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Les pélandrons: Les bons à rien

Les pélandrons: Les bons à rien

Auteur:: promotion
Genre: Histoire
« Un livre c'est la naissance d'un voyage, le tracé d'un itinéraire. » J.R.R. Tolkien Vous allez vous trouver immergé dans un enchaînement de péripéties, intrépides, non sollicitées par un couple de paisibles retraités. Ils sont emportés dans des intrigues invraisemblables, souvent abracadabrantes, avec des lendemains incertains. C'est l'obstination déraisonnable d'époux qui persistent et signent d'une manière jusqu'au-boutiste toutes les situations, quelles qu'en soient les conséquences. Chaque obstacle renforce leur détermination. « Celui qui s'est fixé un but n'en change pas. » Léonard de Vinci Dans l'impossibilité de revenir en arrière, le seul choix qui se présente à leurs yeux c'est de continuer toujours plus loin, dans l'échelle des bacchanales comme dans la démesure de la violence pour la survie coûte que coûte. Ne soyons pas l'esclave de nos craintes, la peur, c'est la capacité de reconnaître le danger. Deux solutions se présentent, avec une seule conclusion possible : fuir ou combattre. Et même si cela ne dure qu'un temps, le compte à rebours de l'inconnue est amorcé. Ainsi, exister sans rien laisser derrière soi.

Chapitre 1 No.1

Du même auteur

- Flic fonctionnaire ou fonctionnaire flic (Les aléas du policier de terrain), 2014, Éditions Lacour Ollé ;

- Flic fonctionnaire ou fonctionnaire flic, la B.A.C,2015, Editions Lacour Ollé ;

- Songe, 2017, Editions Au Pays Rêvé ;

- La Loi de l'Ombre, 2018, Éditions Au Pays Rêvé ;

Des clichés du passé, 2019, Éditions Au Pays Rêvé.

-

Certains cherchent les emmerdes, d'autres, ce sont les emmerdes qui viennent à eux.

Pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre.

Annie Saumont

J'ai fait deux enfants, planté des arbres dans notre jardin, et fini ce livre. Le sixième !

André Monray

Les idées neuves n'ont pas d'âge.

Description

Autobiographie

Ancien ouvrier en tôlerie-carrosserie-peinture, ensuite fonctionnaire dans la police nationale, actuellement en retraite depuis janvier 2003.

Je suis marié depuis 1970, deux enfants de 45 et 49 ans.

Je me suis mis à l'écriture par hasard, le premier livre relatant les 15 premières années dans la grande maison, suivi par un deuxième sur les 15 autres, jusqu'à mon départ en retraite, suivi de cinq ans comme réserviste.

Par la suite, lors de divers salons, où je relate mon vécu avec différentes anecdotes et situations sur les coulisses de la police, beaucoup de personnes m'ont répondu : on ne veut pas savoir, on désire du rêve.

Ainsi est notre société. Et pour cela, j'ai écrit des romans d'action, des aventures fictions.

De ce fait, les deux autres sont des romans d'action de type thriller, un cinquième, relatant des citations et anecdotes, car pour construire l'avenir, il faut se servir des erreurs du passé pour avancer et éviter de les renouveler.

Et maintenant, ce dernier, une histoire d'action vécue, par des gens simples, obligés d'agir dans l'action, pour survivre, lors de différentes confrontations dangereuses.

André Monray

Les idées neuves sont mal vues et généralement combattues, sans autre raison que n'être pas encore communément admises.

John Locke

Ne dites pas qu'il s'agit d'un problème difficile. Si la chose n'était pas difficile, ce ne serait pas un problème.

Maréchal Foch

Avant-propos

C'est une cascade d'aventures rocambolesques qui s'enchaînent pour tenir le lecteur en haleine, des événements insolites qui arrivent à un couple de jeunes retraités qui veut profiter pleinement de la vie, en se tenant en dehors de toutes les contraintes du passé et du présent, et profiter du lendemain.

Mais voilà que le destin en a décidé autrement en les confrontant à mille péripéties, auxquelles ils n'ont jamais eu à faire face.

Des profanes dans la violence et l'action, qui doivent s'adapter pour survivre ou subir.

Sans compter que lors des nombreuses mésaventures, ils rencontrent également des situations plus agréables, telles que des passions amoureuses interdites.

