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Les regrets et confidences d'un ancien Doorkat

Les regrets et confidences d'un ancien Doorkat

Auteur:: NANDITÉ
Genre: Autres
PROLOGUE Bonjour chers frères et sœurs. Je m'appelle Demba mais pour les proches c'est Dembis. J'viens partager mon histoire avec vous, espérant aider certaines personnes à ne pas tomber dans la facilité. J'serai bientôt dans les quarantaines dans quelques mois. Ma vie est vraiment comme du chewing gum. Ceux qui ne savent pas cette vie auront l'occasion de le savoir, ceux qui le savent déjà connaitront la vraie signification de cette vie. J'suis un doorkat (truand en quelque sorte).Tout ce que j'peux vous dire pour le moment est que l'argent se gagne à la sueur du front. J'étais influencé par ceux qui disaient que : "Khaliss kéne douko ligueye danioukoy lidieunti" (l'argent ne se travaille pas on le règle). Aujourd'hui, je ne suis plus de cet avis, l'argent doit être travaillé pas en truandant de gauche de à droite. Pour vivre une vie simple et tranquille, faites recours à votre travail. L'argent d'un mini travail honnête vaut mille fois des millions d'un travail malhonnête. Khaliss dafa wara lew, sett té barkel (l'argent doit être béni et propre). Nous entrerons dans les détails très bientôt. Nandité : Rebéguééé les gars. J'avais de nombreuses histoires à raconter mais beaucoup d'entre vous voulait une histoire décontractée, parce que la dernière fois, y'avait trop d'émotion et j'comprends. J'reste dans la même lignée, c'est-à-dire les histoires de la vie. J'suis de retour pour une histoire pas comme les autres, y'aura de l'émotion, du rire, de la joie, des regrets, mais le but final c'est comme d'habitude faire attention à la vie. J'voulais vraiment prendre 3 mois de repos mais cette histoire mérite d'être racontée, parce que beaucoup d'entre nous sont un peu perdu, aveuglé par l'argent. Nous ne cherchons plus à travailler honnêtement, tout ce que nous voulons c'est être riche, vivre dans le luxe sans se fatiguer. Le pire, y'a un mot qu'on utilise avec fierté sans peser son poids (Door) sans juger personne, nous allons découvrir les paroles de cet homme. Tout le monde veut être dans la richesse, c'est normal mais y'a des sacrifices, des règles à suivre tout dans la dignité, la sincérité, l'honnêteté bref, nous en débattrons tout au long de cette histoire. Namess namalène...

Chapitre 1 01

1ère Partie : Début du commencement

J'suis un jeune issu de la région de Kaolack mais je suis venu très tôt dans la capitale sénégalaise, c'est-à-dire Dakar. Mon premier métier était laveur de voiture. J'exerçais très bien ce métier. Ça m'a permis de côtoyer certains hommes puissants financièrement. J'lavais de belles voitures. Et franchement, il m'arrivait de descendre avec des sommes d'argent un peu élevées surtout les week-ends. J'avais de quoi me payer ma location. Ma famille d'accueil était vraiment sympa avec moi. Je ne payais que ma location, les factures d'électricité et l'eau ne me concernaient pas ainsi que la bouffe. J'rêvais d'une vie meilleure, j'voulais découvrir autre chose. J'étais issu d'une famille modeste. Je ne voulais que j'changeais la situation de ma famille laissée au village. J'rêvais aussi de ses belles filles que j'voyais si sexy. Je ne devais pas me faire des idées, elles ne sont pas faites pour moi. Vu que le rêve est permis, je me perdais dans mes pensées quand j'voyais une belle fille venir laver sa voiture les week-ends.

Nandité : Dett goor yalla, topato wal sa ligueye. Yaye boy mou ngi ley khar (Frère occupes-toi de ton travail, maman t'attends au village). Le terrain que tu veux fréquenter n'est pas pour toi. Le basket ne se joue pas sur un terrain de foot. kHamal sa bop, djiguénou ndakarou rek huuum no comment.

Je n'avais pas trop de fréquentation, à ma descente, j'étais tout le temps dans ma chambre. Je ne sortais que pour les repas. Parfois, j'regardais la télévision dans le salon de ma famille d'accueil, j'peux l'appeler ainsi parce qu'à part la location tout était gratuit. J'étais pressé des fins de semaine, parce que mon business se déroulait super bien. J'avais la chance d'avoir un permis de conduire à ma disposition. Un jour de samedi, des jeunes à qui j'nettoyais leur voiture, m'ont proposé d'être leur chauffeur d'un soir. Ils étaient 3 jeunes garçons. J'ai accepté ce métier du moment. Ils m'avaient donné de beaux habits. C'était des jeunes bien fliqués Mashallah. La nuit, j'ai porté les habits qu'ils m'avaient donnés et franchement, j'étais très élégant ce jour là. D'ailleurs, c'était la première fois que j'portais ses genres d'habits. Je ne savais pas où est-ce que j'devais les conduire. Je me suis pointé au lieu convenu, c'est-à-dire mon lieu de travail à 22h. A leur arrivée, ils m'ont laissé la voiture avant de me guider jusqu'à la destination. C'était une boite de nuit. Ils m'ont invité à entrer avec eux. C'était la première fois que j'découvrais ce milieu vraiment bizarre et spécial. Y'avait une odeur bizarre, de la fumée, de l'alcool. C'était la soirée des découvertes. Pour la première fois, j'ai vu en direct de l'alcool, des cigares et des filles presque nues. Ils avaient leur place dans cette boite dont j'préfère taire le nom. Une grande place appelait "wa VIP". Une fois sur place, le service commençait. Ils étaient bien servis des boissons alcoolisés, des cigares sans compter les filles qui s'approchaient d'eux à tour de rôle. Chacune voulait se montrer. Mes patrons du moment dépensaient sans calculer. Ils étaient bien entourés par ses belles filles. J'étais assis à l'écart sirotant mes bouteilles de boisson. Cette soirée était trop rythmée à mes yeux. Vers les 3h du matin, ils m'ont fait signe. Le travail devait commencer maintenant. J'devais les ramener par couple dans l'appartement qu'ils avaient loué spécialement pour ça, c'est-à-dire passé les week-ends avec des filles de leur choix. J'ai rempli mon rôle, j'ramène le premier couple avant de revenir dans la boite pour prendre les autres. J'ai fais deux voyages de 3. Ils m'ont libéré vers les 6h du matin avant de me donner rendez-vous à 20h pour déposer les filles chez elles. En partant, l'un d'eux m'a remis une somme de 200.000 F avant de me souhaiter un bon repos. Il m'a dit de rentrer avec la voiture parce que j'allais revenir à 20h. Il m'a juste dit d'être prudent avec la voiture, parce qu'ils l'avaient louée. J'venais de comprendre que leur vie était les boites de nuit. En même temps, ils avaient loué un grand et bel appartement pour passer des bons moments avec des filles. Ce ne sont pas mes problèmes, j'ai pris mon salaire c'est bien. Je ne m'attendais pas à une telle somme, c'est ma chance.

