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Les jumeaux du secret

Les jumeaux du secret

Auteur:: Sky
Genre: Romance
Alexandre Dubois attendait depuis deux ans le retour de Manon, sa femme, gérant seul leur foyer, son travail d'ingénieur et les visites à son beau-père. Quand la clé a tourné dans la serrure, son cœur s' est emballé, mais le grand sourire sur ses lèvres s'est figé en voyant Manon, l'air épuisé mais triomphant, entourée de deux couffins abritant des jumeaux endormis. « Ce sont des jumeaux, Alex, » a-t-elle annoncé d' une voix neutre, ajoutant aussitôt que c' étaient les enfants d' Étienne, son amour de jeunesse, et qu'il devrait démissionner pour les élever. Le choc de cette trahison l'a abasourdi, mais la découverte d' un caleçon d' homme et de préservatifs usagés dans les affaires de Manon a transformé son indignation en une nausée dévastatrice. La prétendue insémination artificielle n'était qu'un tissu de mensonges, sa femme ayant mené une double vie cynique, transformant leur maison – qu' il avait payée de ses sueurs – en nid d' amour pour son amant, puis transférant la propriété à son nom. Trahi, humilié, et dépossédé de tout, y compris de sa dignité, Alexandre a compris qu' il n' était qu' un porte-monnaie, un pion dans leur jeu sordide. Alors, quand il a vu Manon et Étienne, non plus mourant mais charismatique, s'enlacer tendrement dans le jardin, un calme glacial l'a envahi. « Ce n' est pas mon fils, » a-t-il lancé à Manon, paniquée face à son bébé suffoquant, avant de refuser de l'aider et de quitter la maison pour toujours. Libéré du passé, Alexandre est parti, sans un regard en arrière, vers une nouvelle vie, laissant derrière lui les ruines de son mariage toxique.

Introduction

Alexandre Dubois attendait depuis deux ans le retour de Manon, sa femme, gérant seul leur foyer, son travail d'ingénieur et les visites à son beau-père.

Quand la clé a tourné dans la serrure, son cœur s' est emballé, mais le grand sourire sur ses lèvres s'est figé en voyant Manon, l'air épuisé mais triomphant, entourée de deux couffins abritant des jumeaux endormis.

« Ce sont des jumeaux, Alex, » a-t-elle annoncé d' une voix neutre, ajoutant aussitôt que c' étaient les enfants d' Étienne, son amour de jeunesse, et qu'il devrait démissionner pour les élever.

Le choc de cette trahison l'a abasourdi, mais la découverte d' un caleçon d' homme et de préservatifs usagés dans les affaires de Manon a transformé son indignation en une nausée dévastatrice.

La prétendue insémination artificielle n'était qu'un tissu de mensonges, sa femme ayant mené une double vie cynique, transformant leur maison – qu' il avait payée de ses sueurs – en nid d' amour pour son amant, puis transférant la propriété à son nom.

Trahi, humilié, et dépossédé de tout, y compris de sa dignité, Alexandre a compris qu' il n' était qu' un porte-monnaie, un pion dans leur jeu sordide.

Alors, quand il a vu Manon et Étienne, non plus mourant mais charismatique, s'enlacer tendrement dans le jardin, un calme glacial l'a envahi.

« Ce n' est pas mon fils, » a-t-il lancé à Manon, paniquée face à son bébé suffoquant, avant de refuser de l'aider et de quitter la maison pour toujours.

Libéré du passé, Alexandre est parti, sans un regard en arrière, vers une nouvelle vie, laissant derrière lui les ruines de son mariage toxique.

Chapitre 1

Alexandre Dubois attendait.

Cela faisait deux ans qu'il attendait le retour de sa femme, Manon. Deux longues années où il avait géré la maison, son travail d'ingénieur, et les visites à son beau-père malade, tout seul.

Huit ans de mariage, huit ans d'une vie commune sans enfants, et pourtant l'amour qu'il lui portait n'avait pas faibli. Il pensait que leur lien était indestructible.

Quand il a entendu la clé tourner dans la serrure, son cœur s'est emballé. Il s'est précipité vers l'entrée, un grand sourire aux lèvres.

« Manon ! »

Elle était là, dans l'encadrement de la porte. Elle avait l'air fatiguée, des cernes sous les yeux, mais elle avait ce regard triomphant qu'il connaissait bien.

Puis il a vu.

Derrière elle, il y avait deux couffins. Et dans chaque couffin, un bébé endormi.

Le sourire d'Alexandre s'est figé. Son cerveau n'arrivait pas à traiter l'information.

« Qu'est-ce que... »

« Ce sont des jumeaux, Alex, » a dit Manon d'une voix neutre, comme si elle annonçait la météo.

