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Les confessions de Nahima

Les confessions de Nahima

Auteur:: SOFIANE
Genre: Romance
Victime de ces sentiments qui marquent à vie.

Chapitre 1 01

Chapitre 1

Tout commence il y a quelques années de cela...

La musique résonnait dans ma tête, je me sentais bien, je me sentais désormais libre.

Je rêvais en laissant l'avion décoller, Paris était désormais sous mes pieds et le paysage ne cessait de défiler. Je retrouvais peu à peu ce sourire que j'avais perdu depuis un certain temps.

Lunettes de soleil et autres accessoires accompagnaient ce moment si exceptionnel pour moi.

Entre mer et désert, fraîcheur, chaleur et immensité j'étais encore endormie lorsqu'on commençait à survoler la ville. L'arrivée venait d'être annoncée pour l'aéroport Internationale Félix Houphouët Boigny.

Après un long vol à destination de la capitale magique je n'étais plus qu'à quelques minutes de voir enfin mon rêve d'enfance se réaliser, toute ma famille allait être réunie et j'étais de plus en plus excitée à l'idée de savoir que j'allais bientôt pouvoir serrer ma mère dans mes bras.

Lorsque je penchais ma tête vers le hublot les couleurs du ciel étaient si chatoyantes que je savais d'hors et déjà qu'il faisait beau au pays, le temps avait été clément et ça tombait bien car au fond de moi j'étais persuadée que je partais pour vivre une expérience inoubliable.

Mon voisin d'à côté semblait lui aussi très impatient d'y être tant il affichait une mine détendue et heureuse.

Cela faisait maintenant 17ans bien comptés que j'avais vécu à Paris dans le 6eme arrondissement avec mon père qui travaillait dans cette ville depuis ma naissance.

Ma mère quant à elle vivait à Abidjan avec mes deux frères, contrairement à ce que l'on aurait pu penser mes parents n'étaient pas séparés, ils étaient toujours bels et bien ensemble, un véritable couple atypique.

Ne me demandez pas pourquoi nous vivions auparavant ainsi car je serais incapable de vous répondre, je n'avais pas la réponse. Ces choses que je ne comprenais moi même pas, je les avaient toujours trouvées comme ça et était contrainte de vivre avec.

La seule chose que je savais c'est que c'était à présent terminé, les choses allaient être différentes car on partait rejoindre les autres pour toujours, fini la vie à deux comme si nous étions seuls au monde.

Mon père et moi foulions maintenant le sol de notre nouvelle terre d'accueil. A peine sortons-nous de l'aéroport qu'on apercevait une femme qui ne cessait pas de s'agiter au loin.

Lui : regarde Nahima, là-bas, c'est maman.

Je n'avais même pas encore eux l'occasion de bien la contempler qu'elle m'avait déjà sauté dans les bras, une foule impressionnante se pressait pour enlacer mon père on aurait dit qu'il était un Héros.

- Nahima ma fille, regarde comment tu es belle, tu es toute grande, atout,monte sur mon dos ooh, je suis trop contente de te voir. Disait Bernadette ma mère en me prenant dans ses bras.

Prise entre joie et frisson une chose ne cessait pas de retenir mon attention, je ne comprenais pas pourquoi tant de monde pour deux personnes, on n'était pas des rescapés de guerre à ce que je sache, apparemment j'étais vraiment décalée et ce n'était là que le commencement.

Au même moment, mon père en rajoutait une couche :

- Tu n'embrasse pas tes frères ? Allez Fabrice et Arnaud ne soyez pas timides salués votre petite sœur.

Euh aucune réaction malgré ça, ils étaient encore un peu statiques certainement pris entre émotion et gêne.

Bon on allait quand même pas se regarder comme ça longtemps alors je prenais les devants.

Je me rapprochais d'eux et je leur faisais la bise.

- Vous allez bien ? demandais-je

- Oui et toi tu as fait bon voyage ? questionnais Arnaud le plus grand.

- Un peu fatiguée mais bon je suis qu'à même contente de vous voir et c'est l'essentielle.

- Bonne arrivée alors ... terminait Fabrice le frère cadet.

Chez nous en France on disait ' soit la bienvenue' et ici c'était 'bonne arrivée' un tas d'expression comme ça avec lesquels je devais rapidement me familiariser si je voulais m'en sortir côté linguistique.

Pour me rassurer, papa disait que j'allais très vite finir par m'y habituer....

Ensuite, on se dirigeait tous vers un énorme 4X4 noir qui se glissait rapidement dans les rues ensoleillées de la capitale.

