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Les liens  de l'amour

Les liens de l'amour

Auteur:: SYLMAN
Genre: Aventure
***Prologue:*** Je suis assis dans ce restaurant en fixant depuis déjà 30 minutes la porte par laquelle est sortie la femme de ma vie. Je n'arrive pas encore à croire ce qui m'arrive en ce moment, je baisse mes yeux et je regarde à nouveau les papiers du divorce qu'elle a posés devant moi afin que je les signe. J'ai beau réfléchir, je n'y arrive vraiment pas. C'est vraiment une mauvaise blague.

Chapitre 1 Prologue

***Prologue:***

Je suis assis dans ce restaurant en fixant depuis déjà 30 minutes la porte par laquelle est sortie la femme de ma vie. Je n'arrive pas encore à croire ce qui m'arrive en ce moment, je baisse mes yeux et je regarde à nouveau les papiers du divorce qu'elle a posés devant moi afin que je les signe. J'ai beau réfléchir, je n'y arrive vraiment pas. C'est vraiment une mauvaise blague.

Moi TSAMBA MASSALA Daniel Yvan marié et père de 4 enfants, je vais divorcer alors que je n'en ai aucune envie. Je me passe la main sur le visage, ce n'est pas possible, je vais me réveiller d'ici peu de ce cauchemar, c'est sûr. Je ne peux pas divorcer, pourquoi ? Comment ? Que je vais vivre comment sans elle ? Et mes enfants ? Ray ne peut pas me faire ça, non elle ne le peut vraiment pas. Je pensais que ces six mois lui auraient permis de me pardonner et elle serait revenue à la maison avec les enfants, mais rien. Elle revient avec les papiers du divorce? Divorce, sérieux ? ( rire nerveux)

Serveuse: Monsieur, vous prendrez autre chose ?

Moi: ( émergeant ) pardon ?

Serveuse: je demandais si vous voulez autre chose ?

Moi: non merci, apportez ma note. Serveuse: ok, quelques minutes.

Elle est partie et elle est revenue quelques minutes avec ma facture que j'ai réglée avant de m'en aller. Il n'était que 15h mais je n'ai pas pu retourner au boulot, je n'aurais servi à rien du tout là-bas. J'ai donc appelé mon assistant pour qu'il gère tout en mon absence, il me fera un mail pour le compte-rendu. J'ai conduit sans destination fixe et je suis allé me garer non loin de sa maison. À cette heure, il n'y a personne. Je suis resté dans ma voiture je ne sais combien de temps car je réfléchissais. J'ai émergé lorsque j'ai vu sa voiture parquer devant la maison. Elle est descendue de la voiture et a ouvert derrière pour que les enfants descendent . Ils ne sont pas seuls, Grâce, sa sœur, est avec eux. Je les ai regardés prendre leurs affaires et rentrer dans la maison dans la joie et la bonne humeur.

Cette bonne humeur qui six mois en arrière égayait encore ma maison. Six mois que ma vie est détruite, six mois que ma femme m'a quitté en emportant mes enfants, six moi que j'ai coupé les ponts avec ma mère et ses enfants à l'exception de mon frère, ma grande sœur et mon père, six mois que je vis un enfer, six mois que ma vie a basculé. J'avais tout et en un rien de temps, je me suis retrouvé sans rien.

À 18h, je l'ai vu ressortir en compagnie de sa sœur, elles ont papoté quelques instants, se sont fait un câlin, et Grace est montée dans sa voiture et est partie. Ray aussi a fait demi-tour et est rentrée à la maison. J'ai encore regardé pendant un instant vers la maison avant de démarrer et partir de là. Je me suis arrêté un peu plus tard dans ce qui est devenu ma deuxième maison depuis six mois déjà pour boire un verre. C'est Gérard, mon meilleur ami qui est venu me sortir de là à 23h30.

Gérard : ( m'arrachant le verre que je portais à la bouche) maintenant ça suffit Dan , tu vas rentrer chez toi. Regarde toi un peu, tu es complètement ivre.

Moi : laisse-moi G, tu ne peux pas comprendre ma situation.

Gérard : (essayant de me relever de ma chaise) tout le monde te comprend, mais ce n'est pas une raison de boire comme un trou.

Moi: (me débattant) je veux juste oublier G, juste oublier.

Gérard : sauf qu'en te levant, les choses seront toujours pareilles. Tu n'arranges rien en te soûlant Dan, au contraire tu empires tout. Arrêtes ça.

Moi : (me levant en titubant) tu ne peux pas comprendre G, tu ne le peux vraiment pas.

Gérard : (s'adressant à la barmaid) ça fait combien ?

Barmaid : 75000 monsieur.

Gérard : ( écarquillant les yeux en me regardant) lui seul ? Il a bu pour 75000 ?

Barmaid : Oui, il est là depuis 18h et vous connaissez sa boisson.

Gérard : (me regardant l'air sévère en fouillant son porte-monnaie) tenez et gardez la monnaie (à moi) on y va.

Moi: ( boudant) je n'ai pas fini.

Gérard : (sur un ton dur) j'ai dit on y va. Ne me pousse pas à me donner en spectacle ici.

Il le disait en me prenant par le bras pour me mener vers la sortie. Arrivé devant ma voiture, il a pris mes clés, il a ouvert la voiture, m'a sommé de monter et il a démarré jusqu'à la maison. Il a klaxonné, le gardien a ouvert le portail et il est rentré. Nous sommes descendus, il a ouvert la maison et nous sommes rentrés. Une fois la porte fermée, il s'est mis à me sermonner comme il le fait depuis déjà six mois. Il parle et bien sûr je ne l'écoute pas. Il était parti dans son monologue depuis quelques minutes et je l'ai interrompu.

Moi: je l'ai vu aujourd'hui.

Gérard : il n'y a rien de nouveau là-dedans, tu la vois tous les jours.

Moi: nous étions au restaurant cet après-midi elle et moi.

Gérard : c'est plutôt une bonne nouvelle, ça veut dire que sa colère est en train de s'estomper et que vous pourrez peut-être

Moi : (le coupant) elle m'a demandé le divorce.

Gérard : ( écarquillant les yeux et la bouche)

Moi : tu m'entends G (l'empoignant) elle m'a demandé le divorce.

je me suis écroulé à même le sol et me suis mis à pleurer comme un enfant.

Moi : (en pleurs) Rayonne, ma Ray m'a demandé le divorce. Ma femme à moi, après 15 ans de mariage, 19 ans de relation G ( levant les yeux vers lui) G 19 ans de relation. Cette femme c'est toute ma vie. Tu étais là, tu nous as vu depuis le début, tu nous as vu. 19 ans G. Comment je vais faire pour vivre sans elle ? Et mes enfants ? Comment ? Explique-moi comment à cause d'une nuit, une toute petite nuit ma vie a basculé de la sorte ? (Mettant mon doigt vers son visage) une simple nuit ? Une seule nuit a suffi à gâcher toute ma vie.

Je parlais et pleurais en même temps. S'il y a 10 mois en arrière, quelqu'un m'avait dit que je serais le plus malheureux des hommes aujourd'hui, je lui aurais ri au nez tant c'était irréaliste. Moi TSAMBA, l'homme le plus envié du monde, parce que j'avais tout, je dis bien tout. Et ce tout je l'ai échangé contre un rien en une seule nuit, la raison ? Je cherche encore la personne qui pourra me la dire jusqu'à aujourd'hui.

