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Les mystères de l'occultes : Le secret amazonien

Les mystères de l'occultes : Le secret amazonien

Auteur:: Rhalya22
Genre: Loup-garou
Sophie, une jeune fille ordinaire avec des parents archéologues, a une vie normale. Lycée, amies et famille. Mis à part quelques événements d'origine surnaturelle. Mais lors d'une pleine lune rouge, sa vie change du tout au tout. Elle subit une transformation brutale et douloureuse. Elle apprend que les mythes et légendes qu'elle adore, ne sont pas que des faits imaginaires. Loup-garou, vampire, sorcière, wendigo et encore bien d'autres. Toutes ces créatures existent cachées aux regards des humains. Qui est-elle vraiment ? Quelle aventure et danger l'attend ?

Chapitre 1 Ils ont disparu.

- Nous ne partons que pendant trois semaines, tu ne verras même pas le temps passer ma petite chérie. N'oublie pas que ton père et moi t'aimons plus que tout au monde, tu es notre trésor.

C'étais les dernières paroles de ma mère juste avant d'embarquer dans l'avion. Cela fait maintenant quatre semaines, je n'ai pas reçu de nouvelle de leurs parts. Pourtant, ma mère ne me laisserait jamais sans nouvelle.

Je me réveille dans la chambre de ma meilleure amie, Milla, chez qui j'ai dormi pendant le temps du voyage de mes parents. Les murs rose pétant m'attaquent les yeux, j'ai horreur de cette couleur, je préfère les couleurs plus pastel, comme le bleu par exemple, ou encore le vert. Cependant, sa décoration est choisie avec gout, des meubles anciens qu'elle a remis à neuf elle-même dans les tons marron et beige.

Dans son grand lit king size, je me tourne pour lui faire face et j'aperçois deux yeux endormis me regarder.

- C'est quand que tu changes cette couleur de mur ? Je ne comprends pas comment tu peux te réveiller paisiblement avec cette couleur vive. Dis-je avec un sourire narquois.

- Ta n'a aucun gout Sophie Miller ! Me dit-elle en m'attaquant avec son oreiller et en rigolant comme une folle.

Une bataille de polochon commence et les plumes volent dans tous les coins de sa chambre.

La gouvernante de Milla ouvra la porte et afficha un regard découragé avant de rigoler. Car oui, j'ai oublié de vous indiquer, la famille de Milla est riche, son père est avocat et sa mère dirige une entreprise réputée d'organisation de mariage.

- Mesdemoiselles, les oreillers sont faits pour dormir et non pour les faire voler en éclat.

- Mais Meneeee, elle a dit que mes murs sont moches !

- C'est faux ! J'ai dit qu'ils étaient vifs et que je ne comprenais pas comment tu pouvais te réveiller paisiblement. Dis-je en affichant un grand sourire.

- Ouais, c'est pareil, tu as juste un manque de gout, c'est tout.

- Aller les filles, prenez une douche et aller prendre votre petit déjeuner, je vous ai préparé des crêpes et des gaufres.

- Vas-y en première Sophie, je vais te prêter des vêtements, les tiens sont à laver.

Je me lève et ouvre la porte de la salle de bain personnel de ma meilleure amie, car oui, chaque chambre a sa propre salle de bain ici.

Je rentre dans la douche et le jet d'eau bouillante me fait frissonner, je me remets à penser à mes parents. Aujourd'hui, ça fait un mois pile que je n'ai pas eu de nouvelles.

La tristesse me prend et un sentiment d'abandon me tord les tripes. Et s'ils ne revenaient jamais ?...

J'entends tambouriner à la porte et Milla me crier de me grouiller. Je finis de prendre ma douche et prend mon essuie de bain. Une fois sèche, je remarque que ma meilleure amie c'est vengée en me donnant des vêtements que je ne porte jamais. Une jupe patineuse en cuir noir, un bustier en dentelle avec des motifs, juste couvert au niveau de la poitrine, noir également et des baskets vans noirs basiques. Bon au moins, les baskets sont les miennes. Je m'habille et sort de la salle de bain.

- Non mais tu abuses, tu as vu les vêtements sérieux ? On dirait un éléphant qui essaye de se prendre pour un top model !

- Tu es magnifique arrête ! Je donnerais tout pour avoir ton corps de déesse !

Je la regarde avec surprise, elle est magnifique, un corps que toutes filles souhaiterais, des cheveux blond roux magnifique qui lui arrive en bas du dos, un regard bleu turquoise, une bouche pulpeuse, bref, tout pour elle quoi !

- N'importe quoi, je suis banale, je n'ai rien pour moi. Lui répondis-je tout bas.

Elle me prend par la main et me tire devant son miroir en pied.

- Regarde, tu es grande, mais pas trop, tu es mince, mais tu as un cul d'enfer et une poitrine rebondie, des cheveux marron hypeeeeer long et bouclé jusqu'aux fesses, des yeux en amande d'une couleur emeraude et une bouche pulpeuse, en plus tu as une peau parfaite ! Tu n'as même pas besoin de maquillage !

- Mouais, on ne doit pas voir la même chose, je pense.

Je lui tourne le dos et avant de quitter sa chambre, j'entends une voix familière. Oncle David ! Je dévale les escaliers et arrive dans la cuisine, j'aperçois le dos de mon oncle et lui saute dessus.

- Oncle David ! Tu m'as manqué ! Ça fait deux semaines qu'on ces pas vu !

- Désolé ma petite princesse, j'avais beaucoup de boulot.

