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Les contraintes s'attirent

Les contraintes s'attirent

Auteur:: Malik publishing
Genre: Romance
Rose n'aime pas Harry. Et Harry n'aime pas Rose. Mais peut-être que la menace d'un cerveau impitoyable et un complot d'entreprise ombragé pourrait changer pour eux. ou, du moins, pourrait faire une réserve de Snickers. Il était comme la lune - une partie de lui était toujours cachée.

Chapitre 1 01

La proximité de nos corps est si étroite, je sens son souffle sur mon visage. La température monte dans le petit espace, avec la crainte et l'anxiété. Je repose ma tête contre le mur, sachant qu'à n'importe quel moment mon appartement sera fouillé, passé au crible pour détecter tout signe de nous deux. Ils chercheront dans chaque pièce jusqu'à ce qu'ils trouvent celle-ci, la seule qui ferme de l'intérieur. Et ensuite, ils n'hésiteront pas à démolir la porte.

Je sens ses yeux sur moi, ils brûlent sur ma peau, comme des lasers. Même dans le noir du petit cabinet dans lequel nous sommes fourrés, je vois l'électrisation verte de son regard fixe.

- Tu as peur ?

Sa voix basse coupe le silence. Je penche la tête pour le regarder, les yeux bloqués. Je pense à toutes les fois où il m'a posé la même question.

- Et toi ? je résiste.

Il a l'air bien, il prend une grande inspiration.

Ma gorge est sèche et ma peau est humide à cause de la nervosité. Je sais que mon maquillage bave autour de mes yeux et que mes cheveux châtain sont indisciplinés, tombant sur mes épaules. Mon cœur bat fort dans ma poitrine.

- Rose.

J'essaie de lever les yeux jusqu'aux siens pour qu'ils se rencontrent à nouveau.

- Je veux que tu me promettes quelque chose. Sa voix est basse et grinçante, lacée avec le désespoir.

Je hoche la tête lentement.

- Si quelque chose arrive ici... Je dois le savoir. Il respire, passant une main dans ses cheveux. - Je veux que tu coures, ok ? Il regarde derrière moi.

Je fronce les sourcils. - Que veux-tu dire ?

- Je veux que tu retournes à New York, je veux que tu m'oublies. Il n'y a rien dans ses yeux, juste de la douleur.

Je secoue la tête. - Je...Je ne peux pas...

- Tu dois le faire Rose, tu comprends ? Si l'un d'entre nous doit le faire, je veux que ce soit toi, dit-il durement, une veine palpitant dans son cou.

Mon cœur accélère. - Non, dis-je. - Je ne le promettrai pas.

- Tu dois le faire, dit-il en secouant la tête. - Tu dois partir d'ici et ne jamais revenir. Ne viens pas me chercher, que se soit...

- Je ne ferai pas ça ! le coupais-je. Il ferme la bouche, la mâchoire tendue. Je prends une grande inspiration. - Si quelque chose se passe ici, c'est soit nous deux, soit aucun d'entre nous.

Il me regarde fixement, durement ; il cherche mon regard désespérément. Un muscle palpite dans sa mâchoire et sa respiration est inégale. Son cou scintille à cause de la sueur.

Il brise finalement notre regard, regardant le sol. Il me terrifie, à penser qu'il ne passera pas à travers ; qu'il me laisse partir sans lui.

- Tout ne se produit pas de la façon dont on voudrait, dit-il après quelques minutes de silence. - Tout ne se passe pas parfaitement.

- On ne peut pas penser de cette façon, dis-je. - Ça va nous déchirer !

- Si cela ne le fait pas, il y a un millier de choses qui le feront.

C'est ainsi que ça a toujours été ; moi l'optimiste, lui le pessimiste.

- Qu'est ce qui arrive si tu le fais et que je ne le fais pas ? j'ose demander.

Ses yeux remontent jusqu'à moi.

- Alors je mourrai, je souhaite que ça soit moi au lieu de toi.

Ma gorge se serre. Des larmes chaudes remplissent mes yeux et je les essuie rapidement.

- Arrête de parler comme ça, dis-je, sèchement. - Arrête.

Il a l'air déconcerté par mon ton dur, mais ne dit rien.

- Tout ce que je dis, il recommence. - C'est...

- Je sais exactement ce que tu dis et je veux que tu arrêtes de le dire ! Ma voix semble haute, proche de l'hystérie.

Il tend la main et prend la mienne, la peau rugueuse de sa paume touchant la peau douce de la mienne. Il frotte son pouce sur le dos de ma main, doucement. Je prends quelques respirations profondes, en essayant de me calmer.

- Promets-moi juste, chuchote t-il. - Promets-moi juste que tu resteras cachée. Je ne réponds pas.

- S'il te plaît Rose, prie t-il. - Je dois savoir.

J'avale ma salive et hoche la tête. Si c'est ce qu'il a besoin d'entendre, alors je suis d'accord avec ça.

- Dis-le, plaide-t-il.

- Je vais rester cachée, murmurais-je.

Juste quand il fait un pas vers moi pour m'étreindre, un féroce son se fait entendre. La porte à côté de nous vient d'être arrachée de ses gonds.