Gérard a pris son téléphone, il l'a pianoté et l'a mis à l'oreille.

« Gérard : Allô bébé (Estelle sa femme) »

« ....... »

« Gérard : je ne vais pas rentrer ce soir. »

« .......... »

« Gérard : je suis chez Dan, je ne peux pas le laisser seul ce soir. »

« ......... »

« Gérard : Ray a demandé le divorce cet aprèm. »

« .......... »

« Gérard : Ok je rentre demain. Embrasse les enfants pour moi. »

« ......... »

« Gérard : Oui, je t'aime aussi bonne nuit. »

Il a ensuite raccroché et s'est dirigé vers mon bar, a pris une bouteille et deux verres et est venu s'asseoir à mes côtés. Il a servi un verre, me l'a tendu et il a fait de même. Nous avons bu jusqu'à pas d'heure et nous nous sommes endormis à même le sol au salon...

Je me lève ce matin à cause des rayons du soleil qui avaient déjà envahi la pièce, je ne parle même pas du mal de crâne que je ressens. Il m'a fallu un temps pour savoir où j'étais. J'ai balayé la pièce d'un regard et j'ai vu G allongé au sol et le désordre qui règne tout autour. Ce n'est pas possible, il y a au moins 5 bouteilles de liqueur vides au sol, les assiettes cassées, les marmites de nourriture ouvertes, les verres un peu partout, les chaises et fauteuils renversés, les poufs ça et là, les rideaux décrochés, les vêtements au sol, les albums photos éparpillés et je n'ai pour seul vêtement qu'un boxeur de même que G. Mon Dieu que s'est-il passé ici ?

Toc toc ?

Ces coups frappés à la porte me font l'effet d'un marteau sur ma tête et la douleur est intense.

Toc toc ?

-Daniel, Gérard ouvrez -moi cette porte.

C'est Estelle qui parle, quand je veux me lever, je remarque que j' ai les pieds qui tremblent et le vertige, je me rassoie automatiquement. Mais comme elle insistait tellement derrière la porte je n'ai pas eu d'autre choix que de me traîner jusqu'à l'entrée pour lui ouvrir.

Estelle: ( entrant) je comprends maintenant pourquoi personne ne répond au téléphone toute la journée.

Moi : (assis par terre) toute la journée, qu'il est quelle heure ?

Estelle: 15h45 monsieur.

Moi : (écarquillant les yeux) que quoi ?

Estelle: ( montrant l'horloge accrochée au mur) la montre est devant toi.

J'ai suivi le mouvement pour m'apercevoir qu'il était effectivement 15h45, Seigneur comment est-ce possible ? On a dormi comment pour que ce soit à 15h que nous nous réveillions ?

Estelle : (allant vers son mari) vous n'êtes pas allés de main morte dis-donc. Ard (Gérard comme elle appelle) Ard, Ard (le secouant légèrement) Ard.

Gérard : (endormi) Hun ?

Estelle : Lève-toi bébé.

Gérard : il est quelle heure ?

Estelle: c'est déjà le matin bébé, débout.

Gérard : (boudant) bébé s'il te plaît je suis fatigué laisse-moi encore dormir un peu.

Elle s'est redressée en souriant d'un air malicieux, m'a regardé puis s'est mise à hurler.

Estelle : Oh mon Dieu un incendie, le feu, le feu.

Elle l'a fait tellement fort que G et moi avons bondi sur nos deux jambes lui en criant les "quoi ? où ? Et moi ouvrant la porte. Elle a crié tellement fort que même le gardien a accouru avec le seau d'eau pour éteindre le prétendu feu, ensuite elle a éclaté de rire.

Estelle: ( s'attrapant le ventre en riant) mon Dieu si vous pouvez voir vos têtes actuellement.

Nous l'avons regardé tous les trois l'air mauvais mais cela n'avait pas l'air de l'inquiéter. Elle nous a envoyé nous laver et elle s'est mise à ranger et faire la cuisine. Plus tard, nous avons mangé. Ils sont restés avec moi jusqu'à 19h avant de rentrer chez eux. Je me suis retrouvé tout seul, heureusement qu'aujourd'hui c'est samedi et je n'avais rien de particulier à faire. J'ai regardé mon téléphone et j'ai vu plusieurs appels en absence de ma mère, sans importance et ceux de mon père, je l'ai rappelé. On a pris des nouvelles et j'ai raccroché. J'ai consulté mes mails, j'ai répondu au plus importants puis j'ai éteint et je suis allé me coucher.

Lorsque j'émerge, il est 5h45 je m'assois et je repense à ces dernières 48 heures. Je me lève et je vais vers ma mallette. Je l'ouvre, récupère ces fameux papiers et reviens m'asseoir sur mon lit. Je n'arrive même pas à parcourir le tout tant mes yeux bloquent sur l' en-tête écrit en gras dans un encadré "Requête en divorce". Je ne réalise toujours pas que cela m'arrive à moi, à presque 40 ans, après 19 ans de relation suivie et continue avec ma vie, ma moitié, la femme qui m'a marqué au premier regard. Je m'en souviens comme si c'était hier...

Chapitre 2 01

***CHAPITRE 1: Le commencement.***

*FLASHBACK : 21 ANS PLUS TÔT.*

**DANIEL TSAMBA **

Gérard : Dan fais vite, toi aussi. Tu sais qu'aujourd'hui ce sont les secondes qui vont passer. Les petites là sont mal bonnes bro.

Moi: (devant mon miroir) G pardon ne me stresse pas, je me mets en condition. Tu sais que je dois toujours être nickel.

Gérard : Hum. Le tombeur de ces dames, on vous dit bien (riant) le CASANOVA.

Moi: ( riant) Dixit celui qu'on appelle "DON JUAN"

Gérard : (se touchant théâtralement la poitrine) Aïe, ça fait mal.

Nous nous étions mis à rire en nous checkant dans les mains. J'avais arrangé ma ceinture, pris mon sac à dos sur le lit et nous étions sortis. J'avais salué mon père et ma mère qui étaient au salon avant de continuer vers le garage où j'avais pris ma voiture. Et oui j'en avais une, cadeau de mon paternel à la fête de mon 18e anniversaire. G (Gérard) mon meilleur ami, mon presque frère, comme il aimait à le dire, (sourire) en avait aussi une, mais ce jour nous avions décidé de prendre la mienne.

Ma caisse c'était juste le pied, je ne parlais même pas de comment j'avais pécho les ngas (filles) avec, tellement elles s'agitaient lorsqu'elles voyaient une comme la mienne. Pourtant ces filles étaient toutes, pour la plupart des filles à papa, mais bon, va savoir ce qui se passait dans leur tête lorsqu'elles voyaient un mec comme moi ou comme G au volant de nos voitures. Il fallait aussi dire que nous n'étions pas n'importe qui.

