La dernière fois qu'elle l'a vu était le jour où il lui a mis un collier d'esclave autour du cou tout en la regardant de ses yeux froids.
Elle est son esclave. Sa propriété. C'est comme ça qu'il l'avait appelée.
Elle a ressenti un frisson lui descendre le long des bras. Elle n'a jamais vu autant de haine dans les yeux de quelqu'un auparavant.
Le roi Lucien la détestait tellement.
Danika en connaît la raison mieux que quiconque. Oh oui, elle le sait.
Il y a une semaine encore, elle était la princesse Danika, fille du roi Cone de Mombana. Elle était majesteuse et respectable.
Personne n'ose la regarder dans les yeux ; personne n'ose lever la tête devant elle ; personne n'ose marcher là où elle met les pieds, sauf celui qui cherche à périr. Son père veillait à cela.
Aujourd'hui, son père a été tué, leur royaume était tombé dans les mains l'impitoyable du roi Lucien. Il l'a également prise comme son esclave.
Le bruit des pas et le cliquetis des chaînes a attiré l'attention de Danika vers la porte de la cellule. La porte s'est ouverte et un garde du corps est entré.
Il portait un plateau de nourriture et l'estomac de Danika a gargouillé, lui rappelant qu'elle n'avait pas mangé depuis le matin et qu'on avait l'impression que c'était déjà le soir.
« Voici votre nourriture, Priiincesse. » Le garde a mis l'accent sur le mot par mépris. Personne ne l'aime ici et Danika le sait.
Elle a levé la tête d'un air de défi, sans rien dire.
« Le roi sera bientôt là. Soyez prête à le recevoir », a-t-il annoncé avant de s'éloigner.
Elle a été saisie par la peur. Elle n'est pas encore prête à faire front à son ravisseur. Mais une semaine s'était déjà écoulée et Danika sait que c'est inévitable.
Deux heures plus tard
La nuit était presque tombée quand Danika a entendu des pas. Suivis d'un : « LE ROI EST ARR... »
« Ne m'annonce pas, Chad. » Cette réponse sèche a glacé le sang de Danika. Du haut de ses vingt-et-un ans, elle n'a jamais entendu une voix qui faisait aussi peur.
« Pardonnez-moi, mon Roi. » Chad a dit rapidement.
Bruits de chaînes.... et puis, la porte s'est ouverte.
Seul le roi est entré parce que Danika n'entendait qu'un pas presque silencieux. La porte s'est refermée derrière lui.
Soudain, sa cellule froide n'était plus si... vide. Elle a levé la tête et l'a regardé les yeux remplis de haine.
Il est grand comme un guerrier et il a l'allure d'un roi. Danika sait qu'il a trente-cinq ans... et il est un homme charismatique.
Même lorsqu'il était encore esclave de son père, cette royauté était presque toujours collée à lui. Peu importe combien de fois il était battu... et les tortures subies.
Ils se sont fixés les yeux dans les yeux, la haine qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre était visible. On pouvait sentir à des kilomètres qu'ils ne s'aiment pas.
Mais voilà ce que le roi Lucien ressentait était d'une plus grande intensité. Elle lui répugne. Il la hait de toutes ses forces. Il n'y a aucune chaleur dans ses yeux.
Son visage aurait été si beau, mais une large cicatrice qui se trouve sur une de ses joues lui donne un air sauvage.
Il s'est approché d'elle, s'est penché et a saisi ses longs cheveux blonds, qui tendaient presque vers le blanc.
Il a tiré fort ses cheveux, ramenant ainsi la tête de la jeune femme en arrière, il l'a forcée à le regarder dans ses yeux, qui étaient aussi bleus qu'un océan. La douleur était insupportable.
« Quand j'entre ici, il faut que tu me salues convenablement. Ne reste pas assise là comme une idiote ou je te punirai. » Ses yeux brillaient d'excitation : « Et je vais l'adorer. »
Danika a hoché frénétiquement la tête. C'est vrai qu'elle détestait cet homme, mais elle a une très grande aversion pour la douleur. Elle a tellement horreur de la douleur, qu'elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour l'éviter.
« D'accord. Mon roi. » Elle a gémi.
Le roi Lucien a ressenti un certain dégoût. Il a posé la main sur la poitrine à peine couverte de la jeune femme.
Il a saisi le téton à travers ses vêtements, il l'a pincé si fort que Danika, qui ne pouvait supporter cette douleur intense, a crié de toutes ses forces.