4 mois plus tôt

Je suis assise sur mon canapé, regardant fixement mon téléphone.

J'ai à peine eu le temps de déballer ou mettre en place quoi que ce soit parce que j'ai les yeux rivés sur mon foutu portable silencieux depuis trente minutes. Je suis dans mon nouvel appartement depuis trois heures et tout ce que je fais c'est attendre ce stupide appel téléphonique.

Je jette un coup d'œil à l'horloge. Il est six heures et demie. Ils n'étaient pas censés m'appeler à six heures ?

Je soupire et me lève. Je devrais déballer mes affaires pour faire passer un peu le temps.

Juste quand j'ouvre un carton contenant certains de mes vêtements, mon téléphone se met à sonner et je fais des pieds et des mains pour l'atteindre. Je saute pratiquement sur le canapé, faisant tomber le téléphone au sol, prononçant « merde » dans un souffle et l'attrapant en reprenant ma respiration.

- Allô ? répondis-je, en essayant de paraître professionnelle.

- Allô, mademoiselle Knight ? C'est Marion Johnson de Crystal Publishing.

Mon cœur manque un battement. - Oui, bonjour.

- J'appelle pour vous informer que votre entretien l'autre après-midi s'est très bien passé et vous avez donc obtenu le poste. Félicitations. La voix de la femme, Marion, semble lisse et sérieuse à l'autre bout de la ligne.

J'essaye d'en faire de même.

- Merci beaucoup, réussis-je à dire sans sembler trop surexcitée.

- Vous commencez lundi où vous serez affectée à un bureau et où vous rencontrerez votre patron, Mr Greeman. J'ai hâte de vous voir au travail. Bonne journée.

Et après cela, elle raccroche.

Je m'assure que l'appel est bien terminé et le téléphone verrouillé avant de sauter en l'air, faisant la danse de la victoire. C'est le travail dont j'ai toujours rêvé depuis que je suis adolescente et maintenant, je l'ai obtenu.

Je prends rapidement mon téléphone et compose le numéro d'Aaron.

-Aaron, je lance dans le combiné. - Je l'ai eu. J'ai eu le job.

Je l'entends soupirer. - Rose, chérie, je suis au travail.

Je me calme instantanément.

- Mais... J'ai obtenu le poste. Le travail dont je rêve depuis... toujours.

- Et je suis content pour toi, dit-il. - Mais je dois vraiment travailler, le devoir m'appelle...

- Très bien, très bien.

- Ne sois pas bête, Rosie. On se voit ce soir, qu'est-ce que tu dis de ça ?

Un petit sourire fait son chemin sur mon visage. - Ok.

- Parfait, rendez-vous ce soir.

Je pose mon téléphone et regarde tous les cartons dans cet appartement. Je soupire et commence à les déballer.

Aaron et moi sortons ensemble depuis maintenant quelques mois. Nous nous sommes rencontrés quand je visitais Portland à New York. Je l'ai tout de suite apprécié et quand je lui ai dit que je venais vivre ici, nous avons commencé à sortir ensemble.

Il travaille comme stagiaire médical tout en finissant la faculté de médecine. Je ne lui en veux pas de ne pas avoir beaucoup de temps pour moi. Son travail est très important et ça lui prend beaucoup de temps. Je sais qu'il trouvera du temps pour moi plus tard, il en trouve toujours.

Je rentre dans l'ascenseur, luttant pour appuyer sur le bouton. J'ai deux sacs d'épicerie débordants dans les bras après un voyage très fructueux au supermarché. Je finis d'appuyer sur le bouton avec mon coude.

C'est dimanche et je commence mon nouveau travail demain. J'ai été à bout de nerfs toute la journée, me souciant de l'impression que j'allais faire demain. C'est mon premier travail sérieux, et je ne veux pas tout gâcher.

Ne vous méprenez pas, je suis aussi extrêmement excitée d'avoir ce travail. J'ai eu ce travail à l'esprit durant toutes mes années de lycée et d'université. Et maintenant, je l'ai enfin.

Je me demande à quoi ressembleront mes collègues. J'espère me faire quelques amis là-bas. J'ai toujours été du genre à avoir beaucoup d'amis, j'aime avoir beaucoup de gens à qui parler. J'espère créer des liens avec mes collègues de travail.

L'ascenseur sonne à mon étage et je sors, les bras engourdis à cause de mes lourds sacs. Je lutte avec mes clés et laisse accidentellement tomber sur le plancher.

- Très bien, je m'exaspère. Je suis sur le point de me pencher pour les ramasser quand une main s'étend et les prend avant que je ne le puisse. Je lève mon regard pour voir un garçon aux yeux marron et cet air gentil.

- Tu as laissé tomber ceci, dit-il, me souriant.

- Merci, dis-je. C'est gentil.

- Aucun souci, dit-il. Je suis Liam.

- Rose.

- Tu habites ici ? faisant un signe de tête, montrant mon appartement.

- Oui, depuis hier. Je fais une pause. - Tu vis aussi dans ce lotissement ?

Liam rit et secoue la tête. - Non, mais j'ai un ami qui y vit, répond-il.

- Oh, dis-je en hochant la tête.

- Eh bien, passe une bonne soirée, dit-il en me souriant une fois de plus.