J'suis rentré chez moi. J'ai croisé ma maman adoptive qui était surprise de me voir avec cet habillement et avec l'heure de mon retour. Elle ne m'a rien dit, elle a continué son balayage. J'suis entré dans ma chambre pour dormir. J'étais tellement fatigué et j'avais si sommeil. Je n'avais pas cette habitude. Je me suis réveillé vers les 16h. J'avais honte de moi. J'suis parti voir ma mère adoptive pour l'expliquer ce qui s'est passé. Evidemment, j'ai menti sur certaines choses. Je n'ai pas tout dit. J'ai pris comme excuse que j'étais chauffeur d'un couple durant leur vacance au Sénégal. Et que c'est l'un de mes clients qui m'a mis en rapport avec ce couple. Elle était contente de mon nouveau de travail momentané. J'étais pressé d'être à 20h pour retrouver le lieu de travail et déposer les filles. J'ai quitté à 18h30 pour ne pas être en retard. A 19h30h, j'étais sur place. J'ai frappé à la porte et elles avaient fini, parce que les filles étaient déjà bien habillées. J'étais assis dans le couloir, après quelques minutes, ils sont sortis ensemble accompagnés des filles. Ils se sont embrassés devant moi sans gêne avant de sortir. Ils me demandent de bien regarder le chemin, parce que parfois, j'dois aller les prendre. Chose que j'ai faite sans faute. J'ai fini ce parcours vers les 21h45mn. J'suis revenu rendre les clés de la voiture et rentrer chez moi. L'un d'eux me remet 50.000f pour le taxi. En 2 jours j'ai eu presque le double de ce que j'avais le mois. J'ai prié pour que ça continue éternellement. J'étais à leur disposition, je ne rêvais que mon portable affiche leur numéro. Le mercredi qui s'en suit, j'ai reçu l'appel d'un d'entre eux. Il me demande de venir tout de suite parce que j'devrais récupérer sa copine chez elle. Je me suis lavé avant de prendre un taxi pour regagner l'appartement et prendre la voiture. J'suis parti prendre la fille avant de la ramener à l'appartement. Bref mon nouveau travail, c'était ça. J'étais chauffeur, boy, courrier etc. C'était à moi d'aller chercher parfois les numéros de téléphone etc.

J'commençais à m'absenter dans mon lieu de nettoyage, parce que j'étais très bien payé par ses jeunes. J'étais plus âgé qu'eux de 2ans. Il m'arrivait d'avoir dans les 300.000 F par week-end, sans compter les habits, la bonne nourriture. Imaginez avoir cette somme, ça ne sert plus à rien de laver les voitures pour être payer par des 500f et 1000f. Avec le temps, j'ai fini par être gardien en quelque sorte de l'appartement qu'ils avaient pris en location. Parce que dans la semaine, ils passaient les nuits chez eux, pour ne pas attirer l'attention de leurs parents. Ils voyageaient dans les pays arabes. Je n'ai jamais vu ses jeunes partir au travail. Ils louaient de belles voitures, leur appartement était bien équipé. Ses jeunes étaient tout le temps scotchés sur leur téléphone et ils parlaient différentes langues. Je ne comprenais pas tout ce qu'ils disaient mais après chaque appel, ils souriaient avant de se féliciter entre eux. Ils recevaient de fortes sommes d'argent. J'étais contenté de gérer mon travail, c'est-à-dire, conduire sans piper mot. J'gagnais mon argent tranquillement et je m'occupais super bien de moi. J'ai commencé aussi à entrer dans ce milieu de bling bling. J'gagnais de l'argent et je ne dépensais presque rien, tellement, les jeunes avaient tout acheté. La nourriture ne manquait jamais dans l'appartement. Dès mon arrivée à Dakar, je me disais comment faire pour fréquenter ses genres de fille. Je n'étais qu'un simple laveur, jamais elles ne me regarderont. La vie en capitale n'est pas semblable à celle de la région.

Quand j'ai commencé à être branché, ma première pensée était de me trouver une belle fille comme ses jeunes, même si y'a rien de comparable avec eux. J'étais loin de leur niveau, eux, les filles couraient derrière eux et elles se battaient parfois même. En fréquentant ses jeunes, certaines filles commençaient à me reconnaitre et à s'intéresser à moi. Je m'habillais correct et civilisé. Un jour ils m'ont proposé de venir habiter avec eux. Parce qu'ils devaient bientôt repartir en Arabie Saoudite pour 15 voir 21 jours. Ça dépend de ce qu'ils trouveront là bas. Ils sont habitués des avions et des voyages. Du coup, j'avais carte blanche. Tout ce luxe était à ma disposition. Ils m'ont dit d'occuper les lieux durant leur absence. J'ai accepté sans hésiter. Ils m'ont laissé de l'argent. Franchement, ils étaient solidaires avec moi. L'argent n'a jamais était un problème. Ils savaient offrir de l'argent sans calculer. A leur absence, la première chose que je me suis faite, c'est d'aller en boite le samedi. Cette fois-ci, j'suis entré et j'ai pris place dans le cercle des VIP comme le font mes patrons. C'est ce jour que j'ai compris réellement que l'argent comptait dans ce pays. Tu n'as pas besoin de parler quand tu as les poches remplis ou qu'ils pensent que tu as les poches pleines. Il suffit d'un geste que tout soit réglé. C'était la première fois de ma vie que j'ai bu de l'alcool. Y'avait deux filles à côté qui jouaient les intéressées, elles étaient belles Mashallah. Pourquoi certaines filles sont comme ça. Elles ne s'intéressent qu'à l'argent. Elles ne savent pas si j'suis humain. Ce qui les importait, c'est comment faire pour m'aborder. J'ai préféré les ignorer. J'suis resté jusqu'à 3h du matin avant de sortir pour rentrer. Une de ses filles est venue directement me voir avant de me dire en se collant à moi :

La fille : Ne rentre pas bel homme. Tu es si sexy, j'ai failli t'embrasser tout à l'heure mais je ne pouvais pas, parce que j'croyais que tu étais accompagné. On dirait que tu veux rentrer, c'est très tôt. Ou bien tu as peur de ta femme ?

C'était la première fois, depuis ma venue à Dakar qu'une fille était si proche de moi. Je les voyais de loin en rêvant qu'un jour j'puisse passer un bon temps avec une Dakaroise. Je ne suis pas puceau, parce que j'ai eu à fricoter avec des cousines aux villages. Mais ses filles étaient vraiment différentes avec celles que j'avais déjà connues auparavant. Je ne savais pas comment répondre à cette belle fille. J'avais l'accent "come on town" comme on le dit. Je me posais des questions « Si elle entend ma façon de parler, elle saura que j'suis un nouveau venu. Elle ne me respectera pas et elle essaiera de me soutirer le peu que j'ai économisé. L'intérêt de cette fille n'est pas mon physique mais ce qu'elle pense que j'ai dans mes poches c'est évident. Elle me croit riche donc je ne dois pas me faire des films, elle veut mon argent et moi j'veux ce qu'elle a sous la robe. J'ai appris un peu de la façon de faire de ses jeunes. J'ai appris que l'arrogance comptait dans ce milieu. J'ai durci ma voix avant de lancer d'un ton arrogant à la fille.