Il tenait toujours le téton de la jeune femme alors qu'il la regardait dans les yeux. « Je ne suis pas ton roi et je ne serai jamais ton roi. Je suis le roi de mon peuple dont tu ne fais pas partie. Tu es mon esclave, Danika. Ma propriété. »
Danika a acquiescé rapidement, tout ce qu'elle voulait en ce moment était qu'il lâche son téton.
Au lieu de cela, il a pincé de plus belle, les larmes montaient dans les yeux d'Anika. « Tu m'appelleras ton maître et tu me serviras. Comme le font ceux qui sont attachés à ma cour... mais avec plus de corvée. »
Il a esquissé un sourire empreint de méchanceté et de sadisme. « Tu dois sûrement savoir comment une esclave sert son maître. Après tout, ton père t'a bien appris? »
« Oui! Oui! » Elle a pleuré en serrant les poings, « S'il vous plaît, arrêtez...! »
Il ne l'a pas lâchée. Il a continué de plus belle. « Oui... qui? »
« Oui... M-Maître. » Des larmes de colère débordaient de ses yeux. Danika détestait ce mot plus que tout car elle savait que ce terme est très humiliant.
Il l'a lâchée presque immédiatement et s'est éloigné d'elle. Son visage était dénué de toute émotion.
Debout, il a déchiré le morceau de tissus qui faisait office de vêtement à Danika, exposant ainsi ses seins nus.
Elle sanglotait, s'étouffant presque. Elle a saisi ses les coins de sa jupe des deux mains pour ne pas céder à l'envie de se couvrir.
Il n'y avait toujours rien dans ses yeux même quand il regardait son corps. Aucune trace de désir, rien du tout.
Au lieu de cela, il a saisi un sein, celui dont le téton était blessé et l'a caressé. « Debout. »
Elle s'est levée, ses jambes tremblaient, elle fixait le sol mais sa vision n'était pas claire à cause de ses yeux pleins de larmes.
« Chad! », a-t-il crié.
Elle s'est figée et a tenté de s'éloigner de lui pour cacher sa nudité, mais sa main saisissant son sein l'obligeait à rester, à moins qu'elle ne veuille risquer de se faire plus mal.
« Votre Majesté? » Le grand homme est entré, les yeux rivés sur son roi.
« Regarde bien cette esclave, Chad. Aimes-tu ce que tu vois? »
Chad la dévorait des yeux, et Danika a souhaité que le sol s'ouvre et qu'il l'engloutisse. Mais elle se levait d'un air de défi et a fait front à Chad.
Chad brûlait de désir. « Est-ce que je peux toucher? », a-t-il demandé avec empressement.
« Une autre fois. Sors. »
Chad a regardé à nouveau le roi, et Danika a vu quelque chose dans le regard de l'homme quand il fixait son roi. Ce n'était pas de la haine... Non, ce n'était pas de la haine. Mais elle n'arrive pas encore à trouver les mots justes pour qualifier ce regard.
Chad est sorti de la cellule.
« Gardes! » Le roi Lucien a appelé sans même élever la voix.
Deux gardes sont apparus. « Oui votre Majesté. »
Ses yeux restaient fixés sur Danika. « Dites aux serviteurs de laver mon esclave une fois que j'aurai fini ici, je la veux dans mes appartements dans trois heures. »
« A vos ordres, Votre Majesté. » Les gardes ne voulaient pas partir car ils mataient le corps de Danika.
Danika était plutôt concentrée sur le roi, elle le regardait avec colère et plein de haine.
Il a enfin retiré sa main de son sein. « Je te ferai tellement souffrir que la douleur sera ton quotidien. Je te ferai tout ce que ton père et toi avez fait à mon peuple et à moi. Je te partagerai avec autant d'hommes que je le voudrai, je vais te dresser pour que tu sois la chienne la plus obéissante. »
Danika avait peur mais essayait de la cacher. Elle se doutait bien que les choses allaient mal se placer bien avant qu'il ne fasse son entrée.
Elle grinçait des dents, cela faisait voir sa joue balafrée. « Je vais te briser, Danika. »
« Tu ne pourras jamais me briser, espèce de monstre! » Les mots s'étaient échappés de la bouche de Danika.
Elle a écarquillé les yeux, surprise par ce qu'elle venait de faire. Les esclaves ne répondent pas à leurs maîtres sinon ils doivent s'attendre à des représailles.
Evidemment sa réaction a été immédiate. Il a tiré la chaîne qu'elle avait au cou, Danika a poussé un cri.