- Pour la peine, tu m'invites à manger ce midi ! Et tu as intérêt à sortir une belle voiture !

Je le regarde avec mon regard de biche, celui-là même qu'il ne peut pas résister.

- C'est bien parce que tu es ma nièce préférée, sinon je t'aurai envoyé bouler.

- En même temps, je suis la seule ! Lui dis-je en me servant une crêpe avec du sirop d'érable.

- Sophie, ce midi, on devra discuter sérieusement, c'est à propos de ton avenir. Me dit-il avec un sérieux que j'ai vu rarement.

Je hoche la tête en me demandant si c'est à propos de mes parents. Mon estomac se tort et j'ai la sensation que quelques choses de mauvais ces passés.

Je mange machinalement mes crêpes en repensant au visage doux de ma mère ainsi qu'au regard farceur de mon père. Mon oncle ressemble fort à mon père, ils ont les mêmes yeux marron avec cette étincelle pétillante de vie au fond.

Je finis mon assiette et remonte en vitesse prendre ma veste et mettre une touche de mascara ainsi que mettre le pendentif que ma mère m'a offert plus jeune, c'est une pierre de couleur émeraude encadré d'un cadre en argent avec des reliefs représentant des racines d'arbre.

Je tambourine à la porte de la salle de bain avant de crier à Milla que je dois partir, mais que je lui ferais un message.

Je sors de sa maison, mes écouteurs dans les oreilles et me dirige vers l'arrêt de bus un peu plus bas dans la rue pour pouvoir rejoindre mon oncle dans un café du coin. J'ai horreur de prendre le bus, l'odeur des passagers, les personnes qui parlent fort et surtout, je déteste croiser les filles populaires de mon école qui ricane à chaque fois qu'elles me croisent, elle ne m'ont jamais aimé, sous prétexte que je me complais dans la " case des losers ". Pourtant, je ne comprends pas pourquoi elles aiment être populaire, devoir être parfaite en toute circonstance, être en plein cœur de chaque rumeur, être le centre d'attention de tout le monde, très peu pour moi. Je préfère largement être invisible et vivre ma vie paisiblement sans toutes ces hypocrisies avec des amis de confiance qui ne me donneront pas un coup de couteau dans le dos à la moindre occasion.

Je descends du bus et marche jusqu'au café qui se trouve à peine à cinquante mettre, j'arrive sur la terrasse et aperçois mon oncle se faire draguer par une poule de luxe débordante de silicone, c'est vrai que mon oncle et quelqu'un de très séduisant, grand, musclé, des cheveux brun roux avec son regard de la couleur marron chaleureux, toujours bien habiller. Comme dirait Milla, ca-non !

Je me dirige vers lui et regarde cette femme de haut en bas avant d'aller m'assoir fasse à mon oncle.

- David, mon petit chat, tu m'avais pourtant dit que les vieilles ne m'arrive pas à la cheville, pourquoi lui parle-tu ? Dis-je à mon oncle avec regard rieur.

La femme me regarde choquée avant d'afficher une mine dégoûtée et de tourner les talons sans rien ajouter.

- Sophie t'abuse, on va me prendre pour un pédophile à force ! Me dit-il en rigolant à pleine gorge.

- C'est le but ! Je ne veux pas avoir une tante qui a plus de silicone dans le soutif que de neurone dans le crâne ! lui répondis-je en rigolant.

Il secoue la tête avec un regard se voulant désapprobateur, mais je sais que ça le fait davantage rire qu'autre chose au fond.

- Je vais aller te chercher un latté caramel et après, on discutera.

J'acquiesce et prend mon téléphone pour envoyer un message à Milla.

* Je suis avec mon oncle au café habituel, je ne sais pas quand je reviens, mais je te tiens au courant ma chérie, bisouuuus *

Je relève la tête au même moment où mon oncle reviens mon latté. Je tourne machinalement la cuillère en le fixant, le stress monte, de quoi vas t'il me parler ?

- Bon, tu sais bien que pour les choses délicates, je ne suis pas douer, mais il faut que tu saches. J'ai envoyé des connaissances à la recherche de tes parents. Ils devaient se rendre à un temple Inca caché au fin fond de la réserve indigène Mashco Piro au Perou, mais ça, tu le sais déjà.

Il prend une inspiration avant de poursuivre et je sens peu à peu mes muscles se contracter.

- Mes contacts affirment qu'ils sont bien arrivés à destination, ils ont bien trouvé le temple, mais malheureusement, les hommes que j'ai envoyés n'ont pas réussis à repérer ce fameux temple. Comme s'il avait disparu. Et la trace de tes parents s'arrête aux alentours de ce lieu. Je n'ai pas d'autres informations, juste qu'ils ont totalement disparus avec ce bâtiment.

Je le fixe avec des yeux ronds, mes parents sont portés disparu ? Ils sont blessés ou pire, mort ? Je ne peux pas le croire, ils sont de grands chercheurs, ils ont découvert tellement de lieux ancestraux, vécu des aventures dangereuses et savent comment survivre !

Je suis sans voix, je ne sais pas quoi répondre. J'ai l'estomac compressé et j'ai du mal à respirer. Je me lève d'un coup et me dirige vers le petit parc en fasse avant de remettre les crêpes manger ce matin. Mon oncle arrive quelques minutes après et me caresse le dos.

- Tu vas venir vivre à la maison pour la dernière année de lycée, j'ai plusieurs chambres de libre et je te prêterais l'une de mes voitures pour te déplacer.