Je klaxonnais, le gardien ouvrait , et nous partions, direction le concours d'art oratoire. Celui-ci se déroulait chaque année au mois d'avril pendant 2 semaines au Centre culturel français (CCF) de Libreville. Plusieurs lycées et collèges publics et privés de la capitale et de l'intérieur du pays s'affrontaient pour finir premier de son niveau car ça allait de la 6e en terminale. La semaine dernière c'était le premier cycle (collège) qui s'affrontait. J'avais été étonné de constater que les enfants de 6e là s'exprimaient avec autant de dextérité pour leur niveau, c'était vraiment impressionnant. Ils étaient passés, maintenant c'était le tour des lycées et aujourd'hui c'étaient les secondes qui ouvraient le bal. Le mardi les premières, et mercredi les terminales. Les délibérations et la remise des prix se feraient le jeudi et le vendredi la soirée avec les gagnants pour clôturer l'événement.

Je parlais depuis mais pourtant je ne m'étais pas encore présenté, excusez mes mauvaises manières. Qui étais-je ? Et ben j'étais Daniel Yvan TSAMBA Massala, j'avais 18 ans et j'étais en terminale au lycée français Pierre Corneille. J'étais le troisième enfant d'une fratrie de 6 gosses dont 2 garçons et 4 filles. j'avais deux grandes sœurs, Nadège et Aude, deux petites sœurs Andrea (celle qui me suivait) et Annie, la dernière et un frère l'avant-dernier David. Pourquoi mes parents avaient-ils autant d'enfants ? Bah ils avaient les moyens d'en faire. Mon père, Kévin Massala, était le ministre des Affaires étrangères et ma mère Angèle Massala était notaire. Oui, j'étais un fils de boss, pas n'importe qui. Comprenez donc pourquoi je ne passais pas inaperçu.

Gérard MVE était mon ami depuis le CE2, sa famille et lui avaient emménagé dans mon quartier et ils l'avaient inscrit à mon école, l'école que je fréquentais et nous allions dans la même classe. Nous avions très vite accrochés et depuis c'était mon gars sûr. Sa mère Chantal était interprète à l'ambassade des USA au Gabon et son père Eugène était ministre de la santé. Je le répétais, nous n' étions pas n'importe qui (sourire) .

Nous venions d'arriver au CCF, j'avais garé au parking du supermarché Mbolo et nous étions descendus. Comme la première semaine, beaucoup de gens étaient attroupés à l'extérieur comme à l'intérieur du bâtiment, signe que l'événement n'avait pas encore commencé. G appela les gens de notre bande pour avoir leur situation géographique. Dès que ce fut fait, nous nous étions mis à marcher, tout vantard vers l'entrée, nous étions beaux et classes malgré les tenues du lycée. D'ailleurs tout le monde portait la tenue de son établissement durant tout le programme sauf le jour de la soirée. Nous avancions non sans attirer des regards admiratifs pour certains et haineux pour d'autres (rire) mais bon c'était ça la vie, il fallait de tout pour faire un monde. Dans tout cela, nous ne comptions plus le nombre de meufs que nous nous étions faites . Ah oui! Les filles et leurs jambes ouvertes, même en 5e-6e, elles connaissaient déjà la chose. Mais bon à chacun ses problèmes. Pour ma part, je m'arrêtais en 4e, plus bas, je ne regardais pas. Tu pouvais être belle comme quoi, ce n'était pas mon problème. Il fallait au moins que tu saches te laver. Même si on disait que de "l'eau sale éteignait le feu" , mon incendie à moi, il fallait tout de même une eau du robinet pour l'éteindre, un peu de respect quand même. Nous avions rejoint le reste de la bande, il s'agissait de Cédric, Andy et Joël qui étaient déjà sur place.

Nous étions le Club des Cinq, l'élite sur tous les plans (clin d'œil) . Les petites amies, est-ce que nous en avions? Pour faire quoi ? Les filles n'étaient bonnes qu'à se vider les couilles et faire des enfants un peu plus tard, je savais que j'avais une mère et des sœurs avec lesquelles on ne s'amusait pas, mais pour les autres pfff, des bonnes à rien. Le mariage est-ce que j'y pensais ? Pourquoi ? Peut-être quand j'aurais la cinquantaine ou la soixantaine, ça dépend. Quant à la question de savoir si du haut de mes 18 ans, j'étais déjà tombé amoureux ? La réponse était "réveillez-vous, on n'était pas dans les films, donc non.".

Nous étions en train de parler de tout et de rien avec mes potes quand on avait entendu derrière nous, des voix qui avaient attiré notre attention.

- Plus tu parles, plus tu étales ta bêtise. À ta place, je la fermerai pour paraître moins sot.

C'était une fille qui venait de dire ça à un garçon. Aïe ça pique. Le garçon, gêné par les rires autour, s'était mis à insulter la fille.

Lui : tu n'es qu'une chienne.

Elle : (d'une voix posée) ah oui ? Et comment appelle-t-on celui qui suit une chienne ?

Les filles : (autour d'elle) un chien.

Elle : ah d'accord. C'est donc ta nature que tu voulais exposer ici ? Et bien bravo, tout le monde te connaît désormais. Mais je suis désolée pour toi, car tu es bien le seul appartenant à la race des canidés (les chiens) ici. Pour ma part, je suis bien de la race humaine donc mon coco va aboyer ailleurs.

La foule: (criant) ooouuuuhh !

Lui : (en colère) je vais te casser la gueule.

Elle: (regardant derrière elle rapidement) tu t'adresses à un de tes semblables par hasard vu que c'est vous seuls qui avez des gueules ?

Le gars avait craqué et avait levé sa main pour gifler la fille. Voyez-moi les foutaises comme ça ! Une fille t'insultait jusqu'à tu voulais la frapper ? Devant les gens en plus ? C'était quel degré de bêtise ça ? Elle avait raison de dire que c'était un animal. N'avait-il pas honte ? Un peu de gêne quand même. Les gens s'étaient interposés pour lui dire que "Mani, tu veux faire quoi comme ça ? C'est seulement le renvoi que tu cherches ?" C'était là où l'autre folle qui semblait-il voulait finir dans un hôpital à cause de la différence de gabarit était venue se placer devant lui et d'une voix assurée et ferme avait dit.

Elle: toi l'animal là, laisse traîner ta main sur une seule partie de mon anatomie et tu verras si (se frappant la poitrine) moi Kassa, fille de mon père et de ma mère, je ne dormirai pas en cellule ce soir parce que je t'aurais envoyé à l'hôpital.

Voyez alors la bêtise plus plus. On avait vu ça où ? Que la fille là pouvait faire quoi à qui? Eh Seigneur la bouche que tu avais donné à la femme oh. Elle était restée sereine pendant quelques minutes à moins d'un mètre du gars. Le type aussi l'avait regardé avant de se retourner et de partir de là sous les rires de la foule.

Cédric: Tchiaa ! C'est quel manque de respect ça ? Mon cœur chauffe oh. C'est une fille qui va me parler comme ça ? Adié la croix, elle n'est pas encore née.

Joël: (sidéré) c'est vrai que je ne frappe pas les filles mais celle-là seulement j'allais la frapper, je jure sur la tête de ma mère.

Cédric: ( se frappant au bas de son avant-bras gauche avec la main droite en jurant. (ce sont les personnes initiées au Mwiri "rite initiatique" qui le font) Mangongo ! On allait être à deux à la frapper.