Les yeux du roi brilllaient. Il a relevé le menton de la jeune femme. « J'aime quand le feu est ardent, l'éteindre donne plus de plaisir. Tu n'as aucune idée de tout ce que je te réserve, ou peut-être que si... après tout, tu as également dressé les esclaves autrefois. »
« Mon père a dressé les esclaves! » Elle lui a presque crié dessus.
Ses yeux débordaient d'une colère indescriptible. « Ton dressage commence ce soir. Tu seras dans mon lit. »
Il s'est levé et est sorti de la cellule avec une allure de fauve sauvage. .
Danika a enfin été sortie de sa cage immédiatement après la visite du roi. Elle ne croyait pouvoir revoir des bâtiments d'autre que sa cage froide et stérile et cela l'a fait se sentir mieux.
Mais son cœur battait toujours plus vite lorsqu'elle se rappelait la raison pour laquelle on l'avait sortie de sa cellule pour la première fois en une semaine.
On l'a mise dans un bain et les servantes l'ont baignée, comme le roi l'avait demandé. C'est drôle, que des servantes baignent une esclave.
Mais là encore, ce n'est pas étonnant si la destination de l'esclave était le lit du roi.
Elle a pris son bain. Trois servantes s'occupaient d'elle. L'une d'elles, la plus âgée, nommée Baski, était la responsable.
Elles ont détaché ses cheveux et les ont peignés pour les démêler, laissant ensuite les cheveux en un long désordre bouclé. Les vêtements qu'elles lui ont fait mettre ont fait grimacer Danika.
C'était à peine un vêtement, elle aurait aussi bien pu être nue. Une jupe en cuir rouge qui couvrait à peine ses fesses et un haut en cuir rouge qui couvrait seulement ses tétons et s'arrêtait juste au-dessus de son ventre.
Ensuite, elles lui ont porté une longue robe qui couvrait l'absence de vêtements. Elles l'ont aussi aspergée de parfum.
« Tout est fait », a annoncé Baski.
Danika s'est regardée dans le miroir, et pendant un moment, elle s'est vue telle qu'elle était avant. La princesse Danika.
« Tu peux te rendre dans la chambre du roi maintenant. Il ne faut pas de le faire attendre », a déclaré Baski d'un ton sec.
Danika n'a rien dit. Elle avait désespérément envie de demander à ces gens comment allait « son peuple ». Elle n'a vu aucun de ses proches depuis qu'elle a été amenée ici.
Sont-ils aussi devenus des esclaves? Sont-ils vendus comme esclaves sexuels? Ont-ils été partagés entre les familles riches et privilégiées de Salem?
De toute façon, c'était justement ce que son père avait fait aux gens de Salem. Elle se sentait inquiète, mais elle savait qu'elle ne devait pas l'être.
Elle a des choses plus pressantes dont elle devait se soucier. Comme le fait que le roi de Salem, qui la détestait de tout son âme, était sur le point de coucher avec elle.
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Elle se tenait à l'entrée de sa chambre. Elle a fixé la porte avec hésitation et a frappé.
« Entre. » Elle a reçu une réponse sèche. Sa voix profonde a résonné en elle.
Elle a ouvert la porte et est entrée. La lumière a illuminé la pièce, les chambres étaient baignées d'or. C'était une scène très belle, mais la situation ne donnait pas l'envie de l'exploration et de l'appréciation à Danika.
Elle ne pouvait que regarder le grand homme qui occupait un côté de la pièce. À trente ans, elle n'a jamais vu un homme aussi grand que le roi Lucien.
En l'observant alors qu'il plantait une plume dans l'encre sur la table, retirait sa plume et continuait à griffonner sur le parchemin devant lui, il est difficile de croire que cet homme ait jamais été un esclave.
Mais il l'a été. Pendant dix années entières, il a enduré des tortures innommables aux mains de son père. Maintenant, il la payait de retour.
Lucien a finalement levé la tête et a fixé Danika. La plume à la main, il a fait un regard ouvert sur elle.
Il l'a dévisagée entièrement, ses yeux rampant sur sa peau comme des mains, ce qui a fait Danika frissonner. Ses yeux, son regard, son visage n'ont pas changé après son inspection.
Un pur mépris remplissait ses traits. Danika se demandait si cet homme saurait un jour ce que c'est que de sourire.
Lentement, il a repoussé sa chaise, la regardant toujours fixement. « Enlève la robe », a-t-il ordonné.
Danika a hésité.
