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Les noces sanglantes de Paris

Les noces sanglantes de Paris

Auteur:: Flossi Housley
Genre: Horreur
Dans le Paris mondain, si mon nom, Amélie, résonnait, c' était par l' écho assourdissant d' un drame familial. Ma sœur, Clémence, était tombée sous les traits du bel Antoine Beaumont, héritier d' une dynastie de joailliers, promis à une mort certaine par une mystérieuse maladie. La nuit de leurs noces, l' horreur frappait : Clémence fut retrouvée sans vie, le corps mutilé, le cœur arraché. Pourtant, mon propre père, le Dr Dubois, respecté homme de science, avait signé l'acte de décès : "suicide par détresse psychologique". Une monstruosité. Tandis que sept autres jeunes épouses d' Antoine subirent le même sort macabre, leur mort nourrissant la rumeur d' un "mangeur de cœurs" et redonnant étrangement vie à mon beau-frère qui dépérissait. La police, complice du puissant clan Beaumont, fermait les yeux, décrétant de "malheureuses coïncidences" ou "crimes isolés". Personne n' osait défier la famille la plus influente de Paris. Le monde entier condamnait le chagrin qui m' aurait rendue folle. Mais je savais que ma sœur n' avait pas mis fin à ses jours. Elle avait été assassinée et la vérité me brûlait l' âme. Dans ce tumulte de mensonges et de peur, une décision folle, irrévocable, s' est imposée à moi. J' allais défier ce destin cruel, embrasser l' horreur. Je serai la neuvième épouse d' Antoine Beaumont.

Introduction

Dans le Paris mondain, si mon nom, Amélie, résonnait, c' était par l' écho assourdissant d' un drame familial.

Ma sœur, Clémence, était tombée sous les traits du bel Antoine Beaumont, héritier d' une dynastie de joailliers, promis à une mort certaine par une mystérieuse maladie.

La nuit de leurs noces, l' horreur frappait : Clémence fut retrouvée sans vie, le corps mutilé, le cœur arraché.

Pourtant, mon propre père, le Dr Dubois, respecté homme de science, avait signé l'acte de décès : "suicide par détresse psychologique".

Une monstruosité.

Tandis que sept autres jeunes épouses d' Antoine subirent le même sort macabre, leur mort nourrissant la rumeur d' un "mangeur de cœurs" et redonnant étrangement vie à mon beau-frère qui dépérissait.

La police, complice du puissant clan Beaumont, fermait les yeux, décrétant de "malheureuses coïncidences" ou "crimes isolés".

Personne n' osait défier la famille la plus influente de Paris.

Le monde entier condamnait le chagrin qui m' aurait rendue folle.

Mais je savais que ma sœur n' avait pas mis fin à ses jours.

Elle avait été assassinée et la vérité me brûlait l' âme.

Dans ce tumulte de mensonges et de peur, une décision folle, irrévocable, s' est imposée à moi.

J' allais défier ce destin cruel, embrasser l' horreur.

Je serai la neuvième épouse d' Antoine Beaumont.

Chapitre 1

Dans Paris, on ne parlait que de lui. Antoine Beaumont. Son nom était sur toutes les lèvres, un mélange de fascination et de peur. On disait qu'il était l'homme le plus beau de la ville, avec des traits si parfaits qu'ils semblaient sculptés dans le marbre. Mais derrière cette beauté se cachait une ombre, une maladie mystérieuse qui le consumait de l'intérieur, le rendant plus faible chaque jour. Les médecins les plus renommés avaient tous donné le même verdict : il ne dépasserait pas ses vingt ans.

La famille Beaumont, des magnats de la haute joaillerie, était riche, puissante, mais désespérée. Pour assurer leur lignée, ils avaient organisé un mariage. Puis un autre. Et encore un autre. Huit jeunes femmes, toutes issues de bonnes familles, avaient épousé le jeune héritier. Huit jeunes femmes avaient trouvé la mort.

La première, c'était ma sœur, Clémence.

Les sept autres ont suivi le même chemin tragique. Chaque fois, le scénario était identique. La nuit de noces, la jeune épouse mourait dans des circonstances horribles. Leur corps était retrouvé mutilé, la poitrine ouverte, le cœur disparu. Et à chaque nouvelle mort, l'incroyable se produisait : Antoine, le mari mourant, retrouvait des forces. Sa pâleur s'atténuait, un peu de vie revenait dans ses yeux. Pour quelques semaines, quelques mois, avant que la maladie ne reprenne ses droits.