Andy: moi c'est seulement à cause de sa dernière phrase là que j'allais la frapper pour voir comment elle allait m'envoyer à l'hôpital.

Cédric: abomination ! Voilà alors les bêtises.

Gérard : mais sans mentir, elle est audacieuse hein .

Cédric : c'est quelle audace ça bro ? C'est le vampire man.

Joël : c'est le courage de la foule Man, elle sait que les gens vont séparer sinon tu crois qu'elle compte sur quoi ?

Andy et Cédric: vraiment.

Nous nous étions mis à rire en regardant dans sa direction, c'était à ce moment qu'elle s'était retournée pour regarder vers nous en parlant avec ses copines qui vantaient à haute voix sa folie pour certaines et son courage pour d'autres. Moi, mon cœur s'était juste mis à battre à un rythme effréné, on aurait dit qu'il était sous pression et qu'il allait rompre à tout moment. Seigneur !

Cédric: ( sifflant) putain de merde ça c'est un morceau qui est là.

Gérard: ceci explique cela, Bro tout s'explique.

Elle était passée devant nous avec sa bande sans prêter attention à nos personnes. Pendant que chacun donnait son commentaire sur elle, moi je reprenais tant bien que mal ma respiration et essayais de comprendre ce qui s'était passé.

Gérard : (à moi) qu'est-ce que tu en penses ?

Moi : (perdu) de quoi ?

Gérard : de quoi comment ? Mais de la petite téméraire.

Moi : Bah quoi (levant les épaules) elle est plutôt mignonne.

Gérard: arrête ça frangin, il faut employer les bons mots. Elle n'est pas mignonne.

Andy: elle est canon C-A-N-O-N.

Gérard: voilà.

Moi: (faisant genre) si vous le dites.

Gérard: à d'autres pardon mon presque frère, quand tu restes silencieux comme ça devant une Go c'est que la meuf te plaît. Et tu veux tremper ton biscuit dans son lait .

Moi: (souriant) tu es trop bête G, je te jure.

Cédric: moi-même j'ai envie de tremper mon biscuit dans son lait ,man tu n'es pas le seul.

Joël: et comment ?

Nous nous étions mis à rire et avions changé de sujet progressivement jusqu'au début du concours. Nous étions tous assis par établissement et par niveau. Plusieurs établissements étaient déjà passés puis nous avions fait une pause vers midi pour reprendre à 14h. La pause terminée, les hostilités avaient repris. Un lycée de Koulamoutou (ville) était passé représenté par un garçon puis ce fut celui de Mouila (ville) représenté par une fille "KASSA Rayonne" . Pourquoi j'avais retenu son nom alors que celui des autres participants j'avais oublié ? Et bien c'était la fille de tout à l'heure. Elle s'était approchée toute souriante de l'estrade sans bout de papier comme les autres en avaient , s'était installée sur la chair, avait salué son auditoire et d'une voix assurée et d'un regard profond, s'était mise à parler pendant ses 15 minutes. On aurait dit qu'elle faisait ça toute sa vie tellement elle maîtrisait son discours, mais aussi sa capacité à maîtriser sa voix. Tout était bien mesuré, on te disait bien l'art de savoir s'exprimer en public.

À la fin de son discours, elle avait de nouveau salué l'auditoire en le remerciant et elle était partie sous les ovations de la foule.

Gérard: ce n'est pas un tonneau vide en plus. Il y a du répondant pour une seconde.

Joël: ça tu peux le dire.

Le reste du temps si j'avais compris quelque chose c'était que je mentais , tout mon être convergeaient vers un seul et même endroit où était "KASSA Rayonne" . Tout le temps je regardais dans sa direction. Mais elle, rien. À la fin du jour, j'avais cherché à l'aborder mais je ne l'avais plus vu ni les deux jours suivants. Bien évidemment pour les terminales c'était moi qui représentait mon lycée, même si mon esprit était un peu troublé, néanmoins j'avais assuré comme un pro sans me vanter. C'était donc sans surprise que mon lycée fut le premier des terminales. Au niveau des secondes, celle qui rayonne l'avait emporté. Nous avions fait des photos et nous nous étions séparés. Comme d'habitude, je l'avais perdu de vue à la sortie. J'étais rentré chez moi bredouille. Ce n'était que partie remise.

Le reste des jours, est-ce que j'avais chassé ? Non, le cœur n'y était pas tant le visage recherché ne s'y trouvait pas. Une fille de Mouila , elle allait bientôt retourner dans son bled. Si je ne l'avais pas le jour de la soirée , c'était que c'était mort, je la verrais encore où ? Même si je ne la mettais pas dans mon lit ce jour , parce que oui avec moi, quelques heures suffisaient pour en avoir une dans mon lit, je prendrais au moins un baiser et son numéro de téléphone...

Le jour de la soirée était arrivé, ce soir c'était la pêche à volonté. Chacun était venu avec sa voiture, entendez par là Gérard et moi. Les autres n'ayant pas les leurs, ils avaient emprunté celles de leurs darons. Nous étions arrivés sous forme de cortège en ligne juste à temps. Jamais trop tôt, ni trop tard. Des vrais tape-à-l'œil et on l'assumait bien. On était trop cool dans nos costumes rien à dire. On était le "Club des Cinq" , toujours imité mais jamais égalé (rire) c'était nous. Nous étions rentrés en souriant fièrement car les regards convergeaient vers nous. Très bien, c'était l'effet recherché. Nous avions pris des verres et nous étions allés nous caler dans un coin pour le repérage. Les filles s'agitaient déjà comme d'habitude pour le plus grand bien de mes frangins. Moi, j'avais une cible et une seule en tête "celle qui rayonne" . Je la cherchais du regard dans la salle sans la voir quand G m'avait touché.

Moi : (le regardant) oui.

Gérard: à 12 h.

J'avais regardé vers l'entrée de la salle pour la voir entrer avec une de ses amies. Dieu de toute gloire, la go était belle ! Elle avait relevé ses cheveux en chignon bien haut, un maquillage ni trop voyant ni trop discret, juste parfait. Des boucles d'oreilles pendantes, la poitrine dégagée par une superbe robe bustier qui épousait parfaitement les courbes de son corps avant de partir en évasée en bas. C'était une robe sirène jaune. On ne voyait pas ses chaussures, mais sans l'ombre d'un doute elle avait des talons aux pieds. Elle rayonnait tel son nom. Elle avait bien fait son entrée et j'avais suivi ses faits et gestes à la loupe avant de m'approcher d'elle et l'aborder.

Moi : Bonsoir.

Rayonne: ( sans me regarder) je ne suis pas intéressée.

Moi : (sans me démonter) c'est original ça comme salutation, c'est de quelle région ?

Rayonne : (sans me regarder) De va voir ailleurs si j'y suis.

Une autre : (à elle) K, on regarde quand même la personne avec laquelle on discute ou bien ?

Moi: ( souriant) c'est le b.a. "ba" des règles de bienséance, en voilà une fille sage contrairement à d'autres.

Elle s'était retournée nonchalamment et m'avait regardé un moment dans les yeux le visage neutre avant de se retourner vers ses copines qui me souriaient à se rompre les mâchoires .

Rayonne: C'est comme je disais, sans intérêt.