Dembis : Moi peur des femmes, tu es folle ou quoi. Tu sais qui suis-je ? Viens avec moi et tu sauras qui suis-je ? Amna khaliss, meune na solou, sokhna yi mane laniuy weur loumey doyé ragal (J'ai de l'argent, j'sais m'habiller et les filles courent derrière moi donc pourquoi avoir peur).

La fille : Mashallah et si j'veux découvrir si ce que tu dis est vrai comment faire.

Dembis : C'est simple suis moi.

La fille : J'suis à ta disposition.

Nous sortons ensemble de la boite. Pour dire vrai, j'étais content de devoir me taper une dakaroise pour la première fois. Psychologiquement, j'ai commencé à la déshabiller et tout ce qui va avec. Sur le chemin, nous discutions. Elle me file son numéro en se présentant, elle s'appelait Jaja d'après ses infos. J'savais que c'était juste un nom de nandité lol. Je me jetais des fleurs en inventant que des mensonges à mon sujet. Lorsque nous sommes arrivés, j'ai vu l'étonnement de la fille, faut le dire, l'appartement était vraiment luxueux. Je ne l'ai pas laissé le temps de savourer, j'ai commencé à jouer avec mes mains sur son corps. J'ai appris un peu ce que faisaient mes petits patrons. J'ai commencé à explorer son corps. Elle essayait de m'impressionner aussi. J'ai arrêté un moment avant de lui demander d'aller se servir dans le réfrigérateur. J'voulais qu'elle voie la cuisine et tout ce qui avait dans la cuisine. J'en ai profité pour porter un léger short. En ressortant de la chambre, je l'ai vu dans le fauteuil, j'suis venu vers elle avant d'entamer des choses que je ne savais même pas faire. C'était ma première fois avec une fille ici à Dakar. J'étais impressionné des agissements de la fille. Y'avait une grande différence avec mes villageoises. Je ne pouvais pas et ne devrais pas montrer que j'venais découvrir des choses nouvelles. J'étais surpris de la façon des préliminaires de cette fille. Je ne savais pas ses pratiques. J'avais les pieds qui tremblaient. Si j'pouvais crier, j'allais le faire.

Nandité : Non copain boulma rey waye. Tu as raison parfois, on te fait découvrir des choses yo khamni moylolou. Sérieux, j'sais de quoi tu parles. Les pieds qui tremblent, le ventre qui chatouille, l'esprit ailleurs, hahaha aka ma kham li ngey wakh. Continue. Je ne pouvais pas me taire sur certaines choses. Aywa.

Heureusement que j'ai arrêté à tant cette fille sinon, elle découvrira que je n'étais qu'un come on town qui se la pète. Cette nuit était très bien. J'ai découvert ce monde de nuit. J'ai passé une belle et excellente nuit avec cette fille. Mais aussi mon premier avertissement. Avec l'alcool et cette première nuit avec une dakaroise, j'ai dormi comme un âne. C'était normal d'ailleurs, je me suis donné à fond cette fille a remporté les préliminaires mais pendant les choses sérieuses haha, j'ai montré que j'suis un vrai homme. J'suis resté presque 2ans sans avoir quoi que ce soit avec une fille. Imaginez comment était mes retrouvailles avec une fille. Le lendemain, la fille était la première à se réveiller. Elle a pris tout l'argent que j'avais mis dans mon pantalon avant de se sauver. A mon réveil, je n'ai vu personne dans la maison. Pour moi, elle était sortie pour se promener, je n'avais jamais pensé qu'elle est partie. J'suis resté des heures sans voir l'ombre de cette fille que je ne connaissais rien d'elle, à part qu'elle est sexy et savait faire des trucs de ouf. En rangeant mes habits, j'ai remarqué que je n'avais plus aucun sou dans mes poches. Heureusement que j'avais des réserves, pour cette nuit, la fille a volé presque 200.000f. En allant en boite, j'étais sorti avec 300.000f thieuy aduna, je n'avais jamais cru que j'allais perdre ou dépenser cette somme en une nuit sans un mal de tête. Je l'ai appelé au téléphone. Sûrement, elle ne savait pas mon numéro, elle a décroché.

Dembis : Wa mais miss pourquoi tu as fait ça ? Tu es pressée ma chère mais tu mérites plus que cette somme. Mais comme cette monnaie te va profites-en.

Jaja : Tu fais le riche donc ça ne doit pas te faire grand-chose. Tu en as plein non, donc laisses-moi avec cette somme.

Nandité : Je te l'offre gratuitement. Tu mérites mieux ma belle dieuleul. Da nga yakamti mais limala yéné eupone na lii. Ykamti yakoulé. Bonne chance pour la suite ma belle.

J'avais changé immédiatement de comportement mes pensées étaient comment faire pour avoir tout ce luxe à ma disposition. J'avais rompu tout contact avec les personnes qui m'avaient connu et hébergé lors de mes premiers pas à Dakar. J'suis devenu ingrat en si peu de temps. L'absence de mes patrons m'ont permis de vivre beaucoup de mes fantasmes. Il ne se passait pas une journée depuis ma soirée en boite sans que je ne passe une nuit avec une fille. J'avais vraiment exagéré. J'partais dans certains milieux, j'sortais de l'argent sans me soucier des regards. Même si j'avais besoin de 10.000f, j'sortais des liasses pour en ressortir qu'un seul billet. J'ai fais des ravages avec certaines serveuses et vendeuses de ce pays. J'ne faisais que profiter de la naïveté de ses filles. Ses jours en l'absence de mes patrons resteront inoubliables. Les filles faisaient des allers et retours dans l'appartement. Elles pensaient qu'il m'appartenait. Avant le retour de mes patrons, j'ai menti à mes victimes en leur disant que j'devrais voyager. Et qu'à mon retour, j'leur ferai signe. Il fallait que j'avertisse, sinon, j'allais me faire virer.

Mes jeunes patrons sont revenus après les 15 jours avec beaucoup d'argent. Je ne sais pas ce qu'ils travaillent mais c'est vraiment bizarre. Ils étaient très contents à leur retour. C'était la fête le premier jour, ils avaient contacté des filles excessivement belles, j'pèse bien mes mots très belles. Elles portaient des habits vraiment sexy. Franchement, je les enviais, ils ont de la chance d'être si courtisé par ses filles. J'suis reparti à ma place. J'ai regagné ma chambre. Je n'avais plus ma place dans cette maison. Franchement mes patrons sont vraiment généreux. Les filles repartaient avec des sommes d'argent très élevées. Elles savaient qu'elles n'étaient pas les seules filles avec qui, ses jeunes picotaient. Mais elles s'en foutaient tant qu'elles avaient les poches pleines. J'ai compris que ce milieu, c'est l'argent qui parle non la raison. Les filles vendaient leur dignité devant l'argent. Elles faisaient des choses dont j'en suis sûr que beaucoup ne croirait pas en leurs yeux.