- Toi aussi.

Il se tourne et marche vers l'appartement en face du mien.

- Attends, dis-je en fronçant les sourcils.

Liam se retourne et me regarde, surpris.

- Tu es ami avec Harry ? demandais-je.

Liam fait un signe d'approbation de la tête. - Ouaip, dit-il. - Tu l'as rencontré ?

- Malheureusement, dis-je et Liam rigole.

- Oh, il t'a donné du fil à retordre ?

- Non, il était juste vraiment, vraiment grossier. Je remets en place les sacs dans mes bras.

- C'est Harry, dit Liam en riant. Il dit ça si facilement, si légèrement. Je me demande si Harry a été aussi rude avec lui quand ils se sont rencontrés comme il l'a été avec moi.

Soudain, la porte de l'appartement d'Harry s'ouvre et il sort. Il porte un T-shirt blanc et le même jean sombre avec des bottines.

- Qu'est-ce qu'il se passe là ? Il s'en prend à Liam puis me regarde. Il ne dit rien en me voyant.

- Rien. J'ai juste donné un coup de main à Rose pour ses clés, répond Liam, pas du tout affecté par la grossièreté d'Harry.

- Eh bien, dépêche-toi, grogne Harry. - On a du travail à faire.

- Très bien, dit Liam. - C'était agréable de te rencontrer, Rose, dit-il en me souriant à nouveau.

- Pour moi aussi, dis-je en regardant Harry. Ce dernier roule des yeux lors de nos échanges amicaux et claque la porte dès que Liam pénètre dans son appartement.

Il continue à me déconcerter avec sa grossièreté. Comment peut-il avoir un ami comme Liam, qui semble si gentil et amical ?

Je décharge mes courses, toujours ennuyée par le comportement d'Harry. Que lui ai-je fait pour qu'il soit aussi mauvais avec moi ?

Chapitre 2 02

Mon alarme retentit à 7h du matin, m'effrayant au réveil. Je frappe le bouton de l'horloge, la faisant tomber au sol. Il me faut deux bonnes minutes pour réaliser que c'est lundi matin, le jour où je commence mon travail.

Je bondis hors du lit, me précipitant dans la salle de bain. Je me douche rapidement et sèche mes cheveux, les laissant chuter sur mes épaules dans des vagues brunes, libres. Je mets un peu d'eye-liner et du mascara sur mes yeux, essayant de me donner une apparence professionnelle et un peu chic.

Je vais jusqu'à mon placard et y prends un chemisier blanc, une jupe noire et des escarpins de la même couleur. Je me regarde dans le miroir et prends quelques inspirations profondes.

- Tu ne peux pas foirer ! me dis-je à moi-même.

Après un court discours d'encouragement, je prends mon sac et verrouille ma porte derrière moi.

En sortant du bâtiment, je passe devant la porte d'Harry. Je fronce les sourcils et le sors de mon esprit. Tout simplement parce que ce n'est pas parce que j'ai un voisin désagréable que je dois interagir avec lui. Sauf si mon niveau sonore n'est pas assez bas pour lui.

J'entre dans ma voiture, l'air frais de Portland me faisant frissonner un peu. Même si c'est la mi-septembre, les températures sont déjà en baisse. Ça ne me dérange pas de toute façon. J'adore le temps en hiver.

Le trajet est court jusqu'à Crystal Publishing, grâce à mon appartement situé à quelques pâtés de maisons. Je remercie mentalement Aaron pour la millième fois de m'avoir aidée à choisir un endroit si magnifiquement situé.

Je gare ma voiture et rentre dans le bâtiment en verre. Je prends l'ascenseur jusqu'au sixième étage et rentre dans un bureau spacieux, m'arrêtant à la réception.

Une femme aux cheveux brun clair et aux yeux bleus troublants me sourit du bureau.

- Bonjour Mademoiselle Knight, dit-elle en hochant légèrement la tête.

- Bonjour lui répondis-je. La plaque sur son bureau indique «Marion Johnson» ça doit être la femme que j'ai eu au téléphone l'autre jour.

Elle me sourit. - Je vais faire savoir à Mr. Greenman que vous êtes ici. Elle prend son téléphone et appuie sur quelques touches. Elle me tend un dossier.

- Mr. Greenman a mis ce dossier de côté l'autre jour pour que vous puissiez commencer dès aujourd'hui. Je prends le dossier dans mes bras, incapable d'effacer le sourire sur mon visage.

Ça y est. Ça se passe vraiment. Quelques instants plus tard, un homme distingué avec des lunettes et des cheveux noirs se dirige vers moi, tendant sa main pour serrer la mienne.

- Rose Knight, heureux de vous voir dit-il tandis que je lui serre la main. - Je suis Dan Greenman, le directeur général. Je hoche la tête. Je n'avais pas réalisé qu'il était classé si haut dans l'entreprise. Penser que je vais travailler directement avec le directeur général me donne le vertige.

- Je vais vous montrer votre espace de travail dit-il. Je hoche la tête à nouveau et le suis à travers les bureaux.

- Là-bas, c'est la comptabilité dit-il. - Votre bureau est limitrophe. A côté de la comptabilité, ce sont les ressources humaines...