Si je disais que mon ego n'avait pas pris un coup c'était que je mentirais? Moi TSAMBA ? c'était à moi qu'elle disait après m'avoir gardé que j'étais « SANS INTÉRÊT » ? Moi, TSAMBA Massala, enfant de mes parents ? Premier fils de mon père qui pouvait avoir la fille qu'il voulait quand il voulait et comme il voulait ? Celui qui avait quatre sœurs et un frère ? Premier en tout et pour tout ? Toujours envié, copié mais jamais égalé ? C'était moi que la petite fille de rien du tout là traitait de "sans intérêt" ? À cause de ça seulement quand j' allais la baiser j'allais lui faire mal je jurais sur la tête de tous mes parents, ceux qui étaient nés oh, ceux à venir oh, les vivants oh, les morts oh, ceux que j'avais connu et même ceux que je n'avais jamais connu, j'allais lui faire très mal lui faisant passer l'envie de traiter quelqu'un de sans intérêt.

Moi: ( esquissant un sourire qui se voulait détaché) Ah bon ?

L'une de ses amis :bien sûr que non, c'est une blague. C'est une bonne blagueuse, elle le fait toujours.

Moi : (toujours souriant) je vois. Sinon les belles créatures ont des prénoms n'est-ce pas ?

La même : (souriant aux anges) oui bien sûr. Moi c'est Alex, voici Cindy, Brenda, Sarah et la grincheuse là, c'est Rayonne.

Moi: ( souriant) ok, enchanté les filles, je suis Daniel et je suis avec mes quatre frères là-bas (montrant une direction) nous sommes là et après nous ferons un tour en boîte si ça vous dit, nous serons contents de vous compter parmi nous ce soir comme c'est quartier libre.

Rayonne: (sèche) ça nous dérange.

Cindy : pas du tout (regardant sa copine avec les gros yeux)

Moi: (dépassé) si vous n'êtes pas d'accord on peut laisser tomber.

Rayonne: bien sûr qu'on n'est pas d'accord.

Alex: Rayonne toi aussi pourquoi tu

Rayonne: ( la coupant) moi quoi ? Vous voulez partir je ne sais où avec des inconnus que vous les connaissez ? Si ce sont des tueurs maintenant vous ferez comment ?

Cindy: n'exagère pas tout de même des tueurs ici ?

Rayonne: Oui des tueurs, qu'est-ce qu'on n'a jamais vu ? D'ailleurs je ne vois même pas pourquoi je discute même, j'ai déjà dit non.

Moi : (dépassé) si vous ne pouvez pas ce n'est pas bien grave. On

Cindy: (me coupant) Nous pouvons vous donner notre réponse définitive plus tard dans la soirée ? Le temps pour nous de nous mettre d'accord.

Rayonne : d'accord avec qui ?

Moi : ok faites-moi signe.

Alex : (sous le charme ) sans problème.

À peine je me retirais qu'elles étaient rentrées dans une grande discussion pour tenter de convaincre l'autre tête de mule. Carrément tueurs , sérieux après "sans intérêt" , c'était "tueur" ? Ok cette petite j'allais lui faire ça dure. J'allais retrouver mes gars qui avaient observé la scène au loin.

Gérard : (portant son verre à la bouche) alors ?

Moi: (vénère) je suis sans intérêt.

Cédric: pardon ?

Moi: comme tu l'entends bro. Moi TSAMBA, la petite que voici m'a dit, après m'avoir regardé dans les yeux que je suis et je cite : « sans intérêt. »

Eux: (En chœur) Nooooon !

Moi: j'ai l'air de blaguer ?

Ils s'étaient mis à rire tellement ils n'en revenaient pas et moi donc ? J'avais bu une gorgée de mon verre avant de reparler.

Moi : Et tenez vous bien, je change de tactique en prenant tout le groupe, je les ai toutes invités en boîte avec nous 5 après ici.

Joël: (souriant) l'homme fort, toujours stratège non.

Moi : (poursuivant) alors que les autres sont emballées et tout, la bonne dame sort un "non" catégorique en nous traitant, quand je dis nous, je parle de vous et moi hein, de "tueurs" .

Eux: Nooooon !

Moi: comme je dis.

Joël : je dis bien que la petite là a le manque de respect, il faut l'éduquer.

Moi : c'est au programme. Je referai son éducation bien propre.

Cédric : Pour celle-là, il faut une éducation collective bien corsée.

Gérard. Hum.

Andy: Et donc, qu'ont elles décidé ?

Moi : je ne sais pas. Là elles sont en pourparlers, elles me le diront à tout moment..

C'était sûr ça que nous étions allés nous asseoir pour suivre la soirée qui s'était plutôt bien passée. À un moment, Alex s'était approchée et elle m'avait dit qu'elles ne viendraient pas finalement. Nous avions invité d'autres personnes avec qui nous avions passé toute la nuit et celle qui était avec moi avait pleuré tant de plaisir que de douleur, car je n'avais pas du tout été tendre avec elle et pour cause ? Je pensais à l'autre là tant elle m'avait énervé et pour la première fois, j'avais joué après m'être fait insulter par une fille. Le matin chacun était parti chez lui et le lundi les cours avaient repris. Les jours s'étaient succédés et la vie avait repris son cours. J'essayais de reprendre ma vie normalement même si chaque nuit je rêvais d'elle. Le bac était arrivé, nous l'avions passé et l'avions obtenu avec mention. On avait terminé le lycée et nous étions rentrés dans le monde de l'université. Mon père et celui de G avaient décidé de nous envoyer à Londres. Cédric était allé au Canada et Joël et Andy en France. Nous étions donc tous partis suivre nos objectifs !

Ps: Bro= brother (frère), nga= fille, pécho= chopé (verlan / l'envers).

Il y aura plus ou moins un langage Argot (langage des jeunes) et du verlan à l'intérieur de l'histoire, notamment les premiers chapitres. J'espère que vous arriverez à suivre et comprendre le texte.

Chapitre 3 02

***CHAPITRE 2: Je ne lâche rien. ***

♥️PS: pour des soucis de temps et pour éviter d'avoir à écrire et traduire en deux langues, nous écrirons uniquement en français, mais gardez bien à l'esprit qu'ils sont à Londres) ♥️

*DEUX ANS PLUS TARD. *

**DANIEL TSAMBA **

Cela faisait déjà 2 ans que nous étions à Londres, nous avions achevé notre licence 2 avec succès. Nous étions dans une école de finance et management. J'étais en administration des entreprises option stratégie et gestion, quant à G, il faisait la même chose sauf que son option était marketing et développement. Il y avait des cours que nous avions en commun et d'autres non. Nous avions trouvé des petits boulots ici pour nous faire des sous, même si nos parents nous envoyaient de l'argent, on avait toujours besoin de plus.

Comme nous étions en vacances, on faisait la fête presque tous les soirs. Les années estudiantines quoi, c'était le pied. Mais ne vous méprenez pas, on taffait aussi. D'ailleurs nous avions trouvé des stages cette année, rémunérés en plus. De 8h à 15h, après quoi on faisait un job dans un centre commercial de 16h à 20h, puis c'était quartier libre. Les femmes et l'alcool à gogo (sourire) .