Je découvrais la ville, c'était une grande première, le paysage était différent de ce que j'avais toujours l'habitude de voir mais quelque part ça avait du charme, rien avoir avec les clichés qu'on pouvait avoir sur l'Afrique de l'autre côté de l'occident.

Jusque là je n'ai vu ni jungle, ni cabane, mais plutôt une civilisation charmante, agréable, pleine de vie et de modernisme.

La voiture s'arrêtait à la Riviera devant une petite Villa très coquette, qui allait être notre lieu d'habitation durant tout notre séjour; moi qui avait toujours vécu du haut d'un immeuble de 12 étages en arrivant dans ma nouvelle maison j'avais juste l'impression d'être dans un château, quant à ma chambre un véritable jardin, enfin bref ... le 'kiff' quoi.

Très rapidement je prenais mes marques et je retrouvais une vie de famille normale.

Un jour alors que je traînais encore dans ma chambre, maman venait m'annoncer que pour cette année, c'est-à-dire ma dernière année au lycée, elle m'avait inscrit dans une école catholique de sœur ou il n'y avait que des filles.

La nouvelle tombait dans mes oreilles comme un véritable coup de massue. L'idée ne m'enchantait absolument pas d'autant plus que durant tout mon cursus j'étais dans un lycée mixte et là apprendre d'un coup qu'on voulait m'éloigner de l'univers masculin alors que j'étais déjà habituée à leur présence c'était tout simplement inimaginable pour moi.

Je me sentais déjà quasiment isolée il fallait que ça change car, pour moi ce n'était absolument pas possible.

Malheureusement la décision de maman était sans appels, ça allait être comme ça un point c'est tout, elle disait à qui voulait l'entendre que cette école était un véritable nid d'Elite et que toutes les femmes influente du pays y avaient pris leur marque du coup j'étais un peu obligée de me soumettre à cette décision qui était sans équivoque.

Voilà une autre chose avec laquelle j'allais avoir du mal l'autorité parental. Mes habitudes différaient totalement de ce qu'on semblait vouloir me montrer, ici, en gros, s'agissant de tout ce qui me concerne je n'avais pas mon mot à dire ma mère décidait tout pour moi et je devais le prendre comme ça.

Bizarrement mon père qui depuis toujours m'avait laissé faire se désolidarisait peu à peu de moi et m'observait dépourvu de moyen subir la presque dictature de ma mère mais , heureusement que, malgré des débuts difficiles car j'avais un mal fou à m'adapter à tout cela je finissais tout de même par m'y habituer et à prendre mes marques.

C'est ainsi que, peu de temps après, j'avais fait la rencontre de Rokia, une voisine de maison qui fréquentait le même lycée que moi et qui allait par la suite devenir l'une de mes plus fidèles amies.

Peu à peu elle et moi partagions un peu plus que nos études, on se disait pratiquement tout et rien ... Au point où, lorsqu'arrivait les premiers congés d'hivers autrement dit les vacances de noel et que mes parents avaient décidé de m'envoyer faire une semaine à Paris histoire de changer d'air très rapidement je sentais un manque.

Le jour de mon retour donc, je ne perdais pas une seconde, avant même de défaire mes valises, je filais rapidement rejoindre mon amie, ma nouvelle sœur qui m'avait tant manqué.

Une fois chez elle, je parcourais toutes les pièces de la maison direction sa chambre en ouvrant la porte toute enthousiaste, j'étais saisie de surprise, elle n'était pas seule, en effet, un jeune-homme se tenait couché à côté d'elle, lorsque, celui-ci dévoilait son visage et que mon regard croisait le sien, quelque-chose d'inhabituel se passait, une sorte de trouble, un bouleversement,j'étais un peu confuse et c'était assez impressionnant comme sensation.

Dès lors, mon aventure en Afrique allait prendre une véritable tournure, c'était là, le début du bal des sentiments qui marqueront ma vie à tout jamais.................................................................................................................................

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Chapitre 2 02

Chapitre 2

Cela faisait maintenant plus d'une minute que je me tenais figée derrière la porte, ils étaient tellement concentrés dans leur causerie que personnes n'avaient remarqué ma présence, jusqu'au moment ou le jeune-homme s'est décidé à changer la position dans laquelle il se tenait et là, c'était l'électrochoc.

Un regard qui m'a instantanément troublé au point ou je perdais en quelque sorte mes moyens, je ne pouvais pas détourner mes yeux de cette cible mais lui à peine m'avait-il vu qu'il se raclait délicatement la gorge en disant à mon amie Rokia :

- Je crois que tu as de la visite...