Je fais un signe de tête lui donnant mon accord. Je n'ai nulle part où aller et je n'ai que 17 ans.

Il me fait monter dans la voiture et prend la route de chez lui. Le trajet ce passe en silence, il me laisse le temps d'assimiler les informations. Je ne peux pas croire qu'ils aient disparu. Je les retrouverai.

Nous arrivons devant un portail qui s'ouvre quand la voiture approche, nous parcourons une allée avant d'arriver devant une gigantesque maison. Mon oncle a toujours eu des gouts de luxe et sa villa le démontre, une fois dans le garage remplie de voiture de luxe, nous sortons par une porte donnant directement dans l'entrée de son imposante villa. Le sol est en marbre gris foncé, les meubles laqué blanc et le canapé en cuir blanc également, il possède une magnifique cuisine avec un ilot central fait de marbre blanc également. Cette maison est juste époustouflante.

- Monte et choisis ta chambre, on ira récupérer tes affaires chez Milla plus tard, avant, tu devrais manger un morceau, je vais te préparer un repas léger.

Je monte et choisit la chambre la plus éloigner de la sienne, la pièce est grande, un lit énorme règne au milieu avec un bureau dans le coin près de l'entrée, les murs sont de couleur blanc et la fenêtre donne une vue magnifique sur le jardin fleuri et la piscine. Il y a une porte sur le mur de droite, ou il a un magnifique dressing, et une autre porte sur le mur de gauche de la chambre qui donne accès à une salle de bain privative avec une douche à l'italienne au fond et une grande baignoire incrusté au sol ainsi qu'un énorme miroir au-dessus du lavabo. Je ressors et m'allonge sur le lit. Je me tourmente au sujet de mes parents et fini par m'endormir d'épuisement.

Chapitre 2 Ça recommence.

Cela fait maintenant presque deux mois que je vis chez mon oncle. La vie est plutôt laxiste. Je peux sortir quand je veux, dans les limites du raisonnable, David m'a prêté l'une de ses voitures, une Bentley Continental de couleur champagne, un peu tape à l'œil, mais mon oncle adore le luxe, c'est l'une des plus sobres qu'il a. Il m'a également donné une carte bancaire sans plafond, il m'a dit que c'étais important pour une jeune femme de savoir payer sois-même et qu'en cas d'urgence c'étais également mieux. Même si je m'en sers très rarement.

Je n'ai jamais était habitué à tout cela, avec mes parents, on vivait modestement, une petite maison chaleureuse, une voiture banale, ils me donnaient 100 euros d'argent de poche par mois. Ça était un grand changement pour moi, mais je dois avouer que je m'y habitue maintenant.

Je sors de chez Milla quand celle-ci laisse échapper un long soupire d'admiration.

- N'empêche cette voiture, elle en jette ! Tu imagines la tête de Brenda et sa clique de pétasse demain à l'école ?

- Je ne sais pas si je vais la prendre pour aller à l'école. J'ai trop peur que quelqu'un la griffe volontairement.

- Oh non, prend là ! Je donnerais chère pour voir la tête de cette pimbêche s'effondrer !

Milla me lance un regard suppliant.

- T'es chiante Milla, sérieux, on va me prendre pour une riche !

- Mais tu es riche ! La seule différence des autres, c'est que tes parents préféraient vivre modestement, et je pense que c'est mieux au fond, ça nous apprend la réalité de la vie.

La simple mention de mes parents me rend nostalgique, ils sont déjà partis plus longtemps que prévu dans le passé, mais il me tenait au courant. Mais cette fois, ces différents, ils avaient réellement disparu.

Milla me saute sur le dos en s'agrippant à mon cou.

- Steeeplayyy, on prend ta voiture demaiiiiiin.

Quand elle s'agrippe à moi et parle comme un enfant, je ne peux jamais refuser tellement ça me fait rire.

- Boooon d'accord, tu as gagné ! Mais je viens plus tôt et tu as intérêt à avoir fait des pancakes !

- Ouiiiiiiiii, et promis tu les auras !

Elle finit par me faire un grand sourire que je lui rends en échange. J'ai de la chance d'avoir cette fille dans ma vie.

Je regarde un peu plus loin dans la rue et mes pensées se tourne vers Lucas, notre meilleur ami. Il rentre aujourd'hui de vacances, il doit être fatigué, je lui téléphonerai en rentrant.

- Bon aller ma poulette, je vais démarrer, ce soir David m'a promis un restau Jap !

- Hannn la chance ! Moi, je ne sais pas encore je vais manger quoi, mais surement rien d'aussi bon.

- Bisous ma poulette, à demain ! Et n'oublie pas les pancakes !

Je démarre en trombe et klaxonne en passant ma main par la fenêtre.

C'est la fin des grandes vacances, le soleil tape encore fort et l'air chaud s'engouffre dans la voiture faisant voler mes cheveux, j'enclenche une musique et je fredonne pendant le trajet.

- C'est moiiiiii.

- Salut petite princesse, la petite Milla va bien ?

- Oh oui, pleine de vie comme d'habitude.

- Il y a une surprise dans le salon pour toi.

- Ah ? Pourtant, mon anniversaire c'étais il y a une semaine.

Je me dirige vers le salon et je vois un garçon de dos, cette silhouette que je connais par cœur. Je cours et saute sur son dos en poussant un petit cri.