Elle est entrée, laissant les couffins sur le sol du salon. Elle s'est affalée sur le canapé, sans même lui jeter un regard.

« Je suis épuisée. Le voyage a été un enfer. »

Alexandre est resté planté là, le regard fixé sur les deux petits êtres. Des garçons. Ils ne lui ressemblaient pas du tout.

« Manon, explique-moi. S'il te plaît. »

Elle a soupiré, comme s'il la dérangeait.

« C'est simple. Ce sont les enfants d'Étienne. »

Étienne. Son amour de jeunesse. L'homme dont elle parlait parfois avec une nostalgie douloureuse. L'homme qu'elle était partie « soutenir » pendant sa maladie.

Le sang d'Alexandre s'est glacé.

« Tu m'as trompé. »

« Ne sois pas stupide, » a-t-elle rétorqué, agacée. « Étienne est mourant. Il voulait laisser une trace de lui sur cette terre. C'était son dernier vœu. »

Elle a continué, sa voix se chargeant d'une fausse noblesse.

« Nous avons eu recours à une insémination artificielle. Avec son sperme. C'était la seule solution. Je ne pouvais pas lui refuser ça. Il fallait que quelqu'un porte ses enfants. »

Alexandre la regardait, abasourdi. Chaque mot était un coup de poing.

« Et moi ? Dans tout ça ? »

« Toi ? » a-t-elle dit en haussant les épaules. « Tu vas les élever. Nous allons les élever. Ce sont nos enfants maintenant. D'ailleurs, il va falloir que tu démissionnes. »

Le choc était si violent qu'Alexandre a cru s'étouffer.

« Démissionner ? Mais j'ai une carrière, des responsabilités... »

« Et alors ? » a-t-elle coupé. « Mon père a besoin de quelqu'un à plein temps, et maintenant il y a les jumeaux. Je ne peux pas tout gérer toute seule. Tu es l'homme de la maison, c'est ton devoir de t'occuper de nous. »

Son ton était sec, autoritaire. Comme s'il était un simple employé à qui elle donnait des ordres. L'amour, la complicité, tout semblait avoir disparu.

Plus tard dans la soirée, pendant que Manon prenait un long bain, Alexandre a commencé à défaire ses valises. Il le faisait machinalement, le cerveau vide.

C'est là qu'il l'a vu.

Au fond d'une des valises, plié à côté de sa lingerie, un caleçon d'homme. Un modèle cher, d'une marque qu'il ne portait pas. Il l'a pris dans ses mains. Il sentait un parfum qui n'était pas le sien.

Son cœur a commencé à battre à tout rompre. Il a fouillé plus loin, les mains tremblantes.

Dans une petite poche latérale, il a trouvé une boîte de préservatifs. Elle n'était pas pleine. Et à côté, dans un petit sac en plastique, plusieurs emballages vides et des préservatifs usagés.

La nausée l'a submergé. L'insémination artificielle. Le vœu d'un homme mourant. Tout n'était qu'un tissu de mensonges. Des mensonges grossiers, insultants.

Il a tout compris. La mission de deux ans. L'éloignement. La froideur dans ses messages. Elle avait mené une double vie. Elle l'avait trompé, sciemment, pendant des mois, voire des années.

Il s'est redressé, le dos raide. La douleur était immense, mais une autre chose grandissait en lui : une colère froide, une lucidité terrifiante.

Il est monté dans leur chambre. Sans un bruit, il a sorti une valise de l'armoire. Il a commencé à y jeter ses propres affaires. Vêtements, livres, son ordinateur portable. Le strict nécessaire.

Il ne pouvait plus rester une seconde de plus dans cette maison qui était devenue une scène de crime, le théâtre de sa propre humiliation.

Quand il est redescendu, Manon était sortie de la salle de bain, enroulée dans une serviette.

« Qu'est-ce que tu fais ? » a-t-elle demandé en voyant sa valise.

« Je m'en vais. »

Son visage a affiché une surprise totale, rapidement remplacée par de l'agacement.

« Arrête tes enfantillages, Alex. On a des choses plus importantes à gérer. »

« Non, Manon. Tu as des choses à gérer. Tes enfants. Ton amant. Ta famille. Moi, c'est fini. »

Il a marché vers la porte. Sa main tremblait sur la poignée.

Alors qu'il sortait, son téléphone a sonné. C'était elle. Il a décroché, par réflexe.

« Alexandre Dubois, tu ne peux pas me faire ça ! » hurlait-elle dans le combiné. « Tu as des responsabilités ! Ces enfants ont besoin d'un père, d'un toit ! Tu es un lâche ! »

Il n'a pas répondu. Il a raccroché et a bloqué son numéro. Puis il a marché dans la nuit, sans se retourner, s'éloignant de la vie qu'il avait construite et qui venait de voler en éclats. Il ne savait pas où il allait, mais il savait une chose : il ne reviendrait jamais en arrière.