Etant allongée sur le ventre elle se retournait pour faire le constat et dès qu'elle s'apercevait qu'il s'agissait de moi elle se mettait à hurler comme une folle.

- Aaaaaaaaaaaaah Nahima, comment est ce possible ? tu es déjà de retour ? han, donc tu es venue me surprendre comme ça à la maison dans mon 'ça fait rien'. (une façon de dire qu'elle se trouvait banale)

Elle se précipitait néanmoins pour me prendre dans ses bras, je souriais, j'étais heureuse de cet accueil, vas y, vient ne reste pas devant la porte comme ça voyant entre.

Je ne sais pas pourquoi je trouvais que le garçon n'était pas satisfait de ma présence, il montrait maintenant une mine un peu grisonnante comme si j'avais interrompue quelque chose qui semblait très important pour lui alors je me sentais tout d'un coup gênée.

- Je ne veux surtout pas vous déranger, je suis peu être arrivée au mauvais moment mais je peux repasser après tu sais ? ou Rokia tu pourras me rejoindre à la maison quand tu auras fini j'étais juste impatiente de te dire que je suis de retour. Disais-je

- Non mais qu'est ce que tu raconte encore toi, ramène tes fesses ici ouais, vite. C'est à cause de celui là que tu veux partir quoi ? Non, tu n'as rien gâté, viens plutôt me dire ce que tu m'as ramené de Paris.

En allant m'asseoir sur le lit à côté d'eux, je tentais un petit 'Bonjour' timide au garçon mais celui-ci en me répondant avec une voix très agréable semblait très courtois.

- C'est mon cousin hein, il s'appelle Franck, le fils de la petite sœur à maman, il est venue faire quelques jours à la maison. Et elle c'est Nahima, une de mes amies 'beinguiste', elle vient d'arriver au quartier( et comme si elle venait de se souvenir d'un détail important elle rajoutait ) voilà, c'est la petite sœur d'Arnaud et de Fabrice. ( Beinguiste = Française)

- Je suis ravie de faire ta connaissance Franck. Disais-je avec un bref sourire.

- Ah, ok, je connais bien tes frères Nahima. Jolie prénom en tout cas. Sortait-il en effleurant délicatement ma main.

Au fur et à mesure que nous évoluions dans la conversation je le trouvais de plus en plus charmant. Il n'était pas très grand de taille, c'était plutôt un bout d'homme, mais avec un jolie petit visage ovale très splendide dessiné sur une peau lisse et claire, des yeux fins et étirés, et ce qui me faisait le plus fondre c'était ses lèvres sensuellement en rosées et charnues à point, juste ce qu'il fallait pour paraître impeccable.

Après cette rencontre je rentrais à la maison pas du tout la même, il y avait quelque chose qui avait changé en moi mais j'étais toujours incapable de dire quoi exactement.

Cependant, je ne cessais pas de penser à Franck, de tous les garçons que j'avais pu voir ici, c'était le premier qui avait retenue mon attention.

Depuis ce jour, on ne cessait pas de se croiser lui et moi, soit quand je partais voir Rokia ou lorsqu'il venait à la maison passer du temps avec mes frères mais entre lui et moi il n'y avait rien de plus que le 'simple bonjour' car il y avait quand même 6 ans d'écart entre nous, j'en avais 17 et lui 23, cela n'arrangeait pas trop les choses car rien n'était parti pour nous lier.

Ce rapport un peu distant et fuyant entre nous ne me convenait pas alors chaque fois posée sur mon lit je ne cessais pas de me demander comment j'aurais pu l'aborder en profondeur avant la fin des vacances scolaires.

Après plusieurs répétitions solos devant le miroir, un mercredi après-midi, maman m'avait envoyé à la boutique pas très loin de la maison pour aller lui acheter quelque chose rapidement, j'étais mécontente car il faisait un soleil de plomb et je n'aimais pas trop me faire envoyer tandis que je m'évertuais à faire une bonne sieste.

Malgré mon mécontentement je m'en allais tout doucement et là, qui voyais je de dos posté devant la fenêtre du boutiquier, Franck.

Cette occasion me paraissait une aubaine, qu'il fallait que je saisisse à tout prix car c'était l'une des rares fois que lui et moi nous retrouvions seul. Alors instantanément je lui faisais du rentre dedans.