En fait, tout ce qui entoure et fait partie de l'expérience aventureuse, avec ses complications et ses surprises.

Situation à l'opposé de leur petit confort de citadins.

Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine...

Elle est mortelle.

Paulo Coelho

Chapitre 1Une aventure banale

Un jeune couple en retraite décide de profiter des belles journées d'automne de la Côte d'Azur, en allant faire de la marche dans les sentiers de l'arrière-pays.

Donc, ce matin, Gus et son épouse Magdeleine, au lever du soleil, se préparent pour une journée de randonnée du côté des Courmettes, au-dessus de Tourrettes-sur-Loup.

La balade s'annonce de bon aloi, car le ciel est dégagé, annonçant une belle journée. Les sacs à dos, préparés la veille sont maintenant remplis de victuailles, d'eau, sans oublier le litron de vin du pays.

Le café chaud en préparation pour le thermos. Le pain frais sera pris au passage dans le village avant d'entreprendre la balade

Et maintenant dans la fraîcheur de l'aurore matinale, départ de la maison, sous les premiers cris des oiseaux sous un ciel qui flamboie au clair matin.

De passage au village non loin du sentier de départ, achat du pain pour le casse-croûte de la balade, suivi de quelques délicieux encas et friandises pour agrémenter leur journée.

Mais avant de partir, un petit café avec croissant à l'ouverture du troquet en compagnie des lève-tôt.

Les voilà partis pour une découverte de la nature, loin de l'agitation de la ville. Le départ s'annonce facile et agréable, le sentier, large et dégagé, permet de marcher sans fatigue. Mais cela reste de courte durée, la difficulté s'annonce avec l'apparition de marches taillées dans la terre, ravinées par le temps, d'autant que la pente devient maintenant de plus en plus raide. Le jour se lève et le calme est interrompu par le chant des oiseaux et le bruissement du vent dans les branches feuillues des arbres.

Après quelques heures de marche, la fraîcheur matinale commence maintenant à laisser la place à une température plus douce.

Ils prennent la direction du promontoire qui se dessine au-dessus des bois et trouvent un ensemble de rochers autour d'un grand bloc, qu'ils utilisent comme une table, pour la pause casse-croûte.

La vue est entièrement dégagée pour découvrir toute la côte, de la pointe de Menton, de la Baie des Anges, l'Aéroport, les Îles de Lérins jusqu'à Mandelieu. La situation géographique est extraordinaire, en quelques kilomètres, à vol d'oiseau, ils se trouvent rapidement à 900 mètres d'altitude, avec une vue de l'ensemble du littoral magnifique, une véritable carte postale sans prendre l'avion.

Après la pause, reprise de la balade en direction du sommet en passant par la piste balisée, il s'agit d'une voie carrossable réservée aux engins de lutte contre les incendies.

En arrivant dans un bosquet, juste avant une zone dégagée, ils entendent des bruits de voix, plutôt une dispute entre deux personnes qui parlent à haute voix, des phrasesincompréhensibles, difficiles à décrypter, à part quelques mots plus forts que d'autres. Cela ressemble à un fort différend, les insultes maintenant fusent de part et d'autre.

Cachés derrière un taillis, ils remarquent la présence de deux individus et deux véhicules type 4x4. Les échanges verbaux, maintenant sont de plus en plus violents, l'altercation s'envenime, les mots et les insultes laissent comprendre qu'un drame physique, risque de se produire à tout moment.

Quand soudain les deux antagonistes sortent une arme de poing, dans le pur style cinéma western, deux coups de feu retentissent. Les deux hommes tombent à terre.

L'un d'eux se traîne jusqu'à un véhicule, s'adosse contre la roue, et reste assis à même le sol.

Après cet acharnement de violence, ils sont surpris par le brusque retour au calme, qui est maintenant revenu, le silence de la nature, loin de l'agitation des humains, reprend ses droits. Plus rien ne bouge, c'en est inquiétant.

Les deux randonneurs maintenant s'approchent discrètement en se dissimulant derrière un rocher. Là, ils entendent, et comprennent parfaitement que l'un des personnages, accroupi contre le véhicule est en train d'appeler par téléphone du renfort. Et ne comprend pas pourquoi il se trouve seul ?... (Un long silence) il ajoute, le souffle court, la voix moins forte :

- Vous vous êtes trompés de sommet ! Dépêchez-vous, je n'ai presque plus de batterie.