- Lucaaaaas ! Tu m'as manqué ! T'imagine, tu es parti pendant presque deux mois ! Tu es tout bronzé, on dirait un mannequin, ça fait ressortir tes yeux bleus !

- Salut Sophinette ! J'étais obligé de venir avant la rentrée, je n'étais même pas là pour ton anniversaire, je suis le pire des meilleurs amis.

Il a un regard un peu triste, je suppose qu'il s'en veut réellement.

- Tu rigoles ou quoi ! Tu m'as envoyé un bouquet de rose avec 17 fleurs et un bracelet Chanel ! Je connais peu de monde qui ferait ça pour sa meilleure amie, tu es un gars en or !

Je lis le soulagement sur son visage et lui fait un gros bisous sur sa joue en le remerciant encore une fois.

- Tu veux rester un peu ? Je te sers un truc à boire ?

- Non, je suis juste passé te saluer, je suis fracassé, je n'ai pas encore dormi depuis que j'ai atterri et si je veux être frais et beau gosse pour demain, j'ai besoin de dormir.

Je lui mets une petite claque sur le bras en explosant de rire. C'est vrai que c'est un très beau garçon, grand, musclé, des cheveux court, blond et un regard hypnotisant bleu turquoise, beaucoup de fille le regarde discrètement, mais comme il traine avec les " losers " elles ne l'abordent pas, ou du moins en dehors des regards des autres.

- D'accord, c'est gentil d'être passé, ça me fait vraiment plaisir.

- Aller à demain Sophiette, on se retrouve chez Milla avant de partir au lycée, je suppose ?

- Comme d'habitude !

Il me fait un sourire éclatant avant de partir.

David arrive derrière moi avant que je finisse de fermer la porte.

- Je l'aime bien ce garçon, il est gentil.

- Oui, il est adorable, il pourrait faire partie des populaires de l'école, mais il refuse de nous tourner le dos a Milla et moi.

Mon oncle me regarde avant de faire un hochement de tête et de repartir vers la cuisine.

- Je vais prendre une douche avant de souper.

- Okay okay met toi à l'aise, j'ai commandé.

- Comme d'hab !

Je vais directement dans ma chambre et prends mets affaires avant de m'engouffrer dans la douche. Le jet d'eau froide me fait un bien fou, il fait tellement chaud ! Je finis ma douche et je sors devant le miroir avec ma serviette, j'applique une crème sur mon visage et une lotion sur mon corps avant de m'habiller avec un simple short et un débardeur.

Je descends les escaliers et je remarque que mon oncle revient vers le salon avec la commande.

- Tu arrives au bon moment, à croire que tu l'as senti.

Je fais semblant d'être offusquée et il me répond par un clin d'œil.

On s'installe dans le canapé à regarder une émission de téléréalité et à critiquer les personnalités présentes dedans comme deux vieilles commères. C'est notre petit plaisir, alors qu'au fond, on n'en pense pas un mot.

Il était passé une heure du matin quand je me suis endormie sur l'épaule de mon oncle comme un bébé, il a posé une couverture sur moi et m'a laissé dormir sur le canapé pour ne pas me réveiller.

C'est l'horrible bruit du réveil sur mon téléphone qui m'a fait ouvrir les yeux difficilement . Je l'éteint et enfouis ma tête dans la couverture avant que David tire dessus en m'arrachant un grognement.

- Debout ! Tu dois te préparer pour l'école, je t'ai préparé un café et une pomme, mange-la avant de partir, je dois aller au boulot, on se voit ce soir.

- Hmmmmmm à tout à l'heure.

Je le regarde s'eloigné dans son beau costume, les femmes ne peuvent pas s'empecher de le devorer du regard. Beaucoup de garçon aimerais lui ressembler à son age.

Je me lève et une boule au fond de mon ventre se forme, j'ai passé deux ans à me faire harceler, cette année ne sera pas différente, j'appréhende déjà. Je bois mon café qui achève de me réveiller avant de filer dans la douche et m'habiller en vitesse, j'enfile un simple short noir en jeans, un t-shirt noir avec un logo blanc dessus et des vans noires et blanches, j'applique une touche de mascara avant de pincer mes joues pour donner un peu de couleur à mon visage. Je coiffe énergiquement mes cheveux avant de les attacher en une queue de cheval haute. Je m'observe une dernière fois.

- Ça ira, tout se passera bien.

J'essaye de m'en convaincre, mais avec une grande difficulté.

J'attrape mon sac et saute dans la voiture pour aller chez Milla.

Alors que j'entre sans frapper, j'entends déjà mes deux meilleurs amis se chamailler comme des gosses.

- Sérieux Milla fait pas ça, je n'ai pas le temps de retourner chez moi me changer.

- Oooh aller ! Tu fais le bonhomme, mais tu as peur d'une tache.

Je les regarde et un sourire se dessine sur mes lèvres. Lucas essaie de se cacher derrière le bar de la cuisine pendant que Milla se rapprocher lentement avec la spatule pleine de pâte à pancake. J'explose de rire, les coupants dans leurs élans.

- Vous êtes vraiment des enfants ! J'ai loupé quoi ?

Milla lâche la spatule pour me sauter dessus et Lucas m'adresse un regard de soulagement.

- J'ai dit qu'elle ne savait pas faire les pancakes, du coup, elle a voulu m'attaquer.

- Gnanana.

Je pouffe de rire avant d'enchainer.

- Tu es une enfant Milla.

On finit par s'assoir et manger les pancakes en vitesse avant d'attraper nos sacs et de se diriger vers la voiture.