- Coucou !! (en touchant son épaule avec quelques doigts)

Ne sachant pas à qui il avait affaire, un peu surpris, il basculait légèrement sa tête dans ma direction sans rien dire :

- Ah tient Nahima tu vas bien ? demandait-il

- Oui, oui et toi ?

- Et bien impeccable... répondait-il

Il venait de finir sa course alors que moi je n'avais même pas encore commencé la mienne. Pour me montrer qu'il ne faisait absolument rien avec moi, il récupérait son présent et était sur le point de s'en aller en me disant :

- Tu passeras le bonjour à tes frères et à ta maman...

Non, je prenais cela limite presque comme une injure, ça ne pouvait pas se passer comme ça, il fallait impérativement que je fasse quelque chose, c'est ainsi donc que je me jetais à l'eau sans même réfléchir en disant.

- Attend Franck, excuse-moi, j'ai une petite question !!

- Oui bien sûr, je t'écoute ... se retournait-il

N'ayant pas pris la peine de penser avant à ce que j'aurais bien pu lui dire je me trouvais subitement embarrassée, il attendait ma question alors que moi je ne savais pratiquement plus quoi dire, le temps passait et il fallait faire vite, alors tout bêtement je sortais :

- Tu ne connaîtrais pas des coins qui bougent un peu au pays, où il y a une bonne ambiance quoi ?

Au moment ou j'avais sorti cette phrase je me sentais au fond de moi tellement ridicule que j'avais envie d'une seule chose c'était de disparaître, en dépit de ça, il essayait tout de même de se montrer réceptif alors il poursuivait un peu embêté :

- Euh, je ne sais trop ça dépend le jour ou la nuit ?

Bien évidemment je répondais la nuit ...

Étonné, il me regardait avec un petit sourire en coin ...

- Tu as quel âge, si ce n'est pas trop indiscret ?

Tout bonnement sans jamais soupçonner le mal, je dirais même fièrement, je répondais :

- Bah, j'ai 17 piges...

- Ce qui veut dire que tu es encore mineure, donc à priori tu ne peux pas sortir le soir sans autorisation parentale.

J'en rigolais presque ...

- Et bien si ce n'est que ça, considère que c'est chose faite, il n'y aucun obstacle sur ma route.

- Ah bon, ce qui veut dire que tes parents te laissent aller en boite de nuit seule ?

Je saisissais l'occasion pour me rapprocher de lui d'un air un peu aguicheuse, je passais ma langue délicatement sur mes lèvres, je le regardais droit dans les yeux.

- Tu sais, je n'aime pas trop traîner avec les gens de mon âge, je les trouve ennuyeux. Du coup je suis attirée par les activités qui ont l'apparence un peu plus mature et ça, tous ceux qui me connaissent bien, ne peuvent pas le nier ou l'ignorer.

Cette phrase que je venais de si bien prononcer avec une allure de tigresse semblait le déconcerter totalement, ne pouvant pas faire marche arrière, une main dans la poche, l'autre soutenant la mienne, il craquait des doigts sur ma paume et s'aventurait :

- Tu m'étonnes !! et bien ça tombe bien alors, ce qu'on va faire tu passes à la maison tout à l'heure (il regardait sa montre et se rectifiait ensuite) non, non, demain, si ça ne te dérange pas, et on va discuter de tout ça au calme et voir éventuellement un petit programme qu'on pourra mettre en place.

Et à moi de répondre ensuite :

- Demain sans faute, ça me va ....

C'est sur ces mots qu'il s'en allait, je respirais profondément car j'étais totalement abasourdie.

Contrairement à ce que j'aurais pu laisser paraitre durant ce premier pas, j'étais une fille totalement réservée alors j'étais très contente de moi, je marchais à sa suite tout en le contemplant et peu à peu je voyais ainsi sa silhouette disparaitre.

D'un air un peu bête je me ramenais à la maison, lorsque maman se postait devant moi et me sortais :

- Depuis là, ou est ce que je t'ai demandé ?

- Aie .... C'est tout ce que j'avais pu dire, j'étais tellement dans mes émotions que j'avais complètement oublié la raison pour laquelle je m'étais retrouvée dehors..................................................................................................................

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Chapitre 3 03

Partie 3

Après le bref face à face avec Franck je n'avais plus osé sortir de la maison. Je ne sais pas pourquoi je me sentais terriblement mal de lui avoir fait du rentre dedans direct.