Il repose son téléphone, visiblement épuisé par cette action et reste immobile contre le 4x4.

L'autre individu se relève, il s'approche vers le véhicule où se trouve l'autre blessé, ouvre le coffre, s'accapare d'un grand sac et se dirige maintenant vers l'autre voiture pour prendre un gros sac à dos ; à l'intérieur, une voile de Parapente, qu'il déballe, passe un harnais autour de sa taille et l'accroche à la voile.

Une fois harnaché de tout son paquetage, il se jette dans le vide, pour s'envoler en direction de Tourrette, sous les yeux ébahis de nos deux randonneurs.

Le couple s'approche maintenant de la victime, qui est à demi inconsciente, les yeux entrouverts, l'homme respire avec difficulté. Dans le téléphone, qu'il tient à la main, ils entendent une voix qui demande des précisions sur sa position, afin de pouvoir le rejoindre.

Le blessé reprend ses esprits et répond :

- Je dois être au-dessus de vous, mais plus vers la droite de votre position... (un long silence, il a de plus en plus de mal à s'exprimer) Vous devez faire... le tour... il s'est envol... ave.. avec le matos, mais j'ai... un.. un traceur... .

Puis plus rien, il vient de mourir !

Nos deux randonneurs craignant l'arrivée des acolytes de la victime, décident de partir rapidement en empruntant un des deux 4x4.

Mais avant, Gus récupère le téléphone du moribond et le traceur qu'il avait dans la poche de son gilet, où se trouvent également un rouleau de billets de banque et un portefeuille. Dans le coffre ouvert de la voiture, se découvre un sac entrouvert contenant des armes et des munitions, matériel qu'il dépose dans l'autre véhicule. Et avant de partir, ils font basculer le cadavre au bas de la falaise, le corps finit dans les taillis en contrebas.

Ils s'engouffrent dans le véhicule et partent dans la direction opposée de l'arrivée des autres amis de la victime.

La piste les conduit vers la direction de Vence, loin du lieu tragique.

Pendant le trajet, ils s'aperçoivent que le traceur signale, que l'homme volant est immobilisé non loin de la piste, qu'ils empruntent.

Plusieurs minutes plus tard, derrière un bosquet proche du chemin, ils découvrent « l'oiseau volant » sans vie. À l'atterrissage, il a percuté un arbre, une branche brisée s'est plantée dans son ventre.

Ils récupèrent les deux sacs « surprises » et le téléphone. Après une fuite d'une demi-heure en direction de Vence, ils font une halte pour examiner les sacs. Moment d'émotion, l'un contient une grosse quantité de « came », ainsi que le mouchard du traceur, qui est immédiatement déconnecté, pour éviter toute surprise désagréable. Dans le sac à dos des paquets de liasses de « Bélins » (fric). La somme doit être importante « a faïre vira la testa » (en niçois)... à donner le tournis.

De passage à Vence, après l'achat à la Poste de deux grosses boîtes en carton Colissimo, pour expédier à leur adresse, le contenu du sac d'argent, qu'ils ont récupéré. Cela afin d'éviter de se trouver en possession de ce matos suspect.

Concernant le sac d'armes, direction parking deux roues, du Polygone Riviera, du côté des consignes casques motos. En ouvrant le coffre de la voiture, une autre surprise, un sac contenant des armes, grenades et munitions ainsi qu'une mallette et à l'intérieur, une carabine de précision en pièces détachées. Le tout est déposé dans les consignes, sauf la mallette trop grande pour le coffre de la consigne.

Pour ce dernier contretemps, arrêt dans un commerce d'appareil ménager pour l'achat d'une cave à vin et d'un rouleau de papier collant. Il faut rendre l'utile à l'agréable. La livraison est prévue dans trois jours, le commerçant accepte de joindre à la livraison la mallette de la carabine entièrement saucissonnée de collant, sans qu'il soit informé de son contenu.

Retour sur le point de départ pour récupérer la voiture. Méfiants, ils déposent le 4x4 assez loin du parking. Mais avant de s'en séparer dans un lieu désert, Gus asperge l'intérieur de l'habitacle avec l'extincteur de bord, pour effacer toutes traces de leur utilisation de ce véhicule.