- On s'arrête prendre un café ? Demande Lucas

- Carrément, j'en ai grand besoin pour affronter cette journée.

On s'arrête et je prends un latté caramel, un café noir pour Lucas et un latté vanille pour Milla.

On arrive sur le parking du lycée et tout le monde se tourne vers ma voiture en se demandant qui pouvait conduire une voiture si luxueuse. Je rassemble mon courage et sort de la voiture. Au même moment, Brenda, ce rapproche avec sa cour, pour observer. Quand elle a vu que c'étais moi, elle a eu une mine dégoûtée, et a dit de sa voix de crécelle que je cherche à me rendre intéressante pour avoir des amis. Son petit ami, en revanche, avait la bouche grand ouverte. Une mouche aurait pu y rentrer.

Préférant ne pas répondre à sa provocation, je passe à côté d'elle sans lui adressait un regard, mais elle agrippe mon poignet violemment avant de me chuchoter à l'oreille.

- Ne crois pas que c'est parce que tu as une belle voiture, que je vais t'épargner cette année. Elle hausse le ton avant de continuer pour que tous ceux autour entendent. En plus je suis certaine que tu as dû écarter tes cuisses pour l'avoir.

La rage me gagne, je refuse de me laisser faire cette année, son règne n'a que trop duré. Je relève la tête et observe ses cheveux blond descendant en cascade avant de fixer mes yeux dans les siens.

- Brenda, contrairement à toi, je n'ai pas besoin d'ouvrir les jambes pour être aimé, je préfère la compagnie de mes deux amis à celle de ta cour qui n'hésiteront pas à te planter un couteau dans le dos. De plus, tu devrais mieux te coiffer, on voit tes extensions.

Je lui fais un sourire totalement hypocrite avant de continuer ma route. Mon cœur tambourine dans ma tête, je vais surement regretter de lui avoir parlé comme ça devant tout le monde, mais il faut qu'elle comprenne que je ne suis plus la petite brebis qui a peur de son ombre.

Milla me suit de près avec Lucas et passe son bras sous le mien.

- Ouah, pour une fois, tu as osé lui répondre ! On va le payer, mais voir sa tête choquée en vaux le coup !

- De toute façon, je ne la laisserais pas vous faire du mal les filles, vous le savez.

Je regarde mes deux meilleurs amis et un sourire se dessine lentement sur mes lèvres. Je les adore, je serai totalement malheureuse sans eux.

Cela fait une semaine depuis la reprise des cours, Brenda me fixe avec son regard noir à chaque fois que l'on se croise. Je vais surement payer cher de lui avoir répondu le premier jour. Elle est dans ma classe cette année encore, mais dans mon malheur, j'ai quand même la chance d'être avec Milla et Lucas aussi. Il est midi et je propose à mes meilleurs amis de manger dehors au nouveau bar à sushi qui a ouvert récemment.

- Désolé les filles, mais sans moi aujourd'hui, j'ai... J'ai un test à passer pour entrer dans le club de basket du lycée...

Il enfile ses mains dans les poches en essayant de fuir notre regard. Milla et moi, on le fixe, choquée. Jamais il nous a parlé de rejoindre le club.

Milla est la première à réagir.

- Tu es sérieux ? Tu veux vraiment rentrer dans le club des Mr, moi, je suis le meilleur ? Tu as fini par vouloir la popularité et nous tourner le dos ?!

Elle est furieuse, je le vois à son regard qui s'assombrit et a la raideur de son corps. Pourtant, Lucas a le droit de vouloir faire du basket. Je ne comprends pas sa réaction.

- Milla, ça n'a rien à voir avec vous, j'aime ce sport, je n'ai jamais osé introduire un formulaire d'inscription parce que je ne voulais pas vous laisser.

Il tourne un regard implorant vers moi en espérant que je comprenne sa décision.

Je sors de ma surprise d'un coup.

- Milla, il a le droit de s'y inscrire, s'il le souhaite, tu devrais le soutenir au lieu de mal le prendre. Ce n'est pas pour autant qu'il nous tourne le dos.

Elle ne semblait pas m'écouter, elle lance des éclairs avec ses yeux à Lucas avant de tourner le dos et partir sans dire un mot. Le pauvre me regarde avec un air coupable, il ne pensait pas qu'elle réagirait comme ça.

- Laisse lui le temps, tu sais qu'elle t'aime beaucoup, elle a juste peur de te perdre, mais elle est intelligente, elle sait que tu ne nous abandonneras pas.

Son regard reste triste malgré tout. Je lui fais un sourire avant de lui faire une tape dans le dos et de lui souhaiter courage pour le test d'entrer avant de partir à la recherche de Milla.

Je prends mon sac et court vers l'endroit ou Milla aime se réfugier. La bibliothèque, dans la section Mythe et Légende. Notre matière préférer. C'est un endroit désert, personne n'y vient, les personnes de ce lycée préférent se renseigner sur internet, ils ne savent pas le bonheur que l'on ressent quand on tien un livre en main.

Elle entend mes pas et se retourne avec une rage et une pointe de tristesse dans les yeux. Ça me brise le cœur quand mes deux meilleurs amis se fâchent.

J'avance vers elle est pose ma main sur son épaule.

- Milla, il ne va pas nous abandonner. Tu sais qu'il t'aim - t'adores !

Je retiens mon souffle en la fixant dans les yeux. Encore un peu et je lui disais que Lucas l'aime ! Quelle bourde ! J'espère qu'elle n'a pas fait attention.