Je ne me permettais même plus d'aller rendre visite à Rokia car je ne cessais pas de me poser mille et une questions à la fois. J'imaginais chaque fois Franck entrain de tout lui raconter et j'appréhendais sa réaction. Après tout, nous étions très proche et c'est poussée par je ne sais quel gêne que je n'avais toujours pas su comment lui parler des sentiments que je ressentais pour son cousin j'avais très peur que cela empiète sur nos rapports.

Le jour du fameux rendez-vous avec lui était enfin arrivé. J'avais attendu ce moment avec tant d'engouement au point où j'avais déjà anticiper sur la tenue que j'allais bien pouvoir porter depuis la veille, sur ce que j'aurais pu lui dire enfin un tas de choses du genre.

Mais seulement, à peine avais je franchis le seuil de ma maison que je fus frappée subitement par un violent mal au ventre qui me faisait rapidement remonter vers ma chambre et qui m'obligeais à être clouée aux toilettes presque tout l'après-midi.

Je constatais assez tristement que l'une des seules occasions en or qui m'avait été offerte pour conquérir un peu plus celui pour lequel battait mon cœur venait de tomber à l'eau. J'étais dégoûtée d'autant plus que Franck ne m'avait pas non plus donné de signe de vie alors je pensais intérieurement qu'il m'en voulait de lui avoir posé un lapin, je me sentais mal au point où je ne trouvais pas la force d'aller vers lui de nouveau afin de lui donner une explication en ce qui concernait l'objet de mon silence.

A ma grande surprise, quelques jours après, je trouvais par hasard le grand frère de mon amie Rokia installé sur l'une des terrasses de ma maison. Il attendait sûrement l'un de mes frères. Mais lorsque celui-ci m'aperçu, alors que je ne m'y attendais pas il me prenait discrètement à partie :

- Nahima on dit quoi ? Tu te cache où deux jours là ?

- Salut toi, tu vas bien ? bah je ne me cache nulle part je suis toujours à la maison la preuve !!

- Humm mais ton mari te cherche partout.

J'avais l'impression de tomber du haut d'un immeuble de 10 étages en entendant cette phrase.

- De qui et de quoi parles-tu ? questionnais-je

- Oh, ne fait pas l'étonné avec moi s'il te plait tu sais très bien que je parle de mon cousin...

- Pffff ... j'étais à la fois émue et gênée un mélange atomique.

- Moi je sais que vous allez finir ensemble vous deux là, vous formez un beau couple, penses-y...

Alors que j'étais pressée de m'en aller ne sachant plus quoi lui dire et n'osant même plus le regarder de face il m'arrêtait une énième fois pour me dire :

- Eh au fait samedi il y a un ''gazoil'' (sortie de nuit), c'est a cause de toi que Franck à décidé d'organiser ça alors tâche d'être prête dès 23h30.

Le week-end venait ainsi donc de commencer, il s'annonçait comme étant mortel. J'allais avoir là ma première occasion pour partir en boite à Abidjan. Je mettais donc tout en œuvre pour que tout se passe bien car contrairement à ce que j'avais dit à Franck mes parents en l'occurrence ma mère ne permettait pas ce genre de chose, elle était très strict s'agissant de moi car j'étais une fille.

Mais je ne craignais pas, samedi, 22h00 dès que mes parents regagnèrent leur chambre, je me précipitais pour sortir par la porte des étoiles. Elle se trouvait à l'arrière de la villa et il me suffisait tout simplement de soudoyer un peu les gardiens et me voilà qui marchait en direction du parking ou m'attendait déjà les autres.

J'avais décidé d'être un peu plus sexy que d'habitude toutefois, sans pour autant être vulgaire. C'est donc dans une robe bustier et des talons compensés que j'étais prête à tout déchirer ce soir là.

A peine arrivais-je que tous les regards étaient déjà sur moi, l'ambiance était là. Deux voitures, musique à fond s'impatientaient déjà...

Franck qui était dans la BMW série 5 klaxonnait pour que je puisse le rejoindre. Il ne s'agissait pas de sa voiture mais plutôt celle de ses parents qu'il avait emprunté pour l'occasion.

On s'était juste salué brièvement pour le moment et déjà, ce premier contact physique me plaisait déjà ; la soirée s'annonçait bonne. Pendant qu'il conduisait, je sentais un regard insistant se poser régulièrement sur moi mais j'étais trop timide pour dire quelque chose.

C'est ainsi donc qu'on arrivait dans un club, ''La Java'' aux plateaux. C'est là bas qu'ils avaient réservé. Au début l'ambiance n'étais pas très au top mais, après avoir bu un verre on s'est mis à discuter et c'est là qu'il m'a invité à danser.