À l'approche du parking se trouve un attroupement d'individus à l'allure patibulaire en compagnie des Gendarmes. Leur approche en tenue de randonneur, attire leur regard.

Un Gendarme les apostrophe pour leur demander d'où, ils viennent ! Bien sûr, ils répondent qu'ils viennent du côté de la piste des Courmettes, en passant par les sentiers boisés. Curieux, l'enquêteur leur demande, s'ils n'ont rien vu d'anormal. D'un air innocent, ils répondent par la négative en s'inquiétant sur le pourquoi de la question. Le pandore annonce la découverte d'un cadavre par arme à feu, non loin de la piste des Courmettes. Il précise que cela s'est passé dans la matinée, de fait, sa question s'impose à toutes personnes qui se sont trouvées dans le secteur et qui peuvent avoir vu, entendu ou remarqué quelque chose de bizarre, même si c'est un détail, il faut leur faire connaître. Par la suite, après avoir pris l'identité des personnes présentes, l'officier de Gendarmerie les invite à se présenter le lendemain 9 h à la Caserne de Gendarmerie, pour être entendus, par procès-verbal concernant leur présence sur les lieux, en attendant, il leur demande de réfléchir sur la matinée passée, il se peut qu'un détail, même insignifiant, leur revienne à l'esprit et peut être utile à l'enquête.

Au cours de la discussion entre les personnes présentes, pendant que les Gendarmes s'affairaient aux problèmes administratifs en même temps, les regards avec les individus à l'allure plutôt surprenante en ces lieux se sont croisés entre Magdeleine et Gus, laissant paraître un doute sur le couple. D'autant que Magdeleine a détourné son regard, qui a donné une impression de gêne coupable.

Finalement, Gus et sa compagne récupèrent leur voiture et quittent les lieux en direction de Carros. Pendant le trajet, Magdeleine informe son époux, sur son ressenti, devant le groupe d'individus inquiétants, une prémonition désagréable, suite au regard insistant de ces énergumènes présents sur le parking, elle a le pressentiment qu'ils se sont doutés qu'ils étaient présents sur le promontoire ce matin. Mais Gus ne s'en inquiète pas au-delà de la normale, il met cela sur le compte de la fatigue, du stress, et lui demande de ne pas s'inquiéter outre mesure.

Sur la route, un accident bloque la circulation, une file de voitures immobiles attend que la Police municipale permette la reprise de la circulation.

Chapitre 2 Les capouns (voyous)

Pendant l'attente, dans la file de voitures à l'arrêt, derrière eux, arrive un véhicule avec quatre individus. L'un des passagers descend et se dirige vers leur voiture, tapote à la vitre en faisant signe de la descendre et s'incline à hauteur de la portière avant, côté conducteur, en approchant son visage. En se penchant, son blouson s'entrouvre légèrement et Gus remarque à l'intérieur, sur le côté de la poitrine, une crosse de revolver. D'un ton autoritaire, lui demande de descendre de la voiture.

Le ton de la voix devient plus fort, l'individu est maintenant très énervé, devant l'impassibilité de son interlocuteur. Il agresse verbalement Gus pour connaître son emplacement sur les hauteurs des Courmettes.

Les esprits s'échauffent, rapidement le timbre de la voix monte avec la violence des mots, ce qui attire le Policier Municipal, qui demande des explications sur son comportement.

Entre temps, un autre policier a rétabli la circulation des véhicules immobilisés, cet événement permet à Gus de repartir rapidement, pendant que le « nervi » (voyou) se trouve aux prises avec le flic, qui lui demande des explications sur son comportement.

Gus en profite pour prendre de la distance et, au bout de quelques kilomètres, emprunte un chemin privé de sa connaissance. Une fois hors de vue de la route principale, il part à pied, se cache derrière un fourré, attend le passage de la voiture 4x4 noire, avec à son bord le mystérieux exalté, accompagné de ses acolytes.

L'attente n'est pas très longue, une dizaine de minutes tout au plus, le 4x4 et son équipage passent en trombe devant lui. Gus et son épouse en profitent pour quitter leur abri et repartir dans le sens opposé. Ils se dirigent maintenant vers leur domicile, sur la commune de Carros les Plans, en passant par la route de la Baronne. Malgré ce nouvel itinéraire, le couple reste vigilant et inquiet, de crainte de croiser l'équipage des mécréants. Finalement, en début desoirée, ils finissent par retrouver leur domicile sans encombre.