Les femmes on en collectionnait toujours autant, jamais deux fois la même fille, oui on ne changeait pas une équipe qui gagnait ni le mode d'emploi . On nous avait déjà traité de tous les noms d'oiseaux, notre part dedans c'était quoi ? La vie c'était devant . On tirait sur tout, blanche, noir, jaune, rouge, albinos, je disais bien tout du moment où ça portait une robe et que ça avait un vagin, le reste ne nous regardait pas.

Quant à la question de savoir si j'avais oublié l'autre là? La réponse était non. Je rêvais toujours autant d'elle la nuit, les filles avec qui je couchais, je les appelais "Rayonne" , même si elles boudaient ce n'était pas mon problème. Cette fille, je l'avais cherché sur les réseaux sociaux en vain, c'était devenue une vraie obsession la première année, j'avais fini par laisser tomber et me faire une raison...

Ping, ping!

C'était un message que je venais de recevoir. Je regardais et je remarquais qu'il s'agissait de Paul , un ami français qui apprenait avec moi et un gars de la bande. Notre nouvelle bande 4 au total, Paul et Ralph, un anglais, "le carré magique''.

-Paul: Position ?

-Moi: Dans 30 minutes, on débarque.

-Paul: Ok. Ralph et moi nous sommes déjà sur le terrain, il y a du gibier.

-Moi: Top, on tombe bientôt. Faites le repérage et gardez-nous le meilleur (clin d'œil) .

-Paul: Et comment ? On vous attend, dépêchez-vous.

-Moi: ( Pouce en l'air.)

Je m'étais vite apprêté et j'avais toqué à la porte de G.

Moi: G, on s'en va.

Gérard : 2 secondes.

Moi: ok je suis au salon, je t'attends.

Il était sorti plus tard me trouver au salon devant la télévision, le gars était frais de la mort.

Moi : (souriant) le tombeur de ces dames.

Gérard : (souriant) me flatte pas Casanova pardon, on y va.

On avait ri , tout éteint et on avait pris la route. Londres by night, Le goût de ça. En moins de 2, on était au club. On avait salué nos gens avant de nous installer. On avait pris les deux verres vides sur la table et on s'était servi à boire.

Gérard : (après une gorgée) position ?

Ralph: (posant son verre) Mon frère ici c'est doux deh.

On s'était tous mis à rire.

Moi: (souriant) Tu t'africanises maintenant ?

Ralph: (souriant) Et comment?

Nous nous étions encore tous éclatés de rire un moment avant de redevenir sérieux.

Ralph: à 4h, 2h, 12 h et 10h il y a le bon gibier.

Nous avions regardé les zones indiquées pour vérifier les informations et elles étaient exactes. On récupérait les numéros et on choisissait celles qui passeraient à la casserole ce soir. Après un repérage et les choix faits, on partait à l'attaque. Au bout d'une heure j'avais un numéro et je m'étais tapé une dans les toilettes, Londres était bien. J'étais revenu m'asseoir pour reprendre mes forces et repartir à l'attaque.

Gérard : Tu reviens de loin là bro.

Moi: (souriant) laisse man , c'est le taf.

Après quelques minutes j'étais de nouveau en selle et d'attaque entre danse et flirt, c'était chaud. Finalement je ne gardais aucun numéro puisque j'avais eu trois coups rapides avec les autres et j'avais entraîné la quatrième de mon palmarès en case à 4h du matin. C'était samedi aujourd'hui, je n'avais pas de stages donc je pouvais me le permettre . Je m'étais levé à midi, j'avais libéré l'enfant des gens, je m'étais apprêté , j'avais mangé et j'étais allé au taf avec G, qui comme moi, avait passé une nuit mouvementée (rire) . À 23h, le manège de la veille avait repris et ce pendant toutes les vacances....

Aujourd'hui nous étions à la bourre, nous avions fait la fête chez Ralph la veille et avions eu du mal à nous lever ce matin et pour cause ? Les cocktails bien corsés et les femmes à n'en point finir, c'était à croire que toute la Jet 7 de Londres était à cette fête. C'était bien, mais maintenant, on était en retard pour les cours. Ça faisait 2 semaines que nous avions commencé les cours et celui d'aujourd'hui était très important. Le monsieur ne s'amusait pas avec les retards. Nous courions donc pour essayer de rentrer en classe avant lui quand j'avais bousculé une fille au passage, faisant ainsi tomber ses effets. Je m'étais rapidement baissé pour les ramasser et les lui rendre afin de continuer mon chemin.

Moi : (un genou au sol, ramassant le dernier livre qui était encore au sol) je suis vraiment désolé chérie.

Elle : (sèche) tu ne peux pas regarder là où tu vas ? Qu'as-tu à courir comme ça comme un malade dans les couloirs ? Et qui appelles-tu chérie ?

Elle parlait et j'avais seulement eu la chair de poule et mon cœur s'était mis à battre très fort dans ma poitrine. Cette voix, je la reconnaissais. Je m'étais relevé pour voir la personne qui me parlait et bam! Je l'avais devant mes yeux. L'objet de tous mes fantasmes était devant moi, encore plus belle que dans mes souvenirs. Le même regard, la même voix, la même odeur. Incroyable ! Que faisait-elle ici à Londres ? Dans cette école ? Depuis quand ? Comme elle avait vu que je ne répondais pas, elle m'avait arraché ses effets des mains et était partie.

Rayonne: un vrai taré en plus.

Je n'avais pas réagi, j'étais comme dans un état second. C'était G qui m'avait sorti de là en revenant sur ses pas.

Gérard : tu fais quoi là planté comme un arbre ? Le prof est derrière toi.

Moi: (émergent) ok.

Nous nous étions dépêchés et nous avions atteint la salle avant lui. J'avais essayé tant bien que mal de me concentrer sur le cours et d'y participer, mais à vrai dire j'étais vraiment distrait, mon esprit était ailleurs sur les pourquoi et les comment de la présence de Rayonne Kassa ici. J'avais été distrait tout le reste de la journée au point où je m'étais fait reprendre à trois reprises au boulot par le boss, je venais de casser un bocal de cornichon pour la troisième fois en moins d'une heure.

Superviseur : Monsieur Tsamba encore une bêtise et c'est la porte.

Moi: oui monsieur, je m' excuse.

Superviseur: on va récupérer ça dans votre paie.

Moi: c'est tout à fait normal. Superviseur : tant mieux maintenant sortez d'ici.

J'étais sorti de la salle sans attendre mon reste et j'étais revenu dans les rayons trouver G.

Gérard : man qu'est-ce qui t'arrive depuis ce matin ? Tu es dans les vapes même en fac, tu étais pareil. Y a-t-il un souci avec les parents au bled ?

Moi: Non.

Gérard : alors c'est quoi ?

Moi : elle est ici man.

Gérard : (confus) elle est ici ?

Moi: oui je l'ai vu ce matin en fac.

Gérard : (ne sachant pas du tout de qui je parlais) elle qui ?

Moi :elle qui comment ? Je te parle de Rayonne.

Gérard : encore man ? Tu as repris ton délire avec cette fille ?

Moi: ( posant les mains sur sa poitrine) non man , cette fois-ci ce n'est pas un délire, je l'ai vu ce matin comme je te vois maintenant en fac. Je l'ai bousculée quand nous courions et quand je me suis arrêté je l'ai vue avec mes yeux bro, je l'ai vue.