<< Avec grand plaisir, avais-je répondu >> ...

C'étais une danse plutôt collé-serré, il m'attrapait fermement et me serrais contre lui. Ma main droite était posée sur son épaule et la gauche dans le creux de ses reins. Lui avait déjà ses mains sur mes hanches et plus le mouvement s'enchainait plus il parcourait mon dos. Naturellement je sentais qu'on se rapprochait un peu plus, il commençait d'abord par embrasser mon cou avant de décider d'être beaucoup plus entreprenant et de me donner enfin mon premier baiser, c'était si doux et sensuel...

On ne s'était donc plus décoller de la soirée, je venais d'avoir la confirmation qu'à son tours, il n'était pas totalement indifférent vis-à-vis de moi et que ce que je ressentais était belle et bien réciproque. Le soleil commençait à se lever petit à petit et, n'ayant pas demandé la permission à mes parents il était impératif que je rentre chez moi, je lui mettais donc un petit coup de pression pour qu'il se décide enfin à me déposer.

Une fois aux alentours de chez moi, c'est assez difficilement qu'on se séparait mais, néanmoins, il promettait de venir me récupérer dans l'après midi pour qu'on aille chez lui.

J'étais sorti par la porte des étoiles donc c'est par là bas aussi que je devais rentrer. Une fois devant, à ma grande surprise elle était fermée et il n'y avait pas l'ombre d'un gardien. Mon cœur commençait un peu à battre, je tournais en rond pendant 5 minutes environs avant de me décider enfin à me diriger vers le portail principal. Bizarrement, il n'était pas fermé, je me disais ''ouf'' c'est sûrement l'un des gardiens qui l'avait laissé ainsi exprès pour moi. Sans me poser de question donc je fonçais tête baissée je n'avais qu'une seule hâte c'était de regagner ma chambre.

Mais, en passant le portail, celui-ci se refermait instantanément seul dernière moi, je n'osais pas me retourner je marchais lorsque soudain j'entendis :

- Mademoiselle tu viens d'où comme ça ?

Merde, il s'agissait de ma mère. Même si je ne savais pas quoi répondre je restais relaxe. La première des choses qui sortais de ma bouche c'était :

- Je suis allée courir un peu maman...

- Ah bon hein, courir, habiller comme ça ? tu apprends à mentir maintenant. Poursuivait-elle

- Non, non, je suis sérieuse... affirmais-je

Lorsque, après avoir conclu ainsi elle se rapprochait de moi et me donnait une double paire de gifle. J'étais sonnée, c'était la première fois que l'un de mes parents avait osé lever la main sur moi.

Elle se débattait ensuite sur moi ...

- Petite menteuse, effrontée, si tu es venue dans ce quartier pour te donner une sale réputation ça ne sera pas dans ma maison...

Elle s'est mise à déchirer complètement ma belle robe, mes talons et tous les autres accessoires peu commodes passaient automatiquement à la poubelle.

- Tes cheveux sentent la cigarette, tu fumes ?

- Non maman, non maman, je te jure je n'ai jamais touché à ça... pleurais-je craignant une autre poignée de main sur mon corps.

Je pensais qu'elle allait s'arrêter là mais non, elle me faisait asseoir dans la salle de bain et me coupaient sans remord tous mes cheveux. J'étais effondrée, je voyais là un visage de ma mère si dur que je ne regrettais plus toutes les années que j'avais pu faire loin d'elle au contraire je me demandais juste ce que je faisais là.

Après m'avoir bien corrigé, elle décidait de me priver de toutes sorties et m'autorisait enfin à aller dans ma chambre.

Spécialement j'avais mal lorsque je regardais ma nouvelle coupe dans la glace mais ce qu'elle ignorait c'est que j'avais plus d'un tour dans mon sac et qu'il fallait plus que ça pour réussir à me décourager.

Lorsque je m'allongeais enfin sur mon lit et que je me remémorais ce si bon moment passé en compagnie de Franck, cette punition qu'elle venait de m'infliger passait vite aux oubliettes, j'en riais presque.

Cependant, j'étais mal barré pour mon rendez-vous de l'après midi car j'étais à présent privé de sorti.

J'envoyais donc discrètement un de mes gardiens allé chercher mon amie Rokia qui ne vivait pas loin afin qu'elle vienne sonner à ma porte et demander la permission à ma mère pour me laisser partir ne serais ce que chez elle, bien évidemment je ne comptais pas partir tout de même chez Franck mais je programmais de tout expliquer à Rokia afin d'avoir son point de vu.