À la nuit tombée, ils repartent avec un deuxième véhicule en direction de Cagnes-sur-Mer, sur le parking du Polygone, pour prendre le matériel déposé dans les consignes pour casques motos. De retour au domicile sans encombre, inspection du matériel récupéré.

Un sac contient deux armes de poing, un pistolet-mitrailleur, des chargeurs et des munitions. C'est le sac du gonze, non retrouvé. Son téléphone, hors service, batterie à plat.

Le deuxième sac de l'homme volant contient également des armes de poing et ses munitions, mais également des grenades et des pains d'explosifs avec détonateurs, quant au téléphone, il est en état de fonctionner.

Les deux appareils sont désactivés puis placés dans une boîte métallique, enveloppée d'un film aluminium, et le tout entreposé sous la dalle en béton de la maison, avec tout l'arsenal.

La nuit a été longue, par la crainte de la venue des malfrats, et le moindre bruit étrange ou voitures suspectes dans les parages, les fait sursauter. Le lendemain, pour éviter de se faire repérer, ils décident pour les jours suivants de prendre plusieurs jours de vacances, loin de tout ce tumulte. Mais cela après la livraison des colis de la poste, de la cave à vin et de la mallette.

De plus, après cette nuit d'éveil agitée, ce matin, ils doivent se présenter à la Gendarmerie, selon les directives de l'OPJ enquêteur. Mais par crainte de rencontrer les énergumènes de la veille, exaltés par la perte financière de leur trafic, Gus décide d'appeler la Gendarmerie pour les informer qu'ils ne pourront pas être présents à la convocation, à cause d'un problème de santé, prétextant un dérangement gastrique provoqué par la charcuterie, prise lors de la randonnée. Un rendez-vous est pris pour le lendemain.

Cependant, Gus, d'un esprit méfiant, décide à bord de sa moto, de se rendre aux abords de la Gendarmerie pour observer discrètement l'arrivée des malfrats. Effectivement, ceux-ci, après avoir garé leur voiture dans la rue, disparaissent dans les bâtiments administratifs. Il profite alors de leur absence pour s'approcher de la voiture en stationnement, et placer discrètement sous la carrosserie, le traceur récupéré sur l'homme volant. Une sécurité lui permettantd'avoir une avance sur ces individus et de connaître éventuellement le point de chute de la bande.

Au bout de quelques heures, les quatre personnages regagnent leur voiture et repartent rapidement. Grâce au traceur, il peut les suivre sans se faire repérer. Maintenant, la fin de la course se termine à St Laurent du Var, dans une gargote face à la gare SNCF, sur la RN7. Après une longue surveillance, il comprend que ce point de chute est définitif.

Le lendemain, le couple, en se rendant à la Gendarmerie en moto, remarque la présence du 4x4 des coupe-jarrets, stationné non loin. Le fait qu'ils circulent avec casque intégral leur donne l'avantage de ne pas être repérés, cela dans un premier temps. Car, une fois sortis de la caserne, ils s'aperçoivent que le 4x4 est maintenant, non loin derrière à leur trousse.

La puissante moto leur permet de prendre de la distance puis de se faufiler entre les voitures et pour leurrer les suiveurs, le conducteur se dirige dans la direction opposée de son domicile. Finalement, les malfrats perdent leur trace, maintenant ils peuvent rejoindre leur domicile en toute quiétude.

Ils se disent, pour être tranquilles, vivons cachés, seulement, il se trouve que l'attaque est la meilleure des défenses.

Donc, si on ne veut pas perdre, on ne doit pas éviter le combat

Pour cela, Gus récupère le téléphone du disparu au bas de la falaise, le remet en fonction pour mettre la pression à l'équipe des « capouns » (voyous) et leur faire sentir qu'ils ne sont pas maîtres du jeu. En compagnie de Magdeleine, ils se rendent vers la gare de St Laurent du Var. Gus appelle maintenant en utilisant le dernier numéro utilisé, pour parler au « Cabiscou » (le patriarche, le chef, expression marseillaise)

Et quand il décroche, il lui annonce :

- Toi, tu me cherches, mais moi, je t'ai trouvé, cafalo (petit joueur). Alors maintenant, tu m'oublies.