Il poursuit et je hoche la tête poliment. Honnêtement, je veux juste commencer à travailler mais je sais que je dois écouter son laïus avant de réellement pouvoir faire quelque chose.

Il termine enfin son monologue et me sourit. - Vous serez appelée à lire quatre à cinq manuscrits par semaine. Je sais que cela semble beaucoup mais à en juger par votre CV, vous devriez être à la hauteur. Votre premier salaire arrivera à votre domicile dimanche, il sera d'un montant de neuf cent dollars par semaine. Je suis impatient de voir votre travail, Mlle Knight dit-il en même temps que je pose mes affaires sur mon bureau.

Ce n'est nul autre que mon irritable voisin, Harry, déposant ses affaires sur son bureau en diagonale du mien. Il prend une tasse de café et passe une main dans ses cheveux en soupirant. Il ne semble pas m'avoir remarquée.

Mr Greenman sort de son bureau, un air sévère sur son visage.

- Styles dit-il en marchant vers Harry. - Vous êtes en retard. Encore une fois.

- Et alors ? demande Harry, s'enfonçant dans son siège.

- Alors, c'est la quatrième fois ce mois-ci. Vous devriez vous reprendre sinon nous allons devoir chercher un nouveau comptable lance Mr. Greenman.

Harry lève les yeux au ciel. - Vous pouvez dire tout ce que vous voulez, mais nous savons tous les deux que je suis le meilleur comptable ici.

- Je peux encore vous virer avertit Mr. Greenman.

- Bon eh bien quand vous aurez le courage de réellement me faire partir, appelez-moi dit Harry. Il rigole et Jesy couvre sa bouche avec sa main.

- Oooh dit Arnold.

Tout le monde manque de s'étouffer de rire quand Harry se penche en arrière dans son siège, triomphalement.

Mr. Greenman croise les bras sur sa poitrine. Je vous surveille, Styles dit-il en serrant les dents avant de tourner les talons et de retourner à son bureau.

- Elle est bonne dit Zayn à Harry qui glousse. Ce dernier ricane. Ses yeux se posent sur moi et son visage forme rapidement une expression ennuyée.

- Salut dis-je, essayant de paraître sympathique.

Harry serre les mâchoires.

- Nouvelle, hein ? demande-t-il à Zayn, les yeux toujours sur moi.

Zayn hoche la tête. - C'est Rose.

- Je sais dit Harry froidement. - Nous nous sommes déjà rencontrés.

Zayn détourne ses yeux d'Harry pour me regarder. Il hausse les épaules et tourne enfin dans son fauteuil pour regarder Perrie.

Je hoche la tête, revenant rapidement à mon manuscrit. Il est expert comptable ? C'est quoi ce bordel ?

Je l'entends bouger dans son fauteuil. Ne devrait-il pas travailler ? S'il est si bon au travail, pourquoi n'est-il pas en train de travailler ?

J'ai du mal à me concentrer sur mon travail par la suite. Comment Harry peut-il être si désagréable avec tout le monde ? Son patron, qui se trouve également être le directeur général, a menacé de le congédier et il a répondu en l'insultant.

C'est l'heure du déjeuner et je suis avec Zayn dans la salle de pause.

Il me présente à tout le monde et s'installe près de Perrie. Elle nous sourit.

- Ravie de te rencontrer dit-elle. - Bienvenue à Crystal.

- Merci dis-je. Nous discutons depuis un certain temps en déjeunant. Je ne peux ignorer les regards persistants de Zayn sur Perrie. Je me demande si elle le remarque aussi.

Environ quinze minutes après, Harry se glisse dans le siège en face de moi, à côté de Zayn.

Je lui jette un regard. J'ai essayé d'être gentille avec lui alors que ce que je reçois en retour, c'est de la grossièreté. Il ne remarque pas mon regard et il commence à bavarder avec Zayn.

J'entre dans le bureau de Mr. Greenman mercredi après-midi et dépose le manuscrit édité sur son bureau. Il le prend dans ses mains, un air choqué sur le visage.

- Wow, Rose dit-il. - Je ne m'attendais pas à ce que ça soit fait avant jeudi.

Je souris, fière en mon fort intérieur. - Je vous ai dit que je travaillais vite dis-je.

- J'espère qu'il est bien fait car ça a été rapide dit-il.

- Je ne pense pas que vous serez déçu.

- Confiante. Vous me faites une bonne impression, Miss Knight.

Je souris. - Je vous remercie.

Il ouvre le manuscrit. - Je vais l'étudier et je reviens vers vous dès que je peux dit-il.

Je hoche la tête et rejoins la sortie de son bureau. Je décide de me récompenser d'avoir fini mon premier manuscrit en m'arrêtant à la salle de pause pour me prendre un soda.

J'ouvre le réfrigérateur et parcours les étagères du regard pour finir par prendre un Coca-Cola. Je fredonne doucement en fermant la porte et en me tournant je vois Harry appuyé contre la porte que je viens de fermer. Je lâche un léger cri et laisse tomber ma canette au sol.

Harry ricane.

- Pourquoi m'as-tu fait peur ? je lance en me penchant pour récupérer ma canette.

- Parce que tu es très confiante répond-il.