A force de les fréquenter et en étant un vrai employé, ils ont fini par m'intégrer dans leur milieu. J'continuais toujours à assurer mon rôle de chauffeur. J'prenais ma place dans le cercle des VIP. Ils m'ont promis de faire de moi un homme connu et qui aura droit à toutes les belles choses de la vie. Ils ont tenu parole. Nous partagions les mêmes places, j'ai intégré ce milieu sans faire du bruit. Après chaque soirée, j'revenais avec une fille comme tout le monde. Nous avons changé de logement parce qu'il devenait de plus en plus petit pour nous. Oui j'ai bien dit nous parce que j'ai intégré ce cercle. J'avais ma chambre aussi à ma disposition bien équipée. Le second plan était de me faire découvrir le travail qu'ils faisaient. Je ne me suis pas trompé, ay doorkat laniou (c'est-à-dire truand). On se capte

Chapitre 2 02

2ème Partie : Folie d'un argent non béni

Oui j'ai bien dit nous parce que j'ai intégré ce cercle. J'avais ma chambre aussi à ma disposition bien équipée. Le second plan était de me faire découvrir le travail qu'ils faisaient. Je ne me suis pas trompé, ay doorkat laniou (c'est-à-dire truand).

L'un d'eux en l'occurrence Moussa mais Meuzy comme surnom était plus proche de moi. Les autres malgré notre rapprochement étaient un peu fermés même si avec le temps ça a changé. Un jour nous étions seuls dans la maison, Meuzy est venu me voir dans ma chambre.

Meuzy : Wa mais bro comment tu vas ? QU'est-ce que tu es en train de faire ?

Dembis : Sant alhamdoulilah. Actuellement, je ne fais absolument rien. Juste profiter de ce que vous me donnez. Vous êtes des dons du ciel. Grâce à vous, j'suis en train de passer à une autre dimension. J'me rappelle de mes premiers pas à Dakar, c'était vraiment difficile. J'passais la nuit parfois dans des tables, tantôt dans le milieu où j'travaillais. J'ai économisé dur pour avoir de quoi me payer une chambre de location. Une petite chambre avec seulement un petit matelas (merr gadou) et aujourd'hui, regarde où j'en suis. Mais le mérite vous revient. Vous êtes vraiment de bons frères. Même si vous m'avez donné une chambre bien équipée une place en vous, n'empêche que j'serai toujours dans votre disposition. Je ne me considérerai jamais comme vous, j'suis un simple employé.

Meuzy : Non arrête, tu mérites ce que tu as. Le hasard n'existe pas, tu devrais passer par ses épreuves pour en arriver là. Nous n'avons pas fini avec toi. Si tu veux, tu peux travailler avec nous. Ce n'est pas difficile. Pour le moment, nous allons t'apprendre à parler l'arabe. Ce n'est pas difficile. Tu sais nous sommes des jeunes qui maitrisent vraiment cette langue. Nous sommes un groupe de 4 personnes. Notre cerveau dont nous appelons fièrement Zeus réside dans un pays arabe (il préfère taire le nom) avec de belles filles en sa disposition. Il a des connaissances mystiques en quelque sorte. Les filles sûres de leur charme, font leur possible pour fréquenter les riches de ce pays, le seul but c'est de leur séduire avant de les rendre impuissant. Les filles sont juste des appâts pour entamer le travail. Une fois que le coup est passé, les filles charment ses hommes avant de sortir avec eux. A partir de ce moment, Zeus donne un truc aux filles pour qu'elles l'enduisent sur le sexe de leur amant, ou bien les filles volent leur caleçon ou un bout de tissu de leurs habits. Une fois que l'une de ses choses est faite, Zeus fait son travail après 15 jours ou 10 jours, certains ne pourront plus se sentir homme comme auparavant, d'autres ont du mal à satisfaire leurs amantes et leurs femmes, d'autres auront des problèmes pour bander. Les filles font semblant d'être triste et tout. Avant de les promettre de les aider à surmonter cette épreuve et de devenir viril à nouveau. Elles les mettent en contact avec Zeus qui promet de leur remettre en activité. J'espère que tu me suis. Il retarde les choses un moment avant de leur redonner petit à petit leur virilité. 30 voir 40 jours, ils sont à nouveau viril et oups, ils te considèrent comme un Dieu. C'est tout simplement ça, les hommes de ce pays sont très généreux sur ce domaine. Ils te donnent beaucoup d'argent et te considèrent comme un don du ciel. Zeus leur dit qu'il a des amis qui sont plus forts que lui et qui vivent au Sénégal pour aider la population à surmonter ses genres d'épreuves. C'est pour cela que nous partons dans les pays arabes etc. pour des visites, on nous considère comme des dieux. Ils nous donnent beaucoup d'argent. C'est le plus simple de notre travail que j'viens de t'expliquer. Les autres avec le temps, tu les découvriras. Bref, notre vie c'est de truander calmement sans faire de bruit. Au Sénégal, si tu veux être riche, parfois, faut risquer. Est-ce que tu es partant pour ce genre de travail ?

Dembis : Bien sûr. J'suis prêt à tout pour sortir de cette galère. Tout est bien pour moi.

Meuzy : Ok marché conclu. Je te dirai quoi faire.

Je ne voulais qu'être riche et être reconnu. Qu'importe les risques, j'étais prêt à m'investir à tout et sur tout. Après sa sortie de ma chambre, j'commençais déjà à rêver de me promener avec une belle voiture, les filles à ma disposition bref la belle vie quoi. Une semaine passait, j'devais faire ma première mission, accueillir, un client qui a fait le déplacement pour venir jusqu'au Sénégal pour ses affaires. J'étais chargé d'être un talibé (disciple) de Meuzy. Mon rôle était de m'assoir par terre, bref me minimiser et soulever Meuzy au rang des grands serignes (marabout). Avant sa venue, Zeus avait expliqué à Meuzy tous les problèmes de ce gars. Meuzy n'a fait que répéter les paroles reçues de Zeus. Le client était étonné de toutes ses révélations. Il croyait trop en Meuzy, il était vraiment étonné et ça se voyait sur ses yeux. Meuzy l'a dit qu'il devait passer une semaine en terre sénégalaise pour que nous terminions le travail. Il a voulu partir à l'hôtel mais nous l'avons proposé de rester dans la maison, parce que y'avait des chambres libres. Il était content de pouvoir dormir dans la même maison que Meuzy qu'il considère désormais comme un béni de Dieu. Son séjour était vraiment bénéfique pour nous surtout pour moi. Le gars dépensait de fortes sommes d'argent. Meuzy l'a facturé presque 20 millions pour le travail et ce dernier a accepté sans hésiter. De toute façon, c'était facile, Zeus par l'intermédiaire des filles, calait les business de certains avant de donner le remède à Meuzy pour décanter la situation. Il donnait un délai d'un mois pour que ce dernier retrouve ses bénéfices d'avant. C'est comme ça qu'il mettait des clients riches dans leur poche. Après ce business qui ne m'a coûté rien du tout, j'ai reçu 3 millions de commission sans compter ce que me donnait le client. L'argent venait facilement et j'ai su m'envoler. Par la suite, j'ai eu à jouer d'autres rôles que j'appelais mission rire.