Au même instant, entre en gare un train et le bruit passe dans l'appareil téléphonique, signalant par ce fait à son interlocuteur, sa présence à proximité. Et il entend dans l'appareil le gredin s'écrier :

- Il est en face avec le téléphone de Gilou.

Provoquant au couple un moment de panique, qui ne voit qu'une issue possible, monter dans la rame du train qui va partir.

L'équipe de « gouapes » (voyous) arrive trop tard, le train est parti, le chef ne veut rien entendre, ils repartent en voiture en direction de la prochaine station, car maintenant, le mouchard GPS du téléphone signale la présence des fuyards dans la rame du train en direction d'Antibes.

Gus enregistre le numéro de téléphone du chef sur son appareil et se débarrasse du téléphone piégé, en le cachant sous un siège et descendent à l'arrêt de la gare de Villeneuve-Loubet. Peu après arrivent les terreurs au moment où le train repart... comme le GPS se positionne toujours dans le train, ils redémarrent en trombe vers la gare suivante.

Profitant de la situation, le couple se rend au supermarché voisin, achète deux téléphones prépayés et retourne en bus du côté de la gare de St Laurent du Var. Arrivés sur place, ils visionnent de loin le troquet desmalfaisants, où se forme une forte effervescence entre le boss et le retour de l'équipe des marioles, bredouilles, si ce n'est le téléphone de Gilou, qu'ils ont récupéré. Le Boss fulmine de colère contre ses soldats incapables.

Notre couple s'éloigne maintenant du secteur, et une fois à distance, Gus rappelle le Daron du troquet et lui annonce :

- Écoute-moi « Pélandron » (bon à rien, en niçois) je maintiens la « Guintchou » (surveillance) sur ton cul. Tu m'oublies, je t'oublie, d'acc ? Sinon, c'est moi qui « t'agante » (attrape). « Va ben couma aco» (ça va comme ça).

L'autre explose, insulte, demande à ses gugus d'aller dans la gare, il cherche du regard autour de lui, et annonce coléreux :

- Si je te trouve, je te jette sous le train !

Gus lui répond d'une voix douceâtre et railleuse :

- Calme-toi Pélandron, oublie-moi et c'est la dernière fois, après ce sera pour ta gueule. Chao.

Il coupe la communication et jette le téléphone.

Retour maintenant à la maison : la décision est prise, pendant l'attente de la livraison des colis, confinement au domicile ! Les jours suivants se passent sans incident et le jour de la livraison postale arrive. Le tout est soigneusement examiné, un colis contient plusieurs kilos de divers types de produits stupéfiants, le tout soigneusement emballé dans des films plastiques.

Dans l'autre boîte, une forte somme de billets de banque. Après une comptabilité fiévreuse et répétitive, certainement causée par la nervosité de voir autant d'argent. Finalement, le compte est bon, c'est le jackpot, 300 000 €.

Cette somme va permettre de passer un long séjour d'absence, dans le sud de l'Europe. L'itinéraire établi et les bagages terminés, le départ se fera le jour suivant, après la livraison de la cave à vin et de la mallette.

Chapitre 3 Les vacances

C'est parti. Au petit matin, loin du tumulte des jours passés. Les kilomètres défilent vers un horizon de détente. Première halte aux environs de midi, dans un établissement extérieur à l'autoroute.

Le repas pris, ils repartent sereins et joyeux sur la nationale en direction de l'autoroute. Juste avant l'entrée du péage, deux auto-stoppeurs, d'environ une trentaine d'années, avec sacs à dos et une guitare. Bon prince, d'un commun accord, les deux touristes en goguette décident de les prendre en charge pour un bout de chemin.

Les deux gars sont des joyeux lurons, sympathiques, qui animent la route par leur bonne humeur, le guitariste joue quelques mélodies entraînantes et son compagnon à la voix harmonieuse l'accompagne agréablement.

Pendant le trajet, ces deux jeunes gens les informent qu'ils habitent du côté de Fréjus, mais qu'ils sont originaires du Portugal, où ils retournent quelque temps. Rires de notre couple, car ils ont également l'intention d'aller dans le sud du Portugal. Donc, ils décident de faire route ensemble jusqu'à la destination finale.