Je grimace. - Merci dis-je d'un ton sarcastique.

Je le pousse légèrement et sors de la salle de pause. Malheureusement, il me rattrape.

- Félicitations pour la finition de ton premier manuscrit

dit-il.

- Peu importe.

- Un merci me suffit.

- Tu n'as pas du travail à faire ? demandais-je, m'arrêtant et me tournant pour lui faire face, agacée.

- Bien sûr que j'en ai.

- Alors, va le faire dis-je en serrant les dents.

- Je préfère pas dit-il, un sourire en coin.

Je roule des yeux. - Comment fais-tu pour garder ton emploi ?

- Ah dit-il, en prenant mon soda et en appuyant son doigt sur le dessus. - Je suis sacrément bon.

Je lui arrache mon soda des mains. - Arrogant, n'est ce pas ?

- Non, juste réaliste.

Je marche de nouveau en colère, faisant le chemin pour retourner à mon bureau. Je me glisse dans mon siège et je mets la tête dans mes mains, bien ennuyée par Harry et ses taquineries. Le sourire d'Harry ne diminue pas lorsqu'il s'installe dans son propre siège.

- Tu ne veux pas ouvrir ton soda ? Il éclatera si tu attends l'automne dit-il.

- Ferme la lui lançais-je, ouvrant le manuscrit donné par Mr. Greenman plus tôt.

Ceci semble amuser Harry, il tourne dans sa chaise, sifflant par ennui. Jesy lui remet un papier et il le prend, y jetant un coup d'œil.

- Ça doit être une putain de blague dit-il, se levant de son siège. Le papier se froisse dans son poing et il marche vers le bureau de Mr. Greenman, laissant le reste d'entre nous choqués. La porte claque derrière lui.

- Qu'est-ce que c'est le document ? demande Zayn à Jesy.

- Rien d'inhabituel répond-elle. - Juste les pourcentages de réduction du budget de l'entreprise à faire.

Je hausse les épaules et pose mon regard sur mon soda. Je décide d'attendre encore un peu avant de l'ouvrir.

Quelques instants plus tard, des cris distincts se font entendre dans le bureau de Mr. Greenman.

- Ces diminutions sont trop grandes ! Si nous les faisons maintenant, l'entreprise sera sans argent dans trois ans. Nous pouvons nous permettre de faire plus petit Je reconnais l'accent britannique d'Harry.

- C'est le chemin le plus intelligent à prendre sur le long terme, nous allons faire de l'argent d'ici la fin de l'année et ce sera très bien. Vous ne savez pas de quoi vous parlez...

- Vous voulez vous retrouver sans argent dans trois ans ? C'est plus de trois années de travail pour nous tous puis nous allons tous être licenciés !

- Comment savez-vous que vos calculs sont exacts ?

Il y a une pause. - Je prends ça pour Crystal.

- Styles...

Harry sort du bureau, les joues rouges de colère. Nous regardons tous comme il passe en furie devant le bureau de Marion pour prendre l'ascenseur.

Zayn rit. - Harry et son sang froid dit-il.

- Pourquoi est-il si fou sur les compressions budgétaires ? demandais-je. - Cela semble si petit.

Zayn hausse les épaules. - Il est très impliqué dans son travail.

Je renifle. - On ne dirait pas pourtant.

- Il n'est pas en train de travailler la plupart du temps, mais il est sacrément intelligent. A peine besoin d'une calculatrice.

Ces nouvelles me choquent. Harry ne semble pas comme ces personnes qui sont des génies en mathématiques.

Je reviens à mon manuscrit. Harry est un personnage complexe, j'apprends de nouvelles choses sur lui tous les jours. Bien que je le méprise, je ne peux m'empêcher d'être curieuse.

Trois heures passent et Harry n'est pas encore de retour. Il a été absent pendant une bonne heure et demie. Je me demande ce qu'il se passe.

- Mademoiselle Knight m'appelle Mr. Greenman de son bureau.

Je me lève prudemment de mon bureau et marche vers le sien.

- Le manuscrit que vous avez modifié était fantastique dit-il. - J'aimerais que le chef de la direction le lise pour avoir le dernier mot avant de commencer l'édition. Ça vous dérange de le donner à Mr. Crystal, deux étages plus haut ? Habituellement Marion le fait quand nous avons tous les manuscrits de la semaine mais je pense qu'il aimerait vous rencontrer.

Je hoche la tête, avant ma salive. Il sourit et me tend le dossier.

J'essaie de faire disparaître le trac qui grandit à l'intérieur de moi en marchant vers l'ascenseur, les talons de mes chaussures claquant contre le carrelage.

Je marche en direction du bureau de Mr. Crystal, une réceptionniste me salue.

- Rose Knight dis-je. - Mr. Greenman m'a envoyée ici.

Elle hoche la tête. - Je crois que Mr. Styles est toujours avec lui. Ça vous dérange d'attendre ?

- J'ai juste besoin de déposer ce dossier, je serai brève.

Elle hoche la tête, pinçant les lèvres. - D'accord, allez-y.

En marchant vers le bureau de Mr. Crystal, j'entends la voix forte d'Harry.

J'avale ma salive et frappe doucement avant d'entrer dans le bureau.