Chapitre 2

Alexandre a passé la nuit dans un petit hôtel impersonnel en périphérie de la ville. Il n'a pas dormi. Assis sur le lit défait, il a laissé les huit dernières années de sa vie défiler devant ses yeux.

Il se revoyait, jeune ingénieur prometteur, sacrifiant une opportunité de carrière en Australie pour rester avec Manon. Elle disait qu'elle ne pouvait pas vivre loin de sa famille. Il l'avait crue.

Il se revoyait travaillant des heures supplémentaires, acceptant des projets difficiles pour gagner plus d'argent. Cet argent ne servait pas à leurs projets de couple, mais à payer les dettes du père de Manon, à financer les études de sa sœur, à subvenir aux caprices de sa mère.

« C'est normal, Alex, » lui disait Manon. « On est une famille. On doit s'entraider. »

Et lui, aveuglé par l'amour, acceptait tout. Il était le pilier, le soutien financier, l'homme à tout faire. Il pensait que c'était ça, l'amour. Le sacrifice.

La réalité qui venait de lui exploser au visage était bien plus cruelle. Il n'avait pas été un mari. Il avait été un portefeuille, un serviteur, un idiot utile.

Une prise de conscience amère lui a tordu les entrailles. La douleur laissait place à une rage froide. Il avait tout donné, et en retour, il n'avait reçu que mépris et trahison.

Le lendemain matin, une pensée terrible l'a frappé. Les papiers de la maison. Il avait besoin de l'acte de propriété pour le divorce. Il devait retourner là-bas, une dernière fois.

Il a attendu qu'elle soit sortie, probablement pour une course. Il a utilisé son ancienne clé. La maison était silencieuse, à l'exception des petits bruits des bébés qui dormaient dans leurs couffins. Il les a ignorés.

Il est allé directement au bureau où ils gardaient les documents importants. Il a ouvert le tiroir du classeur. Il a cherché le dossier "Propriété". Il l'a trouvé.

En l'ouvrant, son sang ne fit qu'un tour.

Ce n'était pas l'acte de vente original. C'était un document plus récent. Un acte de transfert de propriété.

La maison, leur maison qu'il avait payée en grande partie grâce à son salaire, n'était plus à leurs deux noms.

Elle avait été transférée.

Au nom d'Étienne Moreau.

Le document datait d'il y a six mois. Pendant qu'il travaillait comme un forcené, elle était chez le notaire, signant des papiers pour offrir leur maison à son amant.

C'était la trahison ultime. L'escroquerie parfaite. Il avait été dépossédé de tout.

Cette fois, il n'y a pas eu de choc, pas de douleur. Juste un calme glacial. La dernière parcelle d'amour, le dernier doute sur ses intentions à elle, venait de mourir.

Il a pris une photo du document avec son téléphone. Preuve. Il en aurait besoin.

Puis, il a agi.

Il s'est assis à son ancien bureau et a ouvert son ordinateur portable. Il a envoyé un e-mail à son supérieur pour poser une démission avec effet immédiat. Il n'a donné aucune explication.

Ensuite, il a cherché le contact d'une de ses anciennes camarades d'université, Léa Martin. Elle était partie en Australie des années plus tôt et était devenue une artiste reconnue. Il lui a envoyé un message court, lui demandant si elle avait des contacts dans le milieu de l'ingénierie artistique là-bas.

Enfin, il a réservé un billet d'avion. Aller simple pour Sydney. Départ dans trois jours.

Alors qu'il allait partir, il a entendu des voix dans le jardin. Il a regardé par la fenêtre.

Manon était là. Avec Étienne. L'homme n'avait pas l'air mourant du tout. Il était un peu pâle, certes, mais il se tenait debout, un sourire charismatique aux lèvres.

Manon se blottissait contre lui. Elle lui parlait à voix basse, avec une douceur, une tendresse qu'Alexandre ne lui avait jamais vue. Elle lui caressait le bras, le regardait avec adoration. C'était une scène intime, révoltante.

La femme qui lui donnait des ordres, qui le traitait comme un moins que rien, était une agnelle soumise et amoureuse devant cet autre homme.

Le téléphone d'Alexandre a vibré. C'était un message de Manon.

« J'ai besoin que tu fasses un virement. 5000 euros. Étienne a un nouveau traitement qui n'est pas remboursé. C'est urgent. »

Alexandre a regardé le message, puis le couple dans le jardin. La colère a fait place à une sorte de pitié méprisante.

Il a tapé une réponse, brève et définitive.

« Demande à ton propriétaire. »

Puis il a quitté la maison pour de bon, laissant derrière lui les ruines de sa vie passée, prêt à affronter l'inconnu.

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