Une rumeur terrible a commencé à circuler dans les salons et les ruelles de Paris. Celle d'un "monstre mangeur de cœurs". On disait que la famille Beaumont sacrifiait des jeunes filles pour maintenir leur fils en vie. Le nom Beaumont est devenu une malédiction. Les jeunes filles célibataires fuyaient leurs invitations, les mères cachaient leurs filles. La police, sous l'influence des Beaumont, a mené des enquêtes superficielles, concluant à chaque fois à une série de coïncidences malheureuses ou à des crimes non résolus commis par un fou insaisissable. Personne n'osait accuser ouvertement la famille la plus puissante de Paris.

C'est alors que je me suis manifestée. Amélie. Couturière, comme toutes les femmes de ma famille. Et surtout, sœur de Clémence, la première victime. J'ai annoncé à ma famille, puis au monde, que je me portais volontaire pour devenir la neuvième épouse d'Antoine Beaumont.

Tout le monde a cru que j'étais folle. Que le chagrin m'avait fait perdre la raison. Mais je n'étais pas folle. J'avais un objectif, une certitude qui brûlait en moi plus fort que la peur. Ma sœur ne s'était pas suicidée, comme mon propre père, un médecin célèbre, l'avait affirmé à l'époque pour étouffer le scandale.

Elle avait été assassinée. Et j'allais épouser le monstre pour découvrir la vérité.

Chapitre 2

Mon père, le docteur Dubois, était un homme respecté à Paris. Ses mains avaient sauvé des centaines de vies. C'était un homme de science, un homme de logique. C'est lui qui, après la mort de Clémence, avait signé le rapport. "Suicide par détresse psychologique."

Je me souviens encore du jour où j'ai lu ce rapport. J'avais dix-sept ans. J'étais entrée dans son bureau sans frapper. Il était assis là, le dos droit, le visage fermé.

"Père, comment peux-tu écrire ça ?"

Il n'a pas levé les yeux de ses papiers. Sa voix était plate, sans émotion.

"C'est la vérité, Amélie. Ta sœur était fragile."

"Fragile ? Clémence ? Elle aimait la vie plus que personne. Et son corps... Ce que je'ai vu... Ce n'était pas un suicide."

Ce souvenir était gravé dans ma mémoire. J'avais réussi à voir le corps de ma sœur avant qu'on ne le prépare pour les funérailles. La vision était insoutenable. La robe de mariée, celle que notre famille avait mis des mois à créer, était déchirée et maculée de sang. Sa poitrine était une plaie béante. Son cœur n'était plus là. Un suicide ? C'était un mensonge grotesque, une insulte à sa mémoire.

"Tu n'as rien vu, Amélie. Tu étais sous le choc. Ton imagination t'a joué des tours."

"Mon imagination ? J'ai vu la coupure ! J'ai vu qu'il manquait son cœur ! Comment un suicide peut expliquer ça ?"

Il a finalement levé la tête. Ses yeux étaient froids, vides.

"La famille Beaumont est puissante. Ils ont dit qu'un fou s'était introduit. Mais l'enquête a conclu au suicide. C'est plus simple pour tout le monde. Pour notre famille. Pour sa réputation."

Sa lâcheté me donnait la nausée. J'ai senti la colère monter en moi, chaude et amère.

"Pour sa réputation ? Ou pour la tienne ? Tu as sacrifié la vérité pour protéger ton nom !"

Il s'est levé, sa haute silhouette projetant une ombre sur moi.

"Tu ne sais pas de quoi tu parles. L'affaire est close."

L'enquête de la Sûreté a été une parodie. Quelques questions, des notes prises à la hâte, puis le dossier a été fermé. La version officielle était celle de mon père. Un suicide. La famille Beaumont a exprimé ses condoléances, a fait un don généreux à un orphelinat au nom de Clémence, et l'affaire a été enterrée. Pour eux.

Mais pas pour moi. Ce jour-là, dans le bureau de mon père, j'ai compris que j'étais seule. Si je voulais la justice pour Clémence, je devais l'obtenir moi-même. Sa froideur, son refus de voir la vérité, n'ont fait que renforcer ma détermination. Je savais qu'il mentait. Et je devais découvrir pourquoi.

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