Chapitre 3 03

Harry est penché sur le bureau, paumes à plat sur la surface en parlant à un homme distingué assis sur une chaise, derrière le bureau. Son visage est stoïque, et quand Harry me voit, ses yeux se dilatent à cause de la confusion.

- Ah dit l'homme derrière le bureau. - Vous devez être Rose. Il sourit. - Robert Crystal, PDG de Crystal Publishing. Il se lève et se dirige vers moi, la main tendue.

Je la sers timidement, essayant d'ignorer l'intense regard émeraude d'Harry. - C'est un plaisir dis-je.

- Non dit Mr Crystal. - Je crois que le plaisir est pour moi Il semble soulagé que je l'ai sauvé d'Harry et de ses hurlements.

- Mr Greenman m'a demandé de venir vous déposer ce manuscrit, je l'ai édité lui dis-je, en le plaçant sur le bureau.

- Ah, bien sûr dit-il en le prenant. - Parlons-en, d'accord ?

- Mr Crystal s'interpose Harry.

- Nous n'avons pas fini...

- Ce qui est fait est fait, Mr Styles, il n'y a rien que vous puissiez faire à ce sujet lance Mr Crystal.

- Si, il y a quelque chose à faire dit Harry. - Il y a une solution simple...

- Je suis désolé dit Mr Crystal.

- Ce qui est fait est fait.

Les joues d'Harry se colorent.

- Avec tout le respect que je vous dois, Mr Crystal, êtes-vous sur d'avoir toute votre putain de tête ?

Ma mâchoire tombe en voyant la façon dont parle Harry à son supérieur. C'était déjà quelque chose avec Mr Greenman, mais là c'est un tout autre niveau.

- Retournez au travail, Styles.

- Je ne retournerai pas au travail tant que ces coûts budgétaires ne seront pas réduits d'au moins six pour cent !

- Vous avez beau être le meilleur comptable que nous avons, Styles, je peux toujours vous virer sans regret ! crie Mr Crystal.

Harry avale sa salive, sa pomme d'Adam monte et descend.

- Ecoutez, je sais que je suis fainéant. Je sais que je ne travaille pas beaucoup. Mais vous devez m'écouter là-dessus, Mr Crystal, parce que la société est à la baisse. Harry jette un dernier coup d'œil à Mr Crystal avant de se tourner et de sortir du bureau.

Mr Crystal soupire, en secouant la tête. - Deux heures dit-il,

- nouveau record.

- Ça arrive souvent ? je demande, en prenant un siège.

- Oh, au moins deux fois par trimestre. Mr Crystal range les papiers autour de lui. Il lit un papier et secoue la tête. Je m'assois en silence pendant qu'il réorganise les multiples papiers sur son bureau, en secouant la tête. - Je déteste l'admettre, mais ce garçon a peut être raison.

Je m'installe dans mon siège.

- Tout le monde dit qu'il est le meilleur comptable dis-je.

- Peut être que vous devriez essayer de l'écouter ? Je n'ai aucune idée de la raison pour laquelle j'aide Harry, mais si c'est pour le bien de la société (pour ne pas dire, de mon travail), je dois le faire.

Mr Crystal brasse encore plus de papiers. Il serre la mâchoire.

- Merde maudit Mr Crystal. Il appuie sur une touche du téléphone de son bureau.

- Ramenez Styles ici déclare t-il.

En quelques secondes, Harry défonce la porte, à bout de souffle. - Vous vouliez que je revienne ? demande t-il.

- Comment se fait-il que ça soit aussi vite ?

- J'ai pensé à ce que vous avez dit dit Mr Crystal. - Et vous aviez raison.

La détresse sur le visage d'Harry se transforme rapidement en un sourire béat.

- Merci dit-il.

- Vous pouvez remerciez Rose qui m'a demandé d'y repenser dit Mr Crystal.

Les yeux d'Harry se tournent vers moi. Je baisse la tête.

- Eh bien dit Harry. - Merci, Mr Crystal. Vous ne regretterez pas cette décision, vous économiserez beaucoup d'argent.

Mr Crystal hoche la tête et Harry quitte le bureau, en me regardant une dernière fois.

Une fois la porte fermée, je prends la parole. - Je devrais probablement y aller dis-je.

- C'était un plaisir de vous rencontrer.

Mr Crystal sourit. - De même, Melle Knight. Je suis impatient de voir votre travail, si ce manuscrit est aussi fantastiquement édité que le dit Mr Greenman. Il me sourit.

Je hoche la tête et le remercie encore une fois avant de sortir du bureau. Je remarque qu'il est déjà quatre heures passée et qu'il est temps de rentrer à la maison.

Je retourne à mon bureau et rassemble mes affaires. Je mets mon sac sur mon épaule et soupire. J'agite la tête à destination de Marion en guise d'au revoir et prends l'ascenseur pour le rez-de-chaussée.

Cela ne me surprend pas de voir Harry appuyé contre la porte d'entrée de l'immeuble. Il est toujours appuyé quelque part. Ses yeux se posent sur moi et il range son téléphone.

Je casse le contact visuel avec lui et je passe devant lui en l'ignorant.