J'ai côtoyé ses gens 2ans et j'ai eu énormément d'argent, avant de m'envoler de mes propres ailes. Je me suis fait un trou dans leur milieu. Les filles couraient derrière moi. J'commençais vraiment à réaliser mes rêves. J'changeais de copine comme j'change de caleçon. J'étais connu des boites, des hôtels, des milieux chics, le luxe était devenu mon point faible. Mes premières connaissances en terre dakaroise avaient du mal à me reconnaitre, tellement, j'avais changé en tout. J'suis revenu à mes premiers pas pour offrir des sacs de riz et de l'argent. Je ne l'ai fait que deux fois avant de couper les ponts. Parce que, ça commençait à raconter des mensonges sur moi. D'un côté, ils avaient raison mais de l'autre ils mentaient trop. Genre Demba est devenu franc maçon, il a fait un sacrifice pour avoir tout ce luxe, il a égorgé un chien noir, il fait ses prières sur des peaux de chien et d'hyène. Certes, je ne gagnais pas dignement ma vie mais je n'ai pas fait tout ce qu'ils disaient qu'à même. J'suis devenu un doorkat mais pas autre chose. Je n'aimais pas qu'on me critique. J'voulais que tout le monde m'adore, chante mes louanges. J'étais entouré des griots et je me suis fais de nouveaux amis. Si tu ne peux pas m'apporter grand-chose, je te tourne le dos. J'étais devenu arrogant, j'faisais ce que bon me semble. J'gagnais facilement de l'argent. J'étais devenu même un courtier de marabout, j'allais de village en village pour me trouver de bons marabouts pour envouter certaines personnes riches. J'étais à fond dans mon rôle de doorkat (truand). J'ai commencé à dépenser sans calculer. Mes gris-gris étaient les doubles des lutteurs. Chacune de mes sorties était comme un combat de lutte. Je n'oubliais jamais mes gris-gris et mes safara (bain mystique). Pour dire vrai, je ne priais pas. Je n'avais pas le temps pour demander à Dieu quoi que ce soit. J'faisais confiance à mes marabouts. Il m'arrivait de passer des semaines dans les fins fonds villages les plus reculés du Sénégal pour des bains mystiques. J'étais tellement aveuglé par l'argent et le luxe. On me vénérait. Je ne voulais plus qu'on m'ignore. J'étais présent que dans les milieux où on me mettait dans les rangs des VIP. J'étais le parrain des soirées, des tannebeer, des sabar, des concerts et j'étais devenu le sujet principal des chanteurs. J'animais aussi les faits divers, tellement, j'en avais fait. La presse people avait une nouvelle coqueluche. Mon passe temps premier était les filles (come on town bou tekki bakhoul). C'était comme une vengeance avec les filles. Celles qui me regardaient comme un fou avant, rêvent maintenant de passer qu'une nuit avec moi. J'étais généreux s'il s'agissait d'une belle femme. Si tu es dans ma ligne de mire, j'peux même t'offrir des millions pour passer des nuits avec toi. Une fois que j'connais les coins et les recoins de ton corps, je te quitte sans problème. Je me faisais des ennemies sans m'en rendre compte. En un laps de temps, j'ai connu tellement de filles différentes. Thiey Yalla khaliss bou léwoul baxoul (l'argent facile n'est pas bon). Je n'ai jamais songé à créer quelque chose ou m'acheter une maison. J'habitais dans une luxueuse maison en location. J'payais 3 millions par mois. J'avais 3 chiens, un chauffeur, un gardien et 3 femmes de ménage. Le chauffeur et le gardien étaient contents de la situation parce que je les voyais utiliser aussi les bonnes. Ça ne me dérangeait pas et ça me faisait même rire. Surtout mon chauffeur, un vrai Diay Taar. Nous étions très proches et j'aimais sa façon de procéder. Il l'arrivait même à me régler certains contacts des filles que j'voulais. Des voitures, je les changeais comme j'voulais. J'peux en acheter une, l'utilisait 3 mois et la revendre.

Mon arrogance me surprenait de jour en jour. Ma famille n'a jamais su pour mon travail. Elle pensait que j'gagnais dignement ma vie. Quand j'partais leur rendre visite, c'est la fête au village. Comme j'étais devenu arrogant et je me la pétais, je ne passais pas la nuit dans la maison familiale : HÔTEL rek. J'savais que ça ne plaisait pas à certains mais quand tu as de l'argent dans certaine famille, tu es un parfait. Tout ce que tu fais est apprécié même si tu n'es pas dans le droit chemin. Je ne pouvais pas rester dans un milieu sans climatiseur. Je ne passais qu'une nuit au village avant de retourner à Dakar. Mes visites étaient l'occasion aux amies de ma mère de ramener leur fille à la maison pour que j'tombe amoureux sur l'une d'entre elle. Elles me faisaient rire. Faut le dire, au Sénégal, certaines mères vendent leur fille. Elles venaient afficher carrément leur intention. Comme je ne retourne jamais une avance, il m'arrivait d'en choisir une belle fille secrètement avant que mon chauffeur ne prenne son numéro. La nuit je l'appelle et j'passe la nuit avec elle à l'hôtel. Le lendemain, je lui donne une somme d'argent et le tour est joué. Il suffisait qu'elle rentre chez elle pour que sa maman me rappelle pour me demander à quand le mariage ou chanter mes louanges genre : Demba, doomou deuk bi nga. Ki sa diabarou yonou yalla leu. Boko také mom nga wara takk boko takoul mom nga wara takk. Seutou Bélél ak Nathé sa mbam mo khékh ak gaïndé gui ba danou ak mom si téén. Nieuweul agne si fii sa keur leu (Demba tu es un fils de ce pays. Cette fille est ta femme naturellement. Si tu la maries c'est ta femme si tu ne la maries pas, c'est ta femme. Petit fils de Bélél et Nathé, ton grand-père s'est battu avec le lion jusqu'à tomber dans un puits. Viens manger à la maison). J'aime quand on me rappelle les bienfaits de mes ancêtres. J'bombe le torse quand j'entends ses trucs. Avec le recul, je me dis comment une mère peut accepter ce que j'fais avec sa fille. J'suis un rancunier, je n'oublie rien. Je me rappelle avoir fait venir à Dakar, la fille qui me fuyait comme de la peste lorsque j'étais au village. Je l'ai gâté de cadeaux mais elle était comme ma femme. Elle remplissait le rôle d'une femme mariée. J'ai passé 15 jours avec elle avant de la larguer. J'étais devenu son 1er ennemi et ça se comprend. Toutes les filles qui m'ont manqué de respect en mes temps galères ont passé à la trappe sauf celles qui se sont mariées avant mon avènement lol. J'ai même retardé certaines préparations de mariage.