Ses yeux ont clignoté gravement. Il s'est léché les lèvres de manière calculée.
Danika a dû forcer ses mains à bouger. Elle a retroussé la robe jusqu'au niveau de ses seins, mais le courage de l'enlever lui manquait.
Ses yeux de Lucien ne quittaient pas son visage. « Mettons les choses au clair, esclave. La prochaine fois que je m'adresse à toi et que tu ne réponds pas bien, je sors un fouet et je te dessine le dos de vingt coups. Est-ce que c'est bien clair? »
Le regard de Danika est devenu tourmenté. Elle l'a caché aussitôt pour qu'il ne voie pas à quel point elle était affectée.
« Oui... Maître. » Elle a parlé avec une attitude provocante. Un mot qui est censé représenter la soumission, transmettait une pure rébellion.
S'il l'a remarqué, il n'a rien dit. Il s'est levé et a lentement fait le tour de la table. Il s'est appuyé contre elle, et l'a fixée d'un regard froid.
« Déshabille-toi. » Un mot. Un ordre.
Avec ce seul mot, la rébellion s'est envolée. « S'il vous plaît.... » - Elle a chuchoté impulsivement. Mais elle savait qu'elle avait déjà fait une erreur.
Telle une panthère, il s'est rapproché d'elle, elle a dû faire tout son possible pour ne pas reculer.
Il lui a arraché les cheveux si fort que sa tête s'est retournée et qu'elle s'est mordu les lèvres pour ne pas crier de douleur.
Il n'y avait rien comme de la pitié dans ses yeux. Seulement de la haine si brute qui la glaçait. « Soit tu te déshabilles, soit j'appelle les gardes pour t'aider. »
Ses mains se sont portées au col de sa robe et elle a commencé à détacher les cordes qui maintenaient les vêtements ensemble.
Complètement déshabillée, elle a laissé la robe tomber sur le sol. Elle a senti la panique et l'impuissance de sa situation. Une question l'a taraudée depuis le début.
Elle a dû la poser. Même si elle serait punie pour cette question déplacée, elle s'est due de la poser.
« Pourquoi moi? », a-t-elle parlé à voix basse.
Le roi Lucien a froncé les sourcil, lorsque leurs regardes se sont rencontrés.
« Pourquoi moi? Mais pas mon père? », d'une voix rauque.
Il a levé la main pour caresser la joue de Danika avant de répondre avec une autre question : « Alors pourquoi moi, Danika? »
« J'ai pas compris. »
« Mon père était sur le trône quand ton père nous a attaqués. Ma mère était avec Nina, ma petite sœur enceinte, et je n'avais que vingt ans. Pourquoi ton père les a-t-il tous tués et m'a emmené en captivité? » Sa voix basse, mortelle et sans émotion.
Il avait une sœur qui était enceinte? Danika avait des larmes brûlant au fond de ses yeux, parce que tout cela n'avait pas l'air bien pour elle du tout.
« Au cours des quinze dernières années, je me suis posé cette question. Pourquoi moi. » Il a gémi : « Pourquoi tuer toute ma famille et n'emmener que moi en enfer? »
Danika était sans voix, elle ne connaissait pas la réponse à cela.
Les yeux froids de Lucien a parcouru le cou de Danika, « Connais-tu ce qui m'énerve le plus quand je te regarde? »
Celle-ci a secoué la tête.
Il caressait les entraves attachées au cou de Danika. « Tu es le seul enfant qu'il a. Pourquoi n'a-t-il dû avoir qu'un seul enfant? Tu n'es pas assez pour ce que j'ai en tête, Danika. Toi seule, ne peux pas supporter le poids de ma haine et de ma colère que j'ai à déchaîner. »
Un frisson s'est répandu sur tout le corps de Danika à chaque phrase qu'il prononçait, qui a souligné des sentiments grandissant pendant des années.
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Les yeux de Lucien ont finalement croisé ceux de Danika. « Toi, Danika, tu n'est peut-être pas assez, mais tu feras l'affaire. Maintenant, retire tes sous-vêtements. »
Les oreilles de Danika résonnaient encore de tout ce qu'il lui disait. Ses yeux étaient encore remplis de larmes. Pourquoi son père devait-il faire tout cela? Pourquoi est-ce qu'il était accro au pouvoir?
Ses mains tremblaient tandis qu'elle retirait ses sous-vêtements, se laissant complètement nue devant lui.