Gérard : (peu convaincu) ok, on en reparle après le taf. Concentre-toi.

Nous avions repris le taf et je n'avais plus commis de gaffe jusqu'à la fin. Nous nous étions changés et nous étions rentrés à la maison où nous avions parlé de long en large d'elle essayant de comprendre le pourquoi et le comment elle était là...

Un mois et demi déjà depuis le jour où je l'avais vu et depuis rien. Je l'avais cherché pourtant sans succès au point où j'avais fini par croire que ce jour j'avais eu une hallucination. Je m'étais donc résigné.

J'étais avec mes gens assis à raconter de tout et de rien sur les bancs du terrain de rugby quand Ralph avait attiré notre attention sur quelque chose ou plutôt sur quelqu'un.

Ralph : (sifflant) putain de merde, ça c'est de la meuf.

Paul : où ?

Ralph : à 6h de Daniel.

Nous nous étions tous retournés pour voir de qui il parlait.

Gérard : c'est pas vrai.

Paul et Ralph : quoi ?

Gérard : C'est elle, tu avais raison.

Eux: (perdus) Tu parles de quoi ?

Gérard : je parle de Dan et de cette fille.

Eux: Comment ? Il la connaît ?

Gérard : oui.

Paul: ( à moi) il s'est passé un truc entre vous ?

J'étais incapable de placer une seule phrase, mon regard était figé. Donc c'était bien elle, je n'avais pas rêvé l'autre jour.

Gérard: Vous avez sans doute entendu parler de Rayonne n'est-ce pas ? Ralph: le nom qu'il donne à toutes ses conquêtes.

Gérard: voilà, c'est elle.

Paul: je comprends mieux. Alors c'est quoi l'histoire avec cette fille?

G leur avait fait un briefing des circonstances de notre rencontre et comment elle m'avait envoyé bouler avant de disparaître dans la nature.

Paul: (riant) Et bien, c'est la vie qui te donne ta revanche comme ça. Tu pourras lui refaire son éducation.

Ralph : Tu es amoureux de cette fille ?

Moi: tu es malade ?

Ralph: (surpris) Oh !

Moi: je serais amoureux que je suis fou ? C'est juste mon ego qui avait été touché ce jour. Moi Tsamba, elle m'a traité de "sans intérêt".

Paul: (riant) quand même, le grand Daniel Yvan TSAMBA Massala un "sans intérêt."

Gérard : (riant) tueur en plus hein.

Ils s'étaient mis à rire ensemble m'arrachant un sourire par la même occasion. Je regardais toujours dans sa direction Ralph avait sorti son phone pour la filmer.

Ralph : Ce soir tu sauras tout ce qu'il y a à savoir sur elle depuis ce qu'elle fait ici jusqu'à la couleur de son pyjama préféré. (pianotant son téléphone pour le mettre à l'oreille)

Paul: qui appelles tu ?

Ralph: reste tranquille. Je ne suis pas un Dwight pour rien. « Allô ? Je t'ai envoyé une photo, je veux tout savoir sur cette personne avant de m'endormir ce soir »

« ......... »

« Ralph : ok je compte sur toi. »

Ensuite il avait raccroché, il m'avait dit qu'il prenait la situation en main. Nous avions changé progressivement de sujet jusqu'à la reprise des cours où chacun était rentré dans sa salle parce que nous n'avions pas ce cours en commun. À la fin, nous étions partis en case. Nous ne travaillions pas ce soir donc on avait fait une soirée jeux vidéo et bière chez nous. On passait un bon moment, quand le téléphone de Ralph avait sonné, il avait décroché et mis sur main libre.

« Ralph: je t'écoute Henri. »

« Henri : Dis-moi, tu as eu cette photo où ma parole ? »

« Ralph: je l'ai prise avec mon téléphone, pourquoi ? »

« Henri : c'est qui cette fille au juste ? »

« Ralph: c'est l'amie d'un ami. »

« Henri : je vois, cette fille n'a pas de passé. »

« Ralph: ( levant ses yeux vers moi) comment ça ? »

« Henri : elle n'apparaît nulle part dans les fichiers avant il y a quelques mois, je me suis dit que certainement elle n'est pas d'ici. »

« Ralph : oui elle est gabonaise. »

« Henri: c'est ce que j'ai constaté. J'ai fait des recherches de ce côté, là aussi c'est introuvable, elle n'est sur aucun réseau social, les brèves apparitions qu'elle a faites, c'était à des concours pour les différentes écoles qu'elle fréquentait. Tout ce que j'ai pu avoir c'est qu'elle s'appelle Rayonne Kassa, elle a 16 ans, elle a eu le bac cette année au Gabon et a débarqué ici le 2 septembre avec son ami Brenda Ngoma, 18 ans. Elles sont dans la même fac que toi en première année option finance et comptabilité. Elle habite avec son amie et une autre fille camerounaise Olivia Tagne non loin de la fac. Elle travaille depuis 2 semaines dans un restaurant. Je t'envoie les détails tout à l'heure. »

« Ralph: ok merci. »

Il venait de raccrocher. Moi j'étais seulement sonné par les informations, son âge, 16 ans sérieux, donc quand elle m'insultait là, elle avait que 14 ans vrai vrai?

Paul : cette fille n'a que 16 ans ? C'est une blague.

Moi: n'est-ce pas ?

Paul: 16 ans et elle est déjà comme ça ? Elle bouffe quoi Seigneur ?

Moi: demande-moi bien.

Ralph m'avait envoyé les infos reçues par WhatsApp et nous avions repris notre partie avant de nous séparer. J'avais consulté les informations encore et encore et je m'étais endormi en regardant sa photo, rira bien qui rira le dernier...

Ça allait faire 4 mois aujourd'hui que cette petite me faisait tourner en rond, je disais bien 4 mois. Au bout d'un mois, j'avais compris que ce n'était pas le genre que l'on couchait en une seule nuit, c'était plutôt le genre à qui on faisait une cour assidue. Je ne parlais même pas des pieds et des mains que j'avais fait pour avoir son numéro bien que je l'avais déjà dans mon téléphone. Mais dès l'instant où je lui avais écrit en disant que j'étais un admirateur, elle m'avait directement bloqué comme quoi elle ne parlait ni aux inconnus ni aux admirateurs encore moins à ceux à qui elle ou un de ses proches n'avait pas remis son numéro. J'avais alors changé de tactique, après moult refus, je l'avais eu par Brenda oui, on ne lâchait rien. J'avais mis ma vie, (mes sorties) sur pause, pour me concentrer sur elle uniquement. 4 mois que cela durait , 4 bons mois , je prenais mon mal en patience petit à petit, l'oiseau faisait son nid, je ne lâchais rien, je l'avais bien dit.

À 22h, heure à laquelle elle terminait son service au restaurant. J'étais là et je l'attendais. Elle disait au revoir à une de ses collègues qui allait dans une autre direction. Quand elle s'était retournée et m'avait vu, elle avait marqué un temps d'arrêt avant de s'avancer en voulant me dépasser.

Rayonne : (les mains dans les poches de son blouson) tu ne te fatigues donc jamais ?

Moi : (souriant) non madame, quand je veux quelque chose, je peux être très têtu jusqu'à ce que je l'obtienne.