J'avais croisé une fille dans un grand magasin de vêtement de la place. J'suis passé devant elle en la taquinant mais elle répliqua d'une manière offensante et ça m'a touché. Je me suis dis qu'il fallait que je la drague pour qu'elle sache qui j'suis. Je l'ai jeté un regard un peu arrogant avant de continuer ma route. Lorsque la vendeuse m'a vu, elle s'est levée et venue m'accueillir comme un roi. Sûrement ce geste l'a marqué. Elle a commencé à me regarder à travers les grilles des étagères. J'pense qu'elle est partie demander à la vendeuse qui j'étais. Parce qu'elle a changé de comportement et ça me faisait rire. On s'est croisé dans un couloir et je me suis présenté poliment. Elle a répondu avec un grand sourire avant de me dire c'est comme ça qu'on doit parler à une personne que l'on ne connait pas mon cher Dembis. Je me suis excusé de mon attitude de tout à l'heure avant de la proposer de m'aider à acheter des habits. Elle a accepté avec un grand sourire. Nous avons passé presque 45mn ensemble. A l'heure de la caisse j'ai payé sa facture, malgré sa cherté. Elle ouvre gros les yeux. « J'ai prétexté que c'était normal parce que j'ai pris tout son temps. Tout ce que je te demande, c'est de me donner ton numéro, elle a hésité. Je lui demande de m'attendre 5mn, j'suis sorti du magasin avant de rentrer dans la boutique ORANGE d'à côté pour acheter un nouveau portable et une puce. Prends belle fille c'est un portable et une puce que je te donne rien que pour t'appeler. Maintenant, je n'ai rien à voir avec ton numéro personnel ». Elle a ri avant de me dire « tu es vraiment fou ». J'réponds par un sourire. Je voulais la déposer mais elle a refusé, prétextant devoir passer chez sa coiffeuse. Sur la route du retour, la vendeuse m'appelle « Dembis, je t'ai vu avec la fille mais elle doit se marier dans un mois. Elle a accepté d'épouser un de ses cousins qui vit en Italie. » J'souris avant de répondre « Elle est déjà mariée ou elle se prépare pour le mariage ??? » La vendeuse « non, elle n'est pas encore mariée mais dans un mois oui, parce qu'elle attend le retour du gars pour le faire ». Non elle me fait rire « dsl vu qu'elle n'est pas dans les liens du mariage j'ai le droit de tenter ma chance. J'dois passer du temps avec cette fille ma belle. Tu me connais, elle est déjà dans ma ligne de mire » Nous rions ensemble avant qu'elle ne raccroche son téléphone. Je ne vais pas entrer dans les détails mais j'ai fini par convaincre cette fille à sortir avec moi. J'ai osé me présenter chez elle devant son papa et sa maman. J'ai affiché mes intentions de me marier avec elle. Son papa avait montré son véto en disant qu'il a déjà donné sa parole et que je ne suis plus le bienvenu dans cette maison. J'ai sorti l'artillerie lourde pour leur convaincre. C'est ma plus grosse dépense pour une fille, parce qu'il fallait sauver mon honneur si j'peux l'appeler ainsi rire. Grâce à mon argent sale, j'ai réussi à faire avaler son daron tout ce qu'il m'avait dit (j'vous épargne les détails). J'ai passé 4 mois avec elle, pour dire vrai c'est mon premier regret parce que j'ai pris ce qu'elle avait de plus cher en elle. J'partais en week-end avec elle, j'voyageais en sa compagnie. Pour dire vrai, j'commençais à tomber amoureux d'elle mais je ne devais pas pour des raisons personnelles. Je n'entrerai pas dans les détails. Aujourd'hui, elle est mariée avec son homme mais le gars a du patienter 6 mois avant que se mariage ne se concrétise.

Nandité : Tu es vraiment fou frère. Je ne te juge pas mais tu es allé un peu loin quoi. Tu as raison, parfois certaines mamans aussi moylolou. Il suffit que l'argent sort pour qu'elles oublient pleins de chose. Mais bon on y va.

Dembis : J'sais que j'recevrai des insultes de certaines personnes qui lisent ses confessions mais ne vous inquiétez pas, défoulez-vous, de toute façon, je ne peux pas entendre ce que je n'ai jamais entendu. J'ai reçu toutes sortes d'insultes. Y'avait certaines personnes que ce soit homme ou femme qui m'envoyaient des texto plus salés les uns que les autres. Façon, ce sont les risques du métier. Je te reviendrai pour d'autres folies et les plans des dorkats... A vos claviers

Chapitre 3 03

3ème Partie : Le faux marabout

Comme on le dit l'appétit vient en mangeant. J'devenais de plus en plus un monstre oui vous ne trompez pas, j'étais un monstre. Tout ce qui m'importait dans cette vie, c'est devenir de plus en plus riche. Je n'aimais pas voir ou sentir que mon argent diminue. Mon nouveau train de vie ne devrait pas changer. Les folies et les tentations augmentaient de jour en jour. Je n'avais pitié de personne. Même si j'ai un million dans ma poche, j'essayais de te piquer tes dix mille francs. Que tu sois vieux ou vieille moylolou. Il m'arrivait de jouer au faux marabout. S'il y'a une chose que j'maitrise dans ce métier, c'est comment soutirer de l'argent aux grandes commerçants(es). Les sénégalais aiment trop les marabouts, ce n'est plus un secret. Les commerçants (es), les coépouses, les jeunes désespérés, les hommes en perte de vitesse tous sont dans le même lot. Ils font recours aux marabouts. Je ne travaillais pas ou je ne truandais pas n'importe qui. J'ciblais mes victimes et c'était les riches personnes. Aujourd'hui, j'vois beaucoup d'hommes qui sont comme moi et j'vous avertis comment ça se passe ou ma méthode. J'faisais le tour des grands magasins des richards. Vu que pour certains, j'étais Mara Dembis ou un puissant homme d'affaire. Quand j'entre dans ton magasin, j'dépense une importante somme d'argent avant de te lancer un :