Ce fut chose faites, c'est sans trop de difficulté que finalement ma mère me laissait sortir. Surprise de me voir avec une tête pareille c'est sans trop tarder que je lui disait tout ce qui venait de se passer...

Elle : Ecoute Nahima, je trouve que tu prends trop de risque juste pour Franck.

Moi : Mais je l'aime Rokia, fallait nous voir hier, c'était juste comme dans un rêve.

Elle : Comme dans un rêve tu as dit hein ? Et tu as pensé au réveil ? C'est mon cousin c'est vrai mais il est vachement plus grand que toi, les gens de son âge je ne les maitrises pas.

Moi : En amour il n'y a pas d'âge je l'aime il m'aime c'est l'essentiel non tu ne penses pas ?

Elle : Si tu le dis, mais juste une chose, je ne veux pas m'en mêler, je souhaite que tout se passe bien mais je préfère rester loin de tout ça.

Moi : orrrr toi vraiment hein .....

C'est ainsi donc qu'elle et moi décidions de marcher un peu et de faire le tour du quartier. Dans notre balade, on croisait trois jeunes gens, apparemment Rokia les connaissais et vice-versa. Car à peine étions nous arrivée à leur niveau que l'un d'entre eux s'écriait :

- La grosse, c'est comment ?

Elle se retournait et le lorgnais violemment en suivant :

- Tiourouuu toi Pat'co je ne t'ai pas dit de ne plus m'appeler comme ça ?

- Oh tu veux dire quoi que tu es fâché quoi ? toi-même tu sais que ça n'existe pas entre nous. Mais dit moi c'est qui le côcôti (je ne saurais l'expliquer) qui est à côté de toi.

- Tu aimes ça ''deh'', viens lui demander toi-même... rétorquait-elle

- Attend, tu crois que je ne peux pas quoi ? ok, je vais te montrer ça...

C'est alors que le jeune homme se rapprochait un peu plus de nous... Une fois en face de moi il ne disait rien, il me regardait droit dans les yeux, surprise je le regardais aussi lorsque durant ce petit moment d'inattention il profitait pour me prendre par la main et me faire un baise main en disant :

- Salut charmante demoiselle, moi c'est Patrick, alias le pacha.

Je ne m'attendais pas à ça, alors j'éclatais tout simplement de rire... Il n'était pas pour autant déstabilisé par mon rire au contraire, il appelait même ses deux amis et se mettait à me le présenter.

- Lui c'est Anthonio alias Bandera tu sauras peu être un jour pourquoi et lui c'est Malick, le chat-charmeur...

Je les trouvais trop drôles ses gars là, ils avaient l'air d'assumer tout ce que leur pote racontait. Patrick proposait ensuite qu'on aille faire tous ensemble une partie de ''baby-foot'' histoire de mieux se connaitre.

Depuis cet instant j'étais devenu très pote avec eux, Patrick était quelqu'un de très ouvert, quant à Malick il ne cessait pas d'être très taquin avec moi et je n'avais pas une grande affinité avec Anthonio car je le trouvais trop réservé. Il ne passait plus une semaine sans qu'on ne se retrouve au moins une fois tous ensembles. On était devenu une véritable petite bande et on partageait plein de bon petit moment.

A côté de sa, entre Franck et moi les choses évoluèrent également. On se voyait clandestinement, a l'abri de tous, il tenait à ce qu'on ne puisse pas s'afficher et cela ne me dérangeait pas. Il n'y avait rien entre nous excepté les simples caresses, de nombreux baisers en gros un flirt.

Un mercredi après-midi, alors que mes parents étaient au travail j'avais invité Franck à passer l'après midi chez moi. Tout c'était excellemment passé. Mais à ma grande surprise, le soir, lorsque ma mère revenait du boulot je m'étonnais qu'elle soit au courant de ce que j'avais fait. Elle n'appréciait pas, alors elle se mettait à me sermonner encore pour ensuite décider de m'envoyer dans une retraite spirituelle au Ghana.

Une semaine sans ma team, sans mon Franck c'était trop. Alors que je partais annoncer à ma bande mon départ, Patrick allait me faire une révélation surprenante.

- Oh, tu vas beaucoup nous manquer princesse. Mais j'ai quelque chose à te dire si ça ne te dérange pas.

- Vas y je t'écoute... lui disais-je

- Euh, en fait c'est à propos de Malick !!

- Qu'est ce qu'il a ? il y a un problème.