Ses sourcils se froncent et elle plante son regard dans le mien.

- Il nous adore tu veux dire. Après, je sais qu'il ne nous tournera pas le dos, mais je sais aussi qu'il passera moins de temps avec nous et en vérité ça me fait de la peine.

Je soupire de soulagement, elle n'a pas relevé ce que j'ai dit.

- Milla, même s'il traine moins avec nous, ça ne veut pas dire qu'il nous tournera le dos. Laisse-lui le bénéfice du doute.

Elle me fixe et finit par soupirer et me faire un sourire.

- Tu es chiante Sophie quand tu as raison. Je vais aller m'excuser.

Elle repart en courant quand je remarque deux yeux qui me fixent avec un sourire hautain.

- Bah alors la moche, tu te caches comme un rat dans cette bibliothèque poussiéreuse ?

Brenda. Pourquoi elle est ici ? C'est à peine si elle sait écrire son prénom. Si ses parents n'avaient pas donné un gros don à l'école, elle ne serait pas ici.

Je lève les yeux au ciel et veux prendre mon sac pour partir, mais celle-ci me bloque le passage volontairement.

- Tu crois pouvoir partir comme ça ? Je n'ai pas oublié ta petite performance à la rentrée.

Elle me lance un sourire narquois, mais je n'ai pas envie de mordre à l'hameçon, je décide de faire marche arrière pour sortir de l'autre coter du couloir. À ce moment-là, je vois deux de ses copines bloquer le chemin également. Je sens que ça va mal tourner.

Je me retourne pour lui faire face.

- Brenda, pousse-toi de mon chemin.

Son visage se ferme et ses sourcils se fronce.

- Tu es qui pour me donner un ordre ? Tu n'es qu'une bonne à rien, une ratée. Même tes parents t'ont abandonné.

J'ouvre grand mes yeux, je n'en reviens pas qu'elle utilise mes parents pour essayer de me tourmenté. La colère monte en moi comme une tornade infernale.

- Brenda ! POUSSE-TOI !

Son rire de crécelle me rend dingue ! Je souhaite du plus profond que les livres sur la ranger lui tombe dessus pour qu'elle se taise !

- Bah alors, tu ne peux rien dire ? Je suppose que j'ai raison alors. Hein, la ratée abandonner !

D'un coup, comme si une explosion avais eu lieu, tous les livres des étagères tombent sur elle et ses deux copines. Je ferme les yeux et au bout de quelque seconde, je regarde autour de moi.

Brenda est au sol, rouler en boule avec les bras sur sa tête et ses deux copines également. Autour de moi, les livres sont éparpillés, mais aucun ne mon toucher.

- C'est quoi ce bordel ! C'est ta faute espèce de sorcière !

Brenda me crie dessus pendant que ses deux copines se précipitent vers elle pour la défendre.

Je ne comprend pas ce qu'il se passe et prenant peur, je cours directement à l'opposer d'elle et sort de l'école.

Alors que je cours sans savoir où je vais, une seule phrase sors en boucle de ma bouche.

- Pourquoi ça arrive encore ?!

Chapitre 3 Rencontre.

Après avoir couru à en perdre haleine, je me retrouve dans un parc. Je tourne sur moi-même pour m'orienter, mais je ne reconnais pas le lieu.

- Mais où je suis ?

Le soleil commence à descendre et l'inquiétude monte dans mon cœur.

Comment j'ai pu arriver ici sans le savoir ?

Je prends mon téléphone, mais celui-ci n'a plus de batterie, génial. Je marche vers un banc et m'assis le temps de remettre mes pensées en ordre.

* Pourquoi à chaque fois que je m'énerve et que je perds mon sang froid, ces choses bizarres arrivent ? Je ne comprends rien... *

** Flash-back **

Tout a commencé quand j'étais au collège, Brenda et ses copines m'avait déjà dans leurs viseurs et tout a débuté le jour où elles m'ont battue. Il y avait une fête donnée par l'école et j'avais reçu une invitation d'avant fête, je suis arrivée à l'endroit donner, mais il n'y avait personne. C'étais un endroit assez isolé et c'est à ce moment-là que Brenda est arrivée derrière moi sans bruit avant d'attraper mes cheveux.

Après avoir été frapper au visage, je suis tombée par terre et là, ses copines ont commencé à me donner des coups de pied sur tout mon corps et à me faire des brulures sur le bras. Quand mon corps à commencer à me faire souffrir à un point inimaginable, j'ai souhaité que la brique que je voyais plus loin frappe la tête d'une des filles. Comme si le ciel m'avais entendu, là brique ces soulevés avant de taper contre l'arrière de la tête d'une des filles, comme si une main invisible l'avais lancée. Heureusement, elle n'a rien eu à part une énorme bosse et un mal de crâne.

Ensuite des petits " accident " comme ça ont continué, je n'avais qu'à souhaiter que quelques chose arrive et cela se passait.

** Fin flash-back **

- Il faut que je découvre pourquoi.

Déterminée, je me relève et me dirige vers la sortie du parc. Je cherche un café pour pouvoir passer un coup de téléphone pour qu'un taxi vienne et savoir l'adresse.

Alors que je prends place sur une chaise au bar, je demande au serveur un verre d'eau et si il y a un téléphone pour contacter quelqu'un car le mien n'a plus de batterie.

À ce moment-là, un garçon assis à côté de moi se retourne et regarde mon visage avec insistance.