« Pourquoi tu n'augmentes pas ton business ». Pour ouvrir un débat et vous savez le sénégalais ou le riche n'est jamais satisfait de ce qu'il a. du coup, il répond positivement genre « C'est tout ce que j'veux mais j'préfère y aller doucement ». J'réponds à mon tour « Il faut oser en matière de commerce. Où mieux, vous cherchez des partenaires qui vous aideront pour fortifier votre business. Parce qu'en voyant ton magasin, tu peux mieux faire. Machallah, vous êtes bien équipés mais faut jamais se reposer sur ses lauriers. Si l'occasion d'augmenter votre commerce se présente, n'hésitez pas. Au Sénégal, vous êtes travailleurs certes, mais vous vous rasassiez trop vite. Quand j'compare les travaux des américains ou européens à ceux des sénégalais, ça me fait mal. Osez chers compatriotes. En tout cas, j'serai un client fidèle durant mon séjour au Sénégal avant de te promettre de te mettre en rapport avec des partenaires avec qui j'gère leurs affaires ici au Sénégal dans mon domaine ». Vu que mon téléphone sonnait beaucoup, mes conversations sont coupées de minute en minute. Ce n'était autre que mon chauffeur et quand j'décrochais, j'écoute une minute avant de dégainer

« Allô (en choisissant un nom qui me vient en tête). Tu es content, non pas plus que moi. J'suis plus satisfait que toi. Personne ne t'avait jeté un mauvais sort, c'est juste que tu devrais sortir ses offrandes pour que tout recommence comme avant. Votre problème vous sénégalais, vous pensez tout le temps que vous êtes atteints mystiquement si les choses ralentissent alors que ce n'est pas le cas. Parfois, chacun de nous doit faire une petite offrande ou sacrifice pour fortifier ses business. Mais quand tout va bien, vous oubliez tout mais quand ça ne va plus vous pensez au mystique ».

J'prends un temps d'arrêt comme s'il parlait avant de reprendre.

Non, tu ne me dois rien ma chère. C'est gratuit, j'aime aider tu me connais, je ne me base pas sur vos 10.000F ou 100.000F pour vivre. Tu connais mes clients, tu sais avec qui j'travaille. Si j'aime t'aider, c'est parce que j'garde ton geste en mémoire. Les tissus que tu avais offerts à maman et les bijoux. C'est un geste qui restera graver dans ma mémoire. L'argent que tu veux me donner, achète des cadeaux pour ta propre maman. Allez porte toi bien. J'fais des achats dans un magasin. Bye.

Si j'raccroche, l'autre téléphone sonne et toujours la même personne, j'cherche un autre deal « Tjrs un nom au hasard « Nakala, je t'ai envoyé tes affaires via le GP. J'espère qu'en France, tu habites près de la mer. Tu dois le faire à la mer. J'suis quelque part. A mon arrivée chez moi, je te fais signe et je t'expliquerai. A tout à l'heure.

J'raccroche avant de faire semblant d'avoir oublié notre conversation en mimant de sortir du magasin, pour vérifier si tu as mordu à l'hameçon. Et la plupart tombe dans le panneau en disant « Nous n'avons pas terminé notre conversation et tu veux partir. Borom bagass ngey ndirou dé (On dirait que tu as des trucs toi). C'est comment le nom ? » J'lance un sourire de satisfaction avant de répondre »Non, j'suis juste une personne normale pas plus. J'aide juste les gens sur certaines choses à ma manière ». Ils continuent parfois en disant « Waxal rek serigne nga (réponds tu es un marabout) » J'lance un nouveau sourire avant de te dire « Non j'suis un petit marabout que son grand-père a formé rire ». Bon j'rentre, j'ai duré ici.

J'avais 3 téléphones et mon chauffeur en avait 2. Ils composent tous mes 2 numéros si j'suis en mission si j'peux l'appeler ainsi. En discutant avec mes futures victimes, mon chauffeur continuait de m'appeler mais j'faisais semblant de ne pas répondre, bref affaire d'être très sollicité. Avant de sortir, ma victime me demande mon numéro de téléphone. J'voyais dans leurs yeux une grande joie d'avoir rencontré un si grand marabout. Ils changent d'attitude en devenant trop gentils envers moi. J'en profite pour leur poser des questions sur leur revenu par jour. Vu que j'ciblais les grands magasins, certains me disaient qu'ils gagnaient 500 jusqu'à 5 millions par jour voir même plus en période de fête. Mais ces temps-ci, ce n'est plus ça. Ils gagnent juste 350 ou 500.000 par jour et y'a certains jours, où ils ne gagnent que 200.000F. Bref, ces temps-ci ils gagnent juste des miettes. Je leur dis donc actuellement, ce n'est pas la fête quoi, les choses ralentissent. Ils répondent par la positive. J'pose des questions intelligemment pour pouvoir leur berner sans trace. Malheureusement, certains se croient intelligents alors qu'ils sont vraiment des fous de la première catégorie. J'pouvais commencer mon premier plan en te disant :

Pour toi, je ne te réclamerai rien. Tu es trop gentil et disponible. Amènes-moi un paquet de brain d'allumette et du fil noir et blanc, bref quelque chose que les marabouts aiment utiliser pour impressionner les sénégalais. Quand il ou elle me ramène ses trucs je les mélanges avant de les emballer sur un tissu blanc ou noir. Je te dis de le mettre à l'entrée de ton magasin. Je te propose quelques offrandes à faire genre (7 colas rouges, 7 colas blancs, 2 œufs etc.) Et de te promettre avant 15 jours tu verras une grande évolution.

Si tu veux me donner de l'argent, j'refuse carrément et pour rien au monde, je ne prendrai pas ton argent le premier jour de notre connaissance. Ils me demandent naturellement mon numéro que je leur donne avec joie.

Certains m'appellent même avant que je n'arrive chez moi pour me remercier de ma gentillesse et tout. Vous savez affaire de dooranté leu rek. Sur la route, j'en riais avec mon chauffeur. Les jours qui s'en suivent, j'sors de l'argent une forte somme et j'envoie mon chauffeur faire des courses chez l'une de mes victimes. Il peut dépenser une valeur de 700.000F ou même plus. Les articles, je les revendais à petit prix, tout ça, c'était juste pour murir un plan bien défini. J'fais en sorte que le délai d'une semaine que je t'avais donné soit rentable. Tu peux même gagner à la fin de cette semaine presque 8 ou 10 millions. Naturellement, ils me rappellent pour me remercier et me dire qu'ils ont vu des résultats. Ils me proposent de me voir pour plus d'aide. Vous savez que les commerçants ne sont jamais satisfaits, ils ne voient que l'argent. Je ne répondais pas favorablement à leur requête, j'prétexte que j'devrais entrer en "kheulouweu" pendant 5 jours pour un travail que j'avais déjà pris. Bref, j'faisais les occupés. J'peux rester une semaine entière sans répondre à l'un des appels de mes victimes. Vous le savez le sénégalais ne se décourage jamais s'il pense avoir un intérêt chez une personne. Et quand j'prends ton appel, c'est pour te donner rendez-vous après 5 jours ou voir même une semaine. J'louais un appartement dont j'aménageais des trucs qui faisaient peur. Des bouteilles et croyais-moi, certaines bouteilles contenaient juste du charbon que j'mélangeais avec des feuilles que j'ramassais, de la beurre de karité, du sable, des bougies, bref, j'fais tout mon possible pour avoir un cadre d'un marabout. J'faisais des montages professionnels de photos avec des gens haut placés, des ministres, députés, personnalités, joueurs de foot etc. que j'plaçais dans les murs d'une des pièces qui me sert de salon A ton arrivée, mon chauffeur te fait monter au salon, il te sert des amuses bouches, de la boisson etc. Il te met à l'aise avant de te dire que j'arrivais d'un moment à l'autre. J'peux rester 15 ou même 30 minutes avant de sortir. Pendant ce temps, je ne faisais absolument rien, j'me faisais juste désirer tout court. Quand j'me présente, je m'excuse d'abord avant de te faire entrer dans ma chambre pour t'écouter. Si tu me dis ton problème, j'avais un discours qui était toujours le même pour tout le monde