Cette nuit, elle allait perdre sa virginité de la manière la plus cruelle, entre les mains de l'homme le plus impitoyable qu'elle ait jamais connu.
Mais elle allait le faire avec dignité. Elle est une princesse. Non... elle était une princesse. Elle est née avec de la royauté et a été entraînée à se comporter avec fierté et à être une grande dame.
Mais, tel était son destin maintenant. Un destin auquel elle ne pouvait pas échapper. Elle a levé le menton et a accepté le prochain ordre.
« Monte sur le lit. Face contre terre. Écarte les jambes. » Les yeux de Lucien étaient dénués d'expression. Juste de la hargne.
Elle est montée sur le lit et a appuyé son visage sur le lit et a écarté ses jambes. Elle a fermé les yeux et a attendu l'inévitable, ses bras ont légèrement tremblé.
En étant optimiste, elle a essayé de se concentrer sur le fait que c'est le premier lit mou dans lequel elle s'allongeait, pour la première fois depuis longtemps. Elle s'est laissé envahir par le plaisir.
Elle a entendu le froissement des vêtement. Le bruit du déshabillement. Elle n'a pas mis longtemps avant de le sentir se glisser derrière elle.
Il a agrippé les hanches de Danika, les doigts enfonçant dans sa chair et elle a senti son pénis s'approcher de son vagin. Les yeux de Danika se sont ouverts brusquement à la sensation massive de son pénis.
Elle connaissait bien l'anatomie d'un homme, elle avait déjà vu de nombreux esclaves nus, mais elle ne pouvait pas imaginer qu'un pénis puisse être aussi gros que celui qui se pressait sur son corps, recherchant quelque chose.
Lucien a dû trouver ce qu'il cherchait car il grognait son approbation.
Alors qu'il ajustait les genoux sur le lit, le petit plaisir qu'elle ressentait a disparu, puis il s'est reculait et a recommencé à pousser.
Elle a pris une grande inspiration en voyant que sa brève poussée devenait rapidement douloureuse et elle a retenu son souffle en attendant que ça arrive.
Haletant, il la tenait par les hanches et lorsqu'il s'est retiré pour pousser vers l'avant dans un long et dur élan, il a atteint le fond en elle.
Elle a hurlé à cette douleur aiguë, en serrant tellement fort les dents que sa mâchoire s'est engourdie.
Il s'est immobilisé et elle a poussé un gémissement plein de larmes qu'elle n'arrivait pas à contrôler. C'était plus douloureux qu'elle ne le pensait. Terriblement.
Il ne se retenait pas. Il s'est retiré et a recommencé à plonger en elle avec fougue.
Elle a tourné la tête et s'est enfouie dans le lit en hurlant, tordant son corps tremblant pour échapper à sa possession brutale.
Mais Lucien l'a emprisonnée avec ses fortes mains, retenant son corps immobile. Il l'a enveloppée de son corps et a plongé en elle à maintes reprises, la force de ses poussées la pressant inexorablement plus profondément dans le lit.
Seuls les hurlements de douleur de Danika ont été entendus dans la chambre dorée, il a été silencieux. Pas même un seul grognement.
Même s'il la prenait férocement comme un animal, Danika pouvait jurer qu'il se retenait. Elle se demandait s'il allait la déchirer en deux s'il mettait toute sa force.
Les poussées féroces ont duré encore et encore et encore. Et soudain, il s'est retiré. Il s'est levé du lit et a fermé sa braguette.
Danika est restée immobile sur le lit, incapable de bouger son corps, elle pleurait doucement sur le lit.
« Dégage de ma chambre. » Il a ordonné, en s'éloignant sans se retourner vers elle. Elle a entendu la porte s'ouvrir et se refermer derrière lui avec un bruit fracassant.
Elle a compris qu'il n'avait pas fini et elle se demandait pourquoi. Cet homme la haïssait, il n'avait aucune pitié pour elle. Alors, à quoi bon ne pas continuer à piller son corps jusqu'à ce qu'il soit satisfait?
Elle ne connaissait pas la réponse à cette question et c'était le moindre de ses problèmes. Seule, elle a commencé à sangloter à haute voix.
La douleur était présente pour la première fois depuis que son royaume était tombé dans une embuscade et que son père s'était fait tuer et qu'elle avait été réduite en esclavage. Une véritable douleur brute.
Des pleurs déchirants lui serraient la gorge. Elle avait toujours rêvé de fleurs. Son mari lui faisant l'amour au clair de lune. Elle, en train de perdre sa virginité pour lui tandis qu'il admirait son corps si tendrement.