- Non, non, rassure toi, juste que durant ces derniers temps, il s'est rendu compte qu'il a du béguin pour toi, il te kiff grave et voilà il ne sait pas comment te le dire alors pendant que tu seras au Ghana penses-y, réfléchis à ça et à ton retour tu me donneras une réponse...

J'explosais de rire encore une fois, Patrick m'avait dit ça d'une façon si sérieuse. Malick le chat-charmeur amoureux de moi Nahima, non mais là c'était la totale.

Il était mignon certes pour d'autre fille mais absolument pas pour moi, c'était pas du tout mon genre, je ne l'aimais pas autrement qu'un simple poto alors je faisais d'avance comprendre à Patrick que c'était peine perdu. En plus j'étais déjà avec Franck même si personne ne le savais mais je ne comptais pas le laisser, pour rien au monde.

Et voilà maintenant plus de 2 jours que je suis au Ghana. Le temps passe lentement, je m'ennuie à mort et Franck me manque inlassablement, je n'attends qu'une seule chose le retrouver enfin. Au début, on s'envoyait des mails un jour sur deux, on échangeait un peu ,mais rapidement, c'est devenu très bref...

Les jours et les nuits se succédèrent et je regagnais enfin Abidjan... A peine fus-je de retour que j'apprenais que Franck était au quartier, de passage chez ses cousins.

Je fonçais donc là bas, ça tombait bien car lorsque j'arrivais Rokia n'y était pas, je me réjouissais de cela car ça allait me permettre de passer un peu plus de temps en tête à tête avec Franck. Mais seulement, lorsque j'arrivais chez eux, je demandais à l'employé de maison de ne pas m'annoncer, je m'avançais dans le salon je ne voyais pas Franck j'étais si impatiente de sauter dans ses bras mais sur qui je tombais !! Ludivine.

Une fille qui était dans le même lycée que moi et qui ne vivait pas dans notre quartier. Elle habitait dans le même quartier que Franck et je m'étonnais de la voir assise dans le salon des Rokia, qu'est ce qu'elle venait faire ici ?

Je ne la calculais même pas par ce qu'on ne se digérait déjà pas au lycée. Alors après s'être froidement salué je ne me faisais pas prier pour lui demander si elle n'avait pas vu Franck. Sous ses airs de filles gonflés elle me disait brièvement :

- Il est dans la chambre, il se rhabille ... avait-elle tenu à préciser.

Je n'attendais même pas qu'elle finisse et je convergeais vers la chambre des garçons. En ouvrant, il n'avait pas l'air surpris d'entendre le bruit de la porte mais lorsqu'il me voyait, il faisait une mine bizarre.

Logiquement je m'attendais à ce que ce soit un peu plus chaleureux entre nous mais non, un simple ''bisous'' et lorsque je voulais m'asseoir sur le lit et attendre qu'il finisse de s'habiller pour qu'on regagne le salon ensemble il m'a sorti comme ça :

- Tu peux aller attendre dehors s'il te plait ? je n'en ai pas pour longtemps ...

J'étais surprise par une telle froideur inhabituelle.

Néanmoins, je ne discutais pas je partais m'asseoir au salon pas très loin de cette Ludivine qui n'hésitais pas à me lorgner mais je m'en foutais complètement.

Une fois Franck de retour, il se conduisait avec moi comme une simple amie, son attitude m'agaçait alors je demandais à lui parler deux secondes d'abord il me disait :

- Ça ne peut pas attendre Nahima ?

Déjà, depuis quand il m'appelait Nahima ? Avant c'était des bébés, des ma puce, des chéries, des Nahi et là c'est Nahima ok.

- Non, ça ne peu pas attendre, ça sera rapide... répondais-je

Il osait ensuite s'excuser auprès de Ludivine et se ramener les mains dans la poche, on avait l'impression qu'il faisait tout pour éviter tout contact de proximité avec moi.

Moi : mais pourquoi tu te comporte comme ça avec moi ?

Lui : Qu'est ce que j'ai fait bb ?

(ah enfin un premier bb, c'est déjà ça...)

Moi : Mais tu es distant, tu as honte de moi ou quoi ?

Lui : qu'est ce que tu racontes, je t'ai déjà dit que je n'aime pas qu'on s'affiche en public c'est tout...

En public ? Si pour lui la seule Ludivine représentait un public alors je préférais rentrer chez moi. Je pensais même qu'il allait me retenir, insister pour que je reste mais rien de tous ça, il me laissait partir très indifférent sans même se donner la peine de me raccompagner.

c'était là un premier coup dur.....................................................................................................................................................................................................................................................................................

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