La première halte est trouvée en milieu d'après-midi, dans une ville festive espagnole. Le choix d'une suite, pour un court séjour dans un hôtel du secteur, est repérée rapidement. Elle comprend 2 chambres avec salle de bain, et dans le salon, un Jacuzzi très apprécié par les deux garçons, qui, en fait, sont en couple.

Le soir, après une balade en ville et un repas typique, retour à l'hôtel. Paco et son compagnon, pratiquants du naturisme, décident de se détendre dans le Jacuzzi, qu'ils occupent seuls, entièrement dénudés. Paco impressionne Magdeleine par son appendice exorbitant, Gus le surnomme le « Radis-Noir », les deux hommes font trempette, pendant que les deux retraités se retirent dans leur chambre.

Le lendemain après une copieuse collation, visite de la ville. Il fait beau et chaud, l'ambiance locale sympathique et avenante. Au cours de la flânerie dans la cité, Raoul et Paco remarquent devant la devanture d'un commerce, un panneau signalant la recherche de deux employés dans le métier de la restauration. Un serveur et un plongeur. Le commerce est fermé, mais un numéro de téléphone est affiché. Les deux compères sont intéressés,

Raoul s'empresse d'appeler le numéro de l'affiche.

En fait, le commerce pour l'emploi se trouve à l'entrée de la ville, à une dizaine de kilomètres. Un rendez-vous est pris pour l'après-midi à 17 h. Après un copieux repas bien arrosé, retour à l'hôtel à la fraîche, suivi d'une petite sieste digestive. Raoul demande à Gus, s'il peut l'emmener sur les lieux du futur emploi, Gus acquiesce à sa requête avec plaisir.

Magdeleine et Paco préfèrent profiter de la terrasse et de sa vue sur la cité, en lézardant au soleil.

Peu après leur départ, Paco décide de se détendre dans le Jacuzzi. Magdeleine, après une vingtaine de minutes de bronzette, retourne à l'intérieur en sueur. Et Paco l'invite à venir se relaxer dans le bain délassant. Elle hésite, mais sachant qu'il est homo, elle accepte de partager le bassin. En grimpant les deux marches humides, elle glisse et tombe dans l'eau, les mains en avant et au passage s'agrippe au « Radis-Noir », ce qui entraîne un cri de douleur de Paco. Après la reprise des esprits de chacun et les plates excuses de Magdeleine, la curiosité féminine l'anime sur cet auguste organe et elle profite de l'interlude accidentel sur son sexe, pour lui demander avec une voix mal assurée :

- Quand il est en érection, quelle taille, fait-il ?

Et Paco lui répond et naturellement, sans s'offusquer de la question :

- Peu de différence, mais j'ai du mal à le maintenir longtemps en érection. Cela ne me dérange pas, je prends plus de plaisir à me faire sodomiser et en même temps me caresser la queue.

Magdeleine maintenant s'enhardit et lui demande d'un trait :

- Je peux le toucher, pour le soupeser, car je suis impressionnée par la taille.

Et Paco, bien sûr, accepte la chose sans hésiter.

Elle s'approche, le manipule et sent une réaction, un changement, une raideur qui l'excite et continue avec frénésie, ce qui entraîne une forte rigidité de l'appareil.

Paco, excité par cette situation qui semble durer plus que d'habitude, certainement aidé par des mains expertes, la chaleur de l'eau et la poussée d'Archimède, le surprend à prendre maintenant l'initiative d'harponner vigoureusement sa partenaire qui, dans des soupirs de plaisir, selaisse aller à cette sensation d'un transport nouveau et profundus.

Les deux amants aujourd'hui, satisfaits par cette situation nouvelle, lui le mâle, qu'il ne se croyait pas capable, l'autre par la découverte d'un nouvel orgasme, une jouissance provenant du plus profond de son corps.

Ils se séparent désormais, surpris l'un et l'autre de cet événement et s'engagent à ne pas dévoiler à leur relation commune, ce moment de luxure.

Plus tard, retour des cocus, qui annoncent que les deux compères sont embauchés à partir du lendemain soir dans l'établissement postulé, et de plus, une chambre est offerte sur place par l'employeur.

La soirée se termine par une fête dans un établissement voisin. Le lendemain, le couple va continuer ses pérégrinations et laisser ses deux amis du voyage dans leur nouvelle aventure professionnelle.

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