C'est loin d'être ce qu'elle avait imaginé. La réalité la blessait comme un poignard en plein cœur. « Père, comment se fait-il que tu m'aies fait ça? »
Elle ne connaissait pas quelle était la douleur la plus grande. Celle venant de son corps, ou celle venant de son cœur.
Celle qui venait de son corps était physique. Ce qu'il lui a fait a été douloureux. Mais celle venant de son cœur était aussi douloureuse... car elle savait que c'était sa vie maintenant.
Elle s'est levée, contente qu'il ne soit pas là. Elle ignorait ce qu'elle ferait s'il devait la voir essayer de sortir en titubant, et pleurer à chaudes larmes.
Le sang s'est répandu sur ses cuisses, dégoulinant toujours de son vagin. Elle est arrivée jusqu'à sa cellule froide, et le gardien l'a ouverte.
Elle est entrée dans le compartiment vide et s'est dirigée vers la vieille planche sans matelas pour s'y allonger et y rester recroquevillée.
Elle a pleurniché à plusieurs reprises, cherchant à contrôler ses larmes. Elle ne voulait pas pleurer davantage. Elle ne voulait pas avoir l'air brisée... parce qu'elle ne l'était pas.
La survie. Elle allait survivre à cet endroit.
Elle était peut-être une esclave à l'extérieur. Mais à l'intérieur, elle se considérait toujours comme la princesse Danika. Il n'allait pas la briser! Elle n'allait pas le permettre. Rester fidèle à elle-même était la seule chose qui lui restait à faire.
À ce moment-là, la cellule s'est ouverte et Baski y est entrée. La vieille femme lui a adressé un sourire de courtoisie. « Le roi a dit de te faire sortir. »
« Quoi? Encore? » « Q-Quoi? »
« Il a dit de te faire sortir d'ici et... »
Elle a perdu la tête. « Pourquoi est-ce qu'il me veut encore !? » Danika s'est fâchée, se levant du lit.
« Il veut... », Baski a commencé.
« Il peut bien aller en enfer, je m'en fiche! Ne t'approche pas de moi! Dégage! » La princesse en elle criait, au-delà du raisonnement.
Baski a plissé les lèvres en signe de mécontentement mais n'a pas bougé. Au contraire, la pitié brillait dans ses yeux.
« Tu dois vraiment cesser d'avoir cette attitude si tu veux survivre en tant qu'esclave, comme nous l'avons fait sous la tyrannie de ton père. C'est ainsi que nous avons survécu. »
« Votre roi est un monstre », Danika a crié.
Baski a secoué la tête avec force. « Le roi Lucien est loin d'être aussi méchant. Tu ne sais pas ce qu'il a traversé. Tu ignores tout! »
Les yeux de Baski ont croisé les siens. « En fait, il se retient avec toi. »
Danika a raillé. « Comment est-ce que tu peux dire ça! Tu ne sais pas ce que ce monstre a fait à... »
« Il se retient, car s'il tient vraiment à te rendre tout ce que ton père lui a fait, il commencerait par faire rôtir tes parties féminines », elle a commencé sèchement.
« Q-Quoi? » Danika ne savait pas si elle avait bien entendu la femme.
« Peu importe. » Elle s'est retournée : « Si tu as fini de rager, tu devrais m'écouter. Le roi m'a dit de t'escorter jusqu'à tes quartiers. »
Danika a cligné deux fois des yeux, se demandant si elle avait bien entendu. « Quoi? »
« Suis-moi. » Baski a commencé à s'éloigner.
« Que se passe-t-il? »
Danika s'est levée en grimaçant et l'a suivie dehors. La vieille femme l'a conduite vers un autre côté du grand palais et dans une pièce. La pièce était petite mais jolie et bien rangée.
« Qu'est-ce que je fais ici? », a-t-elle demandé à la femme plus âgée.
« C'est ta nouvelle chambre. »
« La m-mienne? » Elle a regardé autour d'elle, en se demandant ce que ces gens font.
« Fais ta toilette et va te coucher. Le roi te fera le voir demain. » Ensuite, Baski a tourné les talons et s'est éloigné.
Danika, trop épuisée et tendue émotionnellement pour commencer à penser à tout cela, s'est simplement allongée sur le lit et s'est endormie. Échapper à la réalité est toujours un excellent choix.
Mais, que voulait-elle dire par « il se retient »? Et que voulait-elle dire par « faire rôtir ses parties féminines »?.