- Rose appelle-t-il moi, m'emboîtant le pas.

- Hmm.

- Pourquoi tu m'as aidé ?

Je m'arrête de marcher et me tourne vers lui. - Quoi ?

- T'as convaincu Mr Crystal de m'écouter. Pourquoi ?

Je hausse les épaules. - Je veux avoir mon travail pendant plus de trois ans.

Harry serre sa mâchoire. - Je l'aurais convaincu moi-même.

- Mais oui, évidemment, tu n'aurais pas pu.

- Ce que je veux dire c'est que je n'ai pas besoin de ton aide lâche-t-il.

- Pourquoi ne pas me remercier tout simplement ? dis-je en colère, fâchée de son attitude.

- Parce que je n'ai pas demandé ton aide.

- Dieu, Harry, t'es un cas toi. La prochaine fois que tu tentes de sauver l'entreprise, ne t'attends pas à ce que j'intervienne. Je continue à marcher, l'irritation traversant mes veines.

- C'était pour le bien de ton travail aussi crie-t-il après moi.

- Je souhaite que ça ne soit pas pour le bien de ton travail parce que tu ne fais absolument rien et tu me mets hors de moi ! j'hurle en retour, ouvrant d'un coup sec ma portière et me glissant à l'intérieur. Je prie pour ne pas le croiser devant nos appartements. Fichu Mr Crystal pour m'avoir écouté. Fichu Mr Greeenman pour m'avoir envoyé dans son bureau. Fichu Harry pour être mon voisin. Fichu Harry d'être aussi ingrat. Fichue moi pour l'aider alors que ce qu'il fait pour moi n'est jamais bien.

Aaron s'appuie contre le chambranle, les bras croisés sur sa poitrine. - Alors, quand est-ce que tu recommences le boulot déjà ? me demande-t-il.

- Lundi. Je ne pense pas avoir déjà été aussi nerveuse de toute ma vie. Je prends une boucle d'oreille et l'attache.

- Je me souviens de mon premier jour en tant que stagiaire dit Aaron. - J'avais la trouille.

- Hmm. Je sais que mon travail n'est rien comparé au sien, mais je ne dis rien.

- La réservation est à six heures, Rosie, on va être en retard. Aaron tapote sa montre en me faisant un regard taquin.

- Je sais, désolée. Laisse-moi juste... Je prends un tube de rouge à lèvres et en mets. - Voilà. Allons-y.

Aaron sourit et je le suis en prenant soin de fermer l'appartement derrière moi. C'est samedi soir. Aaron n'est pas de garde cette nuit. Je suis contente de pouvoir passer du temps avec lui avant de reprendre le travail.

Le reste de la semaine est passé très vite, Zayn et moi parlons presque tous les jours. J'aime beaucoup parler à Perrie et Lana. J'ai fait de mon mieux pour ignorer Harry et sa façon de m'ignorer à son tour. Je suis toujours en colère à cause de la façon dont il m'a parlé après l'avoir aidé auprès de Mr Crystal. Pourquoi doit-il être si sacrément ingrat ?

Nous entrons dans la voiture d'Aaron et je m'enfonce dans mon siège. La nuit est vive, mais il ne fait pas trop froid. C'est une bonne chose d'être assise à l'intérieur.

- Il fait frais, remarque Aaron tout en conduisant.

- Ouais dis-je. - Comment ça se passe l'hiver ici ?

- Ça dépend dit-il. - Parfois il neige mais pas toujours. Par contre, il y a énormément de gel !

Je tremble. - J'espère que mon chez-moi a un bon chauffage.

Aaron glousse. - Ouais.

Le reste du trajet se fait en silence, je regarde donc par la fenêtre, regardant les lumières de la ville.

- Portland est belle la nuit

dis-je.

- Mmm. Les doigts d'Aaron tambourinent doucement sur le volant quand nous nous arrêtons à un feu rouge. Je le regarde. Depuis la première fois que nous nous sommes rencontrés, j'ai toujours pensé qu'il était très attrayant. Il a des cheveux foncés et des yeux bleus lumineux. Sa mâchoire est tendue alors qu'il conduit.

- Alors... Où allons nous ? demandé-je, brisant le silence.

- Un endroit agréable le long de Willamette me dit-il. - La rive est belle la nuit.

Je hoche la tête. Je déteste la façon dont Aaron semble toujours manquer de choses à raconter. J'ouvre la bouche pour dire quelque chose mais Aaron m'en empêche.

- Voilà, nous y sommes dit-il, garant la voiture sur une place libre. Je ferme la bouche et sors de la voiture, le suivant jusqu'au restaurant.

L'hôtesse nous accueille et nous installe à une table près d'une fenêtre et la rive m'émerveille. Aaron ne lui donne pas un seul coup d'œil et préfère parcourir le menu.

J'ouvre mon porte-menu et l'observe. Je remarque le prix élevé de tous les plats et j'espère qu'Aaron me laissera payer ma part. Je ne peux pas lui demander de tout payer. Nous sommes sur le point de commander quand son téléphone vibre. Il le prend à la vitesse de l'éclair, ses yeux balayant l'écran.

- Merde dit-il.

- Quoi ?