- Excusez-moi, mademoiselle, je ne veux pas être indiscret, mais j'ai entendu que vous aviez besoin de passer un coup de fil. Je peux peut-être vous aider.

Je le regarde et un de mes sourcils se relève.

- Euh non merci ça ira.

Quelque chose en lui me perturbe, bien qu'il soit très beau, je n'ai pas l'habitude de faire confiance à des étrangers.

Je sens qu'il continue à me fixer, alors je me retourne sur lui.

- Excusez-moi, vous cherchez quoi ? C'est gênant de se sentir fixer.

- Oh désolé ! Ce n'étais pas le but. Je me présente, je m'appelle Ethan. Je ne voulais vraiment pas vous importuner.

Je soupire longuement en fermant les yeux pour retrouver mon calme.

- Ce n'est pas grave, je suis un peu à bout. Je ne reconnais pas l'endroit et je n'est plus de batterie pour appeler un taxi. Désolé de vous avoir répondu sèchement.

Je lui fais un petit sourire gêné avant de reporter mon attention sur mon verre.

- Vous ne m'avez pas dit votre prénom.

- Je m'appelle Sophie.

Il me fait un sourire éclatant avant de faire un signe de tête et de continuer à boire son café tranquillement tout en tapant sur les touches de son ordinateur. Je risque un coup d'œil discret pour le regarder plus attentivement. Il a une carrure plutôt imposante, laissant penser qu'il vas souvent à la salle de sport, des cheveux noirs un peu longs, mal coiffer avec une mèche qui retombe sur son front. Des yeux verts fôret avec une pointe de couleur miel. Une mâchoire carrée et des lèvres plutôt pulpeuse. Je lui donnerai plus ou moins 20 ans.

* Je dois avouer que c'est un très beau garçon. *

Sentant un regard sur lui, il relève la tête et plonge son regard dans le mien. Prise de panique face à mon comportement, je détourne les yeux sur son écran avant de voir qu'il faisait des recherches sur des mythes et légendes. Mon regard s'illumine et je ne peux m'empêcher de lui demander si il aime cette matière. Je suppose qu'il étudie cette branche.

Une lueur amusée passe dans ces yeux et un sourire se forme sur ces lèvres.

- Tu aimes ce sujet ?

- J'adore ! Surtout celle sur les anciennes civilisations et les légendes de créatures type loup-garou, vampire, sorcière.

Je m'arrête net et baisse la tête, gênée. Je me rends compte que je me suis emballée sans le vouloir.

Un sourire amusé traversa le visage de Loukas avant qu'il poursuive.

- Ne t'inquiet pas, j'aime énormément ce sujet. Je reconnais la passion quand je la vois.

- Oui... J'aime beaucoup cet univers.

Je lui souris et me calme en remarquant qu'il commence à faire fort noir dehors.

- Je vous remercie Ethan pour cette conversation, mais je vais devoir partir. Bonne soirée.

Je commence à me lever quand je sens une main retenir délicatement mon poignet.

- Je sais que je suis un inconnu, mais repartir seule la nuit dans un quartier que je qualifierais de peu fréquentable, ce n'est pas une très bonne idée. Laissez-moi vous ramener ou au moins appeler un taxi et l'attendre avec vous.

D'abord surprise, je jette un coup d'œil à travers les fenêtres et de fixer l'obscurité. J'allais refuser la proposition, quand un groupe de garçon passe devant la vitre et l'un d'eux me fixe en me pointant du doigt. Ses amis s'arrêtent et je sens leurs regards glisser sur moi de haut en bas.

Rien que la lueur dans leurs yeux me donne envie de vomir. Ma main commence à devenir moite et j'ai peur de devoir sortir et passer devant eux.

Une légère pression sur mon poignet me fait revenir à moi et je tourne la tête sur la main qui me tient avant de remonter mon regard sur le visage de mon interlocuteur.

- Sophie ? Tu vas bien ? Tu es toute blanche.

La familiarité avec laquelle, il me parle d'un coup me prend de court. Mais je préfère, je n'aime pas que l'on me vouvoie.

Ethan regard derrière moi et son visage s'assombrit, lui donnant un air dangereux, effrayant.

- Je... Je vais bien, je suis juste fatiguée. Je te remercie pour ta proposition.

Mon visage devient rouge de timidité et je baisse la tête pour qu'il ne me voie pas rougir.

- Si cela ne te dérange pas d'attendre le taxi avec moi ?

Je ne peux pas rentrer avec lui, seule dans une voiture. Il reste un inconnu, et si c'étais un meurtrier ?

- Pas de problème, je t'en appelle un.

Il me fait un sourire éclatant qui me rassure directement. Je regarde une fois de plus vers la fenêtre pour voir le groupe de garçon attendre sur le trottoir d'en face, une bouteille d'alcool en main.

Ethan s'éloigne légèrement pour téléphoner au taxi pendant que je me réinstalle au bar et commande un café.

- Le taxi arrive dans quinze minutes.

- Je te remercie... D'habitude, je me débrouille toute seule, mais je dois avouer qu'aujourd'hui, ce n'est pas mon jour.

- Pas de soucis, ça arrive.

Il garde le silence en m'observant. Je fais semblant de pas le voir et fixe mon café en jetant de rapide coup d'œil dehors.

- Tu habites loin ?

Je le regarde et l'observe en me demandant si je peux lui dévoiler ma vie privée. Mais après tout, c'est un inconnu, c'est impossible que l'on se revoie.