Rayonne: ( s'arrêtant) je suis donc un défi pour toi si je comprends bien.

Moi : non, juste une personne sur laquelle mon charme n'a aucun effet et je veux bien savoir pourquoi ?

Rayonne: Ah donc c'est ton ego qui a alors été touché c'est ça ?

Moi: un peu oui, sans te mentir (posant la main sur mon cœur) mais ce n'est pas la seule raison.

Rayonne: (me regardant droit dans les yeux avec un regard perçant) Ah bon ?

Moi: ( déstabilisé par son regard que je me suis efforcé de soutenir) oui, je crois que tu m'intrigues et j'aimerais bien te cerner.

Au bout d'un moment sans parler, à nous regarder dans le blanc des yeux, elle avait détourné son regard et s'était remise à marcher, je l'avais emboîté le pas.

Rayonne: au moins là tu ne mens pas.

Moi : (arquant un sourcil) pardon ?

Rayonne: J'ai dit qu'au moins là tu ne mens pas.

Moi : (faussement outré) est-ce à dire que d'habitude je mens ?

Rayonne: (S'arrêtant à nouveau pour me regarder l'air de dire c'est faux ?)

Moi : (souriant) Bon d'accord tu as raison je ne le nierai pas.

Rayonne: Bien. (se remettant à marcher) c'est mieux ainsi.

Moi : si tu le dis.

Nous avions continué à marcher et à parler de tout et de rien, elle m'avait avoué qu'elle m'avait reconnu dès le premier jour quand je l'avais bousculé à la rentrée mais elle n'avait juste rien dit. On avait reparlé de ce concours où on s'était rencontrés, et de comment nous avions été éloquents blague à part, chacun avait reconnu le mérite de l'autre. On n'était plus loin de chez elle quand je lui avais relaté la façon dont elle avait attiré mon attention par son altercation avec le gars là. Elle s'était mise à rire aux larmes en y repensant.

Moi: il ne faut pas rire, je me disais que ouais voilà une fille qui s'en fout de la vie quoi. Koh, Je vais t'envoyer à l'hôpital et moi en prison.

Rayonne: (riant de plus belle)

Moi :j'ai dit ça c'est le manque de respect plus plus. Un de mes amis était tellement fâché qu'il voulait même te frapper pour voir ça.

Rayonne: (Parlant et riant) et bien c'est lui qui aurait alors été à l'hôpital.

Moi: (m'arrêtant) tu étais sérieuse ?

Rayonne: ( reprenant son sérieux) mais bien sûr que j'étais sérieuse.

Moi: Et tu comptes sur quoi ?

Rayonne: ( me montrant son muscle du bras et son poing) Sur ça et ça

Moi: (condescendant) alors là.

Rayonne: (Sérieuse) tente moi et tu verras.

Moi: ( levant les mains au ciel) oh non tu as gagné.

Rayonne: tant mieux.

Nous nous étions remis à marcher jusqu'à l'entrée de son immeuble, nous avions encore un peu parlé avant qu'elle ne rentre. Ce jour au moins on avait discuté et ri ensemble, je progressais donc. J'étais rentré chez moi le sourire aux lèvres et j'avais trouvé G au salon.

Gérard : tiens, tiens. Voici le retour du chevalier servant. Tu es bien content ce soir dis-donc.

Moi: on a parlé et marché côte à côte ce soir bro, je progresse (lui montrant mon téléphone) sa photo s'affiche maintenant ce qui signifie qu'elle a enregistré mon numéro dans ses contacts.

Gérard : (moqueur) c'est bien. Donc on peut aller fêter ça n'est-ce pas ? Après 4 mois tu as eu ton numéro enregistré dans ses contacts.

Moi: (lui lançant un pouf) va là-bas rabat-joie. Reste là et regarde le maître en action.

Le mois qui avait suivi, nous nous écrivions tous les jours, on se disait tout ou rien. C'était ainsi qu'elle m'avait appris ce que je savais déjà d'elle par le contact de Ralph , elle m'avait aussi appris qu'elle avait une grande sœur Grâce qui avait le même âge que moi et un petit frère Lucas de 2 ans son cadet. Ses parents Antoine et Rose Kassa étaient des entrepreneurs qui gagnaient bien leur vie. Elle m'avait appris qu'elle avait pris des cours de self-défense depuis l'âge de 6 ans ainsi que ses frères. Raison pour laquelle elle n'avait pas peur des gens. Pour ma part, je lui avais également parlé de ma famille et de mes proches. De fil en aiguille elle m'avait dit qu'elle n'avait pas de petit ami et qu'elle n'en avait jamais eu. Elle m'avait parlé de ma réputation de tombeur dans toute la ville.

« Moi: ( riant) je vois qu'on a fait des recherches sur moi. »

« Rayonne: (Petite voix) bien sûr que oui, si je dois être avec toi, je dois bien connaître où je mets mes pieds ou bien ? »

« Moi: (me redressant sur mon lit) tu as dit quoi ? »

« Rayonne: si je dois être avec toi, je dois savoir où je mets les pieds. »

Clic.

Je venais de raccrocher, j'étais descendu du lit, j'avais enfilé mes chaussures, tiré mon blouson qui traînait sur un fauteuil, j'avais ramassé mes clés et j'étais sorti en catastrophe de la maison heurtant G au passage.

Gérard : Man c'est quoi ?

Moi: pas le temps, je t'explique tout à mon retour.

J'avais continué mon chemin jusqu'à chez elle où j'avais lancé l'appel. Elle avait décroché à la deuxième sonnerie.

« Rayonne: allô ? »

« Moi: descends s'il te plaît. »

Clic !

J'avais tourné comme un lion en cage devant son immeuble quand elle m'avait tapoté l'épaule, je m'étais retourné et je l'avais vue. Elle portait une robe près du corps, des sandales plates et un manteau qui était ouvert sur l'avant. Elle avait relevé ses cheveux en chignon haut , un brillant sur les lèvres et un crayon noir sous les yeux. Elle était juste magnifique

Rayonne: ( se regardant) y a-t-il un truc qui ne va pas sur moi ?

Moi : non rien tu es très belle.

Rayonne: (baissant les yeux) merci, tu n'es pas mal non plus.

Moi : (souriant) merci. Dis-moi que m'as-tu dit au téléphone tout à l'heure ?

Rayonne: ( regardant ses pieds avec une petite voix) et bien je disais

Moi : (me rapprochant d'elle) Regarde moi s'il te plaît (chose qu'elle a fait tant bien que mal) maintenant parle-moi.

Elle avait répété ce qu'elle avait dit au téléphone.

Moi: tu veux être ma petite amie ?

Rayonne: Je veux bien essayer de

Je ne lui avais pas laissé le temps de finir que je m'étais précipité sur ses lèvres qui m'avaient longtemps hantées. D'abord surprise au début, elle avait suivi en nouant ses bras autour de mon cou. Nous nous étions arrêtés un moment pour reprendre notre souffle avant de repartir pour un autre baiser. Mon cœur faisait la danse de la joie actuellement, après 2 ans et 8 mois de fantasmes accrus. Qui vivra, verra. J'avais dit je ne lâchais rien, je n'avais rien lâché . Maintenant, le loup était dans la bergerie...

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