- Je dois aller au travail, un des stagiaires est tombé malade. Va comprendre. Il sourit à moitié. - On peut remettre ce rendez-vous à une autre fois ?

Je le regarde, horrifiée. - Aaron, comment suis-je censée rentrer à l'appartement ?

- Je suis vraiment désolé, Rosie, je dois vraiment y aller...

Il rassemble ses affaires et commence à se lever.

- Mais...

- Je suis désolé, je dois y aller...

Je serre la mâchoire. - Très bien.

Le regard d'Aaron s'adoucit.

- Rose, ne sois pas en colère.

- Comment puis-je ne pas l'être ? Le samedi est censé être ton jour de repos.

- Je ne peux pas les laisser s'ils ont besoin de moi à l'hôpital dit-il. - Comment faire si quelqu'un est en train de mourir et qu'ils ont besoin de mon aide ?

Je soupire. - Très bien. Désolée.

Il sourit et se penche pour déposer un léger baiser sur mes lèvres.

- Je te vois demain dit-il. Je le regarde sortir rapidement du restaurant et la porte se ferme derrière lui.

Je croise les bras sur ma poitrine. Comment vais-je faire pour rentrer à l'appartement ? Je ne peux pas m'empêcher d'être en colère contre Aaron. N'ont-ils pas d'autres stagiaires à appeler ?

Je rassemble mes affaires et me lève pour partir. Je m'excuse auprès de l'hôtesse et marche dehors, respirant l'air frais.

Je m'appuie contre un mur et décide de regarder les gens avant d'appeler quelqu'un pour venir me chercher. Ce n'est pas comme si je connaissais quelqu'un ici. Je suppose que je pourrais appeler Zayn. Je suis sûre qu'il m'aiderait.

Je soupire. Parfois Aaron est juste... Pouah.

- Arrête me dis-je. - Il s'agit d'un médecin stagiaire, ces choses-là arrivent.

Mes yeux se posent sur un bar en face. Je peux entendre la musique qui martèle les murs à l'intérieur et des rires venant de personnes en état d'ébriété.

J'observe encore le bar lorsque quelqu'un en sort, les mains dans les poches. Je louche. Non, ça ne peut pas être lui.

Je commence rapidement à revenir vers le restaurant mais c'est trop tard.

- Rose !

Je me retourne lentement et croise le regard d'Harry alors qu'il traverse la rue. Un sourire se dessine sur son visage alors qu'il se dirige vers moi.

Je serre la mâchoire. - Salut

dis-je froidement.

- Qu'est-ce que tu fais seule ici ? demande-t-il, moqueur.

Je croise les bras sur ma poitrine. - J'ai pas besoin de toi maintenant, merde dis-je.

- Donc si tu pouvais me laisser seule ce serait l'idéal.

Le sourire d'Harry grandit. - Où est Dr Petit Ami ?

demande-t-il, ignorant ce que je viens de dire.

- Il est stagiaire craché-je. Je ferme ma mâchoire en me rendant que ça ne fera qu'aggraver les choses.

- Bien, comment pourrais-je l'oublier me taquine-t-il.

- Bien dis-je en imitant son ton.

- Laisse moi seule, s'il te plait.

- Quelque chose me dit que tu as besoin de rentrer chez toi, Rosie.

Je m'énerve. - Ne m'appelle pas comme ça. Des souvenirs horribles commencent à refaire surface, mais je fais tout pour ne pas y penser.

- Quoi ? Rosie ? Ou tu préfères Rosalie ? Bien sûr, il connaît mon nom complet. Maudit soit-il de connaître mon dossier de travail.

- Arrête dis-je.

- Personnellement, j'aime Rosie.

- Pars.

- Allons Rosie, je te ramène.

- Je ne rentre pas avec toi.

- Bien, alors avec qui tu rentres ?

- Zayn je mens.

- N'importe quoi dit Harry.

- Zayn ne peut pas te ramener.

- Pourquoi pas ?

- Il est... il s'interrompt, baissant le regard. - Il est occupé. Son comportement change et je lève la tête pour le regarder, surprise.

- Comment tu sais que je dois rentrer ? je rétorque.

Harry me regarde en souriant.

- Je ne peux pas te le dire.

Je soupire.

- Allez dit-il, se retournant pour traverser la rue. En voyant que je ne bouge pas, il regarde par-dessus son épaule. - À moins que tu ne veuilles rester ici dans le froid.

Je sais que mes options sont limitées et je préférerais m'étouffer avec tous les M&M's de Mike plutôt que de passer du temps avec Harry. Je roule des yeux et finis par le suivre à travers les rues.

Il ricane en voyant que je le suis. Nous marchons jusque sur un parking et nous nous arrêtons devant une berline noire. Harry la déverrouille et je m'installe sur le siège passager, en regardant par la fenêtre lorsqu'il démarre.

Son véhicule est étonnamment propre, avec une odeur de voiture neuve. Je me demande si son appartement est aussi propre que sa voiture. J'en doute.

- Alors, laisse moi deviner dit Harry. - Monsieur le docteur t'a posé un lapin.

Je roule deux yeux. - C'est faux.

- Ou alors il est parti en plein milieu du dîner ? Merde, c'est cruel ricane-t-il.

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