- J'habite dans les quartiers résidentiels, dans le haut de la ville.

Il lève les sourcils de surprise et me fixe sans bouger.

- Comment tu t'es retrouvé dans cette partie de la ville totalement à l'opposer ? Il y a au moins 30 minutes de route !

- C'est une longue histoire...

- On a du temps devant nous, explique-moi.

Au moment où j'allais parler, un klaxon ce fait entendre.

- Pas tant que ça, le taxi est là.

Je me lève et me retourne pour le remercier, mais il avançait déjà vers la porte pour sortir du café.

Il se retourne vers moi et me sourit doucement.

Alors que j'avance pour sortir, il m'attrape et place son bras de façon protectrice et dominatrice, autour de mes épaules.

Je deviens rouge pivoine avant de lui lancer un regard interrogatif.

Un doux rire le secoue et il parle tout bas.

- Je sais que ces gars attendent que tu sortes pour faire, je ne sais quoi avec toi. Au vu de ton inquiétude, tu ne l'es connais pas. Et avec mon comportement, ils devraient réfléchir à deux fois avant d'agir.

Sans même me laisser le temps de répondre, il leur lance un regard tellement sombre qu'il me fait frissonner.

Il m'ouvre la portière et je monte dedans.

- Merci Ethan, comme quoi, il reste encore de bonnes personnes.

Pour la première fois de la soirée, je souris sincèrement.

- C'est... C'est avec plaisir Sophie.

Une expression indéchiffrable passe sur son visage.

J'allais fermer la portière, mais la main de Ethan attrape la mienne. Il se baisse et place une main derrière ma nuque avant de m'embrasser sauvagement.

Choquée et ne comprenant pas du tout son geste, je reste sur place et ne dit rien alors que je vois son dos s'éloigner après avoir claqué la portière sans avoir dit un mot de plus.

Je me remets de ma surprise quelques secondes plus tard, mais le taxi avance déjà sur la route et je ne peux sortir pour lui demander à quoi il pensait.

* Raaaaaaah ! J'ai horreur de ça ! Pour qui il se prend celui-là ! *

Je me rembrunis et croise les bras avant de me pousser au fond du siège de la voiture.

- Mademoiselle ? Pourrais-je avoir une adresse svp ?

Je relève la tête d'un coup me rendant compte que je ne suis pas seule dans la voiture.

- Oh ! Oui, excusez-moi. Vous pouvez me déposer au lycée privé de la ville, merci.

Je dois récupérer ma voiture... Mon oncle va me tuer.

Arriver sur place, je vois le parking totalement vide.

- Ma voiture ?! où est-elle ?!

Pris de panique, le chauffeur me lance un regard de travers.

- Pouvez-vous me conduire à cette adresse ?

Je lui donne l'adresse de mon oncle.

J'espère que Milla ou Lucas l'on reprise...

La voiture arrive devant le portail de mon oncle, la panique me tord les tripes. Au pire des cas, la voiture est à la fourrière.

Je dis au chauffeur d'aller jusque devant la porte quand celle-ci s'ouvre brusquement.

Mon oncle me lance un regard noir et sors des billets pour payer le taxi.

Je sors du taxi et avant même que je puisse ouvrir la bouche, il me pointe la porte du doigt.

* Je suis morte... *

Je baisse la tête et m'engouffre dans la maison. J'entends des pas venir vers moi et des bras se pose autour de mon cou.

- Où étais-tu ?! Je t'ai cherché partout ! Tu n'étais plus au lycée et la voiture étais sur le parking !

* Milla... *

Des larmes me montent aux yeux en repensant aux paroles de cette pimbêche à l'école et je croise le visage inquiet de mon amies.

- Désolé... Brenda m'a pris en grippe juste après que tu es partie de la bibliothèque...

- Sophie !

La voix de mon oncle a claqué dans la pièce comme un orage.

Avec un sursaut, je retourne mon visage plein de larme vers lui. Son air fâché se change en un voile de tristesse et d'inquiétude.

- Tu vas bien ?

- Oui... Désoler de t'avoir inquiété... C'est ma faute...

Il lâche un soupir et s'assoit au buffet de la cuisine.

- Sophie, je ne sais pas ce qu'il t'est arrivée. Tu as disparu du lycée, l'école m'a appelé, Milla m'a appelé pour prévenir qu'elle ramenait la voiture ainsi que ton sac et elle ne savait pas où tu te trouvais. J'aimerais des explications.

- J'ai... j'ai repensé à papa et maman et j'ai dû m'isoler... Je suis vraiment désolé, je n'avais plus de batterie et je ne pouvais pas vous prévenir.

Milla pince ses lèvres pour se retenir de dire la vérité, mais je lui lance un regard d'avertissement.

Je ne devrais pas mentir à mon oncle, mais je ne peux pas lui dire pour Brenda. Il ne peut pas savoir que je suis aussi faible.

- Bon écoute, pour cette fois, je laisse passer. Mais que ce ne se reproduise plus.

- Oui David...

Il s'approche de moi et me prend dans ses bras.

- Ne me fait plus de frayeur comme ça. J'ai eu tellement peur.

- Désolé David, je t'aime, tu sais ? Tu es mon seul parent.

- Je sais ma poupette. Je t'aime aussi.

Il se redresse et regarde Milla.

- Tu veux rester dormir ici ? Je pense que Sophie en a besoin.

Je supplie Milla du regard, j'ai tellement envie de lui parler de ce moment étrange au café.

- Avec plaisir, merci Mr Miller.

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