« Tu sais Mr ou Mme (ça dépend du sexe de la personne) Je ne travaille pas avec n'importe qui, parce que j'ai l'habitude de faire business avec que des hommes bien placés. J'ai un travail très sérieux et j'sais de quoi j'suis capable. Je ne me vante pas mais j'sais ma puissance mystique. Si j'ai accepté de t'aider lors de mon passage dans ton magasin, c'est ton accueil et ta disponibilité qui m'ont marqué. Ce que tu me demandes tu le sais ce n'est pas facile mais j'peux faire plus que ce que tu me demandes. Côté business, je ne te le cache pas j'suis sévère parce que mon travail n'est pas facile. Tu vas devoir sortir de l'argent ».

Vous êtes des sénégalais vous savez en matière de maraboutage certains sénégalais peuvent même donner tout leur argent pour arriver à leur fin. Toutes mes victimes étaient partantes leur réponse était la même.

« Mon cher marabout, côté argent, il n y'aura aucun problème. J'suis prêt à payer tout ce que tu me demanderas. L'essentiel est que j'augmente mon commerce ».

J'suis un truand certes, mais y'a pire que moi. Certains commerçantes me posaient différents problèmes, je vous en cite quelques uns « Mara, mon business n'est plus comme avant à cause de mon voisin, il est très mystique. Chaque matin, il verse des trucs nauséabonds et il n'est pas étranger à ma chute. J'veux qu'il tombe et que j'redevienne celui ou celle que j'étais. D'autres disaient que c'est leur coépouse qui leur a juré de les faire chuter. Bref que des bêtises typiquement sénégalaises. J'comptais la totale dépense que j'ai faite dans ton magasin pour te facturer. Ils m'arrivaient de réclamer des millions à une victime selon ce que j'ai vu dans ton magasin. Je te promettais d'entrer en "Likhsikhar" la nuit avant de te dire le prix fixe que tu devrais payer. Je te demande de me rappeler le lendemain vers les 12h. Une fois le marché conclu, je te laisse partir.

Le lendemain quand tu m'appelles, je me base sur ce que tu m'avais dis avant de ne répéter que tes révélations en y modifiant quelques trucs rek. J'sais que j'ai semé la zizanie dans beaucoup de maison mais je m'en fiche, je ne voulais que l'argent. Celles qui avaient accusé leur coépouse, j'confirme en y ajoutant des choses fausses, genre elle a versé quelque chose devant ton magasin avant d'enterrer des trucs dans un cimetière. Bref, des choses qui font peur. Avant de confirmer que j'peux enlever tout pour les rendre positives. Ceux qui avaient accusé leur voisin de magasin, j'dis aussi des trucs qui font peur avant de jurer que j'peux inverser la balance. Je leur taxe un prix fou genre 5 millions, ça dépend de la totalité de mes dépenses dans ton magasin. Je te fais croire que les offrandes et sacrifices, c'est moi qui les gère. Ils acceptaient sans hésiter.

Pauvres sénégalais(es), ils ne savent pas que je me suis appuyé sur leurs déclarations pour inventer ses choses qui ne sont que de purs mensonges et ils y croient ndeysan. Je ne peux pas compter toutes les sommes dont j'ai récoltés via les commerçants(es). Tu sais pourquoi, je n'avais pas peur de ce que j'disais, j'savais qu'ils avaient déjà payés à d'autres soi-disants marabouts donc ça peut tomber juste. Même si ce que j'fais n'est pas bon, eux aussi sont fautifs comment on peut rendre responsable les autres de notre destin.

Via les commerçants(es), ils me présentaient d'autres clientes, la majeure partie des femmes des richards. Ces dernières ne voulaient pas avoir de coépouse, soit elles voulaient que leur mari ne se marie pas avec une autre, d'autres voulaient que leur mari privilégie leur fils ou fille ect. Mon prix minime avec elles, c'est 500.000F. Je leur demandais un caleçon de leur mari pour celles qui ne voulaient pas de coépouse et le pire et qu'elles me les ramenaient. Certains hommes riches vos vies sont en danger. Vos femmes ne veulent que votre richesse. Elles sont prêtes à tout pour garder votre fortune. Si elles me ramènent le caleçon, devant elles, j'verse un liquide qui ne sert à rien avant de leur promettre qu'elles seront la première et la dernière femme de leur mari et si elles remarquent le moindre mouvement louche de leur mari qu'elles m'avertissent. Naïves qu'elles sont, elles sortent contentes. Elles n'hésitaient pas de me faire cadeaux de temps en temps, histoire de me ferrer mdrrrr. Elles sont vraiment folles. Pour celles qui veulent que leur mari privilégie leurs enfants, je les réclame, un de leurs habits, en y repensant, j'suis mort de rire. Je ne sais pas où est-ce que j'irai après ma mort mais tout ce que j'sais, j'ai fait du mal mais y'a pire que moi.

Il m'arrivait même de recevoir des femmes qui voulaient rendre stérile leur coépouse, celles qui voulaient le divorce de leur coépouse, celles la mort de leur mari pour prendre l'héritage, celles qui voulaient rendre folle ou fou les enfants de leur coépouse. Bref, des déclarations de tout genre. J'avais même peur parfois. J'avoue que j'voyais des personnes qui ne voulaient que leur propre avancement pas la défaite des autres. Je te jure que je ne peux pas estimer l'argent que j'avais eu en jouant les faux marabouts. Ça a duré presque 7 mois avant que je ne quitte ce métier de marabout et rompre mon contrat avec le propriétaire de l'appartement.

Leçon de cette partie : Croyez-en Dieu au lieu de mettre tout sur le dos des marabouts. Je ne dénigre personne et nous avons nos réalités mais mettez en avant le Bon Dieu. Y'a de vrais marabouts mais les vrais sont rares, seules les faux se manifestent. On se capte très bientôt dans mon rôle de receleur de faux billet de banque. Bye

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